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Intéressant.
C'est l'heure
He ! C'est l'heure, vous venez.
Oh ! j'ai la flemme, ce matin
Où est-ce que vous m'emmenez, à la salle d'opération.
Non, c'est pour la leçon à l'amphi
Depuis le temps qu'ils prennent des leçons, ils devaient être des savants.
Nous commençons ce matin, par un cas d'altération de l'hypophyse.
Syndrome hyper-pituitaire.
Barthélemy, voilà qui vous intéresse directement
Et vous aussi Ferid.
A votre avis.
Ce cas rentre-t-il dans le pourcentage de boyss
Oui, monsieur. D'accord.
Si vous appelez déjà les collègues en consultation, ça promet pour l'avenir.
Allez, vous asseoir.
Veuillez plier la tĂŞte mon vieux.
Encore un peu.
LĂ !
En associant des cas semblables.
nous essayons de créer des lois à peu pré, uniformes.
Mais il est évident que ces lois ne sont pas absolues.
Et avant une intervention imposée par tous les symptômes apparents.
Nous devons tenir compte des données personnelles de l'individu.
Or, il n’existe pas au monde, deux individus rigoureusement identiques.
Mais, moi vous me guérirez, docteur.
Je voudrais savoir. He ! ça ne dépend que de vous.
L'élément le plus important, c'est la volonté de guérir.
Si, tous les malades accordaient Ă la science, la mĂŞme foi qu'Ă la vierge de Lourdes.
Nous ferions, nous aussi des miracles.
Alors, nous allons comparer ce cas Ă un autre.
Qui me paraît assez proche, et rend en tout cas, le diagnostic est le même.
Fait entrer le suivant. emmenez-le.
Il s'agit, cette fois d'un enfant.
Un enfant de douze ans.
Monsieur le professeur, monsieur le préfet a téléphoné
Il demande si vous pouvez passer le voir en fin de matinée.
Bon, merci.
Tu as peur, c'est parce que tu ne sais pas que je suis moi-mĂŞme papa.
J'ai un garçon qui a exactement ton âge.
Vous avez mon journal.
Daisy Parnell, la paire trapézistes.
Bonjour mon cher professeur.
Bonjour, monsieur le préfet, je suis ravi de vous voir.
Asseyez-vous. Merci.
Si, je vous ai prié de passer, c'est que j'avais une bonne nouvelle à vous annoncer.
On me demande de Rome, un rapport, comment dirais-je moral, vous concernant.
Vous ĂŞtes l'un des trois postulants Ă la chaire de chirurgie de Bologne.
Vous aviez posé votre candidature. Certainement.
Pour nous, Bologne, représente la grande tradition.
Le couronnement de toutes nos aspirations.
Alors, je vous félicite.
Car il y a beaucoup de chance, pour que vous obteniez cette distinction.
Mais je regrette qu'elle nous prive de votre dévouement.
Tenez, lisez la copie du rapport que j'ai transmis Ă Rome.
Oh ! écoutez, vous me gênez, tout ça et beaucoup trop élogieux.
C'est la stricte vérité.
Je ne suis qu'un profane, mais je connais votre valeur.
Je sais combien, vous êtes estimé.
Vraiment, je ne sais comment vous remercier.
Je n'ai fait qu'ĂŞtre juste.
Je suis sûr que cette bonne nouvelle causera la plus grande joie à celle qui partage votre vie.
Votre femme est votre meilleure collaboratrice, m'a-t-on dit.
Oui, ma femme m'aide beaucoup.
Présentez-lui mes hommages.
Et dites-lui, quel plaisir, j'aurais Ă la voir.
le jour où nous fêterons l'heureux événement, qui, hélas, vous enlèvera à nous.
Au revoir, professeur. Merci beaucoup, monsieur le préfet.
He ! professeur.
Tiens, qu'est-ce que tu fais ici, toi.
Décidément, on rencontre de tout dans les couloirs des préfectures.
Comment va ta femme
Eh ben! elle se plaint De quoi ?
De toi, on te voit plus
Ah ça, c'est vrai, mais je suis débordé mon vieux, avec cette fièvre aphteuse.
Il faudrait une dizaine de vétérinaires, ici, et nous sommes deux.
Oui, mais toi, tu as un avantage sur moi, tes clients ne se plaignent pas, eux.
Tu viens avec moi Oui, je viens avec toi.
He ! dit donc au fait.
Maria, oĂą es-tu ? Au salon, je travaille.
Maria, j'ai une grande nouvelle Ă t'annoncer.
Je suis proposé pour une chaire à l'université de Bologne.
Pas possible ! C'est le préfet qui vient de me le dire.
Mais comment ! Quoi, c'est tout l'effet que ça te fait !
Oh ! excuse-moi chéri, mais cette gloire soudaine me coupe les jambes.
Eh ben moi ! mais ça me donne même envie de danser.
Tu n'aurais pas dû me l'annoncer comme ça !
Dans le fond, tu sais, je ne suis qu'une simple femme.
Dont, le seul mérite, c'est d'avoir épousé un homme comme toi.
Tu veux des compliments, hein !
Qu'est-ce qui t'a envoyé ces roses-là ?
Je l'ignore Eh ben moi, je le sais !
Ton plus grand admirateur. Chéri.
Qu'est-ce que tu as dit
Rien
Les Parnells c'est Ă vous.
Je te demande de me répéter ce que tu as dit.
Fous-moi la paix, tu veux !
En scène, s'il vous plaît. Oui, voilà .
Je sais oĂą tu veux en venir, mais j'aurais plutĂ´t ta peau.
Maman, quand est-ce qu'ils viennent les acrobates.
BientĂ´t, soit sage Mario.
Mesdames et messieurs
La direction vous demande de garder le plus grand silence.
Pendant que Serge et Daisy Parnell exécuteront leur périlleux numéro.
Il est inutile de vous présenter longuement ces deux trapézistes.
Le frère et la soeur dont la hardiesse sans égale a étonné le monde entier.
Et voici Serge et Daisy Parnell
c'est le frère et la soeur ! Oui, oui.
Mais ils se ressemblent pas
Parnell, c'est un nom anglais, ça, enfin plus exactement irlandais.
Pourtant, ils ont l'air gitans. À quoi le reconnais-tu.
Oh ! Ă la forme de leurs visages, de leurs yeux.
La femme surtout, elle a l'air d'une Espagnole.
Médecin, vite ! Rideau !
Amédée, veux-tu prendre Maria et le petit à la maison.
Je vais voir, si je peux ĂŞtre utile.
Emmenez-le par ici, allons-y.
Attention, doucement.
Téléphonez tout de suite à ce numéro pour une ambulance.
Vous avez une couverture.
Docteur, sauvez-le, sauvez-le, faites qu'il vive.
Je ferai de mon mieux, mademoiselle.
Alors, docteur.
Tout s'est bien passé, j'espère qu'il s'en tira.
Est-ce qu'il sera comme avant ?
Ah ! ça, on le verra plus tard, entrez, je vous en prie.
Qu'est-ce qui vous prend ?
Pardon.
Votre métier comporte des risques, hein !
On est payé pour les risques pas pour les remords, hélas.
C'était peut-être de ma faute. Hum !
N'y pensez plus, maintenant.
Je ne peux pas, ne plus y penser !
J'ai prié pendant l'opération
Et, pourtant, je suis plus superstitieuse que croyante.
Et je me disais à moi-même, s'il est sauvé.
Et alors !
Rien.
ça doit vous paraître stupide et enfantin.
C'est Ă vous que je dois de ne pas ĂŞtre criminelle.
Ah ! n'exagérez pas, voyons !
Une criminelle !!
Non, je sais ce que je dis !
Si vous connaissiez la vérité.
Quelle vérité !
Ah ! inutile, vous vivez tellement loin de notre monde et de notre métier.
Croyez-moi, en l'opérant, vous faisiez plus que sauver une vie humaine.
Pourquoi, donc ! parce que vous me sauviez, moi aussi.
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
J'ai une dette envers vous, demandez-moi ce que vous voudrez.
En somme, je dis des bĂŞtises, non !
Ah ! oui, ça, je le crois !
Soyez indulgent, les femmes ne sont que...
Je suppose que vous devez être très choqué que je me présente dans ce costume.
Merci.
Ah ! Maintenant, mademoiselle, excusez-moi, mais je suis attendu.
Bonsoir, monsieur le professeur. Bonsoir.
Je suis sa soeur.
Asseyez-vous donc !
Vous restez lĂ un petit moment avec lui.
Dans ce cas, je vais en profiter pour en prendre un peu l'air.
Je n'ai pas quitté cette chambre depuis hier.
Derrière ce paravent, il y a un malheureux que je dois surveiller.
Il a la manie du suicide.
Je reviens tout de suite.
On a passé la consigne, hein !
On ne me laisse pas seul !
On a peur, vous ĂŞtes une femme.
Elle devait faire une drôle de circonstance, l'infirmière.
Quand elle vous a dit que j'étais un maniaque du suicide.
De quel droit, ils veulent me forcer Ă vivre.
Salauds, j'ai fait ce qu'il fallait pour crever.
Vous, vous mĂŞliez de ce qui vous regarde pas !
Il y en a qui se battent pour vivre, moi je suis obligé de me battre pour mourir.
Le prochain qui me force Ă vivre, je le tue.
Je le tue !
Oh ! avec Antonio, tant qu'on est pas tout Ă fait mort, il y a toujours de l'espoir.
Ah ! voilĂ papa !
Bonsoir papa. Comment t'es pas couché toi !
J'ai pas sommeil, et l'acrobate, comment il va !
Oh, c'était pas trop grave. alors, il s'en tirera !
Oui, je pense !
Maria, comment se fait-il que le petit ne soit pas encore couché.
Il a voulu t'attendre.
Bon, eh ben ! aller maintenant, on va au lit mon bonhomme.
Parce que demain, t'as école
Bonne nuit, maman. Bonne nuit, mon chéri.
Bonsoir Amédée
Dis, tu l'as vraiment sauvé l'acrobate. oh ! je suis content.
C'est ennuyeux que le petit eût vu cet accident, parce que c'est difficile à oublier.
Mario croit que c'est la faute de sa partenaire, qu'il est tombé.
C'est un accident, voyons.
Moi, ces choses-là , ça me bouleverse.
Tiens, je prendrai bien un petit reconstituant.
C'est vrai, excuse-moi, j'oubliais, que tu avais le coeur sensible.
Tiens, voilĂ ce qu'on devrait donner aux boeufs et aux vaches.
La fièvre aphteuse disparaîtrait complètement.
Je suis sûr que c'est un accident.
C'est pas un accident, c'est une province infectée.
Personnellement je trouve ce genre d'attraction absurde, d'ailleurs.
Tu t'inquiètes au sujet du trapéziste. Non !
Qu'est-ce que tu me donnes Ă boire !
Du gin ! Si tu veux.
Moi, je pense à ton départ pour Boulogne.
Quelle carrière !
Et nous sommes partis ensemble.
Eh ben ! y a un aux Pinakes et l'autre aux écuries
Est-ce que tu deviendrais jaloux par hasard.
Mais non, mais non, je l'envie que d'une seule chose
La femme qu'il a trouvé.
Qui t'empĂŞche de te marier.
Ah ! non, des comme toi, il n'y en a qu'une.
Ah ! ça, tu peux le dire, au fait as-tu relevé les notes sur ma dernière greffe du péroné.
Tout est en ordre. bravo.
Ah ! si je l'avais pas, mon pauvre vieux.
Justement, tu l'as, c'est pour ça que je suis resté pour compte.
Il n'a pas fait une affaire, surtout en ce qui concerne l'orthographe.
Tu cherches des compliments, hein !
Allez, je vous laisse, bonne nuit, mes agneaux.
Je t'accompagne.
Dis donc ! oui.
N’oublie pas, de me rendre mon bouquin de Spencer.
Ah ! je te le laisse au Brufani, tu y passes tous les matins.
D'accord
Serge ! Qu'est-ce que c'est ?
Surtout ne bouge pas.
Alors !
J'ai loupé, hein !
T'agite pas !
Pourquoi tu fais ça ?
Pour te venger, parce que, je t'avais battu.
J'ai rien fait, crois-le Serge.
Comment peux-tu penser une chose aussi horrible !
J'étais sûr, que tu l'es fait exprès.
Vous voulez vivre, pour pouvoir parler.
ça, vous plaît de parler.
Moi, j'aime pas ça, je veux pas parler, je veux mourir.
Qu'est-ce que tu fais lĂ !
Tu le vois, non !
Je ne vois rien du tout, il n'y a que les morts, qui vont y voir clair.
Comment te sens-tu ?
Je peux pas réaliser.
Quelle idée, l'opération, a réussi.
Pourquoi tu fais, ça ?
Tu comprends donc rien !
Tu sais que je ne peux pas vivre sans toi, tu le sais !
J'en étais sûr.
Même s'il en était sûr, ce ne serait pas une raison pour vivre.
Dites, madame, demandez-lui, si on est pas mieux de l'autre coté
Il s'y restait, si cet imbécile n'avait pas raflé...
Fais-le taire. oui !
Quand ils sentent que quelqu'un, va leur échapper.
Ils font tout ce qu'ils peuvent, pour le raccrocher.
Et s'il y en a qui préfère l'autre côté, il faut vivre, pas d'échappatoire.
Un peu de silence, s'il vous plaît, monsieur.
Si vous voulez que je me taise, vous n'avez qu'a me tué.
Et tant que je suis vivant, je ferais ce qui me plaira.
Je ne peux pas bouger.
C'est le plus grand chirurgien qui t'a opéré, un homme extraordinaire.
Qui est-ce ? Il s'appelle Sanna
C'est un professeur, tu sais !
Si je pouvais en sortir !
Je t'aime Serge, je t'aime
Maintenant ! Toujours.
Si je restais infirme !
Alors là , peut-être que je te serai même fidèle.
Au revoir, papa.
Je t'ai attendu, bon.
Qui c'était ? la direction, pour la note.
Allez maintenant, les gosses de l'air.
Tu ne nous donnes pas des nouvelles de ton Serge.
Oh ! vous me cassez les pieds, l'opération a réussi un point c'est tout, j'ai rien de plus.
Tu peux pas le laisser tomber une seconde fois.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Rien ! oh ! rien.
Mais si je deviens trapéziste, je ne te prendrais pas avec moi !
Vas-y accouche, si tu veux insinuer que j'ai essayé ..
Oh ! la nuit dernière, t'as réveillé toute la baraque, tellement tu gueulais.
Oui, eh ben ! ça fait huit ans que je gueule.
Je croyais, dix !
Les deux premières années, il ne me battait pas.
Qu'est-ce que tu vas faire ? Je pars avec vous.
T'as raison, tu fais bien de te tirer.
Certain, tu risques de te faire attendrir, surtout un malade
Si tu veux partir, dépêche-toi, le train démarre à moins le quart.
Ah ! c'est pas que ça me dise grand chose que de partir avec vous.
Mais j'en ai ma claque de vivre avec le Serge.
T'as pas toujours dit ça!
Bonjour monsieur le professeur. Bonjour.
Est-ce que le docteur Didier a laissé un livre pour moi ?
Le voici ! Ah ! merci
Est-ce quelqu'un peut s'occuper des bagages! oui, oui.
Tu parles, si je suis contente de quitter ce sale trou.
Oh là là ! et les hommes sont très radins.
Elles partent !
Oui, tout Ă l'heure, par le train bleu. Ah ! ah !
Professeur Sanna
Bonjour, monsieur le professeur. Vous partez, mademoiselle !
Je dispose encore de deux minutes, pour vos honoraires.
Aillez la bonté de patienter quelques jours, je vous les enverrai de Rome.
Oh ! je ne pensais pas du tout Ă mes honoraires.
Je pensais surtout à votre frère.
Je trouve un peu étrange que vous l'abandonniez ici après une si grave opération.
Parce que, je sais que je le laisse en bonne mains.cher professeur.
Oui, évidemment, mais c'est pas la même chose.
Enfin, ça vous regarde !
Ah oui ! c'est très juste, vous avez raison.
Comment pourrai-je abandonner mon frère dans cet état !
Que devez-vous penser de moi !
Depuis l'accident, je ne sais plus ce qu'il faut faire.
Je me suis laissé influencer par mes camarades.
Elles ont insisté que...Mais je vais retourner immédiatement chez mon frère.
Il faut que je l'aide à guérir.
C'est un peu mon avis.
Flavia soit gentille, dis au bureau que je garde la chambre.
Fais monter mes bagages, tu veux.
Peut-ĂŞtre allez-vous Ă l'hĂ´pital, monsieur le professeur.
Pouvez-vous m'emmener ! Si vous voulez, ma voiture est dehors.
Vous avez un passager ! C'est ma femme, moi je ne conduis jamais.
Maria, je te présente Mlle Parnell, elle vient à l'hôpital.
Enchantée, Mlle. Madame.
Merci.
Et meilleure santé pour votre frère. Merci madame.
Au revoir Au revoir, monsieur le professeur.
au revoir, mademoiselle.
Veux-tu que je repasse te prendre ?
Non, mon chéri c'est pas la peine, je rentrerai à pied.
Comme tu voudras !
Voici le professeur !
Je suis foutu, hein ! du calme !
Température ! 38.6
38.6 Ă 3 h oh ben !
Elle sera tombée demain matin, eh ben ! il s'en est bien tiré.
J'aurais pas donné cher de sa peau hier soir !
Vous avez bien travaillé, docteur.
Si le professeur, il a déjà commencé à poser des questions
Il veut savoir, s'il pourra reprendre son travail.
Mais oui, il reprendra, allez ne parler pas, et rester immobile le plus possible.
Et ici, comment ça va ?
Tu pourras jamais quitter tes lunettes noires, toi !
Pourquoi
Parce que tu te trahis par tes yeux.
Chut ! parle pas !
Je reviens, tout de suite.
Professeur, sanna Mademoiselle !
Je voulais vous remercier, monsieur le professeur !
Me remercier de quoi ?
De ne pas lui avoir dit que j'avais voulu partir.
Je n'ai même pas pensé.
Mon affection, vaut peut-être pas grand-chose, mais elle est son unique réconfort.
Oui, je le crois ! voilĂ , excusez-moi.
Monsieur le professeur, j'ai encore quelque chose Ă vous dire
A me dire ! Mais, pas ici !
Il s'agit d'une chose plutôt délicate.
Eh ben ! venez dans mon bureau.
Je vous en prie, je vais faire un peu de lumière.
Ah non ! c'est mieux comme ça !
Comme vous voudrez, asseyez-vous.
J'essayerai de ne pas abuser de votre temps.
Alors, je vous écoute.
Oh ! mon Dieu, êtes-vous toujours aussi sévère avec tout le monde, ou seulement avec moi.
Comment ça, sévère.
Pourquoi, ne pas me regarder ?
ça me mettrait à l'aise.
Alors, quelle est cette chose délicate.
Et voilà , j'ai besoin d'une attestation pour l'assurance de mon frère Serge.
Oh , vous savez, qu'il y a une énorme différence.
Entre remboursements des dommages et invalidité permanente.
Et, il faudrait que vous me fassiez un papier.
Disant que mon frère ne pourra jamais reprendre son travail.
ça, l'indemnité serait beaucoup plus élevée.
Je ne peux pas faire une pareille déclaration.
Pourquoi ?
Eh ben ! parce que je suis certain qu'avec le temps votre frère se rétablira.
ĂŠtes-vous sur de vos certitudes.
Eh ! de toute façon, je ne peux pas déclarer le contraire.
Je comprends pas l'importance que ça peut avoir.
Et si je vous offrais un pourcentage.
Dites donc, vous ĂŞtes folle ou inconsciente.
Pour qui, me prenez-vous !
Oh ! ne vous mettez pas en colère, si vous refusez, eh ben ! tant pis.
Vous savez, comment ça s'appelle ce que vous me proposez ! C'est de la corruption.
Quel dommage, ç'aurait une belle victoire pour moi de corrompre un homme aussi intègre
J'espère que vous ne vous rendez pas compte de ce que vous dites, non.
Pourquoi me traitez-vous ainsi ?
Parce que c'est bien la première fois qu'on me tient un te langage.
Et vous avez le don de me faire perdre mon sang-froid.
Est-ce que je prends ça pour un compliment.
Oh ! vous auriez tort de le croire.
Et maintenant excusez-moi, j'ai Ă faire.
Bon, bon, je m'en vais !
Ah ! si j'avais su que cela vous ennuie tellement que je viens de vous remercier.
Il m'était jamais arrivé de rencontrer un homme aussi...
Aussi quoi ?
Heh !!!
Alors, vous ne la donnez pas mon attestation...vous refusez !
Oh, écoutez, je vous en prie, hein, n'insistez pas !
Oh ! j'ai compris,
il y a des choses auxquelles je renonce facilement...
... l'argent par exemple.
Hein ! tant mieux.
Mais il y en a d'autres auxquelles je refuse de renoncer.
combien même cela me coûterait la vie !
Allons, allons, buvez, ça vous rafraîchira.
Combien de temps, je vais rester clouer sur ce lit.
Ce ne sera pas très long,
nous allons bientĂ´t vous mettre un corset et ensuite vous pouvez marcher
Corset, je garderai, ça toute ma vie !
Mais non ! le docteur a dit que vous guérirez.
Et s'il le dit, vous pouvez avoir confiance.
Où as-tu été ? Voir le professeur, Sanna
Il savait.
Pourquoi faire ?
J'ai fait tout ce que j'ai pu pour lui arracher l'attestation.
Il a marché ! Parlons-en.
C'est pas un type qu'on peut embobiner lui.
Ah ! pour la conscience, et les principes !
Ah ! il se pose un peu lĂ !
Un corset, dans une cave toute la vie.
Combien de mois, je m'emmerdais lĂ -dedans.
Mlle Parnell, l'administrateur, vous prie de passer le voir avant de partir.
C'est bon, j'y vais tout de suite.
T'as assez de fric.
Ne dis pas de bêtises, rien que ton appareil, coûte déjà cent billets.
Assez de fric, je m'arrangerai, va !
Comment ?
C'est pas tes affaires !
Ah ! monsieur le professeur, je suis heureuse que vous soyez lĂ !
Mlle Parnell a eu une discussion avec l'administrateur.
A quel sujet ? Elle trouve la note trop élevée.
Et il paraît que pour l'opération, elle s'est arrangée avec vous.
Mais l'administrateur aimerait que vous lui confirmiez.
Bon, mais dit au directeur que je rendrai ça, moi-même.
Bien, ah ! cette demoiselle vous attend, elle insiste pour vous voir.
Mais si elle vous importune. Non, non, faites-la venir !
Je ne vous dérange pas.
Je vous en prie.
Qu'est-ce qui se passe encore ?
Je vous dois une explication, monsieur le professeur.
Vous devez penser que nous avons mon frère et moi une étrange conception de la reconnaissance.
Vous n'avez pas Ă me remercier
Nous devons en tout cas vous payer, c'est le moins que nous puissions faire.
Et précisément cela s'avère un peu difficile.
Oh ! J'ai pu régler la note de l’hôpital, mais
Je me retrouve un peu Ă court en ce moment pour votre note personnelle.
ça n'a aucune importance. Ah ! si, monsieur le professeur.
Pour moi ça l'a une grande importance !
Je ne saurai vous dire à quel point, je me sens humiliée.
Boh ! ce sont des choses qui arrivent, aller !
J'aurai bien voulu que les choses aillent autrement.
Je regrette de vous avoir fait déplacer pour une affaire aussi idiote.
Je vous prie de m'excuser
Je ne suis pas venu spécialement.
Je réglerai cette dette dès qu'il me sera possible.
Pourrai-je encore vous demander un conseil ?
Où mon frère doit-il passer sa convalescence ?
À la mer de préférence.
La mer, c'est loin d'ici ! très loin !
Quelle importance, rien ne vous attache Ă ce pays ! alors.
Rien ne devrait m'attacher à cette ville sans intérêt.
Et pourtant je me pose la question.
Pourquoi, lĂ je ne comprends pas !
Vous ĂŞtes le seul Ă qui je ne puisse l'expliquer.
Permettez-moi, de vous remercier, monsieur le professeur !
N'en parlons plus !
Qu'est-ce que vous faites !
Je croyais vous avoir dit, que je ne tenais pas Ă l'argent.
Me croyez-vous capable d'accepter de vous cette charité.
Vous ĂŞtes certainement un grand chirurgien, mais vous ĂŞtes surtout une brute.
Et un goujat, vous entendez, un goujat.
Mais qu'est-ce qui vous prend ?
Oh ! vous ne comprenez rien, vous ne comprenez donc rien !
Pourquoi, ne comprends-tu rien ? chéri !
Mon frère et moi, allons partir bientôt !
Vous serez satisfait !
Je suis en retard, hein ! Non, mon chéri.
Je vais t'aider, il est malade, monsieur Qu'est-ce qu'il a ?
Je sais pas ! il dit qu'il a mal ! Où ça ?
C'est rien, Monsieur, ça me fait un peu mal juste là !
Ah ! il a dĂ» recevoir un coup de pied pendant que l'on jouait au football.
Allons, allons, les enfants !
Laissez passer Jenni, et donnez lui une place au fond du car.
Dépêchons-nous mes enfants, on va être en retard.
Non, non, chéri, non.
Tu sais qu'il est près de six heures !
Dis-moi, ou ĂŞtes-tu Ă cette heure-lĂ les autres jours.
A l’hôpital.
ça va te sembler étrange de te trouver ici avec moi.
Tu sais oĂą j'ai vu une chambre comme celle-lĂ .
A Nuremberg
Nuremberg, c'est le pays des poupées.
Grande chambre, à peu pré comme ici.
Mais, c'était pas une chambre d'hôtel.
J'étais une petite fille innocente, et ma mère m'habillait comme une poupée.
T'es heureuse.
Et toi ? Réponds !
Non, toi !
Je ne sais pas, je ne comprends pas ce qui m'arrive.
Je me demande, pourquoi, tu l'as voulu.
ça, est donc si difficile de croire que je t'aime.
Dis-moi.
Tu as eu beaucoup d'amants.
Est-ce que les médecins sont tous aussi bêtes.
C'est pas gentil, pour ma profession.
Les médecins, on donc l'idée sur les acrobates
Ils doivent croire que je passe ma vie en aventures galantes.
Tu voyages beaucoup ! avec mon frère.
Qui ne pense qu'au métier
Tous les matins, je m'entraîne, l'après-midi, je dors, le soir, je m'exhibe.
Je vis sur un trapèze la plupart du temps.
Tu vois dans ces conditions, ma vie sentimentale,
est réduite à bien peu de choses.
Oui, bien sûr, mais, quand même.
Mais, alors, tu es jaloux !
Jaloux comme un gosse !
Mais aujourd'hui, je suis un enfant !
Moi non plus, je n'ai pas eu d'aventures
Tu m'aimes, je le sens.
Et pourtant, je voudrais quitter ce pays, partir.
Partir ! pourquoi ?
Pour avoir le plaisir de lire tes lettres.
Oh ! mais je n'écrirai pas !
Si ! tu m'écrirais tous les jours, j'en suis sûre.
Mais je préfère t'avoir ici, tout près de moi, toi et tes remords.
J'ai pas de remords, tiens, un médecin légiste dirait que je suis en état d'ivresse.
Attention, l'ivresse laisse toujours un peu d'amertume au réveil.
Un bourgeois, ta vie est une vie d'ordre et de tranquillité.
Crois-tu pas qu'elle est menacée ?
Regarde Mario, est-ce que c'est pas la voiture de ton père qui est là ?
Si ! c'est la sienne, oh ! il a dû être appelé chez un de ses malades.
VoilĂ ! allons nous promener.
J'ai faim, j'ai soif, j'ai envie de chanter de courir dans l'herbe.
Quel soleil, c'est magnifique ! quelle journée pour moi !
Pour toi, non ! Antonio !
C'est pas une belle journée pour toi !
Je te plais comme ça !
L'air un peu sauvage te va très bien.
Oui, du n'importe quoi chez toi !
Et puis ta femme ne doit pas aimer ce genre-lĂ !
Je ne veux pas que tu me parles de ma femme.
Oh ! c'est qu'elle aime beaucoup, elle aime tes habitudes, ton confort.
Et je veux que tu oublies tout ça.
Je veux que tu profites de la liberté que je t'apporte.
Oublie tes ennuies, ta maison, l'hĂ´pital, tout ce qui te retient.
Tiens, je voudrais connaître toutes les choses que tu désires, pour pouvoir te les offrir.
Je voudrais bien savoir ce qu'on va devenir, tous les deux.
Merci.
Bonsoir, monsieur le professeur, madame est Ă table.
Bonsoir chéri. Bonsoir.
Bonsoir papa. Je commençais à m'inquiéter.
Vous n'aviez pas dîné.
Mario a déjà fini, il avait faim, moi j'ai préféré t'attendre.
Tu as tort, j'ai pas faim. tu es soufrant.
Non !
On t'a rappelé plusieurs fois de l'hôpital.
Je peux pas négliger toute ma clientèle pour l'hôpital
Dis, papa, tu te souviens de Jenni Ferrari.
Non !
Mais si ! celui qui a fait sa cinquième et sa quatrième avec moi.
Tu sais bien, mon meilleur camarade.
Il a été malade aujourd'hui, et tout le monde a eu peur
Il avait mal aux côtés, et puis de la fièvre.
Il paraît que l'on va le soigner à l'hôpital,
parce que ses parents sont en voyage, et il est tout seul.
Amédée est venu te voir, il t'a apporté du raisin, il t'a attendu, il est reparti.
Papa, tu as visité un malade à Comporoso aujourd'hui.
Non, pourquoi ? Mais si ! j'ai vu ta voiture.
Tu t'es trompé ! Mais non ! c'était ton numéro
Et ben, moi je te dis que non !
Qu'est-ce que tu faisais Ă Comporoso ?
Ah ! papa, tu le sais bien, on est allé en excursion à Assise, je te l'ai dit hier.
Non, aller va te coucher
MĂŞme que tu devais me mener Ă l'autocar. Je te dis d'aller au lit !
Obéis mon chéri.
Antonio !
Enfin, c'est vrai écoute, je suis fatigué, ce gosse me harcèle de questions !
J'ai un peu droit d'ĂŞtre tranquille, non !
Oui !
Oh ! Maria !
Gentille de venir me voir. Bonjour Amédée.
Assieds-toi, je suis Ă toi tout de suite. Merci.
Elle a la goutte cette chienne.
VoilĂ ! une seconde hein !
Je suis venue pour te parler. Oui, ça, je vois !
Mais je ne sais pas, si je peux bien
Ah ! je ne sais pas pourquoi ?
Il s'agit d'Antonio !
Eh ! alors !
Tu n'as pas remarqué de changement dans son caractère.
Non, j'ai pas remarqué !
Eh bien, depuis deux semaines, il a changé, il n'est plus le même.
Avec toi ! Non, avec Mario aussi !
Oh ! j'ai la sensation que c'est une histoire de femme.
Qu'est-ce que tu me racontes lĂ , Antonio, oh ! non, c'est pas possible !
Moi aussi ça m'a semblé impossible.
Pourtant, c'est évident ! Tu lui as parlé.
Non, je ne voudrais pas de tout gâcher en lui demandant.
D'ailleurs, tu serais gentil de ne rien lui dire de ma visite, il risquerait de se mettre en colère.
Eh ! non,non, mais moi je peux lui parler pour mon propre compte
Et il me dira tout.
D'ailleurs, il n'y a rien, j'en suis sûr.
ça ne concerne pas que moi, il y a Mario, tu comprends !
Ne te crée pas de chimères, hein !
Rentre chez toi ! et sourie,
ton sourire a un tel pouvoir ! MĂŞme sur lui !
Ah, sur lui aussi, Maria, j'en suis sûr.
Quel crétin !
Le professeur Sanna, s'il vous plaît ? Il est derrière vous.
Tiens ! qu'est-ce que tu viens faire ici !
Ah ! rien, je passais dans le quartier, alors je suis venu te dire un petit bonjour.
Eh ! mais c'est gentil Amédée, je ne te vois pas souvent !
Ah ! alors lĂ , pas d'accord, je suis venu chez toi, presque tous les jours de la semaine.
Je n'ai pas eu la chance de t'y rencontrer.
Je ne suis pas vétérinaire moi, les gens, c'est plus exigeant que les animaux, tu sais !
J'ai à te parler ! Eh ben ! vas-y, je t'écoute.
C'est délicat ! Hum !
C'est, c'est très délicat !
Tu sais que je suis ton ami !
Un ami sur lequel tu peux compter en toute circonstance !
Beh ! j'en suis sûr, qu'est-ce qui se passe !
Alors, il m'est d'autant plus pénible,
d'entendre, certains ragots, dont je ne tiendrai aucun compte ,
s'il ne s'agissait pas d'un homme dans ta situation.
Des ragots ! eh ben ! pour un monsieur très occupé, tu as du temps à perdre, toi.
Et, il parait, qu'on t'a vu plusieurs fois avec ...
Oui, avec cette étrangère !
On en parle beaucoup. Tiens donc !
Tu as peur pour ma vertu.
Non, je sais très bien qu'il n'y a rien entre toi et cette demoiselle.
Seulement, si ça s'amène aux oreilles de Maria, tu comprends !
Elle serait attristée, c'est ça qui me tracasse.
Alors, tu devrais faire l'impossible pour ne pas justifier ces bruits.
Tout à l'heure encore, maître Grimaldi.
Je me fous pas mal de ce que peut dire Grimaldi.
Il ferait mieux de se taire celui-lĂ !
Tout le monde sait qu'il couche avec sa bonne.
Ah ! oui, ça, je suis d'accord !
Bon, non mais enfin, tout de mĂŞme, tu comprends
Je te parle pour libérer ma conscience !
Bravo pour ta conscience, et laisse-moi me débrouiller avec la mienne, hein !
Évidemment
Deux.
Trois.
Quatre.
Dis ! t'es vraiment sûr que ça te fait du bien cette gymnastique !
Ben ! il paraît que ça donne des résultats ! à la longue.
En tout cas, c'est ce qu'on m'a prescrit.
Si c'était absolument nécessaire,
je te serai très obligé d'aller faire ta cure, ailleurs que dans ma chambre.
Pourquoi, ça te fait tant de peine !
Oui, ça me gêne.
Depuis quelque temps tu es pleine d'attention pour moi !
Tu sors encore aujourd'hui ? oui.
Où vas-tu ? Envoyez un télégramme.
Tu peux télégraphier de l’hôtel, non !
J'ai pas confiance en eux !
Eh ben ! tant mieux, comme ça, nous sortirons ensemble.
OĂą veux-tu aller ! Dehors.
J'en ai marre d'être enfermé ici.
Tu peux sortir tout seul !
Non, je ne peux pas ! Pourquoi ?
Je t'en prie, tu sais que je ne veux pas sortir seul.
Je me dégoûte au milieu des gens...Dans cet état.
Alors, c'est Ă moi de te supporter toute seule !
Dans ton état, et jusqu'à quand ?
Mais...Jusqu'à ma guérison.
Et pour ça, il faut que je marche.
Et si tu guéris, tu as toujours l'intention de reprendre ton numéro !
Mais bien sûr, je ne sais faire que ça.
C'est ton affaire, après tout ! mais moi, j'ai l'intention de ne pas le reprendre.
Eh ! j'ai compris.
Il y a un bout de temps que j'ai compris !
Tant mieux, alors, ça t'évitera de te faire des illusions sur l'avenir.
D'ailleurs pour le présent, je te conseille de ne pas trop compter sur moi.
Je n'ai nullement l'intention de gâcher, dix belles années,
Ă attendre que tu sortes de ton corset.
Oui, ça veut dire que tu t'en vas.
Je partirai, quand l'assurance aurait payé.
Il est déjà venu deux inspecteurs, je finirai bien un jour par revoir mon argent.
Salopris va !
La salopris a déjà claqué le peu de fric qu'il lui restait, pour ta carcasse.
Je ne te dois plus rien. C'est de ma faute, ce qui est arrivé.
Dis ! charogne, c'est de ma faute !
Et ne regarde pas toujours l'heure ! il attendra !
Qui ? Lui !
Oh ! il n'y a pas de lui. Tu penses !
Je te connais un peu, ma garce.
Cette fois-ci, ce n'est pas un caprice.
Je ne veux pas tu entends
Ah ! que tu me casses les pieds !
Va gueuler dans ta chambre, si tu as envie.
non, aujourd'hui, tu ne sortiras pas.
Ah ! je ferai ce que j'ai envie de faire !
Pour faire ce qui te plaît, fallait pas me louper.
Ah ! tu me perds, ça, je te le garantis
OĂą as-tu rendez-vous ?
Ah ! lâche-moi, mais tu me fais mal !
Ah ! oĂą le vois-tu, ton professeur !
Je te dis, je ne vois personne
Saleté, et ça, tu le vois !
Espèce de lâche. Il te plaît celui-là , ordure !
Oui, il me plaît.
Alors, continuera de la journée.
Ne vous dérangez pas
Je vais demander Ă parler au professeur Senna.
Il n'est pas lĂ , je suis madame Senna.
Mais vous ne savez pas oĂą je peux le trouver ?
Mais Ă l'hĂ´pital, je suppose.
Non, non, je reviens, je suis un de ses malades, Parnell.
Je suis au courant, j'étais au théâtre le soir de l'accident.
Je connais votre soeur aussi.
Vraiment, il faudrait que je le voie, c'est très important.
Je comprends, mais je ne peux pas vous dire quand il rentrera.
Peut-ĂŞtre, est-ce lui ?
Excusez-moi un instant.
Le jeune Parnell est là qui veut te parler ! il dit que c'est très important.
Parnell !
Oui, mais si tu n'as pas le temps de le recevoir
Fais-le, entrer dans mon bureau.
Bonjour
Vous, vous n'attendez pas Ă ma visite, n'est-ce pas, professeur !
Ma femme m'a dit qu'il s'agit d'une chose très importante.
Mais je vous préviens que je dispose de très peu de temps.
Il s'agit bien !
Je suis venu voir si je pourrais pas vous rendre un petit service.
Vous m'avez rendu un grand.
Après ça, nous sommes presque quittes.
Qu'est-ce que c'est cette histoire ?
Alors, aujourd'hui, Daisy n'est pas venue au rendez-vous.
Parce qu'elle n'était pas très présentable.
Avec quelques bleus.
Je suis un peu énervé tout à l'heure, j'ai dû frapper un peu fort.
D'ailleurs avec elle, c'est le seul moyen de se faire comprendre.
Et parce que il faut vous dire que Daisy n'est pas ma soeur.
Elle est mon amie.
Ma maîtresse !
Je l'ai rencontré à Budapest, dans un endroit qui entre nous n'était pas très propre.
Et puis...
Je l'ai eu tout de suite dans la peau
Je croyais que la vie, elle m'a fait un cadeau,
il m'a fallu deux ans pour comprendre.
Vous n'avez pas idée de ce que j'ai dû encaisser !
En me résigner à taper dessus !
Ah ! il y a longtemps qu'elle me menaçait de me laisser tomber, mais...
Je ne pensais pas que ce serait de si haut !
Oui, monsieur le professeur !
J'en ai vu de toutes les couleurs.
Depuis l'équilibriste japonais, jusqu'au nègre qui joue aussi bien du saxo.
Mais vous lĂ !
ça m'embête de vous voir embarquer sur ce toboggan.
La jalousie qui vous fait parler !
Ah ! parce que vous, vous n'ĂŞtes pas jaloux !
ça ne vous fait rien de savoir qu'en quittant vos bras, elle vient dans les miens.
Vous êtes venu spécialement pour me dire que Daisy est une putain.
Puisqu'elle n'a pas la franchise de l'annoncer elle-mĂŞme.
Il faut bien que quelqu'un se dérange.
Vous ĂŞtes ignoble.
C'est vrai, oui !
Vous devriez vous méfier !
Ce n'est pas tellement difficile de devenir comme moi.
Jamais vu un mannequin, comme ça, hein !
Vous ĂŞtes monsieur Parnell ! Parnell, oui.
J'étais au théâtre le soir de l'accident.
C'est la faute de votre soeur, elle vous a pas envoyé le trapèze.
Ma soeur, oui !
Un moment de distraction, qui pourrait me coûter la vie
Si je n'ai pas eu ton père !
Oh ! c'est que papa, il est drĂ´lement bien !
S'il a dit, vous guérirez, vous pouvez avoir confiance.
Tu l'aimes bien ton papa ! Oui, je l'aime beaucoup.
Salut, mon petit. Au revoir, monsieur Parnell.
Papa, bonsoir papa. quoi !
Oh ! je t'en prie, ne m'ennuie pas toi !
Excuses-moi !
Antonio !
Est-ce que tu crois que nous puissions continuer Ă vivre ainsi !
Tu te rappelles, nous avions toujours pensé que cette maison serait trop grande pour nous !
Si tu savais, comme c'est devenu presque si triste de vivre seule ici.
Oh ! je t'en prie, ne fais pas de littérature.
Ah ! nous nous voyons presque plus jamais,
tu m'adresses Ă peine la parole,
nous ne travaillons plus ensemble, tu appelles ça de la littérature.
T'as raison, je le sais, mais en ce moment je traverse une crise à laquelle je n'étais pas préparé.
Je n'y peux rien, quoi !
Je ne peux donc rien faire pour toi. Si...
de pas faire de drame !
Comme tu as changé en peu de temps !
Si tu dois agir
Ta façon d'être, tes gestes, même ton regard a changé
Tu ne peux imaginer, ce que j'ai souffert.
J'espérais, j'attendais que tu me dises...
Quoi ! que j'ai une maîtresse ! eh ben ! oui, j'ai une maîtresse, puisque tu veux le savoir.
Si au moins, je te savais heureux, mais c'est tout le contraire.
Non, je ne suis pas heureux !
Mais, tu aurais dĂ» me le dire.
Peut-ĂŞtre, ai-je perdu ton amour
Mais il serait injuste que je perde aussi ta confiance.
Pourquoi, devrais-je tout perdre d'un coup ?
Maria, je te demande pardon, mais..
...c'est une erreur, c'est une grave erreur.
Et si je te disais que c'est fini.
C'est vrai, Antonio ! Oui, c'est fini.
Ne me dis rien !
Ah ! si tu savais ! Non, ne me dis rien !
Je te retrouve.
Antonio !
Papa, ça y est, je suis pré
VoilĂ , mon bonhomme.
Je vous le recommande bien roti comme les aime le professeur.
Soyez tranquille, madame.
Maman ! J'arrive, mon chéri.
C'est nous, Jenni !
ça va !
Moi, je me sens bien, mais le docteur lui, il n'est pas content.
Regarde, je t'ai apporté un autre livre
je l'ai déjà lu.
Merci.
Comment va le petit lĂ !
Presque tous les symptômes sont réapparus, je crois que l'intervention sera nécessaire.
Attendant, encore quelques jours.
Amédée, oh !
Oh ! bonjour ma belle. Bonjour Amédée.
Comment, ça va, à la maison ! De mieux en mieux.
Il est de bonne humeur ! Il est quelquefois abattu.
Mais je comprends, qu'il faut que je sois patiente.
Ah ! ah! ne le lâche pas surtout, tiens bon !
Parce que, je vais te dire une chose, la bougresse est partie, depuis quelques jours.
VoilĂ , une vraie bonne nouvelle.
Attends un peu, je vais te chercher le petit chien que j'ai promis Ă Mario.
Non, non, il me salirait toute la maison.
Telle est la théorie, mais.
dans la pratique les choses sont un peu différentes
Quelquefois, les symptômes se confondent avec ceux des gastro-entérites aiguës.
Et il arrive même que le système nerveux vienne compliquer les choses.
Alors on constate des convulsions.
Et selon Galite
Les acétates de cuivre aussi,
provoquent des troubles hépatiques.
Plus ou moins aigu, allant jusqu'Ă la jaunisse.
C'est une nouvelle !
C'est la maîtresse du professeur. Ah !
C'est Galite, monsieur, qui a découvert la jaunisse ?
Non, nous devons la jaunisse Ă Schiller.
VoilĂ , nous en resterons lĂ , pour aujourd'hui.
Je conclurai à la prochaine leçon, vous êtes libres.
Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Tu veux me rendre ridicule devant mes élèves.
Je voulais te voir, au téléphone, on peut pas te joindre.
Je t'ai assez vu, on ne te l'a pas dit, non.
Tu t'es servi de moi, pour liquider ton gigolo, ça ne te suffit pas, non !
Entre nous, il a une belle gueule de faux frère !
Tu ne peux pas savoir à quel point tu me dégoûtes, allez, va-t'en.
Pour toujours ! Oui, pour toujours.
On m'avait dit que t'étais partie d'ailleurs !
Tu as tes informateurs ! Fous-moi le camp ! je te dis.
La putain assise.
Atmosphère de rédemption.
Ah ! ah ! la rédemption
Avec ce voyou, qui te fout des coups !
Non, seule.
Je suis à côté de l'auberge où nous avons fait connaissance.
Tu as pris ta décision, chéri.
Nous partons ensemble, aussitĂ´t que possibles.
Nous irons dans un pays, oĂą tu seras heureux.
Tu verras, la vie tout entière sera embellie.
Je le savais, ah !
Je le savais depuis hier, que tu me reviendrais !
Je suis un poison, dont certains meurent.
Mais pour toi, je serai le poison qui te guérira.
Bonjour, monsieur Amédée. Bonjour
Bonjour Maria. Amédée.
Excuses-moi !
Qu'est-ce qui se passe ? entre donc !
Tu as bien fait de venir sans tarder.
Dès que j'ai eu ton coup de téléphone, j'ai sauté en voiture.
Mais je ne pensais pas que tu voulais partir si vite.
Si, si, tout de suite, tout de suite. Et Mario !
Oh ! il est dans sa chambre, il se prépare aussi.
Tu as pensé aux billets, aux places dans le train.
Oh ! non, je voulais te demander de t'en charger.
Mais, tu as prévenu ta mère. Non !
Oh ! mais qu'est-ce qu'elle va penser en vous voyant rappliquer comme ça !
Je ne sais pas !
Je ne sais plus rien !
Je tourne, je me cogne dans les choses, j'ai la tĂŞte ailleurs.
Je n'ose plus rien regarder, chaque souvenir me fait mal.
Quelle tristesse de quitter la maison oĂą je croyais vivre heureuse !
Ah ! la pauvre Maria !
Tu as parlé de ton départ à Antonio.
Oui, hier
ça fait presque une semaine que nous ne nous voyons plus !
Je t'assure que notre entretien a été très court.
C'est lui qui m'a conseillé de partir et d'emmener Mario.
C'est ce que j'aurais fait de toute façon.
Nous vivions dans une atmosphère irrespirable.
Mario, réclame son père.
Il le voit jamais.
Je ne peux pas lui dire, que depuis plus d'un mois
Antonio n'a pas couché ici.
Pauvre Maria !
Tous les matins, je vais défaire le lit d'Antonio.
Pour que Mario, en partant, ne se rende pas compte.
que son père n'a pas dormi à la maison.
Ah ! là -là ! dire, que tout ça, s'est passé sous mon nez !
et que je n'ai rien pu faire !
Je vais Ă la gare, hein ! et je repasse te prendre
A tout à l'heure, Amédée.
Non, écoute, ne te frappe pas comme ça !
Bonjour Amédée. Bonjour bonhomme.
Je reviens dans cinq minutes.
Dis, maman, on s'arrĂŞtera sur le chemin de la gare, pour lui acheter une laisse.
il est encore tout petit, mais il lui en faut une !
as-tu fait ta valise, Mario ! Oui, elle est prĂŞte.
C'est bien, mon chéri, je n'en ai que pour un quart d'heure.
Maman, j'ai quelque chose Ă te dire. oui !
J'ai téléphoné à l’hôpital.
à l’hôpital ! Pourquoi !
Je voulais parler à papa ! il était pas là , on l'a pas trouvé.
Pourquoi lui as-tu téléphoné, Mario ?
J'aurais bien voulu lui parler de mon copain, Jenni.
C'est aujourd'hui qu'on l'opère,
ça m'embête de pas pouvoir lui dire au revoir.
Oh ! je lui écrirai !
Ah ! Oh ! non !
Ne me laisse pas ! Il est temps que je parte maintenant.
Tu opères aujourd'hui, aussi ! Oui, un enfant.
Ah ! si tu étais à moi, je ne te laisserais pas me quitter.
Tenez, continuez, je me sens pas bien.
Perugia, cabine 2
Attends-moi ici !
AllĂ´
oui, c'est moi !
écoute, ne t'inquiète pas de ce que je vais te dire !
Mais, il faudrait que tu reviennes au plus vite.
Eh ben ! Antonio a raté l'opération, qu'il vient de faire sur l'ami de Mario.
le petit Janni, oui.
Alors, il en fait tout un drame, il parle de quitter la profession, enfin ça va très mal.
Ah ! il faut que tu reviennes !
C'est bien ! merci Amédée, je prends le premier train, j'arrive tout de suite.
Qui c'était ? Ce n'était pas ton père !
Viens !
Il y a encore ceci, monsieur le professeur !
Ce sont vos rapports pour le congrès.
Heh ! envoyez-les aux recherches, pavillon des maladies internes.
Oh ! d'ailleurs, je ne pense pas que ça puisse intéresser le professeur Aldin !
Il faut pourtant les garder, monsieur le professeur, toutes ces recherches !
Non, ça ne m’intéresse plus !
Vous n'allez pas voir le directeur !
Il vous attend ! Je lui ai déjà parlé.
C'est la nouvelle de votre démission, a surpris tout le monde.
Nous, nous refusons Ă y croire.
Oui, mais ma démission était nécessaire.
Je dois quitter Perugia.
Nous vous regretterons tous, monsieur.
C'est moi, que vous cherchez !
Oui, oui, c'est vous. Je croyais, que nous, nous étions tout dits.
Ah ! Moi, je vous ai tout dit ! Et ça n'a rien donné
Et je le regrette croyez-moi !
ça, ça me regarde !
Eh ! oui, bien sûr !
Je sais que vous êtes sur le départ !
Et j'ai des documents, carte d'identité, passeport, et jusqu'à un carnet de chèques.
A sec, naturellement.
Enfin, tous les papiers personnels de Daisy.
C'était rester dans mes poches.
Alors comme vous ĂŞtes en voyage, et c'est indispensable.
Je les ai rapportés.
Seulement, avant je voudrais vous demander quelque chose.
Entrez !
Je vous écoute !
Moi, je ne sais pas, qu'elle va ĂŞtre votre vie avec elle !
Et au fond je devrais m'en foutre éperdument ! mais...
Je tiens, tout de même à vous prévenir une dernière fois.
Si vous avez déjà soigné les intoxiqués
Vous allez pouvoir observer votre propre cas !
Oui, parce que Daisy...
Quand on lĂ dans la peau.
C'est pire que de la drogue.
Écoutez, je vous prie de me faire grâce de vos considérations personnelle.
Et d'arriver au fait.
Ah ! bon ! bon ben !
J'ai besoin d'argent !
ça, aussi
J'ai aucun droit ou réclamer quoi que ce soit, je sais bien.
Vous pouvez toujours m'envoyer balader, seulement
Dans l'impossibilité, ou je puis exercer mon métier.
Selon, ce que j'ai.
Et pour le moment, j'ai que ça !
Il faut payer sa note d’hôtel même quand on est infirme.
Je vais aller me cacher quelque part pour essayer de guérir.
Loin de vous deux, naturellement.
Alors, je pensais, que vous comprendrez ça !
Combien, voulez-vous ?
Ce que vous pourrez !
Tenez !
Si, ce petit cadeau est fait de bon coeur.
Vous le cachez joliment bien.
Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
Oui ! vous avez raison, j'ai absolument pas besoin de votre considération distinguée.
Je n'ai rien Ă foutre.
Maintenant, je vous prie de sortir.
N’oubliez tout de même pas que cette garce a voulu me tuer !
C'est parce que, j'ai pas de preuves, que je passe maintenant pour son objet.
Ah ! j'y dois quelque chose en effet.
Dis donc, si des fois, elle lui prenait envie de vous supprimer, vous aussi.
ça peut se faire autrement qu'avec un trapèze !
Tachez de ne pas retomber sur vos pattes.
Vaut mieux crever que d'en arriver lĂ !
Maman, regarde, voilà la route qui mené à Assise.
Oui, chéri.
Est-ce que tu crois, papa viendrait nous chercher avec la voiture ?
Je n'en sais rien !
J'espère que le train ne sera pas en retard
Il faut que j'aille voir Jenni, tu sais, il doit s'ennuyer à l’hôpital.
Tu regrettes tellement de quitter cette maison !
Dis !
Si vraiment ça t'ennuie, il est encore temps pour toi, de changer d'avis.
Non, non, ma décision est prise.
C'est à ta femme que tu écris !
Oui, elle trouvera ça, en rentrant !
A qui, elles sont ces valises, dis maman !
Viens, chéri, viens !
Sortez de chez moi !
Sortez de chez moi !
Papa ! Mario, laisse-nous ! soit gentil !
C'est le moment ou jamais de choisir !
Tu hésites ! Va m'attendre dans la voiture !
J'ai vu ta voiture en bas avec vos valises !
Je t'explique tout dans une lettre que je t'ai laissé.
écoute-moi, ce n'est pas pour moi, que je te parle.
Il ne s'agit nullement de me raccrocher Ă notre amour !
Mais pense un peu à l'énorme idiotie que tu vas commettre.
Tu vas te casser le cou, tu as travaillé pendant des années comme un esclave.
Et quand tu touches au but, tu renonces en une seconde.
Mais qu'a-t-elle donc pour elle cette femme !
Je ne sais pas ! je..je.. ! je te jure que je ne sais mĂŞme son nom !
Je ne sais pas d'où elle vient ! si elle m'aime, si elle me déteste ! je ne sais rien !
Qu'est-ce que tu veux !
C'est pour une inconnue que tu veux gâcher ta carrière !
Je ne pensais pas que tu puisses devenir un jour aussi aveugle.
Antonio, Antonio, regarde-moi, je suis ta femme, la mère de ton enfant.
Tu nous abandonnes pour quelqu'un d'indigne de toi !
Mais te rends-tu compte de l'emprise que cette fille a sur toi !
Elle te laissera, elle t'abandonnera à ton tour, quand elle sera lassée.
Ton salut est près de nous, et ta place est ici !
Reste avec nous dans ta maison.
Antonio, je te promets, regarde-moi,
je te promets, que je ferais comme si rien, ne s'était jamais passé.
Je ne te ferais pas le moindre reproche
J'ai la certitude qu'avec mon aide, avec mon amour, petit à petit tu guériras.
Je sais, tout ce que tu peux me dire, tu as raison !
Et cent fois tort, mais quoi !
Essaie de me pardonner, si tu peux !
Je te donnerai n'importe quoi pour garder mon mari.
Combien, voulez-vous pour partir ?
Si votre mari veut que je m'en aille, qu'il vient me le dire lui-mĂŞme.
Alors, vous ne voulez pas !
Emporte ça, avec toi papa !
Pouquoi ?
Tu pourrais nous oublier.
Si tu pars très loin !
Je pars en voyage, mais je reviendrai !
C'est ce que tu dis ! j'ai tellement peur...
Mais c'est de la démence, que faites-vous, arrêtez !
Je vous conseille de bien réfléchir à votre réponse,
vous avez une minute en tout, pour vous sauver.
C'est tout réfléchi.
Une minute pour décider de votre vie ! Vous êtes folle !
Lâchez ça !
Ah ! mais vous ĂŞtes folle, laissez-moi descendre !
Mais arrĂŞtez, arrĂŞtez cette voiture, laissez-moi !
Vous ne le verrez jamais plus.
Laissez-moi ! Non !
Ahhhh !
OĂą est l'accident ? Dans le contrebas !
Allez !
Envoyez chercher l'ambulance !
Vous ne pouvez plus rien faire pour elle, docteur !
Et l'autre ? Dans la maison, lĂ -bas.
Papa !
Ta mère va bien, mon garçon ne pleure pas.
Ne pleure pas !
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