All language subtitles for Trois.Jours.Et.Une.Vie.2019.FRENCH.1080p.WEB.H264-PREUMS

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Original subtitles

Musique intrigante

Grésillement

*-Merci à tous pour votre présence.

Rien ne nous permet de penser qu'il s'agit d'un enlĂšvement.

Nous quadrillerons la forĂȘt par le Nord.

DĂšs demain, nous poursuivrons les recherches

avec l'aide de la Protection civile et d'autres brigades de la région.

Nous devons nous assurer que l'enfant ne s'est pas perdu.

S'il est blessé, il est en risque d'hypothermie.

Je vous demande la plus vive attention.

Il est impératif que chaque mÚtre carré que nous aurons foulé

puisse ĂȘtre exclu dĂ©finitivement de la recherche.

Si vous le trouvez,

qu'il est inconscient ou blessé,

surtout ne le touchez pas.

Appelez immédiatement votre référent.

Je rappelle que les enfants ne sont pas autorisés

Ă  participer Ă  cette battue.

Musique inquiétante

...

Sonnerie du réveil

...

*Musique Ă  la radio

...

-Bonjour, maman.

-Ça va, mon grand ?

T'es déjà debout ? T'es en vacances.

-J'ai plus sommeil.

-Tu vas faire quoi, aujourd'hui ? -Je sais pas.

Un véhicule s'approche.

-Tu pourrais, je sais pas... Klaxon

Oh, ça va ! Il ferait mieux de payer ses employés.

-Tu pourrais pas travailler ailleurs ?

-Le travail, ça se trouve pas facilement.

...

Bon. Allez, j'y vais. -À ce soir.

-Oui.

...

Musique intrigante

...

*Musique Ă  la radio

...

Tiens, au fait,

ton argent pour midi.

...

Bonne journĂ©e. -ArrĂȘte !

...

Musique douce au piano

...

-Salut. -Salut.

C'est quoi, ça ? -Des rideaux.

Aboiements -T'es lĂ , toi.

-À ta place, je le toucherais pas. Il est crade.

-Je sais ce que tu veux. Gémissements

Allez, va chercher !

-Qu'est-ce qu'il pue !

Il disparaĂźt des fois. Je sais pas oĂč il va.

-Il doit avoir une amoureuse. -C'est clair.

-Attendez-moi ! -Antoine.

Émilie me fait une livraison. Tu peux accompagner RĂ©mi ?

-Papa a oublié sa gamelle.

-T'as vu le nouveau scoot de Théo ? Il est beau.

...

Alarme

-"La reproduction

fait plus... d'assurer

la continuité

de l'espÚce. Elle crée

la... Diver... la diversion

des deux sexes."

Antoine, c'est quoi, ça ?

-Je t'expliquerai.

-Bon. À plus.

-Tu fais quelque chose aprĂšs ? -Oui.

Je vais Ă  Marmont faire les courses avec ma mĂšre.

Salut.

Klaxon de train

-Bonjour, madame Antonetti. -Bonjour, ma petite.

-Un jour, l'homme pourra marcher sur Mars.

-Non, tu rigoles, hein. Tu me fais une blague.

Tu m'as toujours fait des blagues.

-Au revoir, madame Guénot.

Portez-vous bien. -Au revoir.

-Bonjour, les enfants. -BONJOUR.

-Déjà ?

Ça a pas traĂźnĂ©, dis donc.

Bouge pas.

C'est ancien, mais c'est pas mal.

-Merci, docteur.

-C'est pour mettre sous le sapin. C'est pas grand-chose.

Tu l'ouvres pas avant. OK ? -Promis.

-Allez.

À qui le tour ? -Moi.

-Ulysse, Ulysse.

Allez, Ulysse.

Aboiements

-Il faut pas vendre l'usine. -Tu crois que ça m'amuse ?

-J'ai pas dit ça.

-On perd de l'argent chaque mois, la banque veut plus rien Ă  avancer.

Si on attend, personne ne voudra racheter.

-C'est ce qu'ils veulent qu'on croit.

Comme ça, ils vont vendre les machines.

Ils vont les fabriquer chez les Chinois, vos jouets !

-Ils auraient déjà acheté les machines.

-T'es 1er adjoint, t'es toujours avec le maire !

Casse-toi ! -Laisse le gamin.

-Fais ce que tu veux avec tes mĂŽmes. Me fais pas chier !

Vous vous en foutez ! Vous pouvez bien parler !

-T'as de la chance, ton pĂšre, il est mort.

-Ne dis pas ça, il va se calmer.

Rémi soupire.

Tu veux venir Ă  Saint-Eustache ?

-Mais oui.

-Mais tu te souviens, c'est un secret.

T'en parles ni à ta sƓur ni à personne.

Cloche

Ulysse, la balle.

-Avec la langue.

Je te jure. Si, si. Avec la langue et tout...

-Salut, Théo.

-Tu viens nous voir chez Kévin ? -Je peux pas, j'ai un truc.

-OK. Ben, Ă  plus.

-Je te crois toujours pas. -Si. Je la revois tout Ă  l'heure.

-Gentil chien.

Bouge pas, je reviens.

*Musique Ă  la radio

...

-Salut, Antoine.

-Bonjour, Valentine.

...

Bataille.

-Oh non.

-Neuf.

-Trois.

-OK... Dame.

-As. C'est quand

que tu vas montrer ta cabane à Émilie ?

-Euh... Demain matin.

-Je pourrai ĂȘtre lĂ  ? -Ben, en fait,

j'aimerais bien ĂȘtre seul avec elle.

-Pourquoi ?

Bip de montre

-Allez, on va y aller.

Ulysse !

Musique douce au piano

...

Ulysse, viens, mon chien.

Va chercher. Allez, Ulysse, va chercher.

...

Et on saute en bas

-Rémi ! -Maman !

-Viens, chéri.

-Bonjour, monsieur.

Propos indistincts

Rires

Musique triste

...

Aboiement

-J'entends pas à cause du réseau.

Bonjour, Antoine.

Bonjour, Antoine !

Aboiements

...

-ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

Gémissements de douleur

-Il a traversé d'un coup. Je suis désolé, Michel.

-Ulysse...

-Le pauvre. Il respire encore.

Fréderic !

Il charge une arme.

Coup de feu

Aboiements

...

Une porte s'ouvre.

Claquement

-Antoine ! T'es en haut ou en bas ?

T'as pas mis la table ?

Je peux pas tout faire, moi.

T'entends ?

Ça va ?

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Hein ?

T'es tout pĂąlichon. T'es malade ?

-Non, ça va. J'ai rien.

-T'as pris froid, toi.

-Mais non... -Je vais te chercher quelque chose.

Musique intrigante

...

Sonnerie du réveil

...

Un véhicule s'approche.

*Musique Ă  la radio

...

Bonjour, Antoine.

-Bonjour. -Ton aspirine.

Klaxon

Tu veux bien aller chercher le chapon ?

Je suis en retard. Couvre-toi.

...

Tu lui dis que j'arrive tout de suite.

Vrombissement du moteur

...

-Ça va, Antoine ? -Le chapon, s'il vous plaüt.

...

-Alors, le PÚre Noël va bientÎt passer ?

-J'ai 12 ans.

-T'as demandé quoi, comme cadeau ?

-Une Nintendo 64, mais c'est trop cher.

Ma mĂšre a pas les sous.

-Les temps sont durs pour tout le monde.

Tiens. -Merci.

...

Musique triste

...

-Antoine ! Antoine !

...

Cri d'énervement

...

Qu'est-ce que tu fais ?

Pourquoi tu casses la cabane ? -Pourquoi ton pÚre a fait ça ?

-Qu'est-ce qu'il a fait ?

-Va-t'en ! Fous-moi la paix !

Rémi ?

Rémi ?

Musique angoissante

...

Cloche

Vrombissement de scooter

...

-Vous l'avez trouvé ?

-Personne ne l'a vu.

Comment il a pu sortir tout seul ? -Mais enfin, il est oĂč ?

-J'espÚre qu'on l'a pas enlevé. -Mme Guénot !

-Alors ?

-J'ai rien vu. -T'as vu Antoine ?

-Il est rentré chez lui. -Antoine !

-Je continue de chercher. -Antoine !

Vrombissement de scooter

On frappe Ă  la porte.

Antoine !

Tu sais oĂč est RĂ©mi ? Il Ă©tait avec toi ?

OĂč est-ce qu'il peut ĂȘtre ? Tu l'as vu ce matin ?

-Oui...

Dans le jardin. -Il était avec toi ?

-Non.

-Vous avez appelé Michel ? -Avec la grÚve, ça répond pas.

Tu veux pas filer Ă  la fabrique ?

-D'accord.

-Merci.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Rémi Desmedt, 6 ans.

-Il est pas vers la riviĂšre. -La riviĂšre ?

-On le cherche. -VoilĂ  autre chose !

-Est-ce qu'il t'a accompagné ce matin ?

-Au coin de la rue. -Et aprĂšs ?

-AprÚs, il est rentré, il est reparti vers la maison.

C'est qu'il sera ressorti. -Tout seul ?

Musique intrigante

...

SirĂšne de police

...

...

-Il faut le chercher au lieu de rester ici !

-Venez avec moi.

-Des questions ? Des, des... -Venez avec moi.

-Pour quoi faire ? Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

...

*-Trois ans aprĂšs l'affaire Dutroux,

une disparition secoue le village d'Olloy, dans les Ardennes belges,

celle du petit Rémi Desmedt, ùgé de 6 ans et demi.

La police diffuse son signalement,

celle d'un enfant blond, aux yeux clairs, mesurant 1,18 m.

Il porte un blouson bleu,

un pull gris et des bottes en caoutchouc.

Toutes les hypothÚses sont envisagées.

La Sécurité civile procédera à des recherches

prĂšs de la riviĂšre d'Olloy.

-Quel malheur !

Pauvre petit bout de chou.

T'inquiÚte pas, on va retrouver Rémi.

C'est comme le fils de Martine.

Quand il a disparu, il avait 3 ans.

Tu sais oĂč on l'a retrouvĂ© ?

Endormi dans le bac Ă  linge.

Musique triste

...

T'inquiĂšte pas, on va le retrouver.

...

-Antoine, au coup de sifflet, ce sera Ă  toi.

Sifflement

-Je suis passé devant la maison, et je suis parti par là.

-TrĂšs bien. Viens avec moi maintenant, s'il te plaĂźt.

Antoine.

Tu sors de chez toi, tu vois Rémi, il était quelle heure ?

-Je sais pas.

-Et il Ă©tait oĂč ?

-LĂ , devant la maison.

-Tu l'as pas vu sortir ? Il est resté devant ?

Et... tu as vu une voiture ou quelqu'un ?

-Qui ?

-Un inconnu ?

-Non.

-Tu n'as rien vu d'inhabituel ?

-Non.

On frappe.

Propos indistincts

...

Prenez le fourgon.

Tu te souviens pas de l'heure ?

T'en es sûr ? Réfléchis bien, Antoine. C'est trÚs important.

-Non.

-Il faisait quoi, Rémi, devant la maison ?

-Il regardait lĂ  oĂč le chien est mort.

-Un chien mort ?

Comment ça ?

-Il... pleurait parce que son pÚre avait tué son chien hier.

D'un coup.

Il imite un coup de feu.

-Vous avez tué votre chien hier ?

-Mouchotte l'a renversé avec sa voiture. Il souffrait.

-Vous avez tiré en pleine ville ?

-Pourquoi on le cherche pas lĂ  plutĂŽt que de parler du chien ?

-Quand vous ĂȘtes sorti hier, RĂ©mi Ă©tait dans le jardin ?

Et ensuite ?

-Je suis allé à la fabrique,

et le petit est venu avec moi au coin de la rue.

Il est retourné vers la maison, je l'ai vu.

-Vous allez me montrer ça. -Il y a rien à montrer, bordel !

-Je vous comprends. C'est pas bien facile.

Mais là, ça colle pas. -C'est quoi, qui colle pas ?

-Vous laissez Rémi au coin de votre rue, à 9h15.

De lĂ , pour aller Ă  la fabrique, il vous faut 10-15 min ?

-Et alors ?

-Vous ĂȘtes arrivĂ© Ă  10 h passĂ©es.

Moi, je vous pose la question :

qu'est-ce que vous avez fait entre 9h15 et 10 h ?

Je sais pas, moi. J'ai dĂ» m'arrĂȘter au cafĂ©.

-Sans vouloir vous vexer, on a vérifié.

Personne vous y a vu.

Monsieur Desmedt, on va parler de ça.

J'ai juste besoin de faire le point avec vous. Allez.

SirĂšne

Musique de suspense

...

-Alors, Desmedt ?

-Il s'est planqué sur le parking

pour balancer du sucre dans le réservoir de Mouchotte.

-Quel con ! Vous croyez Ă  l'enlĂšvement, vous ?

-Peu importe ce que je crois. -On ferait bien de le retrouver vite.

-On y travaille.

On y va. -Allez, on y va.

Musique sombre

...

-Antoine.

Antoine.

Les policiers sont venus Ă  la boutique.

Ils ont arrĂȘtĂ© M. Kowalski.

*-24 heures aprĂšs la disparition

de Rémi Desmedt à Olloy,

les recherches se concentrent dans la riviĂšre,

qui longe son domicile.

Si les enquĂȘteurs n'excluent aucune piste,

l'hypothÚse d'un prédateur sexuel se précise.

Les policiers ont interpellé un commerçant

de la ville voisine de Marmont.

AprĂšs l'audition du pĂšre de l'enfant...

-Allez, ça suffit.

On va manger sinon on va ĂȘtre en retard.

Tiens.

Je me demande s'il n'est pas trop cuit.

C'est trop cuit.

Je suis sûre que c'est pas lui.

-Cet homme est toujours bizarre. -Oui. J'achĂšte rien de chez lui.

-Il a dit oĂč il l'avait cachĂ© ? -Il est pas prĂšs de le dire.

-Aux informations, ils ont dit qu'ils n'ont rien trouvé chez lui.

-Il va pas l'enterrer dans sa cave.

-Moi, je dois y aller.

-Bonsoir, Blanche. -Bonsoir.

-T'Ă©tais lĂ , quand ils l'ont arrĂȘtĂ© ?

-Oui. Franchement, je vois pas ce qu'on lui reproche.

-Ils ont trouvĂ© sa camionnette dans la forĂȘt pendant la disparition.

-Ça, c'est pas une preuve.

Enfin, je vais surtout pas le défendre.

Mais si on peut plus se garer quelque part sans ĂȘtre accusĂ©

de voler des enfants...

-Il ne veut pas dire ce qu'il faisait lĂ .

S'il n'a rien à se reprocher, pourquoi il répond pas ?

Cloche

-Allez, viens. On y va.

-C'est une sale affaire.

-Sale étranger. -On va essayer de retrouver ton pÚre.

Ça va ?

-Vous auriez pas du feu ?

Merci.

Orgue

-C'est vous qui l'avez arrĂȘtĂ©. -C'est mon mĂ©tier.

...

-Bienvenue, frùres et sƓurs,

en cette nuit de Noël,

pour célébrer la naissance de Jésus. Celui qui nous appelle,

qui nous apporte la joie,

la paix et l'espérance.

Dieu notre PĂšre,

au cƓur de cette nuit de lumiùre,

nous voici rassemblés autour de la crÚche,

pour accueillir dans notre vie cette incroyable nouvelle.

Tu Te révÚles comme un Dieu humble et fragile.

Pour cet amour, nous voulons Te rendre grĂące,

par Jésus, Ton fils bien-aimé,

qui rĂšgne avec Toi, et l'Esprit Saint,

maintenant, et pour les siĂšcles des siĂšcles.

-AMEN !

-En cette nuit trĂšs sainte, faisons retentir notre priĂšre.

Que la lumiÚre de l'espérance

nous habite Ă  jamais.

ParticuliÚrement, dans l'épreuve qui frappe aujourd'hui notre communauté.

-DOUCE NUIT

SAINTE NUIT

DANS LES CIEUX

L'ASTRE LUIT

LE MYSTÈRE

ANNONCÉ S'ACCOMPLIT

CET ENFANT

SUR LA PAILLE ENDORMI

C'EST L'AMOUR INFINI

-Et mon fils Ă  moi, alors il compte pour rien ?

C'est vrai, quoi.

Mon gosse a disparu depuis deux jours.

Au lieu de le chercher, on va chanter des cantiques ?

C'est ça que vous proposez, on va chanter des cantiques ?

Personne sait oĂč il est.

Enfin, merde ! Mon petit Rémi a disparu !

Et on dirait qu'on fait rien.

La police dit qu'il s'est peut-ĂȘtre perdu,

mais une battue, ça peut pas se faire avant deux jours.

On me raconte que c'est dur Ă  organiser.

Vous vous rendez compte ?

C'est aujourd'hui qu'il faut y aller.

Qu'est-ce qu'il va devenir, mon petit Rémi ?

-SAINT ENFANT

DOUX AGNEAU

QU'IL EST GRAND

QU'IL EST BEAU

ENTENDEZ

RÉSONNER LES PIPEAUX

Orgue

...

-Un peu d'attention, s'il vous plaĂźt.

Afin de retrouver notre cher petit Rémi,

une battue est organisée

demain matin.

La police invite à y participer tous les bénévoles qui le pourront.

Le rendez-vous est fixé à demain matin, 9 h devant la mairie.

Merci.

-Tu viens, Antoine ?

On va bien finir par le retrouver.

-Bonne nuit, maman.

-HĂ© ! -Oui ?

-Tu vas pas ouvrir tes cadeaux ce soir ?

-Ah oui.

Pardon.

-Tiens.

-Merci, maman. Il fallait pas.

-Avec tes notes, c'est mérité. C'est comme pour ta montre.

D'ailleurs, tu la mets plus ? -Si, elle est lĂ -haut. Le tien.

-Pour moi ?

Qu'est-ce que c'est ?

C'est joli. Tu l'as trouvĂ© oĂč ?

-Aux Souvenirs, Ă  Marmont.

-Merci, mon chéri.

Et ça, c'est quoi ? -Un cadeau du docteur.

-"Au futur docteur Courtin.

Amitiés. Hubert." C'est gentil.

Le téléphone sonne.

Tu l'as remercié, j'espÚre ?

...

AllĂŽ ?

Oui.

J'arrive.

C'Ă©tait Émilie. Jeanne va trĂšs mal.

Le docteur est injoignable. Va voir si tu le trouves.

DĂ©pĂȘche-toi, vite.

*Musique classique

...

...

... Sonnette

... ...

-Oui ?

-Vous pouvez venir vite ? C'est Mme Desmedt. Ça va pas.

-Bouge pas. Je descends.

-Au revoir, monsieur Kowalski.

Musique de suspense

...

*-Dans l'Ă©tat actuel de l'enquĂȘte,

rien ne permet de penser qu'il s'agit d'un enlĂšvement.

Nous quadrillerons la forĂȘt par le Nord.

DÚs demain, si nécessaire,

nous poursuivrons avec l'aide de la Protection civile

et d'autres brigades de la région.

À ce stade, tout nous intĂ©resse.

Signalez tout ce que vous trouverez à votre référent.

Un policier

ou un pompier prendra la relĂšve.

Je rappelle que les enfants ne sont pas autorisés

Ă  participer Ă  cette battue.

Coup de sifflet

-Rémi !

-Rémi !

-Rémi !

Rémi !

Coup de sifflet

-Hé ! Par ici. J'ai trouvé quelque chose.

-Alors ? -Non.

...

-Rémi !

-Rémi !

-Rémi !

Musique de suspense

...

-Rémi ! -Rémi !

...

-Rémi !

...

-Rémi !

...

...

...

*-On va s'arrĂȘter lĂ . -Pourquoi ?

*-Il est tard. On repartira d'ici demain matin.

Rendez-vous Ă  9 h sur la place.

Merci Ă  tous.

-On peut continuer lĂ .

-Monsieur Desmedt, le soir va tomber.

Demain, on aura l'hélicoptÚre et les chiens.

Allez.

-Antoine, il paraßt que t'étais là quand il a buté son chien, Desmedt ?

De toute façon, il était moche comme un cul.

-Ta gueule !

-Ça va pas, non ? -ArrĂȘtez !

-HĂ©, bonhomme !

-Antoine !

-Qu'est-ce qui se passe, là ? Ça va pas, non ?

-Qu'est ce qui te prend, hein ?

-Ça va, toi ?

-Tu peux pas te tenir un peu ?

-Rentre Ă  la maison. J'en ai pour un moment.

On s'est arrĂȘtĂ©s Ă  Saint-Eustache.

-On l'a pas encore trouvé.

-Demain, il y aura les chiens.

Musique douce

...

Il décachÚte des comprimés.

... ...

...

-Merci d'ĂȘtre revenu, docteur.

-Comment va-t-il ? -Ça va.

-Et il a vomi ? -Non. Ça a l'air d'aller.

-Alors, bonhomme, qu'est-ce que tu nous as fait ?

Tout le monde est comme toi.

Tout le monde a beaucoup de peine.

LĂ , c'est pas le moment,

mais il faudra qu'on parle.

Je vais revenir demain

et on discutera tranquillement.

Rien que toi et moi.

Hein ?

En attendant, je ne veux plus...

de geste inconsidéré.

D'accord ?

Ne vous inquiétez pas. Ce qu'il a pris n'est pas dangereux.

Je repasserai demain.

Il frémit.

...

Orage

...

Il gémit.

...

Musique intrigante

...

*Télévision

...

Orage

...

Grincement

Claquement

Souffle du vent

...

Bris de verre

Il halĂšte.

Fracas

-Je vais voir.

-Attends !

Antoine !

Antoine !

...

Antoine, n'y va pas !

Viens.

-Maman.

Maman.

Maman !

Fracas

Maman !

Musique douce

...

*-Le nord de la France et la Belgique ont été frappés cette nuit

par une tempĂȘte d'une violence et d'une soudainetĂ© exceptionnelle.

Les habitants sont en état de choc.

On déplore la mort de plus d'une centaine de personnes

et de trÚs nombreux blessés.

Ce que l'on nomme dĂ©jĂ  "La tempĂȘte du siĂšcle"

a été sous-estimée par les services météorologiques.

Les dégùts sont considérables

et s'élÚveront certainement à plusieurs milliards.

On ne compte plus les toitures arrachées,

les pylÎnes électriques couchés, les voitures emportées

et les maisons inondées.

Une grande partie du pays est encore privée d'électricité.

L'est a particuliÚrement été touché.

Certaines communes, comme Sainte-Croix ou Marmont,

sont totalement coupées du monde.

C'est également le cas d'Olloy.

Les rafales de vent ont ravagĂ© des forĂȘts entiĂšres.

Les arbres, sur les routes,

empĂȘchent la poursuite des recherches de RĂ©mi Desmedt,

disparu le 23 décembre au matin.

La réfection des zones forestiÚres sera longue, difficile et coûteuse.

C'est toute l'économie de la région qui est à présent menacée.

Quant aux domaines privés, comme le bois de Saint-Eustache,

ils devraient rester en l'état.

Aucune réhabilitation ne sera sans doute envisagée

avant de nombreuses années.

Musique triste

...

Le téléphone sonne.

-Allo ? Ouais. Ça va ?

Ça va.

Comment c'était hier soir, alors ?

OK. Super.

T'as bien fait de pas venir.

Laura, ça te dérange si je te rappelle un peu plus tard ?

Moi aussi, je t'embrasse.

À plus tard. Salut.

Salut, maman. -Ça va ?

-Ça va.

Tiens. -Merci.

Je commençais à m'inquiéter. -Faut pas.

Je décharge maintenant.

-Tu dois ĂȘtre fatiguĂ©. -Non, pas tant que ça.

-Il te reste plus rien lĂ -bas ? -Non, plus rien.

-Tu vas dormir oĂč ?

-Chez un copain. C'est pas le bout du monde.

-Je te prends quelque chose ? -Prends-moi... le sac. Merci.

Je mets ça dans ma chambre ? -Oui.

-Salut, Théo.

-Salut, mec. -Ça va ?

-Ça va.

-Tu dois ĂȘtre fatiguĂ©.

-Non, ça va.

Deux valises, six cartons, je m'en remets.

-Oui, mais je trouve que t'as pas bonne mine.

Je sais, je te dis ça à chaque fois.

Quand je serai morte, tu l'entendras plus.

-Je sais, maman.

-On mange pas entre les repas. -J'ai faim.

-Va te changer. On va ĂȘtre en retard.

-Maman, j'ai roulé. J'ai juste trÚs faim, là.

-Allez, va te changer. DĂ©pĂȘche-toi.

-Toi aussi.

Il y aura qui, lĂ -bas ? -Il y aura tout le monde.

Prépare-toi. -On rentre pas manger trop tard ?

-Bien sûr.

*Musique country

...

-Ah, qui voilĂ  !

-Salut. -Salut.

-Antoine. T'es de retour ?

-Pour deux-trois jours.

-Salut, Antoine. T'es toujours aussi beau.

-Merci beaucoup.

Félicitations. -Merci.

-Ça fait combien de temps ? -Sept mois.

-C'est une petite fille ? Un garçon ? -C'est un garçon.

-On fait que ça, ici.

-Merci Ă  tous.

-Et toi, un bébé, ça te dirait ? -Pas tout de suite.

-T'as une copine ? -Rien de sérieux.

-On va peut-ĂȘtre commencer. -Tout le monde n'est pas encore lĂ .

-Tout le monde, tout le monde... -AĂŻe !

-C'est pas grave.

Le docteur est déjà là ? -Non, pas encore.

-Vas-y, Antoine.

-Oui, j'y vais. Pardon.

Ça va ?

-C'est juste une coupure. -Je vais regarder.

Ça va, la coupure n'est pas trùs profonde.

On va nettoyer, ça devrait aller.

-Merci, docteur. -C'est normal.

*-Merci d'ĂȘtre venus.

L'année passée a eu son lot de surprises et de déconvenues,

à savoir l'échec des négociations pour la réouverture de l'usine.

Mais je ne désespÚre pas de trouver un nouvel acquéreur...

-Une Chimay, s'il te plaĂźt.

Salut, Antoine. -Salut.

-Tu viens te faire chier Ă  Olloy ?

Qu'est-ce que tu bois ? -Rien, ça va.

-Allez, t'es sûr ? -Je bois pas d'alcool, moi.

-Ah bon ? -Non, jamais.

*-...de la mauvaise aventure que nous avons eue.

Mais l'emploi, c'est l'emploi.

Je sais par exemple que, pour toi, Vincent, pour vous, Mme Ducret,

Ă  quel point ces emplois sont importants.

Du cÎté des bonnes nouvelles,

grĂące Ă  votre soutien Ă  tous,

nous avons pu négocier avec l'administration...

-Il y a Antoine.

*-...et garder cette classe de primaire.

Mais c'est le moment

oĂč les enfants attendent leurs cadeaux.

Merci, Blanche, notre auxiliaire administrative,

pour votre dévouement et votre efficacité.

-Merci, Blanche.

-Pour terminer, j'aimerais remercier chaleureusement

le Dr Dieulafoy, qui nous quittera en mars

pour une retraite bien méritée.

-Merci.

-Et c'est peu dire qu'il va nous manquer,

puisqu'il ne laisse pas de successeur.

-Nous avons un petit cadeau pour vous.

Nous espérons que ça vous sera utile, là-bas, dans votre sud.

-Merci.

Je me permets, hein.

Waouh !

-Je pense qu'on peut partager le verre de l'amitié.

Joyeuses fĂȘtes Ă  tous !

*Musique country

...

-Ça va se voir à l'autopsie, ça.

-Je savais pas que t'avais fait médecine légale.

-Pas du tout.

-Je dis toujours que je vais arrĂȘter, puis...

Ça fait bien quoi, 5, 7, 8 ans ?

-Ouais, à peu prÚs. C'est ça, je pense.

T'es oĂč, toi, maintenant ? Chamonix ? Non...

Chambéry ?

-Chambéry.

Enfin, j'y Ă©tais. -Ça t'a pas plu ?

-Non, non, c'est pas ça, mais...

Ma boutique de souvenirs n'a pas marché.

Comme j'ai nulle part oĂč aller... -Retour au bercail.

-Juste pour les fĂȘtes.

Mon fiancé rentre de Djibouti. Il est muté à Paris.

-C'est bien ça, Paris. -Oh, je sais pas...

Si c'est pour habiter en banlieue, je crois que je préfÚre Olloy.

Et toi, alors ? -Quoi ?

Ça y est, t'es docteur ?

-Ça y est, je suis homologuĂ©.

Juste un petit diplĂŽme d'urgentiste et c'est bon.

-Donc tu vas partir en Égypte ? -Ou Moyen-Orient...

On verra. L'affectation sera en février.

-Ça t'intĂ©resse pas de t'installer ici ?

La médecine de ville, c'est pas ce que j'ai choisi.

-Tu veux dire Olloy, c'est pas ce que t'as choisi.

-Non... je peux pas. Ici, je peux pas.

T'as vu, Théo fait DJ. -Non !

-T'as jamais écouté ? -Non. C'est comment ?

-C'est... C'est pas bien. C'est pas bien du tout.

-En mĂȘme temps, ça m'Ă©tonne pas.

Il a toujours été con.

Attends, ça va. Il sortait avec toi, je te rappelle.

-On avait 12 ans.

-J'étais amoureux de toi.

-Qui te dit que je l'étais pas, moi aussi ?

On y va, avant qu'on vienne nous chercher ?

*Musique country

...

-Ça va. Et toi ? -Oui.

Alors, t'as vu Antoine ?

-Oui. Ça faisait longtemps. Je suis contente.

-Ça fait 8 ans, je pense. -C'est ça.

-Content de partir Ă  la retraite ?

-Fermer ce cabinet, ça me fend le cƓur.

-Faut pas se faire d'illusions. MĂȘme le commissariat...

-Moi, je dis, vous le vendez trop cher.

Si t'avais les moyens, tu l'achĂšterais, toi ?

-Tu parles. Je le donnerais que ça n'intéresserait personne.

Et je comprends.

Passer sa vie sur les routes de 7 h Ă  23 h,

je vois pas qui ça intéresserait de nos jours.

Tu le ferais, toi ?

-HonnĂȘtement, non. -T'as raison.

À ton ñge, il faut voyager.

C'est bien.

-Le bourgmestre fait ce qu'il peut.

Qu'est-ce que tu veux, ça n'intéresse personne.

Je suis sûre que le docteur en prendrait pas cher.

-Maman, arrĂȘte d'insister, on en a dĂ©jĂ  parlĂ©.

Non, c'est non.

Moi, Olloy, j'y viens juste parce que t'es lĂ .

-Tiens.

-Quoi ?

-Rien.

*Musique Ă  la radio

...

-Je crois qu'il dort. -Salut.

-Salut.

-Ça va ? -Ouais.

T'es de corvée ? -Ouais.

Ben alors, tu travailles encore, toi ?

-Ben, ouais.

Mais plus pour longtemps, j'espĂšre.

Émilie propose de me remplacer. -Ah bon ?

-Je réfléchis.

...

Je te donne une réponse la semaine prochaine.

-Je mets ça sur la note de ta mÚre.

-Tu rentres ? -Oui. Je te suis.

Bonne journée.

-Bonne journée.

-Alors ce réveillon ? T'as été gùté ?

-Je te montre mais pas de commentaire.

-Franchement, c'est pas si mal. -J'avais dit pas de commentaire.

Et toi, t'as été gùtée ?

-Chez nous, le réveillon, c'est pas trop ça.

-Bien sûr, pardon.

-C'est surtout pour mes parents. Moi, ça va.

-Tant mieux.

-Comment t'as eu ça, toi ? -Je l'ai volé.

-À moi ? -Ouais.

Et sans rentrer dans les détails, moi, cette photo...

elle m'a bien servi. -Oh non, je veux pas savoir !

-C'est vrai, je te le dis.

Tu sais que je l'ai ici. -Ah oui ?

-Tu veux la voir ? -Ouais. OK.

-OK.

Viens.

Tiens.

-T'étais pas difficile. -Si t'aimes pas, je la récupÚre.

-Mais regarde, franchement.

-Franchement, j'aime bien, moi.

-Tu trouves que...

Non, attends. Pardon.

Je sais pas trop, en fait.

Et toi ?

-Je sais pas trop non plus.

Et puis ce lit... C'est tout petit.

-En mĂȘme temps, c'est pas pour la vie.

On ferait mieux de se débarrasser de cette histoire, non ?

-Ouais, t'as peut-ĂȘtre raison.

Mettre tout ça derriÚre nous.

Le sac...

Gémissements

...

Cloche

...

La porte s'ouvre.

-Antoine, t'es lĂ  ? -Oui, oui.

Je descends tout de suite, maman.

-Qu'est-ce qu'on fait ?

-Je vais descendre,

je l'occupe un petit peu et toi, tu files par-derriĂšre.

-OK.

-Maman ? -Oui.

Dis-moi...

M. Mouchotte aimerait que tu passes le voir.

-Oui, pas de problĂšme, j'irai.

Tu viens avec moi deux minutes ? -Deux secondes.

-C'est bon ? -Oui.

-Je pensais, pour mes cartons, lĂ -haut, j'ai plus de place.

Peut-ĂȘtre, je peux les mettre lĂ -bas.

-Oui, si tu veux. -Je te montre.

LĂ -bas, au fond, ça te gĂȘnera pas, ça va ?

-Non. Tu fais comme tu veux. -OK. Trop bien.

-Par contre, le mieux, c'est de les mettre tout au fond.

T'en as combien ? -Six, mais je peux les empiler.

Ils sont pas immenses. -D'accord.

-Ça te va ? -Ça devrait aller, là.

Ce que je vais faire, c'est que je vais enlever tout ça...

Musique sombre

...

-Monsieur, on est arrivés. -Pardon.

-Antoine !

Au revoir, Muriel. Bonjour Ă  ton mari.

-Bonjour, docteur. Vous allez bien ?

-C'est la tournée des adieux ? -C'est à peu prÚs ça.

-Tu restes combien de temps ? -Trois-quatre jours.

-Tu pars oĂč, finalement ? -Au Caire.

C'est ce que je voulais.

-C'est bien. -C'est grùce à vous, tout ça.

-Embrasse ta mĂšre. -Au revoir.

-Au revoir.

-Antoine !

-Toujours pas partie, toi ? -Eh non.

-Ça va ? -Oui. Et toi ?

-Oui, ça va.

-Ta mĂšre m'a dit que t'arrivait. -Antoine !

-On se voit, ce soir ? -Non. Je reste avec elle.

-T'es sûr ? -Oui.

-Antoine, je voulais ton avis.

Dieulafoy donne quatre cachets d'Anexial Ă  Jeanne tous les jours.

Tu trouves ça normal, toi ?

-Écoute, je sais pas. Je connais pas le dossier.

Mais le docteur sait ce qu'il fait. -Elle va pas bien.

Elle dort tout le temps. Elle est pas bien.

-Je regarderai, si tu veux.

C'est quoi, tout ça ? -Ça vient de Saint-Eustache.

-"Saint-Eustache" ?

-La scierie de FuzeliÚres, ils ont acheté un lot.

Mais c'est rien que du bois pourri.

Ils font ce qu'ils veulent.

Allez, Ă  plus.

Tronçonneuse

...

Musique angoissante

... ...

Le téléphone sonne.

...

-AllĂŽ ? *-AllĂŽ ?

-Ouais ? *-C'est Émilie.

Je pouvais pas te parler tout Ă  l'heure. T'as deux minutes ?

-Euh... Non, lĂ , je peux pas. Je dois faire du rangement.

*-C'est pas urgent, si ? -Tu connais pas ma mĂšre.

*-OK. On se voit quand, du coup ?

J'ai vraiment besoin de te voir, Antoine.

-Ben... Dans la semaine, d'accord ?

*-Ça veut dire quoi, "dans la semaine" ?

-Écoute, je peux pas, là. Je t'appelle demain.

*-OK. -D'accord ?

*-Juré ?

-Juré... Oui, juré. Promis, juré, craché.

*-OK. Bisou. -Salut. À demain.

Musique sombre

...

"Blanche, mille pensées. Je t'embrasse tendrement."

...

La porte s'ouvre.

La porte claque.

-Ça va, Antoine ? -Ça va, maman ?

Viens.

-Alors ça y est, c'est la derniÚre fois ?

-Je vais partir deux ans, maman, ça va aller.

-C'est rien, deux ans, pour toi.

Moteurs de véhicules

...

Tu vas me manquer. -Toi aussi, maman.

Musique sombre

...

Allez, allez !

Moteur de véhicule

...

...

La porte claque.

Sanglots

...

-Qu'est-ce qu'il y a, maman ?

-Ils ont retrouvé le corps de Rémi.

Musique sombre

...

*-Bon... Avec l'accord de la famille,

afin de prévenir les rumeurs

et d'éviter toute tension supplémentaire,

j'ai demandé à M. le procureur de venir nous informer

sur les avancements de l'enquĂȘte.

Monsieur le procureur. -Merci, M. le bourgmestre.

L'autopsie a révélé

que le petit Rémi a été tué d'un seul coup

porté à la tempe droite par un instrument contondant.

Une pierre, un bĂąton...

Il n'a pas subi d'outrage.

Le corps de l'enfant a été transporté

jusqu'Ă  l'endroit oĂč ses restes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s.

Un cheveu ne lui appartenant pas a Ă©tĂ© retrouvĂ© sur ses vĂȘtements.

L'analyse de l'ADN

révÚle que ce cheveu appartient à un individu de sexe masculin,

de type caucasien, aux yeux clairs,

mais qui ne figure sur aucun fichier de la police.

M. Kowalski, autrefois entendu comme témoin dans cette affaire,

s'est porté volontaire pour que l'on prélÚve son ADN.

AprÚs rapprochement avec celui qui était sur le corps de Rémi,

toute suspicion à son égard est écartée.

-OH !

-Ça veut dire quoi, ça ? -Ça veut dire

que le cheveu retrouvé sur Rémi n'appartient pas à M. Kowalski.

Il est hors de cause.

-Vous ĂȘtes sĂ»r ? -C'est certain.

Comme pour vous, M. Desmedt.

-Alors on fait quoi, maintenant ?

-Nous possédons l'ADN du meurtrier de Rémi.

Ce code génétique va rester dans nos fichiers

sans limitation de durée.

Si demain, dans un mois, dans dix ans,

son ADN est prélevé, quelle qu'en soit la cause,

Ă  la seconde mĂȘme, il sera identifiĂ©

et arrĂȘtĂ©.

-Mais c'est quand mĂȘme quelqu'un d'ici qui l'a tuĂ© !

-C'est une possibilité. -Alors ?

Pourquoi on fait pas passer le test ADN Ă  tout le monde ici ?

-Monsieur,

l'assassin peut ĂȘtre un habitant d'un autre village de la rĂ©gion.

Ça reprĂ©sente des milliers de personnes.

Et ce serait une recherche aveugle. Ça peut ĂȘtre quelqu'un de passage.

Ce serait une démarche vaine

et une dépense dont nous n'avons pas les moyens.

Mesdames, messieurs, merci.

-Oh !

Oh !

-Ah, docteur. Bonjour.

-Ça va ? -Ça va.

-C'est bon ? On peut se parler maintenant ?

-Bien sûr, oui.

C'est pas possible. Il... Il est pas de moi.

-Ben, si.

Huit semaines. C'est forcément toi.

-Tu prenais rien ? -Non.

Avec JérÎme, on espérait. Donc tu vois...

Toi non plus, tu prenais rien.

-Oui, bien sûr.

Bon. Huit semaines... -C'est huit semaines.

-Oui...

C'est pas ce que je veux dire. Je dis juste que...

Ça va, quoi. On a jusqu'à 14 semaines.

Tu t'inquiĂštes pas. Je m'occupe de tout...

-Ah non, je veux pas avorter.

Je vais garder ce bébé. -Attends...

Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ?

-J'ai quitté JérÎme puisque le bébé n'est pas de lui.

Et vu qu'il est de toi, je pense que le mieux, c'est...

c'est qu'on se marie.

-Non !

Je t'aime pas. -Moi non plus.

-Ben, voilĂ .

-Alors on fait quoi ?

-On va pas se marier, c'est absurde. Dans deux semaines, je suis plus lĂ .

-Si tu voulais pas de ce bébé, fallait pas le faire.

-On a juste couché ensemble. -C'est pareil.

Je veux que tu le reconnaisses, mĂȘme si je dois t'y obliger.

-Je vois pas bien comment.

-Je porterai plainte. -Eh ben, va porter plainte.

Ça changera rien.

-Je demanderai un test ADN pour prouver qu'il est de toi.

-Je refuserai.

-Je pense que la justice peut t'y obliger.

Si tu reconnais pas cet enfant,

je vais rester Ă  Olloy avec un petit bĂątard.

Ta mĂšre en aura honte tout le restant de ses jours.

Musique triste

...

La porte s'ouvre.

La porte se referme.

Pas dans l'escalier

...

On frappe Ă  la porte.

-Oui ?

-Toi aussi, tu t'es levé tÎt ? -Oui.

-On a tous été trÚs ébranlés, hier.

Entendre le procureur dire qu'il n'y aura plus d'enquĂȘte...

qu'on va laisser faire la chance.

Je pense beaucoup à Jeanne, forcément.

Et Ă  Michel.

Leur petit garçon a été tué.

Ils ne sauront sans doute jamais ce qui s'est réellement passé.

C'est cruel, tu trouves pas ?

-Oui.

-Il y a 15 ans, je me suis trouvé ici,

exactement.

Tu venais de vider l'armoire Ă  pharmacie.

Ce jour-lĂ , j'ai fait semblant de pas comprendre.

Je voulais te rassurer.

Je voulais qu'on parle, tous les deux,

qu'on décide ensemble de ce qu'il fallait faire.

Et puis cette tempĂȘte est venue tout balayer.

On a abandonné les recherches.

Le principal problÚme, ça a été de...

de survivre.

Et alors à quoi ça aurait servi ?

Et puis je t'ai toujours beaucoup aimé.

Tu le sais.

Ça n'arrangeait rien.

La disparition de cet enfant m'a toujours obsédé.

J'ai jamais cessé d'y penser.

Je me demandais ce que je devais faire.

Et puis il y a cet ADN, maintenant.

On a l'impression que la vérité est là,

toute proche.

Il n'y a qu'Ă  tendre la main.

Je ne sais pas ce que tu as Ă  dire, Antoine.

Et je veux pas le savoir.

Mais je pense que l'heure est venue de le dire.

Je préférerais que ça vienne de toi.

Mais au cas oĂč, j'ai prĂ©parĂ© une lettre pour le procureur.

Il l'aura demain.

Je ne te juge pas, Antoine.

Ne me juge pas, toi non plus.

Dans cette histoire,

chacun fait comme il peut.

Musique intrigante

...

-Et du coup... "zen".

Ce qui fait 36... -Plus 7.

-Plus 7...

Je gagne. -Comme toujours.

-On en refait une ? -Non.

Je suis fatiguée. Je vais aller me coucher.

-T'es sûre ?

-Bonne nuit.

-Bonne nuit, maman.

...

Sonnette

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je voulais savoir si vous aviez envoyé votre lettre.

Si elle est pas partie,

moi, je veux bien racheter votre cabinet.

Musique mélancolique

...

-Ça va pas ĂȘtre possible, j'ai plein de gens qui attendent.

Je vous laisse. J'ai un second appel.

AllĂŽ ?

Putain, encore ?

Ben, je suis là, de toute façon. J'arrive.

Fait chier, putain !

-Bonjour, docteur. -Bonjour.

Je suis désolé, hein.

Allez, Michel, on y va.

Allez, on y va. S'il te plaĂźt.

Allez, viens.

Ça va aller.

Allez !

Allez, allez, allez.

On y est.

VoilĂ .

VoilĂ .

-Il y a des purées dans le frigo.

Tu restes avec mamie ?

J'arrive tout de suite.

-Ça va, le petit Diego ? Oui.

-Bonjour. -Bonjour, docteur.

-Alors, Ă  qui le tour ?

-C'est Ă  moi. -On y va.

Suivez-moi.

Qu'est-ce qui vous amĂšne, M. Kowalski ?

-Une mauvaise toux.

-On va voir ça.

C'est qu'un virus. Pas besoin de médicaments.

On vous a pas vu souvent, ici.

-Je suis polonais. J'ai une santé de fer.

-Vous ĂȘtes nĂ© le 26 dĂ©cembre 1957, c'est ça ?

À... Gdynia ?

-Oui.

-Ma mĂšre recevait des cartes.

Des cartes non signées qui venaient de Gdynia.

C'était vous ? -Oui.

C'était moi.

-Ça me regarde pas, aprùs tout. Je devrais pas vous demander.

-Avec la réputation qu'elle me faisait,

des cartes postales adressées à votre maman,

ça a dû vous sembler bien étrange.

Votre maman et moi, ça a été une grande passion.

Enfin, vous connaissez le besoin de respectabilité de votre maman.

Je ne voulais pas la compromettre. Ce sont des choses qui se respectent.

-Je comprends, mais pourquoi vous me dites ça maintenant ?

-Vous m'interrogez, je vous réponds.

Puis, vous et moi...

nous avons un petit secret.

Enfin, pas grand-chose mais...

Ce jour-lĂ , j'Ă©tais en voiture le long de la forĂȘt.

Je vous ai vu venant de Saint-Eustache,

traverser la route en vous cachant.

Ça m'a intriguĂ©.

Je me suis garé.

Et je vous ai cherché assez longtemps.

C'est lĂ  qu'on a vu ma camionnette.

-Pourquoi vous avez rien dit ? -Pour votre maman.

Mais notre histoire n'a pas survécu au drame.

Tout cela, c'est loin, maintenant.

Je pars bientĂŽt Ă  la retraite. Je quitte Olloy.

Puis surtout, docteur, je vous en prie,

ne vous inquiétez pas.

-Bonjour, monsieur Kowalski. -Combien je vous dois ?

-25 euros.

-Tenez.

-Super. Merci.

Le téléphone sonne.

...

Cabinet du Dr Courtin. J'écoute.

Musique mélancolique

...

-Merci.

...

-Bonsoir, Blanche. -Bonsoir.

-Joyeux NoĂ«l. -Vous de mĂȘme.

...

-T'arrives juste Ă  temps.

-Ça va, Antoine ?

-Oui, oui, ça va.

-Joyeux Noël.

-Joyeux Noël.

-Il est parfait. -Oui, il a l'air.

-Je te sers ? -Oui.

Merci.

-Papa ? -Sers ta mĂšre.

Reflux des vagues

...

-Antoine ?

Antoine, ton assiette. -Oui !

Pardon.

Merci.

-Tiens. -Merci.

Musique mélancolique

...

-Bon appétit ! -Merci.

-Il y avait du monde, aujourd'hui ? -Oui.

...

Musique

...

Sous-titrage : ECLAIR

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