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PETITE SĆUR
Un film de Martijn Zuidewind
avec
Daantje Zuidewind
dans le rĂŽle de Daantje
et
Martijn Zuidewind
dans le rĂŽle de Martijn
Enfin.
J'arrive.
J'arrive. Regarde.
Regarde bien.
Et tu vas m'aider.
Ă enregistrer les choses.
VoilĂ .
Presque.
Le portail.
Je pense que c'est ici.
On y va.
Action.
Bonjour ?
Bonjour.
Martijn ?
Tu ne me laisses pas entrer ?
C'est donc ici qu'elle habite.
Assez luxueux pour quelqu'un qui vient de s'installer seule.
- Tu es plus ùgée. Plus grande aussi. - Coupe ça.
- Impossible. - Pourquoi ?
Je veux enregistrer la façon dont tu te comportes avec moi.
Bien, tu le sais maintenant.
- Tu peux couper ça maintenant. - Tu peux m'aider avec mon sac à dos ?
Je t'ai apporté quelque chose. Gentil, non ?
Pour ta collection.
- Pourquoi es-tu ici ? - Je devais te voir. Tu m'as manqué.
- Tu aurais pu téléphoner avant. - Tu ne m'aurais pas laissé entrer.
- Tu m'as fait peur. - Tu crois tes propres mensonges ?
Coupe ça, enfoiré.
Qu'est-ce qui ne va pas ? Je ne fais rien de mal.
Merde.
Mon Dieu.
Salut.
- Qui est ce type ? - Ce type ?
- Mon frĂšre. Il s'appelle Martijn. - Bonjour.
- J'ignorais que tu avais un frÚre. - Moi aussi, c'est assez récent.
- Récent ? - Je ne l'ai pas vu depuis longtemps.
- Et pourquoi, Ă ton avis ? - Il habite Ă Londres.
TrĂšs bien. Mais je suis lĂ maintenant et je fais un film Ă propos de sa vie.
Chouette.
Tu es un caméraman trÚs enthousiaste. Tu vas tout filmer ?
Ăvidemment. Jusqu'Ă ce que j'en tombe.
- Qu'en pense Daantje ? - Elle trouve ça génial.
- Tu tombes bien. - Pourquoi ?
- Tu vas pouvoir filmer notre show. - Quel show ?
Daan, pourquoi ne lui as-tu pas parlé de notre show ?
- Tais-toi, Ingeborg. - SĆurette...
Maintenant, il peut tout filmer.
- Parfait. - Absolument.
C'est lourd. Laisse-moi t'aider.
Attends.
- Combien coûte ce projecteur ? - 25 florins.
- Est-ce qu'il fonctionne ? - OK, 10 ça ira.
Daantje...
LÚve-toi. Réveille-toi.
Regarde le réveil.
Regarde.
Continue Ă regarder.
Continue Ă regarder.
Oui.
Il y a exactement 20 ans que tu es ma petite sĆur. FĂ©licitations.
TrĂšs bien.
- Est-ce vraiment nécessaire ? - Il faut respecter les traditions.
Tu es le boss aujourd'hui.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Tu le sais trĂšs bien. Petite sĆur.
Non, je ne sais pas de quoi tu parles.
- Non ? Réfléchis bien. - Je n'en ai vraiment aucune idée.
Daantje.
- Je te présente Bas. - Salut, je m'appelle Bas.
- Salut, Bas. - Et lui, c'est Ramon.
Alors, c'est toi le petit frĂšre ?
- Quel petit frÚre ? - Celui avec la caméra.
Oui, moi aussi.
Petit frĂšre, viens ici.
Vas-y, zoom.
Zoom.
Merci.
Tu as le droit de lire ça ?
Pourquoi ne viendrais-tu pas filmer chez moi ?
Pour le show. Je te montrerai sur quoi je travaille.
Pourquoi le ferai-je ?
Tu n'es pas intéressé par ce que j'ai à te dire ?
- Oui, si cela concerne Daantje. - Et si ce n'est pas le cas ?
- Tu peux aller au diable. - Quoi ?
Tu peux aller au diable. Tout simplement.
Et toi ? Salope. Pourquoi est-ce que je te déteste tant, Daantje ?
Merde.
Les petites filles deviennent des grandes filles.
- ArrĂȘte ou je l'embrasse. - Vas-y.
- Doucement. - Je fais ce que je veux, Daantje.
Tu vas bien ?
Tu ferais mieux de surveiller ton mec. Ce n'est pas un zoo ici.
- De qui parles-tu ? - Ce petit con. Ton mec.
Tu sais quoi, Martijn...
Pourquoi ne rembobinerais-tu pas ta bande ?
Pourquoi bois-tu autant ?
Ingeborg, fais un zoom sur la tĂȘte de ce saoulard.
- Tu l'as ? - Oui, je l'ai.
Martijn, je m'en fous d'aller au diable, tu sais.
- Ciao. - Salut.
Salut.
Chouette soirée.
C'était une chouette soirée.
Beau mec.
Tu as souvent des mecs comme ça ?
Il embrasse bien.
AllĂŽ, Daantje Ă l'appareil.
Oh, c'est toi.
Merci, mais c'était hier.
Mon anniversaire, c'était hier.
Pour vous c'est peut-ĂȘtre aujourd'hui, mais pour moi c'Ă©tait hier.
TrĂšs bien.
C'est comme ça qu'il faut lui parler.
Mais ça ne demande pas vraiment beaucoup de courage...
maintenant qu'ils sont Ă l'autre bout du monde.
Pourquoi continues-tu Ă me filmer quand je dors ?
Parce que tu es belle quand tu dors.
Qu'est-ce qu'une tĂȘte d'endormie a de si beau ?
Tout.
Que fais-tu ?
Mon devoir. Je dois terminer la conception d'un pantalon,
mais chez Rietveld, les pantalons ont tout sauf des jambes.
Explique-moi comment tu fais un projet.
Tu commences par une idée brute. Comme ceci.
Ensuite tu fais le modĂšle, comme celui-ci.
Les jambes sont trop longues, mais les mannequins ont de longues jambes.
- C'est bon ? - Super. Merci.
Ouah ! Génial, le pantalon.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? - C'est beau.
- Tu ne l'aimes pas ? - J'aime beaucoup. Vraiment trĂšs bien.
- Mais ? - Pas de mais. C'est trĂšs bien.
Tu ne me crois pas ?
Action.
Tu es notre nouveau mannequin, Daan. Ne vacille pas.
TrĂšs bien.
Vas-y.
Continue Ă regarder.
Que fais-tu ?
Tu as envie de jouer un jeu ?
Je connais un chouette petit jeu. Regarder un film.
J'ai beaucoup de bons films. Qu'en penses-tu ?
Tu as peur ?
Regarde.
Continue à regarder. Ne détourne pas le regard.
- Papa. - Tu les a piquées ?
Oui.
N'est-ce pas génial ?
C'est donc toi qui les avais tout ce temps. Enfoiré.
Continue Ă regarder, Daan.
Baloo.
Quelle petite fille joyeuse.
Daan...
Laisse-toi aller. Tout va bien.
Tu te souviens de ça ?
C'était la derniÚre fois.
Maintenant regarde, Daantje. Regarde.
Regarde, Daan. C'est quoi, ça ?
- C'est ton anniversaire. Oui. Regarde. - Ne fais pas ça.
- Tu dois regarder maintenant. - ArrĂȘte ça. Je ne veux pas voir ça.
Non, Martijn. LĂąche-moi.
On ne peut pas continuer comme ça. Tu dois te forcer et regarder ces films.
Mon Dieu, mais laisse-moi tranquille pour une fois.
Je ne te laisserai pas tant que tu ne les as pas regardés.
Il est beau, n'est-ce pas ?
Celui-ci est vraiment moche. Et celui-lĂ est pire encore.
- Ne sois pas ridicule. Je m'en vais. - Attends.
Daan...
On s'en va, Ramon. Ă bientĂŽt.
Il s'occupera de la maison. D'accord ?
Bien, monsieur. Il paraĂźt que tu embrasses si bien.
- C'est vrai. - Vraiment ?
- Beaucoup de gens me disent ça. - Tant mieux pour toi.
C'est une question de sentiment. Certains croient que c'est une technique.
Mais ce n'est pas le cas. C'est juste une question de sentiment.
De passion. Le plaisir que tu ressens.
Et le plaisir est insaisissable. Il te glisse entre les doigts.
- Et j'ai de grandes lĂšvres. Ăa aide. - Tu peux me montrer ?
- En t'embrassant sur la bouche ? - Non. En embrassant l'air.
Tu mouilles tes lĂšvres.
Tu ouvres la bouche, comme ceci.
Et tu sors la langue.
Son journal intime.
Ouah.
- Ouah ! - Ramon, arrĂȘte ça.
Je crois qu'elle m'aime. Voyons ce qu'elle pense de toi.
- Donne-moi ça. - Non, Martijn.
C'est personnel. Tu le sais.
- Ramon, il est Ă toi, ce fromage ? - Tu en veux ?
Salut, Daantje. Comment s'est passĂ© ton examen ? Ăa a marchĂ© ?
TrÚs bien. Ils ont aimé mon travail.
Les tissus et les techniques ont bien marché aussi. C'était parfait.
Je te l'avais dit, petite. Tu peux y arriver.
En effet : tu es brillante. Tu n'es pas d'accord, Martijn ?
Bien joué, Daantje.
- C'est tout ? Je te trouve géniale. - Vraiment ?
Oui. Mais je dois aller pisser.
- Il est complĂštement fou. - Il lit ton journal. Tu le savais ?
- Quoi ? - Ton journal. Il lit ton journal.
Ramon...
- Qu'est-ce que tu as lu ? - Lu ? Moi ?
Martijn dit que tu as lu mon journal.
- Je n'ai mĂȘme pas de journal. - Vraiment ?
Cher journal, aujourd'hui Martijn m'a ennuyé toute la journée avec sa caméra.
Je n'ai jamais un instant Ă moi.
Enfoiré.
- Bisou. Pitié. - Non.
Voici toutes les maisons oĂč nous avons habitĂ©.
Francfort, 1983.
Vous voulez du thé ?
Martijn, tu ne pourrais pas aller filmer ailleurs ce soir ?
Chez Ingeborg, peut-ĂȘtre ? Je crois qu'elle en pince pour toi.
Et alors ?
Martijn, s'il te plaĂźt.
Ingeborg ne m'intéresse pas.
Merde.
Mais Ramon, je ne l'aime pas.
Et alors ? Tu ne dois pas aimer une fille pour la baiser.
C'est mon avis.
Et toi, tu l'aimes ?
- Quoi ? - Tu aimes Daantje ?
Aimer... Je ne sais pas.
- Donc tu ne l'aimes pas. - Va te faire foutre, mec.
- Ramon... - Ăa ne le regarde pas.
Mais ça me regarde.
Chérie, je t'aime.
- Tu ne veux pas virer ce mongol ? - Mon frĂšre n'est pas un mongol.
Non.
C'est moi, le mongol. Appelle-moi quand le film est fini. Je vais au foot.
- Ramon, allez. - Va au diable.
Dommage. Il est parti. Je commençais justement à l'apprécier.
C'est terrible. Il est parti pour toujours.
C'est absurde.
Ramon m'adore.
Peut-ĂȘtre. Mais toi, tu l'aimes ?
Tu ne crois tout de mĂȘme pas que je ne vois pas pour quoi tu l'utilises.
Un jour, tu devras faire un choix.
- Bienvenue dans mon trou. - Salut, mec.
Qu'en penses-tu ?
- Ăa, c'est Victor. - Quel boucan en haut.
Mon voisin l'avait mis Ă la poubelle. Il surveille tout.
Je vois ça.
- Tu n'as pas de meubles. - Je ne suis jamais Ă la maison.
Ils ne peuvent pas faire moins de bruit lĂ -haut ?
Et ça... Taisez-vous.
C'est le temple.
Le temple de Sa Majesté Ramon le Terrible.
Vous pouvez sortir maintenant.
- Tu aimes ? - C'est quoi ?
- Ingeborg, dĂ©pĂȘche-toi et joue. - C'est mon tour ?
Kamchatka. Martijn.
Jawohl.
Alles klar, Herr Kommissar ? Dass ist sicher wunderbar.
- D'accord. - Une carte.
Tu me fais mal.
- Le Japon. - Moi, je voulais le Japon.
- Dommage. Il n'a plus rien. - Le Japon, Tijn. Joue.
Vous ne pouvez pas faire plus doucement ?
J'étais en train de gagner, mec.
Je gagnais.
Tu es une fourmi à écraser. Va jouer à ton jeu stupide.
Les putes vont et viennent, toutes moches. Et lui est alcoolique.
- Je rentre chez moi. - Salut.
- Ă demain. - Oui, Ă demain.
Tijn...
- Il est tard. - C'est chouette, non ?
Il est l'heure de rentrer. Pour toi.
Je reste, tout comme je continuerai Ă te hanter pour toujours.
Salut, Ingeborg. Reine de la nuit.
Attends.
Et maintenant celle-ci.
Comme ça. Attends.
Comme ça ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? Ne t'arrĂȘte pas. - Ramon, ne t'arrĂȘte pas.
Ne t'arrĂȘte pas.
- Salut. - Mon Dieu.
Calme-toi. ArrĂȘte.
Ramon, j'aimerais parler en privĂ© avec ma petite sĆur. Je peux ?
Mon Dieu. Ton frÚre est vraiment un enfoiré de premiÚre.
Oui, mais Daantje était d'accord que je regarde.
Tu veux voir comment elle regardait la camĂ©ra ? "Ramon, ne t'arrĂȘte pas."
C'est vrai.
Dégage.
Bien, mon garçon.
Daantje. Bien joué, non ? Tu es fiÚre de moi ?
OĂč dois-je dormir maintenant ? Je n'ai nulle part oĂč aller.
Tu aurais dĂ» y penser avant.
à propos, je veux récupérer ma clé. Maintenant.
Bien joué, Tijn.
C'est moi. Le film est fini. Je peux te le montrer ?
- Je pensais qu'il était fini. - C'est le cas.
Le voici. Mon chef-d'Ćuvre.
Ă droite.
Bien.
Alors ? Tu aimes ?
C'est tout ?
Salut, Tijn.
Amuse-toi avec ton Prince Charmant.
Daantje, je suis lĂ .
Ăa tourne ?
Salut, petit con.
- Qu'est-ce qu'il fait ici ? - J'ai soif.
Qu'est-ce qui te fait penser que tu pouvais t'en tirer comme ça ?
- Comme quoi ? - Tu sais ce que je veux dire.
Non. Aucune idée.
Que faisait cette pute dans ta chambre ?
Quelle pute ? Je ne connais pas de pute.
Je connais que des filles bien élevées qui commandent à boire gentiment.
Et qui me regardent avec admiration.
- Pourquoi plaisantes-tu toujours ? - Je suis sérieux. Demande à Karin.
Ramon, tu m'écoutes ?
OK, cocote. Dis tout Ă tonton Ramon.
Avec plaisir. Connard.
- Je crois qu'elle t'aime. - Je ne connais pas cette conne.
- Je t'ai dit que tu ne rentrais pas. - Je veux juste te parler.
- Ăa ne sert Ă rien. RĂ©flĂ©chis. - Je ne fais que ça.
- Fellini, dis quelque chose. - Salut, Ramon.
Calme-toi. Sois cool. Tu ne veux pas m'expliquer ce qui se passe ?
Ăa ne sert Ă rien. RĂ©flĂ©chis. Va-t'en. Tu n'as pas entendu ce que j'ai dit ?
- Tu me dois une explication. - Je ne te dois rien.
C'est faux, pauvre conne.
Mon Dieu, Daan. Ouvre la porte. Ouvre cette putain de porte.
Merde.
ArrĂȘte.
S'il n'arrĂȘte pas, j'appelle la police. C'est ma porte aussi, tu sais.
- Ramon, arrĂȘte ça. - Laisse-moi entrer.
Tijn, aide-moi. Ramon, arrĂȘte. Tu es devenu fou ?
ArrĂȘte, Ramon. DĂ©gage.
Ouvre la porte.
- Ne crie pas. Je veux t'aider. - Je n'ai pas besoin de ton aide.
Tu n'es pas sĂ©rieux. Au fond de ton cĆur, tu sais que c'est faux.
Daan, regarde.
Si j'étais toi, je regarderais l'amour de maniÚre plus positive.
Ătre plus positif. C'est de cela qu'il s'agit.
- Tu l'as entendue, Ramon : sois positif. - Ouvre la porte.
Connard de cinéaste.
Toi, le Jan de Bont, ouvre.
Salut.
Merde. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'a-t-il a encore fait, ce con ?
OĂč Ă©tais-tu ce matin ?
Je nous ai trouvé un appartement et j'étais seule.
Tu disais que tu étais enthousiaste, mais...
Qu'est-ce que tu as encore fait ?
- Qu'est-ce qu'il fait lĂ ? - J'ai rompu avec Ramon.
Quoi ?
- Pourquoi ? - Il m'a trompée.
Avec qui ?
Avec une pĂ©tasse aux cheveux bizarres. Une tĂȘte comme une barbe Ă papa.
Je ne comprends pas.
Je connais Ramon. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux.
Il t'aime. Il ferait tout pour toi.
Je l'ai remarqué hier soir. Il ferait tout pour moi. Regarde.
Tu vois comme il m'aime.
Tu ne vois pas que c'est un con ?
Ramon ne ferait pas une chose pareille.
- Tu es l'amie de qui, Ingeborg ? - Certainement pas la tienne.
Je ne comprends pas pourquoi tu l'as laissé entrer. C'est stupide. Pourquoi ?
- Cela s'appelle une famille. - ArrĂȘte de geindre.
- Ce garçon n'est pas pour toi. - Et toi ?
- OK. Tu veux que je m'en aille ? - Je t'en prie.
Tu n'es pas sérieuse.
- Salut, Ingeborg. - Salut, Ingeborg.
Ăa, c'est une gentille fille.
Je te vois plus tard. Quand tu auras retrouvé la raison, d'accord ?
Gentille fille.
- Tu te souviens combien exactement ? - Un peu plus.
- Combien de sucres ? Trois, quatre ? - Cinq.
Non, trois.
Victor.
Tu es heureux ?
Qu'est-ce qu'il dit ?
Je crains que Victor ne s'amuse pas vraiment.
- Quand on est petit, on croit tout. - Qu'est-ce que tu veux dire ?
C'est fou de croire qu'en buvant ça on peut parler aux animaux.
On parlait tous les deux Ă Baloo.
- Et je me souviens de ce qu'il disait. - Vraiment ? Qu'est-ce qu'il disait ?
Il disait qu'il devait partir quelque temps, mais qu'il ne devait pas me manquer,
parce qu'il reviendrait, quoi que les gens puissent dire.
- De qui parles-tu, en fait ? - Qu'est-ce que ça change ?
Merde.
Martijn, fais quelque chose.
Pourquoi le devrais-je ?
Dis-lui que ça ne sert à rien.
Merde.
Martijn...
Il faut qu'on parle. Tous ces films que tu fais.
- Tu les montres Ă ta petite sĆur ? - Peut-ĂȘtre. Ăa dĂ©pend du sujet.
Ăa fait mal.
- Ces derniers jours... - Qu'est-ce qui te prend ?
Tijn, tais-toi.
Ăa fait mal. Ces derniers jours, j'ai pensĂ© que...
Désolé, mais ce sont des conneries.
- Merde, je commençais à aimer. - Il faut d'abord l'écrire.
PrĂȘt ? Vas-y.
ChĂšre Daan.
Vu les circonstances, je trouve que c'est particuliĂšrement difficile...
Ăa fait si mal.
Merde.
Je suis désolé d'avoir été aussi agressif, OK ?
Tu sembles croire que je vois quelqu'un d'autre.
Je ne veux pas ĂȘtre grossier, mais c'est de la connerie.
Si j'ai une fille aussi géniale que toi, pourquoi j'irais voir ailleurs ?
Je t'aime, mon amour. Je n'ai personne d'autre.
Je ne suis personne d'autre.
Je suis Ramon.
Ton petit con.
Daan, appelle-moi.
Appelle-moi, s'il te plaĂźt.
S'il te plaĂźt.
C'est tout.
TrĂšs beau.
Tu lui montreras.
Bien sûr, pauvre idiot.
OĂč Ă©tais-tu ? Comment ça s'est passĂ© ?
- Il ne t'ennuiera plus maintenant. - Qu'est-ce que tu lui as dit ?
- La vérité. - Toi ?
- C'était quoi, ce bordel ? - Je devais te donner ceci.
Un poĂšme. De Ramon.
"Daan, vu les circonstances, je trouve que c'est particuliĂšrement difficile..."
- C'est quoi, ces conneries ? - Il t'aime. Ne te moque pas de lui.
"Qu'est-ce que j'ai fait, Daan, pour mériter un sort aussi cruel ?"
- C'est triste. - C'est terrible.
Pénible.
Notre Ramon.
- Seul. - Tout seul.
- Abandonné. - Là dehors.
Coucou.
Tu ne peux pas ĂȘtre ma sĆur.
Ils ont dĂ» t'adopter.
Aurais-tu voulu ça ?
Ă toi de voir.
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire, chĂšre Daantje Joyeux anniversaire
Tijn.
Pourquoi faut-il toujours que tu fasses tout foirer ?
- Je dois savoir ce que j'ai fait. - Merde, Martijn. ArrĂȘte.
- Je dois savoir. - Pourquoi ? On est heureux, non ?
Pas moi.
Daantje, s'il te plaĂźt.
Tijn, pourquoi es-tu ici ?
- Pourquoi es-tu ici ? - Dis-moi oĂč je suis.
Ne sois pas bĂȘte. Pourquoi me rĂ©veilles-tu si tĂŽt ?
Je ne t'ai pas réveillée. Toi, tu m'as réveillé.
- Dans ma chambre ? - Donc, on est dans ta chambre ?
Oui. Et toi, tu viens te coucher à cÎté de moi.
C'est ce que tu veux ?
- Non. Ăa me fait peur. - Alors pourquoi tu me le demandes ?
Toi, tu me l'as demandé.
- C'est ça qu'ils t'ont fait croire ? - Ils ne m'ont rien fait croire.
Mais c'est toi le boss, petite sĆur. N'est-ce pas ?
Non. C'est toi. Tu fais toujours ce que tu veux. Pourquoi je serais le boss ?
C'Ă©tait toi, Daantje. ArrĂȘte de te faire des idĂ©es.
- Je ne voulais rien. - Toi, tu voulais savoir.
- Je ne voulais rien. - ArrĂȘte de le nier.
- Tu sais de quoi je parle ? - Non. ArrĂȘte.
Tu veux que je te le montre, peut-ĂȘtre ? Tu veux ?
Tu ne dois rien me montrer du tout. Je ne réagirai pas.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ? Tu ne peux pas sonner ?
La sonnette ne marche pas.
Vous vous amusez bien ?
Que viens-tu faire, Ingeborg ?
Que pensais-tu du message de Ramon ?
Quel message ?
Le message vidéo que Martijn a enregistré.
Tu sais, ces conneries : "Qu'est-ce que j'ai fait, Daan ?"
Oh, ça ? Ăa ne change strictement rien.
Pourquoi pas ?
Il m'a quand mĂȘme trompĂ©e. C'est trĂšs simple, non ?
Pourquoi tu ne vas pas lui parler ? Ne sois pas si dure avec lui.
Je te le répÚte : il m'a trompée. Je ne l'ai pas inventé.
- ArrĂȘte tes conneries. Laisse-moi. - Donne-lui une chance.
Je sais comment vivre ma vie. ArrĂȘte de t'en mĂȘler et laisse-moi seule.
- Laisse-moi seule. - Réfléchis à ce que tu fais.
Tais-toi et dégage.
Va-t'en.
- Bien joué, Daantje. - Tais-toi aussi.
Pourquoi ne m'as-tu pas montré le message vidéo de Ramon ?
- Je veux te montrer mes films. - Je veux voir cette vidéo.
Non, ces films sont beaucoup plus importants.
Pourquoi c'est toujours ce que toi tu veux ? Montre-moi, Ramon. Maintenant.
Impossible. J'ai effacé la bande.
- Tu ne les effaces jamais. - Je n'avais plus de bandes.
- Merde. Qu'est-ce que je dois penser ? - Je l'ai fait pour toi.
- Je ne veux pas te faire de mal. - Ne mens pas.
Daantje, je veux que tu regardes ces films.
Va te faire voir.
- Tu dois regarder. Tu dois. Maintenant. - Demain peut-ĂȘtre.
- Non. Maintenant. - ArrĂȘte de me donner des ordres.
Daan...
Appelle-moi.
Es-tu aussi seul que moi ?
Martijn.
- LÚve-toi, paresseux. - Donne-moi ça.
Beauté.
Merde.
Victor est parti.
- Merde. - Tu ne les trouves pas, c'est ça ?
- Je les trouverai. - Et si tu ne les trouves pas ?
- Je les trouverai. - Oui, mais si tu ne les trouves pas.
- Aide-moi. - Je ne peux pas. Je filme.
Merde.
- C'est toi. C'est de ta faute. - Non. Je ne fais que filmer.
- Que veux-tu de moi ? - Tu le sais aussi bien que moi.
- Mais tu as peur de l'admettre. - Comme c'est profond, Martijn.
- Alors, qui est vraiment le boss ? - Pas toi, perdant.
Tu vois : c'est toi, le boss.
Essaie de trouver tes bandes avant que quelqu'un d'autre ne les regarde.
Tu as cherché sous le lit ?
Tu cherches quelque chose ?
Je dois regarder derriĂšre le comptoir. Je veux juste...
- Merde. - Mongol.
Que vas-tu faire maintenant que tout a disparu ?
ArrĂȘte cette connerie.
Pourquoi ? Ăa aurait trĂšs bien pu ne pas se passer.
Qu'est-ce qui aurait trĂšs bien ne pas pu se passer ?
Tout.
Pour la premiĂšre fois de ma vie, je pensais faire quelque chose d'utile.
- Mettre fin Ă toute cette misĂšre. - Quelle misĂšre ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Solitude. Internat.
Bien dit, Martijn. Mais pourquoi me trompes-tu ?
- Est-ce que je te trompe ? - Tu ne sais pas de quoi je parle ?
C'est ça que tu cherches ?
- ArrĂȘte ça. - Impossible, Martijn.
Je manquerais l'expression de surprise sur ton visage. Si nous ne te...
- filmons pas, tu diras que c'est faux. - Oui, tout petit petit petit Tijn.
Merde.
Au revoir, Tijn.
- Tu es son petit frÚre, non ? - Dégage.
TrĂšs joli.
- J'ai mordu Daantje. - Juste un suçon. Tu ne l'as pas mordue.
- C'était quoi, ça ? - Rien.
Incroyable. Tu as vu le public ? Tu les as regardés ?
- J'ai dû remonter le moral de Daantje. - C'était super.
Ramon, donne-moi la caméra. J'ai aussi envie de filmer.
- Les femmes ne doivent pas filmer. - Donne-moi ça.
Tijn, je peux entrer ?
Que pensais-tu du show ?
Qu'est-ce que tu viens faire, Daantje ?
Je suis venue te réveiller.
C'est mon anniversaire.
Couche-toi.
Tu dors encore.
Sous les couvertures.
Tijn...
J'ai une question Ă te poser.
Je veux savoir Ă propos de Claudia.
Que fais-tu avec elle...
quand tu ne veux pas que je sois lĂ ?
Pourquoi veux-tu savoir ?
Tu l'embrasses ?
Oui.
Quel genre de baisers ?
De longs baisers.
Comment ?
Comme ça.
Et elle, que fait-elle ?
- La mĂȘme chose. - Dans l'air aussi ?
Non, idiote. Elle me touche.
Montre-moi.
- Maman et papa risquent d'arriver. - Je suis le boss.
Et aprĂšs, qu'est-ce qui se passe ?
- C'est tout. - C'est faux.
C'est vrai.
Claudia a des seins.
Alors vous faites l'amour, non ?
Oui. Parfois.
Montre-moi.
- Je suis le boss. - Ils vont arriver.
Je veux savoir. C'est mon anniversaire.
Il faut se coucher l'un sur l'autre.
Vas-y.
Tu dois d'abord te déshabiller.
Toi d'abord.
Et aprĂšs ?
Je ne sais pas.
C'est tout.
Que veux-tu dire ? C'est tout ?
- C'est tout. - Vous restez couchés comme ça.
Oui.
Tu ne savais pas quoi faire ?
Non. Comment je l'aurais su ?
Et Claudia ne le savait pas non plus ?
Elle était encore plus nerveuse que moi.
Je n'ai jamais été plus loin que ça.
Je suis désolée.
Des couteaux.
J'ai des couteaux bien aiguisés. Bien aiguisés.
- C'est quoi, ces bandes ? - Des vidéos utilisées.
Tu peux les réenregistrer. Tu peux les réutiliser.
- Qu'est-ce qu'il y a dessus ? - Je ne regarde pas les vieilles bandes.
Je n'ai pas le temps. Pourquoi regarderais-je les films des autres ?
- Moi, ça m'amuserait. - Non.
Il y a des gens qui font des choses bizarres avec les vidéos.
Tout le monde achÚte une caméra et commence à filmer aujourd'hui.
ComplÚtement fou. Ils pensent tous que ce sont de bons cinéastes.
Non, mais sérieusement, tu peux les réutiliser.
Cela ne coûte rien... Il suffit d'enlever les clips.
Et tu peux réenregistrer dessus.
Combien tu en veux ? Pour le tout.
- Toute la boßte ? 25 florins. - Allez, elles sont utilisées.
OK. Dix, ça ira.
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