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Original subtitles

Plaisirs de femme

Adaptation libre du roman

Fait chier ! Je n'apprendrai jamais.

Courage Monica,

Tu dois réussir. Réessaie !

Non ! Ce n'est pas une chronique ! C'est pour la première page.

Oui.

Il s'agit d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales.

Ils ont été tués comme des chiens lorsqu'ils sortaient d'un café.

Oui, c'est un bon titre.

Bon. Je vais préparer cet article dès que possible.

Merci.

Merci.

Madame, avez-vous vu quelque chose ?

Non, non.

Vous, monsieur, avez-vous vu quelque chose ?

Non.

Deux cafés, s'il vous plaît, mademoiselle.

- As-tu contacté le commissariat ? - Oui.

Ils vont nous rappeler pour les informations que nous avons demandées.

Bien.

Hé, mademoiselle, notre café !

Non ! Ce n'est pas une chronique ! C'est pour la première page.

Il s'agit d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales.

- Les connaissiez-vous ? - Non. Je ne veux pas y être mêlé.

Merci.

Que faites-vous dans ma voiture ?

Il pleut, Monte. J'ai quelque chose à te dire.

- À propos de cette histoire ? - Oui, bien sûr.

- Allez, allons-y. - Oui, où ? - Devant toi.

Gouine !

Tout droit jusqu'au bout puis à gauche.

Où allons-nous ?

Arrête-toi ici.

Voici le dernier paiement d'hypothèque. J'ai tout payé.

Livia, ma chérie, il y a 15 millions ! Comment as-tu fait ?

Je les ai gagnés, maman. Ce n'était pas difficile.

- Dis-moi, quand allez-vous y habiter ? - Je partirais bien demain,

mais ton père dit que c'est trop beau pour lui.

Il veut mourir là où il est né.

Comment va Alberto ? Pourquoi ne vient-il jamais ici ?

Cela fait tellement longtemps que je ne l'ai pas vu.

Il pourrait donner des nouvelles de temps en temps.

C'est à cause de son travail, maman.

Cette fois, il était parti 6 mois en Orient.

Il est dans l'avion maintenant.

Il est parti hier soir. C'est un vol de 22 heures.

Il arrivera ce soir.

- Tu es contente de le revoir, hein ? - Oui.

Cette fois, il m'a manqué plus que d'habitude.

- Bon, je dois m'en aller. - Non, reste un peu plus longtemps.

Non, je veux aller chercher du poisson frais pour le dîner.

Alberto aime beaucoup ça.

Quoi, où peux-tu acheter du poisson frais le dimanche ?

- Á Fiumicino. Je l'ai commandé hier. - À Fiumicino ?

Tu dois conduire pendant deux heures pour acheter du poisson !

Ciao, maman.

- Maman.- Monica ! Oh, tu es là ! - Bien sûr, je suis là.

- Oh, quelle classe ! - N'étais-tu pas chez Federica ?

Non, nous étudions dans ma chambre depuis 14h00. Tu n'avais pas remarqué ?

Quelle heure est-il ? J'ai laissé ma montre dans la cuisine.

Il est 18h10.

Maman, tu ne te sens pas bien ?

Ça va, pourquoi ?

Je ne sais pas, tu as l'air si étrange.

Pourquoi as-tu préparé seulement pour deux ?

Viens trésor, je dois te dire quelque chose.

Ton père sera de retour ce soir et...

Oui je le sais. et alors ?

Alors, je tiens à te demander une faveur.

Tu es assez vieille pour comprendre certaines choses.

Quelles choses ?

Que ton père et moi avons été séparés pendant 6 mois et...

Je voudrais être seule avec lui.

Tu as été souvent chez Federica, pourquoi pas ce soir ?

- Tu veux dire dormir chez elle ? - Pourquoi pas ?

De cette façon, vous serez déjà chez elle pour réviser tôt le matin.

Si je ne me trompe pas, tu as un examen le mois prochain.

D'accord.

- Bonsoir, madame. - Salut Federica.

Un instant Federica, je viens avec toi.

Ciao.

Ciao ma chérie.

Alberto !

Tu es ici, tu es ici ! Cela fait si longtemps.

- Je suis si heureuse ! - Tu es belle.

Tes yeux brillent. As-tu de la fièvre ?

J'avais tellement besoin de t’enlacer !

Oh, mon chéri, je te veux !

- Livia... Je suis fatigué.

Le voyage était si long.

Je ne sais même pas si c'est le jour ou la nuit.

Je m'en fous.

Je sais juste qu'avant, il te suffisait de me regarder pour...

- Je crains que tu as oublié... - Que nous ne faisons plus l'amour.

Tu sais que c'est comme ça.

Je pensais que, après tant de mois...

Rien n'a changé.

S'il n'y a pas de sexe entre un homme et une femme, il n'y a rien.

Ne dis pas de bêtises.

Alors pourquoi es-tu rentré ici ?

Livia...

Tu ne sais pas combien j'ai désiré pour ce moment.

De te revoir... et Monica...

Viens, le dîner est prêt.

Quelle table magnifique !

Où est Monica ? - Elle dort cette nuit chez une amie.

Tout juste ce soir ?

Elle devait étudier. Elle doit bientôt passer ses examens.

Je suis désolé, Livia, tu as préparé un dîner merveilleux,

mais je n'ai pas faim. J'ai déjà mangé dans l'avion.

Je te tiendrai compagnie si tu veux.

Quoi ? Comment ça tu ne sais rien ? Tu es vraiment folle !

Qui les connaissais ?

Je les ai vus entrer, ils ont demandé 3 vermouths... Des personnes banales.

Quand ils sont sortis, ils ont été abattus.

C'était juste une excuse pour être avec toi.

Sais-tu ce que je me suis dit pendant que tu parlais au téléphone ?

Je dois avoir cet homme à tout prix.

Livia...

C'est ta maison ? - Non, c'est à Nilda.

- Qui est Nilda ? - Une de mes amies.

Elle m'a appris le travail de couturière. Elle pense que j'ai beaucoup de talent.

- Et tu l'aides à payer le loyer. - Pourquoi poses-tu tant de questions ?

- Je suis journaliste. C'est une habitude. - Non, elle ne paie rien.

Elle est venue ici parce que la maison est vide depuis des années.

C'était un squat et elle s'en fout.

Tu aimerais Nilda. Elle est mignonne et a un cœur d'or.

Tu dois être riche.

Pourquoi penses-tu cela ?

Non, c'était juste une idée.

J'ai un salaire de journaliste dans le journal.

Alors à mon avis, tu dois avoir de l'argent grâce à ta famille.

On le voit sur ta peau.

Où vis tu ?

Maintenant, c'est toi qui pose trop de questions.

Écoute...

Je ne sais pas si... Si tu veux je peux te donner de l'argent.

Je ne suis pas une prostituée ! N'as-tu pas vu ? J'ai un emploi !

Eh bien, je suis désolé.

Cependant, si tu veux vraiment me donner quelque chose...

Plus tu m'en donnes et mieux c'est.

Disons... 20?

Faisons 50.

J'en ai besoin. Je veux ouvrir un atelier de couture.

C'est vrai.

- Qu'est-ce qui ne va pas, Livia ? - Rien.

Désolé.

Je ne veux pas te voir souffrir à cause de cette situation.

Il y a beaucoup d'autres choses dans la vie qui peuvent remplacer certaines lacunes.

Par exemple, j'ai un travail dont je suis passionné.

Tu as ton atelier de couture... une belle maison, une fille.

Qu'est-ce que tu essaies de dire ?

Que tu devrais être contente de ce que tu as.

Surtout si tu as beaucoup de choses.

Oui, tu as peut-être raison. On ne peut pas tout avoir.

Papa !

Bonjour, Monica !

Laisse-moi te regarder. Tu as beaucoup changé.

Tu crois ? Vraiment ?

- Qu'est-ce que tu as fait ? - Beaucoup de choses.

Je ne saurais par où commencer.

- Es-tu prête pour les examens ?

J'ai étudié beaucoup. Et j'ai quitté Andrea.

Il était trop bébé.

Tu as une autre personne ?

Oui. Le même âge qu'Andrea, mais beaucoup plus adulte.

Il s'appelle Giovanni et... c'est tout pour l'instant.

- As-tu dormi avec lui la nuit dernière ? - Non, chez Federica.

- Tu me dis la vérité ? - Bien sûr.

Nous avons étudié jusqu'à tard et je suis restée chez elle.

Tu ne voulais pas me revoir après tant de mois ?

C'était maman qui m'a suppliée de dormir dehors.

Elle voulait être seule avec toi. Elle était tellement excitée.

Monica, je tiens à te dire quelque chose, Ton comportement m'a vraiment surpris.

J'y ai pensé toute la nuit.

C'est comme si elle avait oublié que nous avons dormi séparé depuis des années,

que notre relation est complètement différente.

- Donc, elle t'a sauté dessus !? - Oui.

Elle tremblait comme si elle avait de la fièvre.

Elle m'a presque donné l'impression d'être incontrôlable.

- Rien n'a changé entre vous, papa. - Pas du tout.

Monica, ta mère et moi...

Tu ne dois rien m'expliquer.

Je sais comment sont les choses.

Puisque nous pouvons parler ouvertement,

Je n'ai jamais interdit à ta mère d'avoir d'autres hommes.

Si cela l'a rendait heureuse.

Mais s'il n'y a rien entre vous, pourquoi ne pas vous séparer ?

Ce n'est pas vrai qu'il n'y a plus rien entre nous.

Je me préoccupe vraiment de ta mère.

Quand je suis absent, j'aime savoir que j'ai une maison où revenir,

une femme... une fille.

C'est un rêve que j'ai, un rêve récurrent.

Pendant que tu étais absent, je pense que maman était avec un autre homme.

Je l'ai rencontré. Il est gentil et de ton âge.

- Et elle a couché avec lui ? - Oui.

Mais cela n'a pas marché.

- Elle parle maintenant que de sa Jaguar. - Elle a acheté une Jaguar ?

L'odeur du cuir des sièges, le tableau de bord,

le bourdonnement du moteur, les chromes...

Parfois, on croirait qu'elle parle d'un amant.

Je vais faire du café.

Je t'ai apporté un cadeau de l'Orient.

Merci papa !

- Allô ? - C'est vous, docteur ?

- Qui parle ? - C'est moi, Graziella. - Graziella...

Graziella, mais qui ?

Vous ne vous souvenez pas ? Ma cousine Ersilia nous a présentés.

Ah ! Oui, Ersilia, maintenant je me souviens.

Tu es celle avec les cheveux roux ?

Mais non docteur !

Vous ne vous souvenez pas ?

Cet hiver, vous nous avez amenées à Ladispoli.

Désolé, Graziella, mais je ne m'en souviens pas.

Vous ne vous souvenez pas que vous m'avez grondée ?

Oh, Graziella !

C'est ce que je disais. C'est vraiment moi.

Mais pourquoi tu ne me tutoies pas ?

Je n'y arrive pas. Vous m’impressionnez.

Pouvons-nous nous revoir ?

- J'ai des choses à faire aujourd'hui. - Allez, docteur.

Au bar habituel.

Très bien, mais pas avant deux bonnes heures.

D'accord, je vous attends.

Merci, Monica.

Merci Madame. Je vous appellerai dès que nous serons prêts pour le deuxième test.

Au revoir. - Merci.

Anna ! - Oui ?

Accompagne Madame Corsi à la porte.

Je serai au bureau. - Oui madame.

Au revoir, Mme Corsi.

- Je peux vous aider ? Madame est là ? - Oui, allez-y.

Anna... Regarde ça. Excusez-moi un moment.

Oui OK. Tu peux l'envoyer. - Qu'est que tu fais ici ?

Travaillez ! Travaillez ! Elle est en haut. Allez-y.

Merci.

Ah, c'est toi ? Viens, assis-toi.

Je t'ai contactée car j'ai besoin d'une autre fille.

Je demande peu de choses,

mais je suis intransigeante sur ce que je veux.

Je demande la ponctualité et l'engagement au travail.

Tu me plais.

Madame, vous me connaissez à peine.

Ne t'inquiète pas. Je connais les gens en deux secondes.

Tu feras l'affaire.

Tu commenceras demain. 5 jours par semaine,

de 9 à 5... avec une demi-heure de pause pour le déjeuner.

Samedi jusqu'à midi. Je te paierai 800 000 lires par mois.

Pas de contribution ni de syndicats. Je travaille comme ça, d'accord ?

D'accord, madame.

Peut-être qu'un jour, j’achèterai une robe chez votre femme.

Saviez-vous que je suis fiancée ?

Félicitations.

Avec un jeune homme.

Il a beaucoup d'argent et est très amoureux. Tant que ça dure...

Cependant, avec vous, je le ferais toujours vu que vous me plaisez tellement.

- C'est pour ça que tu m'as téléphoné ? - Non. - Alors, pourquoi ?

Je voulais vous faire une surprise.

Le genre de chose que vous aimez :

Un peu de maquillage et surtout du sexe.

Mais, elle est un peu chère.

Tu es sûre qu'elle ne fera pas de problème après ?

Ne vous inquiétez pas, je la connais bien.

Son nom est Maria. Elle est tranquille, vous pouvez me faire confiance.

C'est la première fois qu'elle se fera payer...

Elle a un peu honte.

Disons 200 000, mais essayez de les mettre dans son sac quand elle ne regardera pas.

Dis-moi la vérité, qu'est-ce que tu gagnes ?

Je suis heureuse de rendre une faveur à un ami.

Voici l'adresse.

C'est un endroit calme. L'interphone est le "AA2".

C'est une petite rue de Nuovo Salario. Il n'y a pas de portier.

Elle attendra demain après-midi vers 14 heures.

- Es-tu Maria ? - Oui. S'il vous plaît, entrez.

Il est à toi ce bel appartement ? - Non, il appartient à une amie.

Allons à la cuisine. J'ai fait du café, mais il s'est refroidi.

Cela n'a pas d'importance.

Je l'ai encore fait. Il est prêt maintenant.

Combien de sucre ? - Aucun, merci.

Le café est-il juste pour moi ?

- Oui.. Je ne le bois jamais. Ça me rend nerveuse.

- Où habites-tu Maria ? - Á Mandrione.

Ah, je connais cette zone.

J'étais là comme journaliste, quand il y a eu une fusillade.

Il y a plusieurs années.

Non ! Non !

Dans l'autre.

- Alberto, c'est toi ? - Oui, c'est moi, Livia.

Salut. J'ai appelé au journal, mais tu n'étais pas là.

Non, j'étais dans la maison d'édition pour parler de mon livre.

Tu sens un bon parfum. Est-ce que c'est celui de maman ?

Oui.

Blanc, sec, Sauvignon.

Merci chérie.

Délicieux. Est-ce l'anniversaire de quelqu'un aujourd'hui ?

C'est toujours une fête lorsque tu es ici avec nous.

C'est incroyable que tu n'aimes pas les huîtres, Monica.

Dis-moi, de qui as-tu pris ?

Certainement pas de sa mère.

C'est inutile. Qu'est-ce que je peux y faire ?

Ça me dégoûte !

Alberto, aujourd'hui, j'ai reçu une fabuleuse

soie en provenance de Chine, tu sais ?

J'ai les échantillons dans ma chambre.

Tu veux bien m'aider à choisir après le dîner ?

Bien sûr, ma chérie.

Excusez-moi. Attends. Letizia, va ouvrir.

Oui monsieur.

Donc, j'aurai enfin l'honneur de rencontrer Giovanni.

Voyons s'il est d'accord, Tu l'intimides.

Tu es un homme célèbre, papa.

- Il lit tous tes articles dans le journal. - Allons donc !

Excusez-moi.

Cette relation entre toi et Giovanni est-elle sérieuse ?

Désolé, papa, mais la façon dont tu dis les choses !

Cette relation, sérieuse...

Pourquoi ne pas parler clairement ? Veux-tu savoir si j'ai couché avec lui ?

Si tu penses que ça en vaut la peine de me le faire savoir...

Si tu veux vraiment le savoir, la réponse est oui.

2, 4, 6, 7, 8... 10 fois.

- Ciao Giovanni. - Bonsoir, madame.

- Papa, c'est Giovanni. - Bonsoir. Ravi de vous rencontrer.

Ravie de te rencontrer, Giovanni.

- Alors, on y va. - Bien sûr, trésor.

- Bonne nuit. - Bonsoir. - Au revoir, papa. - Au revoir.

A quelle heure vas-tu rentrer ?

J'ai eu une idée pour la couverture du livre.

Les idées de l'éditeur étaient bonnes, mais...

Elles n'étaient pas tout à fait convaincantes.

J'ai donc décider des les dessiner moi-même.

Quelque chose de... très simple.

Alors, docteur Merighi, parlons de la culture orientale.

Á quels pays faites-vous référence dans vos articles ?

- Japon, Inde, Indonésie... - L'Extrême-Orient. - Exactement.

D'où est venu cet intérêt particulier pour l'Extrême-Orient ?

Vous voyez,

Ici en Europe, et surtout en Italie...

Nous n'avons pas une idée claire de cette chose appelée Extrême-Orient.

Ce qui me fascine à propos de ces pays,

c'est leur capacité à suivre le reste du monde.

Pourtant, ils restent solidement liés à leurs

cultures millénaires et extraordinaires.

Quand je vis dans ces pays, je découvre continuellement des choses intéressantes.

Donc, votre prochain livre aura un objectif journalistique ?

Je n'aime pas beaucoup les étiquettes.

Et ce pèlerinage dans le monde ne pourrait-il

pas être considéré comme un désir de fugue ?

Il est difficile de dire si c'est une fuite ou une recherche.

Ou peut-être un peu des deux.

Quand je suis loin, j'ai uniquement de la nostalgie pour mes livres,

et bien sûr, pour ma famille.

Bien. Dr. Mereghi, dans quelle mesure l'ère technologique...

Tu as raison, ça semble oriental.

Une aquarelle chinoise, ou peut-être japonaise.

Cela correspond également à la philosophie du livre.

- Excusez-moi, directeur. - J'arrive tout de suite.

- Alors, tu aimes ? - Tu sais quoi ? C'est encore plus sexy.

Cela sera bon pour les ventes. Félicitations.

Ah ! Á qui le dédies-tu ?

"Pour Livia".

Puis-je utiliser le téléphone ?

Je pense que tu exagéres un peu.

Essaies-tu de voler mon poste ?

Y a-t-il un livreur de libre ? Je souhaite envoyer un paquet.

- Madame Merighi est-elle là ? - Oui. - J'ai un paquet pour elle.

Donnez-le moi, je lui remettrai. Merci.

Anna, dis-moi si ça va ?

Montre-moi. Oui, pas mal. Appelle la dame pour le test.

Madame, ce paquet est pour vous.

Merci.

Oui ?

Il y a un appel pour vous,

mais la personne ne donne pas son nom, voulez-vous lui parler ?

- Oui. - Allô ? - Qui est-ce ?

Je suis maria. Quelle emmerdeuse ! C'est ta secrétaire ?

Elle ne voulait pas te joindre au téléphone,

Alors je ne lui ai pas dit mon nom.

Que se passe-t-il ?

Je suis libre demain après-midi. Que feras-tu ?

Si tu veux, nous pouvons nous rencontrer au même endroit, vers 14H00.

- Vers 14H00 ? - Si tu veux.

- D'accord, on se verra là-bas à 14H00. - Au revoir.

Viens.

Alors, madame, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?

Tu le sais déjà.

Ce que je t'ai déjà dit. Il sera ici dans quelques minutes, tu verras.

Et après ?

Quand il partira, nous retournerons à l'atelier.

- Que ferez-vous entre-temps ? - Je serai là.

- Mais j'ai honte si vous êtes là. - Non !

Ne t’inquiète pas. Agis comme si je n'étais pas là.

Détends-toi.

- Salut. - Salut.

Je suis Tiberia. Une amie de Maria. Elle ne pouvait pas venir.

Ça ne te dérange pas, n'est-ce pas ? Ou si ?

Non. Ce n'est pas que ça me dérange, c'est...

C'est juste que...

Tu pensais être avec une fille et tu te retrouves avec une autre.

- Oui. - Tu seras satisfait. Je sais y faire.

Elle a une forte fièvre, 39,5° C, et le pouls est rapide.

Maman... Maman, peux-tu m'entendre ?

Maman, s'il te plaît. Réponds-moi.

Alberto. Alberto.

Il est là, maman. Il est là avec nous.

Donnez-lui ces sédatifs.

Physiquement parlant, elle n'a rien. C'est juste émotif.

Donnez ces sédatifs pour la calmer.

Ensuite, quand elle ira mieux,

nous choisirons un traitement plus spécifique.

Merci.

Voilà.

Bien. Appelez-moi dans quelques jours pour me donner de ses nouvelles.

Merci pour tout, docteur. Au revoir.

Comment va maman ?

Elle s'est endormie.

Qu'a dit le docteur ?

Il a dit que ce n'était pas grave et il lui a donnée un sédatif.

Bien sûr. tu simplifies toujours tout, n'est-ce pas ?

Je ne comprend pas ce que tu veux dire ?

Papa, ne soit pas hypocrite.

Tu crois que maman ne sait pas que tu couches avec d'autres femmes ?

Comment le sais-tu ?

L'autre jour, je t'ai entendu parler à cette plouc au téléphone.

Tu pourrais avoir la délicatesse de leur dire de ne pas appeler ici.

Tu l'as racontée à ta mère, pas vrai ?

Ne t'inquiète pas, je ne suis pas une espionne.

- Tu t'ennuies, n'est-ce pas ? - Non, je vais bien.

C'est magnifique ici.

On dirait que tu as envie de repartir.

Il n'y a rien à faire. Encore une fois, tu es fatigué d'être avec moi.

Je ne peux pas te retenir.

Je te manque seulement lorsque tu es loin.

Livia, tu es obsédés par l'idée que seul le sexe peut nous maintenir ensemble.

Mais ce n'est pas vrai.

Si cela pouvait servir à te retenir une autre semaine, ou juste un jour,

Je ferais n'importe quoi, je ferais tout, je te le jure.

Dès que la marchandise arrivera, vous aurez l'argent.

Ne vous inquiétez pas, nos livraisons sont toujours ponctuelles.

- Au revoir. - Au revoir.

Désolé, je t'ai fait attendre, chérie.

Je reviens bientôt, les filles. Faîtes attention. Au revoir.

- Au revoir, madame. - Au revoir.

- Tu finis ça. - D'accord.

- Tiens. - Qu'est-ce que c'est ?

- Ce sont les clés d'un appartement. - Un appartement ?

- Que dois-je en faire ? - C'est à toi.

Á moi ? Que veux-tu dire ? De quoi parles-tu ?

Maintenant, écoute-moi,

Que ça reste entre nous, ton père ne doit pas le savoir.

Au début, je l'ai acheté pour tes grands-parents,

mais ils ne vont jamais y aller.

Sais-tu ce qu'ils m'ont dit ? C'est trop bien pour eux.

Maintenant, je suis sûre qu'ils resteront dans leur trou à rats.

Par conséquent, je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas l'utiliser.

Maman, es-tu sérieuse ?

Pour l'instant, tu peux y aller pour étudier.

Et puis, un jour, pour y vivre.

Avec Giovanni, ou avec n'importe qui.

C'est idéal pour deux personnes.

Tu es fantastique !

Quand puis-je aller le voir ?

Demain après-midi, si tu veux.

- Bonjour Antonio. - Bonjour, mademoiselle.

- Voici le courrier. - Merci.

- C'est une belle journée. - Oui merci.

Papa ? C'est le courrier.

Merci.

- Je retourne étudier. - Bien.

Je t'attends à Nuovo Salario à 16H00, une amie"

Où étais-tu ? Tu as l'air d'un fantôme.

Dépêche-toi, tu es en retard, ils t'attendent.

Écoute Alberto, pour le problème entre le Vatican et les évêques d'Amérique du Sud,

Jusqu'à présent, aucun journal n'a envoyé un

journaliste pour évaluer la réaction locale.

Veux-tu y aller ?

En Amérique du Sud ?

Tu peux traiter le sujet comme tu veux.

C'est le seul continent que tu n'as pas encore fait si ma mémoire est bonne.

Je viens de rentrer d'un long voyage de 6 mois.

Et maintenant, tu me demandes de repartir du jour au lendemain.

Franco, ne peux-tu pas envoyer quelqu'un d'autre ?

Bien sûr, je peux envoyer l'expert en religion,

ou le journaliste du Vatican, ou un chroniqueur sportif,

Mais, je veux que tu y ailles.

- Écoute, Franco... - Pardon, votre femme est en ligne.

Dites-lui que je l'appellerai plus tard.

Franco, imagine que tu dois aller dans un appartement pour rencontrer quelqu'un.

Tu ne sais pas qui c'est, mais par curiosité, tu y vas... - Et Alors ?

Lorsque tu es à l'intérieur, tu découvres que celle qui t'attend,

est la seule personne au monde qui ne devrait pas être là.

Excusez-moi, directeur, pourriez-vous signer ? Merci.

La seule personne au monde ! Et elle est là !

Et tu as la sensation de vivre un cauchemar.

Franchement, je ne vois pas pourquoi c'est tellement étrange.

Ce n'est pas seulement étrange, c'est incroyable !

Sais-tu ce qu'a dit Pushkin ?

Pushkin ? Mais qu'a-t-il à voir avec ça ?

Pushkin avait l'habitude de dire que dans chaque bon roman, il y a un composant,

une coïncidence qui est statistiquement impossible,

exactement comme tu viens de le dire.

C'est ce composant qui fait du roman, de ton roman, un chef-d'œuvre.

Viens Alberto.

Franco, ce qui me fait peur c'est que ce n'est pas une coïncidence.

Ah bien. C'est un bon début. Ça sera un grand roman,

mais après être rentré d'Amérique du Sud.

Allons-y, viens.

Letizia ?

Je vais chercher le rôti.

Papa ?

Oui.

Peux-tu me donner un verre d'eau ? Les pâtes étaient trop salées.

Papa, qu'est-ce que tu fais ?

Désolé.

Je suis très fatigué ce soir.

J'ai eu une réunion au journal et...

Et toi ?

Qu'est-ce que tu as fait de bien ? Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?

Je pensais aller au journal, mais j'étais occupée.

Dommage. J'étais là-bas toute la journée.

Et toi ? Dis-moi ce que tu as fait.

Rien de spécial.

J'ai étudié et je suis sortie parce que j'avais un rendez-vous à 14H00.

Je voulais voir Giovanni au club de tennis.

Il veut que je le rejoigne aussi.

Alors Giovanni est un athlète ?

Il se débrouille.

Ça sent bon. Alberto, tu le coupes ?

Non, je le fais moi. C'est amusant.

- Livia ? - Oui ?

Le journal m'a demandé de repartir.

Où ?

En Amérique du Sud

Qu'as-tu décidé de faire ?

J'ai dû accepter.

Cette fois, je ne veux pas partir seul.

Que veux-tu dire.

- Veux-tu venir avec moi ? - Quoi ?

Je demande si tu veux venir avec moi cette fois-ci.

Oui, bien sûr, j'aimerais beaucoup.

Et pour l'atelier de couture ?

Pas de problème.

La collection est prête, et le comptable peut gérer les comptes.

J'ai fini les commandes.

Que dois-je apporter ? - L'été commence là-bas.

- Devrais-je acheter les billets ? - Non, le journal s'en occupe.

Prépare seulement les bagages.

Écoute, maman, je ne veux pas rester seule ici.

Je pourrais rester avec Giovanni dans le nouvel appartement.

Quel appartement ?

Oh, Alberto, je ne t'ai pas dit que j'avais acheté un appartement pour maman et papa.

Mais ils n'iront jamais,

J'ai donc décidé de le donner à Monica comme une récompense,

si elle passera ses examens

- Bien. Cela semble être une bonne idée. - Excusez-moi.

Alberto, es-tu réveillé ?

- Oui. - Que se passe-t-il ?

Il est 1:45 et Monica n'est pas revenue à la maison.

Tu ne devrais pas t'inquiéter, elle est sortie avec Giovanni.

- Bonne nuit, Livia. - Bonne nuit.

- Oh ! Papa, tu m'as fait peur. - Où étais-tu ?

Désolé, je suis en retard. Que fais-tu dans ma chambre ?

- Je t'attends depuis 5 heures ! - Lâche-moi !

- Où es-tu, bordel ? - Ne fais pas chier ! - Je suis ton père !

Tu n'es pas mon père, Alberto.

Je sais. Je l'ai toujours su.

Ne le dis plus jamais. Ne le dis plus jamais ou tu le regretteras.

Ne le dis plus jamais !

Tu n'as rien dit !

Tu n'as rien dit, est-ce clair ?

Tu es ma fille.

- Oui ? - Excusez-moi, madame, un livreur a apporté un aspirateur.

Dois-je le faire monter ?

Non, prenez-le, je viendrai le chercher plus tard. Merci.

Madame, l'hiver arrive et vous emportez des vêtements d'été.

Que dis-tu ? Ne sais-tu pas que lorsque c'est l'hiver ici, c'est l'été là-bas ?

Alors, je dois aussi préparer les vêtements

d'été pour votre mari ? - Bien sûr.

- Où je vais ? - Tout droit.

La première à gauche.

- Et maintenant ? - La première à droite.

- Ici ? - Ouais, nous sommes arrivés.

C'est étrange, Giovanni est ponctuel d'habitude.

Maintenant qu'est-ce qu'on fait ?

Nous l'attendons ici.

- Bonsoir, puis-je vous aider ? - Bonsoir, je suis Alberto Merighi.

Ah ! Veuillez entrer.

- Madame est-elle ici ? - Non, Entrez, elle sera bientôt là.

Veuillez vous asseoir.

- Merci. - Vous vous sentez bien, monsieur ?

Alors, la semaine prochaine.

Je compte sur vous.

Ne vous inquiétez pas, madame, nous vous appellerons dès que tout sera prêt.

Au revoir.

Allô, Livia Model.

Oui, il est là. Oui, un instant. Monsieur Merighi, c'est pour vous.

Allô ?

- Combien de morts ? - Une. La femme qui conduisait la Jaguar.

- Comment a-t-elle fait ? - Elle a grillé le stop.

- Rien à déclarer ? - Non.

Alberto !

Alberto.

Traduit par un passant Octobre 2017

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