All language subtitles for Their Last Night, 1953, Jean Gabin

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Original subtitles

Puisque c'est la première fois que vous venez à Paris, me dites-vous !

Une bien belle ville cette Paris.

Beaucoup d'églises, mais hélas...

beaucoup de lieux de plaisir, aussi !

Ce sont de pensions très convenables.

Vous y serez bien accueillie...

Et certainement en excellente compagnie !

Merci beaucoup monsieur l'abbé !

Écoutez,

je vous recommande particulièrement la deuxième.

C'est la pension "Du duc d'Aumale"

Bonsoir monsieur le président ! Bonsoir !

Tenez, voici votre journal ! Merci Mlle Mercier !

Beaucoup de monde aux courses ! Pas mal !

Vous avez perdu ou gagné !

Ah ! encore perdu, hélas !

ça devient monotone...

Avant d'aller à Auteuil...

vous devriez vous renseigner, M. Villard !

Vous devriez consulter madame de Lindia.

Vraiment ! Évidemment !

Pardon, pardon...

la lecture de l'avenir est une science...

Exacte !

Parfaitement une science exacte !

Pas au point de préciser à l'avance..

Un numéro gagnant, ni...

Ni l'école composera mon prochain examen!

Malheureusement !

Nicole...

est-ce qu'on te demande quelque chose!

Travaille, sinon monte à ta chambre !

Pour nous résumer, disant que...

La lecture de l'avenir est une science exacte.

Mais...imprécise !

Monsieur le président...

vous avez une opinion !

Ce n'est pas une opinion...

C'est un verdict !

Chère madame...

L'opinion d'un président de tribunal...

Même en retraite...

C'est forcément un verdict !

Bonjour mesdames et mesdemoiselles !

Vous auriez une chambre !

Vous désirez rester quelque temps ! Oui !

A quel nom !

Il me semble que notre petit cercle va s'agrandir.

J'en ai l'impression !

De la part de monsieur Chanoine Blandianes.

Oh ! mon Dieu...

Comment va-t-il ce cher saint homme ! Assez bien en apparence !

Ah ! ça me fait bien plaisir...

Ma pauvre maman disait toujours...

Parce que, j'ai... dû vous le dire...

J'ai eu sa maman plusieurs années, mais oui !

Il vient la voir souvent...

à ce moment-là, il était vicaire à Saint-Marcel.

Voyons, nous avons dit mademoiselle Madeleine...

Marsan ! Marsan.

Oh ! ce charmant homme !

Profession... Professeur.

Enfin, je viens à Paris pour professer.

J'ai une licence d'anglais !

Dans quel établissement ?

Je ne sais pas encore...

j'espère trouver assez facilement !

Marceline venez chercher les bagages !

Oui, mademoiselle !

Nicole, voyons ! J'ai teminé mon oncle !

D'ailleurs, c'est l'heure du dîner !

Ah ben ! c'est vrai !

Monsieur Hubert smith vous comprenez bien !

Mes chers amis...

Nous avons le plaisir de compter désormais parmi nous...

Mademoiselle Madeleine Marsan de Limoges !

Elle est charmante !

et c'est là l'opinion d'un expert !

Ah ! Bonsoir, mon cher Ruffin.

Alors bonne journée Oui...oui, enfin !

Et voilà !

Posez les valises ici !

Le lit est confortable !

La fenêtre donne sur un jardin !

Si vous aimez la verdure...

Ho ! pas dans cette saison par exemple !

Ah ! Et puis, vous avez un cabinet de toilette !

Ah ! je crois que vous vous plairez ici.

J'en suis persuadée ! Moi aussi !

je vais descendre faire mettre votre couvert !

Non, non, pas ce soir, je suis tellement fatiguée !

Vous ne voulez pas descendre...

Non, je vous ferai monter un plateau !

Non, vraiment...

j'ai absolument pas faim ! Bon !

Décidément vous auriez intérêt à économiser votre parfum ma fille !

Je crois vous l'avoir déjà dit d'ailleurs...Enfin !

Merci quand même.

Mon cher Ruffin...

Vous êtes en train d'acquérir une solide antipathie.

Off !

Ah ! Jean-Pierre, si vous voulez encore un peu de dessert...

Il faut vous dépêcher !

Oh ! j'aurai vite rattrapé le peloton !

Alors, toujours en retard !

Dites, Jean-Pierre...

Tu sais que nous avons une nouvelle !

Quelle nouvelle ! Une nouvelle pensionnaire !

Native du capricorne, troisième décan.

Cela saute aux yeux !

Et qu'est-ce qu'elle fait dans la vie ! Professeur.

De quoi ? D'anglais, elle a sa licence !

He bien !

Nous avions déjà...

Deux étudiants...

Et un magistrat !

Hen ! cette maison va devenir un repère d'intellectuels !

Ce sera intenable !

Les nouvelles sont bonnes !

Oh ! excellentes !

Crime...

Guerre...

Hold-up...

La vie va son petit bonhomme de chemin, quoi!

Ah ! quelle époque mon Dieu !

C'est que si tout le monde était honnête.

La vie serait tellement plus facile !

Pas pour les magistrats, Mlle Mercier !

Il leur faudrait trouver une situation...

Et ce n'est pas facile en ce moment !

Paraît-il

Monsieur le président est amusant !

Et on va le prendre là, monsieur le président !

Merci, Mlle Mercier !

Ah ! Le petit déjeuner pour moi, c'est un véritable cauchemar !

Dix pensionnaires qui s'en vont pour prendre leur petit déjeuner en douze fois !

Je dis pas ça pour vous, qui êtes ponctuel comme l'observatoire.

Alors, avez-vous bien dormi ! Très bien, merci !

Vous avez eu assez chaud oui...

Voulez-vous une autre couverture !

Il faut pas vous gêner Non, non, c'était parfait !

J'en suis ravie !

Voyons, vous allez vous mettre, attendez,

Heu ! tenez, asseyez-vous ici.

Vous permettez ! Je vous en prie !

Monsieur Ruffin...mademoiselle Marsan ! Enchanté mademoiselle !

Je vais chercher votre plateau, n'est-ce pas, une toute une petite minute !

Voilà !

Si vous voulez autre chose...

Vous n'avez qu'à demander... ça ira très bien, je vous remercie !

Vous n'avez pas de serviette, excusez-moi !

Mademoiselle !

Oh ! mon Dieu, que je suis sotte !

Puisque vous cherchez un emploi de professeur !

Monsieur Ruffin qui a tant de relations, dans le monde enseignant.

Va pouvoir vous trouver ça...

N'est-ce pas monsieur Ruffin !

Mais certainement !

Oh ! comment n'y ai-je pas pensé plus tôt !

Je ne voudrais pas abuser de l'amabilité de monsieur !

Mais non, mais non, voyons !

Au revoir, mesdames !

A tout à l'heure, monsieur Ruffin !

Quel homme charmant !

Ah ! quelle éducation...

Quelle amabilité...

Ah ! c'est un vrai plaisir !

Tu peux pas imaginer comme il est aimable! Oui !

Mais il a l'air, en effet !

Bonjour !

Pardon ! bonjour mademoiselle !

Vous n'avez pas vu M. Ruffin ! Il sort à l'instant !

Vous l'avez manqué de quelques secondes !

Ah ! c'est dommage, je voulais lui demander un bouquin !

Voilà, madame ! Merci !

Alors, je compte sur vous ! C'est entendu !

Mes hommages madame la directrice ! Oh ! monsieur Ruffin !

Toutes mes félicitations ! Pourquoi !

Mais, je viens d'apprendre l'heureuse nouvelle!

Et j'en suis indignée ! Quelle nouvelle !

Bien, mais votre nomination ! Ah !

Comment, vous n'étiez pas bibliothécaire en chef !

Non, j'étais simplement employé en fonction, chère madame !

C'est fou, la vie a de ces injustices !

Oh ! et qu'est-ce qui vaut le grand plaisir !

Je cherche quelque chose de nouveau sur Louis XIV.

Sur Louis XIV, eh ben ! nous avons...

« Le Siècle de Louis XIV » de Voltaire!

C'est pas très, très nouveau, mais enfin...

je crois, c'est assez peu répandu dans l'école!

Exellente idée !

N'est-ce pas ! je vais vous chercher ça !

Bonjour...

ça va ! Tiens !

Qu'est-ce qu'il y a pour votre service !

Oh ! c'est épouvantable...

je suis pas arriver à trouver un colloque sur l'histoire romaine.

Vous auriez pas ça ! Mais certainement, voyons !

Ah ! merci, vous me sauvez la vie !

Monsieur, on vous demande au téléphone d'Angoulême.

Ah ! bon, merci, j'y vais tout de suite !

Eh ! dites, vous connaissez la maison !

Vous trouverez ça à l'antiquité.

C'est classé par ordre alphabétique...

l'histoire romaine de Pierre Gazeau...

C'est très bien fait, d'ailleurs !

Allo !

Dites-moi !

On vient de m'aviser qu'il y a une pièce de terrain en vente...

Juste derrière chez vos parents aux bordures de la route nationale...

Et...

Quatre hectares...

Aussi, si c'est trop gros, j'ai un client qui en prend la moitié.

Non, non, non, je prends le tout !

Il demande combien de l'hectare...

Non...

Oh ! mais ça fait rien, je m'arrangerai !

Oh ben ! je vous envoie une provision, hein !

Eh ! dites-moi maître,

si vous entendez parler d'autres choses...

Prévenez-moi tout de suite...

C'est ça !

Merci maitre !

Au revoir !

Excusez-moi de vous avoir fait attendre !

Puis-je vous demander quelque chose ! Mais demandez mon cher, demandez !

Hee !

n'auriez-vous pas besoin d'un professeur dans votre établissement !

Il s'agit d'une jeune femme...

licenciée d'anglais.

Qui exerçait en province et qui vient d'arriver!

Je crois que c'est une femme très intéressante d'ailleurs !

Vous n'avez pas de références ! Non !

Revenez de temps en temps, on ne sait jamais!

Monsieur !

Marceline...

Vous servirez deux cafés au salon !

Vous voulez pas déjeuner à cette heure-ci!

Non, non, c'est fait, mademoiselle !

Vous auriez pu prévenir !

Eh ! excusez-moi, mais j'ai tellement couru...j'ai pas pensé !

Oh ! vous avez l'air fatigué en effet !

Et comme résultat !

Rien dans l'immédiat, malheureusement !

Quand je vous disais de vous adresser à monsieur Ruffin !

Vous ne voulez pas m'écouter !

Vous allez prendre une tasse de café avec nous !

ça vous redonnera des forces !

Marceline, vous apporterez une autre tasse !

Madame !

Au fait, pourquoi n'allez-vous pas...

trouver monsieur Ruffin à la bibliothèque !

C'est à cinq minutes !

Vous croyez vraiment que je peux me permettre

Mais puisque je vous le dis !

Justement, il m'a laissé un roman ce matin !

Il me l'a réclamé...

et à midi il n'y a plus pensé, moi, non plus !

Vous allez le lui rapporter...

ça sera un excellent prétexte !

Oh ! Vous avez tout le temps,

ça ferme à cinq heures !

Vous désirez madame !

Je voulais parler à monsieur Ruffin !

Mais je vois qu'il est occupé ! Vous voulez entrer !

Non, non, je vais attendre ! Oh ! ça ne serait pas bien long d'ailleurs !

Mon cher Ruffin,

j'ai le plaisir de vous annoncer...

Que monsieur le maire que je représente ici !

A décidé de vous titulariser au poste de bibliothécaire en chef !

Poste, dont vous occupez l'intérim...

depuis la mort de votre prédécesseur.

Avec tant de dévouement et de compétence.

Mais c'était vraiment très réussi ! C'est vraiment parfait !

Tu peux pas savoir combien j'étais touché...

ça était tellement gentil !

Tient !

Mademoiselle Marsan, professeur d'anglais.

Mes hommages mademoiselle ! Merci !

Et encore toutes mes félicitations ! Merci !

Mlle Mercier m'a chargé de vous remettre ce bouquin !

Ah ! c'est une bonne idée, ça !

Merci !

Tenez ! je vais le ranger tout de suite !

Non, mettez-le dans mon tiroir...

parce qu'on me l'a demandé !

Venez !

Alors, et vos démarches, où en êtes-vous...

Vous avez trouvé quelque chose !

Hélas non !

Je croyais qu'on serait disputé vos services !

D'ailleurs, il faudra que je vous en parle, hein !

Où allez-vous ! Du côté de la bastille !

Ah ! non, moi je vais aller à Valloire ! Ah ben ! allez-y, mon vieux, dépêchez-vous !

Oui, la directrice, du cours Diderot...

est passée à bibliothèque...

et je lui ai parlé de vous !

Alors, allez pour vous présenter demain matin...

il n'y a pas de raison pour que ça ne marche pas d'ailleurs !

Dites-moi cher monsieur...

est-ce que vous iriez du côté de la bastille !

Oh ! moi je vais où vous voulez ! Eh ben ! bravo !

Vous êtes un homme de bonne volonté, vous !

Bon, excusez-moi...

je vous quitte, j'ai des courses à faire...

Je vous en parlais, à tout à l'heure, hein !

Au revoir ! Au revoir !

Et merci ! Mais il y a pas de quoi !

Bonjour, monsieur ! Messieurs !

Asseyez-vous, je suis à vous tout de suite !

Et voilà ! Merci !

Merci ! Ah ! au revoir !

A la prochaine ! Bonsoir !

Ferme-nous la boutique, maintenant ! Pourquoi !

Parce que, j'ai à te parler.

Tu veux pas que je te coupe les cheveux ! Pas la peine !

Eh ben ! t'as pourtant bien besoin d'être rafraîchi !

Toi aussi...

La mémoire ...

Pourquoi tu dis ça !

Parce que, j'ai besoin d'argent, figure-toi !

Ah ! dis donc, sur ma porte...

Il y a pas marqué "avances sur titres" !

Il y a marqué "coiffeur" !

C'est surtout le nom d'une belle fripouille sur ta porte !

ça, t'as pas fait peur pour rentrer, à ce que je vois !

Dis donc...

J'ai besoin de cinq cent mille francs et tout de suite !

Alors, tu crois que c'est les quelques pouilleux...

qui s'assoient dans ce fauteuil, qui me rendent milliardaire !

Je t'en prie, écoute, ne perdant pas de temps

et parlant affaires ! Aller, viens !

Si ça t'arrange...

je peux te rendre des titres !

Tu vas les porter à la Banque de France, on sait jamais !

Ah ! c'est une idée ça...

Tu m'accompagneras ! On ira, lundi !

Oui, ben !

Je crois peut-être te donner ça à la fin du mois!

Écoute, je le connais ton petit air de violon !

Mais méfie-toi, que...

Les cordes ne pètent pas avant la fin du morceau.

Écoute Fernand...

Il faut pas prendre ça en mal...

c'est comme ça, c'est comme ça, qu'est-ce que tu veux !

Je te répète que...

j'ai besoin de cinq cent mille francs, tout de suite...

tu m'as compris, oui !

Alors !

C'est pas possible Fernand !

Il faut être raisonnable, quoi !

Tu te rends pas compte que j'ai des frais, moi !

Surtout en ce moment !

Tu sais que, je marie ma nièce le mois prochain !

Hein ! félicitation !

Tu sais pas compter jusqu'à cinq, non !

Tu te rends compte de ce que tu me demandes !

Je t'ai dit cinq cent, c'est pas trois cent !

Et puis...hein !

Voilà !

Ecoute Fernand !

Tes histoires de titres...

C'est de la connerie !

ça prend du temps...

C'est difficile à liquider !

Toi évidemment...

Tu te rends pas compte, et puis...

C'est après moi que tu râles !

Ecoute...

J'ai mon neveu qui travaille dans une grosse usine !

ça t'interesse !

Quoi ! connaitre ta famille !

Mais non, sur une belle affaire !

Allez, je vais lui en parler, on verrait la semaine prochaine !

D'accord ! allez au revoir ! Au plaisir !

ça fait plaisir aux cordes ça !

Bonsoir !

Let's speak english. (Parlons anglais)

How do you say. (Comment dites-vous)

Comment dites-vous...

Le cheval de mon oncle...

est plus grand...

que le chapeau du jardinier de ma tante

Asseyez-vous, mesdemoiselles !

Ne vous dérangez pas mademoiselle Marsan !

Vous savez que madame Rose est partie enterrer sa maman en province !

Il faudrait que vous la remplaciez !

Vous feriez le latin et le français en quatrième !

Oh ! juste deux jours...

ça vous n'ennuie pas !

Non, non, pas du tout madame. Merci vous êtes gentille !

Je me sauve...

Continuez, mesdemoiselles !

Ah ! ce cher monsieur Ruffin ! Mes hommages, madame la directrice !

Je me suis permis de vous rapporter le livre que vous aviez demandé !

Comme c'est charmant, mon Dieu...

Venez dans mon bureau ! Non, non, non !

Je passais et je suis extrêmement pressé !

Oh ! Un mot sur votre protégée cependant !

Depuis quinze jours qu'elle est là...

Les élèves ont fait des progrès étourdissants !

Et on l'adore !

Eh ben ! merci, très heureux, voilà, excusez-moi !

En ce qui concerne mademoiselle Marsan...

C'est moi qui suis votre obligée !

Mais vous êtes trop aimable, voyons ! Mais si, mais si !

Et au revoir madame la directrice ! Merci !

Monsieur Ruffin !

Tient ! Bonjour !

Parce que, vous leur faites des cours de morale aussi !

Mais évidemment oui ! Et pourquoi aussi !

Je leur ai donné cet axiome à commenter...

"La route de la vertu mène au bonheur"

Il doit pas y avoir souvent d'embouteillage sur cette route-là, hein !

Enfin la plus sûre ! Oh ! là ! là !

Longue route, interminable et monotone, oui !

Oh ! d'ailleurs, ça n'empêche pas pour vos !

grandes nièces de prendre un raccourci comme tout le monde !

Non, monsieur Ruffin...

Elles sont délicieuses mes grandes nièces !

Vous n'aimez pas les enfants ! Off !

C'est le produit des hommes...

C'est une drôle d'hérédité, vous ne trouvez pas!

Parce que, vous n'en avez pas ! Et vous !

Non...

Il valait mieux pas !

Vous étiez mariée !

Oui ! à un fou !

Enfin, n'en parlant pas ! Oh ! je ne vous demande rien !

Il avait peut-être fait trop de morale lui aussi !

Bon...

Je vais vous demander de m'excuser,

parce que M. Villard m'attend...

Pour faire une partie de billard...

Voilà ! au revoir ! Au revoir

Bonjour monsieur Fernand ! Bonjour

Elle est pas très bien chaussée votre voiture !

Ben ! C'est Paulo qui s'en occupait ! Où est-il, lui !

Oh ! vous savez, il nous attend...

On le prendra en passant !

C'était "Crimes et mystères".

Une émission de Georges Meurice.

Avec Gizelle Graig.

Ne manquez pas l'écoute...

Tous les jeudis à vingt heures trente...

"Crimes et mystères".

Quelle horreur, une émission pareille...

C'est immoral !

Tellement tu ne râles, pour que ne pas en faire une bouchée...

Vous en avez laissé brûler l'omelette !

Monsieur Villard et monsieur Ruffin vont se faire gronder.

Ils jouent au billard.

J'empeche pas les gens de jouer à ce qu'ils veulent !

Et même au billard...

Mais à condition qu'ils arrivent à l'heure !

Ah ! Monsieur Villard enfin, voyons !

Je suis navré mademoiselle ! Moi aussi, mais c'est pour vous !

ça pas pu être vous, voyons ! Mais si, mais si !

Quand on a un estomac de vingt ans !

Marceline servez monsieur Villard.

Bonsoir Mlle Legrain ! Bonsoir Monsieur Villard !

Qu'avez-vous fait de votre partenaire !

Deux, trois, quatre, quel partenaire !

Monsieur Ruffin n'était donc pas avec vous !

Neuf...pas que je sache !

Et vous disiez !

Non, mais j'ai dû, mal comprendre !

D'ailleurs, il me l'a pas dit exactement...

Enfin c'est moi qui ai compris ça !

quatorze, quinze, seize, dix-sept...

Monsieur Ruffin voyons ! Je ne dîne pas Mlle Mercier !

Je vous demandais l'autorisation...

De me retirer tout de suite dans mes... appartements !

Sans manger ! Je suis fatigué !

Oh ! mais je vais vous faire monter un plateau!

Ah non ! ça, alors c'est inutile, je vous assure !

Non, ça, j'y tiens !

Mais...vous êtes soufrant !

Pas du tout je me porte comme le Pont-Neuf !

Marceline ! Oui !

La chaudière...

Il nous semble que la chaleur baisse.

Bien, mademoiselle !

Donnez, je vais vous le porter, si vous voulez!

Qu'est-ce que c'est !

Tient !

vous avez une nouvelle fonction !

Oui, bonsoir ! bonsoir !

Posez ça, là !

ça va pas ! Si ! si, si, si !

Qu'est-ce que c'est ! Comment ça va !

Ah ! bien, merci, je vais me coucher, maintenant !

Mais, si vous avez besoin de quelque chose...

Vous n'aurez qu'à sonner !

C'est ça, merci !

Bonne nuit, monsieur Ruffin !

Bonne nuit mademoiselle !

Voilà, c'est fini ! Merci !

Laissez donc, ça !

Donnez-moi votre chemise !

Dans le lavabo, j'en ai pour cinq minutes !

Tient ! je viens de manquer une affaire!

Tierce !

Il n'était pas trop amoché, quand il a quitté ! Il n'avait pas l'air !

Hauteur ! A la dame !

Il est blindé ce truc-là !

Il y a pas eu de téléphone pour moi ! Encore !

Qu'est-ce que tu bois Dédé ! Je sais pas !

On commence ! Si tu veux !

Donnez-moi, un petit crème ! ça va !

C'est un drôle de gars, quand même ! Qui ?

Monsieur Fernand ! Oui ! tu parles !

Coeur !

Vous dérangez pas !

C'est pour moi !

Merci !

On sait même pas où il crèche...

Ni comment il s'appelle !

Qu'est-ce qu'il fout dans le civil !

N'empêche qu'hier, c'était une vraie mine !

Oh ! Hier, c'était pas de sa faute...

Manque de pot, quoi !

Tout va bien !

Il a autre chose en vue ! Oui !

Il est drôlement boulot en ce moment.

C'est à rencard ! Au musée Rodin !

Ah ! lui, alors ! Voilà Dédé !

Bonjour monsieur Fernand !

T'as pas pu mettre une cravate, toi !

He ! là !

Ah ! T'as bien l'air de quelqu'un qui s'intéresse aux oeuvres d'art !

Tiens...

Je te préviens que si tu ne cherches pas à te soigner...

Et à t'affiner mon petit...moi...

Je te laisserais tomber et tu pourriras dans ta crotte, hein !

Un jour t'assassineras...

Pour cent cinquante balles et tu finiras très mal!

Bon, ceci dit...

La semaine prochaine...

Il y a une affaire intéressante dans une grosse usine.

Alors, on rentrera avec une camionnette...

On fera notre travail...

On sortira avec la camionnette.

Mais d'ici là, il faut que Paulo se procure une voiture...

Parce que après, on transbordera...

Et on leur laissera leur tacot !

J'aurai le plan de l'usine demain !

Et...

Le petit gars qui conduira la camionnette est au courant...

Il est dans le coup !

Regarde-moi, ça, cette pureté de lignes !

Ah ! que c'est joli, ça !

Hum !

Mais tu t'en fous !

He ! t'as bien raison, va !

Bon, alors, petit gars, t'as bien compris, hein !

Pendant que t'étais au restaurant...

T'as laissé ta bagnole devant la porte, et t'as rien vu...

Tu es rentré dans l'usine à vide, ça va !

Je vous empêche pas, aller !

Jourdana...

Boucher...

Morino...

Belcru...

Vous avez assez d'argent ! non !

J'ai encore besoin de trois liasses de cinq mille.

Valgano...

Marie...

Goulado...

Bougez pas, on vous fera rien !

Téléphone !

Et pas un mot, hein !

Oh ! la vache ! On t'a donné !

Alors, quoi de neuf ! Rien !

Comment depuis le temps !

Mais oui ! ça fait huit heures qu'on l'interoge, il ne veut rien dire !

Qu'est-ce qu'on va leur raconter Lister !

Je me tracasse pas pour ça ! Lui non plus, quand même !

Il y a du nouveau !

Point !

Zied ! Oui !

Alors ! Off !

Je déclare...

Avoir perdu la mémoire...

Par suite du choc subi...

Au cours de mon arrestation...

Au point d'avoir oublié mon nom de famille...

C'est bien, ça !

Exactement, oui !

Ainsi que tout renseignement...

Concernant mon identité...

Alors !

Tu veux pas faire un petit effort, pour me faire plaisir !

Moi, ce que je t'en dis, tu sais !

C'est dans ton intérêt !

Dites-moi, je mangerai bien un sandwich !

Dis donc, bonhomme...

Tu crois que tu vas te foutre de moi encore longtemps !

Je trouve que t'as une drôle de patience, mon vieux !

T'as bien tort ! Quoi !

À ta place, il y a longtemps que j'aurais laissé tomber !

Bon !

Et ça !

Tu te rappelles pas non plus, comment c'est venu dans tes poches !

Mais, c'est pas à moi, ça !

Ah ! c'est pas à toi ! Non !

T'as jamais eu de pétard, peut-être ! Jamais !

Tu sais même pas comment c'est fait un pétard, je parie !

Oh ! si, tout de même !

Et les cinq millions de titres à Juvisy !

Tu te rappelles pas...

Et la rue de la paix...

Et Paris-Bercy, la recette principale...

C'est pas la peine de jouer les durs !

Tes copains sont plus bavards que toi !

Oui, mais l'embêtant, c'est qu'ils n'en savent pas plus que vous !

Perdez pas votre temps, allez...

Devant le juge d'instruction, ça ira peut-être mieux !

Merci !

Tiens, relis ça et signe !

Oh ! j'ai confiance.

T'as vu le Racing qui a battu Reims.

Ils ont une drôle d'équipe cette année ! Le championnat n'est pas fini, hein !

Ta Lille et Port Deauville ne sont pas loin !

Quoi ! mais ça va pas, ça, mon vieux !

Attends, je vais te faire signer, moi...

Donne ton doigt !

Ah !

Les pattes, elles n'ont pas perdu la mémoire !

Allez, fous-le-moi au dépôt !

Qui c'est le juge qui va s'occuper de lui !

Le Carné ! Mais il est bien tombé !

ça lui fera les pieds !

Tu te plais toi ici, t'es pas un peu à l'étroit, non !

T'es étranger !

Ah ! c'est bien mon pot ! qu'ils m'aient foutu avec un étranger, les vaches !

"Chevaliers de la table ronde",

Moi, ça fait trois mois que je l'attendais, mon nouveau bat, tu comprends.

Alors, c'est pas pour le laisser rouiller...

Et puis, tous les autres mecs n'y participent pas pour rien !

Fais voir, ça !

Ah ! bon, t'es français !

Bien sûr, je suis français ! Alors banco !

Tiens, grimpe sur la banquette, là !

"Goûtons voir si le vin est bon".

"Goûtons voir si le vin est bon".

"Une femme sur mes genoux"

"J'en boirai cinq à six bouteilles"

"Une femme sur mes genoux"

"Une femme, oui, oui, oui"

"Une femme, non, non, non"

"Une femme sur mes genoux"

"Une femme sur mes genoux"

"Dans la cave où y a du bon vin"

"Si je meurs, je veux qu'on m'enterre"

"Dans la cave où y a du bon vin"

"Dans la cave, oui, oui, oui…"

"Dans la cave, non, non, non"

"Dans la cave où y a du bon vin"

"Dans la cave, oui, oui, oui…"

"Dans la cave, non, non, non"

"Dans la cave où y a du bon vin"

"Les deux pieds contre la muraille"

"Et la tête sous le robinet"

"Et la tête, oui, oui, oui…"

"Et la tête, non, non, non…"

"Et la tête sous le robinet"

"Et la tête, oui, oui, oui…"

"Et la tête, non, non, non…"

"Et la tête sous le robinet"

La prochaine fois, je te mettrai un zéro, ça t'apprendra à copier !

je vais me faire gronder ! Ah ! c'est ta faute !

Non ! c'est la faute à Charlemagne...

s'il avait pas inventé les écoles.

Allez, au revoir, et à demain ! Au revoir mademoiselle !

Vous avez lu les journaux ! Oui !

Est-ce que vous voulez me rendre un service ! Oui !

Même s'il y a des risques ! Vous le savez bien !

Bon, alors, vous allez aller dans ma chambre...

Derrière le lavabo, il y a une petite clé !

C'est la clé du tiroir qui est dans l'armoire.

Dans le tiroir, il y a une grande enveloppe...

Avec trois cent mille francs...

Mais...

Est-ce que vous êtes libre demain ? Je me libérerai !

Ah ! non, mais je veux rien changer à vos habitudes !

À quelle heure pouvez-vous venir ! Entre dix et onze !

Bon, alors, je vous attendrai, Place d'Aligre.

Il y a un marché, je serai derrière les grilles ! Entendu !

Mais vous rappellerez bien du nom, hein !

Place d'Aligre. C'était celui d'un magistrat de Richelieu !

Pour une fois, ça sert à quelque chose d'avoir des lettres !

Je peux compter sur vous ! D'accord ! vous voudrez de l'argent !

Non ! mais ça fait rien ! J'ai pas grand chose sur moi !

c'est tout ce que j'ai !

Bon, mais je vais vous prendre deux ou trois cents francs.

Et si vous voulez me rendre un autre service...

Allez, me chercher une cravate et une paire de lacets !

D'accord ! Je vais attendre là !

Un complice a été tué...

Je comprends maintenant...

Pourquoi il ne voulait jamais me donner sa main à lire !

C'est pénible que ça soit de soi !

Notre devoir est d'éclairer la justice !

Qu'en pensez-vous, monsieur le président !

Si ce monsieur m'est amené entre deux gendarmes...

et qu'il me soit imparti de statuer sur son sort !

Je me ferais une opinion...

d'après les éléments dont je disposerais !

Pour l'instant, je ne peux rien dire !

Je comprends votre réserve monsieur le président !

J'en suis toute retournée !

Il ne fumait pas...

Buvait peu...pas de femmes...

Il ne jouait pas aux courses...

ça aurait dû nous mettre sur la voie.

Je n'arrive pas à y croire !

Un homme qui paraissait si sérieux !

Ah ! quelle époque...

On sait plus à qui se fier !

Je me souviens maintenant...

Il me semblait très renfermé parfois !

Il faisait ours.

C'est un homme que j'aurais très bien vu siéger parmi les jurés !

Quand j'allais le voir à la bibliothèque...

Il avait une telle prestance...

Qu'il me semble impossible...

De croire ce que disent les journaux !

En prison aussi, il y a des bibliothèques...

Il pourra y continuer son métier tranquillement !

Votre chapeau...

L'imper... Merci !

Je vous ai pris un rasoir risque, vous me l'avez demandé.

Les lunettes aussi ! Merci !

Et maintenant, vous devez partir...

Quitter Paris, le plus vite possible !

Bon ben ! je vais vous demander de me rendre un dernier service !

Vous allez aller à la gare ! Oui !

Voilà de l'argent, et ...

Prenez-moi un billet pour prendre l'avion ! D'accord !

Ils y rajoutent les matchs.

Comme si on avait pas assez bonne mine comme ça !

Quel est l'enfant de salaud qui a signé ça !

Sovageon ! Ah ! oui !

Il doit toujours venir me demander des tuyaux, celui-là !

Je lui tirerai un grand coup de pompe dans le cul...

pour lui apprendre à nous chambrer.

Bon ben ! je vais me reposer, moi !

Avec toute cette corrida...

j'ai pas beaucoup roupillé, moi, depuis deux jours !

Vous avez lu les journaux, chef !

On se fait engueuler...

et ça vous impressionne encore !

Quoi de neuf ! Pas grand chose !

Les gares sont surveillées...

Il y a les barrages à toutes les portes !

Vous avez fait des rafles cette nuit !

Dans le dix-huitième et le vingtième !

Ah ! il faut me suivre de pré les fiches d'hôtels, hein !

Vous pensez ! Et la piste de Marseille !

Ho ! j'y crois pas beaucoup !

Dans toutes les affaires, il y a une piste à Marseille !

Allo !

Allo ! oui !

ça, c'est intéressant !

Patron !

Oui !

Je prends note !

Ah ! Ah !

Oui !

Bon, merci !

On va voir ça !

Edmond, eh ben !

téléphonez-moi dès que vous aurez du nouveau !

Bien patron !

C'est le commissariat du dix-huitième !

Il s'appellerait Ruffin...

et il crécherait dans une pension bien !

Allez, "fisaa"(vite)

La pension est très convenable, monsieur l'inspecteur !

C'est une affaire que j'ai héritée de mes pauvres parents !

Je voudrais visitez la chambre ! Je vous conduis !

Je vous disais donc que depuis trente ans,

j'ai toujours été intransigeante sur...

la moralité...la tenue de ma pension !

Une seule fois, seulement...

En 1929 !

J'engageais une jeune bonne...

Sans pas approfondir ses antécédents, et ...

plusieurs mois après, elle s'est trouvée enceinte !

Inutile de vous dire que je l'ai mise à la porte...

Et que ça m'a servi de leçon ! Mais oui, Madame, mais oui !

Actuellement, que j'ai depuis longtemps, déjà...

je compte parmi mes pensionnaires

Un ancien président de tribunal...

Enfin, il semble ça doit, faire preuve de garantie !

Mais, Madame, votre pension, n'est pas en cause, voyons !

Il s'agit pour l'instant, de faire un rapprochement...

entre l'individu que nous recherchons...

et votre locataire, disparu...

avez-vous touché à sa chambre !

Non, monsieur l'inspecteur, je m'en suis bien gardée !

Allons voir ça !

Marceline !

S'il vous plait !

Madame !

Monsieur, est-ce que vous avez une chambre pour la nuit !

Avec salle de bains ! Non, non, c'est inutile !

Vous êtes seule ! Non, mon mari va venir !

Nous arrivons de voyage, il est resté à la gare...

pour s'occuper des bagages !

Je vais vous faire voir !

Je vous ai retenu une chambre pour la nuit !

Et les fiches...

Je dirai que je les remplirai demain matin !

C'est au premier étage, la première porte à droite !

Il y a quelqu'un en ce moment ! Oui !

Mais venez, je vais vous aider à passer !

Monsieur !

Vous serez gentil de me faire réveiller à neuf heures, s'il vous plaît !

Certainement, Madame !

Ce voyage nous a tellement fatigués !

On dormirait bien jusqu'à midi !

Mais alors !

Neuf heures, n'est-ce pas, Madame ! C'est ça, oui !

Merci ! Madame !

Vous voulez bien remplir vos fiches, s'il vous plaît !

Je vous les rendrai demain matin si ça vous dérange pas.

Entendu, bonne nuit, Madame ! Merci !

Voilà, votre billet de chemin de fer.

Merci !

Mais moi, je la connais la ligne, je l'ai faite quelquefois !

Bon ! mais maintenant vous allez partir !

Et me laisser me débrouiller tout seul ! Pourquoi ?

Parce que, je ne veux pas que vous soyez mêlée à cette sale histoire !

Alors, il faut vous en aller !

Pourquoi vous n'êtes pas parti ce soir ! Ah ! ça, c'est autre chose !

J'ai un contrat à régler !

J'aime pas partir sans qu'une affaire soit en ordre !

Mais ça sera fait demain !

Et demain votre billet ne sera plus valable !

Eh ben ! mais je ferai changer la date !

J'irai !

Non, vous n'irez pas...

vous allez partir tout de suite et je ne vous verrai plus !

Mais ce soir vous êtes fatigué, vous vous rendez pas compte !

Ce soir, ce soir...

Je vois les choses comme elles sont !

Peut-être quand on est fatigué qu'on y voit plus clair !

Ecoutez-moi, demain...

je serai devant la grille de la gare à neuf heures !

Si vous ne voulez pas me voir...

Vous n'avez qu'à ne pas venir, mais moi j'y serai !

Mais pourquoi faire, grand Dieu !

J'irai changer votre billet...

Je vous dirai adieu !

Laissez-moi encore ça !

Mais vous êtes folle ma parole !

Mais c'est ce que vous voulez !

Bon, je pars...

Mais demain soir, à neuf heures...

Je vous attendrai !

Bonsoir !

Encore merci Madeleine !

Vous n'avez besoin de rien !

non !

A demain !

C'est à qui ça !

À la dame du treize probablement...

Elle vient de monter !

Il y a du pourboire dans l'air !

Qu'est-ce que c'est !

Vous pourriez attendre qu'on vous dise entrer!

C'est votre dame qui... Laissez ça, là !

Ben ! quoi, vous n'avez jamais vu personne, là-haut !

Il avait des moustaches, maintenant il n'en a plus !

J'en sais rien, moi, je l'ai pas vu passer !

Vous êtes sûre !

Vous partez déjà ! je vais chercher des cigarettes !

Monsieur...

Ne vous dérangez pas, nous en avons !

Vous avez des Player's ! Ah non !

Allo !

oui !

En effet ! ça m'a l'air bizarre !

Vous avez très bien fait de me téléphoner.

Vous pouvez me donner le signalement de la femme !

Manteau à carreaux bleu et gris !

Blonde...

Les yeux clairs...

Tenez ! Ah ! ça c'est gentil !

ça me rechauffera.

Qu'est-ce que vous jouez cette semaine !

Film avec kit carson

Oh ! les cow-boys, moi, j'adore ça !

Tiens...

Je pensais à toi, justement !

Oh ! tu m'étonnes ! Assieds-toi, mon vieux !

Ah ! Je me disais, comme ça...si...

S'il avait la bonne idée de venir aujourd'hui !

Aujourd'hui que les titres sont bazardés.

T'es pas content ! Pense pas moins, tu crois !

Petite goutte de café, hein ! Non, non, merci !

Oh ! tu sais, celui-là, il te fera pas de mal !

Non, non, mais te dérange pas, non, hein !

Alors un petit romain.

Non, non, le killer de Rome, c'est plutôt pour toi !

Oh ben ! dis donc, mais t'as lu, tu es au courant!

Non, non !

Ah ! mais je vais t'y mettre...

Moi, je suis venu exprès pour ça, figure-toi !

Mais, t'en va pas...

Tu vas avoir deux coups de cuillère à pot, ça va être fait...

et le troisième derrière les oreilles !

Non, écoute, laisse-moi t'expliquer ! Ah non !

Maintenant finit la musique !

Tu te rappelles ce que je t'ai dit...

au sujet des cordes et du violon !

Ah ! ça y est, t'as gagné...

T'as pété les cordes...

Tu joueras jamais plus, ton petit air !

Dis donc quand tu me parlais des pouilleux...

qui venaient s'asseoir dans tes fauteuils !

Tu m'avais pas dit qu'il y a des flics qui venaient aussi !

T'es un petit cachotier !

Ah ! moins que tu te déranges...

et puis, tu vas les prévenir à domicile. Ah ! écoute !

Hein ! Ecoute-moi, mais écoute-moi donc nom de Dieu !

Mais, écoute donc !

Tu sais les titres...

Oh ! les titres, je m'en fous, j'en profiterai pas...

Mais toi non plus !

Tiens, Pépé, paye-toi...

C'est pour la nuit !

Qu'est-ce que je prends, le dix-sept !

Ah ! pour le dix-sept...

T'es tombée sur un maharaja !

Ben ! qu'est-ce qu'il y a mon lapin !

Je te plais pas !

Mais si, tu me plais, si !

Bon, on dirait pas mon lapin !

Ah oui ! je vois ce que c'est !

T'es plutôt du genre dormeur, toi !

Enfin, qu'est-ce que t'attends pour te mettre à ton aise !

Enlève au moins ta brassière mon lapin !

Oh ! je t'en prie, m'appelle pas comme ça...

Toujours mon lapin ! Et pourquoi ?

Parce que la chasse est ouverte !

Oh ! mais dis donc, j'aime pas ces trucs-là !

J'ai toujours gagné mon boeuf en travaillant !

J'ai pas un tempérament à me laisser nourrir à rien faire !

Pas de fainéant dans la famille ! Eh ben ! c'est tout à ton honneur !

Maintenant, fou-moi bien la paix, laissez-moi dormir tranquille !

Ben, mon vieux, t'es pas marrant, toi !

J'ai pas sommeil, moi !

Si t'avais tellement envie de dormir...

T'avais qu'à le dire, j'aurai porté mon tricot !

Police...

Vos papiers !

Mais pourquoi !

Suivez-moi.

He ! allez, dépêchez-vous, ça va dans deux minutes !

Ah ! c'est vrai, déjà !

Vous pouvez pas partir...

la gare est pleine de police...

aux portillons, dans les bureaux, partout !

ça doit être pour me rendre les honneurs !

Je vous en supplie, ne partez pas ce soir !

Ne serait-ce que pour moi, il faut attendre !

Mais attendre quoi !

Les flics s'en aillent !

ça se reproduit les flics !

Même quand ceux-là sont morts de vieillesse...

il y en a d'autres qui viendront derrière. Ecoutez-moi...

Vous partirez demain, après demain...peut-être...

Non, ce serait tellement bête de tout gâcher maintenant.

Je vais vous retenir encore une chambre...

Vous mangerez tranquillement...

vous vous reposerez...venez !

Tout à l'heure, on ira danser !

Monsieur est servi !

Mais...vous aussi !

Oui, j'ai dit à la pension que...

Je dînais chez une amie !

Mais au fait...

Qu'est-ce qu'ils disent à la pension !

Qu'est-ce que vous voulez qu'ils disent !

Il fallait pas leur en vouloir ! Off !

De quoi, grand Dieu !

Évidemment, c'est l'argenterie est un peu réduite...

Mais, enfin c'est tout de même un diner en musique !

Je vous l'ai dit tout à l'heure, on pourra aller danser.

Je croyais que vous n'aimiez pas les parfums !

J'aime bien les violettes !

À votre santé !

À notre santé !

Il a l'air bon, votre pâté !

C'est du lapin !

Rien de commun évidemment...

Avec les rognons de mademoiselle Julie !

Ah !

Fameux rognons !

Un jour je croyais qu'elle me parlait blanquettes...

moi, j'adore ça, la blanquette...

Elle me parlait, rognon...

Erreur d'aiguillage, quoi !

Et pourquoi vous n'avez pas rectifié par la suite !

Oh ! je n'ai pas eu le courage...enfin !

J'ai eu le courage de manger ses rognons tout de même !

Trie hebdomadaire, de quoi, vous a attiré la haine générale !

Y compris la vôtre !

Surtout la mienne !

Et voilà les hommes, les rois de la création !

ça y est, il y a du match de durs, enfin !

Sans que tu le dises !

C'est encore, ceux-là sont des anges !

Mais, qu'est-ce qu'il y a !

Relevez-vous !

Non, je peux pas !

Allez...si, si, faites un effort !

venez-vous allonger ! allons !

Vous avez tellement peur !

Dites-moi, est-ce que c'est seulement la peur!

Oui !

Vous êtes très nerveuse, hein !

Trop nerveuse ! mais je sais !

Je vous expliquerai plus tard !

Oui, pour l'instant, vous devriez penser à vous et rentrez !

Qu'est-ce qu'ils vont dire à la pension !

Je les ai prévenus que je dînais chez une amie...

et que je rentrerai peut-être tard !

Est-ce que vous vous rendez compte...

Des risques que vous prenez !

Et après !

Soyez raisonnable, voyons ! Raisonnable !

Qu'est-ce que la raison vient faire là-dedans !

Il y a longtemps...

qu'il n'y a plus rien de raisonnable ni en vous ni en moi !

Dites donc François...

Vous donnerez un coup de main à Dupond, hein !

Le petit poste de TSF...

C'est à vous ou à lui !

C'est à lui, monsieur l'inspecteur...

Oh ! tout est à lui ! Bon !

Oh ! après vous vous vantez...

de nous avoir fait faire un sang de vinaigres !

Et où étiez-vous passée !

Je dînais chez mon amie, mademoiselle !

Je vous avais prévenu !

Oh ! Vous n'êtes pas restées à table toute la nuit cependant !

Non, mais nous avons fait un bridge, sensationnel...

Et après, il était trop tard ! Tenez !

Merci ! d'ailleurs je passe la journée avec elle...

Je repars !

Elle a dû probablement...

Faire son service dans les chasseurs à pied, sa petite amie !

Oh ! non, non, non...

Oh ! je mettrai ma tête à couper...

Il y en a encore ! Oh ! plus beaucoup !

Le poste de TSF est à lui, hein !

Il faut l'embarquer !

Tout droit, hein !

Et attention le coin, là !

Penez du large, hein !

Allez les gars !

Allez !

C'est vous le patron de la péniche, là ! Oui !

C'est moi le commandant du navire !

Le seul maître après le bon Dieu !

Mais il y a pas une femme aussi !

Qu'est-ce qu'il y a, vous avez des rhumatismes!

Non, non !

Elle est cassée, oui !

Ah ben ! il faut vous soigner, mon vieux !

Il faut pas rester comme ça ! C'est ce que je vais faire !

Je vais allez prendre un blanc !

Un tilleul de Marini comme on en appelle ça, vous autres !

Vous venez avec ! Où ça !

On va aller à l'hôtel du Calenque.

Vous les connaissez ! Oui ! depuis avant la guerre !

Dites donc !

Est-ce qu'ils me loueraient une chambre pour la nuit !

Parce que moi, j'avais congé où j'étais !

Ben oui ! allez, viens ! Oui !

Tiens, regarde, c'est instructif !

Scandale, à Angoulême...

Un médecin de la ville...

très honorablement connu est arrêté !

C'était de là-bas qu'il est reparti...

Au pays avec sa grande blonde et son manteau à carreaux.

Son manteau à carreaux !

Nom de Dieu !

Quel ballot !

Occupez-vous de ça tout de suite, n'est-ce pas!

Dites-moi, je voudrais avoir votre locataire une seconde !

Mademoiselle Marsan ! Oui !

Elle vient de partir ! Déjà !

Oui, elle n'a fait que monter et descendre...

Son amie l'attendait ! Allons, bon !

Et pourquoi ? Pour rien !

Vous vouliez lui demander quelque chose !

Non, non ! Ah !

Dites-moi, son manteau !

Elle avait un manteau gris, il me semble ! Oui, gris uni !

L'intérieur n'est pas à carreaux ! Si, à carreaux bleu et gris !

Il est très beau ! Mais...

C'est réversible, ça peut se mettre des deux côtés !

Oui, elle change de temps en temps, d'ailleurs, pourquoi !

Pour rien, non...

Il faut que j'en achète un à ma femme !

Elle te plait ! Oui !

Cest de la finex, c'est plus chaud !

Je te l'ai prise bleue...

J'ai pensé que ça t'irait bien !

Donne !

Ce soir, j'y ferai un point.

Je t'ai préparé du thé...

depuis le temps, tu n'as rien pris de chaud !

Et je t'ai acheté des chaussons. Merci.

Dommage !

Qu'est-ce qui est, dommage !

Off !

Rien, disons, trop tard, quoi !

On aurait pu ne jamais se rencontrer, Pierre !

ça, peut-être mieux valu pour toi !

Mais, bon Dieu, mais qu'il l'arrête sa sirène !

Bon Dieu, qu'il l'arrête, qu'il l'arrête !

Putain de sirène, ça me rappelle Bordeaux...

Avec tous ses souvenirs qui me remontent des tripes !

Ils ont un drôle de goût, mes souvenirs à moi !

Bordeaux...quand je pense qu'il y a vingt ans...

Petite chambre d'hôtel comme ça sur les quais...

avec un jeune crétin qui potassait sa médecine...

Les remorqueurs qui gueulaient...

et les bateaux qui foutaient le camp...

remplis d'espoir...

Et les couillons qui s'en allaient au bout du monde !

Pour se chercher une âme...

Pour essayer d'être heureux !

Pendant ce temps-là, deux vieux qui se crevaient le cul...

à cultiver la terre pour leur fils...

Pour ses études...

Pour me payer des études...

Ah...tu te rends compte...

Ah ! tu peux pas savoir !

Qu'est-ce que tu veux...

la vie, c'est un long couloir...

J'ai toujours été à l'étroit, c'est pas de ma faute!

le bahut...

la boite à bacho...

La médecine...

Le régiment...

Après le régiment...

Re-médecine...

Et dans une ville de province encore...

Avec dix mille aigrefins qui faisaient voir leur fête...

De telles heures à telle heure...

et qui me faisait rabâcher toujours les mêmes foutaises...

Et tout ça...

Tout ça...

Ah ! pour en arriver à une sale histoire d'avortement...

qui a mal fini...

pour rendre service...

pour sauver l'honneur...

L'honneur d'une famille à genoux...

Tu sais pas ce que c'est, toi...

L'honneur d'une famille à genoux, hein !

Les vaches !

Ils m'ont rayé de l'ordre...

Alors quoi faire !

C'est pas facile de remonter le courant...

Quand on est un médecin marron.

Qu'il faut se barrer...

Et se barrer en vitesse encore !

Avec un casier judiciaire...

Une sale réputation...

La haine des gens...

Toute la vacherie du monde, quoi !

Alors si ! moi c'était une chose à faire...

comme les autres, il y a vingt ans...

Partir...à l'autre bout de la terre !

Au Pérou ou au Guatemala...

Pour faire peau neuve là, là, avant qu'il soit trop tard.

seulement, tout ça est très joli, mais...

Pour partir et voir venir, il faut du pognon !

Et beaucoup de pognons !

Et comment faire...

Honnêtement à mon âge, hein !

C'était plus possible, j'avais plus le temps !

Ah ! voilà !

Enfin !

Maintenant !

C'est raté, c'est foutu !

Les vieux, ils reverront plus jamais leurs terres...

ni leur fripouille de fils !

Mais est-ce qu'on sait !

L'avenir nous le dira !

L'avenir !

C'est peut-être quelques heures, l'avenir !

Et, si elles sont très belles...

Ces quelques heures, Pierre !

Tiens, Mlle Marsan...

Quelle surprise !

Permettez que nous fassions quelques pas ensemble !

Avec plaisir, oui ! C'est gentil, hein, Limoges !

Moi, j'aime bien, voyez-vous !

Je me demande pourquoi vous en êtes partie dans le fond !

À cause de votre mari !

Bien sûr, il se drogue un peu...

Mais on n'a jamais pu le pincer !

Et puis c'est un personnage très important !

Alors, mon Dieu !

Après tout...

vous aussi...vous vous êtes bien droguée, hein!

Remarquez, je ne vous fais pas de reproches...

puisque vous en êtes partie à cause de ça !

Pour vous liberer...

Seulement s'arrêter comme ça tout d'un coup...

Il paraît que ça rend malade !

Vous auriez dû consulter un médecin !

En tout cas un autre que le docteur Ruffin.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire !

Je veux dire, que si on vous avait pincé...

avant-hier soir, ensemble à l'hôtel de l'Odéon, par exemple...

On vous aurait coffrée avec lui !

Vous comprenez maintenant !

Non ! Bon !

Alors, je vais vous mettre les points sur les i !

Vous allez venir avec moi ! Où !

À la fête à Neuilly...

Seulement comme c'est sur le chemin...

On s'arrêtera en passant, pour dire bonjour à des copains...

qui travaillent quai des Orfèvres, hum !

Conduisez-nous au marché aux fleurs !

Tiens, vous nous arrêterez devant le palais de justice.

Moi, je ne vous veux pas de mal !

Je veux simplement éviter un scandale !

Vous vous rendez compte à Limoges !

Madeleine Marson arrêtée pour recel de malfaiteurs !

La maîtresse d'un gangster ! Je ne suis pas sa maîtresse !

Oui, possible, mais c'est un détail !

Tiens, c'est joli ça !

Oh ! de l'autre côté, ça fait des carreaux bleu et gris !

Comme la grande blonde de l'hôtel de l'Odéon!

Vous croyez qu'il est spécial pour moi !

Qu'il n'y a pas des milliers comme ça !

Ah ! évidemment ça...

C'est l'inconvénient de la confection...

Quand vous avez revu Ruffin ? Je l'ai pas revu !

Depuis son arrestation, vous ne l'avez pas revu!

Non !

Faites bien attention à ce que vous dites, hein!

Vous n'avez eu de ses nouvelles que par les journaux !

Oui !

Vous savez que je peux dire au chauffeur de continuer...

de prendre la première à droite...

Vous connaissez le quai des orfèvres !

Eh ben ! si vous ne connaissez pas, on fait connaissance !

Laissez-moi !

Venez, on va prendre l'air

ça vous changera les idées !

Vous pouvez nous être utile...

Dans ce cas, vous ne serez pas inquiétée...

Je vous le garantis !

Si vous vous entêtez...

Je vous arrête tout de suite !

Vous cherchez monsieur dame. Oui, on cherche !

Je vais vous demander par exemple...

c'est le nom de votre amie chez qui vous avez passé le week-end !

Vous l'aimez, hein !

Aller, aller, assez licher, hein !

Aller, débarrassez le plancher !

Maman, qu'est-ce que je fais ! Va mettre la table !

Aller, viens !

C'est vrai, j'avais tellement mal, hein !

Que j'ai dit, le premier qui me touche, je le tue!

Oui, enfin, heureusement, mon copain est arrivé...

Et...il me tape...

J'ai déjà plus mal, hein !

Non, non...

Et il m'a pas envoyé chez le pharmacien, hein!

Non, il m'a dit...

C'est là que tu as mal...

Et crack...

Il a remis mon épaule à sa place...

Il n'est pas encore venu aujourd'hui ! Si, si, il est là-bas dans le fond !

Mais pourquoi, est-ce que vous l'avez pas dit !

Vous me l'avez pas demandé... Ah !

Allez, Marie, viens dire bonjour !

Alors rebouteux, ça va !

ça allait ! Bonjour monsieur !

Bonjour madame !

Qu'est-ce que tu as, tu as l'air si triste !

C'est parce que ta femme est partie en voyage depuis trois jours !

Oh ! c'est pas toi, qui serait triste...

Si je partirai trois jours ou trois ans, hein !

ça y est, ça y est...

On peut jamais rien dire devant une femme !

Voyez d'abord, aller faire la soupe !

Moi, je vais prendre un verre avec mon copain...

qui a remis mon épaule à sa place ! Au revoir monsieur !

Au revoir madame ! au revoir !

On va se dire adieu !

Pourquoi vous partez ! Oui, dans une heure !

Mais on s'arrête au quai de la Bourdonnais pour charger les briques.

Oui, demain, on part au petit jour !

Mais, pourquoi tu viendrais pas en Belgique avec nous autres !

Pourquoi pas !

Écoute rebouteux !

Moi, j'ai l'oeil, tu sais !

Depuis trois jours tu as du chagrin.

Tu es malheureux à cause de ta femme !

Elle ne reviendra pas ! Si, elle reviendra !

Mais voyez, elle reviendra, c'est une brave fille !

Et moi, j'ai l'oeil, tu sais !

Tu n'es pas abandonné rebouteux !

Eh ! si tu as besoin d'un service...

Pense à moi, hein !

Il n'y a pas que des salauds sur la terre, sais-tu!

Tu me rends un service !

Je te l'ai dit ! Viens téléphoner à ma place.

C'est une pension de famille...

Tu demanderas Mlle Marsan !

Marsan ! Oui...

Et puis quand tu l'auras, tu me la passeras.

ça y est...

Ta femme est partie depuis trois jours.

Et tu téléphones déjà aux demoiselles !

Eh ben ! t'occupe pas, et fais ce que je te dis, aller !

Mlle Madeleine Marsan.

Allo !

Allo madame !

Je voudrais parler avec mlle Madeleine Marsan.

Quoi !

Mais non je suis pas de la police !

Pourquoi je serai de la police !

Ah bon !

Oui, oui, j'ai compris !

J'ai compris, merci !

Qu'est-ce qu'on t'a dit ! Rien, rien !

Elle m'a dit qu'elle était pas là !

Mais ne raconte pas d'histoires, qu'est-ce qu'on t'a repondu !

Elle a dit qu'elle voulait pas être dérangée !

Mais elle savait pas que c'était toi, hein !

Allez !

Pierre mais tu es fou, ils me suivent depuis trois jours !

Je voulais te revoir, je pars ! quand !

Demain matin au petit jour ! Tu pars où ?

En Belgique !

Eh !

Quai de la Bourdonnais, s'il vous plaît !

Police... suivez ce taxi à distance !

Non, Pierre quand tu as dit que l'avenir...

c'est peut-être quelques heures...

Je croyais ça possible !

Ces quelques heures ont été trop belles !

Il faut que l'avenir aille plus loin quelques heures encore...

Puis d'autres, encore d'autres !

Et quand tu parlais de l'avenir, tu parlais...

De notre avenir...

Notre avenir en commun, n'est-ce pas !

Mais réponds-moi, Pierre !

Je veux partir avec toi, ne me laisse pas !

J'étais venu pour te donner à choisir !

Alors, puisque t'es décidée, pars avec moi !

Vite, appelle la préfecture !

Allo !

Allo, ici l'officier de police Pierson...

De la deuxième brigade criminelle...

Oui...

Alertez immédiatement la préfecture de police...

Qu'on vienne prendre Pierre Ruffin en filature...

au port de la Bourdonnais...

Il est à bord d'une péniche !

Rien de nouveau !

Non, non, il est toujours là !

Bloquez les berges...

de la rampe la Bourdonnais à l'escalier de l'Alma...

Entendu !

Vous trouverez une rampe à cinquante mètres...

faites descendre vos hommes...

et n'intervenez qu'au signal du chef ! Bien !

Faites demi-tour !

Tout est en place, chef !

Allons-y, ne perdons pas de temps !

Qu'est-ce que c'est ! Police !

Qu'est-ce que vous voulez !

Sur mon ordre !...

Armes à la main !

Non, non, restez sur la péniche !

Pierre !

Pierre !

Mais lâchez-moi !

Pierre !

Pierre !

Mais laissez-moi !

Pierre !...

Pierre !

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