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Original subtitles

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1 - Vous voulez savoir le sexe ? - C'est un garçon.

Tu as raison.

Je suis enceinte.

Je veux cet enfant.

L'Égyptien est entré.

Les photos et la carte. Ce salaud sait tout.

C'est pas possible, putain !

Fais passer un message Ă  Zulema.

Regarde-moi. Si tu me mens,

je prends ton foetus et je le jette aux chiottes.

Je pensais

Ă  ce qu'on a dit Ă  la buanderie.

S'il lui arrive quelque chose,

je te jure devant Dieu que tu sortiras pas d'ici.

"Purifie ton âme.

"À l'aide de la prière

"et Ă  l'aide du feu."

Il lui a dit de se brûler, elle l'a fait.

Mais pourquoi ?

La question n'est pas "pourquoi ?", mais "pour aller oĂą ?".

L'ambulance emmènera Zulema depuis la Cruz del Sur

par cette route.

L'Égyptien attendra par là.

Il aura trouvé un lieu éloigné d'où il contrôlera tout.

Préparez-vous à sortir.

Fais attention.

C'était un AVC.

Il ne parle pas.

Il faut attendre 24 heures pour connaître la gravité de la lésion.

File-moi ton téléphone.

Hanbal ? T'es oĂą ?

- Pardon ? - Vous ĂŞtes qui ?

Je suis la femme de Leopoldo, il ne peut pas répondre.

Qui ĂŞtes-vous ?

On s'est mis dans le pétrin. C'était pour aider Maca.

Je vais tout te dire. Je suis dans l'impasse.

C'est l'inspecteur Castillo. Ouvrez.

Je pense qu'il vous a menacés.

Vous le dénoncerez pas et vous m'aiderez pas, par peur.

Si vous me dites tout, vous aurez une protection totale.

Où est la télé que tu nous as promise ?

T'entends ? Où est la télé que t'as promise ?

Asseyez-vous.

Interrogatoire mené par l'inspecteur Damián Castillo.

Nous sommes le 18 mars 2015.

Déclinez votre identité.

Vous me tabasserez la caméra allumée ou éteinte ?

Cet interrogatoire a pour but d'expliquer ce qu'il s'est passé

lors de l'évasion que vous aviez planifiée.

Dites votre nom à la caméra.

Je peux répondre en arabe ?

C'est ma langue maternelle.

J'ai pas le temps de bavarder.

Votre nom.

Je m'appelle Zulema Zahir.

Comment Macarena Ferreiro a été en contact avec le misoprostol ?

Quoi ?

Le misoprostol est un médicament.

Écoutez.

J'en sais rien.

Tu t'assois pas ?

Ça me fait mal au niveau des brûlures.

Ibuprofène de merde qui sert à rien.

Demande un médicament plus fort.

Un calmant, du valium.

J'ai de la morphine.

Mais je veux rester lucide.

Pas droguée.

Quand tout va mal,

il faut y réfléchir.

Vas-y, réfléchis.

- T'as quoi, toi ? - Elle appartient Ă  Anabel.

C'est ta dette.

Au lieu de se contenter d'un seul goût en bouche,

elle va brouter tout ce qui bouge.

Et ma liberté ?

Tu l'auras.

Tu l'auras.

- Tu m'as appelée ? - Oui.

C'est vrai.

On m'a dit que t'étais plus à la buanderie.

- Que tu joues au basket, maintenant. - Oui.

Pourquoi ?

Il y a rien Ă  faire, meuf. C'est impossible.

J'arrĂŞte lĂ .

Tu l'as entendue ?

Non, t'abandonnes pas.

Nos ancêtres auraient jamais arrêté de frotter les pierres

parce qu'ils avaient mal aux mains.

Et ils ont découvert le feu.

Tu crois quoi ?

Quand on veut, on peut, non ?

Tiens.

Déchire-le avec tes dents si t'en as vraiment envie.

C'est impossible.

Putain.

Va-t'en.

On a pas de plan A.

Ni de plan B.

Tu comprends ce qu'il se passe ?

T'auras assez de temps pour devenir lesbienne.

On a pas de plan.

Il nous faut un plan, pour vivre.

Alors,

on va jouer Ă  la roulette russe.

C'est tout ou rien.

Soyons folles.

Soyons folles.

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Ça va ?

Je t'ai apporté le petit-déjeuner.

J'ai pas faim.

Tu attends un bébé.

Il a peut-ĂŞtre faim, lui.

C'est Zulema qui t'envoie ?

Pas Zulema.

Je suis Ă  Anabel.

Je sais pas ce qui est mieux.

Pourquoi ce regard ?

J'aime te regarder.

T'es très belle.

Tu m'inspires la paix.

Bonne journée.

Salut.

- Je me demande un truc. - Dis-moi.

Comment la position des ciseaux donne du plaisir aux lesbiennes ?

- Je comprends pas. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Je suis sérieuse.

Je comprends pour les doigts,

ça doit faire du bien...

Salut.

Ma petite !

Elle est pas complètement remise.

Elle a deux côtes fissurées, un traumatisme abdominal

et des contusions.

Elle a besoin de repos, d'accord ?

Viens par lĂ .

Faites attention Ă  elle.

Elle doit rester tranquille.

Bien sûr.

On va bien prendre soin de toi.

Ça va ?

Je suis dans un sale état, mais le bébé va bien.

Sandoval dit que les coups l'ont pas affecté.

Le liquide amniotique a fait comme un airbag.

- Ça l'a protégé. - La nature est vraiment bien faite.

- C'est un miracle. - Un vrai miracle.

- Il est lĂ . - Bien vivant.

On peut ?

Tu dois le savoir.

Tu sens exactement comme mon défunt mari.

La viande grillée.

C'est drĂ´le.

Vous pouvez partir ? Je veux parler Ă  Maca.

Elle est pas en état de parler à qui que ce soit.

Juste un moment.

Je prendrai soin d'elle.

Viens, Boucles d'Or.

Je reviens dans 10 minutes.

Je suis inquiète.

Vraiment inquiète. On a un problème avec ta famille.

Elle est incontrĂ´lable.

Le numéro de ton père ?

Pour quoi faire ?

Lui envoyer une photo.

De quoi ?

De toi.

Chut.

- Je ne suis pas invalide. - Je sais.

Ce sont les instructions du docteur LĂłpez.

Assieds-toi.

Je veux voir l'Égyptien.

Tu dois te reposer, pour l'instant.

Je suis censé faire quoi ?

Regarder le sport à la télévision,

avec un meurtrier dans le garage ?

Bien sûr que non.

J'ai bien réfléchi, ces jours-ci.

On peut l'emmener dans un terrain vague,

l'attacher Ă  un arbre,

et appeler la police anonymement.

- Il prendra 30 ans minimum. - Et ta soeur ?

Qu'arrivera-t-il à ta soeur si on livre l'Égyptien ?

L'inspecteur Castillo est venu nous voir.

Que voulait-il ?

Il sait presque tout.

Qu'on était dans la forêt.

Que l'Égyptien nous poursuivait.

Qu'on est venus au commissariat.

Il avait même une balle que l'Égyptien a tirée dans la maison.

C'est un miracle qu'on soit vivants.

On va tous finir en prison.

Ou morts.

Ta mère la pute.

Allez.

M. Ferreiro.

De retour Ă  la maison ?

Mon cousin a fait un AVC, il devait manger Ă  la paille.

Que voulez-vous ?

Ce que je veux ?

C'est évident, non ?

Vous avez mon fiancé, j'ai votre fille.

On devrait trouver un terrain d'entente.

Je veux parler Ă  Hanbal.

Je veux savoir comment va Macarena.

Vous voulez

qu'elle aille bien ?

Obéissez-moi.

Attendez !

Je vous le passe.

Parlez notre langue pour que je vous comprenne.

Ou votre fiancé sera en fauteuil toute sa vie.

Pas de coup fourré.

Ou j'arrĂŞte tout.

Sérieusement.

Il écoute.

Dis pas oĂą est l'argent.

C'est ce qu'ils veulent.

Il y a que l'argent qui t'intéresse.

Bien sûr que non.

Pourquoi j'ai Macarena, Ă  ton avis ?

Pour qu'il t'arrive rien.

Sinon, elle meurt.

C'est bon. À mon tour.

Passez-la-moi.

Tere González a fait une overdose.

Nous avons soigné sa détresse respiratoire.

Elle reste en observation.

Macarena Ferreiro.

Après 4 jours à l'infirmerie,

je l'ai laissée partir.

Elle va beaucoup mieux. C'est un miracle.

Elle a vécu l'enfer.

Il faut ĂŞtre intransigeant.

Toute détenue impliquée dans une rixe ira à l'isolement.

Est-ce clair ?

La presse doit parler de nos méthodes de réinsertion.

Faites passer.

Pas de meurtres ni de rixes.

Je veux que vous lisiez ce document.

"Junkie, droguée, pieds-noirs,

"boule de suif, latina,

"putain, ta mère la pute,

"espèce de truie, gouine".

Gouine.

Ces termes doivent ĂŞtre bannis de cette prison.

Notre vocabulaire doit ĂŞtre exemplaire.

Excuse-moi.

Je te comprends. Je suis médecin.

Moi aussi j'emploie certains de ces termes.

Cela vient de la directive européenne, et j'approuve totalement.

On est pas au collège.

Il y a pas de récré, ni de goûter, ni d'écolières.

La majorité de ces filles sont des connasses.

Vous faites quoi pour y remédier ?

Moi ?

Ă€ part les insulter, les humilier...

- Vous faites quoi ? - Pardon.

On reparle de ça ?

Ça ne me paraît pas...

Je suis désolée.

Écoute.

Tout est de ma faute.

Désolée.

Ma puce, ce n'est pas de ta faute. Écoute-moi.

Tu dois savoir

que tout ira bien.

Je vais négocier avec Zulema.

Fais pas ça.

Si tu relâches l'Égyptien, on est morts.

Vous m'écoutez, maintenant.

Laissez partir Hanbal

avec votre voiture et un téléphone.

Quand il m'affirmera qu'il est en sécurité,

je la relâcherai.

Tu fous quoi avec un téléphone ?

Dans 40 minutes, la police arrivera chez vous.

- Vous viendrez ici. - Pourquoi ?

Que se passe-t-il ?

Ici ? Vous le saurez.

Vous avez intérêt à ce que la police retrouve pas mon fiancé.

Donne-moi ce téléphone.

Boucles d'Or, ça va ?

Donne-moi ce téléphone, on va chez la directrice.

J'attends l'appel de Hanbal.

Ou vous retrouverez votre fille dans une morgue.

Je veux parler Ă  ma fille !

J'ai besoin que tu occupes les gardiens

pendant 5 minutes.

- Je te parle. - Dégage.

Le temps qu'on se prépare ici.

Dégage !

Leopoldo. Toujours lĂ  ?

Vous connaissez le misoprostol ?

Elle te fait chier ?

Le misoprostol est une pilule blanche.

Votre fille en a ingéré une à son petit-déjeuner.

Enfin, pas qu'une. Plusieurs.

Elle le sait pas.

Vous deviez rien faire Ă  ma fille.

À votre fille, non. Mais au bébé, oui.

Elle te fait chier ?

Le misoprostol fait en sorte que Macarena puisse jamais

avoir d'enfant.

Une dernière fois.

Relâchez Hanbal avec votre voiture et un téléphone.

S'il m'appelle pas dans l'heure,

votre fille subira un douloureux et triste avortement.

Il est pas trop tard.

Grand-père, dis-moi

Que vas-tu faire

Chercher le fric ou sauver le bébé ?

Tu crois aller où, comme ça ?

Je demande juste un peu de sens commun.

Valbuena, comment appelez-vous EstefanĂ­a Kabila ?

Kirikou, négresse, brunette, chocolat,

Boucles d'Or.

- Tous les noms. - C'est discriminatoire.

Que dites-vous de "Si on te met dans le noir,

"on verrait que tes yeux et tes dents".

Une détenue lui a dit ça.

Elles me provoquent toute la journée.

- Elles te disent quoi ? - C'est vrai.

"Tu veux que je te suce la queue ? Un coup rapide."

C'est vrai.

Tu devrais venir au cabinet avec moi.

Ce n'est pas beau Ă  entendre.

On est très loin de respecter les recommandations

de la liste d'humilité de Mère Teresa.

Salut, les gadjos.

Ouvrez grand vos oreilles.

Je vais vous mettre Rumbita de la Buena.

Qu'est-ce ?

Que quelqu'un aille dans la salle de sono.

Une fille s'est infiltrée et fait une bêtise.

C'est culotté.

Mme la directrice.

Quand vous voulez.

La Cruz del Sur est un projet ambitieux

et expérimental de réinsertion,

avec d'excellents résultats.

Oui, c'est Disneyland.

Me faites pas gober de mensonges, je suis trop vieux.

Il y a eu des meurtres, des mutineries et des évasions, ici.

La brochure sur votre prison parfaite le mentionne pas.

Les derniers événements ne doivent pas entacher le travail

que nous avons accompli toutes ces années.

C'est ça.

Qu'est-ce que vous attendez de moi ?

Expliquez-moi comment Zulema s'est procuré un Walther P22.

Je l'ignore.

Je ne sais pas comment elle l'a obtenu.

Mme la directrice.

Tu sais qu'ils vont entrer ?

Ils finiront par entrer, ils défonceront la porte

et vous tueront.

- Saray, tu le sais ? - La ferme !

Ils entreront pas.

Parce qu'on tient le gros lard

et on a une arme.

Ils oseront pas.

C'est incroyable

ce qu'on peut faire en prison avec du fric.

Zulema, répondez.

Zulema, que faites-vous ?

- D'oĂą vient ce talkie-walkie ? - Mme la directrice.

La journée va être longue.

Je vous conseille

d'enlever vos talons et de prendre un anxiolytique.

Tu fous quoi ?

Tu m'entends ? T'es dans le quartier deux ?

On a un problème, Palacios.

- Kabila n'a rien Ă  faire ici. - Elle doit vous parler.

Zulema a enfermé Palacios et Macarena dans la cellule 225.

J'aimerais parler Ă  la directrice.

Je me fous qu'elle soit en réunion.

Une détenue a empoisonné ma fille.

AllĂ´ ? Vous m'entendez ?

Incroyable, ils m'ont mis en attente.

Donne-moi les clés de la voiture, on doit aller à la Cruz del Sur.

Ils doivent nous écouter.

T'arriveras trop tard.

Ta fille aura perdu son bébé.

Tu mettras trop de temps.

- Beaucoup trop. - Connard.

Quand Maca est revenue,

Zulema s'est pointée avec Saray, et elles nous ont virées.

Palacios est arrivé, elles l'ont foutu là-dedans.

Elles ont dû le frapper, car il s'est effondré.

Palacios répond pas.

Je veux un moniteur des caméras de sécurité ici.

Je dois savoir ce qui se passe lĂ -bas.

Va Ă  la salle de contrĂ´le et apporte un moniteur, vite.

Vous avez gagné.

Emmenez ma fille Ă  l'infirmerie pour qu'elle ait un lavage d'estomac,

et je relâche l'Égyptien.

On passera pas d'accord, abruti.

Libérez Hanbal.

Filez-lui les clés de votre voiture et votre téléphone, ou vous savez quoi.

J'espère que le prochain appel sera de mon mec, et qu'il sera libre.

Fais ce que Zulema te dit.

Libère-moi.

Sinon, Maca va perdre son enfant.

Et puis, elle va se faire buter.

Tu peux en être sûr.

Monte voir ta mère.

Tu vas faire quoi ?

Rien qu'il ne nous ferait.

C'est-Ă -dire ?

Zulema n'en a rien Ă  faire, de ce pauvre type.

C'est son coursier.

Seuls les neuf millions lui importent.

Si on a l'argent,

on pourra négocier.

Je te dirai jamais oĂą est l'argent.

Allez, file.

Si tu crois me faire peur, tu te fous le doigt dans l'oeil.

On dit souvent

qu'un père mourrait pour ses enfants.

Ce qu'on ne dit pas...

c'est qu'il tuerait aussi pour eux.

Tout va bien se passer.

Si tu me tues, la vie de ta fille vaudra que dalle.

Réponds.

J'ai juré de respecter la loi.

Mais vous me forcez la main.

Je vais buter ta fille, connard.

Fais-lui une seule égratignure, et tu peux dire adieu à ton copain.

Il a raccroché.

On a fait l'appel, Kabila disait vrai.

Il en manque trois, Zulema Zahir, Saray Vargas

et Macarena Ferreiro.

Elles se sont barricadées dans la 225. Et Palacios donne plus signe de vie.

On va agir discrètement.

Kabila reste ici.

Il ne faut pas que les autres détenues

sachent ce qui se passe.

Fermez les cellules.

Attention, toutes les détenues doivent rejoindre leurs cellules

immédiatement.

Je répète,

toutes les détenues doivent rejoindre leurs cellules immédiatement.

Me touche pas, fous-moi la paix.

- Tu fais quoi ? - Vire tes sales pattes.

Me pousse pas !

Miranda, elles détiennent Palacios.

Ne vous fiez pas aux dires d'une détenue.

Alors, pourquoi il y a des matelas devant la porte ?

Elles ne veulent pas qu'on voie ce qu'elles font.

Elles ont le talkie-walkie de Palacios, et on ignore oĂą il est.

- Miranda, vous devez appeler la police. - Non, je ne les appellerai pas.

On ignore ce qu'elles veulent.

On a les effectifs pour s'occuper de ça.

Il ne faut surtout pas

que Zulema se croie toute puissante.

Merde !

Vous voulez que cette psychopathe bute Palacios ?

Si elles voulaient lui faire du mal, il serait déjà mort.

Elles se servent de lui pour nous empĂŞcher d'entrer.

Et s'il est blessé ?

Et si elles le saignent ?

A priori, il n'y a pas de blessé, et elles n'ont pas d'arme.

On ignore ce qu'il se passe lĂ -dedans.

C'est moi qui décide.

S'il vous plaît, on se calme.

S'il vous plaît.

Personne ne mettra Palacios en danger.

Pourtant, vous le faites.

Vos nom et prénom ?

Saray Vargas de JesĂşs.

Avec quoi vous avez frappé Palacios ?

Avec deux savonnettes.

Comment ça, deux savonnettes ?

Voyons voir.

Deux savons, une chaussette.

Tu fous l'un dans l'autre.

Ça pète.

C'est ça.

Et ce petit jouet ?

J'ai rien Ă  voir avec le flingue.

Rien du tout, je le jure.

Vous vous foutez de moi ?

Vous vous rendez pas compte dans quel pétrin vous êtes.

Vous êtes complice de ce qui est arrivé dans la cellule 225.

Vous feriez mieux de coopérer.

Vous avez peur de Zulema Ă  ce point ?

Je connaissais pas le plan.

Je suis pas une meurtrière.

J'ai pas entendu.

Vous pouvez répéter ?

Zulema est allée trop loin.

Calme-toi.

Tu vas bien ?

Oui, et toi ?

Elles ont utilisé quoi ?

Une savonnette.

Putain, je dis depuis un bail qu'il faut mettre du savon liquide.

Je l'avais dit.

Saray, défais le noeud de mon cou.

J'étouffe, je suis claustrophobe. S'il te plaît.

- Sûrement pas. - S'il te plaît.

Zulema, il est temps que tu mettes fin à tout ça

et que tu te sortes du pétrin.

Zulema, je te pardonne, promis. Il s'est rien passé.

Zulema, c'est Miranda, la directrice.

Que voulez-vous ? Pourquoi vous avez fait ça ?

Écoutez.

Ici, les journées sont longues et ennuyeuses.

Je devais faire un truc.

Écoutez-moi bien. J'aimerais parler à Palacios.

Ça va ? Vous êtes blessé ?

Oui, je vais bien.

Elles m'ont blessé à la tête.

Mais je vais bien.

Restez tranquille.

- Vous sortirez de lĂ  indemne, promis. - J'ai une requĂŞte.

Dites rien à ma mère.

- S'il vous plaît, ne l'inquiétez pas. - Putain.

Satisfaite ?

C'est mon tour, maintenant.

J'aimerais que vous mettiez la Marche de Radetzky.

- Pardon ? - La Marche de Radetzky.

J'adore.

Ensuite,

je vous rappellerai pour vous énoncer le reste de mes requêtes.

C'est clair ?

Allez-y, je ne veux pas courir de risque inutile.

Avant d'entrer dans la cellule, maintenez les détenues sous contrôle.

Utilisez des fléchettes paralysantes, du gaz, peu importe.

La sécurité de Palacios prime, compris ?

Et Macarena et le bébé ?

- La ferme, Boucles d'Or. - Salope !

Y a que votre gardien qui vous importe.

Vous vous en foutez, de Macarena.

On vaut de la merde, pour vous.

Fermez-la.

Mettez cette fichue Marche de Radetzky.

Qu'on l'entende par les haut-parleurs.

Écoutez.

Mon public est merveilleux.

Vous aimez Noël ?

Vous avez pas l'air, en fait.

C'est pas dans ma culture,

mais j'adore Noël.

ILS SONT DEVANT LA PORTE. IL Y EN A TROIS.

Jamais...

On doit jamais

cesser de croire aux Rois Mages.

Ă€ trois, ouvrez la 225.

N'est-ce pas ?

Une...

Écarte-toi, Saray.

Mme la directrice,

profitez de la musique.

Je vous apporte Noël.

Deux...

Connasse.

Mais quelle connasse.

Attention, les détenues sont armées.

Merde, Valbuena est blessé.

Viens ici.

Lâche ça !

VoilĂ  ton flingue.

Bouge pas !

Mme la directrice.

Merci beaucoup pour la Marche de Radetzky.

Ça m'a remplie d'adrénaline.

- Zulema s'est procuré une arme ? - Bonjour.

Quel sacré bordel, Mme la directrice.

Dans les prisons mexicaines, c'est plus spectaculaire.

- Hein, Jalapeño ? - Là-bas, ils crament les gardiens.

Éteignez cette putain de musique.

Zulema est armée.

Et on sait Ă  quel point elle est dangereuse.

On les aura Ă  l'usure, on peut pas flancher.

Surtout qu'il y a un gardien lĂ -dedans.

Je veux tout savoir sur les détenues de la cellule.

Leurs antécédents, leur comportement, leurs habitudes,

l'état de leurs selles.

Que quelqu'un prévienne leurs familles.

Ce sera sûrement utile.

Envoyez une voiture de police chez Leopoldo Ferreiro.

Je le veux ici. S'il résiste, amenez-le de force.

- Il sait ce qui se passe. - L'équipe d'intervention est en route.

On doit gérer une séquestration.

Il y a des otages,

on doit s'activer.

L'usage de la force est pas en option.

On va attendre et négocier.

Au boulot.

Bordel.

M. Valbuena.

À votre avis, que cherchait Zulema avec cette séquestration ?

Vous savez combien gagne un gardien de prison,

ici, Ă  la Cruz del Sur ?

1 500 euros.

Je passe mes journées avec la racaille pour ce fric.

Je m'inflige des putains de psychotiques.

Je côtoie des meurtrières qui me crachent au visage.

Et je dois supporter tout ça.

Répondez à la question.

À votre avis, que cherchait Zulema avec cette séquestration ?

J'en sais que dalle, inspecteur.

Je sais pas.

Ce que je sais, c'est que je jouerai plus ma vie

quand l'une de ces tarées s'enfermera avec un otage.

C'est votre travail, non ?

Faites-le, putain.

Ă€ votre avis, d'oĂą vient l'arme de Zulema ?

Désolé, je veux pas être grossier, mais je vais être franc.

Sûrement d'une chatte.

Pas forcément la sienne, mais de l'une d'elles.

Vous pouvez développer, pour que tout le monde comprenne ?

Tout rentre, lĂ -dedans.

Cocaïne, héroïne, haschich,

appareils photo, vernis Ă  ongles.

Vous savez ce que disent les gitanes ?

Les gitanes d'ici.

Que si un bébé de 4 kilos peut sortir,

il peut aussi entrer.

Vous voulez savoir autre chose, ou c'est bon ?

Vous foutez quoi ?

Vous me voulez quoi, putain ?

Je comprends pas tout ce bordel.

Vous étiez où ?

J'étais tout seul. Je suis pas payé pour ça.

Bordel de merde.

C'est le tour de l'autre cheville.

La police est lĂ . Je leur dis quoi ?

Ils ne peuvent pas savoir qu'on a l'Égyptien.

C'est impossible.

Reste calme, va voir ce qu'ils veulent.

Tu vas me dire oĂą est l'argent ?

Bonjour. Je peux vous aider ?

J'ai écrasé les articulations de l'une de tes chevilles.

C'est salaud,

car une fois cassées, elles ne guérissent pas.

Je vais faire pareil Ă  l'autre cheville.

Et ensuite, je m'occupe des genoux.

Toi seul peux arrêter tout ça.

Si tu cries, je te bute illico.

L'argent...

L'argent est...

L'argent...

Si tu me mens,

je reviens te tuer.

Je ne le ferai pas pour ma fille, mais pour moi.

Ils sont partis.

Ils savent que Zulema a séquestré Maca.

Castillo te veut Ă  la Cruz del Sur.

Il m'a dit oĂą est l'argent.

Je vais appeler Zulema pour négocier.

Il n'est pas trop tard pour sauver le bébé.

Ne t'inquiète pas.

Tout va bien se passer.

Reste ici.

Il faut que tu le surveilles.

Ça va ?

Libère-moi le cou, s'il te plaît.

Je peux pas respirer, j'ai une crise de panique.

S'il te plaît.

Zulema, s'il te plaît.

Mais tu vas la fermer ? Je te libérerai pas.

Vous m'entendez ?

C'est Castillo.

Je suis votre interlocuteur, désormais.

Vous voulez quoi ?

Quelle surprise.

De quoi il s'agit, Zulema ?

De quoi il s'agit ?

Il s'agit de mon souhait d'avoir un hélicoptère sur le toit.

Sans déconner.

Et j'aimerais deux Caribéennes de 20 ans

en maillot de bain.

C'est pas un hélicoptère que vous voulez,

car vous savez que ça arrivera pas.

Je vais vous dire ce qui va se passer.

On déboulera pas dans la cellule,

car vous avez Palacios et une arme.

Mais vous aurez bientĂ´t faim, soif et sommeil.

Pas nous.

Si vous pensez vous en tirer parce qu'on vous voit pas,

sachez que nos détecteurs de chaleur nous diront

si vous dormez ou non, ou si vous avez vos règles.

En résumé,

vous sortez de vous-mĂŞme, ou je vous fais sortir.

C'est clair ?

Limpide.

Ça concerne Macarena, sinon elles seraient pas là.

Je le pense aussi.

Zule, on doit se rendre.

On doit se rendre.

Avant qu'il soit trop tard.

Il est déjà trop tard.

J'espérais entendre Hanbal.

Ta fille se tord de douleur,

par terre.

Hanbal m'a dit pour l'argent.

Tu mens.

Dans le 4x4.

Il me l'a dit rapidement.

Le temps de broyer deux os et une articulation.

Il ne veut sûrement pas passer sa vie en fauteuil roulant.

Surtout pas pour neuf millions d'euros.

Écoute-moi bien.

J'espère que t'as pas préparé la chambre du bébé.

Tu viens de le tuer.

Je ne peux plus rien faire pour lui.

Mais sois sûre d'une chose,

tu es la prochaine.

Tu es habituée à ce qu'on te craigne.

Mais tu vas savoir ce que ressentent les gens.

Tu vas me craindre.

Alors ?

Je veux pas lire.

Je veux savoir qui est lĂ -dedans.

- Et comment les atteindre. - Très bien.

Saray Vargas.

Camarade de cellule et complice de Zulema.

Zulema a des amies ?

Saray est celle qui s'en rapproche le plus.

Elles sont toujours ensemble.

C'est mignon.

La gitane et l'Arabe. On dirait une pub Benetton.

Saray est la plus impulsive.

Elle n'a jamais commis de meurtre.

Elle est dirigée par ses pulsions.

Par son instinct.

Elle a recours aux thérapies.

Elle participe, elle est réceptive.

J'irais mĂŞme jusqu'Ă  dire

qu'elle a un bon fond.

Si Zulema lui demandait de tuer, elle le ferait ?

Dans ce cas, impossible Ă  dire.

Zulema.

Tristement connue de tous.

Je dois reconnaître

qu'elle a un sacré dossier.

C'est une fille

qui a énormément confiance en elle.

Sa façon d'être, sa froideur, son narcissisme

la guident

dans ses activités délinquantes et criminelles.

Elle ne se soucie que d'elle-mĂŞme.

C'est tout.

C'est une personne immorale.

Elle est très sûre d'elle, intelligente et calculatrice.

Vindicative.

Son seul objectif clair, pour le moment,

c'est ĂŞtre libre.

Elle est capable de se mutiler pour s'évader.

Elle est capable de tuer sans broncher.

Zulema, espèce de salope, touche pas à Macarena.

Sinon je t'égorge.

Pourquoi la négresse est ici ?

- Sortez-la. - Je vais la tuer, si ça continue.

Lâchez-moi.

Castillo, on dit pas "négresse", on dit "afro-américaine".

Afro-américaine.

Boucles d'Or s'inquiétait pour moi, avant.

Le bon vieux temps.

Pour finir,

Macarena Ferreiro.

On l'a plus ou moins cernée.

On ne connaît pas vraiment son profil psychologique.

Elle a un trouble de la personnalité.

Ce n'est pas la plus violente, la plus agressive ni la plus dangereuse.

Mais elle est instable.

Le père de Macarena est ici.

Fais-le entrer. On va voir sa réaction.

Lâchez-la.

Elle souffre.

Appelez un médecin.

Tu m'as, moi. C'est bon.

S'il te plaît.

Pitié.

Tais-toi.

Blondie.

Tu veux de la morphine ?

Ça m'a soulagée pour mes brûlures.

J'ai besoin d'un médecin.

- J'ai mal. - Tout va mal.

Tout va mal.

Les petits-déjeuners de la prison sont mortels.

Elle a quoi ?

- Je continue ? - S'il vous plaît.

Dans le cas de Macarena, la prison

a fait ressortir en elle

son problème psychiatrique, son côté manipulateur.

J'ai demandé, il y a un moment,

une étude psychiatrique approfondie.

Pour l'instant, je peux confirmer,

d'après mes études et ce que j'ai vu,

qu'elle a des tendances bipolaires et amorales.

Vous parlez de ma fille.

Sachez que, depuis qu'elle est entrée,

elle se fait harceler

par des détenues et des gardiens.

Ma fille n'est pas une sainte.

Mais elle n'est pas ce que vous décrivez.

Je ne voulais pas vous offenser.

Surtout dans une telle situation.

Pardonnez mon manque de tact.

D'où venait l'arme avec laquelle vous avez tiré sur Valbuena ?

L'arme.

Ah oui, l'arme.

Vous l'avez eue pendant une visite ?

Vous faites quoi de votre arme

quand vous rentrez chez vous ?

Vous la mettez dans un tiroir ?

Je la mets dans mon cul.

Certains policiers

utilisent leur arme aussi chez eux.

Et vous ?

Ça doit être votre cas.

J'imagine la scène.

Le matin.

Devant une table bien remplie,

la pauvre a ramené les mauvaises confitures.

Elle vous fait chier, et vous vous dites...

"Cette truie mérite bien un revolver dans la bouche."

Et vous tirez.

Répondez. Qui vous a donné l'arme ?

On passe un marché ?

Je vous dis qui m'a donné l'arme,

vous me dites si vous battez votre femme.

- Allez vous faire foutre. - Attendez.

Allez aux putes.

Les hommes qui vont aux putes battent moins leurs femmes.

Vous nous exposez votre haine envers les hommes,

alors que votre histoire avec l'Égyptien va ressortir au grand jour.

Relation Ă  distance.

Bien dit.

Au trou.

Doucement, j'y vais.

Fais-le, tue-moi.

Ton père est cruel

et sadique.

C'est terminé.

On a l'argent.

C'est pas fini.

Ça sera jamais fini.

Vous avez fait quoi ?

Papa l'a torturé.

Ils ont séquestré Macarena.

Elle est enfermée dans l'une des cellules...

et ils l'obligent Ă  avorter.

Quoi ?

Avec un médicament abortif.

Elle le sait pas.

Papa est lĂ -bas.

On avait besoin du fric de ce salaud pour sauver le bébé.

On l'a.

Je peux te parler un instant ?

Pourquoi vous n'entrez pas dans la cellule ?

Sors ma fille de lĂ -dedans.

On peut pas, tu le sais, ça serait pas propre.

Elles ont pris un gardien en otage.

On prend pas de risque.

Dis-moi ce qu'il se passe.

C'est pas un hasard si ta fille est l'une des otages.

Réponds.

APPEL ENTRANT

C'est Zulema ?

Elle négocie avec moi, pas vous.

Elle a empoisonné ma fille.

Si tu n'entres pas, elle va perdre le bébé.

Donne-moi le téléphone.

Leopoldo, mon ami,

c'est à moi de régler le problème.

Que veut Zulema ?

Que je libère l'Égyptien.

Il est oĂą ?

Quand Maca sera sortie de la cellule,

je te dirai oĂą il est.

Ma fille est tout ce qui m'importe.

M'oblige pas Ă  le prendre.

Laisse-moi parler Ă  ma femme.

Macarena, ça va ?

Je vais appeler.

Parle-moi.

Un médecin !

Un médecin, par pitié !

Un médecin, pour l'amour de Dieu !

Un médecin !

Quand le saignement commence...

l'avortement est irréversible.

L'avortement ?

Quel avortement ?

Blondie.

Chose promise, chose due.

Cet enfant naîtra pas.

On aurait pu l'éviter.

Messieurs, que tout le monde sorte un moment.

Allez.

Vous restez.

Pardon, c'est nécessaire.

Toi aussi.

Je pars pas.

C'est trop dangereux.

Palacios est dedans, je pars pas.

Si Zulema comprend ce que tu fais, elle vous descendra.

Lâche-moi, putain.

C'est l'inspecteur qui dirige, ici.

Ils ne vont pas entrer.

Ils vont attendre.

Et le bébé ?

Elle l'a probablement déjà perdu.

J'ai parlé de l'Égyptien à Castillo.

Quittez la maison et prenez un hĂ´tel.

Je prendrai la responsabilité

pour tout ce qui s'est passé.

Je vous aime.

Allez, maman.

T'as entendu papa.

Je dois récupérer des choses, va chercher une valise.

Bien.

Le dispositif est prĂŞt.

Un avortement ?

Comment ?

Réponds.

Tu m'as rien dit ?

Ça va pas.

Retiens-la aussi longtemps que possible.

Ça va pas.

T'es lĂ  ?

T'as mis du temps à me répondre.

J'étais entouré de policiers.

Bien sûr.

Et maintenant, t'es seul ou avec Castillo ?

Écoute-moi bien.

Utilise tout ton fric pour disparaître.

Car quand je m'en prendrai Ă  toi,

et sois sûr que je le ferai,

je te tuerai très lentement.

Jusqu'à ce que tu perdes toute dignité.

C'est pas agréable.

Je sais de quoi je parle.

Oeil pour oeil.

Dent pour dent, boucher.

Seule ma fille m'importe.

Tu as gagné.

Je vais relâcher l'Égyptien.

C'est bon, on y va.

Ça va aller.

Ça va, elles t'ont rien fait ?

Silence !

Mon bébé.

- Pas de pouls foetal. - Mon bébé.

Pas de battements.

On l'emmène à l'hôpital ou on va la perdre aussi.

Allez !

Vite.

Maman, tu fais quoi ?

On doit y aller.

Allez, on y va.

Je ne laisserai pas ton père seul.

J'ai tué cet homme.

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