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Original subtitles

Union syndicale Precision Toolers

Vous vous croyez o� ?

La rue est � vous ?

Il y a un panneau Stop. - O� �a ?

Little Joe ?

Quoi ? - J'ai ton truc.

Tu l'as pas amen� ? - C'�tait dans sa mallette.

Tu l'as pas amen�e ? - Non, juste le contenu.

Tiens, le voil�. - Donne et d�gage.

Je t'avais dit de pas venir ici.

Une seconde.

On y va.

Allez, tire-toi.

Le S�nat enqu�te sur le racket syndical

Y a pas plus de monde ?

D'habitude, si. - L'habitude, on s'en fout.

Avec moins de gars, y a moins de votes.

Ils viennent me soutenir, pas voter.

C'est qui, les deux au bout de la quatri�me rang�e ?

Sur la droite ?

Bill Gibson et Fred McAfee, de Carleton et Fils.

Syndicalistes s�rieux, bons joueurs de bowling.

Bill Gibson a gagn� 400 dollars � Quiz.

Tr�s int�ressant.

Vas-y, ouvre la s�ance.

C'est parti.

On a l'honneur de recevoir notre ami et pr�sident,

Little Joe Braun.

Joe va nous donner sa version du cirque

que les politicards vont commencer demain.

Montrons � Joe qu'on est avec lui.

Merci de ce chaleureux accueil.

Surtout ceux qui ont hu�.

Il y a des gars honn�tes ici.

Le cirque arrive demain.

Des politicards veulent casser du syndicat.

Ils me demanderont si j'ai but� m�m�.

Oui, je l'ai but�e !

Ils demanderont aussi qui a pay� mon yacht.

Mais en fait, j'ai deux yachts !

L'un avance et l'autre recule.

Quel hasard, le comit� du S�nat d�barque

en pleine n�gociation avec les patrons.

Et si les patrons demandent ce que feront les m�tallos,

je leur dirai.

Ils vont bosser.

C'est toi, Bailey ?

Le d�l�gu� syndical ? - Exact.

J'ai un mot pour toi, de lui en personne.

�a dit que je bosse l�.

Et si le patron veut pas ?

Dis-lui que je suis son assurance.

Tant que je bosse ici, il aura pas d'ennuis.

D�conne pas avec les outils.

C'est quoi, ton m�tier ?

Assistant, c'est �crit l�. - De quel genre ?

De quoi je me m�le ? Tu as le mot.

Y a un Bill Gibson par ici ?

Oui, au lavabo l�-bas.

Le type � droite.

Viens, Freddie.

C'est de la tarte ?

De l'amour.

Dix ans apr�s, Mary me dorlote encore.

Arr�te un peu.

Je suis s�rieux.

C'est un amour.

T'es Bill Gibson.

T'�tais � Quiz, non ?

Peut-�tre.

L'�mission est truqu�e.

Je dirais pas �a.

Vous avez les r�ponses � l'avance.

Vraiment ?

On a un connaisseur, Bill.

Voil� de quoi calmer les gens comme toi.

T'as de quoi le questionner, l�.

Bill saura r�pondre.

Montre ton fric.

Je tiens le pari. - Deux dollars sur Bill.

T'es s�r d'avoir les moyens ?

Allons-y.

Jesse James est mort � quel �ge ?

34 ans.

Cinq de plus.

Je suis.

Pourquoi les balances sont appel�es "mouchards" ?

A cause d'un inquisiteur qui s'appelait Mouchy.

Il t'a encore eu.

Quel pigeon.

Cinq de plus.

Quand la p�gre bute un mec,

pourquoi elle met un sou dans sa main ?

Je cale.

T'es un malin.

Mais ne pousse pas.

Je sais o� classer un mec de ce genre.

A "Criminels".

T'avais pas la r�ponse ?

Le sou, c'est pour dire que sa vie valait rien.

Il fallait le dire.

Fred, faut �viter de lessiver les inconnus.

On �coute le S�nat titiller Little Joe ?

Trente-quatre des 42 sections de votre organisation

sont-elles dirig�es par d'anciens criminels ?

Je refuse de r�pondre,

sur la base du 5e Amendement.

Monsieur Braun,

est-ce que le tr�sorier de Precision Toolers

a pay� 8 245,88 dollars pour une Limousine noire ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

La Limousine est-elle d�sormais � votre nom ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Est-ce que le tr�sorier de Precision Toolers

a fait un ch�que de 85 500 dollars

pour une maison situ�e 1529 Dandon Road ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Cette maison est-elle d�sormais � votre nom ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Little Joe invoque

le 5e Amendement pour la dix-septi�me fois.

Monsieur le pr�sident ?

J'objecte contre la pr�sence des cam�ras de t�l�vision.

Cela viole la vie priv�e de mon client.

Rejet�.

Par cet acte pr�judiciable, on cherche

� monter l'opinion publique

contre M. Braun.

Ce qui porte pr�judice � votre client, M. Cernak,

c'est de s'abriter derri�re le 5e Amendement,

au m�pris de la d�ontologie des grandes centrales.

Rejet�.

Monsieur Braun,

qui est le tr�sorier de Precision Toolers ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Votre usage capricieux des droits constitutionnels

ne vous met pas � l'abri d'un outrage � la cour.

O� sont mes droits si c'est vous qui d�cidez

comment je dois les utiliser ?

Je reformule ma question.

Le nom du tr�sorier est-il William Tragg ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Le t�moin peut disposer.

Mais le comit� pourrait le rappeler.

J'appelle mon t�moin suivant, M. William Tragg.

Mon t�moin est introuvable.

Je sollicite une suspension.

L'audience reprendra � 20 h.

Bill ?

Viens vite ! - Qu'y a-t-il ?

C'est affreux, vite !

Regarde !

Arr�te-les.

Tu m'as trait� de d�bile !

Fais quelque chose, Bill !

Non, ch�ri.

Alors, j'y vais.

Je ne te comprends pas.

Il lui fait mal, arr�te-les !

On ne sera pas toujours l�.

Il doit se d�brouiller.

Tu es cruel.

�a suffit comme �a, arr�tez maintenant.

Allez, debout.

De quoi il s'agit ?

Vous �tiez copains, non ?

Vous regardez la boxe le mercredi ?

Tu l'as amoch�.

Nettoie ce sang, fiston.

Jolie droite, Skip.

Je lui ai montr�, hein ?

C'est s�r.

Le combat est fini. On fait quoi maintenant ?

Allez, Skip.

D'accord. - Allez, Timmy.

Restez l�. Je cherche les calumets de la paix.

Allez, les tigres.

Deux � la vanille.

Tiens, Skip. La pipe de la paix.

Merci, M. Gibson.

Haut les coeurs, Timmy.

Je vais doucher et frictionner le lutteur.

A ce soir.

D'accord, Fred.

Si tu te bats avec tes amis, t'en auras pas.

J'ai pas �t� tr�s bon, hein ?

Tu t'en es plut�t bien tir�.

J'ai bien vu qu'il me battait.

Tu as su encaisser, c'est �a qui compte.

A quoi bon se faire tabasser ?

Ne pas renoncer, �a fait de toi un homme.

Vraiment ? - Bien s�r.

Le coup que tu lui as mis � l'estomac,

c'�tait tr�s bien.

Vraiment ?

Si je retrouve mes vieux gants de boxe,

tu me donneras des tuyaux ?

Mais bien s�r !

Timmy Gibson avec une glace. Et le d�ner ?

C'est juste un ap�ro glac�.

On mange quoi ?

R�ti de boeuf et patates.

Mince alors, du r�ti !

Va te laver les mains.

Bonsoir.

Personne n'a vu M. Tragg, mon t�moin,

depuis qu'il a quitt� le local syndical hier.

Il comptait produire des documents devant vous.

On me dit qu'ils ont disparu de son bureau.

M. Tragg est le tr�sorier de Precision Toolers ?

Exact.

En attendant qu'on le retrouve,

je rappelle M. Braun � la barre.

Pr�ts pour le bridge ? Le temps, c'est de l'argent.

Et tu vas en perdre un tas.

Little Joe Braun passe � la t�l�.

Notre cow-boy a chang� de cha�ne.

Mince, je vais devoir �couter la vieille radio.

Pardonne-moi. - C'est dur.

M. Braun, j'ai l� un t�l�gramme

du pr�sident de la F�d�ration nationale.

Je le lis. "Dans notre organisation,

"toute personne refusant de t�moigner devant un comit�

"par peur de s'incriminer elle-m�me

"jette l'opprobre sur tous les syndicats

"et pourra �tre radi�e par le comit� directeur."

L'avocat peut voir ce message.

M. Braun, � la lumi�re de cette d�claration,

prenez bien votre temps

avant de r�pondre � la prochaine question.

Connaissez-vous Jess Haskel,

qui a d�tourn� 28 000 dollars � la section 43 ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Vous connaissez Oscar Wetzel, alias L'Ex�cuteur ?

Je refuse de r�pondre, sur la base du 5e Amendement.

Laissez-moi vous rafra�chir la m�moire.

M. Oscar Wetzel est assis ici.

D�j� condamn� pour incendie criminel, vol et meurtre.

Vous le connaissez ?

Jouons aux cartes.

J'ai d�j� vu sa figure.

�a me dit rien.

Cet homme est connu.

Vous dirigez une organisation publique.

Vous cacher derri�re le 5e Amendement...

Je ne me cache pas.

Vous vous cachez derri�re le 5e Amendement.

Qui dit �a ?

La F�d�ration nationale, entre autres.

Ils en savent quoi ?

Ils savent que ceux qui n'ont rien � cacher...

Une minute.

M. le s�nateur, je tiens � d�clarer ici

que je n'ai peur de rien.

Vous connaissez Oscar Wetzel. - Jamais entendu parler !

C'est bon, allez.

Viens, on va jouer. Tout de suite !

La table est pr�te, Mary ?

Monsieur Braun,

est-ce qu'un cadre de Precision Toolers

a pay� les factures de votre �curie priv�e ?

Quelle �curie priv�e ?

J'ai la d�claration de M. Tragg, tr�sorier de Precision Toolers.

Le syndicat aurait pay� 18 500 dollars pour votre �curie.

Il a menti.

Le t�moin peut disposer.

Et je demande au comit� d'inculper

M. Braun pour parjure.

L'audience est lev�e.

Bagget ?

Oui, je sais. Le d�l�gu� a appel� � la gr�ve.

J'essaie de r�gler �a d�s que possible.

D'accord. Ne quittez pas.

Charlie ?

Va voir le d�l�gu� de l'usine Bagget.

Dis-lui que la gr�ve se finit demain.

Leurs revendications, je m'en fous.

J'ordonne la fin de la gr�ve.

Bagget ?

Vous avez entendu ?

Appelez-moi donc, si vous avez des probl�mes.

Exactement.

On s'entraidera, hein ?

Une main lave l'autre ?

J'adore. Ravi d'avoir bavard�.

Et voil�.

Il me doit un service et il me le rendra bient�t.

Il t'en faudra plus, si tu l�ches le 5e.

Pourquoi avoir ni� conna�tre Wetzel ?

Il est grill�.

Justement.

Esp�ce d'avocat.

Je t'ai dit de t'en tenir au 5e.

Tu risques juste l'outrage.

Le parjure co�te quelques ann�es de plus.

Quelqu'un t'a vu avec Wetzel ?

Je connais personne qui...

Attends.

Deux types nous ont vu

devant le local syndical.

Tu r�ponds ?

De la part de qui ?

Deux types devant le local.

Cliff Heldon, de la F�d�ration.

Salut, Cliffy.

Ils m'astiquotent, mais �a ne va nulle part.

Le comit� s'est r�uni ?

Quoi ?

La F�d�ration nationale expulse Joe Braun

Mary ?

Je suis l�, ch�rie !

Bonsoir, Bill.

Regarde le cadeau d'oncle Joe, papa !

Un dollar d'argent !

�a fait beaucoup � ton �ge.

Et comment !

Je vais le montrer � Skip.

Bonsoir, ch�ri.

J'ai dit � M. Braun que tu rentrais bient�t.

Je retarde le d�ner ?

C'est joli, ici.

Mais cette jolie femme m�rite mieux.

Nous, �a nous pla�t.

Vous m'excuserez, M. Braun. J'ai � faire.

Vous restez d�ner ?

Merci, non. A charge de revanche.

Jolie poup�e, garde-la � l'oeil.

Je n'ai pas � la surveiller, M. Braun.

Appelle-moi Joe.

Je t'ai � l'oeil depuis un moment.

J'ai � te parler. On peut s'asseoir ?

On m'a dit que tu �tais dr�lement fut�.

Je ne vous suis pas, M. Braun.

Comment �a, vous m'aviez � l'oeil ?

Un grand syndicat comme le n�tre

cherche toujours de nouveaux talents.

Je ne vois pas o� vous voulez en venir.

Si je t'embauchais � 200 dollars la semaine ?

Et un d�fraiement.

Je ne saurais pas recruter

des gars pour le syndicat.

Et s'il vous faut un gros bras,

vous tapez � c�t�.

Non, monsieur.

Qui parle de �a ?

Je suis paisible, j'aime mon boulot.

Et ma famille.

Et tu t'en occupes bien.

Je vous ai vu � la t�l� hier.

Vraiment ?

Vos employ�s n'ont pas l'air commode.

Je vais au cin� avec Skip.

Maman est d'accord. C'est moi qui paie !

C'est bon, maman !

Les parents de Skip sont d'accord.

Sa m�re nous cherchera.

Quel gentil gosse.

Tu sais qui �taient ces gars � la t�l� ?

Des briseurs de syndicat.

Tu viens juste de parler de gros bras.

Avant, on devait combattre le feu par le feu.

Mais �a a chang�.

On a les relations publiques maintenant.

Avoir des gars diff�rents, c'est bon pour moi.

Ex-champion de football, bon p�re de famille.

Avec une chose qui pense entre les oreilles.

Tu ferais du bien au syndicat.

Je te veux � la permanence, Billy.

J'ai pas envie de travailler pour vous.

Tu le fais d�j�.

Tu es dans mon syndicat.

Et si tu deviens l'un de mes permanents,

le ch�que est plus gros.

Fini, la graisse sous les ongles.

Vous allez trouver �a fou,

mais j'aime mon poste.

Je reste chez Carleton.

Te d�cide pas trop vite.

Penses-y, mon gars.

Bonsoir, Mme Gibson.

Au revoir, M. Braun.

Vous reviendrez ?

Peut-�tre bien.

Votre mari est un t�tu. Prenez soin de lui.

Le petit-d�jeuner est pr�t.

Fred n'est pas l� ?

Tu ne peux m�me plus manger sans lui ?

Des gaufres !

Salut, les enfants. - Bonjour, Fred.

Une gaufre ?

Merci, j'ai mang�.

Du bacon ? - Non plus, merci.

Devine ce qui m'est arriv� hier.

Et � moi donc.

Tu vas m'�couter ?

Little Joe est pass� chez moi hier.

Tu rigoles ? - Lui-m�me.

Il a l'air bon, ce bacon.

Sers-toi.

Il m'a offert du boulot chez les Toolers.

A 200 la semaine.

Pareil pour moi.

Vraiment ? - Oui, il est pass� ici.

Mais vas-y, Fred. J'ai refus�.

Faut �tre fou pour refuser un salaire pareil.

Je craque sur la gaufre.

Mary, tu lui fais une gaufre ?

Non, merci. Je prends juste un bout.

Prends-en une enti�re. - J'ai d�j� mang�.

Non, merci beaucoup.

Tu vas rire.

J'ai aussi refus�.

On est deux fous.

Je peux avoir un peu plus de caf� ?

Mets-y du lait. - Non, merci.

J'ai vraiment pas faim.

Y a un truc que je pige pas.

Pourquoi Braun voudrait de nous dans son organisation ?

Precision Toolers va avoir des probl�mes.

La F�d�ration vient de le virer.

Quel rapport avec nous ?

On est des gars populaires.

Filons, si on veut rester populaires.

Mince alors, des gaufres !

Merci pour le caf�, Mary.

Je vais voir ce qui se passe.

Que se passe-t-il ?

T'as jamais vu de piquets de gr�ve ?

Je viens discuter, pas m'engueuler.

Mauvaises conditions de travail.

Les gars ont d�bray�.

J'ai jamais vu ces gars dans l'usine.

Et alors ?

Si t'essaies de passer, t'es un jaune.

O� est Bailey ? - C'est qui ?

Comment �a, c'est qui ?

Tu fais gr�ve ici sans conna�tre le d�l�gu� ?

Si t'es pas content, va voir Little Joe.

D�gage. - Attends un peu.

Poussez-vous, les minables.

On est en gr�ve ici.

Je suis pas au courant, d�gage de l�.

Venez le choper !

L�che-moi donc.

Calme-toi maintenant.

Tu veux te faire assommer ?

Autant t'en prendre aux flics.

Mais qui a appel� � la gr�ve ?

Je sais juste que Little Joe m'a t�l�phon�.

Ce Zatko devait venir avec quelques piquets.

Et on devait l'�couter.

Je pige pas.

On est aussi nombreux qu'eux !

Du calme !

Si on allait se renseigner au local syndical ?

Bonne id�e.

Pourquoi l'usine est bloqu�e ce matin, Brannell ?

Y a une gr�ve.

On l'a m�me pas vot�e.

Je sais rien, alors que je suis d�l�gu�.

Le r�glement dit pas qu'il faut te pr�venir.

C'est trop fort. O� est Little Joe ?

Il est occup�.

On paie nos cotisations au syndicat, Brannell.

On veut voir Little Joe.

Bien s�r, Fred. Joe veut aussi te voir.

Bill Gibson est aussi l� ?

Mais c'est moi, le d�l�gu� de Carleton.

Et tu le resteras si t'apprends � la fermer.

Quand Joe voudra te voir, je te le dirai.

On y va.

Salut, les gars.

�a baigne ? - On se le demande.

Des casseurs bloquent notre usine.

C'est des bons gars.

Prenez un cigare. T'en veux un, Bill ?

Vous voulez savoir ce qui se passe.

C'est s�r.

�a vous dit, 15 % d'augmentation

et 3 semaines de cong�s pay�s ?

Bien s�r.

Il faut d'abord gagner.

La gr�ve a r�ussi avant de d�marrer.

Carleton a besoin d'un alliage sp�cifique.

L'usine Bagget est la seule � en produire.

Ils adoreront vous augmenter, ou autre chose.

Vous me suivez ?

T'es le plus fut�, explique-lui.

M. Braun a d� mettre la pression sur l'usine Bagget.

La section des m�tallos. Ils sont des n�tres.

A travers eux, il tient Carleton.

Tu es fut�, mes gars avaient raison.

Excusez-moi.

Je connais la loi aussi bien que vous.

Non, pas de n�gos. Trois semaines et 15 %.

Ou c'est le d�p�t de bilan, pig� ?

Allez donc au tribunal.

Gagner prendra 2 ans, si vous gagnez.

Vous tricoterez des cravates en attendant ?

Je ne viendrai pas.

Si vous voulez me voir, venez ici.

Et voil�.

Je parie que ce sera r�gl� avant 18 h.

Rejoignez-moi.

Je vous embauche � 300 dollars la semaine.

Fini, la graisse sous les ongles.

Vous pourrez sortir votre jolie femme.

Qui vous autorise � lancer une gr�ve ?

Les gars l'ont vot�e ? - Tu rigoles ?

Vous avez demand� � la section locale ?

Tu te prends pour un avocat ?

Si vous y r�fl�chissiez ?

Je vous en reparlerai.

Silence !

Fermez vos gueules !

Vous vouliez cette r�union.

Si quelqu'un veut parler,

qu'il le fasse !

J'ai beaucoup � dire.

Mon vieux �tait exploit�. Il n'y avait pas de syndicat.

On est mieux lotis, mais va-t-on le rester

si des nervis bloquent l'usine sans nous demander ?

On bosse pas pour Joe Braun, il bosse pour nous.

Pr�sident ?

Je suis d�l�gu� chez Carleton.

Mais si un Zatko,

un type que personne conna�t,

se permet de venir nous dire quoi faire,

il peut avoir mon boulot, je d�missionne.

Joe va arriver, il a juste un peu de retard.

Soyez patients.

Fais gaffe, Fred.

Tu rigoles ?

Tu seras mignon sans dents.

Plus mignon que sans tripes.

Vous vouliez me voir ?

C'est quoi, cette gr�ve ?

Je vais vous le dire.

Je leur ai dit. - Silence.

Vous passez de bonnes vacances ?

Les vacances nous sont pay�es !

Celles-ci le seront. La gr�ve est finie.

Augmentation de 15 % et 3 semaines de cong�s pay�s.

Je n'y crois pas.

Vous en profiterez tous !

Sauf Fred McAfee ! Il a un retard de cotisations.

Un retard de cotises ? Regardez mon livret.

Passez-moi ce livret !

Allez, donnez ! - C'est �a, regardez-le.

C'est bien �a. Six mois de retard !

Tu le radies, Brannell.

Vous �tes dingue !

Pas de violence ici, arr�tez !

Ayons un minimum de dignit�.

Virez-le !

Vous allez le laisser me faire �a ?

Qu'ils partent !

Qui est pour l'augmentation ?

Qui est contre ?

Motion accept�e. Fin de la r�union !

Reste pas dans mes pattes !

Cr�tin.

Du feu.

Du calme, du calme.

�a te plairait que ce porc te marche dessus ?

Pas plus qu'� toi, et tu le sais.

C'est mon c�t� paisible.

Je dois �viter les ennuis, pour Mary et Timmy.

Oui, �vite les ennuis.

Va rejoindre tes amis.

Dis pas �a. Tu es mon ami, et tu le sais.

Tu peux plus te permettre un ami comme moi.

Joe Braun me mettra sur sa liste noire.

On va aller boire une bi�re et en parler.

Les gars laisseront pas Braun te virer du syndicat.

Tu rigoles ?

Ils me tueraient pour une augmentation.

Je suis l�, ch�rie !

Par ici.

La journ�e a �t� bonne ? - Comme �a.

Pas vraiment, quoi.

Que s'est-il pass� ? - Je te raconterai.

On va manger, appelle Timmy.

Il est encore dehors ? - Je crois, oui.

Tu as vu Timmy, Skip ?

Je l'ai pas vu.

Timmy est rentr� ?

Non, ch�ri.

Le d�ner va �tre g�ch�.

Il va se prendre un bon coup de ceinture.

Toujours rien.

Esp�rons qu'il aille bien.

Ne le fesse pas quand il rentrera.

Tu plaisantes ?

Tu imagines cette maison sans le gosse ?

J'appelle les urgences de l'h�pital.

Tu crois que... - Je ne crois rien.

Je veux juste �tre rassur�.

Passez-moi les urgences de l'h�pital Westside.

Salut, vous savez quoi ?

On les a battus. J'ai marqu� deux essais.

Comment oses-tu rentrer aussi tard ?

Il fait noir dehors.

Et regarde ton maillot et tes pantalons.

Tu m�riterais une bonne fess�e.

Je suis s�rieuse.

Lave-toi et va au lit sans d�ner.

Gare � toi si tu refais �a. Allez, file.

Dans ta chambre !

Mince alors, on peut m�me pas s'amuser ici.

Seigneur.

J'ai eu si peur, Bill.

Moi aussi.

Tu vas faire quoi pour Timmy ?

De quoi tu parles ?

Je ne sais pas. S'il refait �a...

J'�tais si inquiet que j'ai failli oublier.

Fred a eu des ennuis avec le syndicat.

Ce serait sympa d'aller lui rendre visite.

Histoire de lui remonter le moral.

D'accord ?

Je cherche mon gilet.

Mary ?

Ton admirateur a un paquet d'ennuis.

Le proc�s pour parjure de Little Joe Braun

se tiendra le 1er novembre.

S'il est condamn�, Joe Braun risque

cinq ans d'emprisonnement.

Tu m'entends ?

J'arrive !

Ton p�re t'a dit d'aller au lit.

Mais il faut bien que tu manges.

Mince alors, merci.

Me voil�.

Tu tricotais ton gilet ou quoi ?

Tu sens bon.

J'ai oubli� mes cigarettes.

Je te rattraperai.

Tiens, �clate-toi.

Mince alors, merci.

Pas de quoi.

T'es une petite maline.

Comment �a ?

Tu me plais, c'est tout.

Alice ?

On se fait un bridge ?

Je suis inqui�te, Fred n'est pas rentr�.

J'ai � te parler, pose �a.

Viens par l�.

Pose �a, je veux te parler !

Qui t'a dit d'immoler McAfee ? Il nous a m�me pas vus.

Je l'ai arros� d'essence pour l'effrayer.

Il s'est enflamm� par accident.

De quoi j'aurai l'air au proc�s ?

Tu br�les personne sans mon ordre.

Je dois aussi te demander si je peux d�gainer ?

Je te fais un plan avant de les d�molir ?

Tu fais le malin avec moi ?

Je veux juste des ordres pr�cis.

Tu devais photographier McAfee

et montrer la photo � Tony.

Encore heureux que tu aies la photo.

Tony ?

Am�ne-toi.

Regarde ce type, il s'appelle McAfee.

Il t'a achet� ce bidon d'essence.

Pour quoi faire ?

Pour incendier ma maison, cr�tin !

Mais y a pas le feu ici.

�a va venir !

Little Joe Braun dit que c'est le contraire.

�a dit que McAfee a voulu incendier sa maison.

Joe Braun ment.

Il va s'�nerver.

M. Heldon, dites-leur de m'appeler.

Je suis d'un temps o� on va voir les flics.

Passez-moi Henley, bureau du procureur.

Henley ? Cliff Heldon. F�d�ration syndicale.

J'ai un t�moin pour le parjure de Braun.

Exact.

Il s'appelle Bill Gibson.

Il a vu Braun et Wetzel devant le local syndical.

Braun a d�clar� n'avoir jamais vu Wetzel.

Le jour o� Bill Tragg a disparu.

Henley ?

Je suis convaincu que Bill Tragg a �t� tu�.

Eteins-moi �a.

Et br�le-le devant moi.

Oui, Joe ?

Fais entrer Lou et Danny.

Bravo, Slim. Je t'embauche � la permanence.

C'est super, M. Braun.

Tu vas t�l�phoner pour moi pour commencer.

T�l�phone pour toi, Bill.

Ici Gibson.

C'est le bureau du procureur.

On veut parler de votre t�moignage.

Vous finissez quand ?

Qui est � l'appareil ?

Vous faites bien de vous renseigner.

Cliff Heldon, �a vous dit quelque chose ?

Bien s�r.

Il nous a parl� de vous.

Vous finissez quand ?

Je suis en heures sups, je sortirai vers 18 h.

Vous pourrez passer apr�s ?

J'imagine, oui.

Bien s�r.

Mary ?

Je serai en retard ce soir, ne t'inqui�te pas.

Vous vous croyez o� ?

La rue est � vous ?

Et le panneau Stop ?

Quel panneau ?

Entre avec moi.

Pour quoi faire ? Le proc�s commence demain.

Allons dans mon bureau.

Parlons-en ici.

Pourquoi pas au bureau ?

Quand tu me paieras, on parlera o� tu veux.

Je te paie, tu parles o� je veux.

Si ce Gibson dit t'avoir vu avec Wetzel,

tu seras reli� � la torche humaine.

Et tu seras presque � Alcatraz.

Oublie Gibson. Il nous ennuiera plus.

T'en es s�r ?

Tu l'as achet� ?

Pas un dollar.

Quoi, alors ?

Je te dis de l'oublier. �a te suffit pas ?

Non, �a suffit pas.

Je dois tout savoir si je veux nous prot�ger.

Il est vivant ?

Ce genre d'insinuations, �a me pla�t pas.

C'est qui ?

Ton t�moin.

Je me tire.

T'auras peut-�tre besoin d'un autre avocat.

Je veux pas t�moigner contre toi.

Tu m'as juste amen� ici pour parler affaires.

Si t'allais attendre � c�t� ?

Tu risque gros, rien qu'� �tre l� !

Tu sais le temps que m'a pris ce syndicat ?

Il peut tout foutre en l'air.

Je vais m'en charger personnellement, pig� ?

Comment il va ?

Il dort paisiblement. - Bandez-lui les yeux.

Ma�tre ?

R�fl�chis en d�tail � ce qu'il dira � la barre.

En d�tail, pig� ?

Fallait pas lever la main.

O� suis-je ?

Je sais o� t'es pas.

T'es pas � la barre en train de t�moigner.

Debout.

Il t'a dit de te lever.

Tr�s bien.

Assis maintenant, sale mouchard.

Qui �tes-vous ?

L'Association.

Quelle association ?

L'Association anti-mouchards.

Non, ne l'assomme pas.

Debout.

Il a dit debout !

On hait les mouchards.

Tu finiras dans le port avec du b�ton aux pieds.

On le taillade d'abord.

Assis !

Il a dit assis.

Tu sais ce que t'es, mouchard ?

Un homme mort.

Ne le marque pas.

Allez, le mort.

Qu'est-ce qui se passe ici ?

On va lui offrir un aller sans retour.

Vous n'allez pas le tuer ? - Pas le choix.

S'il t�moigne demain, il va tout d�baller.

Pas s�r, je vais essayer de le raisonner.

Tu m'as compris ?

Ce serait pas tr�s malin de te faire tuer.

Et ta veuve ?

Comment elle va manger ?

Qui s'occupera du gosse ?

Joe Braun ?

C'est moi, oui. Je viens t'aider, petit.

Je perdu le contr�le.

Ce Wetzel tue comme il mange.

Il ne veut qu'une chose.

Quand on te demandera d'identifier Wetzel,

tu diras qu'il faisait sombre, que t'es pas s�r.

Une erreur de bonne foi.

Et c'est tout ? - C'est tout.

Sept syndiqu�s jouaient au poker avec Wetzel

� l'heure o� tu as cru le voir.

Fais �a pour Wetzel, tu auras 10 plaques.

Tu peux monter ton affaire, r�cup�rer ta famille.

Et pas finir d�coup� sur du marbre.

Il n'y aura pas de marbre, Little Joe.

N'en sois pas si s�r, mon Billy.

�a ferait beaucoup de t�moins disparus.

Vous le savez.

Je sais quoi exactement ?

Un t�moin qui finit en viande froide,

�a peut �tre une co�ncidence.

Et m�me un deuxi�me qu'on enflamme.

On peut encore douter.

Mais si un troisi�me dispara�t,

vous �tes fini, Joe.

Vraiment fini.

Vous tomberez pour meurtre, ou pour autre chose.

"Ils" ?

Je contr�le ces "ils".

L'opinion publique n'est pas � vous.

Souvenez-vous de Capone.

Ils n'ont pas pu l'avoir pour meurtre.

Ils ont trouv� autre chose.

Ils l'ont eu pour fraude fiscale.

Ils pouvaient pas avoir Luciano, ils l'ont d�port�.

Si les t�moins continuent � dispara�tre,

la presse vous mettra en une

jusqu'� ce que vous soyez fini.

On te dit malin, mais t'es plut�t con.

Tu me laisses pas le choix.

Je vous en laisse un, Joe.

Je t�moignerai demain que j'ai vu Wetzel

devant le local syndical, et c'est tout !

Et j'ai �t� enlev� par des inconnus.

Ils peuvent me croire ou croire au poker � sept.

Dommage, tu aurais d� bosser pour moi.

Pourquoi je n�gocierais ? J'ai les atouts en main.

On va pas pouvoir r�gler �a en gentilhommes.

Gaffe � son visage, il doit t�moigner demain.

Il est coriace.

Apporte un seau d'eau.

Slim, va brancher la machine.

Tu fais quoi ?

J'en fais un bon t�moin.

Et comment ?

Il peut tout te promettre et te doubler � la barre.

Tu me sous-estimes, Cernak.

Je reviens te voir.

Je suis pr�t.

Balance l'eau.

Il est � toi.

Tu m'entends, Billy ?

Etre trop fut�, �a peut �tre pire qu'�tre con.

T'es sur le point de toucher le jackpot.

Tu sais de quoi je parle ?

L'assurance-vie du syndicat.

Continue � m'emmerder, et je t'enterre � nos frais.

Ce sera aussi votre enterrement.

Pas question.

Tu ne dispara�tras pas.

Tu auras un accident, dans ta voiture.

On a ta voiture.

Vous ne me ferez pas tuer.

Sinon, vous ne seriez pas ici.

Arr�te de faire le malin.

Joue franc jeu avec moi.

Et me mens pas !

Sinon, je m'occuperai de ta veuve.

N'essaie pas de me mentir !

Je vais bient�t te laisser rentrer.

Tu diras � ta femme que t'as travaill� tard.

Rien d'autre, pig� ?

Et ne t�l�phone pas.

Tu seras sur �coute, pig� ?

Et au tribunal demain,

tu dis rien avant d'aller � la barre.

Et l�, tu dis ce qu'il faut.

T'as pig� ?

Ton nom complet ?

Bill Gibson.

Nom de ton �pouse ?

Mary.

Nom de ton gosse ?

Timmy.

Tu vas r�p�ter apr�s moi.

Si on me demande d'identifier Wetzel...

Je dirai que je me suis tromp�.

Il ment !

Tu sens ce truc aux doigts ?

Tu es reli� � un d�tecteur de mensonges.

Tu viens de te suicider !

Attrapez-le !

Sur le canap�.

On passe � la mani�re forte.

C'est pr�t pour Halloween ? - Dans la voiture.

Lou, accompagne-le et faites vite.

Salut, maman. Je rejoins les copains.

H�, les copains !

Attendez-moi !

Vous �tes o� ?

H�, Timmy !

La bourse ou la vie ?

Mince, merci !

T'en veux plus ?

G�nial, merci !

Je vais te laisser rentrer.

On n'a plus besoin de toi ici.

Et tu dois t�moigner demain, comme il faut.

O� est le pi�ge ? - Il n'y en a pas.

Tu diras ce que je t'ai dit de dire.

Dis quelque chose.

Dire quoi ?

Papa ?

Si vous faites du mal � ce gosse,

je vous tue. - A toi de m'�couter.

Il ne lui arrivera rien.

Sauf si tu t�moignes mal.

D'accord.

Vous avez gagn�.

Ramenez-le � la maison. - Le ramener ?

Il rentrera � la fin de ta prestation.

Sa m�re appellera la police avant.

Elle fera pas �a, tu vas l'en emp�cher.

Virez-le.

Je veux d'abord parler au gosse.

Pas question.

Les Am�ricains d�testent les kiknappeurs d'enfant.

Ils vous massacreraient.

Je suis le seul � pouvoir vous sauver.

Sauve-toi d'abord toi-m�me.

Je r�glerai �a au tribunal

ou au fond du port !

C'est trop tard pour �a maintenant.

Ecoutez, Braun.

Ma seule chance avec un type comme vous,

c'est de vous faire peur.

Vous avez int�r�t � avoir peur.

S'il arrive malheur au gosse, vous serez ex�cut�.

Je le ram�ne avant que Mary appelle la police ?

Faites venir Timmy, tout de suite.

Ram�ne le gosse.

Papa ?

�a va, fiston ?

C'est s�r ?

L'ennemi nous a captur�s.

Ils vont me tuer ?

D'o� tu sors des id�es pareilles ?

Ils m'ont dit de rester tranquille, sinon...

Ne t'en fais pas.

Je vais te murmurer � l'oreille.

Ecoute bien.

On s'�vadera demain matin.

Ne le r�p�te pas.

Et n'aie pas peur.

Allez, on y va.

Attention � la marche.

D'autres marches.

M. Heldon est l�.

Qu'y a-t-il ? - Rien.

Tu vas bien ? - Oui, ch�rie.

On vient parler de votre t�moignage.

J'y ai repens�.

Peut-�tre que... - Que quoi ?

Il faisait plut�t sombre.

J'ai pu me tromper.

Vous avez peur ou quelqu'un vous tient ?

Pardon, M. Heldon.

Je suis inqui�te, Timmy n'est pas rentr�.

Tout va bien, Mary.

Il est tard.

J'appelle Alice, la m�re de Skip.

J'irai le chercher. - Alice ne dira rien.

On a attendu une heure.

Je regrette.

C'est vous qui �tes venu � nous.

Bonsoir, Alice. Skip est d�j� rentr� ?

Mary, je t'en prie.

Joe Braun a su que vous alliez t�moigner ?

A vous de me le dire.

Mais o� est Timmy ?

Il le sait, alors ?

Vous vous �tes vendu ?

On br�le votre ami, et vous vous vendez ?

Quel genre d'homme �tes-vous ?

Il a vu Timmy partir avec qui ?

On rappellera. J'ai besoin du t�l�phone.

J'ai des questions, Gibson.

Vous allez me ficher la paix ?

Il est arriv� quelque chose � Timmy.

Crois-moi, il ne lui est rien arriv�.

Vous voulez bien partir ?

On parlera demain, mais pas maintenant.

Vous serez au tribunal demain.

On doit s'y tenir.

Sans votre t�moignage, on aurait report� le proc�s.

Dans l'attente d'autres preuves.

Si on le rel�che demain, il ne sera pas rejug�.

Je n'y peux rien !

Bill, c'est sans doute sans importance...

Quoi ?

Skip a vu Timmy monter en voiture il y a 2 heures.

Avec deux sorci�res. - Deux quoi ?

Deux types masqu�s, sans doute.

Ils conduisaient une vieille berline noire.

Je suis au courant. Timmy va bien.

O� est-il, alors ?

Une voiture du m�me genre m'a ramen�.

Il va bien, je vous dis.

Une petite minute.

Je crois comprendre Bill.

Ils tiennent votre fils.

Vous allez partir ?

Ils le ram�neront � quel prix ?

J'appelle la police. - Pas question !

Ils l'ont enlev�, c'est �a ?

Ne me mens pas.

Alerter la police ne donnera rien de bon.

Ils fouilleront la ville, pr�viendront la presse.

On ne peut pas.

Si on apprend qu'il a �t� enlev�,

il ne leur sera plus utile.

Ils le tueraient pour effacer les preuves.

Ils ont mon gosse.

Si vous d�cidez d'aller t�moigner pour eux demain,

je ne dirai rien.

Pareil pour moi.

Mais si vous vous parjurez pour Braun, sera-t-il sauv� ?

Regardez McAfee.

Que se passera-t-il apr�s le proc�s ?

Ils diront merci avant de le rel�cher ?

Il faut agir tout de suite !

Elle a raison.

C'est l'affaire de la police.

Si j'�tais s�r de retrouver cet endroit...

Vous y �tiez ?

Vous connaissez la rue ?

Vous reconna�triez le quartier ?

Ils m'avaient band� les yeux.

Comment comptez-vous retrouver l'endroit alors ?

J'�coutais.

La ville compte un demi-million de maisons.

Comment y retrouver une maison pr�cise ?

Impossible.

Je la trouverai.

J'aurai mon gosse ce soir.

Il y faudrait des pri�res.

Alors, priez pour moi.

Tu veux ma voiture ?

Voil� les cl�s.

En arrivant, ils m'ont jet� dehors.

Je suis tomb� comme �a.

Ils venaient de l�.

Poussez-vous.

Mary, je t'en prie. Reste ici.

C'est aussi mon fils.

On va jusqu'o� par l� ?

Jusqu'� l'autoroute.

Pourquoi l'autoroute ?

J'entendais des voitures.

A la m�me vitesse que les autres.

Comptez 45 secondes � partir de la sortie l�-bas.

Comment savez-vous pour les 45 secondes ?

D'apr�s mon pouls.

72 par minute.

Les pulsations ?

42, 43, 44, 45.

Aucune sortie en vue.

Impossible.

Voil� une bretelle.

Allons-y. Au pire, on rebroussera chemin.

C'est forc�ment par ici.

Regardez !

Tournez ici, ils ont d� venir de l�.

On tourne vers la droite ou vers la gauche ?

On a tourn� � droite juste avant l'autoroute.

Avant de tourner, on a pass� un parking plein.

Mais on n'a pas vu de parking sur le chemin.

Il y a un stade de lyc�e au coin de Field.

Il y avait peut-�tre un match de foot.

�a se tente.

Papa ?

Papa ?

La ferme !

Voil� votre stade.

Je savais que c'�tait impossible.

J'ai entendu des sons, comme si on longeait un parking.

Mais pas ici.

Il y a un autre grand parking ?

Pas que je sache.

Et maintenant ?

Appelle la police, Bill.

Il y a peu de voitures gar�es ici.

C'est l'aiguille dans la botte de foin.

�a va pas ? - Attention !

Fermez les yeux et �coutez.

C'est ce son-l�.

C'est le pont !

�a sonne comme des voitures gar�es.

C'est exact. Et maintenant ?

On a pass� une zone anim�e.

Avec une mauvaise route et des dancings.

De la musique �cossaise.

�a doit �tre �a.

Pas de dancing.

Mais la route est mauvaise.

De la musique �cossaise, vous �tes s�r ?

Cornemuse.

Juste avant, on semblait avoir un pneu crev�.

On y est, le pneu crev�.

Des bandes de goudron sur la route.

�a alors.

Que faites-vous ?

Je vais voir ce club.

Pardon, vous avez jou� de la cornemuse ce soir ?

Vous rigolez ?

Vous avez la radio ou un juke-box ici ?

Un juke-box, mais il joue seulement de l'op�ra.

Verdi, Puccini, Leoncavallo...

Il y a un vendeur de t�l�s dans le coin ?

Si tu veux voir des cow-boys,

retourne � l'�curie.

Un cin�ma ?

Un dancing o� des Ecossais font la f�te ?

Je suis pas tr�s dancing. Filez, beau gosse.

Vous n'avez pas entendu de cornemuse, c'est s�r ?

Je n'ai pas entendu de harpe non plus.

Juste Verdi et Puccini sur le juke-box.

Alors, au revoir.

C'est quoi, �a ?

C'est le gamin qui sort la fille d'� c�t�.

Il fait toujours hurler son autoradio.

Un autoradio ?

Pardon, vous �tes gar� l� depuis longtemps ?

D�sol�, vous �tes gar� l� depuis longtemps ?

On n'a plus le droit de se garer ?

Vous avez �cout� de la cornemuse �cossaise ?

On a l'air de ringards ?

Je l'ai �teint.

Et maintenant ?

Une rue � droite.

Laquelle ?

Elles vont toutes sur la droite.

Laquelle ?

Tentons la premi�re.

Je ne me souviens pas de deux dos d'�ne.

On essaie l'autre rue.

Un stop, � gauche, et on grimpe une colline.

Non, je me trompe de rue.

On s'est arr�t�s � un feu.

Et on a tourn� dans une rue � un dos d'�ne.

C'�tait forc�ment un feu rouge.

Un stop vous arr�te moins longtemps.

Les feux travers�s avant devaient �tre au vert.

J'aurais pu ne pas savoir qu'il y en avait.

On fait demi-tour et on tente la rue suivante.

Et puis la suivante.

On aura essay�, au moins.

L� !

Comment �tre s�r ?

Les marches.

Quatre apr�s le porche, un palier,

et encore cinq marches.

Mary, trouve une cabine et appelle la police.

Par l'arri�re.

Papa ?

O� est-il ?

O� est Joe ? - Aucune id�e.

Je cherche Timmy.

Pas un geste !

Qui �tes-vous ?

Je suis Cliff Heldon, dirigeant de syndicat.

Ils ont fait irruption et cogn� sur tout le monde.

Arr�tez-les.

C'est l'avocat de Little Joe.

Ils ont enlev� le gosse d'un t�moin.

Sornettes !

Qui commande ici ?

Moi.

Ils ont enlev� mon fils. - Attendez.

Jim, en haut. Joe, en bas. Jack, secoue-les.

Ils le tiennent. - O� �a ?

Je ne sais pas, mais j'ai vu mon fils et Braun ici.

J'ai pass� l'apr�s-midi l�.

Je n'ai jamais vu cet homme. - Attendez.

Je connais cette voix.

Ils m'ont aussi enlev�, et band� les yeux.

J'ai entendu cette voix.

Il y en avait une autre.

Quelqu'un qui �ternuait sans arr�t.

C'est Wetzel, �a.

C'est contre lui que j'allais t�moigner.

D'o� mon enl�vement.

Quand ils m'ont tabass�, un autre homme

portait une chevali�re avec l'intiale "D".

Voyons �a.

Vous !

J'ai une bague, et alors ?

Je regarde quand m�me.

Il y a bien un "D".

J'ai tout fouill�, aucune trace du gosse.

Aidez-nous.

On fera ce qu'on peut.

Attendez.

Un m�got. - Et alors ?

Joe Braun fume ce genre de cigares.

Il doit �tre par ici, c'est encore chaud.

Regardez, des cendres de cigare.

Il doit y avoir une autre sortie.

Il y a une ouverture ici !

Papa !

Pas la peine de s'exciter !

De quel droit il me frappe ?

Le gosse va bien.

J'ai appris sa disparition, je venais le prot�ger.

Mes gars agissent sans ordre parfois.

Fouiller une maison sans mandat est ill�gal.

Vous portez plainte ? - Et comment.

Il m'a agress�.

Vous pourrez porter plainte au poste.

Voil� qui est parl�. On va bien s'entendre.

Un conseil d'ami. Engagez un avocat.

C'est quoi, �a ? - Un bon avocat.

Me faire �a, � moi ? - On va au poste.

On n'a pas renonc�. Hein, papa ?

�a, c'est s�r.

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