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SPARTACUS LA GUERRE DES DAMN�S
DES LOUPS � LA PORTE
Pas aussi simple que tuer un cheval, hein ?
Ses ruades sont plus douces.
Diotimos.
Spartacus t'attend.
La c�te sud ?
L'arm�e de Crassus devra parcourir une plus grande distance,
leurs forces et leurs r�serves en souffriront.
Ce p�riple ne nous �puisera pas ?
Le confort des murs de la ville nous redonnera des forces.
Crassus ne pourra pas compter l�-dessus.
Diotimos.
J'aimerais avoir ton avis.
Je m'excuse, je n'y connais rien en strat�gie militaire.
Mais tu t'y connais dans d'autres domaines.
Tu as parl� d'une ville prot�g�e par des murs et caress�e par la brise de l'oc�an.
Sinuessa.
J'y ai pass� de nombreuses ann�es.
Alors tu connais ses d�fenses.
Tu veux prendre la ville ?
�a ne tient qu'� toi.
Il y a deux portes. Une en face des collines � l'Ouest.
Ouverte durant la journ�e, gard�e au coucher du soleil.
Et l'autre ?
Elle est contre la falaise,
non loin des canyons de la cr�te de Melia.
Infranchissables durant les mois d'hiver, qui ne sauraient tarder.
Je n'aimerais pas �tre coinc� l�-bas.
Moi non plus.
Et la porte principale ?
Difficile � franchir, une fois ferm�e.
De nuit, quelques hommes pourraient l'ouvrir de l'int�rieur ?
Elle est bien d�fendue, et tu n'aurais pas de quoi l'attaquer.
L'�dile craignait qu'on attaque les gardes,
alors les armes dangereuses
sont conserv�es dans une r�serve pr�s de la porte.
Il faut abandonner nos armes en entrant ?
Trouvons une alternative plus favorable.
Un instant.
Lors de mes voyages, j'ai rencontr� un homme qui vivait dans cette ville.
Attius, un forgeron.
J'ai entendu parler de lui.
Mon Dominus a souvent exprim� son d�go�t pour cet homme.
Peut-on se fier � ce Romain ?
Il n'est romain que de nom.
Paie-le assez cher, et il jurera que sa m�re est thrace ou gauloise.
Tu m'accompagneras pour discuter.
Je viens aussi.
Levez le camp et suivez-nous.
Restez cach�s jusqu'� mon signal.
Et tes marques ?
Si on te fouille � la porte, tout tombera � l'eau.
C'est juste.
Mon Dominus est influent aupr�s de l'�dile.
Dis que tu as un rendez-vous d'affaires avec Laurus,
�a t'�vitera la fouille.
La prochaine fois que tu le rencontreras, Laurus s'agenouillera devant toi
et t'appellera "ma�tre".
Avancez !
Donnez vos armes. Vous avez des armes ?
Avancez !
Qu'est-ce qui t'am�ne � Sinuessa ?
Le grain.
Et tous les plaisirs de la ville.
Tu m'insultes.
C'est une somme d�risoire.
Voici de quoi m'excuser.
Je veux ton bracelet incrust� de joyaux.
C'est le bien qui m'est le plus cher.
Je ne m'en s�parerai pas.
Alors demi-tour.
Gardes !
Comme tu voudras.
Pr�viens Laurus que son invit� ne pourra pas se rendre � son rendez-vous.
Attends.
Donne tes armes.
Fais-lui savoir que Decimus t'a bien trait�.
Gratitude.
Tu seras r�compens�.
Je comprends ta situation, Ulpianus, mais tu dois comprendre celle de mon mari.
Les Ciliciens prolif�rent dans nos eaux,
et Spartacus attaque nos convois.
- Le prix du grain... - A grimp� en fl�che.
Si j'augmente le prix du pain,
la foule s'en prendra � moi.
C'est avec mon mari que tu dois en discuter.
Il ne s'agit pas simplement de profit, Laeta.
Ma femme est enceinte.
Je parlerai avec lui.
- Gratitude. - Attends qu'elle soit m�rit�e.
Je ne pense pas que cela le touchera.
Trois deniers ! Frais de ce matin !
- C'est celui dont tu m'as parl� ? - Oui, �dile.
Je t'avais dit que des entraves ne suffiraient pas
apr�s la fuite de Diotimos.
Ces paroles ont �t� entendues.
Que ce soit fait.
Cela �vitera de futurs d�sagr�ments.
Par ici !
Debout !
Allez. Avance.
Ennius.
Pourquoi n'es-tu pas � l'horreum ?
J'ai �t� retenue par le jeune Ulpianus.
- Il m'a implor� de... - Pas maintenant.
Allez, qu'on en finisse !
Avec la permission de l'honor� �dile,
voici un autre de nos esclaves bien-aim�s
qui a succomb� � la r�bellion.
Qui n'y succomberait pas face � ce vilain crapaud ?
On l'a d�couvert en train de cacher de la nourriture en pr�vision de sa fuite.
La folie de cet animal ne peut pas �tre imput�e � Laurus.
Quand on est bon avec un animal, il vous est fid�le jusqu'� la mort.
Un voyage qui avait pour but...
Quand on le fouette...
... une alliance avec les ennemis...
... rien d'�tonnant � ce qu'il montre les dents.
Les entraves ne sont pas assez dissuasives.
Ajoutons-y l'avertissement de la lapidation et de la mort
pour ceux qui d�sob�issent.
Donnez-lui une le�on !
Faites-le souffrir !
Achevez ce fumier !
Nous devons emp�cher �a.
Nous irions le rejoindre.
Je ne resterai pas les bras crois�s, sa vie en d�pend.
Spartacus !
Spartacus !
Spartacus !
Il an�antira votre R�publique de merde !
Spartacus !
Spartacus !
Spartacus !
- Faites-le taire pour toujours ! - Spartacus !
Cr�ve !
C'est Spartacus que vous lapidez !
Allez ! Lapidez-le !
L'heure de la vengeance a sonn� !
- Cr�ve ! - Jetez-en plus !
- Ouais ! - � mort !
Ouais !
Allez, lapidez-le !
Tu attires l'attention.
Mais j'abr�ge ses souffrances.
Comme je le ferais pour tous ceux qui sont atteints par cette maladie romaine.
Chaque centurie devra disposer d'un trompettiste.
Je veux que mes ordres soient entendus au combat.
Triple le nombre de tesserarius.
Les sentinelles doivent ouvrir l'�il au cas o� Spartacus attaquerait de nuit.
Je ne conna�trai pas le sort de Cossinius et Furius.
Un autre message du s�nateur Metellus.
Il menace de nous enterrer sous la paperasse.
Le S�nat a h�te que nos troupes se mettent en marche
� la poursuite de Spartacus.
Il n'y a pas que le S�nat.
Certains besoins sont pressants.
O� en sommes-nous pour les armes ?
Sabinus et moi avons fait le n�cessaire.
Tu seras ravi.
Attendons de voir ton travail pour le juger.
Tu as d�pass� les attentes.
Il reconna�tra tes efforts � leur juste valeur.
Il verra qui m�rite d'�tre son bras droit.
Vulcain lui-m�me n'aurait pas forg� d'armes plus glorieuses.
Il est rare qu'un tel blasph�me soit vrai.
Les �loges de Crassus me touchent.
Un prix honn�te serait encore plus appr�ci�.
90 deniers.
Je ne peux pas faire mieux.
Et le prix d'un �quipement moins divin ?
120 deniers par soldat, compl�tement �quip�.
Je me suis entendu avec ton noble fils.
C'est un prix honn�te.
Excusez-moi, Dominus.
Il est arriv�.
Tes termes me conviennent.
Tiberius conclura cette transaction.
D'accord, gratitude.
Je te l'avais dit.
Plus rien ne t'emp�che d'obtenir ce titre m�rit�.
Je vais attendre toute la journ�e ?
Si c'est ce que souhaite mon mari.
Qu'il n'y compte pas.
C�sar !
Tes hommes se sont laiss�s aller.
C'est toi qui as perdu la t�te.
Laisse-nous.
Elle ne m'a jamais appr�ci�.
Peut-�tre � juste titre.
Excuse-moi de ne pas la v�n�rer comme Junon.
Je pr�f�re retrouver ma femme, je ne l'ai pas vue depuis longtemps.
Cornelia a �t� pr�venue de ton retard.
Retard ?
C'est ce que tu me r�serves � mon retour en ville
alors que j'esp�rais un bain ou une toge fra�che pour oublier la fatigue.
Il s'agit d'une n�cessit�.
Tes victoires � l'�tranger sont c�l�bres.
Comme ton insolence lors de la bataille contre les alli�s de Mithridate.
Tu as agi sans l'ordre du proconsul.
La province aurait �t� perdue
si j'avais d� attendre l'ordre de ces demeur�s.
Comme j'aurais perdu l'avantage d'�tre le premier � te parler
si j'avais attendu.
Explique-toi.
J'en ai assez des myst�res.
Alors soyons francs.
Tu es issu d'une lign�e respect�e.
Tu es un descendant de V�nus.
La m�re divine d'�n�e, l'anc�tre de Romulus,
le fondateur exalt� de Rome...
�pargne-moi tes le�ons de g�n�alogie.
Laisse-moi te parler de la mienne.
Je ne suis le descendant d'aucun dieu ni d'aucun notable.
On tol�re ma pr�sence au S�nat uniquement � cause de la fortune
que j'ai accumul�e en faisant des affaires
que les gens de bonne lign�e jugent indignes d'eux.
Tu penses que c'est la seule raison pour laquelle on te d�teste ?
Ta campagne contre Mithridate et tes autres aventures.
Tout �a a �t� tr�s co�teux.
Je sais que tu es fortement endett�.
Ce n'est pas une position enviable
quand on s'est attir� des ennemis
qui ne r�vent que de votre chute.
Je rembourserai mes dettes.
Par quel moyen ?
Tu poss�des un nom, mais pas d'argent.
Tu poss�des de l'argent, mais pas de nom.
Imagine ce qui pourrait �tre accompli
si Crassus et C�sar s'associaient.
Ma renomm�e n'a pas chang� depuis ma naissance.
Tu es riche depuis aussi longtemps.
Pourquoi cette alliance maintenant ?
L'opportunit� de recevoir les lauriers et la gratitude
de la R�publique se pr�sente.
C'est le premier pas sur la route menant � la gloire.
Que dois-je faire pour conna�tre ce sort au plus vite ?
Mettre un terme � la rebellions des esclaves.
Et � la vie de Spartacus.
Attius. J'aimerais te parler, vieux bouc.
Par le foutre de Jupiter !
Tu as perdu la t�te en venant ici, esp�ce de cingl�.
Tu es un ennemi de Rome.
Il para�t que tu n'aimes pas la R�publique.
Dis-moi que tu n'as pas fait venir
cet emmerdeur chez moi.
Ta l�gende te pr�c�de.
Je viens te proposer un march�.
Un march� tr�s profitable, si tu es int�ress�.
Il devra �tre tr�s int�ressant
pour me faire oublier le risque d'une alliance avec vous.
Tu en recevras bien plus
si nous arrivons � bon port.
Que vous faut-il pour ce voyage ?
On a besoin de tes dons pour fa�onner des �p�es.
Des �p�es ?
Ce putain d'�dile m'interdit de fabriquer des armes
par crainte de votre r�bellion.
Je ne fabrique que des outils et des entraves
pour que ces fumiers puissent mieux contr�ler leurs esclaves.
L'�dile ne sera pas un probl�me.
Il t'en faut combien ?
Deux suffiraient.
Tu m'as donn� de quoi en fabriquer bien plus.
Le reste paiera ton silence.
De quoi suis-je cens� ne pas parler ?
March� conclu ?
Deux �p�es, et la fin de ma participation.
Reviens au coucher du soleil.
Je vais rester et �voquer le bon vieux temps avec un ami de confiance.
Je n'ai pas confiance en ce Romain.
Laissons l'app�t du gain guider sa main.
Rejoins Agron. Occupe-toi des pr�paratifs.
Quand la lune sera au plus haut, la porte sera lev�e.
Et cette putain de ville conna�tra un destin m�rit�.
Attius.
J'ai faim.
O� puis-je trouver du grain � Sinuessa ?
Une qualit� sans pareille.
En provenance des champs de Sicile.
J'aimerais en acheter en grande quantit�.
Je vais sceller �a.
Je m'excuse.
Mon mari conclut une transaction.
J'ai toute la journ�e devant moi.
Ton �choppe est bien garnie.
Cette cargaison arrive tout droit de Sicile, une autre doit arriver pour les calendes.
Mais Crassus en a d�j� achet� la majeure partie.
Marcus Crassus ?
Nous sommes ses fournisseurs pr�f�r�s.
Il est l'un des rares � en avoir les moyens, m�me apr�s l'augmentation des prix
� cause du rebelle, Spartacus.
J'ai entendu parler de ses m�faits envers la R�publique.
Qu'est-ce qui t'am�ne � Sinuessa ?
Les esclaves.
J'ai de plus en plus d'esclaves,
et je veux qu'ils soient bien nourris.
Tu comptes les amener en ville ?
�a m'a travers� l'esprit.
Si tu songes � leur bien-�tre, j'�viterais cela, � ta place.
Ravi d'avoir fait affaire avec toi.
J'ai vu un esclave se faire lapider sur la place du march�.
- C'est une chose courante ? - Non.
Mais je crains que cela ne le devienne
si cette r�bellion n'est pas bient�t �cras�e.
Alors prions
pour une fin heureuse.
Il est enfin libre.
Tu as assist� � la lapidation ce matin, n'est-ce pas ?
J'ai assist� � ce spectacle malheureux.
Et tu y as mis fin pr�matur�ment.
Gratitude.
La foule devenait hyst�rique.
Je ne tiens pas � ce qu'il y ait d'autres morts sans cause valable.
Moi non plus.
Sans cause valable.
Rase-moi.
Pourquoi d�sob�is-tu ?
Elle ne fait qu'ob�ir � un ordre sup�rieur.
Le Dominus ne veut pas que vous vous rasiez.
Dans quel but ?
C'est � lui qu'il faut le demander.
Et toi, qu'en penses-tu ?
Je ne comprends pas.
C'est une simple question.
Qu'en penses-tu ?
De quoi ?
De celui qui se trouve devant toi.
Que penses-tu de C�sar ?
Je ne le connais pas, je ne peux pas former d'opinion valable.
Pose n'importe quelle question, et il te r�pondra pour t'aider.
Vous �tes mari� ?
Tes yeux me rappellent les siens.
Comme le go�t de tes l�vres.
Je me rappellerais d'elle � travers toi.
Les yeux clos pour dissoudre les diff�rences
et r�chauff� par un souvenir si longtemps d�sir�.
Kore.
Laisse-nous.
Oui, Dominus.
Tu m'envoies du vin et une chaude �treinte avant de tout annuler ?
Je ne l'ai pas envoy�e pour ton plaisir.
Je m'excuse.
J'ignorais que tu tenais � cette fille.
Tu as �t� trop longtemps �loign� d'une compagnie civilis�e.
Habille-toi,
et r�fl�chissons � des affaires plus urgentes.
Tu lui pr�sentes des seins et un cul sublimes.
Pas �tonnant qu'un homme rempli de d�sir
soit tent� de go�ter � ces offrandes.
Prends-en de la graine et fiche le camp.
Oui, Domina.
Nous n'avons pas assez de chevaux.
Les cavaliers doivent �tre en nombre suffisant au combat.
Que s'est-il pass� ?
Rien de grave, je m'excuse.
Parle, mon oreille attentive sera un r�confort.
Je m'occupais de C�sar, comme on me l'avait ordonn�...
C�sar ?
Gaius Julius C�sar ?
Il m'a touch�e.
Sans l'apparition de votre p�re, je...
O� est-il ?
Notre proie �tait un des plus grands champions de la R�publique.
Mais un simple gladiateur, peu importe son adresse.
Comment a-t-il pu vaincre nos l�gions ?
Spartacus a appris l'art de la guerre en Thrace.
Si la rumeur est vraie,
il a servi comme auxiliaire sous les ordres de cet idiot de Glaber.
Alors il conna�t nos tactiques.
Il a utilis� ces connaissances, malheureusement pour ses assaillants.
Il pense savoir comment agira un bon soldat romain.
Nous pourrions en tirer avantage.
Si mon propre fils avait agi intelligemment.
Les ann�es et l'exp�rience du combat bonifieront ses comp�tences.
Je n'en doute pas.
Mais pour an�antir Spartacus, il faut un loup � mes c�t�s.
Tournons les crocs vers notre objectif,
que nos fourrures soient tach�es de sang.
- Couvre-feu ! - Rentrez tous.
Rentrez chez vous !
- Couvre-feu ! - Allez.
- On se d�p�che ! - Quittez les rues !
- Toi, avance ! - Quittez les rues !
Messalina !
Elle s'enfuit souvent.
Tiens.
Ne t'�loigne pas de ta m�re.
Gratitude.
Rentre.
Toi !
Tu �tais sur la place du march�, ce matin,
- n'est-ce pas ? - Je t'y ai vu.
On m'a dit que tu pr�tends avoir un rendez-vous d'affaires avec moi.
On t'a mal renseign�.
Tu ne poss�des rien de valeur.
Alors que fais-tu dans cette ville ?
L�che-moi.
Que fais-tu ici ?
Pose la question � mon mari, il te r�pondra.
Il traite avec l'�dile ?
Oui.
J'ai d� faire erreur.
Quitte les rues avant la tomb�e de la nuit
pour �viter d'autres erreurs.
Venez !
Je m'excuse.
Je t'assure que tout le monde n'est pas comme lui.
Il m'a demand� de quitter la rue...
N'est-ce pas troublant ?
J'ai tent� de dissuader mon mari,
mais il pense que seuls les gardes doivent y patrouiller de nuit
tant que la r�bellion n'aura pas �t� �touff�e.
Tu sais o� passer la nuit ?
Oui.
J'y ai bien r�fl�chi.
Rentrez !
Les rues doivent �tre vides !
Le couvre-feu prend effet !
Toutes les portes doivent �tre ferm�es !
Les gardes ont vid� les rues ?
C'est un ordre de l'�dile.
- Tu le savais ? - Je t'emmerde.
Moi aussi, je l'apprends.
Voici de quoi r�pondre � vos besoins.
Oui.
Nous avons autre chose � te demander.
Je m'en doutais.
Pour 200 deniers chacun,
vous pouvez passer la nuit ici en attendant la fin du couvre-feu.
Nous ne voulons pas dormir.
Qu'est-ce qui vous fait croire
que je veux continuer � aider les ennemis de Rome ?
Nous poss�dons �norm�ment d'argent.
Pour quel prix changerais-tu d'avis ?
Pour 5 000 deniers, je quitterais la ville
et les c�tes de la R�publique.
March� conclu.
Ne me consid�rez plus comme un Romain.
Il vous faut combien d'�p�es ?
Ceux qui nous rejoignent sont bien arm�s.
Qui vous rejoignent ?
Vous comptez prendre cette ville ?
Non, la lib�rer.
La porte est notre dernier obstacle.
On veut trancher la gorge des gardes et lever la porte.
Mais ce couvre-feu inattendu nous emp�che de passer inaper�us.
Les gardes nous rep�reraient facilement.
Je ne peux pas vous aider. Je serais ex�cut�.
Tu as forg� des armes pour Spartacus en personne.
Si on d�couvre que nous portons tes armes,
tu seras exp�di� dans l'au-del�.
Destin de merde.
Que dois-je faire ?
Doucement.
Je ne veux pas qu'une mauvaise manipulation g�che tout.
Allez chercher le reste.
Et faites attention.
Tu veux m'encombrer de ce confort inutile.
Suis-je si encombrante ?
C'est � toi ?
Je n'ai pas envie d'attendre, si la campagne doit s'�terniser.
Tu veux poursuivre Spartacus avec moi ?
Pas du tout.
Mais je ne veux pas �tre �loign�e de tes bras pendant des mois, voire des ann�es.
Publius et moi vous accompagnerons, Tiberius et toi.
Tu sais que la pr�sence des femmes est interdite au camp.
Mais pas au camp des suivants,
� moins que les r�gles aient soudainement chang�.
Je ne veux pas de ma famille au milieu d'esclaves et de putes.
N'est-ce pas mieux que d'en �tre s�par� ?
J'appr�cie ton d�sir.
Mais je ne pourrais m'emp�cher de penser � votre s�curit�,
si pr�s de l'ennemi.
Je veux que vous restiez ici,
loin de la mort qui accompagne la guerre.
Est-ce la seule raison ?
P�re ?
Tout est r�gl�.
Ton arme pourra se mettre en route aux premi�res lueurs.
Excellente nouvelle.
J'aimerais te parler.
Il reste � savoir quel sera mon titre.
Je r�fl�chis encore � ce sujet.
Je prendrai une d�cision demain matin.
Remettez tout �a en place.
Je tiens � ce que cette demeure soit rang�e avant notre d�part.
Je pensais que ce titre honorable me reviendrait.
Je crains qu'il ne le confie � un autre.
Alors tu es dans la m�me position que ta m�re,
li� par le sang et m�sestim�.
Elle est magnifique.
N'est-ce pas ?
Oui, Dominus.
Vous la porterez pour affronter Spartacus ?
Je porterai l'�p�e de mon p�re.
Elle ne me vient pas d'un grand lignage, mais elle compte �norm�ment pour moi.
C�sar la portera ?
Comme votre parole et votre volont� ?
Je n'aurais pas d� te laisser � sa port�e.
Ses besoins sont basiques.
Alors pourquoi l'�lever au-dessus de votre fils ?
Pardon, je n'aurais pas d�.
Tu parles avec franchise.
Je sais que tu es inqui�te pour lui.
Mais ce n'est plus un enfant.
� part pour son p�re.
J'aimerais que ma femme puisse formuler de tels propos.
J'ai vu les coffres.
Elle vous accompagne ?
Elle en avait l'intention.
Mais sa pr�sence ne serait pas un r�confort.
Pas autant que la tienne.
Est-ce possible ?
Tu devras rester au camp des suivants.
Mais oui, c'est possible.
Si tu le d�sires.
Oui, Dominus.
Ce n'est pas le ma�tre, mais l'homme qui pose cette question.
C'est l'homme qui attend ta r�ponse.
Oui.
Je le d�sire, Marcus.
Bordel de merde.
Vite ! Il nous faut plus d'hommes et d'armes !
Spartacus est ici !
La lune est presque au plus haut.
Mais la porte n'a pas boug�.
Elle sera lev�e.
O� ils mourront en essayant.
Que les autres se tiennent pr�ts.
Quand la porte tremble, la mort suit.
- Spartacus est dans la place ! - Venez avec moi.
Prot�gez la porte !
Toi, ouvre la r�serve !
Vite !
Tu seras r�compens�.
Je n'en doute pas un instant.
- Attius ! - Sonnez l'alarme...
Appelez des renforts !
Cache-toi, je te retrouverai apr�s !
Ouvre la porte !
Poussez-vous !
Vite !
Aux armes !
Vers la porte principale !
Diotimos.
O� est Laurus ?
Ici, esclave.
Vous comptiez trahir votre Dominus et rejoindre les rebelles ?
Saloperies d'animaux...
Diotimos.
La villa a �t� prise.
Lib�rez-vous.
Venez.
Mon Dominus ?
Il est mort ?
Alors je le suivrai dans l'au-del�
et je pisserai sur son ombre.
Ulpianus !
Il faut gagner la cr�te de Melia s'ils n'ont pas d�j� bloqu� les issues.
- As-tu vu mon mari ? - Non. Il faut fuir.
Je dois d'abord le retrouver.
Que les dieux te prot�gent.
L'�dile.
As-tu vu l'�dile ?
Toi. Tu aides Spartacus ?
Non. Je suis Spartacus.
C�sar.
Je m'attendais � voir Crassus, ta voix ressemble � la sienne.
Je suis fier de ressembler � mon p�re.
Tiberius ?
Par la verge de Jupiter, tu �tais un enfant la derni�re fois que je t'ai vu.
Je m'excuse.
Je vais me rendre dans ma demeure avant le d�part,
je ne tiens pas � la souiller par de tels actes.
Les ann�es d'�loignement t'ont donn� go�t � d'�tranges plaisirs,
mais dignes de l'animal que tu sembles �tre.
Ton p�re ne t'a pas parl� de cela ?
Il est occup� par des affaires plus urgentes.
Je suis s�r qu'il te fera des confidences
quand il t'en jugera digne.
Tu penses que ce n'est pas le cas ?
Dors bien, jeune ma�tre,
et r�ve de futures gloires
sous mes ordres.
Sanus.
Piti�, ne tuez pas ma femme !
La ville a �t� prise.
Faites encha�ner les Romains encore vivants.
Les encha�ner ?
Tu veux les laisser vivre ?
Ils ne repr�sentent aucune menace.
Mais ils servent � rien.
Auraient-ils piti� de nous s'ils avaient l'avantage ?
Bouge pas, fumier !
Spartacus !
L'�dile s'est barricad� dans l'horreum,
il a vers� de la poix et menace d'y mettre le feu.
Viens.
Je ne vous aiderai pas, toi et tes animaux.
Si le grain prend feu,
m�me moi, je ne pourrai pas retenir mes animaux.
Si tu ne m'aides pas,
tous les survivants seront massacr�s.
- Piti�. - Ne bouge pas !
Vous n'aurez pas le c�ur de ma ville !
Tuez-les !
Tuez-les ! On emmerde ce Romain !
Approchez de la grille, et je mettrai le feu au grain,
bande de b�tards !
Je peux m'occuper de lui.
Agron !
Baisse ta lance.
Laeta.
Tuez-les tous !
Va le voir.
Et prie pour que tes paroles le touchent.
Ne l'�coutons pas !
C'est � cause de lui qu'on a souffert !
Je te croyais morte.
Tu lui confies notre destin.
Je le confie aux personnes de confiance.
Seul un petit nombre a surv�cu.
- Combien ? - Trop peu.
Et nous serons tous massacr�s si tu ne te rends pas.
Tu leur donnerais le fruit de nos efforts ?
J'ai assez vu de morts pour aujourd'hui.
Ouvre la grille, que nous vivions un autre jour.
Pas question de m'abaisser devant des esclaves !
Pense � tes citoyens, pas aux esclaves.
Si tu br�les le grain,
ils seront tous massacr�s.
Et moi aussi.
Non !
Il aurait ouvert la grille !
Je sais qu'il l'aurait ouverte.
Il l'aurait ouverte pour moi.
Je ne pouvais pas lui faire confiance.
Notre vengeance est accomplie, nous avons tu� assez de Romains cette nuit.
Aucun des survivants ne souffrira davantage.
La ville est � nous !
La ville est libre !
Encore une fois, les Romains ont �t� vaincus !
Victoire !
Assister � la mort d'un �tre aim� est une trag�die.
Je l'ai v�cue de nombreuses fois � cause des Romains.
Ce n'est pas un r�confort,
mais je suis seul responsable de sa mort.
Encha�nez-la.
La guerre implique souvent de grands sacrifices.
Il n'y a rien de pire
que la menace de perdre
des �tres chers.
Je ne tiens pas � ce que mon fils connaisse ce sort,
parce qu'il n'�tait pas pr�t pour le commandement.
Cependant, je ne le priverai pas de l'opportunit� de s'en montrer digne.
Je te confie ma parole et ma volont�.
Tu m'honores.
J'honorerai le nom des Crassus.
Accompagne C�sar et les hommes de ton choix.
Cherche Mummius et ce qui reste de la l�gion de Cossinius.
Trouve Spartacus et pr�viens-moi de ses mouvements,
mais ne l'affronte pas avant mon arriv�e avec les forces n�cessaires.
Tu fais des promesses superbes
avant de me demander de m'agenouiller devant un putain de gamin ?
C'est mon fils !
Tu devras le traiter comme tu me traites !
J'ai d�pens� beaucoup d'argent pour te faire �lire en tant que tribun.
Tiberius est encore trop jeune pour porter ce titre.
Porte mon insigne pour traverser le camp sans encombre
en attendant que tu ressembles � un Romain.
Je pr�f�rerais une belle �p�e et le titre qui me revient.
Suis la trajectoire que j'ai trac�e,
tu en seras grandement r�compens� � la fin.
Sonnez les trompettes !
Nous partons au Sud, � la poursuite de Spartacus et de ses rebelles !
Que notre ombre tombe sur eux, et que tout homme, femme et enfant
les accompagnant soient envoy�s dans l'au-del�
par la puissance et la gloire de Rome !
Adaptation : Jean-Marie Rabeyrin
French
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