Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
-Dis Papa, pourquoi Alice ne vient pas avec nous ?
-Elle nous rejoindra là-bas.
-Mince, ma raquette ! -Va vite la chercher.
-J'y vais. Alice ?
Ma raquette ! -Tiens, j'y ai pensé.
-Merci.
Pourquoi tu viens pas avec nous ? -Je vous rejoindrai.
-C'est sûr, hein ? -Oui, c'est sûr.
-Ah !
-Au revoir, mon petit bonhomme. -Au revoir.
-Bonnes vacances. -Oui. On t'attendra.
-Bon voyage. -Au revoir.
-Au revoir !
Au revoir !
-Maman, maman, maman ! -Oui.
Bonjour.
Tiens. Ca va, chéri ? -Oui.
-Dis donc, toi ! -C'est pour qui, ça ?
-Je voudrais bien voir les cadeaux. -Quels cadeaux ? Quoi ?
Mais y a pas de cadeaux. Elle a fait la sieste ?
-Elle a pas dormi, mais oui. -C'est ce que t'appelles... Bien.
Le téléphone sonne.
-Allô ? *-Alice.
C'est Patrick.
Tu vas m'en vouloir, mais je viens pas.
*-Si tu viens pas... -Ne le prends pas comme ça.
Si je viens et que ça se passe mal, tu me connais, quoi.
Je suis pas sûr de pouvoir me retenir.
Si je bois trop, je peux lui remettre un pain dans la tête.
*-T'es pas obligé de boire. -Un soir de réveillon !
-Si tu ne viens pas,
tu ne verras plus ta fille pendant six mois.
-Bon, j'arrive. -C'est lui, c'est son disque.
*-Pour les petits gars Et des bas noirs pour les nénettes
Et quand je prends ma robe... -Je peux avoir un autographe ?
-Votre nom ? -Marie-Louise.
-Marie-Louise, une grosse bise.
Cri -C'est malin.
Que faites-vous là ? -C'est son idée.
-C'est brillant. Va te préparer, toi.
Il faut que je m'habille. Mon bain...
-C'était Patrick au téléphone ? -Oui, c'était Patrick.
-Pourquoi il veut pas venir ? Je lui fais encore peur ?
-C'est de lui qu'il a peur. Quatre ans après, c'est grotesque.
-Pourquoi ? S'il t'aime encore ?
-Tu parles !
Je suis un peu énervée. Il faut que je prenne mon bain.
Laisse-moi.
-Ca me fait quelque chose aussi de le revoir.
-Regarde la neige.
Oh, c'est bien beau, joli.
-Oui, c'est beau. Regarde la neige.
C'est simple, c'est calme.
Cloche
-Hé, gamin !
-Maman, maman, c'est Simon ! Maman !
-Vacherie de vérole de merde de putain !
-Hôtel La Sivolière ? M. Chabert, s'il vous plaît.
*-Oui, un instant.
-Allô, Claude ? C'est Alice. Tu es seul ?
*-Oui, je suis seul. J'allais justement t'appeler.
-Tu me manques. *-Toi aussi, tu me manques.
Elle est bien, cette chambre. On se sent tout de suite à l'aise.
Dans "Pariscope", il y a avait marqué :
"Confort, luxe et discrétion."
Vous voyez, c'est confortable, luxueux, discret.
On s'en va ?
-Arrêtez de bouger, asseyez-vous un peu.
-Bon alors, on s'assied, on cause et puis on s'en va.
-Vous avez commandé du champagne.
-Voilà. Alors, je m'assieds, on parle,
on boit le champagne et on s'en va.
-C'est vous qui vouliez venir.
-Parce que j'étais sûr que vous alliez refuser.
-J'aurais dû refuser. -Non, c'est bien comme ça.
-Mais on prend un verre et on s'en va.
Vous disiez :
"Allons boire dans un hôtel, on sera mieux pour parler."
Non ?
Alors, parlons. -C'était un prétexte.
Parce que j'ai pas osé vous dire :
"J'ai envie de vous enlacer, allons dans un hôtel."
C'était difficile à dire. -J'aurais refusé.
-Je le savais. C'est pour ça...
Je vous plais pas. J'en étais sûr.
-Arrêtez de faire l'idiot.
Quelqu'un frappe à la porte. -Entrez.
Ah, le champagne.
-Voilà.
-Je vous règle tout de suite ? -S'il vous plaît.
-Combien ça fait ? -Avec la chambre, 320 francs.
-Voilà. -Merci beaucoup.
Bon après-midi. -Merci.
Vous avez raison.
Je peux pas m'empêcher de faire l'idiot.
Quand une femme me plaît, je fais l'idiot.
C'est tragique.
Quand j'étais plus jeune, qu'une fille me plaisait,
je faisais l'idiot.
Pour me faire remarquer. Ca marchait parfois.
Quand j'étais seul avec elle.
Si un beau arrivait dans la pièce, elle partait plutôt avec le beau.
Moi, je partais chez moi, j'écrivais des poèmes, des odes...
Des choses grandioses.
Vous voulez que je tamise les lumières,
que je crée l'ambiance ?
Voilà.
Tirer les rideaux.
L'ambiance.
Voilà, c'est bien.
Avant de vous prendre dans mes bras et d'essuyer un refus,
y a quelque chose qu'il faut que je vous dise.
-Oui ?
-Il y a longtemps que j'avais pas fait l'idiot.
Et puis aussi que...
si je vous prends pas dans mes bras aujourd'hui,
c'est pas très important pour moi.
Je suis pas pressé.
J'ai l'air d'une bête sexuelle comme ça, je sais,
mais faut pas se fier aux apparences.
Ce qui est important, c'est qu'on soit là.
Enfin là ou ailleurs, dans un endroit plus agréable.
Ce qui est important, c'est qu'on soit ensemble.
-Elle est très bien, cette chambre.
Maintenant que vous avez créé l'ambiance.
-J'ai vraiment un truc à vous dire, mais je ne peux pas ici.
-Ca va ? -Oui.
-Goûte.
-Oui, c'est bien.
Non, un peu de moutarde. -Il manque ?
-Oui, un peu plus.
Coups de klaxon
-Si t'es sage, tu verras le père Noël, Marius.
-Mais je m'appelle pas Marius. -Mais si.
Cloche
Sans rancune ? -Sans rancune.
-Voilà, ça rime. -Oh, ma chérie !
-Que tu es beau ! -Où est ma fille ?
Oh, ma fille ! -Papa !
-Bonjour, Alice. -Bonjour. Tu viens avec moi ?
Bonjour.
-Oui, ma fifille.
Oui, mon ange, oui.
Ils rient.
Il chantonne.
-Chut !
Chut !
-Moi, j'entends marcher dehors. -Oui, moi aussi.
-Qui est là ? Tu crois que c'est le père Noël ?
-Oui. -Regarde.
-C'est le loup-garou.
-Il est énorme.
-Quoi ? -Il apporte les cadeaux.
-Un cadeau pour maman ? -Non.
-Si, pour maman.
-Papa Nono a tout plein de joujoux dans son sac à dos, dos, dos, dos
-C'est pour qui, les cadeaux ?
-Il est pété, hein.
Comme un coing. -Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
-Mais qui c'est, ces petits enfants ?
Approchez.
A qui sont ces chaussures ? -A moi.
-Comment tu t'appelles ?
-Marius. -Et toi ?
-Sofia.
-Qu'est-ce que tu avais commandé au père Noël ?
-Un train électrique, un habit de Goldorak et de Superman.
-Un train électrique. Voilà le train électrique.
Oui, le train électrique.
Et l'habit de ?
L'habit de ? -Superman.
-T'as pas mis tes pompes ? -Tu m'as vu ?
-Ben quoi ? Et alors ? T'auras que dalle.
T'auras que dalle.
Musique de Noël
Alors tu y crois encore au père Noël ?
-Une cuisse, une cuisse ! -Elle est musicienne, comme papa.
Elle a du rythme. -Oui, ma chérie.
Tiens, la cuisse. Oh, la voilà ! Il est où, Marius ?
Il est où ? -Je vais le chercher.
-Oh, ben dis donc ! Une bonne dinde.
Tiens.
-Alors, Marius ? Il est content, Marius ?
Qu'est-ce qu'il aime, Marius ? -Il aime le blanc, comme sa mère.
-Boum boum sur la tête. -Hein ?
-Boum boum dans la tête. -Donne-lui un peu de purée.
-J'aime pas la purée. -Tu en mangeras un petit peu.
Ils parlent tous en même temps.
Marius, c'est aussi ton frère.
Marius, c'est mon fils. Si c'est mon fils, c'est ton frère.
-La dinde, c'est comme la vie.
-Sofia, je l'embrasserai plus tard quand j'aurai bu.
Je te le promets.
-La vache, ça tombe !
-Oh, ça recommence !
T'arrives ou quoi ?
-Où tu changes de chambre ou c'est moi.
-Pourquoi ? -Je veux être seule.
-Je te dérange ?
-J'ai besoin d'air. -Madame est changeante.
-Je t'ai pas demandé quand tu étais rentré du casino.
La croupière était bien ? -C'est ça ?
-Non, c'est un tout. J'étouffe.
-Black-jack. Sonnerie
Faites vos jeux.
-Je vous cherchais. -Je vous attendais.
-Black-jack.
Pleurs
-Alice ?
Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as ?
-C'est fini.
C'est fini, Julien. Je ne t'aime plus.
J'aurais bien voulu attendre un peu avant de te le dire,
mais je ne pouvais plus.
-Tu es sûre ?
-Sûre de quoi ?
-Il y a quelqu'un d'autre ? -Oui.
-Depuis longtemps ?
-Depuis quelques jours.
-Quelques jours ?
Où l'as-tu rencontré ?
-Dans une librairie, mais je le connaissais déjà.
-Dans une librairie.
-Dans une librairie
ou en poussant une voiture, quelle différence ?
-C'est vrai. Quelle différence ?
C'est plus romantique.
-Si tu veux.
-Je devrais pas être étonné.
Il y a quatre ans que j'attends ça, mais ça fait mal.
-Julien.
Pleurs
-Tu m'avais prévenu. Je devrais pas être surpris.
Ca devrait pas me faire tant de mal.
-Ferme la fenêtre, j'ai froid.
J'ai froid.
Je ne suis pas optimiste, vous savez.
Parfois, on est fait pour quelqu'un d'une façon fulgurante.
Quand on le rencontre, tout est bien.
Malheureusement, ça ne dure pas.
Alors si un jour, je sens que c'est fini
ou si c'est vous qui le sentez, il faudra se le dire.
-On va pas commencer à penser à la fin.
-Vous cherchez quelque chose de particulier ?
On se connaît, non ? Il me semble.
-Oui, on se connaît. Vous aviez une librairie rue Vaneau.
-Je l'ai toujours.
Vous veniez chercher des vieilles Série Noire.
-Des Série Blême, oui. -Oui, c'est ça.
Bonjour. Comment allez-vous ?
-Ca va. Et vous ?
-Vous voyez, la vie continue son cours inexorable.
-Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Il t'a fait rire ?
Il est drôle ? -Arrête de te faire souffrir.
-J'aurais préféré ne jamais t'avoir rencontrée.
Tu finiras seule, Alice.
-Tu me fais mal, tu me fais peur !
Je veux pas que tu me touches. -Je te touche, je te touche !
Et alors ?
-Je veux pas que tu me touches ! -Je te touche.
-Lâche-moi ! -Je t'ai baisée aussi, non ?
Salope, va !
Pleurs
T'es vraiment un pauvre type. -Un pauvre type.
-Oui, t'es un pauvre type.
Mais comment j'ai pu aimer un type comme toi ?
-Avec ta chatte.
-Tu m'emmerdes ! Tu m'emmerdes ! Je te déteste. Tu m'entends ?
Mais comment j'ai pu avoir envie d'un enfant de toi ?
Je veux mourir.
-Oui, vas-y.
Pleurs
Vas-y, allez. T'es pas cap. Allez, crève. Crève !
Crève. Moi, je suis un artiste.
Je n'ai besoin de personne.
Vas-y, crève.
Musique au piano
Crève.
Tu fais chier !
Oh, tu peux chialer, tu me gonfles, tu me fais chier.
Voilà. Allez, dégage. Avale tout ce que tu veux.
-Mais t'es vraiment dégueulasse.
-Evidemment, j'ai rien vu.
Pleurs
Musique au piano
-Arrête de jouer !
Arrête !
Je te déteste. Je te déteste.
-Barre-toi, dégage.
-T'es dégueulasse, t'es vraiment dégueulasse.
Mais arrête de jouer, merde ! Arrête de jouer, écoute !
T'es vraiment un pauvre type, tu sais.
T'es vraiment un pauvre type.
Bris de verre -Oh là là, merde ! Oh, merde !
Cliquetis des bouteilles qui s'entrechoquent
Oh, chiotte !
Je ronfle, je ronfle. Tu me gonfles.
Ah, ça rime. Je ronfle, je ronfle, tu me gonfles.
Je ronfle, je ronfle. Où sont les bouteilles ?
Y a rien à boire dans cette baraque.
Où sont les bouteilles ? Répondez pas tous en même temps.
Où sont... Ah.
Qu'est-ce que tu fais là ? -J'arrivais pas à dormir.
-Parce qu'il ronfle aussi, lui ?
Ah, voilà.
Un petit scotch pour le père Noël vite fait bien fait, et ça rime.
T'en veux un ? -Non.
Un grand, tiens.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
-Tout va bien.
Tu dormais pas ? -Je ronflais, elle m'a réveillé.
Comme ça, on est deux à pas dormir. Elle est contente, elle a gagné.
Toi, au moins, tu t'y étais fait, à mes ronflements.
-Avec des boules Quiès, oui. -Non. Au début, non.
Quand tu m'aimais, t'en mettais pas.
-Au début. Mais au début, on dormait pas.
-Tu m'as aimé longtemps ?
Combien de temps tu m'as aimé ?
-Je t'ai aimé jusqu'à la fin.
-Non. Réponds-moi vraiment. Y a longtemps que je veux savoir.
-Mais c'est la vérité. Je t'ai aimé jusqu'à la fin.
-Alors tu m'as aimé ? -Mais oui, je t'ai aimé.
Je comprends pas que tu puisses en douter.
-Pas seulement pour Sofia ?
-Pas seulement pour Sofia.
C'est de toi que j'ai voulu un enfant.
-Oui.
C'est moi qui te l'ai demandé.
Mademoiselle,
je ne vous connais pas depuis longtemps,
mais j'aimerais un enfant de vous.
-Vous êtes sûr ?
-Absolument.
On le fait tout de suite ? -Une fille.
-Si tu veux. Allez, allons-y. -Laisse-moi fumer une cigarette.
-Non, on ne fume pas quand on attend un enfant.
-Mais je suis pas encore enceinte. -Allons-y.
-Arrête de boire. Tu bois trop.
-Si tu arrêtes de fumer, j'arrête de boire.
C'est des pompiers qu'il te faudra pour accoucher.
Tu vas l'enfumer, mon fils.
-Poivrot.
-Tu te rappelles la 1re fois qu'on s'est vus, le 1er regard ?
-Oui. Tu jouais en fermant les yeux.
-A un moment, je les ai ouverts et je t'ai vue.
"La Fautive" de Serge Gainsbourg
-LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
-Le coup de foudre.
-Foudroyé, tu veux dire.
-Voilà ce que je voulais vous dire :
je suis veuf.
J'ai perdu ma femme il y a 8 mois dans un accident de voiture.
J'aurais pu vous le dire avant, mais...
Je veux pas vous emmerder avec ça.
Dans cette chambre d'hôtel, c'était pas vraiment l'endroit.
En même temps, avant de vous enlacer,
il fallait que je vous dise ça.
Alors voilà, c'est dit.
On n'en parle plus et puis...
on peut continuer à se revoir.
Je peux même faire l'idiot.
Quelqu'un frappe à la porte.
-Viens, Julien, on va être en retard.
-Oui, j'arrive. Tu me laisses me doucher.
-Tu peux me dire bonjour.
-Bonjour, maman.
A quelle heure, il arrive, papa ? -En principe, cet après-midi.
-La dernière fois, je l'ai attendu toute la journée.
-Je crois qu'il viendra.
Change de tee-shirt après le tennis. -OK.
-Tu t'es coiffé avec quoi ? -Ben, avec un peigne.
-Tu t'es pas coiffé. -Ben...
A part celle-là. -Allez.
-Tu viendras nous voir ? -Oui, plus tard.
-Plus tard... -Si, je viendrai.
-Dis à Julien que je l'attends en bas.
-D'accord. A tout à l'heure.
-Ah, c'est pas mal, ça.
C'est quoi, ça ? -Un blouson de femme.
-De femme ? -De femme.
-C'est pas mal. -Trop court pour votre taille.
-Ca dépend. Il suffit que ce soit bien fermé pour le vent.
Regarde.
Tu vois, ça fait un peu Henri II. Mais Henri II aux sports d'hiver.
Tu n'aimes pas ça ? Pour descendre la piste olympique.
-T'es pas sérieux ? -Si. J'arrive pas à le fermer.
-C'est pas la peine de le fermer. -Tu me vois tout schuss...
-Tu vas pas prendre ça ? -Je vais peut-être le prendre.
Tu viens là-bas ? -Oui.
-Tu viens comment ? -Je viens.
Musique au piano
-Continue.
Je pense queue...
Il fredonne.
Je pense queue...
Il fredonne.
"Je pense queue" de Serge Gainsbourg
Clébards en collier
Bâtardes sans pedigree
Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Donne la papatte
Suce sucre, allez couché Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Je pense queue
Choeur
Aboiements
Je pense queue
Choeur
Queue Choeur
Je pense queue
Choeur
-Quand vous dites que les femmes sont des chiennes,
c'est un compliment ? -Absolument.
-Pour les chiens ? -Vous êtes con ?
Pour les femmes.
-Elles vous ont fait du mal ? -J'ai été mordu.
J'en ai pris plein la gueule, plein ma sale gueule.
-Vous avez une sale gueule ? -Vous ne trouvez pas ?
Je m'y suis habitué.
Quand j'étais jeune, j'en ai bavé, mais maintenant...
-Mais vous avez du succès.
-Les femmes aiment avoir peur. Ca les excite.
-Il ne doit pas y avoir que ça.
-Laissez venir à moi
les petites salopes
-Ca vous arrive d'aimer vraiment ? -Et vous ?
-Ca m'arrive.
-C'est une idée à vous, cette interview ?
-C'est une idée à moi. J'avais envie de vous connaître.
On vous quitte ou c'est vous qui quittez ?
-Avec mon grand blaze, je sens le vent.
Quand ça tourne au vinaigre, je me barre.
A reculons.
-Que remarquez-vous d'abord chez une femme ?
-Ca dépend... Si elle est assise,
les yeux, la bouche...
Si elle est debout, de dos...
Vous avez une voiture ?
-Non.
-OK, je vous ramène.
Le téléphone sonne.
-Allô ? C'est de la part de qui ?
*-C'est de la part de Claude, un ami.
-Maman, c'est un monsieur pour toi. -J'arrive, j'arrive.
*-Comment tu t'appelles ? -Sofia.
-J'arrive.
Merci, chérie. Allô ? Attends.
Va aider Nejma à préparer la table. Tu me laisses, ferme la porte.
-C'est qui ? -C'est un ami. Allez.
Tu sors, chérie. Tu vas aider Nejma.
A tout de suite.
Allô ? *-Allô, c'est moi.
-Je suis contente que tu m'appelles.
Ca va ? *-Oui.
-Tant mieux.
J'ai pas pu, je lui ai dit. *-Comment ça s'est passé ?
-Très mal. *-Raconte.
-Pas maintenant, je te raconterai demain.
Mon avion arrive à 10h. Comment on se retrouve ?
*-Je viens te chercher.
Sauf en cas de souci avec Thomas, mais je pense pas.
T'as l'air bizarre. Ca va pas ?
-Non, je suis pas bizarre, je suis fatiguée.
Tout est tellement compliqué.
C'est peut-être moi qui complique tout.
Je te verrai demain. J'en ai envie. *-Moi aussi.
-Je t'embrasse. A demain. *-Moi aussi, je t'embrasse.
-Il reste des restes ? -Oui.
-Parce que je veux bien.
Merci, Nejma. Regarde Max, il dit pas non.
-Tu réveilles pas Simon ?
-Si, je vais lui préparer un café.
-Merci, Nejma, merci. Ca me change
du poulet à l'ananas. Merci.
C'est pour rire. -Je mange les petites miettes.
-Les petites miettes, c'est bien.
Dis donc, Marius,
qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?
Qu'est-ce que tu feras quand tu seras grand ?
CRS, ça te plairait pas ?
Ca plairait à ta mère. -Pourquoi ?
-Enfin... -N'importe quoi.
Elle rit.
-N'importe quoi, n'importe quoi.
-Prends de la bûche. -La puce.
-La bûce !
-Bûche, bûce ou puce ?
-Bûche !
-Je crois que la puce, elle veut de la bûche.
-C'est bon, la bûche. -Hein, Nejma ?
-Réveille-toi, il est 18h.
Réveille-toi, il est 18h. -Tu me fais chier, bordel !
Ferme les rideaux !
Mais ferme les rideaux, merde !
-Moi, j'en ai marre de vivre avec un hibou.
Bris de verre
-Oh, tu fais chier, putain !
Est-ce que je te fais chier, moi, quand tu dors, hein ?
-Seulement, moi, je dors la nuit. -Comme tous les cons.
-Je vais pas passer ma vie à te regarder dormir.
-Eh ben, cocotte, écris des chansons, ça t'occupera.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes.
"Dieu, fumeur de Havanes" de Serge Gainsbourg
-Dieu est un fumeur de Havanes
Je vois ses nuages gris
Je sais qu'Il fume même la nuit
Comme moi, ma chérie
Je ne suis qu'un fumeur de Gitanes...
Non, ça va pas. Non, je la sens pas.
-Qu'est-ce qui va pas ? -Je la sens pas.
-Eh ben, change. -Si ça t'ennuie pas, je voudrais...
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes. Sinon, c'est trop évident.
-Dis ça si tu veux.
-Je te dis que c'est un duo.
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
-Eh ben, voilà. -Allez, viens.
-Quoi ? -Envoie la bande.
-Tu veux que je chante ?
Qu'est-ce qu'il fait ?
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
Tu es mon maître après Dieu
-On va écouter ça.
-Ca va ? -Parfait.
-Non, je vais écouter.
-C'est parfait. C'est ça.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir -Parfois venir...
-Les larmes aux yeux
Tu es mon maître après Dieu
-Souvenir, souvenir.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Sans elles, tu es malheureux
Au clair de la lune, ouvre les yeux
Pour l'amour de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout près de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma chérie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la dernière je veux
La voir briller au fond de mes yeux
Aime-moi, nom de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout près de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma chérie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la dernière je veux
La voir briller au fond de mes yeux
Aime-moi, nom de Dieu
-Tu vas me couper une oreille. -Arrête de bouger.
Rires -Ca te fait rire, mon amour ?
Tu voudrais que maman me coupe ? -Oui.
-Tu voudrais que maman me coupe ? -Non.
Cris et applaudissements
Musique rock
-Je suis pour la petite Agathe C'est la dernière en date
J'accepte les prognathes Je suis pour les primates
Pour le permanganate
J'aime celles qui se déshydratent Ce sont celles-là qui s'éclatent
J'aime les couvées dans l'ouate Qui aiment bien qu'on les batte
Et qui trouvent ça bath
La Schleu qui se dilate Le foie gras et la rate
Je suis pour celles qui en tâtent Lorsqu'après coup, je les mate
Il crie.
Je suis pour la petite Agathe C'est la dernière en date
J'accepte les prognathes Je suis pour les primates
Pour le permanganate
La foule est en délire.
Cris et applaudissements
-UNE AUTRE, UNE AUTRE, UNE AUTRE,
UNE AUTRE, UNE AUTRE...
-Je suis vide, moi.
J'ai besoin des mots des autres.
Si les chansons sont cons, je les chante.
Si les chansons sont bien, je les chante.
-Tu peux choisir, quand même. -Oui.
Je peux faire un choix, mais j'ai pas le choix.
Il faut que je chante, que je me défoule.
Sans la musique, j'aurais pu mal tourner.
Avant, je criais dans mon saxo,
maintenant, je hurle dans le micro.
Mais j'ai besoin des mots des autres.
-Mais un jour, c'est toi qui les trouveras les mots.
C'est pas rien de crier comme ça, c'est pas le vide, ça.
-J'ai besoin de toi.
-Oh, mais qu'est-ce que tu as fait, Sofia ?
Mais qu'est-ce que t'as fait ? Elle rit.
-Je lui ai coupé les cheveux. -Elle va être belle comme ça.
-Dis au revoir. -Au revoir.
-Au revoir.
Coups de klaxon
-Maman, téléphone pour toi. Maman ?
Maman, il y a le téléphone pour toi.
-Je dors.
Je dors.
-"Alice, je pars.
"Ces quatre années de bonheur avec toi, je les emporte.
"Elles sont à nous pour toujours.
"Nous nous reverrons, j'en suis sûr.
"Pour l'instant, ne cherche pas à me joindre.
"Il faut que je me calme.
"Dis aux enfants que je suis parti en Amérique pour mon travail,
"que je reviens dans quelques semaines.
"Rassure Jérôme pour son match. Je serai là.
"La seule chose que je regrette, c'est de t'avoir dit
"que j'aurais préféré ne jamais t'avoir rencontrée.
Prends soin de toi. Julien."
-C'est quand l'année prochaine ? -Dans deux jours, ma chérie.
Mange.
-Pourquoi il est parti, Julien ? -Jérôme.
Pour son travail, ma chérie.
-Il sera là l'an prochain ? -Sûrement.
Enfin, peut-être.
-Il a de la chance.
Moi aussi, j'aimerais aller en Amérique.
-Tu iras, un jour, quand tu seras plus grande.
Mange, Jérôme. -J'ai pas faim.
-Alors va te coucher.
Jérôme, je sais que tu m'en veux, que tu crois que tout est ma faute.
Je te demande de comprendre
que je n'arrive pas à faire ma vie en une fois
et que je suis la première à en souffrir.
J'aurais préféré qu'il en soit autrement.
J'aurais été bien plus heureuse.
Je suis consciente de t'avoir fait partager mes échecs
bien malgré moi.
Je sais le chagrin que tu éprouves,
mais n'ajoute pas ton chagrin à ma peine, sois courageux.
Un jour peut-être, tu me comprendras.
Ne me juge pas.
Ta mère qui t'aime.
-Bonjour.
Voilà, Thomas, je te présente Alice.
Enlève tes lunettes, dis bonjour. -Bonjour.
-Voilà.
Qu'est-ce qu'on est bien ! Il fait un temps magnifique.
-A Paris, il faisait un sale temps. -D'où tu la connais ?
-Elle m'a acheté des livres et on est devenus copains.
-T'es mariée, toi ? -Non. Non, pas vraiment.
-Alors t'as pas d'enfant ? -Si.
J'ai deux enfants.
Une petite fille et un grand garçon.
-Pas mariée et des enfants ? -Arrête de poser des questions.
D'abord, on peut très bien avoir des enfants
et ne pas être mariée.
Va te chercher une glace. -J'en veux pas.
-Moi, j'en veux une. Va m'en chercher une.
-Va la chercher. -Tu me parles autrement.
Tu vas me demander pardon sinon tu rentres à Paris, ce soir.
-Pardon. -Pardon, qui ?
-Pardon, papa.
-Viens m'embrasser, va.
-Papa, tu veux pas aller me chercher une glace.
Elle rit.
-C'est vrai qu'il en profite, qu'il me monte sur la tête,
qu'il m'emmerde,
mais j'étais pas préparé à être mère.
Dans la vie, on est faits pour être père, pour être fils.
C'est rare qu'on soit les deux en même temps.
Moi, j'étais un fils. J'adorais mon père.
Alors comme ça, de père pas très doué,
il a fallu que je devienne une mère gâteuse.
-J'aime pas les lits séparés. -C'était la seule chambre libre.
Je ne peux pas rester ici.
Je dois être à côté de lui à son réveil.
-Mais vous dormez ensemble ? -Ah oui.
-Dans le même lit ? -Oui.
-Vous dormez dans un grand lit ? -Ah oui, dans un grand lit.
-Je trouve ça parfaitement injuste.
-Ce fils.
C'est assez inattendu, tout ça.
Je me sentais plus capable de plaire,
d'être amoureux.
-Moi, j'avais l'impression qu'il ne m'arriverait plus rien.
-Et là, t'as l'impression qu'il t'arrive quelque chose ?
-Oui, je crois.
-Qu'est-ce que tu me trouves ? T'as vu ma tête ?
-T'as raison. Méfions-nous. -Méfions-nous, méfions-nous.
Rires des enfants
Rires des enfants
-Viens, viens.
Essaye un peu de l'attraper.
-Allez, Thomas !
Oui !
-Allez !
-On se replie. -Tricheur, tricheur !
-Rends-moi ça.
-Papa ! -Regarde ce qu'il a fait.
-Rends-moi cette cigarette.
Si je t'attrape...
-Arrête de fumer. T'es malade, non ?
Thomas ? Mais il est fou.
-Il prend mes cigarettes. -Tu dois pas faire ça.
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
-Allez, viens, Alice !
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN Y A DE LA TEMPETE
MAIS COMME ON N'EST PAS DES MAUVIETTES
ON EST HEUREUX COMME DES POISSONS DANS L'EAU
Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN -Maman, viens, on s'amuse bien !
-Y A DU ROULIS... -Allez, attention !
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN Y A DE LE TEMPETE
MAIS COMME ON N'EST PAS DES MAUVIETTES
ON EST HEUREUX COMME DES POISSONS DANS L'EAU
-T'as déjà fait de la magie ? -Non.
-Je vais te donner des ciseaux.
Tu les regardes bien, tu fais bien attention.
Maintenant, tu vas couper le ruban au milieu.
Vas-y, tu donnes un grand coup de ciseau.
Vous pouvez l'applaudir. Elle le fait bien. Voilà.
Applaudissements
Maintenant, on va essayer de raccommoder le ruban.
C'est possible ? -Oui.
-Oui. c'est possible ? -Oui.
-C'est possible ? -OUI !
-Non ! -Tu comptes jusqu'à trois.
-Un... -Deux,
trois... Tu souffles.
Oui, c'est raccommoder. On peut l'applaudir. Bravo !
Applaudissements
-Sofia était fascinée par le ruban.
Les yeux qu'elle roulait. Ca lui a plu, ça.
-Je me sens bien. J'aimerais bien que ça dure.
-Pourquoi ça ne durerait pas ? -Parce que
ça dure pas.
-Là, t'es heureuse, t'es bien ? -Oui, très bien.
-Alors ne pense pas à demain, à la suite.
-Je peux pas m'en empêcher. Je suis une emmerdeuse.
J'ai toujours envie de sauter du train en marche.
-Je sais ce que je vais faire, je vais t'attacher,
comme ça tu sauteras pas de ton train.
-Tu crois que c'est la bonne méthode ?
-T'as pas compris. Je vais me rendre attachant,
très, très attachant.
Très, très, très attachant. -J'aime mieux ça.
-J'en ai une, j'en ai une !
Pourquoi devant les magasins belges, y a des tas de merde ?
-Je sais pas. -Vas-y.
-Parce qu'il y a marqué sur la porte : "Poussez fort."
-C'est bien. Avant le dessert, ça ouvre l'appétit.
-J'en ai encore une, mais c'est un jeu de mots.
Comment dans un appartement, avec une statue de Napoléon,
on peut se réchauffer ?
On lui coupe un bras et ça fait Bonaparte manchot.
-Il ne reste qu'un yaourt sur quatre.
Qui les a mangés ? -Ben, c'est moi.
-T'as mangé trois yaourts ? Et les autres ?
-Il reste des petits-suisses. -Fallait les manger aussi.
-Personne n'en veut des yaourts. -Je déteste ça, je m'en fous.
-C'est pas un drame. Il a mangé des yaourts.
On raconte des histoires drôles.
-Barbe à papa débile
Mais quand je prends ma robe Dans les rayons de ma mob
Je fais un vol plané Et j'atterris dans la cheminée
Boum, voilà Papa Nono
Papa Nono Plein de joujoux dans son sac...
-Comment tu arrives à écrire des conneries pareilles ?
-C'est une chanson de Noël pour Patrick.
-Je vois pas le rapport. -Il vendra peut-être des disques.
-Je te parle pas d'argent. -Moi, je t'en parle.
C'est parce que j'écris ça que je reste indépendante.
-Non. Trouves-en une qui écrive des chansons moins cons.
-C'est moi qui ai dit une connerie.
Tu vas pas te fâcher pour ça ?
-Je suis pas fâchée, ça m'a déçue.
Ne crois pas que j'aime pas les critiques,
mais celle-là, tu aurais pu me l'épargner.
-Je te demande pardon. -Je ne suis pas ta mère.
-Y a pas que les enfants qui demandent pardon.
-Viens, on s'amuse.
-Tant mieux. -On est tous ensemble.
-Je finis les affaires des enfants. -Tu finiras demain.
Viens, ça leur fera plaisir.
-Si je fais une réflexion à Jérôme, ne viens pas t'en mêler. Hein ?
-Ne fais pas une histoire pour ça. Tu vas pas le voir pendant un mois.
-Il est trop égoïste.
-Allez, boude pas, viens.
Allez, viens.
Je veux pas te laisser toute seule.
J'ai peur que tu tombes du train.
Tu vas pas tomber, hein ? -J'arrive.
-Laisse tout ça, viens.
-J'arrive.
-Pourquoi tu veux pas ?
-Arrête. -Tous les deux mois, non.
-Je t'empêche pas d'aller ailleurs. -C'est toi que je veux !
-Arrête ! -Je vais te prendre de force.
-C'est pas la peine. vas-y, je bouge pas.
-Alice. Non, mais je t'aime, Alice. Tu comprends ? J'ai envie de toi.
J'ai envie d'être en toi !
Tu entends ?
Pourquoi ? -Pourquoi quoi ?
Pleurs du bébé
-Pourquoi tu veux plus ?
Bon, alors c'est fini entre nous ?
-Physiquement, oui. -Hein ?
Qu'est-ce qui reste ?
Tu vas te taire !
Ca fait combien de temps ? Ca fait combien de temps ?
T'es pas normale !
-C'est possible.
-Non, mais...
J'aurais jamais dû te faire cet enfant.
C'est ma faute.
Tu vas te taire, hein ? Tu vas te taire !
Tu vas te taire ! -Patrick !
Mais t'es fou, non !
T'es fou !
-Sofia ?
Sofia.
Sors de là, je t'ai vue.
Sors de là-bas, je t'ai vue.
Oh là là là ! -Qu'est-ce que tu as fait ?
-Qu'a-t-elle fait ? -Je l'ai pas vue.
-Où elle était ?
Où elle était, ma Sofia ? Viens ici, ma beauté.
Pourquoi elle a fait ça, Sofia ?
Regarde ce qu'elle a fait.
-Ne lui mouille pas la tête. -Non. Qu'est-ce que t'as fait ?
Pourquoi t'as poussé ? Pourquoi t'as poussé, hein ?
Elle rit.
-Arrête. -Encore.
Allez, viens. Allez, nage, nage, nage.
Ma beauté.
Musique des îles
-T'es une pute.
Tu sais ce que tu es ? Une vraie pute.
Vous savez ce qu'elle est ? Regardez-la, une pute.
Une pute. Regardez-la.
Une putain !
-Tu vas me le payer.
-Combien je vais te le payer ?
Tu prends combien pour la nuit ? -Lâche-moi. Tu entends ?
Tu n'as aucun droit sur moi ! -J'ai le droit de t'aimer.
-Non. Ca se paye, ça. -Qu'est-ce que je disais ?
T'es vraiment qu'une pute. -Et toi, un pauvre type. Poivrot.
-Embrasse-moi. -Arrête, j'en ai marre.
-Oh, et merde ! Elle crie.
On a un train à prendre. -Oui, mais enfin, écoute...
-Au revoir. Dis au revoir. -Salut !
On embrasse Sofia.
-Viens, ma chérie. On a un train à prendre.
-Il faut pas le rater.
-Patrick, tu m'écoutes ? Ne la couche pas trop tard.
-On part en vacances. -Elle se découvre la nuit.
-Mais je t'assure, oui. Tiens, regarde.
Au revoir. -Au revoir.
-Dis au revoir. Au revoir, mes enfants.
-Sage, dans le train. -Salut, Claude.
-Pourvu qu'on le rate pas. -J'ai pas fini ta valise.
-Mais ça va aller. -J'ai deux trucs à rajouter.
-On finit la valise et on y va vite.
-Pourquoi d'un coup ? -On est en vacances.
-Ho, ho !
-Tu vas bien ?
Jérôme, ton père est arrivé !
Tu prends un verre ? -Non. Un taxi attend.
-T'es venu en taxi ? -Oui, j'ai dû vendre ma voiture.
-Où est-ce que tu l'emmènes ? -A Bonnieux, chez un vieux copain.
Ca va ? -Oui. Qu'il se couche pas tard.
-Comment vas-tu, toi ? -Ca va. Où on va, là ?
-En Haute-Provence.
-C'est où ? -Loin. Tu baises un peu ?
-N'oublie pas d'écrire. -Non.
-Hein ? -Allez, hop.
-Tu le couches pas tard. -Quoi ?
-Tu le couches pas tard. -C'est promis, c'est juré.
-Je compte sur toi. Bon voyage !
Ambiance de café
Elle vomit.
Chasse d'eau
-Allez, tire un coup.
-Un verre de Vichy, s'il vous plaît.
-Allez, moi aussi, un petit dernier.
-Simon, je me sens pas bien. -Qu'est-ce que tu as ?
-Je suis peut-être enceinte. -De qui ?
-Hé, Simon, c'est à toi.
-Une dernière boule et on rentre. D'accord ?
-Prends ton temps. -On va faire la belle.
-D'accord.
Crissements de pneu
-Tu roules en sens interdit. -Je m'en fous.
T'as pas compris que je plaisantais !
-J'en ai marre.
J'en ai marre de traîner la nuit. Pour moi, c'est pas ça, la vie.
-Moi, j'ai besoin de déconner pour écrire mes chansons.
Je me fous de la vie et j'ai du succès.
Moi, je chante le désespoir en faisant marrer.
-Va te marrer avec une autre. -Je veux me faire chier avec toi.
Crissements de pneu -Je descends.
-Reste là. -Non.
-Reste là ! -J'ai mal au coeur !
-Je veux une petite fille.
-Une autre fois.
Pleurs
Elle tousse.
Pleurs
Elle tousse.
Pleurs
-La fautive, c'est toi
Si t'es dans ce merdier C'est de ta faute à toi
La fautive, c'est toi Le mal que tu m'as fait
Tu vas payer pour ça
La fautive, c'est toi
Aujourd'hui, tu chiales Mais ne t'en prends qu'à toi
La fautive, c'est toi Tu m'as possédé
Tu m'auras pas deux fois La fautive, c'est toi
Je te promets, ma petite Que tu t'en mordras les doigts
La fautive, c'est toi
Fallait pas parler d'amour et cetera
La fautive, c'est toi...
-Pourquoi tu m'as pas parlé plus tôt ?
Pourquoi tu m'as rien dit ?
-Je n'ai pas osé.
J'étais lâche.
Mais je ne t'ai pas menti longtemps. -Je veux pas parler de ça.
Quand c'était plus bien entre nous, pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Je sais pas.
J'aurais tout laissé tomber.
On serait partis en voyage, on se serait aimés encore.
-On aurait reculé l'échéance de quelques semaines.
Non.
Je ne t'ai rien dit parce que j'espérais que ça s'arrangerait.
Mais ici, dans la vie quotidienne, pas en voyage.
Pour moi, c'est encore un échec.
-Laisse-moi t'aimer autrement.
Laisse-moi t'aimer tendrement. -Mais tu m'aimes tendrement, Julien.
Où sont nos rendez-vous, nos premiers rendez-vous ?
-Mais l'amour évolue, Alice. On a rendez-vous tous les jours.
-A la même heure. Ce n'est pas l'amour pour moi.
Je préfère souffrir, je préfère faire mal,
mais l'amour, j'ai besoin d'y penser.
J'ai besoin d'incertitude.
Je ne peux pas aimer tous les jours à la même heure.
-Moi, j'ai toujours envie de toi, Alice.
-Alice !
Alice !
Thomas, va chercher Alice. -Mais j'ai faim, moi.
-Justement, elle viendra plus vite.
-Alice !
-Une petite batavia du jardin, s'il vous plaît.
Ca, c'est beau.
Oh, la vache ! Tu me fais goûter ?
T'es balaise en quiche.
Elle s'est mise en dimanche pour venir manger la quiche.
-Non, je sors. -Où tu vas ?
-Tout est prêt. -Vous mangerez sans moi.
-Où vas-tu ?
-Elle sort. Assieds-toi. Tu lui donnes de la quiche.
On va jouer aux dominos. -Chouette !
-Je rentrerai tôt.
Ne faites pas la vaisselle.
-Attends, je t'accompagne.
C'était pas prévu, cette sortie ? -Non.
J'ai appelé un ami. J'avais envie de sortir.
-Pourquoi tu m'as pas demandé ?
N'oublie pas qu'on part demain. -Non, je rentrerai pas tard.
-Tu m'embrasses pas ?
-Ca peut attendre demain.
Le charter pour Palerme est plein ? -J'attends la réponse.
-Je dois partir. Venez un peu plus tôt demain matin.
Désolé. Avec ces grèves, on a des journées dingues.
Tu as faim ? -Non, pas trop.
Bonsoir, monsieur Xavier. -Bonsoir.
-Peut-on boire quelque chose ? -Que voulez-vous ?
-Un whisky avec un quart Perrier. Et toi, Alice, que veux-tu ?
-La même chose. -Dans votre chambre ?
-Non, on va le prendre dans le salon.
-Oh non, j'aimais mieux avant. -C'était mieux avant, M. Xavier.
Vous voulez bien éteindre ? Merci.
Il n'est pas habitué à me voir avec quelqu'un.
-Alors c'est ici que tu habites ? -Oui. C'est pratique.
Maintenant, je voyage beaucoup.
Quand je pars, je laisse mes affaires au concierge.
Quand je reviens, j'ai toujours une chambre.
Je suis libre.
Je suis content de te voir.
La dernière fois, j'avais mon rhume des foins.
-Alors tu es seule. Les enfants sont en vacances ?
-Oui.
Ils sont partis cet après-midi. -Et toi, tu ne pars pas ?
-Si.
Je pars demain.
Je me sentais seule, alors je t'ai appelé.
-T'as bien fait.
T'as eu de la chance de me trouver.
Sans cette grève, j'étais en Irlande.
Mais je pense que je pourrai partir demain matin.
-Tu veux peut-être te coucher. -Non, pas du tout.
-Tu aimes l'Irlande ?
-Oui, j'aime bien.
J'organise des voyages en roulotte.
-En roulotte ?
-Dix-huit kilomètres par jour.
Tu sais que Jérôme m'a battu la dernière fois ?
-Oui, je sais.
Il n'en pouvait plus. Tu l'as fait exprès ?
-Non. J'ai joué du mieux que je pouvais.
Non, il était très en forme. Il m'a battu, je t'assure.
Il a grandi.
Comment va Sofia ?
-Bien.
Très bien, merci.
Je suis contente de te voir.
-Moi aussi.
Tu vas bien ?
-Oui. La santé est bonne.
J'avais envie de te voir.
J'avais besoin de parler à un ami.
J'aurais peut-être pas dû. -Mais si, au contraire.
C'est très important pour moi aussi, ton amitié.
-C'est encore ce qu'il y a de mieux en moi.
J'ai soif.
Je voudrais boire autre chose. -Qu'est-ce que tu veux boire ?
-Quelque chose de frais. Du champagne ?
-Oui.
-Il faut peut-être qu'il aille se coucher.
-Je le fais porter dans ma chambre ? -Oui.
Quelqu'un entre.
Une porte claque.
-Qu'est-ce que t'arroses ?
-T'en veux ? -Non, merci.
Tu t'es bien marrée ? Ca a été, la rigolade ?
-Oui, follement.
-J'ai réfléchi en t'attendant.
Il vaut mieux qu'on se sépare.
-Je suis d'accord.
-T'es faite pour vivre seule, avoir des aventures, comme ça,
mais pas pour être avec quelqu'un.
-Je suis d'accord.
"Je suis d'accord." Tout le temps d'accord.
-Puisque je suis d'accord. Je te rappelle une chose :
c'est toi qui as voulu qu'on vive ensemble.
Moi, je voulais pas. -Oui, je sais.
Moi, je peux pas aimer une femme
sans avoir envie de vivre avec elle tout le temps.
T'aurais voulu qu'on se voie une ou deux fois par semaine ?
Qu'on parte en week-end, sans les enfants ?
Qu'on se voie
à l'hôtel ? -Oui, c'est bien, l'hôtel.
-C'est bien au début.
Mais y a pas que le début.
-Non. Y a la fin aussi.
-Et entre les deux ?
-On repense au début et on attend que ça finisse.
-Tu vas pas attendre longtemps.
-J'aime bien que tu cries pas.
Je ne supporte plus les cris.
-Je te demande un truc pour demain. Si tu peux...
vis-à-vis de Thomas, faire semblant,
comme si tout allait bien.
Je sais pas, tu dis que tu pars pour ton boulot,
un truc comme ça.
Moi, je lui expliquerai pendant le voyage.
-D'accord.
-Je peux éteindre ?
Au revoir.
-Bon voyage.
-Dieu est un fumeur de Havanes
Je vois ses nuages gris
Je sais qu'Il fume même la nuit
Comme moi, ma chérie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
Tu es mon maître après Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
C'est Lui-même qui m'a dit
Que la fumée envoie au paradis
Je le sais, ma chérie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Sans elles, tu es malheureux
Au clair de la lune, ouvre les yeux
Pour l'amour de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout près de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma chérie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la dernière je veux...
Sous-titrage ST' 501
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.