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Original subtitles

Enlève donc ton haut. Personne ne te voit ici.

J'aime pas ça, tu le sais très bien.

- Anna, le chien ! - Schumann ! Schumann !

Paul !

Donc, tu es venu en stop ?

J'avais pas assez d'argent pour le train.

Ma sœur sait-elle que tu es là ?

Maman m'a donné l'argent. Mais ça n'a pas suffi.

Ça ne m'explique pas comment tu as eu l'idée de passer tes vacances ici.

Comment ça ?

À l'enterrement, vous m'avez dit

que je pouvais venir quand je voulais si j'en avais marre de la maison.

Robert !

Robert doit faire une pause et boire quelque chose.

Il ne boit vraiment pas assez.

Salut.

Ça va ?

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Je prends des vacances. Tiens.

Il faut que tu boives plus.

Alors, dis, tu fais quoi ici ?

Ben, j'avais pas envie de traîner à la maison tout l'été.

T'aurais pu appeler avant.

Tu restes combien de temps ?

Aucune idée. Tant que je m'ennuie pas.

Vous ne voulez pas venir au soleil, puisque tu fais une pause ?

Je ne voulais pas faire de pause.

Quoi ?

Désolé pour Frank.

Merci.

Ça a dû être difficile.

T'étais pas à l'enterrement.

Je pouvais pas.

Vous avez tout changé.

Pas tout,

mais beaucoup de choses.

Qu'en pense Mamie ?

Que veux-tu qu'elle dise ? Elle le remarque même pas, alors.

Frank avait planté ce cerisier. On l'a laissé...

En souvenir, en quelque sorte.

- Robert ! - Quoi ? C'est vrai.

Anna, je me demande où va dormir Paul.

Pas dans la chambre d'amis.

Tout est humide et moite.

Pas dans ma chambre, c'est trop petit.

Je...

Je peux dormir dans la chambre d'enfant.

C'est la mienne maintenant, mais on peut t'y mettre pour aujourd'hui.

Tu fumes ?

C'est un fauteuil convertible. Il doit pouvoir se transformer en lit.

Installe-toi confortablement.

Paul, tu veux rester combien de temps ?

Aucune idée.

J'appelle ta mère.

Elle sera sûrement pas là.

Susanne, c'est Stefan, ton frère. Paul est chez nous.

Appelle-moi quand tu rentreras. Salut. OK.

Paul, ce serait gentil de ne pas fumer ici.

- Pas de problème. - Bien.

C'est Frank tout craché, non ?

- On devrait poser une limite. - On peut pas faire ça.

Bien sûr que si. Ta sœur aurait quand même pu demander si ça nous dérangeait.

C'est peut-être un message de paix.

Tu sais qu'elle ne parle pas beaucoup.

Crois-tu qu'elle sache qu'il est ici ?

Elle va appeler.

Vous ne l'utilisez plus ?

Non.

Qu'est-ce qu'il y a ?

La sonate de Berg n'est pas encore au point.

La partie du milieu est super dure.

Je sais pas comment je peux être prêt d'ici samedi.

Y a quoi samedi ?

J'ai une audition.

Intéressant.

Conservatoire de Leipzig, classe de jeunes étudiants.

Jeunes étudiants...

Tu joues encore au ping-pong ?

C'est pas génial, hein ?

Tu l'auras pas.

Robert !

Où est la pince pour le gril ?

Pourquoi vous avez rien dit ? Je joue avec vous ! Passe-moi la truelle.

Vous croyez que je suis trop vieux ?

Allez !

Schumann ! Viens ici !

Oui !

Robert, tu peux tourner les saucisses ?

Vas-y, Paul. J'ai pas les mains libres.

Robert !

Oui. Bien.

Bon, ben...

Santé.

Cher Paul,

bienvenue dans notre maison qui est aussi la tienne.

Nous sommes très heureux que toi et ta mère...

Que vous ayez décidé d'enterrer

les vieux conflits de nature purement matérielle...

et que tu sois même venu nous voir.

Je sais que ça n'a pas été facile pour vous dernièrement.

Les difficultés financières...

Tu sais quoi ? Trinquons, c'est tout.

Oui.

À quelques beaux jours ensemble.

À quoi pensez-vous quand on vous dit "aspirine" ?

Pourquoi tu demandes ça ?

Rendske veut trouver un nouveau slogan pour l'aspirine.

Il a lancé une campagne nationale...

Comment Frank s'est-il suicidé ?

Son favori actuel, c'est :

"Aspirine : wellness pour après."

Je supporte plus tout ce "wellness".

Ils ont même créé un nouveau poste de "coach wellness".

Il veut que toute la direction profite d'un "check-up wellness".

Sans moi.

Ils gaspillent de l'argent pour ça, et ils économisent sur la formation.

- Un check-up wellness te ferait du bien. - Il faudra me passer sur le corps.

Paul, non ! Pas de la table.

Pas de la table.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Pourquoi tu ne l'as pas déplié ?

Je préfère dormir par terre.

Bonjour.

Bonjour.

- Bien dormi ? - Mmmh...

- Sacrée odeur dans la pièce. - Paul, pas au petit déjeuner.

Je n'aime pas ça.

Robert, n'oublie pas que nous devons tailler le cerisier.

J'aimerais que ton père et toi, vous vous en occupiez.

Je peux le faire aussi.

Tu me passes un pain ?

C'est gentil, mais mes hommes y arriveront.

Je peux m'occuper de la piscine.

Aha.

Il faudrait la remettre en état. Et on pourrait s'y baigner.

"On" ?

Ce serait bien, par ce temps.

Y en a un qui va être le chouchou.

Tu saurais le faire ?

J'ai quand même appris quelques trucs de mon père.

C'est vrai que Frank était fauché ?

Quoi ?

Qu'il était fauché ?

Qui t'a dit ça ?

Maman.

Et alors ?

Ça te regarde ?

Je demande juste.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je mesure la piscine.

Oui, mon trésor. Qu'est-ce que tu fais ?

Je mesure la piscine pour savoir combien il faut de carreaux.

Ça doit faire...

environ 15 mètres carrés.

Tu t'en sens vraiment capable ?

Bien sûr.

Et j'ai du temps.

- Salut, Paul. - Stefan ?

Salut.

Je dois aller à Madrid. J'ai pas le choix. Trégomain est malade.

- Demain ? - Ce soir. Mon avion décolle à 22 h 15.

Combien de temps ?

Une semaine.

Trégomain est toujours malade quand ça lui chante. Toi, jamais.

- N'importe quoi ! - Mais on a de la visite. De ta famille !

J'y peux rien ! Je pouvais pas prévoir !

Paul a proposé de carreler la piscine.

C'est super. Très bien.

C'est peut-être beaucoup demander.

- S'il l'a proposé lui-même... - Je peux le faire. Pas de problème.

Ça prend du temps...

Paul, ça prend combien de temps ?

Une semaine, pour que ce soit bien.

On pourrait te payer. T'en penses quoi ?

Bonne idée.

Tu n'aurais plus à faire du stop. Tu pourrais même voyager en première !

Tu joues au bon Samaritain aujourd'hui ?

Bon sang...

C'est super.

Quoi ?

Paul s'occupe de la piscine.

Moi aussi, j'aimerais bien voyager.

Personne ne t'en empêche.

Vas-y.

Un petit voyage à Vienne.

Avec Schumann dans ma valise, ou quoi ?

Le petit n'est pas compliqué du tout.

En plus, Robert est là. Ils s'entendent bien.

Robert a mieux à faire.

Je reviens lundi.

Je te promets de faire un truc avec eux à mon retour.

Sens ça.

C'est quoi ?

Du rhum blanc. T'en veux ?

Plus tard peut-être.

Ils ne s'en rendent pas compte ?

Comment ? On dirait de l'eau.

Robert ! Viens dire au revoir.

Va dire au revoir.

- Va te changer, s'il te plaît. - Paul !

Ciao !

Tu abandonnes déjà ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Ici ! Allez !

Voilà ta laisse. Allez.

Paul ! Tu es fou ?

- Quoi ? Vous voulez pas nager ? - Si, mais pas ici.

Le lac est pollué.

Contamination au nitrate.

N'y va pas, non ! Non, tu n'y vas pas !

Tu veux pas mettre plus fort ?

T'as trouvé ça où ?

Je l'ai apporté.

Attends, les flics me poursuivent.

Putain d'hélicoptère...

T'as envie de jouer ? J'ai une autre manette ici.

Non. J'aime pas les jeux de massacre.

C'est pas un jeu de massacre !

Baisse le son, je vais me coucher.

OK.

Tu aimes ça ? Oui ?

Tu aimes vraiment ça ?

Oui, tu aimes ça ! Oui, tu aimes ça !

Bien !

Oh oui, j'aime ça aussi.

Bonjour.

Bonjour.

- Tu veux un jus d'orange frais ? - Oui, merci.

Samedi, c'est l'anniversaire de Schumann. Devine son âge.

- Dix ans ? - Dix ans !

Quatre. Quatre ans. Viens là.

Bon... Oui, il aime ça.

Oui.

Des biscottes ?

Tu réussiras Berg en entier aujourd'hui ?

Mais je l'ai déjà fait.

Vu comment tu as joué hier, c'est pas la peine d'aller à l'audition.

Viens ! Assis. Assis. Assis.

Je t'ai dit de t'asseoir !

J'ai trouvé que ce qu'il a joué hier était vraiment bien.

Ah, tu vois.

C'est bien.

Espèce d'abruti !

Stop ! On ne joue pas avec la nourriture, les enfants.

Enlève ton t-shirt.

Je voulais faire une lessive.

Pose ça ici, s'il te plaît. Je m'occupe du reste.

Quoi ?

Robert, c'est trop !

D'abord piano, puis crescendo !

Mais c'est ce que j'ai fait !

Paul !

Ping-pong !

OK.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Elle et son problème d'autorité.

Robert !

Robert, viens, s'il te plaît !

Paul, et la piscine ?

Je propose que tu continues

et que nous étudiions la sonate de Berg.

Service !

C'est bon.

Alors, tu viens ?

Je vais me promener avec Schumann. Tu viens ?

Hé ?

Je vais me promener avec Schumann. Tu veux venir ?

OK.

Tu t'entends bien avec ta mère ?

Mouais...

Elle va un peu mieux, maintenant ?

Je sais pas. On parle pas beaucoup.

Tu aimerais qu'elle te parle plus ?

Tu sais, elle parle beaucoup, mais elle arrête pas de se plaindre.

Il faut la comprendre. C'est une période difficile.

Je comprends.

- Vraiment ? - Bien sûr.

Frank doit beaucoup te manquer.

Oh, merde !

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est rouge. C'est une piqûre de guêpe.

Tu es fou ?

Rentre avec moi, je mettrai un oignon dessus.

Oui, quoi ? Je veux rentrer à la maison ! Oui, quoi ?

Ça pue !

Il faut que ça pue pour faire effet. Laisse-moi passer.

Oui, mon trésor ! Voilà un bon repas. Allez ! Laisse-moi passer.

Allez ! Laisse-moi passer. Allez ! Oui !

Oui, voilà !

Tu joues au badminton !

Attention ! Attention !

On s'occupe de l'arbre.

OK.

- Attention, Schumann ! - Schumann, va-t'en.

Je vais faire des courses. Je reviens de suite.

Schumann, non !

- Celle-là ? - Non, pas celle-là. Celle-ci.

Et la petite aussi.

Mets-la en marche !

Tu sais. C'est pas si simple. Dis...

- Je reviens tout de suite. - Hé !

Papa ?

Non, tout va bien.

Elle est partie en ville.

Il est OK. Maman s'accommode très bien de lui.

Plus que ça, même.

Plus que ça ! Allô ?

Oui, je lui dirai.

Oui, il fait beau ici aussi.

À plus tard. Oui, ciao.

Oui, ciao.

Paul ?

Tout va bien ?

- On fait pas ça avec de l'iode ? - L'alcool, c'est mieux.

Ah, putain !

Doucement !

Marie Joseph !

Qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes fous ?

- Quoi ? - Où est Paul ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Je me suis blessé.

- Pourquoi tu ne m'as pas appelée ? - On s'en est sortis comme ça.

Robert, va me chercher le savon !

Tu m'as pas rapporté de chewing-gums ?

Désolée, j'ai oublié.

J'ai rencontré le Professeur Kübler. Tu passes en troisième.

C'est affreux.

Regarde-moi ça ! Vous avez fait quoi ?

- Anna ? - Oui ?

Tu as de la sueur sur la lèvre.

C'est parti.

Paul, n'oublie pas de noter tes heures de travail pour la piscine.

La peinture est dans ma voiture.

Savon !

Tu dois aller chercher la femme du boss au bordel. Vas-y !

- Putain, pourquoi ça roule pas droit ? - Il faut rouler au milieu de la route.

- Oh, j'ai renversé quelqu'un. - Ça fait rien.

- Qu'est-ce que vous faites ? - Oh, Maman ! Je suis mort.

Tu as encore une vie.

Je me disais qu'on pourrait regarder un film.

Je lui explique le jeu, mais...

Je vais à gauche ou à droite ici ?

Heu. À gauche, et après à droite.

- Tu veux jouer ? - Non, continuez.

Ici, à droite ou à la prochaine ?

Tout droit.

Merci, au revoir !

Oui, mon trésor !

Ils sont comment ?

Oh, des couleurs superbes.

Très belles.

J'espère que ça suffira.

On a du mortier et de la colle.

Organise ton temps à ta guise.

Le son a besoin de temps pour se développer.

Accelerando, ça veut dire accélérer, pas s'emballer comme un lévrier.

Tu exagères toujours. Je te l'ai dit des milliers de fois. Lève-toi.

Beaucoup trop mou.

Mou ?

Paul ? Paul, viens voir. Viens voir.

Robert va te jouer un morceau deux fois de suite

et tu dois dire quelle version tu préfères, OK ?

La tienne d'abord, puis la mienne, OK ?

- Elles étaient bien toutes les deux. - Et...

Quelle est la différence entre les deux versions, à ton avis ?

La première avait plus de punch. La seconde était...

Un peu...

Vas-y. Juste au feeling. Laquelle t'a le plus plu ?

Peut-être la première. Mais je sais pas comment c'est censé être.

Laisse-le. Ça sert à rien.

C'est juste un jeu. Allez, jouez !

Si je devais choisir, la deuxième.

N'importe quoi !

Tu veux boire quelque chose ?

Volontiers.

- Viens. - J'arrive.

Sens ça.

Ça sent bon.

- T'as pas mis de sucre ? - Non, non. Pas de sucre.

- Bon... - Merci.

Pardon...

Santé !

- C'est bon. - Tu as...

- Toi aussi. - Oui ?

C'est parti ?

- T'en veux aussi ? C'est délicieux ! - Je ne supporte pas le lait.

Intolérance au lactose.

Que penses-tu de dormir ailleurs cette nuit ?

- Nous trois ? - Non ! Nous deux.

Près du lac.

Oui, allez-y, tant que le temps...

Je serai contente d'être un peu débarrassée de vous.

À condition que tu sois là à 9 heures demain, comme convenu.

Oui. Bien sûr.

- Qu'est-ce qu'il y a à 9 heures ? - Répétition générale pour l'audition.

Non, merci.

Tu vas avoir un gros nez de poivrot si tu continues.

Toi, tu crèveras d'un cancer du poumon.

À moins que tu te suicides avant.

Comment il s'est suicidé ?

- Qui ? - Qui, à ton avis ?

Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?

Ils ont juste dit que...

que Frank s'était suicidé parce qu'il avait des problèmes.

Ah.

Et ?

Je crois que je vais dormir dans la maison.

Hé, ça veut dire quoi ?

J'ai pas envie de répondre à des questions idiotes.

OK, Paul.

Je te promets, plus de questions.

Promets-le !

Juré, craché !

Il s'est pendu.

Dans le garage.

Bordel.

Vraiment, avec une corde ?

- Pas de questions ! - Pardon.

Avec un câble.

Au plafonnier.

C'est là que je l'ai trouvé. Tu sais à quoi ça ressemble ?

À quoi ça ressemble... le visage tout bleu,

et la langue pendante ?

Des taches sur le pantalon ?

Tu sais à quoi ça ressemble ? Il était tellement affreux !

Oui, je veux dire... Pourquoi il a fait ça ?

Pourquoi il s'est...

Je sais pas ! Je sais pas !

On devrait l'appeler.

On devrait l'appeler et lui demander.

"Allô, Frank !

"Allô, Frank, pourquoi t'es-tu suicidé ?

"Pourquoi t'es-tu suicidé, sans laisser de lettre d'adieu ?"

Peut-être qu'il répondrait.

Excuse-moi. Je suis désolé.

C'est bon.

Hé !

Aïe ! Attention ! Mon bandage !

Attention !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien, pourquoi ?

- T'es cinglé ? - Quoi ?

L'eau !

Merde !

Donne.

Quelle heure est-il ?

Dix heures moins le quart.

Y avait pas répétition à 9 heures ?

Et alors ?

Bonjour.

Bonjour.

Allez, ping-pong !

OK.

Mince !

- Alors ? - Pas de dîner ce soir.

- Pourquoi ? - Chacun prend ce qu'il veut.

- Du salami ? - Non, merci.

- Paul, ça avance bien ? - Oui, ça va.

- Où est la pizza surgelée ? - Quand y en a plus, y en a plus.

On a assez de carreaux ?

Oui.

Mais qui est là ?

Oui, mon beau.

- On va aller se promener ! - Je peux venir ?

Regarde ce bon repas !

Tu aimes ça, hein ?

À Schumann !

À Paul !

À...

À l'audition.

La sonate de Berg, Robert,

elle est devenue très bien.

N'oublie pas que tu dois m'y conduire.

Paul, tu veux bien t'occuper de Schumann ?

Robert !

Bonne chance !

Oui, allô ?

Oui, ça se passe bien.

Comment est Madrid ?

Non, ils sont partis.

Aucune idée. Ils n'ont rien dit.

Elle l'a laissé ici, oui.

D'accord. Salut.

Schumann !

Schumann !

Schumann !

Merde !

- Salut. - Salut. Où est mon chien ?

Il était là à l'instant.

Voilà mon beau chien !

Salut !

- Où est Robert ? - Aucune idée. Il m'a dit de partir.

Il m'a interdit d'entrer avec lui.

Il faut refaire ton bandage.

C'est bientôt fini.

Voilà.

Robert a été d'une telle inconvenance, tu ne peux pas t'imaginer.

Tu peux tenir ça ?

Il est si agressif parfois.

Tiens bien.

Je ne sais pas de qui il tient ça.

C'est un âge difficile, en plus.

Et son père n'est jamais là quand il a besoin de lui.

- Oui... - Tu peux tenir ça ?

Oui, c'est dur.

Je suis désolée, Paul.

Je trouve...

J'admire ta force.

Comment ça ?

Tu es tellement courageux.

Mais tu n'as pas à l'être tout le temps. Personne ne te demande ça.

Fais attention de ne pas le salir.

OK.

Comment s'est passée ton audition ?

Bien.

Réussie ?

Bien sûr. Qu'est-ce que tu crois ?

Où est Anna ?

Aucune idée.

Tu devrais le savoir.

Elle est partie te chercher.

Je ne comprends pas, alors.

Bizarre. Je suis dans ma chambre.

Je t'ai cherché partout !

Je te parle !

Souffle, pour voir !

Tu me prends pour une idiote ? Tu croyais que je ne verrais rien ?

Chéri, je suis désolée !

Je suis désolée ! Mets de l'eau froide. Robert, je suis désolée.

Ta mère a appelé ?

Non.

- J'ai mis des cuisses de poulet au four. - Anna...

Viens.

Merde.

Ouais, ouais.

Ici.

T'en veux pas ? Viens. Viens. Ici.

Viens, viens.

Robert dort ?

- Je crois que oui. - Tu devrais aller te coucher aussi.

Tu étais où ?

Tu fumes trop.

Occupé !

Je rappelle plus tard. Ciao.

Ça fait très mal ?

Oui.

Je suis vraiment désolée.

Mais je ne comprends pas pourquoi tu bois de l'alcool avant l'audition.

Non ?

Explique-moi.

Maman, occupe-toi de Paul et laisse-moi tranquille.

- Hé ! - Stefan ! Tu es déjà là ?

Je pensais que tu rentrais demain !

Il y a tellement longtemps que je ne t'avais pas vue au piano !

- Elle avait un talent très prometteur. - Il y a longtemps.

Anna, tu ne veux pas le lui dire ?

Lui dire quoi ?

Qu'est-ce que tu as à me dire ?

Oh, ça ! On s'est bien amusés !

Je le savais.

Paul n'est pas compliqué du tout, ce n'est pas une diva comme ton fils.

Anna...

Et il est très adroit... en tout cas pour la piscine.

C'est quoi ?

- Rien. - Chic bandage.

C'est Anna qui me l'a fait.

Ah ! Vous avez joué au docteur ! C'est du joli !

Je m'absente quelques jours et...

Où est Robert ?

Je ne sais pas ce qu'il a. Il est devenu cinglé.

Il est arrivé à l'audition ivre mort. Évidemment, il l'a ratée.

- C'est pas vrai ! - Si ! Mais j'ai pensé à quelque chose.

J'ai appelé Maman et elle m'a donné raison. C'est...

Il faut retirer le piano.

Comment c'est, sur le front ?

Le front ? Quel front ?

Je sais pas.

Le front du mauvais temps, le front de la guerre, le front du couple...

Comment va ta main ?

C'est embêtant.

Aux USA, tu pourrais porter plainte contre ta mère

et tu gagnerais sûrement.

- J'aurais pas besoin de témoins ? - Probablement.

Je n'ai rien vu.

Alors, affaire classée. Pas d'affaire.

Si vous le dites.

Qu'est-ce que tu fais là ?

C'est pas beau à voir.

Bonne nuit.

Oh, putain !

T'es cinglé ?

C'est possible...

Tu as encore bu ?

Alors, c'était bien ?

Quoi ?

Tu sais très bien de quoi je parle.

Merde !

Je vous ai vus.

- Quoi ? - Eh oui !

Ne crie pas comme ça.

Espèce de salopard !

Merde.

- Je l'aime. - Quoi ? T'es complètement fou.

- Et elle m'aime. - Elle t'aime ?

Laisse-moi rire.

Attention, ça peut s'infecter.

Voilà.

Y avait plus de pains complets.

Robert,

un peu de fromage ?

- Toi ? - Non, merci.

Paul, tu ne veux rien au petit déjeuner ?

Laisse-le.

Écoute, Robert.

Ta mère et moi avons parlé de ton numéro au conservatoire.

Tu te rends sûrement compte que ce n'est pas juste envers elle.

Tu sais combien elle a investi en toi.

Il ne s'agit pas de ça.

Il ne s'agit pas de quoi ?

De cette audition débile.

Tu vois ? Ta conception des choses est fausse.

Ce n'était pas une "audition débile".

Ç'aurait été une avancée importante pour toi.

Tu as laissé passer une énorme occasion.

D'autres n'ont pas cette chance, même s'ils ont du talent.

J'espère que tu t'en rends compte.

Et ce qu'Anna va entendre au conservatoire !

Ça va se répandre comme une traînée de poudre.

Sincèrement, je pensais que tu étais plus mûr et plus raisonnable.

Tu veux pas me raconter enfin ce qui s'est passé en mon absence ?

Eh ben...

Anna et Paul...

Anna m'a énervé. C'est tout.

Il n'a pas faim.

Bon.

On n'en parle plus.

Stop ! Stop !

Stop !

Robert !

Robert !

Ouah ! Super ! C'est vraiment bien !

Si tu fais couler l'eau ce soir, on pourra tous nager demain matin,

pour l'inaugurer.

Je vais en ville avec Stefan. Il y a à manger dans le frigo.

Robert va sûrement bientôt rentrer. Passez une bonne soirée.

Vous pourrez aller faire un tour avec Schumann ?

Oui.

Anna !

J'arrive !

Dis-moi ce que je dois faire.

Je viens d'aller nager.

Félicitations.

Maintenant, vous l'avez, votre putain de piscine.

C'est Anna qui va être contente.

Allez.

Schumann !

Il faut que j'y aille.

Ciao, Robert.

Ciao ?

Je me casse. Mon train part dans une demi-heure.

Déjà ?

Allonge-toi sur le lit, c'est plus confortable.

Je préfère dormir par terre.

Paul ?

Sous-titres Marie Marcelot

Sous-titrage Titra Film Paris

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