All language subtitles for Lord.Love.a.Duck.(1966).Z1

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Original subtitles

DR�LE D'OISEAU

"UN PEU DE SAVOIR EST DANGEREUX"

Allez Au Lyc�e Acqu�rez Un Peu De Savoir

Vivez Dangereusement

Allez, Alan. On sait que tu es l�. Tu ne veux pas laisser tomber ?

Ici la police locale.

Nous avons besoin de ton aide !

Reculez tous.

Quelqu'un a un mouchoir ?

Vous deux, l'escalier. On prendra l'ascenseur.

Comment �a, l'escalier ? Je suis bless�.

D'accord, prends l'ascenseur. Vous deux, prenez l'escalier.

Tu fais une erreur, Alan, une erreur tragique.

Un jour, quand tu seras plus �g�, tu comprendras.

Que s'est-il pass� ?

Arr�tez !

Bon, dis-moi ce que tu vois, Alan.

Des fleurs.

Des tulipes, des jonquilles et des roses.

Des roses American Beauty � longue tige, en fait.

Concentre-toi. Fais un effort.

Des oiseaux, des arbres...

Et une rivi�re.

Une rivi�re

- serpentant dans de vertes vall�es. - Tu me r�sistes.

Quel calme !

Sur la berge, des enfants heureux...

- Cesse de me r�sister. - Et il y a un tas de nuages.

Regardez, l'un d'eux ressemble au lapin de P�ques.

Je veux t'aider.

Tu ne vois pas...

que ces choses sont cens�es �tre sales ?

Sales ?

Non, c'est un papillon.

Un papillon multicolore.

Sale petit pervers malveillant !

Petit pervers ! Malveillant !

Docteur.

Que refusez-vous d'admettre ?

Votre structure sugg�re un syndrome de rigidit�

et une grave anxi�t� sous-jacente.

Un refoulement massif et des atteintes pathologiques.

Il m'est donc tr�s difficile de communiquer avec vous.

Si vous voulez vraiment que je parle, donnez-moi mon magn�tophone.

Autre chose ?

Puisque vous le proposez, j'aimerais bien avoir mon transistor.

Et un sandwich pain de seigle-corned-beef, sans moutarde.

Pervers.

Ceci est une confession, pas du baratin.

C'�tait moi.

Je suis coupable.

�a, vous le savez d�j�.

Mais pourquoi je l'ai fait,

c'est une autre histoire.

Pour que vous compreniez clairement

mes mobiles,

je dois commencer par le commencement.

Tout commence, bien s�r, avec Barbara Ann Greene.

Cette ch�re, douce et simple Barbara Ann...

dont les d�sirs les plus profonds, les plus ardents,

expriment avec un lyrisme �mouvant

la vulgarit� absolue de notre �poque.

On s'est rencontr�s, Barbara Ann et moi,

il y a un an.

Un soir, la veille de la rentr�e.

Naturellement, j'avais tout organis�.

N'aie pas peur, Barbara Ann. Je n'ai pas pu m'emp�cher de l'attraper.

Je n'ai pas peur.

Comment sais-tu mon nom ?

Je m'appelle Alan Musgrave, on est tous les deux en terminale.

Salut, Alan, je m'appelle...

C'est vrai, tu connais mon nom.

Pr�voir, c'est ma devise.

Enfin, une de mes devises. Dis-moi,

tu aimerais voir le reste du lyc�e ?

C'est ferm� � cl�.

J'ai les cl�s.

Comme on dit � la t�l�vision,

l'entr�e de la banque est ici.

Regarde-moi �a.

O� es-tu ? Je n'y vois rien.

Tu as peur.

Pas du tout. Tu peux allumer ?

Arr�te ! Ne fais pas �a. Allume !

Un ascenseur !

On monte ?

L'an dernier, j'�tais � Longfellow.

Moi, � Irving.

J'ai cru que Consolidated ne serait jamais termin�e.

Je me voyais d�j� finir mes jours � Longfellow, cette �cole minable.

- Ta scolarit�, tu veux dire ? - Quoi ?

Peu importe. Quelle est ta mati�re principale ?

�thique des adolescents

et comment d�j� ? Relations commerciales.

J'avais choisi Cosm�tologie, mais on m'a inscrite en...

Aptitudes v�g�tales � la vie.

Avant, �a s'appelait Botanique ou quelque chose comme �a.

Je n'ai pas eu le choix.

Quels vieux cro�tons !

Je vois ma maison.

Tu habites o� ?

Par l�.

Chez des gens. Viens.

Mais il n'est pas sec.

C'est ici qu'on va inscrire nos noms.

C'est vraiment b�te. Tout le monde saura qu'on est venus ici.

C'est le but.

Qu'est-ce que c'est ?

Un oiseau qu'on croit disparu, � tort.

Voil�.

Tiens.

J'ai l'impression d'�tre une vedette de cin�ma

avec mon nom dans le ciment.

Si c'est ce que tu veux...

Un jour.

- Tu as trich�. - Quoi ?

- Et ton nom ? - Il est l�.

C'est moi, Mollymauk l'albatros.

Un oiseau qu'on croit disparu, mais non.

C'est dingue.

Parle.

Dis � Mollymauk.

Raconte � Mollymauk.

L'an dernier, � Longfellow, j'ai gagn� tous les prix.

Celui de chef majorette, de miss Longfellow, tous.

Mais le b�timent a �t� d�moli et les �l�ves des alentours ont �t� regroup�s,

et ici, personne ne me conna�tra.

Et je veux qu'on me connaisse.

Je veux que ce soit pareil.

Que �a recommence.

Maman a envoy� ma photo au concours national de sourires de Jeune et Jolie.

J'ai eu le second prix.

Bien s�r, tout le monde a dit que j'aurais d� avoir le premier.

Il faut que tout le monde m'aime.

C'est mon ann�e.

D'apr�s mon horoscope, je serai c�l�bre.

Je suis Capricorne et je ne peux pas �chouer.

En plus, je le m�rite.

J'ai �t� tr�s sage.

Je n'ai rien fait de mal avec les gar�ons.

Enfin, un peu,

mais rien de vraiment mal

et seulement si le gar�on me plaisait.

Tu fais quoi avec ces cl�s ?

- Elles ouvrent tout. - C'est vrai.

Je sais o� tu vas.

L� o� ils se garent tous

- et pas question que je... - Mollymauk ne se gare pas.

Il d�crit lentement des cercles dans le ciel.

- Je vais te montrer. - D'accord.

- C'est marrant ! Une autre voiture. - On y va.

Non. Je suis contente. C'est Billy Gibbons.

Il �tait capitaine de l'�quipe de foot de Longfellow l'ann�e derni�re.

Ils ont battu Irving 63 � 0, je me rappelle.

Oui. C'est un vrai dur, ne plaisantons pas avec lui.

Continuons, choisissons une autre voiture.

Descends.

Approche, petit malin.

Tr�s marrant, ton truc avec les phares, demi-portion.

Non. L�g�rement amusant, peut-�tre, mais certainement pas marrant.

Tu sais o� j'habite.

�videmment.

Tu n'es pas comme Billy et les autres.

Ils veulent toujours flirter.

Mollymauk ne flirte pas.

Tu as pu t'en rendre compte.

Ce n'est qu'un d�but, Barbara Ann.

Tout ce que tu veux.

Dis-le � Mollymauk, il te l'obtiendra.

Mollymauk a plus d'un tour dans son sac � malices.

Il te montrera des trucs auxquels tu n'avais jamais pens�.

Je ne fais rien de mal avec les gar�ons.

Tu n'as absolument rien � faire.

D�tends-toi, c'est tout.

C'est maman. Elle a du mal � s'endormir.

Elle a besoin de se d�fouler.

� demain. D'accord.

Laisse-moi ouvrir la porte.

Salut, ma ch�rie.

Barbie, je te pr�sente un de mes amis. C'est...

Ne me le dis pas.

Je suis vraiment g�n�e.

- Je le connais depuis toujours. - Frank.

Je suis f�ch�e avec les noms.

Enfin, Frank, voici Barbara Ann, ma petite fille.

Incroyable.

On dirait des s�urs.

On nous le dit toujours. On a grandi ensemble, non ?

Je l'ai appel�e Barbara Ann parce que c'�tait un tr�s joli b�b�.

Je lui ai donn� le nom de Barbara Stanwyck et d'Ann Sheridan, les vedettes de cin�ma.

Petite, je l'ai amen�e chez une gitane.

Cette petite fille ne passera pas inaper�ue, Fred.

Frank.

C'est bien ce qu'a dit la gitane, ch�rie ?

Oui, tout � fait. Bonne nuit.

- Elle est mignonne, non ? - � croquer.

Attends, Frank, non.

Arr�te. Ma fille !

Tu m'avais dit qu'elle dormirait.

On dirait un petit gar�on quand tu fais la moue.

Si tu savais comme ta pauvre m�re

s'inqui�te quand tu es en voiture la nuit.

� propos, c'�tait qui, dans cette voiture ringarde ?

Un type.

Tu ne me l'as pas pr�sent�.

Tu as honte que je sois barmaid ?

Arr�te, tu veux ?

� propos, ce Frank...

Fred. Il est mari� ?

Tu sais bien qu'au premier rendez-vous, ils ne sont jamais mari�s.

Ces gosses recherchent quelque chose.

Je le sens.

Quel d�fi !

On n'avait pas �a � Irving, non, monsieur.

� Consolidated, on a tout ce qu'il y a de mieux.

Ici Weldon Emmett, E-M-M-E-T-T.

Weldon Emmett, votre nouveau principal.

Bienvenue � Consolidated, notre nouveau lyc�e.

J'esp�re que vous �tes aussi enthousiastes que moi.

Je suis fermement persuad� que parmi vous,

les �l�ves de Consolidated, se trouvent les futurs leaders

et les c�l�brit�s dont notre pays a tant besoin.

Hommes d'affaires, hommes d'�tat, scientifiques

et vedettes de cin�ma.

La d�mocratie en action.

C'est ce que nous voulons voir ici, � Consolidated.

Bonjour, M. Emmett.

Bonjour, Alan. Assieds-toi, mon gar�on.

C'est comme au bon vieux temps d'Irving.

Content que tu sois dans l'�quipe.

Fa�on de parler.

Et � propos d'�quipes,

la saison de foot approche.

Inutile de perdre mon temps, je suppose,

� dire au meilleur Q.I. de Consolidated pourquoi je t'ai fait appeler.

Non, monsieur.

Billy ne pourra pas lancer un ballon de sit�t.

Je le crains.

Une �quipe sans quart-arri�re, c'est comme un bateau sans gouvernail.

Tu comprends ?

Ce n'est pas l'important.

L'important, c'est la fa�on d'�tre.

La tienne, la mienne, celle de tous les �l�ves,

du monde entier, c'est �a l'important.

J'essaie de te dire que Billy aurait pu �tre gravement bless�.

S'il ne l'a pas �t�, c'est plus par chance

que gr�ce � ton bon sens.

Je voulais le tuer.

Ne plaisante pas avec ces choses-l�.

Je ne plaisantais pas.

J'ai essay� de l'achever.

Certains apprennent mieux comme �a.

Maintenant, ils sauront.

Tu veux que je te dise ?

On est un peu � bout tous les deux.

Tu veux que je te dise ?

Mieux vaut oublier tout �a.

Oui, le temps gu�rit toutes les blessures.

Un jour, on y repensera en riant.

N'en parlons plus, d'accord ?

Je suis d'accord.

Oui ?

Un petit conseil.

- Je t'en prie. - �a marche bien pour vous, ici.

Gardez la t�te froide.

Tu peux m'aider ?

Merci.

- �a fait du bien d'enlever �a. - Il est joli, ton t-shirt.

C'est du silipolatex acrison, non ?

G�niale, cette mati�re.

Tellement mieux que le cachemire, comme moi, et tellement moins cher.

L'industrie chimique japonaise fait des trucs �tonnants, de nos jours.

- Instructions de lavage � l'int�rieur. - Non !

- On peut le br�ler, y renverser des trucs. - Hein ?

- Le br�ler ? - Bien s�r.

- �a ne craint ni les mites, ni la rouille... - Un instant. J'ai...

C'est l'insigne de Billy Gibbons ?

- Oui. - C'est vrai ?

Il voulait me le donner l'an dernier.

- Il est pas super ? - Si.

Il est trop.

Comment tu l'as eu ?

- Billy est un type extra. - Je sais.

Tu as l'air sympa.

On a un club. Le club des hauts en cachemire.

Passe, viens faire la connaissance des filles.

Il suffit d'avoir 12 hauts en cachemire.

C'est vrai, passe un soir.

- Merci. - 12 hauts en cachemire.

Oui. Merci.

Tu arr�tes de tourner ?

Il me faut 12 pulls pour faire partie du club. En cachemire.

Ce truc que je porte, c'est m�me pas du tissu. C'est un produit chimique.

C'est quoi ?

La formule de ton t-shirt.

Deux parts d'acrison, une part de silipolylatex et de l'eau.

Un maximum d'eau.

Ce truc ne br�le m�me pas, tu sais.

- Bien s�r que si. - Non.

Mais si. Si je me souviens bien,

le point d'inflammation de l'acrison est � 1 093 degr�s,

ce qui, bien s�r, le rend pratiquement ininflammable.

C'est pas dr�le.

Qu'est-ce que je vais faire ?

- Tu as un p�re, non ? - �videmment.

Il vit quelque part � Oxnard, il vend des trucs.

Les parents divorc�s culpabilisent toujours.

Si tu pouvais faire vraiment culpabiliser ton p�re...

Culpabiliser ?

Vraiment. Culpabiliser au carr�, disons.

Culpabiliser au carr� ?

P�re plus divorce multipli� par culpabilit� au carr�

�gale...

pulls.

Assez pour 12 pulls ?

Incroyable !

C'est �a, les maths modernes.

� quelle heure arrive M. Merveilleux ?

Je n'entends pas.

M. Merveilleux !

Il arrive � quelle heure ?

Maintenant.

Mon Dieu.

Papa !

- Tu m'as tellement manqu� ! - Ma petite fille.

Tu es splendide.

Et toi, merveilleuse.

J'avais presque oubli� comment tu �tais.

Salut, Marie. �a marche, le topless ?

Je suis barmaid, habill�e.

Et quand on a deux mois de pension en retard,

on essaie au moins d'�tre poli.

�coute,

on va bien s'amuser.

Tu n'aurais pas d� rester si longtemps sans venir.

J'avais presque oubli� ce que c'�tait d'avoir un p�re.

Ton bavoir, papa.

Mon b�b� !

Voil�.

- �a a l'air bon, non ? - Oh oui.

Tu as la moutarde.

- Tiens. - Tu veux du ketchup ?

- Tiens. - De la moutarde.

- Mets-moi du ketchup. - Voil� !

C'est pas bon ?

Une rondelle d'oignon ?

Allez.

Qu'est-ce que tu fais ?

D�sol�.

Tu n'as pas go�t� le g�teau aux pommes.

- Tiens. - Non.

C'est le meilleur hot-dog de ma vie.

Moelleux.

On dirait du duvet. C'est quelle couleur, ma ch�rie ?

Raisin miam-miam.

Regarde celui-l�.

- Beige banane. - Oh non !

Vous voulez en passer un, pour la taille ?

- Tu veux ? - Si je veux ? Oui.

- Papa ! - Oui, ch�rie ?

Meringue au citron.

Rose com�die.

Papaye surprise.

Oh mon Dieu !

Regarde.

Chaton pervenche.

Craquant, non ?

- Lequel tu pr�f�res ? - Je les aime tous !

Papa, non.

Je suis vir�e du lyc�e, tout �a � cause d'Aptitudes v�g�tales.

Je refuse de mettre les mains dans le fumier pour qui que ce soit.

Je ne veux pas, c'est tout.

J'ai une id�e.

Si tu essayais le boulot de secr�taire d'Emmett ?

Je ne sais pas taper.

Va le voir.

Et profites-en pour lui parler, en passant,

- de tes ennuis en Aptitudes v�g�tales. - Non.

Mollymauk s'est d�j� tromp� ? Non.

Porte un de tes hauts en cachemire. Un truc genre...

C'est quoi, celui-l� ?

Grabuge turquoise. Tu aimes ?

�a me rappelle.

J'ai quelque chose � te montrer.

Aujourd'hui, j'ai une nouvelle cl�.

Je suis curieux. Pourquoi vouloir travailler pour moi ?

- D'abord, �a pourrait �tre marrant. - Marrant ?

Je suppose qu'on a quelques moments de d�tente dans la journ�e.

- Pas assez, peut-�tre. - Et puis, �a serait tr�s instructif.

J'ai des frissons dans le dos

chaque fois que j'entends votre voix au haut-parleur.

Alors, vous �couter en personne !

C'est tr�s flatteur. Et votre probl�me en Aptitudes v�g�tales ?

C'est Beverly. Il a un comportement bizarre.

Ce qu'il dit, ce qu'il fait.

Tr�s joli pull, mon enfant. Il a l'air tr�s moelleux.

Il l'est. Vous voulez toucher ?

- Je peux ? - Je vous en prie.

- Incroyable. - Oui, je sais.

Minuit � gogo.

- Minuit � gogo. - Oui.

J'en ai un pour chaque jour de la semaine.

Vraiment ?

Ne cassez pas votre jolie petite t�te sur Aptitudes v�g�tales.

Minuit � gogo.

Et vous ne savez pas tout, j'en ai un autre.

- Vous savez quel est son nom ? - Quoi ?

P�che pas touche.

- P�che pas touche. - Oui !

�a vous pla�t ? Oui.

Venez travailler demain, d'accord ?

Oui.

D�sol�.

C'est ce que... C'est votre...

Micro.

Dans lequel vous parlez ?

Je parle dedans et tous les �l�ves m'entendent

dans tout le lyc�e.

On n'avait pas �a � Irving.

Tenez.

Minuit � gogo.

P�che pas touche.

Certaines tribus portent des os et des coquillages dans le nez.

Pour d'autres groupes ethniques, un cou allong�

est signe de beaut� et de fertilit�.

Par cons�quent,

ils �tirent le cou de leurs femmes avec des cordes et des anneaux de cuivre.

Nous, Occidentaux, avons une chose comparable

avec ce qu'on appelle les "mouches".

Traditionnellement, leur but �tait d'attirer l'attention sur le plus joli trait d'une femme.

Par exemple,

pour attirer l'attention sur les l�vres,

ou sur les yeux.

L'un ou l'autre.

De m�me pour la bouche.

Et pour attirer l'attention sur le nez ?

Un peu de s�rieux, mesdemoiselles. Vous savez toutes sur quoi travailler ?

Ici, Mlle Schwartz ?

Oui, tr�s bien. Tr�s fran�ais.

Franchement, Beverly, j'ai r��valu� votre cours d'Aptitudes v�g�tales.

Il y a eu des rumeurs.

Cette mati�re soul�ve-t-elle trop de controverses pour vous ?

Je ne comprends pas. J'enseigne la botanique depuis...

� Consolidated, nous parlons d'Aptitudes v�g�tales � la vie, n'est-ce pas ?

J'enseigne Aptitudes v�g�tales � la vie depuis 30 ans.

Je sais tout cela. Soyez bref. O� en �tes-vous en ce moment ?

Hier, par exemple, nous avons vu les pistils et les �tamines.

Les quoi ?

La fertilisation des fleurs. C'est tr�s beau.

Vous savez comment les pistils produisent le pollen

dont les �tamines sont le r�ceptacle ?

Je montre comment il passe des uns aux autres et...

Doux J�sus !

� quelles obsc�nit�s exposez-vous ces enfants ?

C'est la vie. J'essaie de la...

Ne commencez pas � jacasser. �vitez les ordures en classe.

Doux J�sus. Les �tamines et les pistils.

�levez votre esprit au-dessus du caniveau.

Pensez � l'image.

Les parents doivent savoir leurs filles aussi en s�curit� ici qu'elles le sont...

� l'�glise.

Aujourd'hui, la lecture est tir�e du L�vitique

qui peut sembler, � premi�re vue, long,

confus, voire ennuyeux.

Il s'agit en fait d'un tas de lois et de r�glements

�dict�s par les L�vites,

qui descendaient tous d'un nomm� L�vi.

Si on l'�crivait aujourd'hui, on pourrait l'appeler Livre de M. L�vi.

Le propri�taire de la Ford d�capotable immatricul�e 3X271

est pri� de d�placer sa voiture, gar�e en double file.

Vous le verrez, M. L�vi dit

que Dieu r�pond � nos pri�res, aussi s�r qu'un et un font deux.

Bien s�r, il r�pond � sa fa�on.

Cela intrigue les gens et fait basculer quelques esprits faibles

dans l'ath�isme et la d�pression nerveuse.

Le Seigneur �coute toujours,

mais supposez que vous demandiez une promotion et une augmentation

et que Dieu sache qu'un autre travail vous conviendrait mieux,

vous donne-t-il cette augmentation ? Non.

En fait, il vous fait probablement virer pour vous obliger � r�fl�chir

et � chercher un travail mieux adapt� � vos capacit�s.

La r�ponse est �vidente.

Les pri�res re�oivent une r�ponse : ce qui arrive, quoi que ce soit,

est la r�ponse.

Tout semble si simple quand Phil l'explique.

Lui et sa femme, Butch,

ont un groupe de discussion pour les filles tous les jeudis soirs,

et tu ne vas pas le croire...

Pour conclure, la pens�e de la semaine :

il ne suffit pas de seriner un morceau � la harpe pour �tre un ange.

Bien, pendant la discussion de ce soir,

nous allons d�battre du pelotage.

Le pelotage produit chez les filles certaines r�actions physiologiques.

Vous l'avez peut-�tre remarqu�.

Les signes auxquels vous devez �tre attentives sont les suivants :

d'abord, votre respiration peut s'acc�l�rer.

Votre pouls a tendance � devenir plus rapide et plus irr�gulier.

Votre c�ur se met � battre et il est possible

que vos mains deviennent moites.

Croyez-le ou non, il en va de m�me pour les gar�ons.

Bob ici pr�sent vous le confirmera.

Pour celles qui ne le connaissent pas, Bob est le cousin de Sally Grace.

Il est � l'universit�, o� il apprend le m�tier de...

- Conseiller conjugal. - Oui, conseiller conjugal.

Une profession tr�s utile et louable.

Enfin, Bob a gentiment accept� de venir ce soir

nous faire profiter de ses r�flexions.

C'est un plaisir, Phil. Je suis heureux de pouvoir �tre utile.

Bien, o� en �tais-je ?

Vous parliez de r�actions physiologiques.

Oui, merci, Sally.

Ces sympt�mes ne doivent pas vous inqui�ter.

La nature a choisi ce moyen de vous dire de ralentir,

de couper le moteur.

Oui, de laisser refroidir le moteur.

Avant de red�marrer.

Merci, Sally.

Nous allons en rester l� pour ce soir.

Mardi prochain, nous parlerons

de l'approche du but.

En particulier : "Les chr�tiennes et l'automobile".

"Savoir quand et comment dire non sans �tre vexante."

Et enfin, si nous avons le temps : "Est-ce de l'amour ou du sexe ?

"Six fa�ons �prouv�es de faire la diff�rence."

Certaines ne seront pas l� la semaine prochaine. On va � Balboa.

Tout le monde y passe la premi�re semaine de vacances.

Bob nous sert de chaperon.

Tu devrais essayer de venir, Barbara Ann, si tu peux.

Je ne sais pas, j'ai tellement d'engagements.

Essaie de venir.

Je veillerai personnellement � ce que tu aies toujours un chaperon.

Je m'ennuie.

Tu as entendu ? Je m'ennuie.

Tout le monde va � Balboa, et moi je reste ici comme une idiote.

Une idiote, idiote.

Tu veux partir quand ?

Tu es s�rieux ? On peut y aller, c'est vrai ?

On pourrait arranger �a.

Un de mes amis a une maison. J'ai la cl�.

C'est merveilleux.

J'ai fait 15 films de plage

et je n'�tais jamais all� � la plage.

Je n'ai jamais rien vu de pareil.

Enfin... Un titre, il nous faut un titre.

Le vampire en bikini. J'�tais un vampire ado en bikini.

J'ai �pous� un vampire ado en bikini.

J'ai �pous� un vampire ado en bikini

sur un genre de poisson.

Harry, les vampires ados, c'est la barbe.

Oh non ! C'est le seul exemplaire.

J'ai oubli�, je ne sais pas nager.

Tu es vraiment rasoir, Harry !

Attendez.

Venez. Je vais vous aider.

Pas moi. Le sc�nario.

- Vous allez vous noyer. - Le sc�nario.

Pour moi, La Chose qui a mang� la plage des bikinis

est l'un des 10 meilleurs films du monde,

pas seulement parce que vous l'avez produit.

- �crit et produit. - Je l'ai vu cinq fois.

Personnellement, je l'ai trouv� tr�s rasoir.

Faire carri�re au cin�ma, c'est mon r�ve.

Ma m�re m'a donn� le nom de deux vedettes,

Barbara Stanwyck et Ann Sheridan.

Vous avez d� reconna�tre Kitten, elle a jou� dans Guerre froide en bikini.

Parmi les 10 meilleurs films, lui aussi.

Le probl�me est qu'on l'a trop vue.

C'est pour �a qu'on la recase dans les r�les de grande s�ur.

Que tu es rasoir, Harry.

Les films de plage, c'est l'enfer, Musgrave.

Une qu�te sans fin de nouveaux visages.

Tu es casse-pieds, Harry.

�a va aller.

- Vous avez d�j� jou�, mon chou ? - Pas en professionnelle,

mais j'ai fait un ange dans un spectacle de No�l.

- Le premier ange, en fait. - Le premier ange ?

Oui, j'avais m�me deux r�pliques. Je disais : "�coutez, �coutez."

Quelle barbe.

Ah ! Si elle savait parler !

Collez-lui une autre sucette, Musgrave.

Dans l'eau, j'ai v�cu un moment de v�rit�.

Votre vie enti�re s'est d�roul�e devant mes yeux.

Soudain, tout a �t� clair comme de l'eau de roche :

"T. Harrison Belmont pr�sente Barbara Ann."

- Quel est votre nom, d�j� ? - Greene, Harry. Barbara Ann Greene.

Je porte le nom de Barbara Stanwyck et...

"T. Harrison Belmont pr�sente Barbara Ann Stanwyck

"dans Compte � rebours en bikini."

Dix, neuf, huit, sept, six...

cinq, quatre, trois, deux, un.

Mon Dieu, c'est le seul exemplaire.

Je l'ai.

Vas-y, chauffe.

Franchement, T. Harrison Belmont est peut-�tre un grand producteur,

- mais... - Sc�nariste-producteur.

... je trouve qu'il boit trop.

Enfin, il semble incapable de garder quoi que ce soit.

Jeter trois fois ce sc�nario dans l'oc�an !

Ce n'est pas normal. Il n'a prise sur rien.

Je me fiche de la capacit� de pr�hension de T. Harrison Belmont,

de ses r�f�rences et de sa consommation d'alcool.

Il fait des films. Viens, dansons.

Sais-tu si cette f�te est convenablement chaperonn�e ?

J'essaie.

- �a va ? - J'avais peur que tu ne puisses pas venir.

Je t'ai cherch�e partout.

Bob, je te pr�sente Alan. Voici Bob.

- Enchant�. - Tout le plaisir est pour moi.

On s'est connus � l'�glise.

- Tu es seule ? - En fait, non, je suis venue avec Alan.

Je conduis les gens ici et l�, mais �a ne compte pas.

Chauffe, mon chou !

- Ces gamines cherchent les ennuis. - Je sais. Je me sens plus en s�curit�.

Tu as froid ?

Non.

Non, Bob.

J'entends battre ton c�ur. Boum, boum.

C'est le premier signal de danger.

Et tu as les mains moites. Signal de danger num�ro deux.

Et ton pouls s'affole.

Cette plage peut devenir de la dynamite.

C'est dur de mettre les freins et de laisser refroidir le moteur.

Oh mon Dieu !

C'est Sally Grace. Elle est seule et je suis responsable.

Il faut que j'y aille. On se voit demain matin, d'accord ?

J'entends battre ton c�ur. Boum, boum.

C'est le premier signal de danger.

Et tu as les mains moites. Signal de danger num�ro deux.

Le dialogue est tr�s mince.

Et ton pouls s'affole.

Cette plage peut devenir de la dynamite.

Tu es l�-haut depuis longtemps ?

- Donne-moi �a ! - Non !

Chut. Voil� le moment int�ressant.

C'est Sally Grace. Elle est seule et je suis responsable.

Il faut que j'y aille. On se voit demain matin, d'accord ?

Vas-y, mets-toi en col�re.

Je ne suis pas en col�re. Je trouve �a dr�le.

Toi et ce pantin. Pourquoi je serais en col�re ?

Machin chose, ce saint-bernard. Il n'est pas r�el.

C'est un jouet. Une poup�e Barbie ou Ken.

On les habille, on les d�shabille, v�tements neufs,

on les remonte et leur petit c�ur fait boum,

mais ils ne sont pas r�els.

Tu peux dire ce que tu veux. Je le trouve beau.

Et en plus, je le veux.

Comme les pulls, comme les vacances ?

Dis � Mollymauk ce que tu veux,

et Mollymauk ira te le chercher.

On a fait un march�, tu te souviens ?

Tu l'as sign� dans le b�ton.

Tu recommences � m'hypnotiser, hein ?

�videmment.

Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu y gagnes ?

Je pense � des trucs.

Quelle grande maison, mon nounours.

Et on voit presque � travers.

�coute. C'est mignon, hein ?

- Une id�e de maman. �lectronique. - Dingue !

Oui. Quand papa a eu du succ�s, maman a vendu notre maison de Pasadena

- pour construire celle-ci. Chouette, hein ? - Oui.

- Papa �tait psychiatre. - Je ne savais pas.

Que faisiez-vous ? J'ai d�pos� Sally Grace depuis longtemps.

J'ai eu du mal, d'ailleurs.

Bob, ta m�re veut te parler.

Elle t'attend dans la fosse � conversation.

- C'est l�. - Je sais. J'habite ici.

Je veux te parler un instant.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

C'est un peu moderne � mon go�t, mais je m'y ferai sans doute.

- Quoi ? - Je te l'ai dit. J'habite chez les gens.

- Stella m'a demand� d'emm�nager. - Qui est Stella ?

Mme Barnard. La m�re de Bob. Une dame merveilleuse.

Elle m'a invit�. C'est tr�s pratique, en fait,

je suis au c�ur des �v�nements.

Boum, boum.

Si tu refais �a, je ne te parle plus jamais.

On va retrouver les autres ?

La voil�.

M�re, je te pr�sente Barbara Ann Greene.

- Barbara Ann ? - Oui ?

Voici M�re.

Enchant�e de vous conna�tre, Mme Barnard.

En venant de Balboa, Bob n'a pas arr�t� de chanter vos louanges.

Ne faites pas attention � ce qu'il dit.

Mon fils est gentil, mais il est compl�tement idiot.

- Il tient de feu son p�re. - Oui, il m'a dit. Il �tait psychiatre.

Oui, mais il avait un truc.

Il a �t� le premier psy de Beverly Hills

� rembourser les tickets de stationnement.

Imaginez l'impact commercial d'une id�e aussi simple.

- Dites-moi, vous vous teignez les cheveux ? - Non, bien s�r.

J'ai la chance, en fait, d'�tre...

- Vous devriez. - ... une vraie blonde.

Moi, je le fais. Chez moi. Avec l'aide de mon fils.

Il applique la m�lasse � l'arri�re avec une brosse � dents.

Pas tr�s bien, naturellement.

Ce cher gar�on est comme son p�re, il a deux mains gauches.

16 heures. L'heure de votre yaourt, Stell. Toi aussi, Robbie.

Merci, mon cher Alan.

Robbie et moi mangeons du yaourt chaque matin � 11 heures

et chaque apr�s-midi � 16 heures.

Alan, je suis vraiment contente que tu aies d�cid� d'emm�nager.

Avec Robbie � l'universit�, Sally Grace qui va et vient.

Sally Grace est tr�s active.

J'appr�cierai d'avoir de nouveau un homme � la maison.

J'ai enterr� mon mari il y a 10 ans.

Il est mort chez lui.

Ici-m�me. � la place o� vous �tes assise.

Oui. Il �tait assis l�,

Robbie me brossait les cheveux,

et tout d'un coup, �a a �t� fini.

C'est terrible. De quoi est-il mort ?

C'�tait psychosomatique.

Physiquement, il se portait tr�s bien.

Un d�sir de mort pur et simple.

Tout se passe dans la t�te, Mlle Greene.

On d�cide de mourir et on meurt.

Voil� tout.

- Mon p�re aussi nous a quitt�es. - C'est triste.

J'�tais tr�s jeune � l'�poque.

Votre pauvre m�re. Que fait-elle ?

Marie ? C'est ma m�re. Elle...

C'est difficile � expliquer, en fait. Elle...

Un t�l�phone en or !

Marie est une femme merveilleuse.

Simple femme au foyer le jour, elle consacre ses soir�es au service des autres.

Sacr� petit bonhomme.

Je me sens coupable d'avoir menti � M�re,

de lui avoir dit qu'on allait au cin�ma.

Ce n'est pas grave.

Mais pourquoi lui avoir dit qu'on allait voir The Ten Commandments ?

�a ne passe plus depuis des si�cles.

C'est sorti comme �a. �a faisait s�rieux.

- Oui. - H� !

Quoi ?

Fl�te, et si elle me demande de quoi �a parle ? Je ne l'ai pas vu.

Moi non plus, mais j'ai lu le livre.

L'id�e de base, c'est : "Tu ne le feras point."

Tu ne le feras point.

Et si...

Fl�te, attention aux �pingles � cheveux.

- M�re serait folle si elle en trouvait une. - Ne sois pas ridicule.

Quoi ?

Que veut dire exactement : "Accrocher son insigne ?"

Accrocher ?

Au sens o� cette fille horrible a utilis� l'expression.

Elle a dit, si je me souviens bien,

que Robbie venait de lui accrocher son insigne.

Je crois que �a veut dire s'engager � se fiancer.

C'est de l'autodestruction pure et simple.

Et si Robbie est d�cid� � ficher sa vie en l'air,

on n'y peut rien, je suppose ?

Il est 16 heures, championne.

Nous avons un peu de retard pour notre yaourt.

Qu'est-ce que c'est ?

Quelque chose qui fait du bien.

�a s'appelle un Stinger.

Oui.

Bien s�r. Moi aussi, je t'aime, mon nounours.

J'ai r�v� de nous la nuit derni�re.

On �tait dans la voiture, � l'arr�t...

Attends, une minute.

D�sol�, j'ignorais que c'�tait un appel personnel.

- Qui �tait-ce ? - Personne, juste le concierge.

Enfin, on �tait dans la voiture, � l'arr�t,

et ta m�re trouvait une �pingle � cheveux.

Et je me suis r�veill�e en hurlant. Oui.

Qui est-ce ?

Salut.

- Alors, l'�cole ? - Ennuyeux, comme toujours.

Bob a appel�, deux fois.

- En P.C.V. ? - Non, d'une cabine.

Il n'arr�tait pas de mettre des pi�ces.

C'est bon signe.

Sauf que je dois rendre visite

� Mme Barnard demain.

Tu veux venir ?

Je ne sais pas. Elle me fait froid dans le dos.

Et puis, il vaut mieux que je fasse les racines avant.

Oui.

Ce n'est pas un bon jour.

En fait, il y a de moins en moins de bons jours.

J'ai dormi dans une mauvaise position ? J'avais le visage dans l'oreiller ?

J'ai lu dans un magazine que Cary Grant dort sur le dos.

- Ah oui ? - Moi, je dors toujours sur le ventre

et le matin, je suis tout chose.

- Je ne sais pas. - �a, c'est cens� aider.

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est un exercice isom�trique.

"Le cri silencieux", �a s'appelle.

C'est bon pour le menton.

Cary Grant le fait 15 minutes chaque matin

et 15 minutes chaque soir.

Entrez, c'est ouvert.

- La r�sidence Greene ? - C'est �a. Vous d�sirez ?

Grouillez-vous. Je suis en retard pour le boulot.

J'ai essay� de t�l�phoner mais �a ne r�pondait pas.

Je dors le jour. Je d�branche ce foutu machin.

Tr�s autodestructeur.

�coutez, mon chou, vous vendez des encyclop�dies ou quoi ?

- Barbara Ann Greene habite bien ici ? - Oui.

�videmment. Exactement ce que j'imaginais.

Encore plus, peut-�tre. Pauvre Robbie.

"Chaque homme tue ce qu'il aime", etc.

D�sir de mort pur et simple.

Les p�ch�s des p�res.

Pig�. Les pulls.

Vous nous les ferez pas payer,

Howie Baby a sem� les ch�ques sans provision d'ici jusqu'� Oxnard.

Et qui est Howie Baby, je vous prie ?

Le p�re de Barbara Ann, M. Merveilleux.

Le ringard qui s'est senti coupable et vous a achet� 13 pulls fantaisie.

- Bonsoir. - Je t'ai suppli�e de rapporter ces pulls.

Votre p�re n'est pas mort ?

Vous rigolez ? Il vous suffit de ne pas le l�cher,

- comme moi pour la pension. - Je vais vous expliquer.

Tu me laisses m'en occuper ? Je suis d�j� pass�e par l�.

Je suppose donc, Mme Greene, que vous et cet Howie Baby �tes divorc�s ?

C'est lui qui avait les torts.

Toutes les salet�s qu'il a racont�es au proc�s,

sur Sy Cleavinger et moi, c'�tait faux.

Sy et moi, on �tait bons amis, c'est tout.

Marie ?

C'est Mme Barnard.

La m�re de Bob.

Alan m'a dit que vous consacriez vos soir�es au service des autres.

C'est une queue ? Maintenant, je comprends.

- Ma m�re est barmaid. - Vous m'avez menti.

Vous m'avez laiss� croire que votre p�re �tait mort.

Ils sont divorc�s.

Dans notre famille, on ne divorce pas, on enterre nos maris.

Je t'ai cass� ce coup-l�, hein ?

Tu vas �tre en retard au travail.

Je vais me faire porter malade.

Pourquoi ne mets-tu pas ta queue en arrivant au travail ?

Tu as vraiment honte de moi, hein ?

Ta m�re est une prostitu�e.

- Elle est barmaid. - Quelle est la diff�rence ?

- Oublie tout �a. - Quoi ?

Ma m�re est boulevers�e. Rends-moi mon insigne. Maintenant.

Howard ?

�a ne va pas et je n'ai...

Je n'ai personne d'autre � qui parler.

Si tu ne viens pas ce soir, il risque de se passer quelque chose de terrible.

Je t'en prie, ne raccroche pas.

Descends les jambes.

Non. Je ne descends jamais rien, ni personne.

- Tu as l'air d'une idiote ! - Mes jambes, �a me regarde.

J'aime �tre ridicule.

- Ah oui ? Je te ram�ne chez toi. - Tu veux r�cup�rer ton insigne ?

�coutez-moi. Vous m'�coutez ?

J'ai besoin de parler � quelqu'un.

J'ai 40 ans.

C'est un mensonge, j'en ai 41.

42 en septembre.

Je suis une vieille...

Je suis une vieille peau.

Mieux vaudrait que je sois morte.

Morte !

23 heures, 7 minutes,

10 secondes.

23 heures, 7 minutes,

20 secondes.

23 heures, 7 minutes,

30 secondes.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept

Les petites filles sages vont au ciel

Pas toi, ma fille. Non.

Tiens, prends ta salet� d'insigne

et donne-le � ta m�re, je m'en moque.

Comme de toi, et de ta voiture,

- et de tout. - Qu'est-ce que tu fais ?

Tu veux faire un jeu ?

On va jouer � se d�shabiller devant chez maman.

- Tr�s rigolo. - Non. Tu fais quoi ?

- Vas-y. - Arr�te.

- Tu dois jouer. - Qu'est-ce que tu...

- Arr�te de... - Tu m'aides � la descendre ?

- Tu es fort, non ? - Non, je ne... Arr�te �a !

Tu ne sais pas ce que tu rates.

Reviens !

Remonte dans la voiture !

Reviens ! Parlons de tout �a.

Qu'est-ce que tu fous ici ?

- Bois �a. - Je ne veux pas.

- Bois, je t'en prie. - Non, je ne le boirai pas.

Maintenant, tout le monde prend Marie pour une prostitu�e.

- Une prostitu�e. - Tu bois ?

Je ne boirai pas. Je ne veux pas boire. Tu comprends ? Je ne veux pas !

Qu'est-ce que tu veux de moi ? Je serai barmaid, comme Marie.

Pas de danger !

Je ferai autre chose.

Je serai prostitu�e. Voil�.

On choisit ses clients

et on est pay� pour �a.

�a doit �tre tr�s rigolo.

Non ?

- Je serai prostitu�e. - Barbara Ann.

Oui ?

Il y a eu un accident.

Il y a eu un accident.

O� est Marie ?

Ne touche � rien.

L'assurance. �a doit avoir l'air d'un accident.

- Je m'occuperai de tout. - Elle n'est pas morte.

Mollymauk est l� pour �a.

Juste une petite signature ici,

- ici, et l�, en bas. - Je ne veux pas lire �a maintenant.

Il n'y a rien � lire, ma ch�rie, juste des formulaires � signer.

Tout va bien, ma ch�rie, papa est l�.

- Qui a d�cid� �a ? - Quoi ?

Un minable enterrement � 300 $ ?

C'est moins cher si les pompes fun�bres et le cimeti�re sont au m�me endroit.

Marie voulait un ch�rubin de pierre rose.

Un peu de bon sens.

- Une jolie dalle toute simple. - Elle voulait un ch�rubin rose.

- Un peu de bon sens. L'assurance. - Ferme-la, Howard !

Je vais enterrer Marie comme elle le souhaitait,

avec un ch�rubin rose.

La mort tragique de Marie,

entre autres choses, me permit

de retrouver ma foi dans le suicide.

En outre, le principal obstacle � l'idylle

ayant �t� �t�,

nos jeunes amoureux se retrouv�rent.

Vas-y, coupe le g�teau.

Et la lune de miel... Eh bien...

Je leur pris des r�servations

au fabuleux motel Lune de miel d'Inglewood.

Avec M. et Mme Chalet,

douches encastr�es, moquette partout,

climatisation, t�l�vision,

et salle de bains priv�e pour elle et pour lui.

Plus petit-d�jeuner paresseux

pour jeunes mari�s paresseux

install�s avec bonheur dans leur lit � baldaquin.

Oh l� l� !

Arr�te.

All� ?

Oh, mon Dieu.

Tu retournes mon oreiller ?

- Robbie, ce c�t� est de nouveau chaud. - Oui.

J'ai veill� sur une petite fille bien malade.

- Allez, Stella, soulevez-vous. - Oui, �coutez-moi.

Je vous assure,

je ne sais pas ce que j'aurais fait sans Alan.

On va rester ici, bien s�r,

jusqu'� ta gu�rison, n'est-ce pas, Barbara Ann ?

Oui, on ira � Disneyland une autre fois.

Je vous ai fait pr�parer la chambre � c�t�.

Merci, Al.

Secouez-vous, championne, ce n'est qu'une gueule de bois.

- Oui. - Tenez.

Ne vous en faites pas, quand il fera nuit,

vous pourrez rapprocher les lits, vous voyez ?

�a va marcher, c'est s�r.

- C'est M�re. Elle veut quelque chose. - Elle peut attendre un peu.

Ne bougez pas le petit doigt.

Stella a perdu l'app�tit. Je sais exactement ce qu'il lui faut.

Tenez bon, tigresse, j'arrive !

Allez !

Ne vous en faites pas, �a va marcher.

ROBERT BARNARD CONSEILLER CONJUGAL

Il ne faut pas d�passer un million de dollars.

Beaucoup moins, disons 850 000 $.

Je vais � New York acheter de l'argent.

Je prends l'avion ce soir.

Merci.

D�s mon retour, on la filmera.

Je vous le promets.

En attendant, Musgrave, tenez-la au chaud.

Entendu, H.B.

Je t'appelle du studio.

Harry prend l'avion pour New York ce soir.

Mais � son retour, il veut faire un essai.

Un bout d'essai.

Je suis tout excit�e.

Je me demande ce que dira mon nounours.

Non. Personne ne fera d'essai avec ma femme.

- Tu ne comprends pas. - Si.

�coute-moi !

Tu as promis de m'aimer, de me faire honneur et de m'ob�ir.

J'�tais peut-�tre un peu nerveuse pendant la c�r�monie,

mais je n'ai rien dit d'aussi b�te.

- Si ta m�re n'arr�te pas ce... - �coute.

Tu m'as frapp�e. C'est un motif de divorce.

Depuis que je suis mari�e, je suis malheureuse

et tout est de ta faute. Tu as fichu ma vie en l'air.

- Quoi ? - �teins ce truc !

J'ai dit que tu avais fichu ma vie en l'air. Tu comprends ?

Non, je ne comprends pas. Je t'ai donn� tout ce que tu voulais.

Les pulls, Balboa, Bob...

Bon, l�, j'ai eu tort.

- Pour le bout d'essai ? - Non, pour Bob.

Il ne veut m�me pas que je fasse un bout d'essai.

Qu'est-ce que tu veux ?

Dis-le � Mollymauk.

Je veux partir. Je veux divorcer.

"Dans notre famille,

"on ne divorce pas.

"On enterre nos maris."

Il m'a frapp�e.

Enfin, il m'a empoign�e.

Ici, �a fait mal ?

Mme L.K. �crit :

"Le matin, en partant au bureau, mon mari

"m'embrasse sur le front.

"Comment faire pour qu'il m'embrasse sur la bouche ?"

Porter des talons hauts.

"Porter des talons hauts" ?

C'est dr�le. C'est ce que dit M�nie.

Si tu dois donner tes conseils conjugaux � la maison, aujourd'hui,

je ferais bien d'ajouter un petit quelque chose au d�jeuner de Stella.

Des talons hauts.

Le tien, bois-le sec.

Un esprit sain dans un corps sain.

Moi, j'ai toujours pens� qu'un esprit coquin dans un corps sain

�tait encore plus gratifiant.

Je ne vois pas pourquoi, si elle porte des talons hauts,

le mari de Mme L.K. l'embrassera sur la bouche

plut�t que sur le front.

Et franchement, c'est un peu irresponsable de la part de M�nie

de porter des jugements h�tifs sur des points psychologiques importants

sur la base d'informations clairement insuffisantes.

Toi aussi, tu as besoin d'un petit stimulant dans ton cocktail.

- C'est quoi ? - Le suc de quelques fleurs.

- Conseille bien. - Merci.

Les sympt�mes d'un empoisonnement � la belladone.

- Classique. - La belladone ?

Ou empoisonnement aux solanac�es. Rarement mortel.

- J'ai toujours cru que c'�tait fatal. - Conte de bonne femme.

Retour � la case d�part.

Quand il �tait petit,

il a mang� une pleine assiette d'euphorbe toxique.

C'est l� que j'ai pens� pour la premi�re fois � un comportement suicidaire.

Dans son �tat actuel, la moindre chose pourrait le d�clencher.

Un mariage malheureux, des tensions professionnelles...

Ce gar�on a besoin d'une surveillance attentive.

Tu es s�r de pouvoir conduire ?

Bien s�r.

On dirait que tout se d�t�riore.

Toute notre �conomie repose sur un archa�sme int�gr�.

� propos, qu'as-tu d�cid� pour le bout d'essai ?

Moi vivant, jamais !

Si tu le dis.

Et maintenant, notre offre sp�ciale anniversaire.

Joe l'Honn�te vous paie 500 $ en liquide

toute voiture dont le moteur marche en arrivant ici.

$ VALEUR $

J'ai d�j� vu des �paves, mais...

Joe l'Honn�te n'a qu'une parole.

L'offre tient toujours. 500 $ en liquide.

Il faut se relayer pour le surveiller 24 heures sur 24.

On doit tout faire pour le pr�c�der.

Anticiper ses moindres mouvements.

Aux stades terminaux,

les personnalit�s suicidaires deviennent ing�nieuses.

La sagesse fait place � une ruse animale.

Bob Barnard est le roi des cornichons.

Son petit c�ur fait boum, boum

Trop b�te pour mourir ?

Je d�cidai d'essayer

de le battre � mort

avec une matraque.

Tr�s bon. �a me pla�t beaucoup.

Ou...

quelque chose d'aussi pr�cis,

un fac-simil� fait main.

Permettez-moi, madame.

Je me suis permis de choisir un vin pour le d�ner.

Tr�s sec, avec un soup�on de bouquet,

mais je crois que vous appr�cierez tous

son insolente rusticit�.

Doucement, championne. Faisons �a dans les r�gles.

Excellent.

Voil�.

Je donne ce petit d�ner en mon honneur.

J'ai �t� nomm� major de Consolidated.

Vous allez tous venir �couter mon discours.

Ceux qui pourront, bien s�r.

F�licitations.

On ne peut pas tous abandonner ses �tudes, n'est-ce pas ?

Et maintenant,

le plat de r�sistance.

Si vous ne vous r�galez pas, je rends mon tablier.

Je meurs de faim.

�a sent dr�lement bon.

Un instant, Alan. Pour nous aussi, c'est un grand jour.

Barbara Ann et moi sommes mari�s depuis un mois.

Je propose un toast.

� nous.

Jusqu'� ce que la mort nous s�pare.

Jusqu'� la mort, mon nounours.

Je vais boire avec vous.

Milton, c'est le num�ro d'urgence !

La rousp�teuse ? Encore elle ?

La rousp�teuse.

Ce gar�on est fort comme un cheval.

Il a neuf vies.

Puis-je dire qu'il les utilise rapidement ?

A-t-il laiss� un mot, cette fois ?

Cela ne changerait rien.

Mon fils est un pur produit du syst�me scolaire californien.

Incapable d'�crire la moindre phrase en anglais, m�me si sa vie en d�pendait.

Vous sentez ce l�ger parfum d'amandes grill�es ?

De champignons.

C'est l'arsenic, idiots !

Le cerveau de ce gar�on est d'une habilet� diabolique.

C'est super de ta part de m'amener ici aujourd'hui.

�a va �tre un discours g�nial,

que je ne manquerais pour rien au monde.

Merci de m'avoir amen�.

Je sais quel fardeau je suis.

La jambe dans le pl�tre,

et c'est super de m'amener ici comme �a.

D�sol� d'�tre un tel fardeau.

Mais je n'y peux rien. Je me suis cass� la jambe.

Et merci de m'avoir amen�...

Qu'est-ce que tu fais sur cette grosse machine ?

Fl�te, quelles grandes dents !

C'est pour mieux te manger, mon enfant.

Je sais que je suis un fardeau, je te l'ai dit, mais...

Il doit �tre nerveux � cause du discours. Ai-je dit un truc qui l'a vex� ?

J'ai dit un truc qui t'a vex� ?

Ici Weldon Emmett, E-M-M-E-T-T.

Vos doux visages fervents

me rappellent un r�ve.

Un r�ve que j'ai fait le jour de la rentr�e.

Ces dents sont bien pr�s.

Voici le jour que nous attendions tous.

L'instant magique est arriv�.

Cette ann�e, nous avons fait n�tre un nouveau lyc�e,

effleur� la surface.

Que fait-il ?

C'est dangereux !

J'ai dit un truc qui t'a vex� ?

Arr�te �a, ou tu n'auras pas ton dipl�me.

Ram�ne cet engin au labo d'Aptitudes v�g�tales.

Salut � tous.

Ne t'en fais pas, un jour on repensera � tout �a en riant.

En quoi t'avons-nous d��u ?

M�me maintenant, j'en suis s�r, vous ne comprenez toujours pas.

Et peut-�tre, puisque vous devez tous continuer � vivre,

p�niblement, jour apr�s jour,

serait-il gentil de ma part d'inventer une r�ponse

qui ne d�stabiliserait pas totalement vos petits esprits.

�coutez �a.

Le battement de mon stupide

petit c�ur est �loquent.

Bien s�r,

� nation de t�l�spectateurs d�cervel�s

qui ont pris pour idoles

des mod�les familiaux de vaporisateurs d�odorants,

vous l'avez devin�, je l'ai fait par amour. A-M-O-U-R !

L'amour.

Je l'ai fait pour toi.

Tu voulais tant de choses.

Des pulls, des vacances,

le mariage,

et enfin, la c�l�brit�.

Et je t'ai donn� tout ce que tu voulais.

Si �a ne te rend pas c�l�bre, rien ne le pourra.

- Je ne peux pas, Harry. - Tu es ravissante.

- Tout le monde regarde. - Tu es s�r ?

- Regarde ma coiffure. Horrible. - Tu es d'une beaut� �blouissante.

Je t'ai amen�e jusqu'ici. Par ici, attention � la marche.

- Tu es s�r ? Ma bouche... - Elle est splendide.

Et mes dents, �a va ?

Ils sont tous l�. Tes dents sont superbes. Tout est splendide.

Maintenant, regarde ton public.

Tu seras parfaite, ch�rie.

S'il vous pla�t, ne vous approchez pas trop. Pas maintenant.

Ne te fais aucun souci.

Ta voiture est l�.

- Voil�. - Oui.

Mesdames et messieurs,

la vedette de mon dernier film, mon film le plus important.

T. Harrison Belmont pr�sente

Barbara Ann Greene dans le r�le de la veuve en bikini.

Non. Tu passeras du temps avec ton public tout � l'heure.

Pas maintenant, ch�rie.

Non, ch�rie.

- Reculez. - Voil�. Viens, ch�rie.

Pauvre petit lapin.

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