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SUR LA PISTE DE SANTE FE
L'arm�e am�ricaine ne compte que quelques �l�ves officiers
dirig�s par le brillant commandant Robert E. Lee.
Ils participent � l'�dification de la d�fense
d'une nation nouvellement conquise.
Au trot ! En avant !
Demi-tour � droite !
Par groupes de quatre !
2e section, resserrez-vous � droite !
Au galop !
Pied � terre !
William Pender.
Charles Sawtell.
Jeb Stuart.
George Custer.
George Pickett.
Robert Holliday.
James Longstreet.
Carl Rader.
Phillip Sheridan.
John Hood.
Jeb !
La selle le fait souffrir. Je fais un rapport ?
J'en ferais bien un pour moi.
Je vous laisse la cavalerie.
Je vais demander l'infanterie.
J'en ai assez d'�tre la boniche d'une jument capricieuse.
Bonne nouvelle pour ton cheval.
Allez, Gertrude, un petit baiser.
Du calme, sale b�te !
Tu te fais mal toute seule.
Je t'avais dit que le mors �tait trop serr�.
Tu lui as d�j� coup� la langue.
Tu as d�j� port� un mors, toi ?
Personne n'a jamais essay�.
Les gens du Sud connaissent mieux les chevaux ?
On sait les harnacher.
Dans le Sud, vous savez aussi atteler les n�gres
avec une sangle autour du torse.
Tu lui casses pas la figure ?
Le dipl�me approche.
J'ai attendu 4 ans, je peux patienter une semaine.
"La dissolution de l'Union sous sa forme actuelle
"est la base de mon projet.
"Cette dissolution est dict�e par le probl�me de l'esclavage.
"L'Union doit �tre r�organis�e
"sur le grand principe de l'�mancipation.
"C'est une question d'envergure,
"sa perspective est terrifiante, mais le but en est sublime.
"Lui d�dier sa vie est noble, m�me dans le sacrifice.
"Si le gouvernement et la Constitution
"ne partagent pas mon avis, la faute leur revient.
"Je continuerai de les affronter par tous les moyens
"et toutes les armes dont je disposerai."
Qui a �crit ces balivernes ?
Un sage du nom de John Brown.
D'o� �a sort ?
�a me regarde. Tu n'es pas oblig� d'�couter.
�a s'adressait � moi ?
- Comme tu veux. - Bien s�r.
Il faisait pareil avec moi. Il savait pas que t'�tais du Kansas.
Laisse, Bob.
Allez, Jeb.
Les �l�ves ont le droit d'avoir des opinions.
Pas de pr�cher la trahison.
C'est dur, de voir les choses en face ?
Rader, je connais ce probl�me bien mieux que toi.
Le Sud r�glera �a en temps voulu, � sa fa�on.
Ind�pendamment de la propagande men�e par John Brown.
Tu cherches � me provoquer ?
Et ton serment d'all�geance ?
Je vais r�gler �a tout de suite.
Je ne supporte plus ces richards du Sud
qui arrosent leurs terres depuis 50 ans avec la sueur des esclaves.
Vous �tes si snobs que vous croyez le gouvernement et l'arm�e � vous.
Celui qui ne partage pas vos opinions est un rebelle,
un agitateur et un tra�tre.
�a s'adresse � toi, Stuart.
Et � vous tous, bande de ploutocrates.
Il est temps que les gens de votre esp�ce
disparaissent de cette terre.
Je suis conscient du trouble qui r�gne parmi les �l�ves officiers.
La nature de cette agitation et ses responsables
nous �taient inconnus jusqu'� maintenant.
Stuart, selon les r�gles, vous devriez �tre renvoy�.
Vos acolytes sont aussi coupables que vous.
Colonel Lee, ces reproches s'adressent � moi.
Je suis le seul responsable.
Pas enti�rement. C'est ma faute.
Nous sommes tous responsables.
Exact, Colonel.
Si je vous tenais pour seul coupable, Stuart, vous seriez seul ici.
Custer aussi, ainsi que vous tous.
Mentir pour prot�ger un ami
peut �tre une pratique tr�s dangereuse.
La bagarre m'inqui�te moins que ses causes.
Tous les sept, vous avez viol� le r�glement militaire.
Vous avez fait circuler des id�es politiques
ne concernant pas les soldats.
Vous devez �tre unis.
S�v�rement.
Je demanderai qu'apr�s votre dipl�me, la semaine prochaine
vous soyez assign�s au secteur le plus dangereux de l'arm�e.
Au 2e r�giment de cavalerie stationn� � Fort Leavenworth.
Au Kansas.
C'est tout. Rompez.
Faites entrer l'�l�ve Rader.
Fort Leavenworth, un suicide !
Le Kansas. La piste de Santa Fe. Quelle chance !
Et la cavalerie ? Quelle promotion !
On sera tous g�n�raux avant peu.
Rien ne pousse, l�-bas, que les probl�mes.
Qu'est-ce que tu racontes ? J'y suis n�.
Attendez qu'on soit l�-bas. C'est mon royaume.
Vive le Kansas !
Ces pamphlets ont �t� trouv�s dans vos quartiers par dizaines.
Ainsi qu'une lettre d'un antiesclavagiste
vous enjoignant � les distribuer aux �l�ves sympathisants.
Depuis quand jouez-vous � �a ?
Un certain temps.
Ces conspirateurs ont r�ussi � implanter un agent parmi nous.
Vous �tes renvoy� sur-le-champ.
Vous avez jusqu'� ce soir pour faire vos bagages et dispara�tre
du p�rim�tre de West Point.
Tr�s bien.
Dites � M. Stuart de ma part
qu il vaut mieux qu'il reste dans l'arm�e.
Qu'il n'en bouge pas, � partir de maintenant.
C'�tait ma s�ur, Kit.
Je pensais qu'� Boston tu serais devenue une dame.
Moi aussi. �a m'a �chapp�.
J'ai le grand honneur et le privil�ge
d'accueillir le ministre de la guerre des �tats-Unis,
l'honorable Jefferson Davis.
Messieurs les officiers, messieurs de la classe 1854,
messieurs et mesdames leurs invit� et leurs fi�res familles,
je ne vous retiendrai pas longtemps, ayant moi-m�me �t� � votre place
et ayant d� supporter le discours interminable d'un ennuyeux g�n�ral.
En tant que ministre de la guerre de cette nation,
j'ai un devoir envers chaque nouvel officier de l'arm�e
avant qu'il n'entre dans le service actif.
Ce devoir consiste � d�finir
ses responsabilit�s envers son gouvernement.
Nous sommes une nouvelle nation parmi les puissances de ce monde.
Voici 80 ans encore, nous nous battions pour notre libert�.
Et nous nous battons encore pour la d�fendre.
Notre nation n'est pas encore puissante
si ce n'est par l'esprit. Cette unit� spirituelle
est notre plus grande force. Vous avez un devoir.
Un seul. L'Am�rique.
Gr�ce � votre d�votion in�branlable et gr�ce � Dieu,
notre nation n'aura aucune crainte � avoir de l'avenir
et vous aurez servi la plus noble des causes :
la d�fense des droits de l'homme.
Pour se rendre � Santa Fe,
il fallait emprunter la voie ferr�e jusqu'au Kansas.
Et savoir faire preuve d'un certain courage.
Vos billets !
M. Holliday, nous approchons de Leavenworth.
Dommage que votre train n'aille pas plus loin.
Pour quoi faire ? Y a plus rien, apr�s.
Presque une nation.
Je construirai une voie ferr�e qui ira jusqu'� Santa Fe.
Vous avez pourtant fait fortune, mais vous connaissez rien.
Faites acc�l�rer. L'autre fois, j'ai d� les aider � couper du bois.
� votre 1er voyage, je changeais vos langes.
O� je vais ?
Boire un coup.
C'�tait pour savoir.
Bob parle beaucoup de ce chemin de fer pour Santa Fe.
�tonnant qu'il n'ait pas �t� construit.
Ce n'est pas notre faute, Stuart.
On ne construit pas sur une terre gorg�e de sang comme le Kansas.
On perd des milliers de pionniers qui partent vers l'Oregon.
On a entendu parler de l'attaque d'Osawatomie.
Quelle est la situation ?
Le Kansas est un territoire, pas un �tat.
Nous sommes pr�ts � rejoindre l'Union.
Mais en �tat esclavagiste ou pas ?
La majorit� du Kansas est esclavagiste, des gens du Sud.
Mais il y a les abolitionnistes men�s par John Brown.
Cela fait du Kansas un lieu de r�bellion et de massacres.
L'arm�e vous envoie donc � Fort Leavenworth.
Destination suicide.
Quel honneur !
Quand je vous ai vue lors des dipl�mes,
j'ai pens� aux mots de Napol�on rencontrant Jos�phine.
Quels sont-ils ?
Qu'il ignorait qu'un pays sauvage comme l'Am�rique
ait pu cr�er un �tre d'une beaut� aussi parfaite.
Merci. C'est tr�s joli.
N'est-ce pas ?
George utilise ce truc depuis des ann�es. Non ?
J'aimerais avoir de belles id�es comme �a.
Elles te d�plairaient, l�.
Vous alliez me parler du Kansas.
Vous faites quoi, le samedi soir ?
Pour autant que je me rappelle,
la moiti� de Leavenworth prend un bain. Et l'autre, une cuite.
Comme il n'y a que 2 baignoires, il a de l'ambiance, vers minuit.
Kit !
Pourquoi vous a-t-on appel�e Kit Carson Holliday ?
M. Carson et mon p�re �taient tr�s amis.
Persuad�s que je serais un gar�on, ils m'avaient d�j� choisi un nom.
Je vois.
Heureux qu'ils se soient tromp�s.
Moi aussi.
Chef de train !
- Vous comptez faire quoi ? - Pour quoi ?
Je m'en occupe.
Je vous avais dit que les n�gres, c'est en derni�re voiture.
Leur ticket leur donne le droit de s'asseoir partout.
Je ne veux pas de probl�mes.
Laissez-nous, alors.
Que va devenir ce pays ? Vos billets.
Cessez de trembler, il n'y a rien � craindre.
On est � 30 min de la fronti�re.
Si on n'agit pas, ils passeront la fronti�re.
Allons-y.
O� emmenez-vous ces n�gres ?
�a vous regarde, peut-�tre ?
Les questions, c'est nous. Ils sont affranchis ?
Voici leurs papiers.
Voyez vous-m�me.
Pas besoin. On sait qui vous �tes.
Ne faites pas un geste.
Descendez du train avec eux tant qu'on est encore dans le Missouri.
Allez, debout.
Ils nous emm�nent o� ? On va nous faire quoi ?
Que s'est-il pass� ?
C'est leur faute.
Les esclaves noirs. Il voulait leur faire passer la fronti�re.
J'aurai ce type du Kansas quoi qu'il m'en co�te.
- Qui est-ce ? - Oliver Brown, fils pourri de John.
Tout ce qu'il y a de mort.
Aide-moi, blanc-bec.
Faut pas salir le tapis. Poussons-le du passage.
Du calme, asseyez-vous.
Voil� le Kansas sanglant...
Il n'y aura pas de paix
tant que John Brown et ses disciples seront en vie.
LEAVENWORTH, KANSAS.
L� o� s'arr�taient les rails et la civilisation,
la piste de Santa Fe commen�ait.
La vieille route espagnole du Mexique
retentit maintenant d'une nouvelle devise :
"Dieu descend � Leavenworth et le train continue jusqu'en enfer."
Le terminus actuel. Descendons jusqu'� Wichita,
traversons l'Arkansas,
longeons la rivi�re Cimmaron jusqu'� Las Vegas puis � Santa Fe.
Notre 1re section de rails ira de Leavenworth � Wichita.
Tu commences quand ?
� l'Est, ils nous financeront d�s qu'on aura prouv�
que ce train est s�r et qu'il eut rapporter.
Papa ?
O� est la liste ?
J'ai oubli� d'en faire une.
Bravo.
98 tonnes de marchandises sans ordre de charger.
Comment faisais-tu en mon absence ?
Je voulais que tu saches � quoi ressemble une jupe. Regarde-toi.
Du cambouis sur le nez.
Que diraient tes amies de Boston ?
�a m'est un peu �gal.
Continue avec tes papiers, je m'occupe des affaires familiales.
Tex !
Windy !
O� sont-ils ? Pour quoi les paie-t-on ?
Tu me l'avais pas dit.
T'es jaloux, hein ?
J'ai m�me pas dit au revoir � Lilly.
Arr�te de mentir, vieux chacal.
T'as pas achet� ce miroir pour ta sale bouille.
Et toi, tu te vois avec ce corset ?
Quand Lilly verra �a !
Elle t'�tripera. Si elle y arrive !
Esp�ce de...
Vous deux, o� �tiez-vous ? Venez !
Mlle Kit.
Pas de Mlle Kit. Qu'est-ce que vous fabriquiez ?
- On a perdu notre montre. - On n'a pas vu l'heure.
Je devrais vous renvoyer. O� �tiez-vous ?
On devait acheter des bricoles.
On a une fianc�e � Santa Fe, Lilly...
Comment �a, "on" ? C'est ma fianc�e.
Celle de tout le monde.
Vous vous installez � Santa Fe ou c'est pour Lilly ?
Elle voulait un de ces machins pour se voir.
Il est joli, hein ?
Qu'en dites-vous, Tex ?
Vous rigolez, �nes b�t�s ?
Allez, au travail.
Et que �a saute.
Cache ce truc ou mets-le.
Fort Leavenworth. Territoire du Kansas.
Dernier poste de l'arm�e entre la civilisation et Santa Fe.
Je n'irai pas par quatre chemins.
On est � Fort Leavenworth, pas � West Point.
Vous devez constituer une garnison de fronti�re.
Trois des officiers que vous remplacez
sont enterr�s dans le cimeti�re militaire.
Quatre sont port�s disparus.
Le r�giment a une seule t�che.
D�fendre la paix au Kansas. Nous sommes seuls.
Il n'y a pas d'autre fort jusqu'� Santa Fe. Nous sommes fiers
de cette responsabilit�.
L'arm�e nous voit d'un mauvais �il mais on nous respecte � l'Ouest.
Qu'il en reste ainsi.
Ordre du jour : lieutenants Longstreet et Holliday,
entra�nez la troupe B.
Stuart et Custer escorteront, avec 8 hommes,
la caravane qui part � midi pour Mexico.
Prenez les provisions d'usage et revenez pour les derniers ordres.
Tu vas garder ces Bibles pr�s du hayon ? Elles iront pas loin.
Pour s�r.
Le convoi est pr�t.
J'esp�re que votre voyage sera calme. Sinon, je perdrai de l'argent.
On essaiera de vous �viter �a.
� dans 6 semaines, avec de la chance.
Ouvrez l'�il, les gars. Et soyez rapides.
Le paysage vous plaira, mais ne vous y fiez pas.
Au revoir, Stuart. Au revoir, Custer.
2 hommes par voiture.
Ces f�ts dans la prochaine voiture.
- On a la m�me id�e. - On dirait.
Comment faire ?
Tirons � la courte paille.
�quitable.
- J'ai la longue. - Attends.
Dans ce cas, tu as perdu.
Pas de chance. Tiens mon cheval.
Une charrue, un si�ge.
15, 12 et 14. Joe ! Il manque quelque chose.
Moi, sans doute.
Bonjour. Que faites-vous ici ?
Je suis au service de ces voitures.
Le convoi !
Une id�e de papa. Il voit John Brown derri�re chaque buisson.
�tre loin de vous 6 semaines alors que �a commen�ait si bien.
Quoi donc ?
Il me reste quelques minutes, je serai rapide.
Ces jours-ci, vous l'�tiez plut�t, George Custer et vous.
Pauvre George. Peu importe.
Kit, il faut que je vous le dise avant de partir.
Je suis compl�tement fou de vous.
Laissez-moi terminer. Vous connaissez l'arm�e.
La solde est maigre et vous serez s�rement veuve dans 15 jours.
Vous avez d�j� des noms pour les enfants ?
C'est peut-�tre le plus grand moment de notre vie.
Pas dans ces v�tements.
Vous n'avez pas de c�ur ?
Si, j'en ai un.
Et il va rester o� il se trouve.
Je ne connais rien de vous, Jeb Stuart. Mon fr�re vous adore.
Mais il est tomb� sur la t�te, b�b�.
Un baiser d'adieu ?
C'est un honneur, mais...
Non merci, je ne le m�rite pas.
Quelle surprise. Le caporal te cherche, c'est urgent.
Bien s�r. Kit, nous reprendrons o� nous en �tions.
George, pas trop de bavardage.
On part dans une minute. Je dois vous dire quelque chose.
Je vous aime � la folie.
Je crois entendre un �cho.
Kit... Pardon, vieux.
Je voulais vous demander, ai-je un r�el rival ?
- Comment r�pondre � �a ? - En disant la v�rit�.
Vous �tes deux fous !
En avant, les b�ufs
Dans la chaleur du d�sert
Vos gorges vont se dess�cher
Vos cr�nes presque �clater
Pas d'eau quand on a soif
Et pour seule nourriture
Un morceau d'antilope Ou du buffle cuit au soleil
Au revoir.
On sera peut-�tre morts Le jour de la paye
Mais m�me si on n'est pas pay�s On changera pas de m�tier
Car on aime bien se balader Sur la piste de Santa Fe
Faire la route avec nous, C'est pas du g�teau...
Vous r�fl�chirez � mes paroles ?
� chaque mot. Soyez prudent.
Ne vous inqui�tez pas. Au revoir, ch�rie.
Tu veux parier, Kit ?
Sur quoi ?
Ces deux gar�ons.
Je connais le gagnant.
C'est ridicule.
Lequel tu pr�f�res ?
Pari tenu.
Le camp de John Brown, l'abolitionniste,
dont les attaques sanglantes terrorisent le Kansas.
Les volontaires n'entreront pas au Kansas sans arme.
Ils ne les exposeront pas � la vue du public.
Que cela soit bien compris.
- Ils ne... - Doucement, papa.
Nos plans ne seront connus que de nous seuls.
Ceux qui trahiront notre cause devront mourir.
D�s qu'ils seront jug�s coupables.
Jusqu'� leur derni�re goutte de sang, ils se doivent assistance.
Ils ne parleront sous aucun syst�me de pression.
C'est notre camp.
Une fois ici, on ne fait plus marche arri�re.
Vous inqui�tez pas. On n'est pas du genre � partir.
C'est bien. Ne changez pas d'avis.
�a nous �pargnera des d�sagr�ments.
Vous �tes en retard. Un probl�me ?
Non, on a d� faire un d�tour.
J'ai ramen� ces hommes de Palmyra.
Des volontaires. Voil� leurs papiers.
L'Illinois. C'est un long voyage.
Il n'est pas fini. On vient se battre contre les esclavagistes.
Le plus t�t sera le mieux.
On va vous donner du travail.
Kitzmiller, occupe-toi d'eux.
Par ici, les gars.
On a la nouvelle qu'on attendait. On l�ve le camp, Rader.
On d�monte les tentes !
Oliver !
- Il est bless�. - Non. O� est papa ?
P�re !
Que t'est-il arriv� ?
O� sont les Noirs ?
Des esclavagistes nous ont maltrait�s. J'en ai tu� un.
Tu as laiss� 4 personnes pour te sauver ?
C'�tait eux ou moi.
Tu n'es qu'un poltron !
� l'avenir, ob�is-moi.
On part imm�diatement.
Tous � genoux.
Vous avez envoy� des corbeaux pour sauver �lie,
et Vous me permettez de poursuivre Votre t�che divine.
Le Seigneur notre Dieu est un dieu de bont�,
de puissance et de s�v�rit� que rien ne peut influencer.
Dieu est un guerrier.
Que Votre main droite �tincelle de puissance.
Puisse cette main mettre l'ennemi en pi�ces.
Oscar,
attention en traversant la rivi�re, mon miroir est dans cette voiture.
Les chevaux sont fatigu�s. On s'arr�te quand ?
Une fois la rivi�re franchie. On sera � l'abri des 2 c�t�s.
Je suis content de quitter la civilisation.
C'est trop dangereux pour un homme de paix.
J'ai d�j� vu des abolitionnistes.
Mais qui est ce John Brown dont on parle tant ?
� ce que je sais, c'est un moulin � paroles. Dans ton genre.
Vous l'avez d�j� vu ?
Non, mais il a tu� 2 de mes amis � Osawatomie.
Jim Doyle et Allan Wilkinson ?
C'est pour �a que j'aimerais bien le rencontrer.
Il n'a rien contre les gens comme vous.
Laissez-le o� il est.
Comptez sur moi.
Il a pas tu� mes amis, mais je raterai pas une bonne bagarre.
On devrait pas.
On n'a jamais attaqu� de caravane.
On n'est pas des bandits.
Tu dis que notre cause est juste. Nous deviendrons des hors-la-loi.
Notre seule loi, c'est la loi de Dieu.
Fais ce que je te dis.
Rader, tes hommes en arri�re. Attendez mon signal.
Salut, �trangers.
- Les voitures Holliday ? - Exact.
Je suis Jonathan Smith de Newton.
On peut vous aider ?
Une partie de ces marchandises est � moi.
Peut-�tre. Vous pouvez le prouver ?
J'ai un re�u de l'exp�diteur.
Vous venez de loin, M. Smith. Newton est � pr�s de 80 km.
Je suis de Newton, mais je travaille plus pr�s de la piste.
Je vois.
Je trouvais vos chevaux en forme.
Huit caisses de Bibles.
Viens, Windy. On les d�charge.
Jason, approche la voiture.
Pose cette caisse ! Je dois sortir les Bibles.
C'est dr�le. J'ai d�j� vu sa t�te.
J'ai la m�me impression.
Un visage qu'on n'oublie pas.
Attends. Dans un magazine. The Atlantic, je crois.
Soit il vient de Boston, soit c'est un missionnaire.
Non, c'est pas �a.
Y a eu du grabuge de l'autre c�t� de la rivi�re.
Encore ce salaud de John Brown.
Ouvrez l'�il, avec lui.
Merci, on t�chera.
C'est lourd, pour des Bibles.
Comment tu le sais ? T'en as jamais vu.
Un instant.
J'aimerais voir ces Bibles.
Pas un geste !
Les mains en l'air, sagement.
Laissez vos armes o� elles sont.
Approchez l'autre voiture.
Partez vite avec les caisses.
Celles marqu�es "Bibles".
Jeb !
Regarde, notre ami Rader.
Quelle surprise.
Officiers de cavalerie ?
Tu as le poste que tu voulais.
Vous les connaissez ?
Oui, tr�s bien.
Stuart vient d'une riche famille esclavagiste de Virginie.
Il vous a trait� de menteur un jour, je lui ai cass� la figure.
John Brown, lui ?
Je n'ai rien contre vous, mais je ne tol�rerai aucune intrusion.
J'aurais d� pr�voir �a de toi.
C'est �a, l'arm�e. On n'apprend pas � pr�voir.
Mais on apprend � ne jamais tourner le dos � l'ennemi...
Arr�tez !
On n'endossera pas un meurtre provoqu� par vos querelles.
Un meurtre de plus ne changera pas votre r�putation.
Je tiens � ma r�putation.
En selle, Rader.
En selle, vous tous !
C'�tait un avertissement. � vous de savoir si vous tenez � la vie.
Allez !
J'ai vu le contenu des caisses.
Des fusils et des munitions.
On transporte des Bibles � g�chettes !
Tentons le coup.
On se couvre et on ouvre le feu !
Pied � terre ! Couvrez-vous !
Couvrez les voitures et reculez. Chaque homme est pr�cieux !
Repliez-vous !
Ils s'enfuient !
- Non, poursuivons-les. - Ils sont trois contre un !
Si �a te rend nerveux, les compte pas.
En selle, suivez-moi !
Viens, le d�butant. Tu auras une m�daille.
En avant !
Les voitures, vite !
Sers-toi de ton fouet !
J'y suis pour rien. J'ai rien fait.
On ne te fera pas de mal.
- Qui es-tu ? - Jason Brown.
L'un des fils de John Brown ?
Oui, mais j'ai rien fait. Il m'a forc�.
J'ai jamais tu� personne. Je le jure.
Je veux plus �tre avec eux.
Emmenez-moi avec vous !
Un cheval, George.
Il faut l'emmener.
Il est gravement bless�.
La folie de son p�re nuit � sa propre famille.
Il y a une raison � cette folie.
On ne peut pas l'ignorer.
Tu as d�j� vu l'aiguille d'une boussole ?
Elle a tout l'�cran.
Mais elle indique toujours le nord.
O� veux-tu en venir ?
J'ai toujours su o� allaient tes sympathies.
�a n'a pas affect� notre amiti�. �a ne l'affectera jamais.
Mais ce n'est pas � nous de d�cider qui a raison pour l'esclavagisme.
Pas plus qu'� John Brown.
Tu as raison, Jeb. Je regrette.
Je m'�tais pas autant amus� depuis l'histoire avec les Indiens.
Mais la prochaine fois, laisse-moi tirer.
J'ai le gosier aussi sec qu'un cornet � poudre.
L�ve-toi !
T'as cass� le miroir de Lilly !
Quand elle se regardera, elle croira qu'elle � cent ans.
Ou plus.
Des armes de contrebande circulent au Kansas.
Vous pensez qu'on aurait accept� ces caisses si on avait su ?
Je demande, c'est tout.
N'est-ce pas �trange que le chef religieux le plus connu
envoie des fusils marqu�s "Bibles" � John Brown ?
Comment contr�ler les caisses ?
On a eu de la poudre marqu�e "graines � oiseaux".
Il faut examiner chaque caisse.
Cette contrebande existe depuis des mois.
Jason, �coute.
Tu n'as rien � craindre si tu es sinc�re.
R�ponds � ma question.
Ton p�re avait-il parl� de ces fusils ?
Pas � moi.
Il me disait jamais rien.
Toujours Fred et Oliver.
Mes fr�res.
O� sont-ils ?
Je ne sais pas.
Il y a des dizaines d'endroits...
Je ne sais pas.
�a va, mon gar�on.
Ne t'inqui�te pas.
Ce n'�tait pas une erreur.
Tout ceux qui aiment le Kansas peuvent le dire.
Un petit soldat tordu, parler comme �a
des Holliday !
On aime autant le Kansas que le gouvernement.
Et on a plus investi !
On �tait ici avant l'arm�e et on y sera quand vous partirez.
Si vous croyez...
Messieurs.
Du nouveau ?
Bien peu.
Il souffre trop ou il a peur de parler.
Nous partons. Sonnez le rassemblement.
Vous m'avez trait� de quoi ?
De petit soldat tordu. Allez !
Il disait qu'il parlait avec Dieu.
Mais Dieu ne demande pas de s'entretuer,
n'est-ce pas, Mademoiselle ?
C'est un homme d'une grande valeur.
Il a chang� depuis Osawatomie.
Il a tu� des gens.
Ils l'ont suppli� � genoux de les �pargner.
Mais il les a pass�s au sabre.
Avec Rader et Kitzmiller.
J'�tais l�.
J'ai tout vu.
J'ai essay� de les en emp�cher, ils m'ont pouss�.
�a s'est pass� comme �a.
Je pars avec la 1re troupe � l'ouest de Tecumseh.
Stuart et Custer, avec la 1re section de la troupe B,
vous quadrillez les terres entre Clinton et Dutch Henry.
Voici vos ordres :
trouver John Brown et le ramener vivant, si possible.
Ils sont arm�s et ils sont nombreux.
D'autres volontaires arriveraient de l'Est pour le rejoindre.
Trouvez-les aussi.
Rejoignez vos troupes.
Ils ont captur� d'autres hommes ?
Personne n'a �t� captur�.
Pas m�me toi. Tu n'as commis aucun crime.
J'en ai assez d'avoir peur.
J'en ai assez d'�tre traqu�.
Je veux �tre libre.
- Tu es en s�curit�, ici. - Ce n'est pas vrai.
Pas tant qu'il tuera en pensant que c'est son droit.
Il n'a pas le droit, n'est-ce pas ?
Je ne sais pas.
Ses raisons peuvent �tre justes.
Elles peuvent m�me �tre nobles et bonnes.
Mais ce que fait ton p�re est mal. C'est horrible.
Et il continuera d'agir ainsi tant qu'il vivra.
Je ne me lib�rerai pas de lui
si l'un de nous ne meurt pas.
Ma vie ne vaut rien,
mais s'il meurt,
peut-�tre que tout cela mourra avec lui.
Je pr�f�re cette solution.
Sa vie.
M�me si c'est mon p�re, pour �viter des milliers de morts.
Je vais vous dire o� il est.
- Non, Jason. - Je le dis quand m�me.
Dans la maison de Shubel Morgan, � Palmyra.
Ils sont partis l�-bas.
Dites-le aux soldats !
C'est mieux comme �a.
Sa vie contre celle de milliers de gens.
Jeb ?
Ma ch�rie, comment va-t-il ?
C'est grave. Le docteur est l�.
- Pauvre petit diable. - Il m'a tout racont�...
le cauchemar de ces 15 ann�es. Et l� o� son p�re se cache.
Il m'a demand� de le dire aux soldats.
O� est-il ?
� Palmyra. Chez un certain Shubel Morgan.
Shubel Morgan � Palmyra. Est-ce vrai ?
J'ai peur.
Ce gar�on est handicap� � vie.
Et cet homme dans le train,
il est mort pour un principe.
Un homme l'a tu� pour un principe.
L'un des deux a tort. Lequel ?
Qui conna�t la r�ponse ? L'Am�rique essaie de d�cider.
Avec des mots dans l'Est et des fusils dans l'Ouest.
Un jour, les mots se transformeront en fusils.
On ne peut pas arr�ter �a ?
Lib�rer les esclaves avant qu'il soit trop tard ?
Tout s'arr�tera quand John Brown sera pendu.
Le Sud r�glera �a sans heurter sa fiert� et sans ces fanatiques.
Qu'est-ce que la fiert� a � voir avec des vies humaines ?
Au Sud, les deux sont li�es.
On ne peut pas les s�parer, m�me avec des armes.
J'esp�re que ce sera pareil pour nous.
Quel lourdaud je fais. Je peux me joindre � vous ?
Bien s�r. On dirait que tu n'as pas rat� grand-chose.
Je t'ai d�j� vu faire. Tu m'as tout appris.
Rajoutez un point pour moi, Kit. Je laisse les int�r�ts s'accumuler.
Kit, je...
Fais vite, Jeb.
N'oubliez pas, je vous aime.
Gardez �a dans votre bonnet jusqu'� mon retour.
Entendu.
Lieutenant !
Gardez un �il sur Kit pendant mon absence.
Non, on va attraper John Brown avec vous.
- Quoi ? - On vient avec vous.
Deux ivrognes aux pieds plats comme vous, dans l'arm�e ?
Rentrez chez vous et n'y pensez plus.
Il est mort !
Si vous trouvez John Brown, dites-lui.
Entendu.
Un jour, tu �tais haute comme �a.
Tex et Windy ont rapport� un louveteau bless�.
Tu l'as soign� durant des jours mais il est mort, la t�te sur tes genoux.
Tu as pleur� longtemps.
Mais ce b�b� serait devenu un tueur comme ses parents.
Les pieds plats, �a emp�che de monter � cheval ?
Me traiter d'ivrogne, je suis vex�.
J'ai rien bu depuis midi.
La maison de Shubel Morgan, � Palmyra, au Kansas.
Le marteau.
Ce porc sal� est cher, M. Morgan.
Pas l� o� on l'a pris. Entassez-les dans la grange.
La meilleure cargaison qu'on ait eue.
Rader s'engueule avec le vieux depuis une heure.
Va y avoir du boulot pour nous.
�tudier � West Point, c'est pas rien !
Quand �a rapporte.
J'ai sign� parce que vous avez promis de me payer.
J'ai fait de vos indisciplin�s une vraie unit� de combat.
Je leur ai appris � manier ces armes, � ob�ir aux ordres.
Et pas un sou depuis 3 mois !
Alors ?
M. Rader, des amis de l'Est vous ont recommand� � moi
en affirmant votre engagement.
Vous avez bien travaill�, je n'ai rien � vous reprocher.
Ne m�lez pas notre cause � votre cupidit�.
Si vous n'�tes pas d'accord, vous �tes libre.
D�cidez-vous imm�diatement.
Je veux des gens loyaux.
Ma loyaut� est enti�re. Je l'ai prouv� � Osawatomie.
Vous m'aviez promis un salaire. Je ne r�clame que mon d�.
Vous l'aurez en temps voulu.
Laissez-moi r�fl�chir en paix.
Mon fils est aux mains de l'ennemi, avec la corde autour du cou.
Un innocent qui n'a jamais tir� un coup de feu de sa vie.
Et je suis impuissant � le sauver !
Bon, j'attendrai. Quelle est la prochaine �tape ?
La Bible dit : "�il pour �il, dent pour dent."
Demain � l'aube, nous d�truirons Delaware Crossing.
Lieutenant Jeb !
Halte !
Le commandant nous a pas encourag�s, mais nous voil�.
Vous nous suivez ?
Pour vous �viter de vous perdre. Je connais ce pays comme mon visage.
Aussi sales l'un que l'autre.
J'ai envie de vous renvoyer � dos de mule.
Vous faites de beaux soldats !
Il nous faudrait un uniforme.
Si des soldats de notre taille se faisaient tuer...
Allez en fin de colonne.
- Sinon, les mules. - On n'a pas � ob�ir.
On n'est pas encore soldats !
C'est pour bient�t.
Quand Kit saura �a, elle les �tripera.
S'ils sont encore entiers.
Qui a fait �a ?
John Brown.
Combien d'hommes a-t-il ?
Une centaine, peut-�tre plus.
Il est parti depuis quand ?
Trois ou quatre heures. On a perdu la notion du temps.
Vous vous �tes disput� avec un de ses hommes dans le train.
C'est une vengeance ?
Oui, on vient du Sud.
Brown savait qu'il devait �tre plus rapide que nous.
Mes hommes vont vous aider � enterrer vos morts.
- Vous irez � Leavenworth. - On veut pas d'aide.
C'est notre combat. Personne le finira pour nous.
Je m'occuperai moi-m�me de John Brown.
Partez, on a du travail.
Je sais ce que vous ressentez.
Mais j'ai pour ordre de vous d�sarmer.
Vous. John Brown et tout autre.
Si vous prenez les armes, pour moi, vous �tes comme lui.
�a nous convient. Si �a doit se passer comme �a.
Du nouveau ?
Une troupe de cavalerie se dirige vers nous.
Quelle bande de cr�tins.
Shubel, on l�ve le camp.
Rassemble hommes, nourriture et munitions.
Le strict n�cessaire.
Et les Noirs ? On peut pas tous les emmener.
On ne les emm�ne pas.
Mes enfants, l'heure de la d�livrance promise approche.
Je quitte le Kansas pour poursuivre l'�uvre de Dieu.
"G�d�on prit 10 de ses serviteurs
"et accomplit la volont� de Dieu.
"Cela se passait la nuit.
"Quand les m�chants se r�veill�rent,
"l'autel de Baal �tait d�truit."
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Qu'allez-vous faire de nous ?
Vous �tes libres.
Les premiers parmi les millions que je d�livrerai de l'esclavage.
Vous dites qu'on est libres et �a suffit ?
Comment on fera pour manger et s'abriter ?
Les bonnes gens vous fourniront travail et protection.
Vous devrez subvenir � vos besoins comme tous les hommes libres.
Mon travail ici est termin�.
Gloire � Dieu, nous sommes libres !
Le capitaine a tenu parole !
On est libres !
S'ils sont une centaine, on devrait demander du renfort.
Faisons-le ce soir.
Je vais entrer dans Palmyra.
Tout seul ? Tu es fou.
Il n'y a que des gens du Kansas. Ils te tireront dessus.
Je dois tenter le coup.
Je vais me changer et aller avec quelques hommes.
Je t'informerai.
Bonne chance.
Vous voulez toujours entrer dans l'arm�e ?
J'ai une mission pour vous. C'est dangereux.
Mais vous �tes les gars qu'il faut.
On aura un vrai uniforme ?
On risque de nous enterrer avec, mais c'est un bon march�.
La ville de Palmyra, le cancer du Kansas.
La limite ouest du trafic des esclaves.
�a regarde pas la loi !
On est avec John Brown, c'est un chef et un guerrier !
On va r�gler tout �a ici, au Kansas !
On est venus combattre les esclavagistes !
Prenons nos fusils !
Ils ont des regards accueillants.
J'ai l'impression d'�tre dans une baignoire sans c�t�s.
C'est le seul genre que tu connaisses.
� qui je pourrais parler sans attirer l'attention ?
Au barbier.
Ils adorent parler avec des �trangers.
Le barbier.
C'est �a.
Salut, les gars.
C'est rare par ici, des chevaux comme �a.
Au Kansas, on trouve pas beaucoup de femmes ni de chevaux.
Regarde-moi �a.
C'est un cheval de l'arm�e.
Il l'a peut-�tre achet�.
Ils les vendent pas.
Y a que les soldats qui les montent.
Le perds pas de vue jusqu'� mon retour.
Toujours des sueurs froides ?
Je sais pas mais �a me d�mange.
Gratte-toi.
C'�tait bien des sueurs froides.
J'y suis.
On �tait ensemble dans le train lors du meurtre.
Vous devez me confondre.
Je n'oublie jamais un visage,
m�me un peu ivre.
C'est �a, votre homme avait s�rement deux visages.
Ici depuis longtemps ?
Quelques semaines. C'est pas une ville pour un barbier.
Ceux qui cherchent pas � dissimuler leur visage
sont bien trop radins.
Il para�t que vous avez de sacr�s clients.
J'ai peur la moiti� du temps qu'ils me tranchent la gorge.
Avez-vous d�j� rencontr� ce... John Brown ?
Il est venu une fois. Il a une dr�le de marque sur le cou.
- Une marque ? - Vieille superstition de barbier.
Un petit trait rouge comme �a.
On dit que �a d�signe ceux qui seront pendus.
Vraiment ?
Je n'en ai pas ?
Pas encore,
peut-�tre.
Bas les pattes.
D�sarme-le.
Quelle id�e g�niale, Stuart.
Tu es venu en reconnaissance.
Un de tes agents ?
Je l'ai jamais vu, je le jure. Je ne le connais ni d'�ve ni d'Adam.
Qu'est-ce que tu mijotes ?
� toi de deviner.
�a va �tre assez simple.
On nous a appris � traiter les espions.
Comme on traite les rebelles.
Quand on les attrape.
Tu vas devenir un h�ros. Toute la classe 54 ira � tes fun�railles.
Ta photo sera pendue dans la biblioth�que.
Il y a pire endroit pour l'�tre.
Fais-le sortir, on perd notre temps.
J'�changeais quelques mots avec un vieux copain de classe.
Ce seront les derniers.
L�ve-toi.
On va te montrer ce que tu voulais voir.
Ne prenons pas de risques, c'est un espion, il faut s'en d�barrasser.
Pendons-le !
Que cherchiez-vous � Palmyra ?
Washington a donn� l'ordre de vous faire juger.
J'esp�rais qu'en venant vous voir, le sang ne coulerait
dans aucun des deux camps.
Vous �tes assez na�f pour croire que je me rendrais sans lutter ?
Vous ne vous sentez pas assez innocent pour �a.
50% des Am�ricains approuvent vos th�ories mais pas vos actes.
Vous aurez un proc�s dans les r�gles.
Imb�cile !
C'est la nation elle-m�me qui est jug�e.
Votre uniforme vous aveugle � ce point ?
Ce pays est sous l'emprise du diable.
Il est impr�gn� de p�ch�s.
Seul le sang le purifiera.
Pourquoi le sang ?
Il y a longtemps que la Virginie souhaite abolir l'esclavage
qu'elle ressent comme immoral.
Le reste du Sud suivra son exemple. C'est une question de temps.
De temps !
J'attends depuis 30 ans que le Sud expie ses crimes.
Depuis mon enfance, je br�le de vaincre ce mal.
J'ai essay� de fa�on pacifique.
Dieu m'en est t�moin, j'ai essay� !
C'est peine perdue.
Je dois acc�l�rer les choses en provoquant un conflit arm�.
Les lettres, les mots, les discussions, fini tout �a.
La force et l'action d�cideront.
David se retrouve arm� de puissance et de gloire.
David avait un fils.
Absalon. Il a quitt� son p�re pour rejoindre l'ennemi.
Qu'insinuez-vous ?
Absalon est mort parce qu'il craignait son p�re.
Jason est mort.
Qu'il en soit ainsi.
Il a pay� les p�ch�s de ce monde de sa vie.
Comme le fils de Dieu.
Que ce ne soit pas en vain.
Tuez-moi ou pas, l'arm�e vous an�antira.
Je vous conseille d'�tre en paix avec le Cr�ateur.
Assieds-toi.
J'ai jamais aim� les barbiers.
Crache le morceau ou je t'�gorge. O� est-il all� ?
Je vous jure que je sais pas. Ils l'ont emmen�... par l�.
- Qui �a ? - 3 types dont Oliver Brown.
Tu vois ce rasoir ?
Si tu as boug� � mon retour,
je fais r�tir ta carcasse.
Je retourne dans l'Est.
Je vous demande � tous d'en �tre t�moin.
Un ennemi de notre cause s'est introduit parmi nous
dans le but de nous d�truire.
Mais la main divine vient encore nous prot�ger.
Ce n'est pas par vengeance que nous prenons la vie de cet homme.
C'est le ch�timent qui convient aux ennemis de l'humanit�
et aux ennemis de Dieu.
Vous �tes pr�ts ?
Reculez ! �cartez-vous de cette porte !
Les fen�tres ! Encerclez la grange !
La porte du fond !
Ne tirez pas !
Descendez � l'abri.
On arrive.
Ce Blanc parle comme un ami.
Dieu tout puissant ! Regardez !
Des sacs, vite !
�loignez-vous de la grange.
Qu'il br�le !
Les voitures !
Enlevez-les de l� !
Derri�re les voitures !
C'est Oliver.
Jason et lui, maintenant. Tu continues � te battre ?
Jusqu'� mon dernier souffle.
Sonnez la charge !
�a va ?
Les laissez pas s'enfuir.
C'est trop serr�.
Tu m'apprendras rien.
J'ai soign� des Blancs toute ma vie.
Quand ils sont b�b�s, j'enveloppe un bout.
Apr�s, quand ils boivent trop, j'enveloppe l'autre bout.
Tu as quitt� leur maison ?
Le vieux John Brown disait qu'il nous donnerait la libert�.
Mais si le Kansas c'est la libert�,
alors �a sert � rien.
Moi aussi, je veux retourner au Texas
et attendre un monde meilleur.
Pied � terre !
Sacr�e course. � l'aller et au retour.
- Ils ont disparu ? - Ils sont dans les collines.
J'ai d� en toucher un. Fallait l'entendre brailler !
C'�tait moi, t�te d'�uf ! Tu as tir� dans mon chapeau.
Ce n'est pas grave.
Il est bris�.
Tout le monde est contre lui.
Rien ne brisera jamais John Brown,
pas m�me la mort.
Tu te trompes. Il est fini.
Il est bris� pour toujours.
Pourquoi accablez-Vous Votre serviteur ?
Pourquoi n'ai-je pas gr�ce � Vos yeux ?
Pourquoi cette pression, tous ces gens contre moi ?
C'est le signe que j'attendais, Seigneur.
L'un de Vos commandements du buisson-ardent.
Qu'il n'y ait plus de paix dans ce pays
tant que notre vengeance ne sera pas accomplie.
Comme Vous avez ch�ti� les Philistins,
abattez Votre courroux
sur ces stupides b�tards.
Je serai Votre main droite.
Moi, John Brown, je serai l'�p�e de J�hovah.
Lib�r�e de ces tueries sanglantes,
la ligne de Santa Fe s'�tend toujours plus loin vers l'Ouest.
Messieurs, le d�but de la ligne pour Santa Fe.
Ces rails vont s'�tendre
du Kansas jusqu'au Nouveau-Mexique.
On pourra dire � nos petits-enfants qu'on a ouvert l'Am�rique.
Pas vrai, Kit ?
Construis ta voie ferr�e. Je ne te promets rien.
La fin de John Brown marque notre d�but.
M�me si le sang doit encore couler, �a en vaut la peine.
Je peux sonner la cloche du 1er train ?
Et souffler dans le sifflet.
�a sera une journ�e inoubliable.
Veuillez honorer de votre pr�sence
la soir�e que nous organisons pour Jeb Stuart et George Custer.
Les officiers de Fort Leavenworth
F�licitations, mes gar�ons.
Excellent. Mais cette chanson, d'o� vient-elle ?
Un vieux chant d'adieu de l'arm�e.
Ces jeunes gens ont �t� appel�s � Washington.
Splendide !
Vous �tes vernis. Moi, j'ai d� attendre 10 ans.
J'ai suivi la tradition en demandant la main de ma femme le m�me soir.
- Des boissons fra�ches ? - Excellente id�e.
Je vais aux �curies, mon cheval a perdu un sabot.
� plus tard.
Je viens avec toi.
Pourquoi t'as racont� au commandant
qu'on est les meilleurs cuisiniers de la piste de Santa Fe ?
J'ai dit �a comme �a.
Je savais pas qu'il nous prendrait au mot.
Attends qu'il go�te �a.
Il nous flanquera dehors.
�a sera trop dur � m�cher ?
Je sais pas. J'ai comme l'impression
qu'on aurait d� enlever la peau.
On a enlev� les cornes, non ?
Combien gagne un capitaine ? 38 $ ?
- 40 $. - Par mois ?
C'est suffisant pour...
- Pour quoi ? - Rien. T'en feras quoi, toi ?
Comme toi. On tire � la courte paille ?
Pas cette fois. L'enjeu est trop grand.
Alors ? Chacun son tour ?
Je ne fais pas confiance aux gars du Sud.
On va lui demander ensemble.
Bande d'idiots !
- Pas de discussions. - Vous n'aurez qu'� �couter.
Voil�.
George a une question. � toi, George.
Je ne sais pas o� commencer.
Une vieille Indienne dit la bonne aventure au fort et...
Oui, George ?
Elle m'a dit que je me marierai bient�t � une tr�s jolie fille.
C'est tr�s bien.
Remarque bien envoy�e.
Avez-vous par hasard d�j� �t� blonde ?
Non, pas m�me b�b�.
Vous en �tes s�re ? Cette femme ne se trompe jamais.
J'en suis s�re.
Elle a sans doute raison, il y a plein de jolies blondes sur terre.
Demandons-lui.
- Oui. - Attendez.
Vous �tes amoureuse de lui et pas de moi ?
- Je crois. - Vous allez l'�pouser ?
Je peux faire ma demande moi-m�me.
Kit, vous �tes sinc�re ?
Vous ne m'avez rien demand�.
J'ai fait une bourde ?
Tu as �t� parfait.
O� est cette Indienne ?
Que dit-elle, Kit ?
Que c'est l'une des derni�res fois que nous sommes r�unis en amis.
Une question raisonnable. Qui sera g�n�ral le 1er ?
Vous serez tous c�l�bres, de grands combattants.
Mais vous serez ennemis.
Nous ?
Pickett, Hood, Custer, Sheridan, Longstreet et moi, ennemis !
Elle est folle !
O� l'as-tu d�nich�e ?
Je suis meilleur qu'elle avec les feuilles de th�.
Qu'est-ce qui nous opposera ?
Qui commencera ?
Eh bien ? C'est trop ridicule ?
Elle dit que la discorde est enclench�e.
� l'Est, un homme est en train d'allumer une torche
en ce moment m�me.
2 d'entre nous aideront � le tuer.
Mais personne ne pourra l'arr�ter.
Quoi ?
J'attaquerai ici en premier.
L'arsenal d'Harper's Ferry.
Donnez-moi une centaine d'hommes, Dr Russel,
bien arm�s, craignant Dieu et croyant en notre cause.
Nous traverserons la Virginie.
Des milliers d'esclaves m�contents se joindront � nous.
Nous nous �tendrons au Sud,
les 2 Caroline, la G�orgie, l'Alabama, le Mississippi...
Quand le chaos r�gnera sur toute la nation, nous nous imposerons.
Vous avez pens� � l'arm�e ?
Elle sera � vos trousses
1 h apr�s la 1re attaque.
Qu'ils viennent, qu'ils essaient de m'arr�ter !
J'�tudie ce pays depuis des ann�es, il regorge de cachettes,
de forts naturels o� les braves peuvent d�fier tout poursuivant.
M. Rader marchera en avant pour inspecter les villes.
Avec sa connaissance de la strat�gie et notre effet de surprise,
nous s�merons l'arm�e.
Votre plan est une pure folie. Pire, c'est de la haute trahison.
Une guerre civile �claterait.
C'est exactement ce que je veux !
Vous souhaitez d�truire l'Union ?
Je r�ponds oui. Au diable, cette Union !
Il faut se battre parfois, autant le faire maintenant.
Messieurs, je suis venu � Boston en prenant des risques.
Ma t�te est mise � prix 10 000 $, mon temps est pr�cieux.
Vous m'avez beaucoup aid� et encourag�.
Mais notre �uvre, au Kansas et ailleurs, sera d�truite
si vous ne participez pas � cette issue glorieuse.
Combien d'argent vous faut-il ?
Quartier g�n�ral de John Brown dans le Maryland.
Nous avons des fusils, des munitions, des vivres.
� 7 h � Harper's Ferry, � l'aube, lundi 16 octobre.
Il faut frapper par surprise et s'enfuir rapidement par la Virginie.
Vous savez ce qu'on attend de vous.
On est avec vous !
C'est Rader !
Il a fait vite.
Qu'avez-vous trouv� ?
- Parlez ! Un probl�me ? - Non, la ville n'en pose pas.
Le pont doit �tre coup� ainsi que la ligne de t�l�graphe.
Et l'arsenal du gouvernement ?
Seulement 2 hommes le surveillent.
J'ai fait ce plan des lieux.
Excellent, c'est ce que je voulais.
Prenons d'abord quelques otages et rendons-nous � l'arsenal.
- Autre chose. - Quoi ?
Je veux qu'on r�gle nos comptes.
Vous deviez me payer quand vous auriez de l'argent.
Vous osez r�clamer � des fins personnelles ?
� l'heure de la d�livrance ?
Je vais trop vite ? Personne d'autre que moi n'aurait r�ussi.
- Notre cause vous importe peu. - Je vous rappelais votre promesse.
Vraiment ? Vous oubliez ce que je pense de la malhonn�tet� ?
Je n'oublie rien. Vous �tes tenu de me payer !
Souviens-toi de �a aussi !
Je n'ai pas attendu 30 ans pour marchander avec un gredin !
J'aime la vie � l'arm�e. Tu m'as d�j� vu valser ?
J'en ai entendu parler. On n'est pas au bastringue.
Arr�te. On est dans la haute soci�t�.
Vos invitations, je vous prie.
C'est quoi ?
Les petites cartes blanches.
On n'en a pas, Joe. On peut entrer, avec nos uniformes ?
Non, sauf si vous voulez ressortir imm�diatement.
On a nettoy� le Kansas. Tu nous connais pas ?
On n'a pas besoin de nettoyage.
Bonsoir.
Salut, jeune premier.
Tu es resplendissant.
- Et la soir�e ? - Elle n'est pas encore l�.
- Qui attends-tu ? - Une amie.
Elle m'a promis une surprise et une soir�e inoubliable.
Kit est la seule que tu connaisses ici.
Je ne dis rien. Tu ne devines pas aussi bien que tu crois.
Kit, vous �tes magnifique.
George vient de me faire part de votre promesse.
- J'interviens o� ? - Nulle part, je l'aime beaucoup.
Je ne vous l'avais pas dit, nous sommes tr�s proches.
Kit, vous parlez s�rieusement ?
Je m'occuperai de lui jusqu'� la fin de ses jours.
S'il est celui que je crois.
J'ai mes d�fauts, mais je sais �tre fid�le et loyal.
On verra. Attendez-moi ici.
Pas de chance. On ne peut pas tous avoir du charme.
J'esp�re que tu plaisantes.
Ne le prends pas mal. �a peut arriver au plus...
Charlotte, le commandant Custer et le commandant Stuart.
Charlotte Davis. On �tudiait ensemble � Boston.
Enchant�, Mlle Davis.
Vraiment enchant�.
On m'a beaucoup parl� de vous.
On danse ?
Bien s�r.
Qui est-ce ?
La blonde annonc�e par la vieille Assise-dans-la-boue.
Je vois.
Elle est tr�s jolie.
Tu ne trouves pas ?
� gauche !
Halte !
Pr�sentez armes !
Par�s � plonger.
Demi-tour.
En avant, marche.
� droite.
Droite !
J'�tais l�, au beau milieu du Kansas,
face � 500 fanatiques arm�s jusqu'aux dents
avec seulement 15 soldats.
Mon Dieu, c'est terrifiant !
Qu'avez-vous fait ?
J'ai �valu� la situation et j'ai march� vers eux.
Tout seul ?
Dans toute vie de soldat, il faut parfois �tre seul ou tomber seul.
Vous ne connaissez pas l'arm�e. Celui qui h�site est mort.
C'est magnifique.
Ce n'est rien.
- Je vous pr�sente mon p�re ? - Avec grand plaisir.
Il est au gouvernement ?
Oui, jusqu'aux prochaines �lections.
D�sol�. Dans l'arm�e, on est � l'abri de la politique.
Il ferait mieux d'aller � la p�che. Papa !
- Charlotte. - Colonel Lee.
Je te pr�sente le commandant Custer.
Nous nous sommes rencontr�s � West Point pour son dipl�me.
- Comment allez-vous ? - Bien, Colonel.
On dit de belles choses sur vous.
Il me racontait comment il a r�tabli le calme au Kansas.
Splendide travail, � Palmyra.
N'y avait-il pas un certain Stuart...
Jeb Stuart, dans cette campagne ?
Il �tait dans le coin.
Vous dansez ?
Va-t'en. Tu as d�j� dans� avec ta s�ur.
C'est toi que je veux.
Vous me laissez plant�e au milieu de la salle !
Du calme.
Phil, occupe-toi de ce d�tail.
- Tu es ivre ? - Apr�s ce que j'ai vu, oui.
Comment �a ?
Un vieil ami � toi est dehors, il t'attend.
Il est r�el, je l'ai presque touch�.
Que fais-tu ici ?
Je suis venu te voir.
Je sais ce que tu penses de moi.
Tu as sans doute raison.
Mais ce que j'ai � te dire te fera peut-�tre changer d'opinion.
�a sera difficile.
Si je te dis que je viens de laisser John Brown et ses hommes arm�s
� quelques kilom�tres d'o� nous sommes ?
Je dirais que tu es fou.
Ils se tiennent pr�ts � frapper Harper's Ferry d�s ce soir.
Ils attendent 1 200 hommes en renfort, avant l'aube,
de Pennsylvanie.
Brown compte sur la r�volte des Noirs en Virginie.
Elle doit s'�tendre ensuite � tout le Sud.
La ligne de t�l�graphe sera coup�e ainsi que le chemin de fer.
Au lever du jour, ils attaqueront l'arsenal
et prendront des armes pour armer les Noirs.
Telle est la situation.
Vous pouvez peut-�tre les devancer,
mais il faut agir vite, ce soir m�me.
C'est fantastique.
Nos services secrets le disaient hors du pays.
Je sais o� il est.
Je ne l'ai pas l�ch� d'une semelle depuis qu'on a quitt� le Kansas.
Pourquoi ces informations ?
J'ai fait partie de l'arm�e.
J'�tais jeune, j'ai fait une erreur. Je le sais maintenant.
Ce qu'on apprend � West Point nous marque plus qu'on ne croit.
Je ne peux pas accepter que mon pays soit d�truit par un fou.
Mon devoir �tait de venir.
�a a �t� plus fort que moi.
Ce n'est pas � cause de la r�compense ?
Je vous ai dit mes motifs, c'est la v�rit�.
Mais j'ai droit � cette r�compense.
Je vais m�me aller le rejoindre
pour ne pas �veiller sa suspicion et qu'il ne modifie pas ses plans.
Vous voulez plus de preuves ?
Je le crois, le danger est trop grand.
Quel d�lai vous faut-il ?
Nous serons pr�ts dans une heure.
Tous les officiers sont l�.
Rassemblez-les et allez au plus vite � Harper's Ferry.
Vous connaissez vos ordres ?
Qu'y a-t-il ?
John Brown. Rentre avec Mlle Davis.
- Pourquoi ? - Pas le temps d'expliquer.
Calme les autres, dis-leur de ne pas s'inqui�ter.
- Bon. - Tout se passera bien.
- Aucun train avant demain ? - Pas avant 8 h.
Je suis all� � 15 km de Washington pour m'en assurer.
Tu as mis le temps.
J'ai d� faire un d�tour.
Shubel, Towsley, bloquez le pont de chemin de fer.
On se retrouve � l'arsenal.
Kitzmiller, va capturer les otages. Tu sais lesquels ?
Les autres, suivez-moi.
L�chez vos fusils.
On en a assez pour armer 1 000 hommes !
De la poudre et des balles !
Portez tout �a pr�s de la porte.
Allez !
Les hommes de Pennsylvanie vont arriver.
C'est une vraie forteresse, ici. De quoi r�sister � toute l'arm�e.
Et les prisonniers ?
Qu'est-ce que �a signifie ?
Pourquoi nous avoir tra�n�s ici ? Qui �tes-vous ?
John Brown du Kansas.
Vous �tes prisonniers du gouvernement provisoire.
Si les citoyens d'Harper's Ferry s'interposent,
je vous utiliserai comme bon me semble.
Sinon, vous serez rel�ch�s � notre d�part.
Nous devons suivre notre plan � la minute pr�s. On part � 10 h.
� la nuit, on sera en Virginie.
- Et les hommes de Pennsylvanie ? - S'ils sont en retard, on part.
Ce serait un risque.
On pourrait attendre demain
et on serait 1 500 hommes.
Pourquoi une telle h�te ?
- C'est vrai. - Je ne suis pas d'accord.
Le temps est notre meilleure arme.
C'est vous qui commandez.
Mas �a pourrait �tre fatal. Je conseillerais d'attendre.
Des gens de la ville nous tirent dessus avec leurs vieux fusils.
On en viendrait � bout en 5 min.
Les idiots !
Pourquoi sont-ils contre nous ?
- Quel est ton nom ? - Brewer.
Si tu tiens � la vie et � celle des tiens, tu vas m'ob�ir.
Cessez les tirs !
Vous mettez en danger la vie de vos amis.
John Brown a promis
que, si on lui laisse l'arsenal, il ne nous fera pas de mal.
Cours vers nous, on te couvre !
Vite !
L'imb�cile !
Ne comprennent-ils pas notre cause ?
Nous avons les m�mes int�r�ts : le bien de la nation.
Harper's Ferry sera une le�on pour le Sud tout entier.
Repoussez ces idiots !
Cessez le feu !
Allons dans les collines !
Prenez toutes les munitions que vous pourrez.
On ne peut plus attendre les hommes de Pennsylvanie.
18 morts � Harper's Ferry, 33 bless�s.
"C'est le r�sultat de la r�bellion de John Brown."
Une nouvelle du Maryland.
"La route pour Harper's Ferry est bloqu�e. Impossible de passer."
"Deux bataillons, sous le commandement de Lee,
"ont franchi Upperville il y a une heure.
"Ils seront les premiers � Harper's Ferry."
Que regardez-vous ?
- La route du Nord... - La route du Nord est l� !
Ils pourraient encercler la ville.
Ce ne sont pas les ordres. Allez aider.
Ne devrait-on pas attendre une demi-heure ?
Ennemi en vue !
Verrouillez les portes ! Aux meurtri�res !
Attendre ?
Pourquoi se h�ter ?
Attendre !
Je pensais qu'on avait le temps.
Prenez un drapeau blanc et portez �a � John Brown.
Pas de discussions. Oui ou non.
S'il refuse, agitez votre chapeau.
Garde-moi �a.
Quelqu'un arrive avec un drapeau blanc !
Ouvrez la porte.
John Brown du Kansas ?
C'est moi.
On se conna�t.
Gr�ce � M. Rader, on se retrouve.
C'est une demande de reddition.
Vous vous surestimez, je n'agis que de mon plein gr�.
C'est votre r�ponse ?
�a l'est.
Nous pr�f�rons mourir ici.
Encerclez-les.
La troupe B par la droite. La A, par la gauche !
En position !
Attaquez le flanc gauche !
En avant !
Le b�lier !
Continuez � tirer !
En avant !
Continuez tous � tirer !
Et Judas le trahit pour une poign�e d'argent !
Cessez le feu !
Ne pleure pas.
Il �tait n� pour �a.
Je ne pleure pas pour lui.
J'ai vu quelque chose.
De bien plus terrible qu'un homme.
Quelque chose � dire ?
J'ai fait ce que Dieu m'avait ordonn� de faire.
Tous mes actes, y compris ceux qui ont provoqu� ce d�sastre,
�taient �crits bien avant la naissance de ce monde.
Je ne me rappelle pas avoir vu de t�n�bres aussi noires
ni d'orage aussi violent capables d'emp�cher
le retour du soleil et de la paix dans ce pays.
Je suis certain que les crimes dont ce pays est coupable
ne pourront jamais �tre lav�s que par le sang.
Qu'ils me pendent.
Pardonnez-leur comme moi, mon Dieu. Ils ne savent pas ce qu'ils font.
Ainsi p�rissent les ennemis de l'Union
et tous les adversaires de l'humanit�.
...en cette assembl�e,
pour prononcer le serment les unissant l'un � l'autre.
Ce faisant, ils se sont �chang�s les anneaux.
Je les d�clare mari et femme,
unis pour toujours par les liens indestructibles du mariage.
Puisse une route radieuse les conduire vers l'�ternit�.
Adaptation : Jade Lostis-Bidjocka
Sous-titrage vid�o : C.M.C.
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