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www.calorifix.net Le H�ros magnifique (v.01)
Contribution : Jetjet Correction : Latrell, Ulairi
LE H�ROS MAGNIFIQUE
- Merci. - Voil� Wing le boucher.
Bonjour.
Qui jette des peaux de banane n'importe o� ?
Bonjour Cheong.
Que fais-tu ?
Ces deux porcs...
Tu veux les acheter ? Je te fais un prix.
Acheter ? Mais ce sont les miens !
Les tiens ? Prouve-le donc.
Tous les porcs se ressemblent.
Alors, prouve-moi ton respect.
Cheong, bonjour.
Non ! Appelle-moi "p�re".
Pourquoi ?
Tu vois, j'ai une barbe.
Si tous les porcs se ressemblent, alors les barbus
sont tous ton p�re.
Dis-moi "p�re"
et je t'en donne deux.
Je pr�f�re faire une croix sur mes porcs.
Il me d�pouille et je me laisserais faire ?
Mais si je lui dis "p�re", j'ai deux porcs !
Si je t'appelle "p�re", je peux prendre deux porcs ?
Alors, �coute bien.
P�re.
Tu es gentil.
P�re.
Moi aussi, je vais t'appeler "p�re".
Tu rigoles ! Je n'ai pas de fils aussi indigne que toi.
C'est ta faute !
Maudit Wing !
�cartez-vous !
- Voil� mon cheval. - J'avance.
- �chec. - Fantassin.
Je d�place mon canon.
Un autre fantassin.
Je le prends. �chec.
Plus de pions.
C'est toi qui n'as plus de char.
Tu ne sais pas jouer !
Tu prends mon char sans l'annoncer.
Annoncer quoi ? Jou�, c'est jou�.
Rends-moi le char, je rejoue.
Je refuse.
Tu me le chipes ?
Tais-toi !
Au voleur ! Au voleur !
Tu oses voler en plein jour ?
- Il m'a pris mon... - Il vous a pris quelque chose.
- Tu voles ? - Non.
Tu nies ?
- Tu vas avouer ! - D'accord, j'ai vol�.
Tu vois, tu avoues d�j�.
Je n'ai pas le choix.
- Mais non, il a pris... - �a va.
Qu'as-tu pris ? Donne.
- Allez ! - OK, je le lui rends.
Voyez si tout y est.
C'est un pion !
Et oui, ce n'est qu'un pion.
�a va aller ?
J'ai mal partout.
Comment ai-je pu frapper si fort ?
Tout est de votre faute.
Je vous conduis chez l'apothicaire.
�COLE DES CINQ DRAGONS
Eau.
Feu.
Terre.
Superbe !
Votre kung-fu de la paume des cinq �l�ments
a atteint la perfection.
Cela fait plus de 30 ans que je m'y applique.
Dans le monde des arts martiaux, personne ne me surpasse.
P�re.
Tai-hoi, tu n'es pas au Fukien ?
Toi, � part le vin et les femmes !
De nos jours, le commerce n'est pas facile.
Tu es un bon � rien, la honte de la famille.
P�re adoptif, votre th�.
Que regardes-tu ?
Lan-hsing est ta s�ur adoptive.
Lan-hsing...
P�re, je vais me changer.
Ma�tre Kao.
On t'a frapp� ?
C'est Wing, le disciple de Wong Fei-hung.
Il malm�ne les gens, il abuse de sa position.
Wing est aussi vil que �a ?
Quand je lui ai dit que j'�tais de l'�cole des cinq dragons,
il a ri et m'a frapp� de plus belle.
Wong Fei-hung a ajout� que vous n'aviez rien dans le ventre,
qu'on devrait s'appeler plut�t "�cole des cinq vermisseaux"
et que vous devriez plut�t vendre des vermicelles.
Wong Fei-hung, tu vas voir.
PO CHI LAM
Ma�tre, asseyez-vous.
Ma�tre.
Wong Fei-hung.
Ma�tre Kao, quel honneur.
Je me devais de rendre hommage � un homme si puissant.
Su, sers le th�.
Oui, ma�tre.
Ma�tre Kao, prenez place.
Cette chaise est vermoulue, mille excuses.
Ce passe-temps semble vous r�jouir.
Vous devez �tre un expert dans l'art de la calligraphie.
C'est trop de louanges.
Un pinceau a le pouvoir d'apaiser la fureur du monde.
Je m'y adonne depuis quelques ann�es.
Ma�tre, il faut que vous m'enseigniez le style cursif.
Un po�me bien �crit effraie dieux et d�mons.
Ma�tre, votre �criture s'�gare.
Il faut viser la droiture.
Le pinceau, les caract�res doivent �tre droits, mais le c�ur aussi.
C'est ainsi qu'on �crit bien.
Balayage.
Tuer !
Technique du dragon et du serpent.
Plus de force !
Votre poignet manque de puissance.
Avec le doigt !
Poignet, coude.
Votre feuille est un torchon.
Vous faites erreur, regardez.
Il n'y a plus d'encre.
Si vous l'achevez, je baise vos chaussures.
C�UR HONN�TE N'A PAS D'ENNEMIS
Ma�tre, qu'en pensez-vous ?
Vous allez vraiment la baiser ?
Connaissez-vous le mot "mourir" ?
Et vous, le mot "vaincu" ?
Vaincu ?
- Il l'a dit. - Ne t'en m�le pas !
Je constate votre indulgence pour ce fauteur de troubles
qui a agress� mon disciple. Vous ne me respectez gu�re.
Qui a cr�� des troubles ?
Lam Sai-wing.
Ma�tre Kao,
je suis vraiment d�sol�.
Je veillerai � ce qu'il soit puni.
Je vous garantis que cela ne se reproduira plus.
Veuillez lui pardonner.
D'accord, Wong Fei-hung, je vous fais confiance.
Mais s'il me cherche encore noise,
je d�truirai l'enseigne de Po Chi Lam.
Pourquoi nous fais-tu toujours des ennuis ?
Qu'as-tu encore fabriqu� ?
- Ma�tre. - Silence !
Vous faites erreur.
Silence complet pour la journ�e.
Fais gaffe ! Si tu les casses, �a ira mal.
Je sors. Veux-tu quelque chose ?
Pas de r�ponse, donc c'est non.
Fr�re.
Comment sais-tu que je ne suis pas une femme.
Votre odeur naus�abonde n'a rien de f�minin.
Que viens-tu faire ici ?
Je voudrais utiliser vos toilettes.
Tout droit, � gauche. Apr�s le mur,
recule puis tourne. Tu verras un pot pour uriner.
Merci. C'est bien compliqu�.
L'ouverture est �troite, il s'agit de bien viser.
Il va pouvoir enfin faire son besoin.
�a fait du bien.
Connaissez-vous cette personne ?
Merci.
Madame, le connaissez-vous ?
Demandez � d'autres.
Il para�t que mon fr�re
travaille sur ce march�. Je me demande bien o� il est.
Mignonne !
Tu le reconna�trais ?
Il est parti tout jeune. Cette photo a plus de dix ans.
- Bonjour. - Que puis-je pour vous ?
Cette personne, est-ce que vous l'auriez d�j� vue ?
Son nom est Lam Sai-wing.
Il vend des �ufs de cane sal�s.
Allez le chercher au diable !
Vous venez de la campagne ? Qui cherchez-vous ?
Connaissez-vous cette personne ?
Oui.
C'est le dos que vous regardez.
Ce jeune-l� ? Mais bien s�r. Il est si maigre ?
On l'appelait Goret-maigre.
Oui, c'est �a. Je joue souvent avec cet enfant.
Mais non. Cette photo date d'il y a dix ans.
Il a plus de 20 ans.
Je le connaissais avant m�me sa venue ici.
C'est mon fr�re a�n�.
Mais oui ! Il parle souvent de vous. Vous �tes donc son petit fr�re ?
C'est �a. O� est-il ?
Lui ? D�sormais, il a une situation tr�s en vue.
Je peux vous conduire � lui.
Venez par ici.
Voil� Goret-maigre, le fr�re que vous cherchez.
C'est vraiment toi ?
�videmment. Il n'y a pas � discuter.
Tu as chang� en grandissant.
Quoi ! Tout le monde dit le contraire.
Connais-tu mon surnom ?
S�rement Goret-gras.
Ce n'est pas �a.
Bien s�r. C'est Goret-idiot.
Non plus. Vous �tes des imposteurs. Partons.
Arr�tez-les !
Tu ne le reconnais pas comme fr�re
mais lui te reconna�t.
Donc, les 300 taels qu'il me doit,
c'est toi qui vas me les rendre.
Il est tr�s en vue, non ?
Oui, comme il mendie sa pitance sur la place du march�,
tout le monde peut le voir.
Vous m'avez men� en bateau.
Si tu ne rembourses pas sa dette, laisse-moi cette femme.
Il faudra d'abord que tu me tues.
Sai-kwong !
Tu veux te battre ? Ta vie te p�se ?
Je ne te la laisserai pas.
L�chez-moi !
Tuez-le !
Sai-kwong ! Ne le battez pas !
Jade !
Je me battrai jusqu'au bout.
Jade...
Toujours les m�mes encha�nements !
Le ma�tre a-t-il toute sa t�te ? Il ne nous apprend plus rien.
Vous dites du mal de moi ?
Non, on ne dit pas de mal de vous.
Pour vous punir, vous inviterez Wing au restaurant.
Inviter Wing ?
Tu te moques de nous.
C'�tait pas mal, non ?
Tu l'imites bien.
C'�tait assez.
�coutez encore �a.
Moi,
Wong Fei-hung, pendant mon enfance,
j'ai v�cu sans p�re.
Ma m�re, cette tortue,
m'a �lev�.
Attendez, j'en ai plein d'autres.
Fu, Pied-bot, allez me chercher une poule...
avec un bol de riz.
Et qu'elle soit bien plum�e.
- Wing. - Wing, Wing, quoi Wing ?
Apporte-moi vite du th�.
Est-il bon ?
Un peu froid. Que �a ne se reproduise pas !
Ma�tre.
Ma�tre ? Continue, bois ton th�. Je m'en vais.
Ma�tre, non !
Tu m'imites tellement bien que je n'ai plus qu'� m'en aller.
Mon bagage est pr�t.
Ma�tre, jamais je ne me permettrai de le refaire.
Vraiment ?
O� allez-vous ?
Au Kwangsi, acheter des herbes.
Et je visiterai le ma�tre bouddhiste Jin Chan.
Veillez bien sur Po Chi Lam.
Ne provoquez pas d'incidents.
Ma�tre, soyez tranquille.
Et si Kao vient ?
On le corrigera !
Rends-moi ma femme ou je te tue.
Arr�tez ! Vous allez le tuer.
Vous ignorez tout de l'affaire. Filez ou je vous frappe aussi.
Des menaces ? Tu ne me fais pas peur.
Attrape !
Tu vas voir ce que tu vas voir.
Comment �a va ?
�a va, merci. Je m'appelle Kao Tai-hoi. Qui �tes-vous ?
Comme je vends du porc, on m'appelle Wing le boucher.
Une telle bravoure est plut�t rare. Je vous offre un verre.
- Pas la peine. - Mais si !
Refuser est impoli. Allons-y.
Je n'ai pas go�t� de poulet depuis longtemps.
Maudit mendiant. �te tes pieds de l� !
Tu vas empoisonner mes poulets.
Qu'est-ce que tu mijotes ?
Ces poulets ne sont pas tr�s malins.
Toi, tu es un gourmand. Viens par ici !
Picore ! Vas-y !
Tu ne supportes pas l'alcool.
Je t'offre � boire, tu m'offres ta vie.
Je ne sais pas taper aussi fort que les autres.
Alors, on m'a pris ma femme.
Autant devenir un fant�me.
Excusez. Auriez-vous une cuisine ?
Bien s�r. Elle est � l'arri�re.
Merci.
L'ami !
Quoi ?
Je peux vous l'emprunter ?
Faites comme bon vous semble.
Merci bien.
On ne peut pas mourir tranquille !
Pr�tez-moi cet argent. Il ne vous servira plus.
Cet habit me pla�t.
�tez-le pour voir.
Il ne vous servira plus.
Vous...
Le pantalon aussi. Vous n'en aurez plus besoin.
Pr�tez-moi la corde. Elle ne vous servira plus.
J'ai failli mourir.
- Vous avez encore du souffle. - � peine.
Il ne faut pas g�cher ce qui peut encore servir.
Pr�tez-moi votre souffle pour r�veiller le feu.
Vous semblez mal en point.
Ce Tai-hoi est si vil ?
Il est tr�s puissant. Sur tout un quartier,
il fait la pluie et le beau temps.
Plus fort
que la m�t�o !
Pourquoi je vous dis �a ?
Il fut un temps o�, seul, je tenais t�te � toute une bande.
Les vieux, tous les m�mes...
Le gingembre, plus il est vieux, plus il a du go�t.
Et le vieil alcool a plus de saveur.
Regarde un peu.
Mon bras est costaud.
Je suis encore tr�s stable.
Mon poing est puissant.
Cet alcool aussi est plut�t muscl�.
Monsieur, que puis-je pour vous ?
Votre meilleur alcool.
Bois sans soif !
De l'alcool de rose ?
- Va mendier ailleurs. - Le moins cher.
Inutile.
Je suis un peu � court d'argent.
Et tu me dois 10 sap�ques de notre derni�re partie.
Penses-tu qu'avec ma situation,
je puisse devoir si peu � quelqu'un ?
- Je demandais... - Ne demande pas !
Qu'y a-t-il ?
- Tu me frappes ? - Je me gratte.
Tu te grattes trop fort ?
Des coups de pied ?
Non. Je n'y suis pour rien.
Tu �crases ma plante de pied.
C'est nouveau !
Tu faisais comment, avant ?
Comme �a !
Allez, viens.
Tape-moi, mais �pargne ces alcools.
Ce vin ne t'a rien fait.
Il faut me d�dommager.
Tout de suite !
Voil�, pour vous.
Kao Tai-hoi, tu dois rendre Jade, la femme de Lam Sai-kwong.
Quelle Jade ?
Tu fais l'innocent ?
Je m'en souviens.
Parle !
Elle est chez mon grand fr�re.
- Qui est-ce ? - Wing le boucher.
O� est-il ?
Je ne sais pas. Je peux lui dire de vous amener Jade demain,
� la maison de th� Yuelai.
- Ne me pose pas de lapin. - Non.
MAISON DE TH� YUELAI
Pour qui il se prend ? Oser convoiter ta femme !
Il a dit que si aujourd'hui, je ne la lui livrais pas,
il m'arriverait malheur.
Alors, j'ai cit� ton nom.
Je suis tr�s flatt�. Et qu'a-t-il r�pondu ?
Qu'il fallait que je t'ach�te un cercueil.
Quel culot ! S'il r�clame ta femme, envoie-le-moi !
Toujours pas l� ?
Je vais l'attendre dehors.
Il ne vient toujours pas.
Attention, vieil homme.
Merci.
Pourquoi ne vient-il pas ?
Il est l�.
Je ne te trouvais pas.
Voil� mon fr�re. R�clamez-lui la personne que vous cherchez.
C'est toi, Wing le boucher ?
�a pue ! T'es-tu bross� les dents ?
Jamais ! Gar�on. Ton meilleur alcool.
Vieil homme, tu n'es pas venu ici pour boire.
J'avais oubli�. Donne !
Donner quoi ? Un coup de main ? Un coup de pied, un coup de poing ?
Tu es bien le pire.
Moins que toi.
J'ai un ami qui te ressemble.
- Qui ? - Un j�suite.
Il parle beaucoup pour ne rien dire.
Tu me rappelles aussi quelqu'un.
- Qui ? - Hsimen Qing.
Il a pris la femme d'un autre, et il en est mort.
Quel langage !
C'est du pur cantonais.
Pourquoi discutes-tu avec lui ?
Frappe-le !
Tu la veux toujours ?
Plus que jamais.
Si je te tape, on dira que j'abuse.
Par �gard pour ton �ge, tu peux me frapper trois fois.
Je ne vais pas m'en priver.
Il me reste deux coups.
Tu es vraiment born�.
Ce coup-l� en vaut trois. C'est fini.
Tu connais �a ? Qui est ton ma�tre ?
En tout cas, ce n'est pas toi.
Le derri�re dans la figure.
La position du tigre ?
Tu vas voir ! Tu vas le regretter.
Wing, tu n'as rien ?
Juste un moment de faiblesse.
Je vais te montrer.
Main de serpent.
Tu sors le serpent ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Mes pieds !
Il n'est pas de taille.
Alors, tu donnes la femme ?
Foi de Lam Sai-wing, je ne vous la donnerai jamais.
Tu es Lam Sai-wing ?
Le seul et l'unique.
Et tu enl�ves la femme de ton fr�re !
Quel fr�re ?
Lam Sai-kwong, bien s�r.
C'est lui, Lam Sai-kwong.
Salopard !
Je vais le tuer.
C'est ton grand fr�re, Goret-maigre.
Eh oui, c'est bien moi.
- Tu es Goret-maigre ? - En chair et en os.
Je ne te trompe pas.
Lui, c'est moi.
Sur la photo, tu n'es pas si gros. Quel �tait mon surnom ?
On t'appelait Petit-veau.
Toute la journ�e, je te frappais comme �a.
Grand fr�re !
Pourquoi as-tu d�fendu ce salopard ?
J'ignorais que c'�tait toi.
Tu l'as aid� � me frapper !
Tu viens de te rattraper, �galit� !
Je suis bien avanc�.
Il a enlev� ma femme. Je ne sais m�me pas si elle va bien.
Kao Tai-hoi, tu t'es suffisamment moqu� de moi.
Je vais m'en occuper.
Je viens te sauver.
Qui �tes-vous ?
Ne discute pas. Suis-moi.
Tu ne manques pas de cran.
Tu veux la d�livrer ?
Tu ne sais pas ce qui t'attend.
Si tu la laisses filer, tu vas beaucoup le regretter.
Un certain Lam Sai-wing est ici avec un prisonnier.
Surveille-les.
Fr�re Hoi.
Fr�re Wing. Tu as vaincu le vieux ?
C'est la force de la jeunesse. Au d�but, il faisait le malin,
mais � la fin, il n'avait plus de souffle.
Bravo, Wing. On va l'enfermer dans la remise.
Il faut arroser �a.
Am�ne-le !
Avance, vieillard !
Tu plaisantes ?
Il faut que �a ait l'air vrai.
Dans la remise.
Des gardes ici ? Tu crains pour ton argent ?
Ouvrez !
Laissez-nous sortir !
Ce sont les appartements de ma femme.
J'avais peur que le vieux me l'enl�ve.
Ils veillent sur elle.
Vieillard, tu emb�tes tout le monde.
Et ce n'est pas fini !
- �a m'�tonnerait. - D�tache-moi !
On va voir �a !
Je suis l�, ne crains rien !
J'ai tr�s envie de t'emb�ter.
Ce n'est pas votre affaire.
Laquelle est Jade ? Je suis Lam Sai-wing.
- C'est moi. - Viens.
- Elle... - D'accord, on l'emm�ne.
- Je suis... - Il te s�questre aussi ?
C'est r�gl�. On s'en va.
Assez caus�. Buvons !
Les fr�res se retrouvent, les �poux sont r�unis dans la joie.
Kao Tai-hoi a d� l'enlever aussi.
Et moi, du coup, je l'ai sauv�e aussi.
Tu es tr�s chevaleresque. Cela m�rite qu'on trinque.
- Je... - Tu as faim ?
Mange. Fais comme chez toi. Pas de mani�res.
Je suis...
Tu es contente. C'est normal, ton calvaire a pris fin.
Je suis la fille adoptive de Kao, idiot !
Moi aussi, je suis content pour toi.
- Trinquons ensemble. - Je vous en prie.
- Si, si... - Pas de chichis.
Tr�s bien, alors je me sers.
Un si bon vin, tu ne bois pas ?
� voir ta t�te, Kao Tai-hoi a d� abuser de toi.
Ce n'est rien. Je ne le dirai � personne.
De retour � la campagne, tu te marieras.
Tout ne sera qu'un mauvais souvenir.
Il faut oublier.
Trinquons aussi pour �a.
�a tourne.
Il est ivre.
Ne me regarde pas avec tant de reconnaissance. C'est naturel.
Gros lard ! Tu te crois malin.
Je te donnerai une le�on.
Il se fait tard. Il est temps que nous partions.
Ah bon, d'accord. Allez-y.
Demain matin, vous viendrez vous installer ici.
Tu peux t'en aller aussi.
Vous m'avez forc�e � venir. Je n'ai nulle part o� aller.
Mais c'est la catastrophe. Que...
Quoi ? Je m'en moque.
Ce soir, je ne m'en irai pas.
Je ne te connais m�me pas. Tu ne peux pas rester ici.
Alors, pourquoi m'avoir enlev�e ?
O� �a m�ne d'aider les gens !
Aider ?
Je ne veux pas me battre avec toi.
Je te paie l'auberge, �a va ?
Quelle opulence !
Tu veux peut-�tre une fanfare pour t'escorter ?
Mon pied !
O� �a ? Je vais te masser.
Si vous me touchez, je hurle !
Quel caract�re ! Vas-tu t'en aller � la fin ?
J'ai trop mal pour marcher.
Il faut me porter sur le dos.
Porter une femme, c'est 3 ans de malheur.
- Tu m'ennuies. - Je reste !
D'accord, puisqu'il le faut, je te porterai.
Je n'ai pas le choix.
Grimpe sur mon dos.
J'ai tr�s mal.
Rassure-toi !
M�me un os cass�, cette potion peut le gu�rir.
Bois-en et masse-toi avec.
Je n'ai pas d'os cass�. J'ai re�u un coup � la poitrine.
Laisse-moi voir !
Cet endroit, je n'y connais rien. Masse-toi seule.
Enquiquineuse !
Ce soir, je reste dormir ici.
Des cris de femme ?
J'ai trop bu. J'ai la gorge qui racle.
La gorge qui racle ?
- Qu'y a-t-il ? - Des moustiques.
Des moustiques ?
Tu ne t'en vas pas ?
Alors moi, je pars !
Les moustiques... Ils sont all�s dormir.
Je t'offre � boire.
On va boire encore ? Bien !
Je dormirai plus tard.
J'ai la poitrine meurtrie. Je t ? aurai au retour.
Je suis ta s�ur !
Par adoption seulement. Rien � craindre !
Autant que j'en profite.
Tu...
Tu vas cesser ce raffut ?
Kao Tai-hoi.
P�re, Wing a enlev� Lan-hsing.
Elle est chez lui. Je suis venu chercher des renforts.
Wing, tu as os� t'en prendre � plus puissant que toi.
C'est tout sombre. Elle est s�rement partie.
La t�te me tourne, je vois trouble.
Couchons-nous.
Je t'ai dit de partir. Tu ne m'�coutes pas.
Il faut te lever. Ne fais pas la morte.
Debout !
Elle est vraiment morte.
Que s'est-il pass� ?
Allons � la police.
- Que venez-vous faire ? - Le voil� !
Lam Sai-wing, tu as d�pass� la limite.
Tu as os� toucher � ma fille.
Votre fille ?
- Lan-hsing ! - Elle est morte.
Ce n'est pas moi.
P�re, il a tu� Lan-hsing.
Non, je n'y suis pour rien.
C'est moi, peut-�tre ?
Lan-hsing.
On te prend sur le fait et tu nies.
Puisque ce n'est pas moi !
Tu as tu�, il faut payer de ta vie.
Reculez, ou je cogne.
Lan-hsing !
N'approchez pas !
- L�che-le ! - Laissez-moi partir !
Viens !
Ne le suivez pas !
On le r�clamera � Po Chi Lam.
PO CHI LAM
Enlevez-moi �a !
Ta Pao, si quelqu'un sort, tue-le. On passe par derri�re.
O� est Wong Fei-hung ?
Il est sorti. C'est � quel sujet ?
Malgr� son �ge, il veut apprendre le kung-fu.
Je veux Wing le boucher.
Il n'est pas ici.
Tu mens. Fouillez !
Ne bougez pas !
Po Chi Lam n'est pas une auberge. Je vous interdis.
Livrez-nous Wing ou on rase tout.
Il n'est pas rentr�.
Vous avez d�croch� l'enseigne. Je vous tuerai.
B�ton de singe.
Poignard dans la manche.
Au contact, c'est utile...
� distance, �a ne sert � rien.
Tiens �a !
Ils ont os� enlever l'enseigne.
Tu te d�cides � sortir !
Tu as os� d�crocher notre enseigne !
J'avais pr�venu Wong Fei-hung
que je le ferais si vous nous cr�iez des probl�mes.
Tu as tu� ma fille adoptive. Tu dois payer.
Ce n'est pas moi.
Ne l'�coute pas. Il ne doit pas nous �chapper.
On ne te l�chera pas.
TEMPLE DE LA FAMILLE LAM
Paume des cinq �l�ments.
Je n'ai tu� personne.
Vous avez d�croch� l'enseigne, je vous tuerai.
C'�tait un joli coup. Je vais devoir te le rendre.
Tenez-le bien. S'il recommence, c'est moi qui vous frapperai.
Comment va-t-il ?
Je suis l�, il s'en tirera.
Po Chi Lam est sens dessus dessous.
Partez chercher le ma�tre.
Peut-on vous confier Wing ?
Que m'arrive-t-il ?
Si je ne t'avais pas tremp� dans un bain d'herbes,
tu saluerais d�j� le roi des enfers.
- O� vas-tu ? - Tuer Kao Pa-tien.
Tu veux y aller tout nu ?
O� sont Fu et Pied-bot ?
Partis chercher le ma�tre.
Apr�s �a, je n'oserai plus jamais
regarder le ma�tre en face.
Ton kung-fu n'est pas mal.
Seulement, tes bras manquent de puissance.
Par chance, tu as la vie chevill�e au corps.
Le kung-fu des 12 bras de la famille Wong
est remarquable. Le ma�tre ne te l'a pas appris ?
Tu le connais, toi ?
Oui, un peu. Tu veux que je te l'enseigne ?
J'aurai un ma�tre de plus !
Arr�te ! La distinction ma�tre-disciple est d�mod�e.
Appelle-moi Fr�re a�n�.
D'accord Fr�re a�n�.
Alors, je suis ton petit fr�re !
Les 12 figures du kung-fu des Wong.
Rotation.
Croisement.
Position d'attente.
Tourniquets.
Coup direct.
Souplesse.
Poing d'acier.
Coup lat�ral.
Position stable.
Frappe puissante.
Frappe de contre.
Moi, je ne te contre pas.
Inutile de baiser le sol.
Lam Sai-wing, cette fois, tu ne t'�chapperas pas. Ta Pao !
Ram�ne-moi Lam Sai-wing. Mort ou vif !
Vilain chat !
J'ai failli mourir de peur. Se cacher dans un cercueil !
Un homme de Kao.
Un peu plus, tu �tais mort.
Pr�tentieux !
Tu as tu� un membre du clan. Tu es fichu.
Tu vas finir par te faire mal.
De l'huile !
Tu ne vas plus sauter longtemps.
La position du cheval, il ne pourra rien contre.
Le cheval ?
Je ne t'ai rien fait, moi.
Ta paume est puissante.
Ce n'est rien. Attends de voir ma paume de fer.
La paume de fer ? Enseigne-la-moi !
�a exige beaucoup de souffrance.
Comme tremper ses mains dans le vinaigre...
Tu ne le supporterais pas.
�a suffit. On est rep�r�s. Il faut d�m�nager.
Des pieds de cochons. On va se r�galer.
Petit fr�re !
je vais t'apprendre quelque chose d'excellent.
D'accord. Quel est cet alcool ?
Cochon stupide ! C'est du vinaigre.
Du vinaigre ?
�a exige beaucoup de souffrance.
Comme tremper ses mains dans le vinaigre.
Tu m'enseignes la paume de fer ?
Tu crois que c'est si simple ? Trempe-moi ces pattes.
Tremper les pattes ? Je sais faire.
Ce ne serait pas plut�t � la fin ?
Avant, enl�ve les poils.
Enlever les poils ?
S'il en reste, br�le-les !
Les br�ler ?
C'est pour �a que personne ne l'apprend.
Les poils ne repousseront jamais !
Ensuite, tu frottes avec du sel.
Frotter avec du sel !
Vigoureusement.
Puis tu coupes les ongles au couteau.
Comment on fait pour couper ?
Pour finir, tu les tranches.
Les morceaux doivent �tre bien s�par�s.
�a m'est assez difficile de le faire.
Difficile ? Je vais te montrer.
O� sont les pattes ?
Les pattes ? Mais elles sont l�.
Je te parle de la pr�paration des pieds de cochon.
Je croyais que tu m'apprenais la paume de fer.
Je ramasse.
Ces trois-l� gagnent.
Allez-y ! Misez.
Va plut�t t'acheter des cacahu�tes !
Je t'avais dit de suivre.
J'ai une bonne affaire � vous proposer.
Raconte.
Allons l�-bas. Ici, il y a trop de monde.
Continue comme �a.
Quelle bonne affaire ?
Il y a du monde, restez tranquille.
Comment l'as-tu eue ?
Un soir, je faisais ma ronde, comme d'habitude,
je suis pass� pr�s de chez Wing.
Vous me suivez.
Voil� de l'argent. Je te la rach�te.
Merci, mais j'ai d�j� de quoi m'acheter des cacahu�tes.
Combien tu veux ?
- Cent taels ? - Mille taels.
Tu veux me ruiner ?
Vous pourriez perdre bien plus.
Si je c�de aujourd'hui,
demain il en voudra plus. Autant en finir.
C'est bon, j'accepte.
Je ne les ai pas sur moi. Viens.
D'accord. Pas de coup tordu.
Je n'ai qu'une parole.
Va chercher ton fric en enfer !
Lam Sai-wing...
Il n'est pas l�. C'est pour quoi ?
Je sais qui est l'assassin.
Qui est-ce ?
C'est... Kao Tai-hoi.
Exactement. C'est moi qui ai tu� Lan-hsing.
Mais �a ne t'avancera � rien de le savoir.
Tu n'iras pas le raconter.
Va-t'en !
Que faire ?
Va chercher Wing, vite !
Vas-y !
Fr�re Wing !
Jade, que t'arrive-t-il ?
Kao Tai-hoi veut tuer Sai-kwong pour le faire taire.
Pourquoi ?
Le veilleur a trouv� sa bague � l'endroit
o� Lan-hsing est morte.
Viens !
Sai-kwong !
Kao Tai-hoi.
Ce soir, j'embrasse tout le monde, maman d'abord.
- Que voulez-vous ? - Monter � bord.
Le jeune ma�tre Kao a lou� tout le bateau. Partez !
D'accord pour une vie courte, mais gaie comme ce soir.
Je vais t'exaucer.
Kao Tai-hoi, tu as tu� mon fr�re.
Tu vas le payer de ton sang.
Wing, si tu as un grief, on peut en parler.
Si tu as un grief, on peut en parler.
Ne me tue pas. Je reconnais ma faute.
Je suis un monstre. Je m�rite la mort.
Je suis pire qu'un animal. Je m�rite la mort.
Wing, je ne veux pas mourir.
Laisse-moi partir.
Je veux bien...
Merci Wing.
Mais mon fr�re veut de la compagnie.
Petit fr�re, je te venge.
TABLETTE DE MON FILS CH�RI KAO TAI-HOI
Dans toute ma vie,
je n'ai eu qu'un fils.
Et toi, Lam Sai-wing,
tu me l'as tu�.
Mon fils, je vais fouiller ses entrailles afin de t'offrir
son foie et son c�ur.
PO CHI LAM
Avec cette enseigne neuve, le ma�tre ne me grondera pas.
Ne te r�jouis pas trop vite. Regarde !
Tai-hoi, regarde bien. Ton p�re va te venger.
Lam Sai-wing !
Kao Pa-tien, qu'as-tu � crier comme �a ?
Tu as tu� ma fille adoptive
ainsi que mon fils. Il faut que justice soit faite.
Ta fille, c'est ton fils qui l'a tu�e.
- Paroles puantes ! - Je ne sens rien.
J'ai veng� mon fr�re, c'est justice.
Alors, il faut me tuer aussi.
Pourquoi ? Tu te prends pour un porc ?
Et pour en tuer, il se fait payer.
Alors, c'est moi qui te tuerai.
Cinq �l�ments.
Ta paume des cinq �l�ments a besoin d'une le�on. Poing d'acier.
Le canon !
Utilise toute ta force.
�ventail.
Souplesse, serpent s'enroulant.
Grand serpent.
Vagues.
Tu te jettes � l'eau ?
Tu es en train de te noyer.
Le dragon peut contrer l'eau.
Rotation.
Dragon.
Cette figure de dragon est puissante.
Dragon du Ciel.
Dragons Ciel et Terre.
Mes vert�bres de dragon !
- �vite ses paumes. - Temp�te !
Monte si tu le peux !
J'ai eu chaud.
Ne t'en fais pas.
Grue claironnante.
La grue r�fl�chit.
Li�vre tueur.
Tu vas tenir compagnie � mon fils.
- Repose la tablette ! - Non !
Tes mains, �a va ?
Les siennes ne valent pas mieux.
Ses paumes de sable rouge sont neutralis�es.
- D�truis sa paume des cinq �l�ments ! - Comment ?
Attaque en trois temps.
Premier temps, le poignet.
Second, le coude.
Second temps.
Troisi�me, l'�paule.
Il a trois os de cass�s.
Fr�re Su, quel honneur.
Trop tard, Fei-hung. Le spectacle est fini.
Pied-bot, rel�ve-le.
On a retir� l'enseigne, c'est �a ?
Non. J'�tais justement en train de la remettre.
- Tout est parfait. - Tu crois �a ?
PO CHI LAM
Adaptation : Lydie Chang
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