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" Nous sommes venus pour servir l'Humanit�... "
"... pour r�instaurer la bienveillance mutuelle... "
"... pour �clairer le chemin qui m�ne de la peur au bon sens... "
"... pour veiller � encourager la tranquillit�. "
" Nous ne demandons ni r�compense, ni gratitude".
LES MONITEURS
d'apr�s un roman de Keith Laumer
Les Moniteurs sont vos amis.
Remettez-vous-en aux Moniteurs.
�uvrez pour la paix.
La violence n'est pas une solution.
Les Moniteurs apportent la paix.
La paix apporte le bonheur.
Les Moniteurs sont bons...
car ils nous ont montr� la justesse et le bien-fond�...
de notre forme de gouvernement.
Tout comme l'�ternel parla � Job du milieu de la temp�te...
des voix semblent s'adresser � nous...
ici et maintenant...
pour nous dire de ne pas abandonner tout espoir...
d'avoir foi en nos traditions.
Et une nouvelle fois, ainsi qu'il est in�vitable...
la nuit laissera la place � l'aube aux lueurs de rose.
Toute vie est sacr�e.
Tous les Hommes sont fr�res.
Utilisez la raison, pas la force.
Les Moniteurs vous prot�geront.
Les Moniteurs travaillent � votre bien-�tre.
Soyez bienveillants. La bienveillance est une force.
Les Moniteurs sont bienveillants.
Aider les autres, c'est vous aider vous-m�me.
Croyez aux Moniteurs ! Ce sont vos amis.
Tenez, mes fr�res, mes s�urs. Prenez ceci, tenez.
Croyez aux Moniteurs ! Ce sont vos amis.
Ils sont sur Terre...
Je regrette, monsieur, on vous a demand� de ne plus faire �a.
C'est une violation du Code public 347.
Je dois vous demander d'arr�ter.
�, Moniteur bien-aim� !
Je crois en vous, je vous v�n�re, je...
Code public combien ?
Relevez-vous, monsieur, ou je vous emm�nerai vers un centre de th�rapie.
�, fr�re bien-aim�, vous avez fait tant de bien. Soyez b�ni.
Nous ne demandons pas l'adoration...
seulement la coop�ration vers un but commun.
Je me vois contraint de vous demander de partir.
Utilisez la raison, pas la force.
Les Moniteurs sont vos amis.
La paix apporte le bonheur.
Salut, petits polissons.
J'aime les Moniteurs parce qu'ils n'ont pas de pulsions sexuelles...
et parce qu'ils n'aiment pas �tre partie prenante...
et parce qu'ils se contentent de rester assis et de regarder...
et parce qu'ils savent garder leur calme...
et parce que, eh bien... c'est le genre de types qui me pla�t.
Les Moniteurs sont vos amis. Remettez-vous-en aux Moniteurs.
�uvrez pour la paix. La violence n'est pas une solution.
Il �tait une fois un pilote nomm� Harry.
Pilote, amateur de filles, acteur pour la t�l�.
Il n'aimait pas les Moniteurs.
Il travaillait sur un film...
avec Barbara, la s�duisante vedette de cin�ma.
Elle travaillait secr�tement pour les Moniteurs.
Et il y avait...
Je m'appelle Stutz ! Colonel Stutz !
- MISERE ! - Oui, Stutz crie : " MISERE ".
MI-SE-RE : la r�sistance clandestine aux Moniteurs.
Et Blackwish, le g�n�ral, chef de la MISERE.
Oh ! Et puis Max, aspirant com�dien et fr�re de Harry le pilote.
Mona �tait une jeune fille perturb�e.
Elle suivait un stage chez les Moniteurs.
Le chef des Moniteurs.
Je suis Jeterax, le responsable des op�rations ici.
BUREAU DU TERSCH
Barbara...
Ce n'est pas votre heure habituelle.
Mais c'est agr�able de vous voir.
Je suis inqui�te, monsieur. Un proverbe de chez nous dit...
que trop de prosp�rit� rend les gens fous.
Ce manque de s�r�nit� semble �tre un mal mondial.
La s�r�nit�, � quoi bon ? Je suis seule.
Vous venez � propos de Harry Jordan.
Vous n'avez pas l'air surpris.
Nous le surveillons depuis un moment. Il est dans l'opposition.
Ralliez-le par tous les moyens.
J'essaierai, monsieur.
Tout ceci prend plus de temps que pr�vu.
Vous avez fait beaucoup de bien au monde, monsieur.
Par la force.
Nous avons d� contr�ler le monde. Nous voulions �tre des partenaires.
J'ai foi en ce que vous faites.
Bach.
Scarlatti !
Bach ! Carl Philipp Emmanuel, pas Jean-S�bastien.
Scarlatti ! Domenico, pas Alessandro.
C'�tait la sonate pour trio en r� de Carl Philipp Emmanuel Bach.
" Les Moniteurs sont venus mettre un terme � nos peurs... "
Mlle Cole, pouvez-vous nous renseigner sur votre film ?
- Il s'appelle " L'orpheline volante ". - De quoi parle-t-il ?
Une pauvre, mais honn�te, travailleuse parcourt le monde en avion � h�lice...
afin d'�chapper au d�sir trouble qu'elle �prouve...
envers son riche, mais peu scrupuleux, tuteur...
dont les intentions, pense-t-elle, ne sont pas tout � fait honorables.
Harry ?
- Aimez-vous le m�tier de pilote ? - Oui, beaucoup.
Ce n'est pas g�nial, mais c'est agr�able.
C'est un m�tier convenable. Oui, convenable.
C'est tr�s bien exprim�.
- J'aime dire ce que je pense. - C'est tr�s sens�.
Et � quoi pensez-vous ?
�a ne se dit pas.
�a ne se dit pas.
- Voyez les abeilles. - Les abeilles ?
Les abeilles ordinaires.
Quand une abeille rencontre une abeille de l'autre... genre...
comme �a, en passant devant la ruche...
l'abeille A voudrait parler ou communiquer avec l'abeille...
- L'abeille B ? - Il aimerait bien se la faire.
Et l'abeille A, appelons-la Jimmy...
Jimmy ne peut pas le dire si directement.
Alors, il... il fait... une petite danse majestueuse.
- Les abeilles dansent ? - Oui.
Et l'autre abeille dit d'accord et ils repartent ensemble.
Bon, Jordan, on a un planning tr�s serr�.
Vous d�collez et vous volez en ligne droite.
Que fiche donc Jordan l�-haut ?
Mlle Cole !
L�chez le manche !
L�chez le manche !
- Posez-la ! - Avec plaisir.
C'est bon, Jordan, allez toucher votre ch�que. Vous �tes vir�.
Non ! Non, c'�tait de ma faute.
Si on allait boire un verre tout � l'heure ?
Merci !
Bonjour chez vous !
Un sourire pour la cam�ra, Mlle Cole.
Un pilote comme toi peut travailler pour une compagnie a�rienne.
Mon beau-fr�re, lui, se la coule douce. Il se fait dans les 3000.
Je sais : horaires r�guliers, routes r�guli�res. Tout est r�gulier.
Et la paie est r�guli�re.
Tu es un philosophe r�gulier, n'est-ce pas ?
Je suis ce qu'on appelle un toqu� de culture.
Je suis tellement dingue de musique classique...
que j'ai presque tous les disques de rumba sortis par Xavier Cugat.
J'aime les Moniteurs parce que...
ils ont �lev� le niveau culturel de toute la soci�t�.
Viva los Monitores ! Cha-cha-cha !
" Les Moniteurs sont venus mettre un terme � nos peurs. "
" Avec franchise et sinc�rit�, nous applaudissons tous... "
"... les Moniteurs ! "
Croyez aux Moniteurs ! Croyez en eux et aimez-les !
Tu aimes les Moniteurs, Harry Jordan ?
Martin P1, dossier Harry Jordan : r�sidence 4426 Oakshire.
Fin de transmission.
Bonsoir, mesdames et messieurs.
Je vais vous interpr�ter ce soir une chanson de ma cambrousse natale.
Je la chanterai dans son dialecte original, que j'ai invent�.
Elle s'appelle : " Chant du draineur de marais ".
Hein ?
Qu'en dites-vous, Mlle Cole ?
Oh ! C'est tout � fait, euh... int�ressant.
Vous croyez pouvoir m'obtenir une audition ?
Non, Max, nous n'avons pas invit� Mlle Cole � la maison pour �a.
Harry, te voil� !
C'est mon autre fils : Harry. Il est pilote.
Mais bien s�r, vous vous connaissez.
- Bonjour, Harry. - Que faites-vous ici ?
Je voulais m'excuser pour cet apr�s-midi et pour votre boulot.
Harry a encore perdu son boulot ? F�licitations, Harry.
Harry, devine un peu qui j'ai vu au supermarch�.
VENEZ ME VOIR DANS 15 MINUTES URGENT P.A. STUTZ - MISERE
Annie Hegelberg : tu te souviens ? Elle avait le b�guin pour toi au lyc�e.
Elle est impeccable maintenant. Elle n'a plus du tout de boutons.
Merveilleux, m'man. Si tu la revois, passe-lui le bonjour.
Si on regardait la t�l� ?
" Plus de fusils ni de chars, Et plus de militaires. "
" Pour tout ce que vous faites, recevez nos remerciements... "
"... chers Moniteurs ! "
Je m'appelle...
Je m'appelle Attila Settembrini.
Et j'ai tra... j'ai trav... j'ai travaill�...
dans la d�sinto... d�sinfection...
aux services sani... taires durant toute ma vie.
Et je suis ici pour dire... pour vous dire... que...
les � Monitores � ont tout rendu plus propre.
Dans les rues...
c'est plus propre et mieux rang�... et il y a plus de poubelles...
publiques.
Les gens ne re�oivent plus les ordures sur la t�te.
Alors, je vous dis...
qu'ils sont...
ils sont nos amis.
Dites-moi, Mlle Cole, �tes-vous mari�e ?
- Pas encore. - Moi non plus.
Harry est libre.
Oui, je sais.
Les Moniteurs sont vos amis.
- Que regardes-tu, maman ? - Ces gens.
Quoi que tu en dises, mon gar�on, ils ont fait beaucoup de bien.
Oui, si tu aimes vivre dans un pays o� m�me l'amour est organis�.
Non, Harry, ce n'est pas cela.
Mes sinus sont � nouveau d�gag�s et l'eau a bon go�t.
Oui, ils sont g�niaux mais je les hais quand m�me.
Harry...
J'aimerais vous parler de quelque chose.
Visez-moi �a !
- Allons voir. Ding-ding ? - Ding-ding.
- Puis-je venir ? - Si vous voulez.
J'esp�re que Harry et vous serez tr�s heureux, Miss Cole.
si vous voulez vous les repr�senter de cette fa�on.
Ce que je trouve vraiment, vraiment rem��rqu��ble chez les Moniteurs...
c'est qu'ils sont formidablement, f��rmid��blement corrects.
Les Moniteurs sont venus en �missaires, ici sur Terre.
Mais le m�rites-tu, mon fr�re ?
En vaux-tu la peine, ma s�ur ?
Ils sont bons et nous sommes mauvais !
Ils sont purs et nous sommes...
Amen, mon fr�re, amen !
Ayez foi dans les Moniteurs ou les Cieux s'ouvriront...
pour vomir des crapauds cornus, des grenouilles pustuleuses...
et toutes sortes de l�zards gluants et �cailleux !
Fr�res bien-aim�s, je pr�che la fin d'Harmagu�don !
Mais oui, mes amis, la fin d'Harmagu�don !
Elle arrive ! Elle est l� !
Plus jamais de choc entre grandes puissances...
de conflits et de clameurs, de douleurs et de t�n�bres !
Tu es d'accord, mon fr�re ?
- C'est moi que vous questionnez ? - Oui, c'est bien toi.
- Sur quoi ? - Sur la fin d'Harmagu�don.
- � bas la tyrannie ! Des �lections ! - Vous avez tort !
Le feu et le soufre de l'Enfer pleuvront sur les incroyants !
- Vous �tes fou ! - Attention � ce que vous dites !
- Des �lections ! - Obsc�ne !
Max...
Harry, qu'avez-vous fait ?
�a vous co�tera la d�tention � perp�tuit�.
Harry Jordan...
Il ne faut jamais les toucher. Ce n'est pas autoris�.
Fichons le camp d'ici.
Vous venez ?
Harry Jordan, veuillez vous pr�senter sur-le-champ au Contr�le central.
" Cours, cours, ils arrivent, mets-toi en s�curit�. "
" Fuis sans te demander pourquoi ni comment, cours et c'est tout. "
" Cours, cours, les voil�. "
" Ravale ta fiert�, n'essaie pas de jouer au h�ros. "
" �chappe-toi et va te cacher. Aujourd'hui comme demain, cours. "
Je savais bien que vous �tiez un romantique.
Je suis un papillon.
Tu n'es pas un papillon.
J'ai �t� un papillon.
Maintenant, je suis une �charpe en cachemire.
Max, Max !
Qu'est-ce qu'on fout l� ?
Pr�parez-vous, mes fr�res, vous �tes sauv�s !
Prenez l'autre c�t�.
Mlle Cole, �cartez-vous ! C'est un travail d'hommes !
Je m'appelle Stutz. Colonel Stutz !
- MISERE. - Vous �tes colonel ?
� titre temporaire. Dans le civil, je vends des aliments pour animaux.
Voudriez-vous abaisser ce machin ?
- Vous �tes dans la mis�re ? - La MISERE ! - La MISERE ?
La Milice Secr�te de Repr�sailles.
Organisation � but non lucratif oppos�e aux Moniteurs.
On a besoin de vous, Jordan.
Vous �tes un as du pilotage : quatorze victoires homologu�es.
Harry Jordan, ceci est une formalit� de routine.
Veuillez ouvrir la porte.
Veuillez ouvrir la porte.
On ferait mieux de mettre les bouts.
Tout le monde dans la voiture ! Allez, grouillez-vous !
Il ne vous sera fait aucun mal.
Les Moniteurs sont vos amis, Harry Jordan.
Notre chef est le g�n�ral Stanton Slade Blackwish.
- Il n'a pas �t� �ject� de l'Arm�e ? - Oui, c'est le g�n�ral pacifiste.
Le pacifiste qui a dit : " Plut�t soumis que mort ou rouge ".
Mensonge !
Une calomnie perfide des Rouges visant � d�molir un bon Am�ricain...
qui aime autant les tueries que nous tous.
Charmant.
Tout comme son h�ros Tom Jefferson, le g�n�ral est convaincu...
que l'Arbre de la Libert� s'abreuve du sang des patriotes...
- On dirait de la langue de bois. - Vous aviez besoin de dire �a ?
Maintenant, je dois tout reprendre au d�but.
Tout comme son h�ros Tom Jefferson, le g�n�ral est convaincu...
que l'Arbre de la Libert� s'abreuve du sang des patriotes.
Il a donc fond� une organisation clandestine...
destin�e � renverser nos oppresseurs. Elle se nomme...
MISERE !
J'aime les Moniteurs, car dans le quartier o� nous habitions...
des brutes n'arr�taient pas de me taper dessus.
D�s que les Moniteurs sont arriv�s, ils ont arr�t�.
Pour la m�re-patrie et le pays ! Sic Semper Tyranis !
O� est votre tatouage ?
Qui vous l'a dit ?
Attention !
Attention, s'il vous pla�t !
Attention ! Attention, s'il vous pla�t !
Rangez-vous sur le c�t� de la route et stoppez compl�tement votre v�hicule.
Ne soyez pas inquiets. Rangez-vous et arr�tez-vous.
Il s'agit d'une mission d'assistance standard.
Vous ne courez aucun danger.
- Stutz, arr�tez-vous ! - Stutz ne s'arr�te pas.
Jordan, revenez !
Vous n'auriez pas d� faire �a, Mlle Cole. Nous voulons Harry Jordan.
Vous alliez lui tirer dessus !
Pour qu'il ne tombe pas aux mains de l'ennemi !
- C'est l� que je descends. - Vous n'irez nulle part.
- Vous en savez trop. - C'est vous qui avez parl�.
" Nous sommes venus pour servir l'Humanit�... "
" Nous ne demandons ni r�compense, ni gratitude. "
" Nous sommes venus pour servir l'Humanit�... "
" Nous sommes venus pour servir l'Humanit�... "
Et mon fr�re dans tout �a ?
Soyez tranquille. La MISERE ira le chercher.
Ne vous laissez pas abuser par cette grange en ruines.
C'est le quartier g�n�ral de la MISERE.
Bienvenue dans la salle de la paix, M. Jordan.
Je regrette d'avoir � dire que nous sommes pein�s.
Code public num�ro 468 : agression envers un Moniteur.
Sanction : d�tention � perp�tuit�.
D�tention � perp�tuit� ? Toute la peine est pour moi.
Pourquoi vous �tre laiss� capturer afin de sauver Albert K-30 ?
Qui �tes-vous ?
Je suis Jeterax, le responsable des op�rations ici.
D'o� venez-vous ?
Puis-je partir ?
Code public num�ro 468 : agression envers un Moniteur.
- Sanction : d�tention � perp�tuit�. - J'avais compris.
Oui ?
On a chopp� un d�serteur, G�n�ral : le premi�re classe Anderson.
Pauvre Anderson.
Je lisais ses d�chirements sur son visage.
La loyaut� partag�e, la cupidit�, le patriotisme...
la peur pour sa femme et ses enfants.
Qu'est-ce qu'on fait de lui, G�n�ral ?
Fusillez-le imm�diatement.
Je me r�jouis de vous voir entre nos mains plut�t que d'autres.
Avec vous, notre cause aura... un symbole.
J'avais peur que vous ne disiez : une figure de proue.
Vous paraissez boulevers�e, Mlle Cole.
Pas vous ? Vous venez d'ordonner qu'on tue un homme.
J'ai le sentiment, M. Jordan...
que vous pourriez nous aider.
Pourquoi vous aiderais-je ?
- Pour le bien-�tre de votre pays. - Mon pays, vous l'avez envahi !
Votre pays ?
Votre pays d�labr�, M. Jordan.
Vos villes pourrissantes, vos politiciens corrompus...
votre police inefficace et injuste.
Au moins, c'�taient mes flics et mes politiciens.
Vos flics, vraiment ?
En quoi avez-vous personnellement influ� sur la proc�dure polici�re...
et sur les lois les autorisant � intervenir ?
Nous avions le droit de vote pour d�cider...
qui installerait les parcm�tres et les feux de signalisation.
- En usiez-vous ? - Ouais.
- Si j'usais de quoi ? - Du vote.
Quelquefois.
Essayons de comprendre...
et prions pour que les Moniteurs comprennent...
� l'instar de Mo�se qui conduisit les H�breux...
ployant sous le joug �gyptien vers une nouvelle terre...
qu'une nouvelle forme de gouvernement repr�sentatif doit �merger...
du d�sert aride de nos affres actuelles.
Nous combattons un ennemi implacable : les Moniteurs !
Nous ne sommes qu'un petit peuple.
Nous devons parfois utiliser des moyens d�plaisants pour parvenir � nos fins.
O� sont vos troupes, G�n�ral ?
Nous sommes une arm�e citoyenne : des Blancs, des Jaunes, des Noirs.
Pauvre Anderson...
Pauvre Anderson.
Pauvre Anderson !
Votre pays d�labr�, M. Jordan.
Vos villes pourrissantes, vos politiciens corrompus...
votre police inefficace et injuste.
�a suffit.
Dans nos �coles, M. Jordan, les gens apprennent comment nous aider � les aider.
- Vous me proposez une formation ? - Oui.
- Ai-je le choix ? - Non.
Alors, j'accepte.
J'ai obtenu mon dipl�me d'�tudes secondaires aupr�s des Moniteurs.
J'avais 22 ans � l'�poque et je dansais seins nus, et le reste aussi.
J'avais ma cage perso. J'�tais largu�e par la vie.
J'�tais une simple... vous voyez ce que je veux dire.
Et alors, ces types se sont point�s.
J'ai �t� tr�s attir�e par eux, intellectuellement.
Ils m'ont montr� comment ouvrir mon esprit.
Ils m'ont sauv� de toutes les bassesses physiques de la vie.
J'ai appris � vivre. Vous voulez un dessin ?
Voil� un revolver.
Voil� un fusil.
Tu veux devenir soldat ?
Parfait, tu dois �tre capable de le d�monter...
et ensuite de le remonter dans le noir.
- Dans le noir ? - Le d�monter. - Et le remonter ? - Dans le noir.
- Je ne crois pas... - Tu veux sauver ton fr�re, non ?
Bien. Vas-y.
Dans nos �coles, M. Jordan...
les gens apprennent comment nous aider � les aider.
- Pr�ts ? - Pr�ts !
Exercice !
Une, deux... Une, deux...
Et stop !
L'exercice suivant est collectif. Allongez-vous !
- Pr�ts ? - Pr�ts !
Roulez !
Enlacez !
Que penses-tu de la disposition des lieux ?
C'est fonctionnel.
M�fiez-vous.
Non, je voulais dire : pour partir en faisant le mur.
Quel mur ?
C'est un mouchard.
Non !
Un sale mouchard.
- Non quoi ? - Non tout court.
�a va ! Tout le monde debout.
- Dans la piscine ! - Le dernier � l'eau est un subversif !
Un, deux, trois, quatre !
Un, deux, trois, quatre !
- Qu'est-ce que vous faites ? - Opr�ration " Endurcissement ".
Il y a une chose que vous ignorez au sujet des com�diens.
Nous sommes des l�ches...
m�me quand il s'agit de sauver la vie de notre propre fr�re.
- Vous �tes l� � titre temporaire. - C'est mon �ducation qui m'a perverti.
...deux, trois, quatre...
Vous savez ce qui fait de vous un individu aussi petit et mis�rable ?
Vous �tes farci de tous ces complexes sexuels d�pass�s.
" Nous dansons dans la joie, car la chance nous est venue. "
" Nous �tions dans la d�prime, maintenant nous chantons pour... "
"... les Moniteurs ! "
Si la musique des Moniteurs est l�aliment de l�amour...
jouez-la !
Les Moniteurs sont serviables.
Le bonheur vient en aidant les autres.
Se rendre utile est le plus grand bienfait.
La mod�ration apporte la satisfaction.
Les Moniteurs sont mod�r�s en toutes choses.
Aider, c'est vivre.
L'exc�s, c'est la mort.
" Les jeunes et les vieux les aiment. Ils soignent m�me le rhume. "
" Nous esp�rons qu'ils resteront, et c'est pourquoi nous prions. "
" Que le Seigneur b�nisse chacun d'entre eux. "
" Les Moniteurs ! "
Les Moniteurs sont serviables.
Le bonheur vient en aidant les autres.
Salut, je m'appelle Mona.
Vous repassez vos le�ons ?
Du caf�.
Autre chose ?
L'exc�s, c'est la mort.
- Savez-vous comment on arr�te �a ? - Facile.
J'esp�re que vous l'aimez noir.
La cr�me fait grossir, le lait irrite les intestins...
le sucre produit des acides, les acides attaquent l'�mail des dents.
Vous devez �tre ici depuis un moment.
Les Moniteurs n'aiment pas le sucre, ni aucun stimulant artificiel.
Vous avez une t�te qui me pla�t.
Vous me plaisez bien.
Stutz appelle MISERE ! Stutz appelle MISERE ! � vous.
Ici MISERE. O� sont Barbara Cole et Max Jordan ? � vous.
Avec moi, imb�cile ! � vous.
- O� �tes-vous ? � vous. - En route pour sauver...
- Laissez tomber. Termin�. - Bien re�u. MISERE, termin�.
�a, c'est de l'organisation ! L'organisation de la MISERE !
On n'est plus � la maternelle.
Savez-vous comment on sort d'ici ?
- Mais je veux bien rester, maintenant. - Vous me flattez.
Mais je veux vraiment partir.
Reprenez votre chapeau.
Venez.
Qu'avez-vous ?
C'est vraiment g�nial pour un premier rendez-vous.
Je me disais...
Je regrette de d�cevoir ce vieux monsieur.
Moi et les �tudes, �a fait deux.
SALLE D'HORTICULTURE
Stutz � Max : �tes-vous dans le Q.G. des Moniteurs ? � vous.
Ici Max : pas encore. Termin�.
Grmmbl par ici. Grmmbl...
Max ? Max !
Ce que tu es moche.
Je porte un masque !
Mais tu as raison, je me sens moche.
Tu te sentiras encore plus mal si on ne sort pas d'ici.
Harry, est-ce que �a va ?
Oh ! Mona, je vous pr�sente... mon fr�re Max...
Mlle Barbara Cole, et le colonel Stutz de la MISERE.
Vous m'avez reconnu ?
Vous vous �tes baign�s ?
Jordan, je vous vois toujours avec des belles femmes.
C'est quoi, votre secret ?
Les �ufs crus ? Le germe de bl� ? Le steak tartare ? Dites-le-moi.
Les Moniteurs, c'est un groupe b�ton. Ils sont toujours d�contract's.
Huit kilom�tres !
Huit kilom�tres carr�s de vide complet.
Tout sera compress� en un c�ur de mati�re annihil�e.
Vous savez ce qui restera ?
Rien.
C'est �pouvantable.
La premi�re bombe � implosion au monde !
Vous pouvez nous aider.
Comment ?
Avec vous pour larguer la bombe, fiston...
nous pouvons raser leur Q.G. et dissuader ceux qui resteront.
Ce ne serait pas un peu...
exag�r� ?
Oui, Barbara ?
Nous sommes rentr�s au Q.G. de la MISERE, monsieur.
Je sais. Comment va M. Jordan ?
- Il est occup�. - Et Mona ?
Vous voyez quelle �l�ve c'�tait.
Nous ne r�ussissons pas toujours, Barbara.
Oui, monsieur.
- Monsieur, vos instructions... - Oui ?
Rien, monsieur.
Barbara !
Parmi votre peuple, entre un homme et une femme...
qu'est-ce qui fait que...
Pourquoi trouvez-vous un homme plus attirant qu'un autre ?
Je crois qu'il y a une interf�rence dans la communication, monsieur.
Peut-�tre...
Alors, ce sera tout.
Si tu as besoin de quelque chose, sonne la femme de chambre.
N'h�site pas.
Hello.
On vous a donn� une chambre poussi�reuse, alors...
j'ai pens� que je, euh...
La v�rit�, Harry, c'est que vous m'avez manqu�.
Je vous ai vu avec cette fille et j'ai compris que...
je n'ai aucun droit sur vous.
Je n'ai pas pour habitude de m'accrocher � un homme.
Vos v�tements sont ici et vous avez le bonjour de votre m�re.
- Apr�s tout, vous pouvez bien... - Mademoiselle Cole...
avoir une fille dans chaque a�roport.
- Mais j'�tais inqui�te pour vous. - Barbara...
Tu as mis mon peignoir de bain.
Veux-tu le reprendre ?
Barbara ? Est-ce que �a va ? Je n'ai pas eu de vos nouvelles.
Embrasse-moi, Harry.
C'est la voie de l'avenir, Harry.
J'aimerais avoir quelque chose � dire sur mon propre avenir.
Il faut bien choisir.
La paix ou la guerre, la prosp�rit� ou la pauvret�.
Ne commence pas � faire des listes.
Ces maudites listes.
Barbara ?
Pas terrible, comme endroit.
Vous �tes encore all�e fouiner.
Mona, ce n'est pas le moment de penser � manger !
- Cheddar ou gorgonzola ? - J'aime bien les deux.
Cheddar.
Allons...
- Pain normal ou complet ? - Normal ou complet !
Bon, complet, mais je ne veux pas de graines � l'int�rieur.
Seulement sur la cro�te. L'h�licopt�re est derri�re cette porte.
- Raifort ou moutarde ? - Raifort.
J'adore le raifort.
Aimez-vous les oignons ?
Oui, les oignons jaunes, mais je n'aime pas les gros blancs.
Pour moi.
- Des h�licopt�res ? - Des gros, des petits, tous les genres.
Le gen�ral Blackwish a vraiment une bonne table.
Restez o� vous �tes !
�a va, les enfants, c'est moi.
Vous savez qu'une fois, j'ai d� �taler de la p�te d'arachide...
avec mon nez sur toute la longueur de Division Street.
- Tu n'as jamais �t� bizut�. - Un pari perdu sur les �lections.
Tu te rappelles, quand on avait des �lections ?
J'aime les Moniteurs parce qu'avec eux...
je ne pense plus � manger des bonbons qui ab�ment les dents.
- Et je passerai lieutenant ? - Ce ne sera qu'un d�but, Culp.
Clarence...
Lawrence, Colonel...
C'est frappant.
Avez-vous song� � rester sous le nom de Lawrence d'Albanie ?
- Vous voulez dire... - Exactement !
On passe du c�t� des Moniteurs. Rien ne nous arr�tera, Culp.
Le monde nous appartiendra !
- Vous savez piloter, Culp ? - Ouais.
Croyez-vous pouvoir m'amener jusqu'� un P.C. des Moniteurs ?
- Je pense, si j'ai les cartes. - Vous les aurez.
Banza� !
Fascinant !
La premi�re bombe � implosion. Op�ration " Table rase ".
On leur donne la bombe et on fait un march�.
Colonel, je ne veux pas contrarier une grande cause, mais n'est-ce pas...
de la trahison ?
Trahison ?
Voil� un mot que je ne veux plus jamais entendre dans votre bouche.
Oui, on peut dire qu'un l�ger parfum de trahison flotte dans l'air.
Mais la guerre a ses r�gles, Culp !
R�gle num�ro 1 : ne pas poser de questions.
R�gle num�ro 2 : �tre du c�t� des vainqueurs.
C'�tait quoi la premi�re r�gle, Colonel ?
Halte ! Qui va l� ?
Halte ! Qui va l� ?
Pas la peine, je vous ai reconnus !
Vous �tes tous en �tat d'arrestation !
Prenons Jordan par surprise.
O� est Jordan ?
Il a fichu le camp avec elle.
Tu voyages toujours en premi�re classe, hein ?
- Raifort et pain complet ? - Oui.
- O� allons-nous ? - � Washington.
- Washington ? Pour quoi faire ? - Pour voir le Pr�sident.
Tu veux lui dire ce qu'on sait � propos des Moniteurs, c'est �a ?
Je lui parlerai de la bande de timbr�s qui tient cette salet� de camp � la noix.
- Pourquoi vous �nerver comme �a ? - Je ne m'�nerve pas !
Il se trouve que j'ai une capacit� inn�e et naturelle pour la haine.
Il faut avoir appris � ha�r, si on veut savoir comment aimer.
�a fait peur.
Stutz !
Ceci est absolument contraire au r�glement !
Dire, Stutz, que je vous ai toujours consid�r� comme mon fils.
- � Tu quoque �, Culp ? - Vous dites, G�n�ral ?
Si vous �tes pris, G�n�ral...
.. ne leur donnez rien d'autre que vos nom, grade et matricule.
Ils ne le croieront jamais.
- �tes-vous mari�e ? - Qui, moi ? - Non, le pain !
- �tes-vous mari�e ? - Non.
C'est pour �a que vous ne pigez pas.
Il faut se marier avec quelqu'un pour savoir combien on peut ha�r.
Je suis disponible.
Selon vous, il faut trouver quelqu'un qu'on d�teste pour pouvoir l'�pouser ?
Ne sois pas impatient, Blackie.
On sera rentr�s pour l'ap�ro.
Allez voir si on peut sortir.
Esp�ce d'emp...
Oh ! Quel langage !
Memmpffampff�.
Comme la fleur de souci, cette petite plante vaillante...
nous pers�v�rerons dans l'adversit� vers notre destin in�luctable.
SCEAU DU PR�SIDENT DES �TATS-UNIS
Monsieur le Pr�sident ?
Je n'ai plus gu�re de visiteurs, et les visites guid�es ont cess�.
Il n'y a m�me plus de reportages t�l�vis�s...
sur ce lieu historique.
Mais, Monsieur, vous devez... Je veux dire, qui...
Qui fait tourner la boutique ?
Je crois bien que c'est moi.
Mais sachez que les affaires sont loin d'�tre florissantes, M. Jordan.
Vous �tes Harry Jordan ? Je vous ai vu � la t�l�.
Oui, c'est moi.
Je n'ai m�me plus l'occasion de me servir de lui, d�sormais.
Alors, qui prend les d�cisions ?
Eux : les Moniteurs.
Si vous me trouvez aigri, vous devriez entendre ce qu'on en pense au Kremlin.
Les langues slaves ont un r�pertoire de jurons tr�s fourni.
Vous ne semblez pas tr�s optimiste, Monsieur.
Les Moniteurs ont une vision, aucun doute l�-dessus.
Mais comme nombre de missionnaires, ils n'arrivent pas � comprendre...
pourquoi les gens n'appr�cient pas tout le bien qu'ils leur font.
C'est un vieux routier de la politique qui vous le dit : �a ne marchera pas.
Le bien qui est � faire, les gens doivent le faire eux-m�mes ou �a �chouera.
Voil� pourquoi j'attends.
Qu'attendez-vous ?
Je ne sais pas exactement.
Mais mon devoir sera d'�tre ici lorsque cela arrivera.
Vous avez peut-�tre raison.
Oui, j'ai raison, M. Jordan.
Je parierais ma vie l�-dessus.
C'est ce qu'on appelle le sens du devoir, n'est-ce pas ?
- Mona, Max, venez. - O� ?
Je pense le moment venu de faire ce que j'ai � faire.
Les petites gens de la nation saluent les Moniteurs.
Nous, les h�ros anonymes de notre soci�t�...
les camionneurs, les postiers, ceux qui font les trous des beignets...
nous avons enfin l'ordre et la loi qu'il nous fallait.
Et pour cela, je dis : " � la v�tre, les Moniteurs !"
Max, occupe-toi d'elle.
Je vais voir ce qui se passe dans le bureau du g�n�ral.
- Harry ! - Pas maintenant, Barbara.
- Harry, s'il te pla�t... - S'il te pla�t, quoi ?
Harry, ne fais pas de b�tise.
Tu me conseilles d'�tre prudent ?
Je ne veux pas que tu fasses quoi que ce soit pour leur nuire.
Les Moniteurs ?
Choisis ton camp ou reste sur la touche.
Merci...
mademoiselle.
C'est ma bombe ! Je l'ai vol�e !
C'est ma bombe ! Rendez-la-moi !
Foutez-moi la paix !
La ferme !
Ne faites pas �a, madame !
On est press�e, ma jolie ?
Je veux partir.
- Elle ne vous fera pas de mal. - Vous pouvez toujours le dire.
Mais vous �tes s�r d'envoyer en l'air deux millions d'autres connards.
Ce bidule est r�gl� pour exploser...
dans 20 minutes.
- On va l'arr�ter. - Comment ?
Pas moyen.
Pas moyen.
Au revoir, Harry. Vous aussi, beaut�.
Consolez-vous quand m�me : quand cet engin explosera...
aucun de vous deux ne sera au nombre des bless�s l�gers.
Salut, tout le monde.
Tu ferais mieux de partir.
- Tu ne peux pas l'arr�ter ? - Va-t'en.
Je vais la porter � tes amis.
- Je vais avec toi. - Non.
- C'est la mort ! - Je vais avec toi.
Jeterax ! Je vais me poser !
Faites donc, M. Jordan, venez.
Nous pourrons peut-�tre discuter.
M. Jordan, Barbara ? Vous �tes venus ensemble.
Vous allez devoir partir, Jeterax, et sans tarder.
- Je vois. - Je vous en prie, monsieur.
J'en apprends sur la nature humaine.
- Ce n'est pas facile, n'est-ce pas ? - Non, en effet.
Il y a une autre signification derri�re ces mots : laquelle ?
- Allons, Jeterax, vous n'�tes pas d'ici. - De la Terre ?
Cela n'y change rien : ni notre action, ni nos motifs.
Voil� ce que vous avez appris sur la nature humaine ?
Mon gar�on, ce sont nos obligations envers la Fraternit� universelle...
des �tres intelligents qui nous ont retenus ici.
Jeterax...
Il vous reste moins de 5 minutes.
Vous mourrez aussi, tous les deux.
- S'il vous pla�t ! - Vous avez encore le temps.
Non.
Mes amis, nous restons.
Tous les services missionnaires doivent accepter des pertes.
- C'est moi qui donne les ordres ! - Donnez-les.
Les Moniteurs ne peuvent pas tuer.
Nous ne pouvons pas �tre entra�n�s dans la violence et la cruaut� humaines.
Mais nous savons mourir, M. Jordan.
Je ne veux pas que vous mouriez. Barbara ne le veut pas non plus.
Savez-vous ce que vous voulez, M. Jordan ?
Oui, bien s�r, je sais ce que nous... ce que je veux.
Je veux que vous rentriez chez vous, o� que cela puisse �tre.
Jamais par la force.
Jeterax, je suis un l�che. Je vous jure que c'est vrai.
Ce truc va bient�t exploser, ou imploser.
- Quoi qu'il fasse, ce sera dans... - Trois minutes.
- D�sarmez-le. - On ne peut pas l'arr�ter !
Allez-vous partir ?
Allez-vous partir ?
Allez-vous partir ? L'un de vous va-t-il se barrer ?
Je le reconnais, M. Jordan, nous �tions capables de lire dans vos esprits.
Mais nous n'avons pas pu, je crois, et nous ne pourrons jamais...
sonder vos c�urs.
Vous avez tellement raison.
Savez-vous ce que c'est, pleurer, crier, hurler ou rire ?
�tes-vous parfois odieux, flemmard, bourr� ?
Vous ne comprenez m�me pas pourquoi les Hommes tuent.
Comment pouvez-vous pr�tendre les gouverner ?
Huit... Sept... Six...
Cinq... Trois...
Deux... Un...
Allons bon...
Un peu de bruit, beaucoup de fum�e et une sacr�e puanteur.
J'aurais d� savoir qu'un projet mis au point par Blackwish et Stutz...
finirait de cette fa�on.
� pr�sent, M. Jordan, nous partons !
- Hein ? - Vous partez ?
Vous avez gagn�, sur toute la ligne. Vous n'avez plus � partir.
Nous ne serions jamais partis de force.
Le Central m'avait rappel� avant votre arriv�e avec cet engin.
- Mais alors, pourquoi... - Le prix est trop �lev�.
Chacun de ces points rouges clignotants est un foyer de troubles.
Vous avez des armes, et tous les moyens requis pour conserver le pouvoir.
Nous �tions pr�ts � mourir.
Nous ne sommes pas pr�ts � tuer au nom du Bien !
Il nous faut choisir : rester en tuant ou bien partir.
Je ne ris pas, je ne pleure pas, je ne me saoule pas, M. Jordan.
Je ne fais que servir.
Et cela n'est plus possible.
Il est clair que nous sommes arriv�s trop t�t dans votre Histoire.
Au revoir, mon enfant.
J'esp�re seulement qu'il n'est pas trop tard dans votre Histoire...
pour...
Au revoir, M. Jordan.
Harry...
Au revoir, monsieur.
Signez ici, monsieur le Pr�sident.
Merci, monsieur le Pr�sident.
Merci, monsieur le Pr�sident.
Merci, monsieur le Pr�sident.
Merci, monsieur le Pr�sident.
Blinis ? Pirojkis ?
D�licieux !
"Ils" les ont envoy�s par avion, sp�cialement pour l'occasion...
en m�me temps qu'une caisse de vodka et une terrine de borchtch.
Le monde entier veut r�compenser ce gar�on avec une m�daille.
La Tha�lande veut lui d�cerner l'ordre de l'�l�phant blanc.
L'Abyssinie s'appr�te � le nommer dans l'ordre du Sceau de Salomon.
Au Mexique, c'est l'Aigle azt�que.
Et " ils " parlent de lui accorder l'Ordre de L�nine.
Je crois que vous connaissez le g�n�ral Blackwish...
le colonel Stutz et le commandant Culp...
mes nouveaux conseillers militaires.
Nous sommes de vieux amis, monsieur le Pr�sident.
Oublions nos diff�rents et tournons la page.
Une grande t�che nous attend : la construction d'un monde meilleur.
Le commandant Culp et moi-m�me sommes de tout c�ur avec vous, G�n�ral.
Eh bien, qu'aimeriez-vous, M. Jordan ? Vous n'avez qu'� demander.
Une m�daille ? Une pension � vie ? Un travail utile et de tout repos ?
Non, merci, monsieur le Pr�sident.
Non.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Je retrouve ce foutu bon vieux temps.
Il m'a offert � manger et ensuite...
m'a dit que Stutz, Culp et Blackwish seraient ses conseillers militaires.
Alors, je suis sorti.
Voil� o� nous en sommes : deux gars et deux filles.
Et les gars n'ont pas de boulot.
H� ! Mon imitation de M. Mipps !
Tu m'aimes, avoue.
Eh bien, je...
Je te trouve tr�s sympa.
C'est... difficile � dire sans avoir de script.
Attends...
Je, euh...
Je t'aime.
Je t'aime !
Je l'ai dit ! Je t'aime !
C'est ce qui va t'arriver de plus dr�le de toute la journ�e, hein ?
C'est s�rieux. On ne plaisante pas avec une chose aussi s�rieuse.
C'est un moment apocalyptique. Il ne faut pas g�cher l'apocalypse.
Je le pense.
Je le pense, Harry.
Et toi ?
Je ressens exactement la m�me chose.
Peux-tu d�crire ce que tu ressens ?
Je reconnais que nous �tions capables de lire dans vos esprits.
Mais nous n'avons pas pu, je crois, et nous ne pourrons jamais...
sonder vos c�urs.
CENTRE D'INCORPORATION
Allez, magnez-vous le train. Avancez par l�, les gars.
F�licitations, messieurs, vous avez �t� d�clar�s aptes.
L'Arm�e des �tats-Unis vous souhaite la bienvenue.
Sous-titres : l'Onkrakrikru
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