Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Soudain, ils arrivĂšrent.
Telle une nuée de corbeaux.
Ils dirent que les choses changeraient,
mais seulement en mieux.
Ce fut leur premier mensonge.
Le premier d'une série que l'on s'efforça de croire.
"C'est le corbeau De sa voix la plus rauque
"Qui devrait croasser l'arrivée fatale
"De Duncan sous mes tours."
"C'est le corbeau De sa voix la plus rauque
"Qui devrait croasser l'arrivée fatale
"De Duncan sous mes tours.
"Esprits, mobilisez-vous, Qui présidez aux pensées de meurtre !
"Sur le champ, Défaites-moi de mon sexe, bondez-moi
"Ă ras bord, de l'orteil au sommet du crĂąne,
"De la cruautĂ© la plus noire ! Ăpaississez..."
"Ăpaississez..."
"Ăpaississez mon sang !"
J'oublie toujours ce vers.
Je dois connaĂźtre mon texte Ă la perfection pour l'audition.
J'étais crédible ?
Viens, Billy.
Comment tu me trouves ?
Alors, tu te sens mieux ?
Quelle mauvaise mine ! - Maman, sois gentille.
C'est Ă moi, non ?
Je voulais te sentir prĂšs de moi. Ăa m'aide Ă guĂ©rir.
Tu as fait quoi, aujourd'hui ? - J'ai un peu répété mon texte.
C'était donc ça ? Tu n'es pas malade du tout, en fait.
Et si on écoutait la radio ?
Viens.
Aide-moi.
"En dehors de l'amour,
"tout n'est que perte de temps."
Esther !
Tu vas casser la vitre ! - Descends !
Te voilĂ !
Si tu vois Ola en ville, dis-lui de rentrer.
Tu te souviens d'Ola ?
Il ne va pas revenir ? - Mais si.
Tu es si gentille.
J'ai oublié ton nom.
Esther. Esther Albertsen.
Esther, comme la reine dans la Bible.
Ăa te dirait de jouer aux cartes avec moi ?
Je suis désolée, je n'ai pas le temps, Mme Jensen.
Ola...
Je viendrai vous voir demain !
On va oĂč ? Ils ont fermĂ© le cinĂ©ma.
Au fjord. Ăa, ils peuvent pas le fermer.
OĂč t'as trouvĂ© cette cigarette ? - Par terre.
Des Allemands...
Comme neuve. Tu en veux ? - Quelqu'un l'a mise dans sa bouche.
Elle a Ă©tĂ© fumĂ©e par un honnĂȘte NorvĂ©gien.
En Amérique, on en achÚte dans la rue.
C'est pas l'Amérique, ici. - Papa dit qu'on va y aller.
Pour que tu deviennes une star ?
Pourquoi tu me fixes ?
Pour rien...
Je dois aller aider papa. Viens.
T'as dit que t'Ă©tais en retard. DĂ©pĂȘche-toi un peu !
J'ai fait quelque chose d'un peu différent.
TrĂšs joli.
TrĂšs joli. Comme toujours, Hans.
C'est trĂšs bien.
Merci, Mme Henie. - Merci, Hans.
On se revoit dans un mois. - Tout Ă fait.
Je livre la perruque ?
Oui, au directeur du théùtre, M. Gleditsch.
Au revoir, Mme Henie. - Merci. Au revoir.
Hans, vous allez bien ?
Ravi de vous voir. - De mĂȘme.
Esther. Tu encourages mon fils Ă fumer ?
Bien sûr que non.
Je trouve ça dégoûtant.
Je plaisantais.
Alors...
Quoi de neuf ?
Soyez prudent, Hans.
Ils ont arrĂȘtĂ© des Juifs Ă TelavĂ„g. Vous devriez partir.
J'aime ma vie, ma famille, mon travail.
Il y a un couvre-feu, maintenant.
Toute ma vie, j'ai entendu des rumeurs.
Ce n'est rien. - Ils disaient ça à TelavÄg.
Non, ça va aller.
Et nous avons nos billets pour l'Amérique.
Et voilĂ . - Parfait. Merci.
De rien.
Ne traĂźne pas, ma puce.
M. Gleditsch en a besoin pour aujourd'hui.
Ă tous les habitants de Trondheim,
sur ordre du commandant Terboven,
la loi martiale est déclarée dans les municipalités de Trondheim,
Leinstrand, Strinda, Byneset
et dans tout le comté de Nord-TrÞndelag.
"N'est-ce pas une dague que je vois lĂ devant moi,
"Le manche à portée de main ? Viens, que je t'empoigne...
"Je n'ai pu te saisir et pourtant je te vois encore !"
Tu as hĂąte d'ĂȘtre Ă la premiĂšre ? - Oui.
Commençons par le monologue du Canard Sauvage.
On démarre à ta réplique. - D'accord.
"Il a plongé au fond, bien entendu ?"
"Ils font ça, les canards sauvages. Vont au fond
"tant qu'ils peuvent, petits pĂšres.
"Se retiennent avec le bec
"dans les herbes marines et les roseaux
"et dans toutes les saletés
"qui se trouvent lĂ -bas. Ne remontent plus jamais."
Pourquoi ce raffut, monsieur ? - Henry Gleditsch ?
Lui-mĂȘme.
La premiĂšre est complĂšte, mais je pourrais peut-ĂȘtre...
Combien ? Un, deux, trois...
Dix notables de la région
ont été exécutés aujourd'hui à 18 h
au camp de concentration de Falstad.
Parmi les citoyens de Trondheim :
le procureur Otto Skirstad,
l'éditeur Harald Langhelle
et le directeur de théùtre Henry Gleditsch...
Tu ne manges pas ?
Hans, il faut que tu lui parles.
Elle ne doit plus arpenter les rues.
Elle est toujours dans la lune. - Elle ne risque rien. Et puis...
elle va faire tourner la boutique d'ici peu.
Oui, papa.
La dame de pique.
Dis, tu ne triches pas ?
Tu as l'air d'une fleur innocente, mais tu es un vrai serpent.
Je te l'avais dit qu'une partie de cartes te ferait du bien.
Enlevez-lui sa cagoule !
Peloton, en position !
Feu !
Que faites-vous ? - Pardon, monsieur.
Vladimir Abramovitz ? - Oui.
Pourquoi y a-t-il écrit "Hans Albertsen" sur la porte ?
Je suis norvégien. Je suis né ici.
Non.
Vous ĂȘtes juif.
Que se passe-t-il ? - Non, Esther.
Esther, ne t'inquiĂšte pas. - Papa va revenir.
Bien sûr. Sinon qui coupera les cheveux des nazis ?
Allez, avancez !
Descendez.
Tor...
Non !
Rebecca !
Hans !
Rebecca !
Esther... - Vous n'avez pas aidé papa.
Parfois, il faut faire semblant pour survivre. Tiens...
Donne ça à ta mÚre. - Tor !
S'il te plaĂźt... - Tor !
Qui est lĂ ?
Esther, dĂ©pĂȘche-toi ! - Oui, maman.
Billy, il faut y aller.
Bonne chance. - Merci.
Esther, descends !
Pas de bruit ! - l'oiseau reste ici.
Non... - Il reste ici !
Laissez-moi le libérer !
Laissez-le !
Ne fais pas de bruit.
Et reste cachĂ©e jusqu'Ă ĂȘtre sortie de la ville. D'accord ?
Pour le cinéma...
Halte !
Halte !
Que se passe-t-il ?
Sortez ! Allez !
Viens. Rentre lĂ -dedans !
Descendez ! Tout le monde.
On se dĂ©pĂȘche ! - Allez !
Descendez tous ! - Sois courageuse, Esther.
Maman...
Joue un rĂŽle.
Non ! - Descendez !
Tirez !
Papa !
J'ai vu quelqu'un.
Pas maintenant, fils.
J'ai vu quelqu'un dans les bois. - T'es sourd ? Pas maintenant !
J'ai trouvé quelque chose.
Ah oui ?
Quoi ? Ton cerveau ?
Laisse-le tranquille.
C'est bon. On peut plus plaisanter ?
Je vais t'aider.
Tu pouvais pas avoir un vrai fils ?
Ăa suffit !
Ăa suffit ! Assez !
Attention.
Par lĂ !
C'est Herman.
M. Krause. Ravi de vous revoir. - Johann.
Votre mission s'est bien déroulée ?
Non. On a une fugitive. Une Juive.
Soldat !
Rédigez un rapport. Je veux savoir ce qui s'est passé.
Compris.
Fils ! Viens porter les valises.
Tenez. - Merci.
Non...
Non...
Maman...
Maman...
Maman.
On peut te suivre Ă la trace.
Qui sont ces gens ?
Si tu restes dehors, tu mourras de froid.
Qui es-tu ?
J'en étais sûr.
Les seuls que papa déteste plus que les Anglais.
On pourrait avoir de graves ennuis.
Ce sont des vĂȘtements de garçon. Faudra faire avec.
Que font-ils lĂ ?
Ils dorment ici parfois. Ils patrouillent.
Pourquoi ? - Pour vous trouver.
Mais ils ne viennent jamais ici.
Il m'arrive de les espionner. On risque rien.
Regarde.
Viens voir.
Il y en a qui font les femmes.
Et ils dansent.
Ils sont ridicules.
Allez, embrasse-moi.
Fiston ! Aksel !
Descends !
C'est mon pĂšre. - T'es oĂč ?
Fais pas de bruit. Tout ira bien. - On fait la fĂȘte, ou quoi ?
Santé !
Ă la NorvĂšge !
T'es lĂ depuis longtemps ?
Ils te cherchent toujours.
Ă qui tu parles, lĂ -haut ? - Ă personne.
Je te crois pas.
Il n'y a personne, ici !
Tu mens. Qu'est-ce que tu caches ?
Il est mort ?
Va chercher de l'aide.
Maman !
Maman !
Fred ! Fred !
Il était soûl.
Il s'est passé quoi ? - Il a glissé. Aksel l'a trouvé là .
On va le rentrer. Aide-moi, Aksel.
Aksel !
C'est quoi, ton problĂšme ? - Laisse-le.
"Ce n'est que ce que peint votre frayeur,
"C'est comme ce poignard dessiné dans l'air
"Qui vous mena vers Duncan, m'avez-vous dit.
"Ah, ces tressaillements, ces bouffées d'angoisse
"Qui singent la vraie peur, conviendraient mieux
"à l'écoute des fables que les femmes
"Se transmettent l'hiver, au coin du feu !
"Honte sur vous !"
Que fais-tu ici, petit ?
J'ai besoin d'aide.
Regarde-moi !
Comment es-tu arrivé là ? - Je suis perdu.
Vous le connaissez ? - Non.
Bien. On l'embarque.
Allez !
EnlĂšve ton bonnet.
Bon sang ! - OĂč l'avez-vous trouvĂ© ?
Il nous a trouvés. Il s'est jeté devant la voiture.
J'ai cru Ă une embuscade.
Va dans ta chambre, fils.
Bon... Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
J'ai perdu mes parents. - Plus fort !
Comment ?
Ils se sont fait tuer.
Parle plus fort.
Fred !
Par qui ? - Des bombes. Les Anglais.
Je vous le dis toujours.
Ces salopards ! Quel est ton nom ? - Ola. Ola Jensen.
Tu n'as plus personne ?
Ma grand-mÚre vit à Trondheim. Elle est sénile.
C'est réglé. - Oui.
Il retourne Ă Trondheim. - Il pourrait nous aider.
Une bouche de plus Ă nourrir ? - Dans ta chambre !
Il a raison, Johann. Tu vas ĂȘtre occupĂ© avec les Ă©lections.
Tais-toi. Ăa ne regarde ni les femmes ni les enfants.
Oui, mais...
Elle a peut-ĂȘtre raison.
Si. Il y a beaucoup de travail.
Et on a besoin de votre ferme.
Quels ennuis pourrait causer un jeune garçon ?
Ăcoute. Tu vas travailler dur et aider cet honnĂȘte homme
en échange de son hospitalité.
Bien.
TrĂšs bien. On va essayer.
Ferme la porte !
Que s'est-il passé ? Tes cheveux...
C'est mieux comme ça.
Si on me prend pour un garçon.
Quel mal ronge mon cochon ? J'essaie de l'engraisser,
mais il ne fait que dépérir.
Ce n'est pas la fiĂšvre aphteuse. - Pourquoi ?
Il me l'a dit.
Pas de cloques ni d'aphtes. Pas de fiĂšvre.
Vous avez Ă©tĂ© formĂ©e oĂč ? - Les cochons aiment manger.
Surveillez son appétit.
Vous avez des Ćufs, du lait, de la mĂ©lasse ?
Donnez-lui-en.
Ăa le motivera. Je repasserai dans une semaine.
S'il guérit pas, ça sert à rien.
Y a pas un vrai véto ?
Tu as un nom ?
T'as de beaux yeux noirs
comme Humphrey Bogart.
Ma mĂšre l'adorait.
Je peux t'appeler Bogie ?
Tu fais semblant d'ĂȘtre malade pour pas qu'ils te mangent ?
C'est trĂšs malin, Bogie.
TrĂšs malin.
Par ici...
Attention.
Il faut qu'on arrĂȘte, c'est trop dangereux.
Ăa le sera encore plus si on arrĂȘte.
Pourquoi ?
Je deviendrais fou !
Attends...
Tiens.
Je l'ouvre ?
Non, plus tard.
Je vais devoir repartir aujourd'hui.
Quand je reviendrai...
on ira quelque part oĂč on ne pourra pas nous voir.
Je veux ĂȘtre sĂ»r que ce que je ressens est rĂ©el.
Je peux vous aider, Mme Dalgaard ?
Tu es discret.
Je peux vous aider ?
Qui t'a appris à faire ça ? - Ma maman.
Elle était comme vous.
C'était une trÚs bonne mÚre.
La tempĂȘte arrive. Il va falloir se chauffer.
Le dĂźner n'est pas prĂȘt ?
Désolée. - Qu'est-ce que tu as fichu ?
On sera cinq, ce soir.
Cinq ?
Il sert à quoi, ce garçon ?
Je vais te le dire. Tu as fait tes corvées ?
Oui.
En un jour, il a fait ton travail d'une semaine.
Et il boit moins.
T'as de la chance d'ĂȘtre mon frĂšre.
De la chance ? - Personne ne voudrait de toi.
Tu ne sers Ă rien.
Aksel avait raison, cette fois. J'ai enfin quelqu'un sur qui compter.
On te préparera un lit. - Merci.
Tu regardes quoi, Fred ?
Rends-toi utile.
Bonne nuit.
Bonne nuit. - Je t'aime.
Je suis plus un bébé.
Bonne nuit, Ola. - Bonne nuit.
Ce temps pourrait durer des semaines.
Tu as déjà fait un ange de neige ?
Essaie.
Le mien, c'est un oiseau blessé.
T'aimerais faire quel métier ? - Actrice.
Papa a promis qu'on irait en Amérique.
En Amérique ?
Il est comment, ton pĂšre ? - Extraordinaire.
Et c'est le meilleur coiffeur de Trondheim.
Il t'aime ?
Bien sûr.
Elle est comment, la ville ? - Magnifique.
Enfin, elle l'était, avant l'arrivée des Allemands.
Un jour, quand ils seront partis...
on ira vivre en ville.
Je t'aiderai à répéter ton texte.
Toi, moi et ton papa.
Peut-ĂȘtre.
Peut-ĂȘtre un jour.
"En ce cas, quelle bĂȘte fauve
"Ătiez-vous, quand vous me confiĂątes votre projet !
"Quand vous osiez cela, ah, c'est alors que vous étiez homme,
"Et vous le seriez d'autant plus
"Si vous Ă©tiez plus encore cet ĂȘtre-lĂ !
"Ni le moment, ni le lieu
"N'Ă©taient favorables, alors : vous vouliez les forcer Ă l'ĂȘtre.
"Ils le sont devenus ; et cette chance
"Vous laisse sans ressort. J'ai donné le sein, et je sais
"Comme il est doux d'aimer le petit ĂȘtre qui tĂšte,
"Mais j'aurais arraché mon téton à ses gencives sans force,
"Et, fĂ»t-il mĂȘme en train de me sourire,
"J'aurais fait jaillir sa cervelle
"Si je m'Ă©tais engagĂ©e par le mĂȘme serment que vous !"
Bravo !
Je pars Ă Trondheim.
J'ai un entretien avec le Parti national
pour représenter le district. C'est un honneur.
Bien que tout le monde s'en fiche.
Je trouve ça formidable.
Avec Fred, on sera absents quelques jours.
Tu t'occuperas de la ferme.
Il faut un homme aux commandes.
Parfait.
J'irai voir ta grand-mĂšre.
Tu as un message ?
Oui.
Dites-lui que je vais bien.
Ola va trĂšs bien.
Fred !
On part !
Ola, joins-toi Ă nous.
Sers-toi.
Je pensais sortir ce soir.
Au cinĂ©ma, peut-ĂȘtre. - On peut venir ?
S'il te plaĂźt, maman.
Je ne sais pas. - S'il te plaĂźt !
D'accord.
Comment on va y aller ?
M. Krause pourrait nous emmener.
Pourquoi M. Krause ferait ça ?
Peut-ĂȘtre pour nous remercier de notre hospitalitĂ©.
Mais que penseront les gens ?
On s'en fiche, des gens.
TrĂšs bien.
Le cinéma est à Flornes. Une fois là -bas, on sera à ...
six heures de la frontiÚre suédoise. Il y a un refuge là -bas.
J'ai vu le plan des Allemands.
Ton pĂšre va aller voir Mme Jensen. Je dois partir avant son retour.
Tu peux prendre le train.
Pas sans papiers. Et tu sais ce que je suis.
Je peux venir ?
Comment ça ? - Je veux partir avec toi.
Tu veux m'aider ? - Oui.
Oui, tu peux venir avec moi.
Il faut y aller.
C'est merveilleux.
Faut partir maintenant.
Plus tard.
Non, maintenant.
Tu es prĂȘt, Ola ?
On y va. La voiture nous attend.
M. Krause.
Le film t'a plu ?
Tu avais raison. Le cinéma, c'est formidable.
Merci de nous avoir emmenés. C'était adorable.
Vous avez aimé le film ? - J'ai adoré les danseuses.
Ăa ne va pas ?
Je suis désolé, je te dis !
Ăa ne change rien au problĂšme !
On avait un plan. Maintenant, on est coincés. Idiot !
S'il te plaĂźt.
Pourquoi tu fais ça ? - Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Laissez-moi partir. S'il vous plaĂźt.
Tu es une fille.
Je suis désolée. Laissez-moi partir.
Pourquoi tu te caches ?
Parce que je suis juive.
Aksel le sait ?
Et il t'a aidée ? - Ne le détestez pas.
Le détester ?
Va dans ta chambre.
Ne le dites Ă personne. - Monte dans ta chambre.
Ne faites pas ça.
Laissez-moi partir.
Je ne dirai rien pour vous et Herman.
Si tu pars, Johann se doutera de quelque chose.
S'il vous plaĂźt. - Va dans ta chambre.
Je ne pensais pas vous trouver ici. - J'aime beaucoup cet endroit.
Herman, ça va ? - TrÚs bien.
Fils, aide Fred Ă porter les valises.
Ola, faut que je te parle !
Ăa a Ă©tĂ© ?
Ils m'ont sélectionné.
C'est fantastique.
J'ai vu Mme Jensen.
Eh bien ?
Tu ne veux pas savoir ce qu'elle a dit ?
Elle était contente pour toi et a demandé quand tu reviendrais.
Qu'avez-vous dit ? - Que j'avais besoin de toi.
Je t'ai rapporté ça.
Ouvre-le.
Alors ?
Qu'est-ce que tu en dis ?
M. Dalgaard, c'est trop gentil.
Essaie-le !
Je ne...
Enfin, je...
Je voudrais attendre une grande occasion.
Ce n'est pas ce qui va manquer.
Un coup pour disperser, un autre pour tuer.
Ăa, c'est de la chance.
Quand je vise quelque chose, je ne rate que trĂšs rarement.
Joli tir.
Merci. - Ă la vĂŽtre !
J'adore ce pays !
Voyons ce que tu vaux.
Allez, petit.
Ne fais jamais ça. Sauf pour tuer.
Je vais te montrer.
Contre l'épaule. Un pied en avant. Voilà .
Tu es prĂȘt ?
Bravo, Ola ! - T'as eu de la chance.
Papa, je peux essayer ?
Il faut des mains solides. Va chercher le butin.
Un autre ?
Santé, Fred !
Ăa nous arrive Ă tous de boiter.
C'est une chose de boiter...
c'en est une autre d'ĂȘtre laid.
Tu n'es pas laid.
On recommence.
La tĂȘte droite.
Et tends un peu ce bras.
Essaie !
C'est bien.
De quoi ça parle ?
Ăa parle...
de plein de choses.
Vous avez fait quoi ? - Je n'ai rien fait.
Ola s'en est occupé.
Ola sait charmer les animaux ? - Aksel m'a aidé.
On l'a nourri et on l'a gardé au chaud.
Ăa a bien marchĂ©.
C'est une belle bĂȘte. - C'est grĂące aux Ćufs et au lait.
Non !
T'es pas en train de pleurer ? - Non.
Tiens. C'est pour toi.
Tu vois ? Parfois, la cruauté donne naissance à de belles choses.
Merci, M. Dalgaard.
N'oublie pas de fermer les volets le soir.
Si les avions anglais voient des lumiĂšres,
ils pourraient nous bombarder.
Allez, goûte, Ola.
Tu te plais, ici, Ola ?
Tu dois te sentir un peu seul.
Loin de ta famille.
Ăa va.
M. Dalgaard...
vous allez bien ?
Ce sera bientÎt Noël.
Qu'est-ce que tu as ?
Tu es malade ? - Je ne veux plus faire semblant.
Il le faut.
Viens lĂ . Viens lĂ .
Ă l'Ăąge d'Aksel,
j'ai eu le privilÚge d'abattre le sapin de Noël.
C'était un grand honneur.
La hache de mon pĂšre. Et celle de son pĂšre, avant lui.
D'homme...
Ă homme.
Je pense que tu sauras...
la manier, Ola.
Va trouver un arbre digne de nos traditions.
Navré, Aksel.
Mais tu sais ce que ça veut dire, non ?
Aksel...
Je prouverai Ă papa qu'il a tort.
On pourrait continuer Ă avancer. - Je vais lui prouver.
Ăa va aller.
Je te ramĂšne.
Ăa va aller. Tiens bon.
Ă l'aide !
Ă l'aide !
Ă l'aide !
Ă l'aide !
Qu'y a-t-il ? - Il s'est blessé.
Il a quoi ? - Il s'est entaillé.
Tu lui as laissé la hache ! - La ferme, Fred !
Aide-moi. On l'emmÚne chez le médecin. Anna !
Tu vois, on ne peut rien te confier.
Mon brave petit soldat.
Je n'ai plus que toi, Ola.
Vous pourriez l'ausculter ? - Bien sûr.
EnlĂšve ton pull.
Il va s'occuper de toi.
N'aie pas peur. Ăa ne fera pas mal.
Le docteur devrait rentrer chez lui.
Il est tard.
TrĂšs bien.
Johann. - M. Krause.
On doit interroger un passeur. Vous avez un endroit ?
Qui est-ce ? - Un homme de Trondheim.
Il jouait un double jeu. Et depuis un bon bout de temps.
Je sais oĂč faire ça. Venez.
Ola, viens avec nous.
On va au sauna. - On avance !
Par lĂ !
Viens, Ola !
à présent...
tu vas me dire tout ce que tu sais. C'est clair ?
Tu entends ? HĂ©, tu entends ?
Ne t'évanouis pas ! Reste avec moi !
Reichmann Ă la radio.
Il tourne de l'Ćil. Maintenez-le Ă©veillĂ©. Je reviens.
Ola.
Ă toi, Ola.
Tu peux y aller.
Ola. Dis-toi que c'est un des Anglais qui a tué tes parents.
Allez, petit...
Montre ce que t'as dans le ventre !
Joue le jeu.
Tu vas le tuer ! Ola !
Il y a un vrai guerrier en toi ! Je suis impressionné.
Ce salopard sera mort Ă l'aube.
T'étais pas en cours.
Tu vas casser la fenĂȘtre ! - Descends !
Debout.
Fais-moi voir ça.
Impeccable.
C'est un jour important. Les élections du parti.
Tout doit ĂȘtre parfait.
Bien sûr.
Tu sais...
Ăa n'a pas Ă©tĂ© facile, ces derniĂšres annĂ©es.
Cette élection est vitale
pour l'avenir de ma ferme.
Et toi...
un jour, tout ceci...
te reviendra.
Tu es le seul qui me comprenne, Ola.
Le seul.
J'étais...
trĂšs pauvre, enfant.
Comme toi.
TrĂšs pauvre.
Regarde, papa.
Ăa fait mal, mais je m'en fiche. Je suis debout.
C'est bien, fils. C'est l'oisiveté qui nous tue.
Ăa va.
Ăcoute.
On va recevoir des gens du parti.
Il vaut mieux que tu restes dans ta chambre.
C'est pour ton bien, fils.
Je comprends, papa. - Bien.
Parfait.
AprÚs les élections, je t'apprendrai à tirer.
Merci. - M. Reichmann.
Bienvenue Ă ma ferme. C'est un honneur.
C'est charmant.
C'est votre fils, M. Dalgaard ? - Non. Ce n'est pas mon fils,
mais il est membre des jeunesses du parti : Ola. Mme Reichmann.
Crois-tu en notre cause ?
Vive la NorvĂšge !
Le FĂŒhrer a de grands projets pour l'avenir.
Il bĂątira une nouvelle capitale prĂšs de Trondheim : l'Ătoile du Nord.
Va chercher leurs affaires.
Mon frÚre a préparé un trÚs bon glögg.
Je vous en prie, faites comme chez vous.
Bienvenue.
Merci.
Merci.
Anna ! Je peux te parler ?
Pour qui tu me prends ? - Tu as bu.
La ferme ! Il faut ĂȘtre soĂ»l ou fou pour ĂȘtre avec une femme comme toi.
Tu me dégoûtes ! Tu entends ?
Tu me dégoûtes !
Mme Dalgaard... - Laisse-moi tranquille.
Non, attends.
Viens.
Je dois servir le dßner... dans cet état.
Il n'y a pas pensé.
Je peux peut-ĂȘtre vous aider. Je m'y connais en maquillage.
Madame Dalgaard...
vous ĂȘtes trĂšs belle.
Je le serai peut-ĂȘtre avec ton aide.
Ăa va ?
Quel est ton vrai nom ?
Esther.
Esther Albertsen.
Il faut qu'on descende.
Tu peux me le mettre ?
Il est beau, n'est-ce pas ?
C'est Herman qui me l'a offert.
Ola !
Ola.
Tu passes un bon moment ? Tant mieux.
Je vous ressers ? - Oui, merci.
Te voilĂ , Ola !
Regardez-le...
dans son beau costume !
Le petit nazi qui vient sauver mon pauvre frĂšre.
Bien...
C'est l'alcool qui fera de toi un homme, Ola.
Ce qui rend soûl rend courageux.
C'est ça, Fred ? - T'es un garçon étrange.
Santé !
Encore un.
Allez !
Allez, Ola.
Un jour...
tout ceci sera Ă moi.
Absolument tout.
Ne crois pas qu'il te suffit de débarquer
pour me le prendre.
Cette ferme ? Vous pouvez vous la garder.
Bien. Je lĂšve mon verre
à cette belle année pour la NorvÚge
et Ă nos fiers soldats allemands
qui repoussent avec bravoure les bolchéviques à l'Est.
Santé !
Santé !
Vive la NorvĂšge !
Heil, Hitler.
Ma femme va apporter le plat principal. Servez-vous.
La guerre t'a bien réussi.
Ce porc ne voulait pas fĂȘter NoĂ«l.
Il devait ĂȘtre juif !
Tu fais quoi, Anna ?
Assure-toi que M. Krause mange Ă sa faim.
Ravi qu'Allemands et Norvégiens s'entendent aussi bien ici.
C'est un lieu Ă part.
On fait de notre mieux. - Vraiment.
Bon appétit.
Bon...
Johann, passons aux choses sérieuses.
Nous aimerions que tu sois le nouveau chef de district.
Eh bien...
Avant toute chose,
parlons de l'article 43-03.
La réquisition des fermes pour le personnel allemand.
Acceptez-vous que votre ferme soit réquisitionnée ?
Réquisitionnée ?
Mais on accueille déjà les troupes.
Il va y avoir plus de troupes.
J'avais compris que tout le monde ici
était favorable à la collaboration.
Oui, oui. On est tous d'accord. Allez !
Vas-y, fais-nous ton petit discours.
Allez !
C'est...
Je pars ce soir avec Herman.
J'emmĂšne Aksel. - Non.
Pourquoi ?
Il est pire que M. Dalgaard.
Ăa appartenait Ă ma mĂšre. - Quoi ?
Qu'est-ce que t'as ?
Fred ! T'es oĂč ? - J'arrive !
Johann, merci pour tout.
Au revoir. Merci.
M. Reichmann.
Au revoir.
Aksel, oĂč es-tu ?
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Il faut partir ce soir. Tu viens avec moi ou pas ?
T'as pas besoin de moi. - Bien sûr que si.
J'arrive à peine à marcher. - Prépare le cheval.
On part en traßneau. - T'étais censée
m'aider, avec papa. Mais t'as pris ma place.
Non, pas du tout ! - Si !
Tu n'es plus en sécurité, ici.
Ta mĂšre et M. Krause s'enfuient ensemble ce soir.
Quoi ?
Tout le monde m'abandonne.
Non.
ArrĂȘte ! Non, arrĂȘte !
ArrĂȘte ! ArrĂȘte !
Et l'Amérique, alors ? Et mon pÚre ?
J'ai besoin de toi.
Ola !
Tu fais quoi ?
Rien, M. Dalgaard.
Vous allez bien ?
Suis-moi.
On va faire de toi un homme.
Prépare le traßneau.
Ăcoute, Ă©coute.
Tu vas devenir l'un des nĂŽtres.
C'est la tradition. On est tous passés par là .
On va faire de toi un homme.
Tu trouves ça drÎle, Dalgaard ?
Quelle est cette perversion ?
Tu nous as tous ridiculisés !
Cette élection n'a jamais eu lieu !
Mais ta ferme sera quand mĂȘme rĂ©quisitionnĂ©e. Quoi ?
Je peux tout expliquer. - Ah oui ?
Dites-leur, M. Dalgaard !
Je suis juive.
Et il me cachait.
Quoi ? Une juive ? - Non.
Aksel !
Au secours !
Aksel !
Faut partir ! - Allez chercher de l'eau !
Toi !
Qui es-tu ?
Johann ?
Qu'y a-t-il ?
Tiens, les deux tourtereaux.
Johann, vous ĂȘtes ivre.
Pose ce fusil. - Ăcoutez votre femme.
Allons à l'intérieur. - La ferme !
Ne me dites pas quoi faire !
C'est ma ferme !
Papa !
Aksel, non !
Avancez. Affrontez-moi comme un homme.
Papa. - Tais-toi, fils !
Johann, nous sommes alliés.
N'est-ce pas ?
Vas-y !
Descends-les ! Descends-les !
La ferme ! - Va-t'en.
Vous et votre putain. - Taisez-vous, Fred !
J'ai compris leur manĂšge.
Va-t'en. - Ils étaient ensemble
pendant que tu étais à Trondheim...
Ne l'écoutez pas.
Ils étaient ensemble. Cette salope !
Va-t'en ! - Non !
Sale putain !
Non !
M. Dalgaard.
Non !
Il faut partir !
Va-t'en !
Va-t'en !
Monte !
Plus d'eau ! - Plus d'eau !
ArrĂȘtez-vous ! OĂč allez-vous comme ça ?
OĂč allez-vous ?
On est arrivés au lac.
Il faut traverser pour rejoindre la SuĂšde !
On doit traverser le lac ? - Oui, pas le choix.
On risque rien ? - On va vite le savoir.
Je t'avais dit qu'on y arriverait.
Non.
Il n'est plus lĂ .
Traßnée !
TraĂźtresse !
Sale collabo !
Merci, Mme Henie. - Merci, Esther.
On se revoit dans un mois. - Oui.
Répugnant !
Entrez.
J'espérais te trouver ici.
Femme de nazi !
Attendez.
Venez.
Votre pÚre serait horrifié.
Oui, il le serait.
Partez. Et ne revenez pas.
Je suis désolée.
Venez.
Pendant un temps, j'étais devenue le personnage que j'interprétais.
Je m'étais compromise. Totalement.
Mais aprĂšs leur dĂ©part, j'ai arrĂȘtĂ© de faire semblant.
Traduction : Julie Ribaux pour BTI STUDIOS
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.