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"It's All Over Now, Baby Blue" (Them)
Putain!
- Chut!
- Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
- Bonjour!
Bonjour, mon amour.
- Salut Max.
On voulait te faire une surprise pour ton anniversaire.
- Comment ça?
- Sabine a dit que t'avais rien prévu. Et ça fait longtemps.
On arrĂŞte les conneries. Et comme tu nous manques beaucoup,
je… On s'est dit que c'était le bon moment.
- Ben oui Max, 60 ans, on allait pas te laisser tout seul.
Joyeux anniversaire.
- Bon anniversaire, papa. - Merci, ma chérie. C'est dans 3 jours.
- Salut, papa. - Salut, mon gars.
- Tu m'as manqué, mon pote. Tu m'as manqué!
Ça va?
Oui?
Je te présente mon ami, Alex. Max.
- Bonjour. Joyeux anniversaire.
- Maxou! Mon Maxou!
- Salut.
- Tu peux venir, s'il te plaît?
- Voilà …
- Je comprends pas. Je te dis que je vais pas bien, que j'ai besoin
d'être seul, que je pars, que je veux pas fêter cet anniversaire…
Et toi, t'invites des potes que j'ai pas vus depuis 3 ans?
- C'est Vincent qui les a invités. Je les connais pas.
Je sais pas comment il a eu mon numéro. - Putain, je rêve!
Après ce qui s'est passé, ils viennent chez moi!
C'était une surprise. Et moi, j'ai merdé. OK. J'aurais dû leur dire non.
Mais c'est toi qui m'as dit plusieurs fois que… t'étais triste de plus les voir.
J'ai pensé que ça te ferait plaisir. Désolée.
- C'est pas le problème.
J'ai pas la maison. Je reste pas. Véro arrive dans 2 jours.
Déjà , c'est la guerre. Si je lui dis qu'elle peut pas venir…
Tu m'as jamais dit ça. Tu partais la semaine. Où après?
- Je sais pas. Je savais pas encore…
J'ai besoin d'être seul. Putain, j'étouffe! Putain!
Tu comprends ça, non?
Bon.…
ils ont prévu de rester combien de temps?
- La semaine.
Mais je vais leur dire de repartir.
- Sabine… Ne rentre pas là -dedans.
Je t'en supplie, si tu m'aimes…
Je te jure… Ne rentre pas là -dedans.
- Après tu me demandes pourquoi t'es seul?
T'as les boules quand ils viennent pas et lĂ , tu fais la gueule.
- Oh, putain! - Quoi?
- Rien.
Ah merde!
Bon…
Tu leur dis rien. OK?
On trouvera une solution. Je vais pas bien, ça me rend très con.
On en reparle plus tard. Mais…
Tu leur dis rien.
OK?
- Bonjour! - Oui, bonjour Jean-Michel.
- Jean-François. - Pardon, Jean-François.
Euh… J'ai un gros souci, en fait…
Des amis ont débarqué. Ils sont pas au courant.
- Vous voulez que je repasse?
- Non… Je sais pas trop parce qu'ils devaient pas être là …
Bon… Sinon, ce qu'on peut faire…
Merde!
- Oh putain tu m'as vue! Hein? Ben oui, tu m'as vue.
Putain, quelle conne!
Ben… joyeux anniversaire!
- C'est dans 3 jours.
- Bonjour! - Bonjour.
- Jean-Christophe, un ami.
- Je suis contente de te voir!
- Moi aussi.
- J'ai merdé, c'était une surprise.
Enfin… je pensais que j'étais à la bourre.
- Ils sont déjà là .
- Ah bon? - Oui.
- Putain, je suis Ă la bourre, alors!
Je viens d'avoir le message "rencard au bout du chemin". Bon.
J'ai galéré avec le train. J'ai…
T'aurais 100 € pour le taxi?
Je te rembourse. C'est juste
que j'ai speedé et j'ai pas trouvé de tirette.
- Celle du marché a pas bougé.
Tiens.
Vous venez? Vous me laissez parler. - Oui, bien sûr.
- Merci!
- Ben ho!
- Hop lĂ ! Oh putain!
Allez, Nino. On est arrivé.
Allez, roule!
Allez, allez, allez!
Au revoir! - Au revoir.
- Oh, putain!
- Le cabanon de l'entrée, la maison,
le cabanon du jardin, ça fait 8 couchages.
- Oui, très bien. Les cabanons sont reliés au tout à l'égout?
- Oui. Chut!
Je vous présente Jean-Michel, un ami du coin.
- Bonjour. Vincent. - Enchanté.
- Salut. Antoine. - Bonjour.
- Sabine, ma compagne.
- Bonjour. - Enchantée.
- Antoine. Vincent. - Enchanté.
- Isabelle. Jean-Michel.
- Bonjour. Isabelle. - Enchanté.
- Max, tu veux que je parte?
Si je suis le problème, je pars.
- Bonjour!
- Ah ben, quand mĂŞme!
- Ça va, ma chérie?
- Ça va et toi? - Ça fait plaisir.
Bonjour. Tu vas bien?
Ça va, mon grand? - Oui.
- Salut!
- Salut. - T'as vu ta gueule?
- C'est ma gueule. - C'est bien, t'es ponctuelle.
- Commence pas à faire chier. Problème de train.
- Le portable pour prévenir?
- Je me suis endormie dans le taxi.
Il te faut un mot d'excuse? Je peux dire bonjour?
- Bonjour! - Bonjour.
- Je suis Sabine. Bienvenue. - Ben, merci.
Nino, tu dis bonjour?
- Bonjour. - Il a quel âge?
- Il a 7 ans. - 7 ans.
Je l'ai dit avant toi.
- Ça va, toi? Tu reconnais la maison?
Et le vieux monsieur?
- La maison, un peu, mais le monsieur, non.
- Ah! Désolé.
- Il était trop petit.
- Vous voulez
boire quelque chose?
- Une bière ou un verre de blanc, si t'as.
- Jean-Michel?
Jean-Michel?
Jean-Michel? - Non, merci, ça va.
- Je te fais visiter? - Oui, je veux bien.
- Alors?
- On va peut-ĂŞtre pas rester.
- Carrément? - Moi, vu l'accueil,
je me barre, c'est sûr.
- C'est un peu tendu.
- Un peu?
- On savait que ça risquait d'être tendu.
Vous vous attendiez Ă des colliers de fleurs et des cocktails?
- Le salon, la salle Ă manger.
- Oui… Très bien.
Alors…
- Ensuite…
Là , les chambres d'amis. - Oui…
Très bien. - Ils sont tous très attachés
à cette maison. C'est beaucoup de souvenirs. S'ils l'apprennent…
Ça, c'est la dernière chambre d'amis.
La salle de bain est petite. Mais bon…
- Euh… Je peux, là ?
Alors…
Voilà …
VoilĂ !
La salle de bain…
J'imaginais pas autant de chambres.
C'est un beau produit. Ça devrait partir vite.
- Mon amour, pardon, mais…
Tout le monde est dehors.
Ils savent pas quoi faire. Tu veux pas aller leur parler?
- Je vais y aller. - Je te raccompagne.
- Je te chasse pas.
- Tout va bien. Il fallait que j'y aille.
Au revoir. - Au revoir, Jean-Michel.
À bientôt. - À bientôt.
Qu'est-ce qu'on fait? - Pour?
- Pour les visites de demain?
- Je vais essayer de trouver une solution.
Je veux pas retarder. Je vais voir.
- M. Cantara, on est pas à un jour près.
On cale une visite la semaine prochaine.
- Vous déconnez ou quoi? Mon ex-femme sera là .
- Pardon, j'avais oublié.
- Elle est pas au courant.
- Bien sûr. On ne fait rien avant son départ.
Allez, merci à vous et… Et bonne journée.
- Papa, elle est où, la clé du cabanon?
Pour le scoot.
- Il est fond, va falloir tout sortir. - Tu nous emmènes, alors.
- Sur la poutre.
Bon. Excusez-moi, je suis désolé, je vais être cash.
Vous pouvez pas rester ici.
Je vous remercie d'avoir voulu me faire une surprise.
C'est très gentil à vous de soudain, vous soucier de moi. Mais…
Véro arrive dans 2 jours. Et moi, j'étais censé me barrer.
Donc…..
Désolé de gâcher ces belles retrouvailles.
Mais je dois vous demander de partir.
Alors, en même temps…
vous pouvez pas m'en vouloir puisque je vous ai pas invités.
Vous savez…
Pendant des années… mon seul plaisir,
c'était que vous vous sentiez ici comme chez vous.
Et vous demander de vous barrer, ça me rend malade.
Mais…
J'ai pas d'autre choix.
Donc, excuse-moi, Éric…
C'est sympa de lancer des invités chez les autres, mais…
Moi, tu me fous dans une position de merde. J'ai le sale rĂ´le.
Je me retrouve comme le connard de service.
- C'est pas moi qui ai organisé tout ça.
Je voulais pas venir. Ils m'ont persuadé de venir.
- Mais t'es venu.
Tu te souviens de ce que tu m'as dit?
Tu te souviens de ce que tu m'as balancé dans la gueule?
Que je pouvais crever ici et me torcher le cul avec mon fric. Putain!
Et t'arrives la gueule enfarinée.
- Non, j'arrive pas la gueule enfarinée, putain!
Oh mais merde, tu me connais!
J'ai l'air Ă l'aise? Regarde-moi.
Tu vois pas que je suis pas bien?
- Non mais… Tout ça, c'est de ma faute. Je suis désolé.
On aurait pas dû venir comme ça, sans prévenir…
S'il te plaît mon pote, ne le prends pas mal.…
On voulait te faire une surprise pour ton anniversaire.
- Mais je ne veux pas fĂŞter ce putain d'anniversaire! Merde!
Vous le comprenez?
Faut vous le dire comment, ça? Oh!
Et arrĂŞte avec "mon pote". D'oĂą je suis votre pote?
On se voit plus, on a plus la mĂŞme vie.
Et puis, arrĂŞtez de me dire que je vous manque.
C'est peut-ĂŞtre la baraque qui vous manquait,
pas moi. Vous m'avez abandonné comme une merde.
- On t'a pas abandonné. Le clash était avec Éric.
Et tu nous as tous mis dans le mĂŞme panier.
Tu répondais plus à mes messages.
- Vous m'avez tous abandonné. Pendant 3 ans, vous êtes partis ensemble,
en Corse, chez lui, lĂ !
Et en plus, vous invitez Véro!
Bon. Allez.… Stop!
De toute façon, c'est du réchauffé, ça.
Vous pouvez plus me saquer.
On a été potes 20 ans, mais on est pas obligés de le rester.
- Max, dis pas ça. On a arrêté de venir car c'était pas des vacances.
Et on te l'a dit à l'époque.
- Quand on était là , on avait l'impression de te faire chier.
Ça a pas changé.
- Ah putain!
Ça, c'est vraiment sympa comme cadeau d'anniv
de venir m'en balancer
plein la gueule! - Pas du tout, Max. C'est pas ça.
On s'explique, on se dit les choses,
C'est important pour se retrouver.
- T'as eu du mal Ă te remettre de la mort de Ludo. Nous aussi.
Qu'est-ce tu crois? Pour nous aussi, ça a été dur.
Tu nous en as voulu comme si on était responsables.
- Après, y a eu la séparation avec Véro. C'était l'enfer.
Pardon, s'il nous reste 2 semaines de congés,
d'aller nous reposer ailleurs.
- Vous l'ouvrez car vous avez les moyens d'aller ailleurs.
- Non, on l'ouvre
car on a vieilli et on a perdu assez de temps
comme ça. - Max…
On est revenus parce qu'on a pas envie de vivre sans toi.
Et tu nous as manqué.
Beaucoup, mĂŞme.
- Hum…
J'aurais jamais dû te dire un truc comme ça.
Je l'ai regretté à la seconde où je te l'ai dit, mais…
il m'a fallu l'admettre.
Alors, je suis venu pour te demander pardon.
Je te demande pardon.
Et puis, je voulais aussi…
te présenter ma fille. Elle a 10 mois.
Elle attend dans la voiture.
Mais puisque tu veux que je me barre,
je me barre. - Non…
Attends…
Pardon.
Je suis désolé.
Ça me remue beaucoup de vous revoir.
Je vous en ai beaucoup voulu donc…
Mais je suis content que vous soyez lĂ .
On trouvera une solution.
Même si c'est que 2 jours, ça sera déjà ça.
Il faut que j'aille m'allonger un peu.
Je dors très mal, en ce moment.
Bon. Vous me donnez une heure…
et je suis Ă vous. OK?
Et puis…
j'ai très envie de rencontrer ta fille.
- Ça va?
- Ils sont oĂą les autres?
Ils sont partis? - Oui. Ils sont partis
faire des courses.
- Ah! OK...
Je vais prendre une douche.
- Je viens avec toi. - Quoi?
- Je déconne. C'est pour te faire marrer.
Ça va être sympa.
- Catherine, vous pouvez rien faire?
- Elle a faim. À part être responsable
et la faire manger à des horaires décents,
je ne vois pas.
- Vous partez?
- Je vais pas tarder, oui.
- HĂ©!
Regarde qui j'ai trouvé.
- Ça va, Nassim?
- Mon ami!
Tu la sens, lĂ ?
Tu la sens, cette énergie entre nous?
- Ah oui, je la sens bien, oui! Oui, cette énergie, oui!
- Bon les bobos, c'est fini le câlin?
J'ai pas que ça à foutre, moi.
- À qui tu parles? Ça va pas?
- Quoi? Parce que monsieur est connu,
on peut rien lui dire? - Quel rapport avec ça, abruti?
- Connasse! - Oh lĂ !
- T'as pas eu d'éducation, toi?
- Marie! - Sors de lĂ !
Sors de là , fils de pute! Je vais te défoncer.
- Ferme-la ou je descends. - Laisse tomber.
- Viens! Je vous prends tous les deux. - ArrĂŞte. Oh!
Marie, arrĂŞte!
Arrête! Arrête! - Lâche-moi!
Descendez, bande de connards!
- Barre-toi. - Lâche-moi, putain!
Lâche-moi, putain! - Arrête!
- Faut la faire interner, ta copine.
- Putain!
- Enculé, va!
Il me traite de connasse, tu dis rien et je devrais la fermer?
Mais t'as vieilli, en fait. - Oui.
- T'es un lâche, une merde!
- Regarde, Marie, c'est ça.
- Ah oui!
C'est hyper beau! C'est toi qui l'as fabriqué?
- Oui, pour son anniversaire.
J'en ai fait 4. Je sais plus combien il a de toilettes.
- C'est charmé!
- C'est quoi? - Un petit banc.
Tu poses les pieds dessus pour que ça te relève les genoux.
C'est le principe des toilettes turques.
C'est récent de faire ça assis, 200 ans.
Alors que depuis la nuit des temps, l'homme fait ça accroupi.
Si tu fais ça… - Oui, mon corps me dira merci.
On a vraiment cette discussion? Comment faire caca?
- Non mais il Ă raison.
Y a plus de compression du ventre,
la défécation se fait plus librement. Logique.
- Tu vas pas t'y mettre?
- Moi aussi, je chie accroupie.
- Comment ça accroupie?
- Les 2 pieds sur la cuvette.
- C'est pas vrai?
C'est pas possible! Sérieusement?
Oh putain! Je veux pas
cette image. Je l'enlève.
Tu chies accroupie! C'est pas vrai!
C'est pas possible! Tu fais pas ça?
- Qu'est-ce qu'il a, lui? - Je sais pas.
- Allez, sors, sors! - Ça va, 2 minutes!
Qu'est-ce t'as, toi? - Dépêche-toi, allez!
Salut, Nassim.
- Salut, Antoine. Quel bonheur de te retrouver!
- Oui… T'es prêt?
- Quoi? - C'est bon?
- Mais quoi? - Go!
- Antoine!
Antoine!
Tu fais quoi?
- Tu m'as dit "on fera la course, après les courses".
- Non. On a passé l'âge de courir pour une chambre.
Vu l'ambiance, on peut s'abstenir. Viens m'aider.
- T'es ouf!
Il est ouf, ce mec!
- Tiens.
Catherine? Vous venez m'aider s'il vous…
- Je te rappelle. Oui. Je t'embrasse.
- Catherine… Pardon.
Vous pouvez m'aider? - Ne quitte pas, maman.
Je vous ai prévenu. Il est tard, pour votre fille,
il est tard pour moi.
J'ai fait toute la nuit dernière.
Aujourd'hui, j'étais supposée être off.
Donc, je veux récupérer ma chambre, maintenant.
J'ai droit Ă mon repos.
- Je sais, mais c'est plus pratique de rester pour l'installation.
On vous emmène à votre hôtel ce soir.
- Non, on fait comme on a dit. Sinon, appelez l'agence.
Ils trouveront quelqu'un qui s'adapte Ă vos horaires.
Oui, mamounette? - On va vous conduire.
Connasse!
- Laisse. Tu vas te faire mal au dos.
- Mets devant le portail, je me démerderai.
Tu peux accompagner Catherine Ă son hĂ´tel?
Quoi? Ça t'emmerde?
- Non, non, ça va.
- Oui, boubou.
Papa arrive.
- Merci, Nassim… Merci.
- C'est avec grand plaisir, Max.
Je les ai faits en pensant Ă toi.
Et celui-là a une particularité.
Il appartenait à mon grand-père. Il l'a fabriqué.
Joyeux anniversaire, mon ami! - Merci, Nassim.
Faut que je continue Ă ranger.
- Bien sûr. Fais ce que t'as à faire.
Quel bonheur de te retrouver enfin!
Je ne savais plus comment te les faire passer.
N'arrivant pas à te joindre…
La vie s'en est chargée
et a provoqué cette belle rencontre avec Marie, au marché.
- Bon…
Allez, salut.
- Au revoir, Max. - Au revoir, Nassim.
- Salut, Éric! Si tu veux faire du sport, n'hésite pas.
- J'hésiterai pas. Merci beaucoup.
- Bye! - Salut, Nassim.
- Comme si j'avais pas assez de merdes, ici.
Appeler les encombrants.
- Pleure pas, mon chat.
- Oui…
Que t'es belle!
Oh, t'es belle!
Je suis content de te rencontrer, ma pitchoune.
Elle te ressemble.
- C'est gentil mais pas trop. Elle ressemble à sa mère.
Viens lĂ , mon chat.
- Elle est oĂą?
- Sous ecsta, Ă Ibiza.
Mais parlons d'autre chose…
Max...
J'ai une super nouvelle Ă t'annoncer.
- Ah bon? Quoi?
- Tu veux? - Non.
J'ai arrêté depuis 10 ans.
- Euh… Y a plus de problème avec Véro….
J'ai la solution.
Je viens de louer une super baraque.
Elle est grande, magnifique,
en première ligne. On peut tous se retrouver
et passer du bon temps. VoilĂ .
Alors, on range, on nettoie. On se barre tous. C'est Ă 10 min.
Tu pourras te reposer.
Je m'occupe de tout. T'auras rien Ă faire.
Et demain, y a plus personne ici. VoilĂ .
Problème résolu. Qu'est-ce qu'on dit? Merci qui? Merci, Éric.
- Non, écoute…
C'est très gentil de ta part, mais…
J'ai des trucs à régler à Paris. Je vais partir.
C'est plus simple. Allez-y sans moi.
- Attends… Qu'est-ce que tu racontes, Max?
On a envie d'ĂŞtre avec toi, nous.
T'es comme mon grand frère. T'es notre grand frère à tous.
Enfin… Max!
Qu'est-ce qu'y a? Qu'est-ce qu'y a?
Max, mon poto, qu'est-ce qu'y a?
Max… Regarde-moi. Qu'est-ce qu'y a?
Qu'est-ce qu'y a?
- Les banques m'ont lâché. J'ai plus rien. Je dois vendre.
- Putain…
T'es en bonne santé, c'est l'essentiel.
Je leur dirai rien.
Mais tu vas pas rentrer tout seul Ă Paris.
C'est débile.
Reste, ça te changera les idées.
Si tu te barres, ils sauront qu'y a un souci,
ta meuf la première.
Tu en as parlé à Sabine?
- J'ai pas eu la force, encore.
- On fait comme ça, alors.
Max, ça va te faire du bien.
- OK. Mais j'ai un service
Ă te demander. - Tout ce que tu veux.
- S'il vous plaît! Allez, les amis! Isa!
Vincent! Venez, j'ai un truc Ă vous dire! Antoine!
Venez! Faut que je vous parle.
Bon… Alors, euh…
Comme je suis pas du genre à foutre mes potes à la porte…
j'ai trouvé une solution.
- Non?
- Le problème est réglé. Vous restez.
- Génial! - Mais… Pas ici.
J'ai loué une super baraque…
dans laquelle on pourra passer les vacances.
- T'as pas fait ça? - Adorable! Merci!
- Je vous propose…
On se fait un super dîner. Demain matin… on se tire.
Les vacances commencent.
- GÉNIAL! - Merci!
- Pour fêter ça, j'ouvre une bonne bouteille.
- Ah bon? Carrément?
- Y a beaucoup de chambres?
- Ouh lĂ !
- C'est une super nouvelle!
- Tiens, Max…
Pour le taxi, ce matin.
- T'avais pas besoin… - Si. Pourquoi? C'est normal.
C'est nouveau ça, tiens!
- De? - Comment ils faisaient avant?
- Avant ça. - Les enfants mouraient.
- Délicieux, ce Bordeaux. T'aurais pas du fromage?
- Je vais t'en chercher.
- Bouge pas, j'y vais.
On vient d'arriver, on a dit qu'on commençait demain.
Je te jure qu'on ira courir, demain.
- Pas de problème, mon chat. T'es grand.
Je vais mĂŞme te le chercher.
- Merci.
- Vous êtes carrément en mode "mon chat".
- Miaou!
- Il est sympa, non?
- Oui.
Il est super. - Il est génial. Il a un talent fou.
- Est-ce que parfois, il a besoin de figurants sur scène?
- Qu'est-ce qu'il fait? - Chorégraphe.
Ancien danseur à l'Opéra de Paris.
- Sous Louis XIV, alors…
- Il a le même âge que Max.
- Max était pote avec Robespierre.
- J'ai entendu, hein!
- C'est pour rigoler.
- Vous vous êtes rencontrés comment?
- C'était il y a un peu plus d'un an, au cabinet.
Je lui ai remis sa cheville. Et puis…
- C'est marrant, nous aussi on s'est rencontrés
au cabinet. - Aux toilettes?
- Il avait une rage de dents, a force de trop les serrer.
Je lui ai fait une anesthésie. Il s'est mis à pleurer.
J'ai craqué.
- C'est mignon!
- Même si j'ai vite compris le spécimen.
- Les petits chats!
- Nous, on est très heureux.
- Pour ma rage de dent?
- Non, mais…
que tu l'aies rencontrée.
- Maman, j'ai perdu ma dent!
- Oh! Super!
- Montre-moi.
- C'est laquelle?
- Faut la mettre sous l'oreiller.
Ça, faut demander à maman.
- Il veut quoi?
- Une glace.
- Non, c'est du sucre de merde. Et c'est l'heure de se coucher.
- Le film est pas terminé! - T'avais qu'à rester devant.
- Pff!
- Au lit!
- Elliot aussi va y aller, Nino. T'inquiète.
Elliot!
Au lit, avec Nino!
- T'es sérieux? Maintenant? On n'a pas le même âge!
- Allez! Tout le monde va se coucher! Jeanne! Arthur!
Montrez l'exemple! Extinction des feux!
Filez dans votre chambre! Ouste!
- Super, les vacances!
- On va pas se coucher maintenant?
- Comme ils font la gueule!
- Sale période! - Oui.
- Tu te souviens des dimanches soirs?
Le film commence, t'es obligé d'aller te coucher.
- Le lendemain, t'as de l'acné. - Et mon bisou?
- Il a grandi, c'est ouf!
- Je t'aime, mon grand.
- Moi, aussi.
Qu'est-ce qu'y a?
- Rien. Je te regarde.
C'est vrai que t'as grandi. Je me souviens de tas de choses.
- Tu te souviens pas que mon anniversaire, c'est le 15 mars.
- Hé, Elliot! Ça va pas bien?
- Qu'est-ce qu'il t'a mis!
- Excuse-le, Max,
c'est l'adolescence. - J'ai l'habitude avec les 2 couillons.
Je suis pas un bon parrain.
- Mais non. - C'est pas vrai! Tu l'as, celle-lĂ ?
Oh lĂ lĂ lĂ lĂ lĂ !
La tĂŞte qu'on a!
- Laisse-moi voir.
- C'est Éric, avant qu'il ressemble à M. Patate.
- C'est marrant. Ça te fait marrer, toi?
- Comme on a changé! C'était quand? Y a 7 ans?
- Non, presque huit.
- Elle est belle, maman!
C'est qui, lui?
- C'est Ludo. - C'est qui, Ludo?
- Allez hop!
Tu vas te coucher! Tu te grouilles!
- J'ai adoré le dernier, la comédie, là …
- J'ai adoré faire ce film.
Il a bien marché, en plus.
Ça fait 2-3 films que je fais qui cartonnent pas mal.
Antoine, mon portable est sur la table?
- Bouge pas, je vais te le chercher.
- Tu bouges mĂŞme plus ton cul?
T'as besoin d'un assistant pour te filer ton portable?
- C'est un peu bizarre
comme relation.
- Y a que moi qui lui ai trouvé du boulot.
C'est un travail comme un autre. Alors vos leçons de morale,
vous les mettez… - Tu le payes
en chèques emploi service?
- Je suis intermittent du spectacle. - Intermittent du travail.
- C'est rigolo, ça. C'est malin!
Où est le problème? Éric est mon meilleur pote et mon patron.
Je distingue les deux.
Il m'a tendu la main. Je lui suis reconnaissant.
Et mes parents aussi. Ils l'adorent.
Ça doit pas être facile pour toi, Éric.
Parce qu'entre l'acteur, l'assistant, l'ami, le confident,
tu sais pas qui t'as en face de toi.
Et tu me le fais jamais sentir.
Alors pour ça, merci, Éric.
- C'est quoi ces bips de merde?
- C'est moi. C'est des alertes.
C'est Happn, une appli de rencontres.
J'ai beaucoup de succès dans la région.
- Elle est chauchaude! - Je peux mettre de la musique?
- AH OUI! - Je vais te montrer.
Tu te branches en bluetooth.
- Attends. Bluetooth et Alex, ça fait deux. Laisse.
- Il était pas obligé de faire ça.
- Je vais t'aider. Tu veux laquelle?
- Celle-lĂ . - Celle-lĂ ?
- Oui, elle est super. - OK. Super!
- J'adore cette musique!
"Don't Go Breaking My Heart" (Elton John)
- Qu'est-ce tu fais?
- C'est parce que je vais me coucher.
C'est une maison en bois, on laisse pas le feu allumé.
- Oui, mais on est encore tous lĂ , nous.
- Ah oui… Ah merde!
Pardon. Je me suis dit… Bon, ben…
J'en refais un?
- Ben, non…
- Tu fais quoi, Max?
- Je vais me coucher.
- Tu prends pas un dernier verre? - Non. Pardon, les amis.
J'ai passé une mauvaise nuit. Donc…
La nuit dernière, là …
Donc… Hop!
Je fais une bonne nuit
et demain, je suis en forme!
Mais amusez-vous! C'est cool! Allez!
Allez! - Bonne nuit!
- BONNE NUIT, MAX!
- Bonne nuit!
"Daddy Cool" (Boney M.)
- J'adore! J'adore!
- Ça va, Vincent?
- Oui. Oui.
- Viens. - Viens avec nous.
- Ça sent le gazon. Qu'est-ce que vous faites?
"Slave to Love" (Bryan Ferry)
- ArrĂŞte. Tu vas ĂŞtre malade.
- Ne dites rien.
- Chut! - Chut! Chut!
Ah lĂ lĂ !
- Isabelle, je te trouve sublime.
Je te regardais danser. C'est incroyable comment t'as évolué.
T'as l'air confiante…
C'est vrai, bien dans ta peau, sereine…
Alors que ça a pas dû être…
facile tous les jours.
Tu as un corps magnifique!
Et pardon de le dire comme ça, mais qu'est-ce que c'est que ce cul?
- Mais que… - C'est juste…
Qu'est-ce qui s'est passé, quoi?
- Tu me dragues, lĂ ?
- Oui… Peut-être, oui.
C'est par rapport Ă Vincent que t'es mal Ă l'aise?
- Tu sais Antoine, pendant des années, j'ai pas… Enfin, je…
Je savais plus ce que c'était que de jouir. Et…
Depuis peu, je vis et je redécouvre des trucs de dingue.
Je m'arrête plus. Et plus je m'éclate, plus j'ai envie.
- D'accord…
- Par contre, je me suis donné une règle.
C'est de pas faire n'importe quoi.
Et qu'il y ait un minimum de… de séduction. Tu comprends?
Que je me sente un minimum attirée. Tu vois?
- Attirée, oui… - Tu vois? Et…
Avec toi, ce serait bizarre, comme faire ça avec mon petit frère.
- Oui, oui, oui.
Oui, oui, d'accord.… Non, oui, oui.
Oui, mais je vois ce que tu veux dire.
Oui, dans ce sens-là , oui…
- Mais en tout cas, merci pour ce que tu m'as dit. Ça me…
- Ne me remercie pas. T'as l'air… d'être en pleine forme.
- À demain. Dormez bien.
- J'espère que ça va biper, hein?
- Vous avez tout? Vous avez besoin de rien? Vous êtes sûrs?
Dormez bien. À demain. Ciao!
- AĂŻe!
- Qu'est-ce tu fais là ? T'es pas couché?
- J'arrive pas Ă dormir avec les autres. J'ai peur.
Je peux dormir avec toi?
- Ah non! C'est bon, je vais pas dormir avec tous les gamins!
Je vais pas me taper
toutes les générations. - Quoi?
- Non, rien.
Bon, d'accord. OK.
Allez, vas-y. Mais que cette nuit, hein?
Allez, ouste! Au lit!
- Oui. - Je la mets sous l'oreiller, hein?
Allez!
VoilĂ .
Bonne nuit, mon bonhomme.
- Viens. - Quoi?
- Viens te mettre là 2 minutes. - Non, je vais pas m'allonger, ça va.
- Allez! Deux secondes!
- Bon. OK.
- Tu vois, on est bien, tous les deux, non?
- Oui.
- Bouge pas.
"So Nice" (Curtiss Maldoon)
- HĂ©! Oh! Les gars! Vous allez oĂą?
Les bagages vont pas y aller seuls. - Ouais.
- Je t'ai dit, pas FaceTime. Il est pété mon écran, Nino va rien voir.
Je peux le voir, moi. En quoi ça te dérange?
- Nino!
C'est ton père.
- AllĂ´? - Salut, mon gars!
Tu vas bien? - Oui. LĂ , on vient d'arriver.
- Tu m'entends? - Oui, mais je te vois pas.
Merde! - Je t'entends mais je te vois pas.
Oh, c'est con!
- Oui, c'est chiant.
Tu as eu mon message?
- Oui…
Là , un cabanon, quoi…
Avec des chambres.
Vous verrez, hein.
Ă€ droite, y a une piscine.
- À droite, la piscine.
- Super! - Chauffée?
- Ouais, ouais…
LĂ , la suite des chambres.
- Waouh! - Ça a l'air énorme.
- Et là …
- Là , on peut déposer les bagages, non? - Oui. Voilà .
LĂ , la maison principale.
- Là , j'ouvre par là . Là …
- Oh la vache! Oh!
T'as fait très fort, là ! Très fort!
- LĂ , je veux participer, Max. C'est trop.
- C'est démentiel! - C'est de la folie!
Max, ça va pas bien? - Mais non!
- C'est sublime, non? - Oh oui!
- Hein Alex? C'est beau, hein?
Ça va te coûter une fortune, cette connerie.
C'est cher? Combien tu payes?
- T'inquiète pas.
Alors?
- Non mais c'est dingue!
- T'as vu comme c'est beau! - C'est un truc de malade.
- Incroyable! - Sublime! Sublime!
- Putain! La première ligne,
- Oui. c'est autre chose!
- Ça fait des années qu'on vient ici, c'est la première fois
que je vois une maison comme ça.
- C'est débile de venir ici et de pas avoir
vue sur l'eau.
- On n'a plus l'impression d'ĂŞtre au mĂŞme endroit.
- Bon, Max.….
Comment on fait pour les chambres?
- Non. Max est lĂ pour se reposer. C'est moi qui m'occupe de tout.
Ça va?
- Merci.
- Alors, pour la distribution des piaules…
- Moi, je veux une piaule avec vue sur mer.
- Viens voir. - Je la connais, la chambre.
- Tu la connais? C'est encore pire. Merci.
C'est agréable.
Regarde. Tu te fous de moi? Je vais pas passer ma vie Ă dormir
avec les gosses. La baraque est immense.
- On est beaucoup. Calme-toi. Mets-y un peu du tien.
- Pourquoi pas dans celle-lĂ ? - Elle est pour Isa.
T'es relou.
- Isa peut aller lĂ -haut.
- Non, je veux convaincre la grosse de dormir ici.
- C'est moi, la grosse? - Non.
Je disais la grosse, en règle générale. C'était pas…
Merci pour tes conneries.
Catherine! Cathy!
- Au moins, y a une chambre de libre. - Catherine! Cathy!
Vous allez pas me laisser seul?
- Appelez-moi un taxi. Je veux partir.
- Non. Catherine, je le pensais pas.
C'était pour le faire rire.
Quand j'étais petit,
j'étais gros, moi aussi. J'en ai souffert.
Je sais très bien ce que vous vivez.
Ou pas…
Je veux dire… C'est pas ce que je voulais dire…
Sa mère est folle. Elle est incapable de s'occuper d'elle.
Ça m'angoisse beaucoup. Énormément.
Vous êtes importante pour l'équilibre de cet enfant.
Hein, ma fille?
Je dis pas suffisamment les choses, mais…
Je vous estime beaucoup.
Et j'apprécie tout ce que vous faites pour elle.
Quand vous me rouspétez, je sais que…
- Ça va. Arrêtez. C'est insupportable.
Reprenez-vous.
- Pardon.
- Mon bébé, papa va s'occuper de toi.
- Votre petit jeu d'acteur, vous êtes même pas bon…
Vous ĂŞtes irresponsable.
- Oui. C'est pour ça que j'ai besoin de vous.
Catherine…
- Je vais rester, mais c'est pour Mila.
Et quand on rentrera, vous trouverez quelqu'un d'autre.
- Je comprends.
- Vous comprenez pas. - Non.
- Vous êtes pathétique. - Oui.
Tenez.
- Voilà … Valise!
- Oui.
Ouh! Ouh!
"Girls Just Wanna Have Fun" (Cyndi Lauper)
- HĂ©! Marie! Oh!
Marie! Oh! Oh! HĂ©! HĂ©!
- Bon d'accord, je descends Ă la cave.
- Catherine, excusez-nous. C'est le 1er jour.
On est un peu excités. Je passe vous voir.
Baisse! Baisse!
Va baisser, putain!
- On a trouvé un crabe! On a trouvé un crabe!
- Oh là ! Il est énorme, celui-là !
Regardez-moi ça! Oh là là ! - Chanmé!
- Et comment on va l'appeler?
- CRABUS! - Crabus?
Crabus, le crabe qui mord les enfants!
Ça vous va si je fais des pâtes? C'est le plus rapide.
- C'est génial!
- C'est très bien, les pâtes.
Je te file un coup de main?
- Non. Tu fais rien.
"I Can't Help Myself" (The Four Tops)
- Ça va? - Super.
- Hé hé! Bonsoir tout le monde! - Hé!
- Jean-Louis!
- T'es venu avec des huîtres? C'est original.
- C'est ma spécialité. Je vous surprends toujours.
- Ça va?
- Ça va, ma princesse? - Oui et toi?
- Comment tu vas? - Super.
- Ça va, mon pote?
- C'est toi qui cuisines? - Ouais.
Voilà ! Des pâtes aux huîtres!
- C'est dégueulasse! C'est pas des… comment? Vongole?
- C'est des palourdes. Des pas comme toi, quoi.
- Quelle est la différence entre une huître et une moule?
Essaye d'ouvrir une huître avec ta langue.
- Salut, Antoine!
- Ça va? - Bien et toi?
- Dis-moi, j'ai oublié de te demander, t'es venu avec Juliette?
- Jean-Louis, ça va? Viens me raconter un peu.
- Super bien. Et toi?
- Oui, cool, moi aussi…
- Putain! Vous avez pas autre chose Ă foutre?
Désolé mais vous me foutez le cafard.
À votre âge, j'avais une vie plus riche.
Je faisais du dessin,
des poèmes, du vélo, des cabanes dans les arbres.
Vous êtes là , sur vos écrans, complètement abrutis.
Pff! Vous faites mĂŞme pas de sport.
La vie, ça vaut rien sans adré.
Vous savez ce que c'est l'adrénaline?
C'est pas vos.… conneries de…
débiles, là …
Qu'est-ce que vous faites, lĂ ?
Hein?
C'est quoi, ça? - Des chenilles
processionnelles. Il faut pas les toucher.
- Ah oui? Pousse-toi, alors.
- Attention, c'est des processionnelles.
- Oui. Pousse-toi. - Qu'est-ce tu fais?
- Je les pousse. Je les mets sur le côté.
- Je ferais pas ça. - Jean-Louis et Nassim
ont dit qu'elles étaient urticantes. Leurs poils s'envolent
quand tu les touches. - Ils disent ce qu'ils veulent.
On se pousse! - Oh, le con!
- Jean-Louis et Nassim gna gna gna… Pff!
N'importe quoi! Qu'est-ce qu'il y connaît, Nassim?
- Respire par le nez. - Ben, oui.
- Tu vas crever.
- Jean-Pierre, notre toubib local.
- C'est pour moi. - Bonsoir!
- BONSOIR!
- Ah oui! Ah oui! C'est un bel œdème de Quincke, ça!
C'est magnifique! Faut pas toucher
aux chenilles. - Je sais.
- On vous l'a pas dit?
(Tous les enfants) Si, on lui a dit!
- Antoine, tu veux pas aller te coucher?
- Non, ça va. Je suis bien avec vous.
- Tu vas où, mon chéri?
- Je vais voir le film avec les autres.
- Bonne nuit, mon grand.
- Marie, comment ça se passe à Rennes?
- Ça se passe. C'est pas toujours facile de retourner
chez ses parents. Mais c'est pratique par rapport à Nino, mon taf…
Vu que je bosse la nuit… - C'est bien un resto?
- C'est un bar-concert.
Ouais…
- Mais… tes voyages, les Indiens, les tribus?
- Ils ont tous des portables. Qu'est-ce que j'irais foutre lĂ -bas?
Ça sert plus à rien.
De toute façon, on vit dans un monde de merde.
On chopera tous le crabe.
Une personne sur 3 va avoir un cancer.
C'est facile de faire le compte. On est… dix autour de cette table.
Ça fait… plus de 3.
Faites pas la gueule.
Ça fait des années que vous bouffez de la merde.
Fallait s'en rendre compte plus tĂ´t.
Je fais partie de ceux qui pensent que ça sert plus à rien de se battre.
- On a compris, Marie, ça suffit.
- Quoi, ça suffit?
- Ça suffit, on a compris. Merci.
- Tu m'as soûlée, toi.
Je vais me prendre une bière, tiens.
- Ben… j'ai une bonne nouvelle…
Moi, c'est déjà fait.
Ça fait une personne de moins, ici.
Pardon Marie, c'est pas du tout contre toi, mais…
Je crois que c'est important de se battre.
J'ai eu un cancer du sein, il y a 2 ans.
Maintenant, je vais très bien.
Et donc…
J'ai foutu en l'air l'ambiance? - Non, pas du tout.
- Non, pas du tout.
- Mais tu es guérie ou tu es en rémission?
- En.…
En rémission.
- Ah oui? Donc t'es pas complètement guérie.
Donc ça fait une demi-personne en moins.
Statistiquement.
- Oui. C'est une façon de compter.
- Par rapport Ă ce que disait Marie.
- Oui…
- Les graisses brunes stagnent dans le sang.
- C'est quoi les graisses brunes? - Y a les graisses jaunes…
- Pardon.
Je suis une connasse. Excuse-moi.
- Non, non…
Tout va bien, Marie. Tout va bien.
- C'était quoi ton idée d'invention? Un calbut?
- C'est vrai que ça a une utilité.
- Je comprends pas. En quoi ça consiste exactement?
- Ce sont des poches de froid…
- Que tu places au niveau du périnée. - Non? Sans blague?
- Non, mais c'est sérieux.
- Pardon. Les autres dorment. J'ai vu la lumière.
Tu me prĂŞtes ta voiture?
- Oui… Bien sûr.
- Ça va?
- Tiens. - Merci.
Coucou! Ça va?
- Ça va et toi? - Oui.
J'ai pas beaucoup dormi mais ça va.
J'étais à Pau.
- Oui. - À Pau?
- Mais c'est loin! - Oui. Mais j'aimais bien la photo.
- Oui. - Du café?
- Tu mets les mains derrière la tête.
Et on enchaîne une série de 25 abdos dans les respirations.
Tu ouvres bien tes ailes de requin.
Pourquoi tu serres les fesses? - Pour gainer.
- Tu marcherais en serrant les fesses? Gainer… Gainer…
Ton corps est un jardin. Tu en es le propre jardinier.
- Dites-moi les filles,
qu'est-ce que vous voulez dîner? - Waouh!
Merci, mon poto!
- Parle à mon cul… - Quoi?
- Maintenant, inspire en descendant.
- Bonjour.
- Ça va? - Salut. Je peux prendre un verre d'eau?
- Dans la cuisine. - Merci.
- C'est quoi ce délire?
- Oui, c'est dingue!
- Ho! Ça va? - Non. Tu l'as rencontrée où?
- Bonjour. Je peux prendre un verre d'eau?
- Oui, dans la cuisine. - Merci.
Ah, merci!
- MERCI, AU REVOIR! - Salut, Arthur!
- Salut, les filles! À plus! - Au revoir!
- Alors là , mon gars, tu fais la fierté de ton père.
- Rien Ă dire. Respect.
- Il s'est rien passé.
- Elles ont pas voulu?
- Elles voulaient que ça.
- Et alors?
- Alors, elles sont sœurs.
C'est dégueulasse. - OH, PUTAIN!
- C'est pas vrai, putain! - Quel con, ce gosse!
- C'est pas vrai?
- T'as très bien fait, Arthur. Les écoute pas.
- Non! Non, t'as pas très bien fait!
Regarde-moi. Tu vas le regretter tous les jours de ta vie!
Quand tu vieilliras,
tu vas t'en vouloir toute ta vie! T'es fou!
Il est… C'est tes sœurs? Ben alors? Il est fou!
- T'es un gros porc. - Mais c'est la nature!
"Pennies From Heaven" (Louis Prima)
- Quel con, putain!
Mais quel con! C'est pas vrai! Putain!
Je lui ai dit d'attendre! Putain!
Appeler agent immobilier.
Putain!
AllĂ´? Oui. Max Cantara, Ă l'appareil. La pancarte!
Sur le portail… la pancarte, putain!
Je vous ai dit d'attendre!
Il se croit oĂą, lui?
75 ça m'aurait étonné!
- Ben… Max Cantara?
- Oh, putain!
- Oh, c'est pas vrai?
Comment tu vas? - Ça va super.
- Tu vas bien? - Salut, Alain.
- Qu'est-ce tu fous lĂ ?
Tu viens souvent, ici?
- Depuis que je suis mĂ´me. - Je savais pas.
On va se croiser. J'ai loué une semaine avec 2 potes.
On est venus s'amuser un peu.
C'est ta maison? - Oui.
- Et tu vends? Ah merde! Putain!
J'ai appris pour l'affaire du Trocadéro.
Je… T'aurais jamais dû t'embarquer là -dedans.
T'as toujours été prudent.
Enfin… on fait tous des conneries.
C'est dur en ce moment, pour tout le monde.
Tu me fais visiter? Ça, ça m'intéresse bien.
- Non.
"I'm Sad About It" (Lee Moses)
- Attends, on va regarder si y a un truc dans le frigo. Sinon…
Ça m'aurait étonnée…
"Attention"…
Alors…
"Bien refermer le gaz.
"Ne pas toucher au réglage des radiateurs.
"Ne pas toucher aux bouteilles de vin.
"Ne pas fumer dans…" - Véro, y a des mecs dans le jardin.
- Vous faites quoi, lĂ ?
- Excusez-nous, on savait pas qu'y avait quelqu'un.
Le portillon était ouvert, on s'est permis d'entrer.
- Ah bon? Vous vous permettez d'entrer chez les gens?
- Je suis désolé. Je m'appelle Alain. Je vous présente Franck, Xavier.
Je suis un ami de votre mari. - Ex-mari.
- Pardon. Je savais pas.
Je suis restaurateur comme lui.
Ce matin, il m'a proposé de visiter la maison. Je la montrais
à mes amis. Je suis intéressé et je voulais leur avis.
- Intéressé par quoi?
AIIĂ´? - Oui. AllĂ´?
Je suis Ă la Maison.
C'est quoi, cette histoire?
T'as mis la maison en vente?
Sans m'en parler? Sans en parler aux enfants?
T'as toujours dit qu'elle leur reviendrait. Tu te fous de ma gueule?
- Véro, déjà , tu me parles pas comme ça.
Et t'arrĂŞtes de me culpabiliser tout le temps.
Je fais ce que je veux. C'est toi qui l'as payée?
Oh! C'est toi qui payes l'entretien?
Tu te rends compte de ce que tu dis?
J'ai passé plus de 20 ans dans cette maison.
On l'a construite ensemble. J'ai élevé les enfants.
On a fait les plans ensemble. Et tu me parles d'entretien.
Y a que l'argent qui t'intéresse? C'est quoi, cette embrouille?
*T'as toujours voulu cette maison. - Écoute-moi.
J'ai aucun…
J'ai aucun compte Ă te rendre!
C'est toi qui es partie, je te rappelle!
Je suis sympa de te laisser la baraque
pour que t'invites ta connasse de copine nympho!
M'emmerde pas! Je fais ce que je veux!
- Non! Tu ne fais pas ce que tu veux!
On est pas encore divorcés, et je veux divorcer!
Ne parle pas de Géraldine comme ça!
Vous ĂŞtes oĂą?
T'as dit aux enfants
*de me mentir? Tu me fais chier, Max.
Tu me feras chier jusqu'au bout.
Tu sais quoi? Tu vas crever tout seul avec ton pognon.
T'es qu'un connard!
- J'ai fait une grosse gaffe.
Je suis navré des proportions que ça prend.
- C'est pas grave…
Je l'aurais appris
d'une manière ou d'une autre. - On va vous laisser.
On est juste à côté. En cas de besoin, surtout n'hésitez pas.
Et si on peut vous inviter à venir prendre l'apéro, en voisins…
ça sera avec plaisir.
OK?
- Ben, ouais.
- Ou même.…
peut-ĂŞtre maintenant?
Hein?
Ça va vous faire du bien.
Hmm?
- Sabine, Max, Isabelle… Ah oui! J'ai oublié Jean-Louis.
I manque quelqu'un, il me semble.
Toi, Isabelle, Max, Sabine…
Marie, Éric…
- T'aurais une vodka ou un truc fort?
- Je te fais ça.
Tu t'en sors très bien, mon pote. Continue comme ça.
- À moi! À moi! À moi! Est-ce que
je suis… un homme? J'ai déjà demandé. Est-ce que je suis grand?
- NON! - On sait pas.
- Oui, il a raison.
- T'es toujours assis. - Ne lui dites pas.
- Trop tard. David Pujadas!
- Allez, bois! Bois.
- Tu bois! Tu bois!
- Pas con, pas con, Pujadas!
- Alors moi, je suis…
une femme américaine… - Oui.
- Riche. - OUI.
- Euh… Ah! Je suis… Euh… Ophra…
Oprah Winfrey! - Non! Tu bois!
- Allez!
- Oh, la vache!
Non, mais je rĂŞve!
- Je l'ai jamais vu comme ça.
- Je te rassure, nous non plus.
- Oh! ArrĂŞtez.
Vous nous foutez la gerbe.
- Sortez-les! C'est honteux!
Dehors! C'est honteux!
- T'es hyper sexy quand t'es bourré. J'adore!
- Bon, Marie, tu bois. T'as perdu!
- Elle fait exprès de perdre. - Évidemment.
- Moi, je suis une femme, j'ai 50 ans, je suis blonde.
- OUI. - Je suis bonne?
- Non, pas bonne. Pas bonne.
- Allez, bois.
- Non. J'ai pas donné de nom.
J'ai pas donné de nom. Je bois pas.
- Si on donne un nom.
J'ai pas perdu, putain!
Vous me faites chier avec vos règles à la con.
- Tu bois! Tu bois! - Chut!
J'appelle, je laisse des textos depuis une demi-heure.
Mila s'est réveillée 4 fois à cause de vos cris.
Je suis fatiguée! J'en peux plus!
J'en peux plus!
J'ai besoin de dormir! Vous comprenez?
Vous me payez pour crever?
Je suis ni un animal, ni un robot!
Vous me mettrez sous perfusion?
- Désolé. On s'est pas rendus compte.
Là , on… On va aller se coucher. Donc.….
- Catherine, on est désolés.
On s'est pas rendus compte. Vraiment, pardon.
- Je ne redescends pas.
- Non, non.
Bonne nuit, Catherine. - BONNE NUIT!
- Chut!
- Oh! Je sais qui c'est! Je sais qui je suis!
Je suis Catherine.
- Non. - Bois! Bois! Bois!
- Qu'est-ce qu'y a? T'as pris le T-shirt.
Je suis désolé.
- Ah! Mais merci, Alain. Mais merci!
C'est la première fois que je me sens aussi bien, ici.
J'ai toujours adoré cet endroit.
Mais ça a toujours été du stress, des réflexions, des interdits.
Il m'a tellement fait chier!
Mais que c'est bon de rire! Merci, Alain!
- Dommage de pas s'être marrés dans cette baraque.
C'est con qu'elle soit plus Ă vendre.
- Ah! Si c'est vous, on peut toujours en discuter.
- C'est vrai?
- Mais vous l'achetez avec moi dedans.
- C'est vrai? - Oui.
- On peut avoir Géraldine aussi?
- Moi, je suis gratos.
- Waouh! Waouh!
Je vais en chercher une dernière pour fêter ça, alors?
- Non, non, non! Oh lĂ ! Non, non, non. Il va ĂŞtre dingue.
- Tant mieux. - Il sera fou.
S'il apprend qu'on a bu son vin… Alain, non. Mais non.
- Ça, c'est rien.
C'est quand il apprendra que je me suis tapé sa femme.
Musique brésilienne.
J'ai trouvé ça!
Château Lynch-Bages 1982.
On peut se permettre? - OUAIS.
- On va se gêner! - Ça sent bon.
Ça sent très bon.
- J'ai toujours rêvé de faire ça.
- Bravo!
- On! J'ai envie de danser.
- Oh lĂ lĂ ! Oh dis donc! T'as le rythme dans le sang!
Mon Dieu! Mais ton corps est une liane!
"99 Luftballons" (Nena)
- Vous ĂŞtes barjos!
- Je peux pas toujours faire les mĂŞmes films.
- Mais si!
Il faut faire plaisir aux gens.
- Non, il faut faire des choix pour de bonnes raisons.
Max, tu devrais pas boire ça. C'est de la merde.
J'en buvais plein. Tu sais ce qu'ils ont trouvé?
Du quartz dans mon colon. Je te jure.
- C'était pas plutôt la montre d'Alex?
On lĂ lĂ ! Putain laisse tomber.
Hé, mon pote! Je fais des vannes mais…
J'aime beaucoup Alex. Il est super.
Puis t'as l'air hyper heureux. Il est super, Alex?
- Ouais…
"Toop Toop" (Cassius)
- Merci, mon pote.
- Éric! Y a 2 nanas qui m'ont reconnu aux chiottes.
Du film de KopnaĂŻeff.
À l'avant-première de Bordeaux.
Elles m'ont vu dans la scène du commissariat.
XY en a une qui m'a dit que j'avais bien chopé
la gestuelle du flic. Ça fait plaisir.
Vu comme j'ai bossé pour cette scène!
C'est pas facile sans dialogues.
Ça me fait bizarre qu'on me reconnaisse.
Je peux leur dire de venir? - Non.
"I Feel Love, Patrick Cowley remix" (Donna Summer)
- C'est le problème français. On te catalogue dans un type de rôle.
Alors que moi, je suis un peu couteau suisse.
Aux États-Unis, c'est un peu différent.
Mais… - On va y aller, nous.
Salut.
- Salut. - OK. Salut!
Très agréable…
- Ho! Ho! Ho!
- Que c'est bon de boire!
- Oui. Demain, tu sautes en parachute?
- Oui. - Je viens avec toi!
- J'ai trop de pression, faut que je lâche tout, quoi!
Oh, je t'aime!
- Moi aussi.
Tu vas adorer. C'est dément.
Le plus fou, c'est quand ils ouvrent la porte de l'avion.
T'as de l'air qui rentre…
- C'est plus la mĂŞme, surtout.
C'est… Ça fait plaisir de la voir comme ça, quoi. Hein?
- Oui.
- Elle a confiance en elle, elle est…
Et puis elle assure avec Vincent. Hein?
Qu'est-ce qu'y a?
- Rien.
Pourquoi t'es pas tout le temps comme ça?
- Quoi? Je suis comment?
- Tu parles doucement. T'es plus douce. Tu gueules pas.
C'est toi qui m'as demandé de chuchoter.
- Pourquoi t'es tout le temps en colère?
T'en veux Ă qui exactement?
Tu vas continuer pendant longtemps comme ça?
Tu vas rester dans ton bar pourri Ă Rennes?
Ça va être ça, ta vie?
- Le Georges Clooney de Quimper,
mĂŞme si tout va bien pour toi, pense pas qu'on vit de la merde.
Je suis très heureuse. - T'es très heureuse?
- Ouais.
- C'est pour ça que tu picoles toute la journée. C'est ça?
Tu t'es vue avec Nino?
Tu lui gueules dessus, t'es tout le temps énervée…
Trois jours qu'on est là , t'as pas passé une heure avec lui.
Tu le fourres dans les pattes des autres. Mais putain…
Tu voulais sauver l'humanité
et t'es mĂŞme pas capable de t'occuper de ton fils.
Si le Monde va mal, c'est pas de sa faute.
Il y est pour rien.
- Tu sais ce que c'est de t'occuper d'un enfant,
avec ta nounou Ă plein temps?
T'es pire que moi.
C'est vrai, j'ai du mal avec lui.
Il me met face à tout ce que je déteste dans le monde, ce gosse.
Puis je suis plus libre… ça me rend ouf.
- Libre de quoi? Je comprends pas. Tu préfèrerais être seule?
Tu veux finir toute seule? C'est des conneries.
Tu dis ça car t'es incapable de rester avec un mec.
Ça va faire 8 ans, Marie…
On peut pas parler de Ludo sans que tu pleures.
- C'est pas vrai.
Et quoi?
Ça te pose un problème qu'il me manque?
Ça te pose un problème que j'arrive pas à vivre sans lui?
- Oui, ça me pose un problème.
Moi, je veux que tu sois heureuse.
- Arrête de me péter les couilles si tu veux que je sois heureuse.
- D'accord…
Tu veux pas de moi, alors?
- Tu vas essayer combien de temps?
- Jusqu'Ă ce que tu comprennes.
- T'es complètement débile!
N'importe quoi. T'es complètement barjo!
Mais… je pourrais jamais
ĂŞtre avec un mec comme toi. Mais jamais de la vie.
Et toi, tu me supporterais pas.
- Avec ta grande gueule, j'aurais un peu de mal,
mais je suis prĂŞt Ă faire des efforts.
Je suis prêt à aller vers toi. Même avec tes pires défauts.
- ArrĂŞte. ArrĂŞte, arrĂŞte.
Si tu me touches, je te jure…
- Quoi? - Je te jure…
- Ben, quoi?
- Éric!
Éric!
Marie!
Éric! - Oui?
- Arrête de gueuler comme ça. - Il est…
- Tu me dis de chuchoter et tu beugles comme…
- Éric! Marie! - Oui. Quoi? Qu'est-ce qu'y a?
- Éric! Éric! Éric! - Il me fait chier! Putain de merde!
- Éric!
♪ Musique rythmée
- Ça va? - Ouais.
- Max! Max! Arrête! Tu vas attraper la crève! Max!
- Oh non! Max!
VoilĂ mon carrosse!
Il va nous raccompagner.
Tu nous raccompagnes?
- Là , ça va être compliqué.
- Max, mets quelque chose sur toi.
- Avayé! Avayé! Avayé!
- Quelle soirée merveilleuse! Merci, Alain.
- Non, merci à toi. C'était super, hein? - Oui.
- Bon… À demain, alors?
- Oui. - On se fait barbecue.
- Oh que oui! On va se le faire, ce barbecue.
- Oui. - Tu me files les clés?
- Oui. - Que j'aille dormir.
- Bon ben, OK...
- Je vais raccompagner Xavier, si ça t'embête pas.
- Ah bon? - Oui.
- Bon… OK. À tout à l'heure.
- Non, plutĂ´t Ă demain.
- Ben, merci.
Ă€ demain. - De rien.
- Bonne nuit.
- Non, non, non… pas ici.
Pas ici. C'est pas bien.
- Si justement, c'est ça qui est bien.
- C'est n'importe quoi. Tu me fais faire n'importe quoi.
Je perds le contrĂ´le. Alain, arrĂŞte.
- Allez, lggy Pop.
On va se coucher. Viens, mon amour.
Max? Putain! Allez, allez! Viens.
Je vais jamais réussir à le monter.
- Je vais t'aider. Je vais me coucher, de toute façon.
- Ça va, Max? - Tu le mets contre la chaise.
Ă€ 3, tu le bascules.
Un… deux…
On bascule! Yalla!
- Fais gaffe, il va rendre.
On voit son cul! - Salut, isabelle.
Salut! - BONNE NUIT!
- Je vais me coucher.
Je tiens plus debout.
- T'as raison, faut pas tirer sur la corde.
- Allez, bonne nuit.
- Bonne nuit!
Je vais mater un film, moi.
- Oui, un petit film.
Un film, c'est pas bĂŞte.
J'ai trop picolé, je peux pas pioncer.
- Tu veux regarder quoi?
- Je sais pas… Et toi?
- Je sais pas.
- Tu veux qu'on regarde Love Actually?
- ArrĂŞte. M'approche pas, je t'en prie.
Par contre, pour pas faire chier tout le monde avec le bruit,
c'est mieux de le regarder dans ma chambre.
- Oui, bien sûr.
- C'est le mieux.
C'est ce qu'il y a de mieux Ă faire.
- Oui. C'est Vincent. - Oui?
Je te dérange pas? - Non.
Qu'est-ce qu'y a?
- Je pensais à un truc…
Je… Je me disais tout à l'heure… dans la boîte…
Pas que dans la boîte, d'ailleurs. Ça fait quelque temps que…
que… je sais pas comment t'expliquer ça. Je…
Je te trouve transformée… T'as changé.
Et… Ce que je veux te dire, c'est que…
Euh… Plus le temps passe…
Et… des fois, on fait des choix…
parce qu'il y a des moments de vie…
Tu comprends ce que je veux dire?
- Ben… pas tout.
- En mĂŞme temps, je remets pas en question ma relation avec Alex.
Je l'aime vraiment.
Mais… ce que je veux dire c'est que… plus je te regarde…
et… plus je te trouve belle…
et…
j'ai encore très envie de toi…
- Ben euh…
Je sais pas quoi te dire. Je m'attendais pas du tout à ça.
- Oui… Non, oui… J'ai trop bu, ce soir.
Je… J'aurais jamais dû…
venir te dire tout ça… - Mais non!
C'est… C'est important de dire les choses.
- Oui, oui…
Mais j'ai pas le droit de faire ça. - Pas le droit…
Pas le droit… Si, t'as le droit de…
"Not The Girl You Think You Are" (Crowded House)
- Hé…
Ça va, toi?
Tu nous as fait un café?
- T'as la machine à café, là .
- Ah, d'accord…
En mode "démerde yourself", quoi…
T'es marrante, toi.
- C'est bon? Ça va aller? - Je sais pas.
- Attendez-moi, je viens avec vous. - Ah bon?
- Quoi "Ah bon"?
- HĂ©!
C'est normal le bruit chelou, lĂ ?
- Oui, c'est bizarre.
- Un problème, Pascal?
- C'est dans le moteur.
- C'est très con de dire ça!
Je flippe. C'est normal.
C'est pas rassurant de sauter dans le vide Ă 200 km/h.
- Ho! HĂ©! Max! Max!
C'est jamais bon de s'agiter dans un avion.
T'es stressé, c'est normal.
Mais lĂ , tu fais partie d'un groupe.
Hors de question que tu communiques ton stress.
D'accord? Détends-toi, tu vas surkiffer.
Fais-moi confiance. Allez!
- Allez, c'est bon!
- Mets la tête comme ça.
"Baba O'Riley" (The Who)
- Marie, on se met en place.
- Je te préviens, je vais gueuler comme ça fait longtemps que j'ai pas gueulé.
- T'inquiète pas, c'est fait pour ça. Prête?
- OK.
- Tu mets la tête en arrière. - Ouais, c'est bon.
- OK. C'est bon pour toi? - Ouais.
- Je veux pas mourir. - Moi non plus.
- Ça va? Ça va? - Oui, oui.
- Tout va bien? - Wouh! Oui!
- Calme! Calme-toi!
- On relève bien les jambes.
- Oh putain, j'ai tout lâché! J'ai tout lâché!
J'ai tout lâché! Tout!
Ah, merci mon pote!
Merci! Merci!
Oh, c'était génial! Génial! - Chanmé!
- J'étais là … J'avais l'impression de voler.
- Bravo! Félicitations! C'est top.
- J'ai pas eu peur. Même au départ,
quand l'avion part.
J'avais pas peur.
Un homme volant, quoi.
- Oh non! C'est pas vrai!
- Il faut mettre des couches, maintenant.
- Tu fais une tĂŞte!
- T'as pris une douche, lĂ -bas?
- Ben, oui. - C'est sain.
Son corps se libère des tensions, des toxines.
L'image est très belle.
- Laisse-moi voir! - Ça suffit. Elliot, rends ça à Antoine.
Pas de téléphone à table. - Je veux voir une vidéo!
- Chut! - HĂ©, Nino! Chut!
Viens, je vais te dire un secret. - Non.
- Un super secret.
- Pourquoi je viendrais? - C'est super.
- Oh, d'accord.
- Si t'es sage, on fera du catamaran cet après-midi.
- Mais pas avec lui. - Non.
- Lui, non!
- C'est pour qui le crabe?
- Ah, le crabe, c'est pour Sabine.
- C'est pour moi.
- Ça va, Marie?
- Oui. Super.
Un peu shootée par le saut… Mais c'était dément.
- C'est génial, hein? Des sensations de ouf!
Je t'avais dit, on devient accro. Oh, j'ai kiffé!
- C'est une addiction, le sport. Tu crées une endorphine
et ça fait du bien au moral. - Comme l'adrénaline.
- Mais toi, l'adrénaline, tu la préfères en piqûre.
- Nani! Je peux inviter mon copain Ă la maison?
- Oui. D'accord.
- Je demande à ma mère.
Maman!
Je peux aller chez un copain, cet aprèm?
- Je sais pas. On verra.
- C'est pas grave.
- Ça s'est bien passé?
Tout va bien? - OUI.
- Parfait, comme d'habitude. Merci, Bernadette.
- Parfait, merci Ă vous.
- MERCI. - Max,
t'inquiète, c'est pour moi. - Je m'inquiète pas.
Pourquoi je m'inquièterais?
- Je vais payer.
- Je peux payer. Où est le problème?
- Y a pas de problème, ça me fait plaisir de vous inviter.
- Moi aussi. C'est mon anniversaire.
- On va partager, comme ça, ça mettra tout le monde d'accord.
- Surtout que Sabine a pris qu'une salade.
- Pendant 20 ans, je vous ai toujours invités.
Maintenant, vous voulez partager. ArrĂŞtons les conneries.
- Max, arrête, s'il te plaît. - Max…
- Max, je vous invite, comme ça le problème est réglé.
- Olivier, tu peux m'encaisser? - J'arrive, Max.
- Pourquoi tu réagis comme ça? - C'était quoi, cette allusion?
- Quelle allusion?
- Tu devais fermer ta gueule.
- Ça va pas? Je voulais vous inviter, c'est tout.
- Très classe, ta façon de faire.
- Fais la gueule si tu veux. T'es relou.
C'est pas du tout ce que j'ai voulu dire.
- Maintenant, c'est moi qui suis relou!
- Ça a été? - Oui.
- Nickel.
- Bonjour! Vous avez réservé?
- Pour deux. - Suivez-moi, je vous emmène.
- T'as pas une autre carte? Elle passe pas.
- Je comprends pas.
- C'est pas grave. Je te la mets en compte, tu repasseras.
Bonne journée.
- Je le prends pas personnellement. Je m'en fous…
- Je rentre pas de suite, je vais faire un tour.
- Tu vas rentrer comment?
- J'irai voir Nassim, il Me raccompagnera. Je verrai.
- Tiens. - T'es sûr?
- HĂ©, doucement, hein!
- Merci, Max!
- Oui, merci.
- Qu'est-ce qu'il a?
- Je sais pas. Il va voir Nassim.
- Ah? C'est bien, pas besoin de lui en parler comme ça.
On y va? On passe la voir?
- C'est pas une bonne idée d'y aller sans lui dire.
- Il va faire la gueule s'il l'apprend.
- Faites comme vous voulez, moi je rentre. OK?
- Jeanne! Nino!
Venez, on va faire des gâteaux.
- Je la préviens? - Oui.
- Catherine, je vous ramène? - En Méhari?
Avec un bébé? Avec ce froid?
- Mais si vous la prenez
dans vos bras?
- Je prends Mila avec nous.
Catherine!
Catherine,
je vais prendre Mila avec moi. Comme ça, on…
- À cette heure-ci, c'est hors de question.
Elle doit faire sa sieste.
- Elle est chiante, Mary Poppins.
- En voiture, il fait plus chaud. - Il faut qu'elle dorme.
- Ça me fait plaisir… - Non!
- Ça l'arrange pas. Rapport à la sieste.
Il faut qu'elle dorme. Enfin…
- Et le vélo?
- On ira après.
- Non, après, on prépare l'anniversaire. - Ah oui.
- Tant pis. On en avait juste parlé. - Non, non, non.
Les filles! On viendra une autre fois. Je dois l'emmener
faire du vélo. Enfin… On va faire du vélo.
Catherine, on peut vous déposer.
- Je vous remercie.
- Pardon. - Pardon.
Alors… Oups!
- Attention… Alors, on va plier ça.
- Non. Non, pas avec le bébé dedans.
- J'arrive!
Je suis lĂ !
Que je suis contente de vous voir!
- Nous aussi.
- Ça va?
- Ça va? - Salut!
- Comment ça va? - Ça va, Véro?
- Vous avez déjeuné? - Oui, on sort de table.
- Ah bon? J'avais pas compris.
Faites pas attention. J'ai invité mes voisins. Ils sont lourds.
- Ah oui? D'accord.
"Call It Even" (Yodelice)
- Il met la maison en vente. Faut arrêter. Enfin, ça va!
- Ça va, Max?
- Waouh! Tu m'as semé, hein!
T'as vu comme c'est beau!
- T'étais où, hier?
- Comment ça, j'étais où?
- Je suis pas con. Vous êtes rentrés à 4h et t'es ressorti jusqu'à 6h15.
- Tu me surveilles?
- C'est la dernière fois que tu me fais ça.
Tu la considères encore comme ta femme?
- C'est la mère de mon fils. J'ai passé 14 ans avec elle.
C'est un peu la femme de ma vie, ouais.
Mais ça change rien entre nous.
Alex…
Alex!
Attends!
Oh! C'est pas ce que je voulais dire!
Alex!
- Oh, merde!
- Alex!
Alex!
- C'est fou qu'il ait rien dit Ă Sabine!
- Tu savais qu'il vendait
la baraque?
- Non…
- C'est la version de Véro.
- Ça va, Max?
- Personne n'a vu Alex?
- NON.
- HĂ©!
Ça va pas, mon grand?
- Alex! T'étais où? Qu'est-ce qui t'est arrivé? Tu t'es fait mal?
- J'aurais pu me tuer. Tu m'as laissé seul. Tu m'as abandonné.
- Pas du tout. Je t'ai cherché partout, comme un dingue.
J'ai essayé de t'appeler. T'avais laissé ton portable, ici.
- Votre copain a fait une connerie. Il a essayé de se suicider
au ponton. - Putain! Max!
- Oh putain!
Mon poto! HĂ©!
Jean-Louis!
- Enlève-lui la corde.
- Doucement…
Doucement. Doucement.
- Les enfants! Restez lĂ -haut. - Mais pourquoi?
- Elliot, remonte! - On va faire du cata!
- Elliot, tu discutes pas!
Vous remontez!
- C'est dégueulasse. Éric devait nous emmener.
- Une serviette pour…
Ça va aller.
Mon amour, c'est bon, on est lĂ .
Max…
qu'est-ce qui s'est passé, mon amour?
Comment tu peux
faire ça? Et si ça avait été marée basse?
- De toute façon, la corde était trop longue.
- Je suis désolé. Je t'ai menti.
J'avais peur de te perdre.
De toute façon…
Maintenant, j'ai tout perdu.
J'ai eu un gros problème avec l'affaire du Trocadéro.
J'aurais jamais dĂ» me lancer lĂ -dedans.
Quand on s'est fâchés, tous, là …
j'ai eu beaucoup de mal Ă m'en remettre.
J'avais sûrement des choses à me prouver.
Je me suis mis Ă faire n'importe quoi.
J'ai beaucoup emprunté.
Et les banques m'ont lâché.
Redressement judiciaire, liquidation, faillite.
J'ai dû vendre l'hôtel…
Le resto.
J'ai mis la maison en vente… - Quoi?
- Elle doit ĂŞtre vendue dans le mois.
Demande-leur, ils savent. Je vous ai vus avec Véro.
À peine j'ai le dos tourné, vous foncez chez Véro.
C'est très beau à voir…
J'avais devant moi tout ce que j'ai perdu :
ma femme, ma maison, mes potes.
Une très belle image de l'échec.
C'est ça que vous vouliez fêter? 60 ans d'échecs?
- Max, tu me situes oĂą, lĂ -dedans?
- C'est pas ce que je voulais dire. Je parlais pas de toi.
Heureusement que t'étais là . Je sais pas comment j'aurais tenu.
Je t'ai rien dit car je voulais pas que tu me voies comme ça.
Comme un perdant, comme un raté.
- Pardon. Je suis désolée, pardon.
- Ça fait
plus d'un an que je suis Ă la gorge.
J'essaye de m'en sortir mais j'y arrive plus.
Même me pendre, j'y arrive pas. Je suis pathétique.
C'est pas moi qui ai loué cette maison.
C'est Éric. Je vous ai fait croire
que c'était moi…
C'était lui.
Je comprends pas pourquoi vous ĂŞtes revenus.
Je comprends pas.
Pourquoi vous…
Pourquoi soudain vous vous souciez de moi?
- T'as toujours été là pour nous. On veut être là pour toi.
- Oui, c'est ça, oui…
On est potes pour la vie, on finira ensemble. Conneries!
Pourquoi entretenir une relation qui n'existe plus?
- Je suis pas d'accord, Max. ĂŠtre ami, c'est pas
ĂŞtre lĂ tout le temps, c'est ĂŞtre lĂ quand il faut.
LĂ , t'as besoin de nous.
On est tous lĂ pour te dire combien on t'aime.
- Je suis fatigué.
- T'es en pleine dépression. C'est normal ce qui t'arrive.
Tu t'es enfermé en occultant des choses.
Et ça te pète à la gueule.
- Et tu vas avoir 60 piges.
Ça fout le cafard, ça.
Enfin, je comprends…
On va tous passer par lĂ .
- Faut te reprendre, Max.
Tu peux pas baisser les bras.
Tu peux pas vendre ta maison. C'était ton rêve, cette maison.
Tu l'as promise Ă tes enfants.
- Elle a raison, c'est une connerie.
- Vous croyez pas que j'ai envie de la garder, cette baraque?
C'est pas si simple.
- Mais ta vie a jamais été simple, Max.
Tu veux que je te rappelle d'oĂą tu viens?
Vous aviez pas une thune. Tu venais aux huîtres tous les étés
pour te faire 3 sous.
Et la fierté de ton père quand t'as construit cette maison!
- Accepte ce putain d'échec.
Accepte cette séparation.
Je m'en fous que t'aies plus d'argent, mon amour.
Je m'en fous.
D'accord?
- Je voulais vous dire… Je m'en vais.
Là , on a dépassé l'entendement. Un suicide!
Vous ĂŞtes malades. Vous vous suicidez devant les enfants?
Alors je… - Barrez-vous!
- Pardon? - Barrez-vous!
Ça suffit. J'en ai marre.
Vous croyez que j'ai besoin de quelqu'un pour ma fille?
J'ai besoin de personne. Barre-toi!
- Ah oui! Ah oui! On tutoie, maintenant.
- Ta gueule! Ça te va, ça? Ferme ta gueule!
- Éric! T'as pas vu les enfants? - Ils sont pas
dans le cinoche?
- Non, Vincent vient d'aller voir.
Elliot!
Elliot!
- Ils ont pris le catamaran.
- Quoi? - Ils ont pris le cata.
- Non?
- Comment ça?
- Ils ont pris le cata. - C'est pas vrai!
- Arthur sait naviguer?
- Un peu. - Ils doivent pas
ĂŞtre loin. J'y vais. - Je te rejoins avec mon bateau.
- Je t'appelle pour te dire oĂą on est.
- Je viens avec toi.
Je suis con! J'ai viré l'autre truffe.
- Je m'occupe de Mila.
- Ça t'embête pas?
- Non. - Elle a un biberon dans 15 mn.
Merci, Sabine.
- Lance le bout.
- C'est quoi, ce bateau? - C'est son bateau.
- Non mais, Max.. Ton bateau en bois.
Il est oĂą? - Il l'a vendu.
Il a pris ça. C'était surfait. Ça faisait parisien.
C'est ça qu'il faut pour ici.
Tu peux beacher n'importe oĂą.
- Ils sont pas au bassin. Ils ont dû partir vers l'océan.
On se sépare. Tu pars au banc d'Arguin.
Moi, je vais sur les passes.
OK?
T'as une cibi?
- J'ai mon portable, c'est pareil.
- Non, c'est pas pareil.
- Bon allez, on y va. Ouvrez l'œil.
- Accrochez-vous bien, je vais mettre la gomme.
Vous allez voir si c'est de la merde, mon bateau.
Antoine! Antoine!
Assieds-toi.
Ça sert à rien ça. C'est dangereux.
- Non, je me tiens.
- HĂ©, Max!
C'est normal, ça?
- Non mais… ça, c'est rien, ça… Attends.
- Oh putain!
- Qu'est-ce tu fous là ? - Ça va, Antoine?
- Ça va!
J'ai été un peu surpris par l'arrêt, mais ça va.
Je suis étonné, elle est pas si froide.
- C'est rien. La valve du boudin a dû se dévisser un peu.
- Et elle est oĂą la valve? - Je sais pas.
Tu risques rien. C'est insubmersible.
- Insubmersible, mon cul! Y a plein de flotte, on coule.
- Je vais jeter l'ancre et trouver un truc pour écoper.
- Impossible de nager
avec une doudoune en plumes. Comment ils font les canards?
C'est quoi le problème?
- Y'a pas de problème. Écope.
- Y a un problème? - Non, y a pas de problème.
C'est rien. C'est juste la pression.
La pression du boudin droit, tu vois.
- Montez. Pas le temps de gonfler. Il fera nuit dans une heure.
- Je peux pas le laisser lĂ .
- Vas-y, Max. J'ai pas de gosse, moi.
Je suis immature et je finirai ma vie seul.
Si y en a un qui doit crever, c'est moi.
- Ho hé ho! C'est insubmersible.
T'écopes un peu, tu gonfles et c'est bon.
T'as les clés là . OK?
- On va pas laisser Antoine seul?
- ArrĂŞte tes conneries. Monte.
- C'est tout ce qui lui reste. Je peux pas le laisser couler.
- Merci, Antoine. C'est sympa.
- Tu sais Max,
ce qui compte en amitié, c'est pas d'être là quand…
c'est pas d'être là quand il faut…
c'est pas d'être là tout le temps… - T'inquiète, j'ai compris.
- Antoine, t'es ancré. Tu bouges pas.
J'ai pris un point GPS, on vient te chercher après.
- OK. Allez! Allez, filez.
- Antoine! Gonfle un peu!
Gonfle! Avant d'écoper, tu gonfles.
- Oui, je sais ça.
Hé! Elle est où… Elle est où la valve?
La valve?
- Jean-Louis?
- Regardez Ă ras de l'eau. Regardez Ă ras de l'eau.
Avec les vagues et le courant, on voit un coup sur deux.
- C'est pas possible qu'ils soient allés aussi loin.
Ils peuvent pas être allés aussi loin. C'est un truc de fou!
- LĂ -bas! LĂ -bas!
Tenez bon! Tenez bon, on y va!
- Ils se sont retournés, oh!
- On est lĂ !
- Y'a pas Nino! Éric, y a pas Nino!
Arthur! Il est oĂą Nino?
- Il a dérivé par là .
- Y a combien de temps?
- Je sais pas. - Il avait un gilet?
- Oui.
- Nino!
- Venez, venez, venez!
- Attention! Attention! Tu vas te faire mal!
Tu t'es fait mal?
- Par où il est passé? Par où?
- Par lĂ -bas. - Nino!
- Jean-Louis! Par lĂ !
Musique triste (Matthieu Chedid)
- Dans l'autre sens!
C'est dans l'autre sens! - Marie!
- Arthur a dit qu'il était parti de ce côté!
- Le courant a tourné, la marée a tourné. - Non!
- Ça fait 2 heures que la marée a tourné.
- Il a dit de ce côté, putain! - Il se trompe.
Il est forcément parti avec le courant.
- J'ai rien pu faire. Il est tombé. Y avait trop de courant.
- Nino!
Putain! Putain!
- Éric, je te jure, fais-moi confiance.
- Mayday! Mayday! - Nino!
- Un homme Ă la mer. Gamin de 7 ans.
- Nino! - Brassière et gilet. Tombé face nord.
Mayday! Appel Ă tous les navires.
Tous les navires sur zone priés de chercher
un garçon de 7 ans. Combinaison de plongée.
- Nino!
- Brassière et gilet de sauvetage.
- Nino!
Putain! Putain!
- Mettez-vous contre la cabine, rentrez les enfants, ça va taper.
- Nino!
Nino!
T'as entendu?
Il est lĂ ! Jean-Louis, je le vois!
- On peut pas aller plus loin. On est au bord des passes.
On peut pas y aller avec le bateau.
C'est trop dangereux. On va finir Ă l'eau.
- Laissez-moi y aller!
- Vincent!
Vincent, viens prendre la barre. Vite!
Tu mets en arrière douce quand je te le dis, hein?
- J'ai compris. Lâchez-moi.
- On va y aller. Calme-toi. - On y va.
Marie, on va y aller. Mais y a beaucoup de courant.
- Lâchez-moi!
J'ai compris. C'est bon!
- Marie! - Non!
- Non! Putain!
- Nino!
J'arrive!
Je suis lĂ .
Je suis lĂ .
- C'est bon!
- Attention. Ne lâche pas. Lâche pas!
- Nino, donne-moi ta main.
Marie, viens.
Relance-lui le bout. - Renvoyez le bout.
- Je te le renvoie.
- Ça va?
Ça va? Avec le courant? - J'ai été aspiré grave.
- J'ai eu très très peur, mon bébé.
C'est fini, maintenant.
- Allez Marie, on y va. Ils vont choper la crève.
- Et Antoine? - Ah oui, merde!
Bon ben, on ira après.
Antoine?
- Antoine?
HĂ©! Ho!
- Antoine?
- Attends, je l'entends.
- OĂą?
- C'est lĂ -bas!
- On y va.
- Antoine?
Jean-Louis, il est lĂ -bas!
- Il est lĂ !
- Oh, le con!
- Mais qu'est-ce que t'as foutu?
- Ça va?
Hein?
- Ça va?
- Au secours.
- Ça va, mon pote?
- Je suis désolé, Max….
J'ai rien pu faire. J'ai pas pu le sauver. C'est allé très vite.
J'ai écopé, écopé. Il a coulé comme une pierre.
- Allez viens. Rapproche-toi.
- Tu connais mon pote Antoine le koala?
- Viens.
"To Love Somebody" (Nina Simone)
Ils chantent "Joyeux anniversaire".
"To Love Somebody" (Nina Simone)
- Pardon. Excuse-moi.
- Bon… Ça va aller? T'es sûr de ta décision?
- Oui. - Tu veux pas qu'on vienne avec toi?
- Non. C'est gentil mais je dois le faire tout seul.
Enfin, je suis pas seul.
- Bon, allez…
Ciao.
- Fais attention Ă toi.
- Non, Antoine. Non! - Quoi?
- Laisse. - Ben non.
- Je le fais, je te dis.
On va arrĂŞter avec ces relations pourries. Ils ont raison.
Allez. - Ça veut dire que tu vas plus me payer?
- Je vais pas te payer pour ĂŞtre mon pote?
- Je sais pas, faut voir. Force pas.
- Tu conduis? Je suis mort.
- Je conduis en tant que pote ou en tant qu'assistant?
- En tant que pote. Je te paye pas pour ça.
- Donc, c'est pareil, mais gratos.
- Ben oui… c'est ça.
- Max?
Pour la table, tu fais quoi?
- Pareil. Je lui ai dit que je la lui laissais.
- Bonjour! Comment allez-vous? - Bien, merci.
- Bonjour! - Bonjour.
- C'est bien, ça a été rapide.
Je vais…
aller les attendre dehors.
Ah…
C'est eux. Quand on parle du loup…
Je vais les chercher.
Bonjour! Comment allez-vous?
- Bien merci, et vous? Bonjour.
- M. Cantara, M. Et Mme Lagrange.
- Bienvenue.
- On est excités. Ça fait longtemps qu'on cherche.
C'est la 3e visite en 2 jours.
Chaque fois qu'on vient, c'est une évidence.
Oh putain, c'est magnifique!
Paul, Antoine! Non, non.
Tu vois, c'est le long de la barrière, je te disais.
- C'est mieux dans l'autre sens.
- On voudrait faire une piscine.
Je vais tout daller, virer le gazon. J'ai horreur du gazon.
- Et si on peint celui-lĂ ,
il faut repeindre les autres aussi.
On va peindre les cabanons en blanc. Un peu Ă la Starck.
- Paul! Antoine!
- Bon. Allons-y, qu'on en finisse.
- Oui.
- Le piquet est derrière la clôture où vous mettrez la piscine.
- Ah oui d'accord. Dans la végétation alors, c'est ça? OK.
- Alors, je vais vous lire le compromis de vente.
Vous m'arrĂŞtez s'il y a une erreur.
"Compromis de vente.
"Entre les soussignés, vendeur, M. Max Pierre Cantara,
"demeurant Ă Paris, 75007,
"22 avenue de Ségur.
"NĂ© M. Cantara le 10 avril 1958
"Ă Paris, 75013,
"dénommé ci-après, le vendeur.
"Ci-après dénommé ensemble le vendeur et soumis
"solidairement entre eux Ă toutes les obligations"
"leur incombant en vertu du présent acte…."
"Acquéreur, M. Charles Stéphane Jean Lagrange
"et Mme Valérie Claire Jeanne Lagrange née Maury, son épouse,"
"demeurant ensemble Ă Paris, 10 rue de Seine, 75006."
- Oh! Qu'est-ce tu fous lĂ ? ArrĂŞte tes conneries. Viens.
- Max! - Max!
- VIENS! VIENS! ALLEZ!
- "Forme des engagements et déclarations. Les engagements souscrits
"et les déclarations faites ci-après seront toujours indiqués…".
- Excusez-moi.
- Oui?
- Je vais vous demander de partir.
- Euh… Comment? - La maison n'est plus à vendre.
- Je ne comprends pas. - Y a rien Ă comprendre. Merci.
- C'est le contrat?
- Non, il est super. Faut y aller.
Allez! - Je comprends pas.
- Vous croyez que j'ai que ça à foutre?
Je suis revenu exprès de Paris pour cette signature.
Je vous parle, monsieur.
Inadmissible!
- Que se passe-t-il, M. Cantara?
"Brand New Day" (Esther Phillips)
- AllĂ´?
AllĂ´, c'est Max.
Vous ĂŞtes oĂą?
"I Can't Help Myself" (The Four Tops)
Sous-titrage : HIVENTY
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