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Je vous croyais en classe terminale,
pas à la maternelle !
Vous aviez à disserter sur un conflit personnel.
Mais écrire, pour vous, semble se borner
à signer des chèques !
Cette copie est une exception.
Elle est lisible, au moins.
Je peux... ?
"La dernière fois que je me suis confessée,"
"j'avais 15 ans."
"Il faisait noir et chaud."
"J'avais commis 3 des 7 péchés capitaux."
"Ma soeur était responsable de 2 d'entre eux."
"J'enviais sa beauté et désirais ses amoureux."
"Je voulais et ne voulais pas me confesser."
"Je n'éprouvais ni contrition ni honte."
"Mais le désir restait là."
"Venait-il de mon imagination ou de mon corps ?"
Mlle Dunn... ?
Ca ne va pas ?
C'est mon dos.
Ce n'est rien, Professeur Engle.
Prochaine dissertation :
"Décrivez une tentation irrésistible..."
C'est moi !
Et merde !
Pourquoi ne peux-tu pas le sortir toi-même ?
C'est aussi ton fils !
C'est toujours une urgence !
Pour toi, une doctoresse est indispensable
et un professeur ridicule !
Et vous voulez être prof... !
Ridicule... !
J'aime les enfants.
Parce que vous n'en avez pas !
Pourquoi perdez-vous votre temps à m'aider ?
Pas pour ce que je paie !
Toutes les filles de la classe
feraient ce travail gratis.
Mais c'est vous que j'ai choisie !
Parce que vous êtes la seule
à connaître la syntaxe, la grammaire
et l'orthographe. C'est l'unique raison !
A ce point-là ?
- Il fallait me le dire. - Ce n'est pas évident ?
Rien n'est évident en vous.
Hier, j'ignorais encore que vous étiez catholique,
aviez une soeur
et étiez la proie de l'envie et de la luxure.
Votre dos...
Comment est-ce arrivé ?
Accident de voiture ?
Poliomyélite. J'avais 6 ans.
J'ai boité jusqu'à 11 ans.
Puis on m'a redressé la colonne vertébrale.
Scoliose...
Séquelles de la polio.
Papa...
Après ça...
Je me suis retrouvée chez nous, et dans le plâtre.
On m'a mise sur un lit, en bas,
dans le salon
où tout le monde pouvait entrer
jour et nuit.
Ca a duré un an et 2 jours.
Ils priaient beaucoup.
"C'est la volonté de Dieu", disaient-ils.
Je n'ai jamais compris pourquoi Dieu
m'en voulait autant !
Pauvre petite...
Je déteste qu'on me plaigne !
Je voulais vous réconforter.
Je préfère être séduite que réconfortée.
Excellent début pour votre dissertation :
"Comment j'ai perdu ma virginité."
Malgré la révolution sexuelle,
tous les hommes mariés ne sont pas des sauteurs.
Les rapports sexuels
entre étudiants et professeurs
sont inconvenants,
immoraux,
illégaux,
et incroyablement tentants.
Il est si facile de céder...
- Combien d'hommes as-tu... - Est-ce important ?
La confession, c'est peut-être bon pour l'âme...
Mais pas pour la baise.
Non. Non, c'est laid.
Je t'aime... je t'aime...
L'aspirine n'est pas le remède à ton problème.
Je t'ai fait mal ?
Pourquoi t'es-tu arrêté ?
Tu as...
C'est fini... ?
Je vais être en retard en classe.
Ca commençait à être bien...
Prochain épisode : feu d'artifice !
Cette fois, j'ai été un peu... prématuré.
A cause de moi ?
C'est ma faute ?
J'ai fait ce qu'il ne fallait pas ?
Je n'avais jamais eu de vierge, c'est tout.
Tu es désormais une femme perdue !
Katherine est là. Plus belle que jamais.
Elle pourrait rester pour Noël !
Son travail l'appelle à Puerto Rico.
Ta soeur est là.
- Quel travail ? - Hôtesse de l'air, tiens !
Elle fait Chicago-New York. Pas Puerto Rico.
Réponds au téléphone !
C'est un charter, elle te l'a dit !
Quoi, encore ?
Ca n'intéresse que moi
de voir le FBI boucler ces ordures
dont je suis entouré ?
Brigid, secoue ta soeur !
Oui, Papa.
Si tu voyais ses dessous !
Tu as vu ses cadeaux ?
Elle donnerait sa chemise.
Comment peux-tu boire avant de conduire ?
Comme ça !
- Tu gardes le petit, ce soir. - Non, j'ai un cours.
C'est Dennis O'Brian.
Pas maintenant !
Raccroche !
- Pauvre type ! - C'est son mari.
C'était son mari !
Il y a eu annulation !
Tu n'as pas de codéine ?
De l'aspirine...
Si je n'avale rien, je vais crever !
Pourquoi tu as rompu avec Dennis ?
Pauvre Dennis ! Il ne m'a jamais rien refusé.
Mais il me rendait folle ! A hurler !
Il était sinistre, ennuyeux à mourir...
Les yeux toujours suppliants...
Mais pour une annulation, il faut plus.
Alors, on ment, et...
Tout ce que je fais, ça tourne mal !
Sauf toi, Katherine. Toi, tu es parfaite.
Cheveux parfaits, dents parfaites,
jambes parfaites.
Tu as tout. C'est vrai. Par exemple,
tu débarques en 747, tu joues les Pères Noël, et...
Theresa... j'ai des ennuis...
De gros... ennuis.
Depuis 6 ou 7 mois,
je vis avec un homme.
Enfin... avec deux hommes.
Un à Chicago, l'autre à New York.
Le problème... c'est que je suis enceinte.
Et je ne sais même pas duquel.
Chérie, n'oublie pas ton avion !
De toute façon, je le fais sauter à Puerto Rico.
Il y a un endroit, là-bas.
Si jamais Papa l'apprenait, il me tuerait.
Il ne le croirait pas.
Je m'en veux de t'embêter avec ça.
Mais... tu es mon rocher de Gibraltar.
Depuis ta polio.
Ils n'espéraient plus. Même le Père Timothy.
Mais toi...
Toi, tu n'as pas pleuré une seule fois.
Tu es mon rocher.
Maman, Papa et Brigid
croient que je pisse du parfum !
Toi, tu sais que je ne vaux pas grand-chose...
Et tu ne me le reproches pas.
On a tous besoin de quelqu'un comme toi.
Je suis bien, comme ça ?
Parfaite !
En éduquant un enfant sourd,
veillez à ce qu'il ne soit pas
ébloui par la lumière.
Parlez aux enfants d'une voix normale
et en leur faisant face.
Ne vous laissez pas
aller à la colère ou à l'impatience.
Comment attire-t-on leur attention ?
En tapant sur une table
ou en faisant clignoter les lumières.
Superbe ! Parfait ! Pure poésie !
Tu m'aimes... ?
Fais pas ça !
Marcher sur la pointe des pieds,
c'est vouloir attirer l'attention !
Merde... !
J'ai des courses à faire.
Joyeux Noël.
C'est... une pipe.
Noël, c'est le grand bordel commercial !
La Nativité, ça se célèbre à l'église !
On se voit après les Fêtes.
1975 appartient désormais à l'Histoire.
Il y a 5 ans à peine,
10.000 femmes réclamèrent leur libération.
Elles défilèrent, avec slogans et enfants,
exigeant l'avortement libre,
des salaires égaux à ceux des hommes
et la liberté sexuelle.
Nous entrions
dans la Décennie des dames !
Katherine... ?
Non, ils sont tous au Bal des Pères Fondateurs.
Où es-tu ?
Voyage de noces ? Tu es mariée ?
Tu n'y allais pas pour avorter ?
J'en suis sûre ! Mais si tu ne l'as connu
qu'il y a 2 jours, dans l'avion...
Mais oui, je suis contente ! Si tu l'es, je le suis aussi.
Il est gentil ?
Il est catholique ?
Alors, mieux vaut que tu le dises toi-même à Papa.
Bonne année à toi aussi. A vous deux.
Comment s'appelle-t-il ?
Tu veux être mon cavalier ?
Martin ? Bonne a...
Qu'est-ce qui t'a pris de m'appeler ?
Tu étais saoule ?
A quoi pensais-tu ?
Il n'y a jamais rien eu entre nous !
Même si nous recommençons, il n'y aura rien eu !
Tu ne me compromettras pas !
Ni à l'université... ni chez moi... !
Je ne quitterai pas ma femme !
Je ne permettrai pas qu'elle souffre
d'une quelconque partie de jambes en l'air qui...
Il vaudrait beaucoup mieux, pour nous deux,
que nous oubliions que nous avons jamais...
Les voilà ! Patrick, mets ton veston !
Les voilà ! Katherine et lui... !
- Il n'a pas l'air juif. - Ca ne se voit pas qu'au nez.
Il conduit quoi ?
Une Mercedes.
C'est un Juif.
Elle a un vison !
Mariage civil : ils vivent dans le péché.
Papa, je t'aime !
Sois gentil avec lui.
Le téléphone.
Qui est-ce ?
Joyeuses Pâques.
Joyeuse "Passover".
- Vous êtes... - Theresa... !
Un homme marié.
Quand un type refuse de dire son nom...
Mme Dunn... ?
M. Dunn... ?
Surtout, ne m'appelez pas "Papa".
Où... ?
Quand... ?
Tu as pu t'échapper ?
Pourquoi, après avoir fait l'amour,
ne pouvons-nous ni parler, ni nous toucher, ni...
Tu es en colère.
Pas du tout.
Déçu... ?
Je ne suis pas déçu.
Mais je ne supporte pas une femme
que je viens de baiser.
Appuyé par Wallace et Jackson,
il semble bien que Carter puisse...
Ca va... ?
Rien ne cloche à l'école ?
Devinez...
Je suis encore enceinte. Le numéro 2 est en route !
Ma mère a eu 4 enfants. Des garçons. Tous parfaits.
5, Papa...
Tu oublies toujours Maureen.
Que Dieu lui pardonne.
Lui pardonne quoi ?
Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Qu'est-ce que c'est que ces oeufs glaireux !
C'est à vous soulever l'estomac !
Theresa, faites l'interprète, aujourd'hui.
"Au revoir", du moins jusqu'à la session d'été.
Vous voici devenus des éducateurs.
Si ces enfants doivent apprendre
à lire, écrire, comprendre,
parler, même,
vous êtes leur seul espoir.
Celui qui éduque un enfant sourd,
celui-là est près de Dieu.
A Joe et Silvia, mariés cet après-midi.
Oui, tout tiendra dans la voiture.
Je déteste les vacances, la pêche et la plage !
Ouvrages de référence, dictionnaire, carbone...
Chèque... !
Ton dernier chèque. Avec ma gratitude.
Je te revois quand ?
Un jour ?
Jamais...
Qui me remplace ?
Personne. Tu es la plus dévouée,
la plus efficace...
Il y en aura quand même une autre.
Il y en a toujours une autre.
Qui... ?
Rhoda ?
Après l'avoir baisée,
tu ne la supporteras pas non plus !
La maîtresse d'un homme marié ne doit pas
être jalouse.
Je n'y peux rien.
Et depuis quand y a-t-il des "droits" en amour ?
Ah oui... l'amour.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Rien.
J'ai mauvaise haleine ? C'est mon dentifrice ?
Je baise trop classique, c'est ça ?
Arrête !
C'est fini.
C'a été merveilleux, mais il est temps de...
passer à autre chose.
Pour tous les deux.
- La tension baisse. - La famille est prévenue ?
- Colonne vertébrale. - Opération immédiate.
- Sans radio ? - Oui.
- Touchez pas ! - Je l'aime !
- Foutez-le dehors ! - C'est ma faute !
- Ma faute ! - Pauvre petite.
- Je l'avais dit. - Dieu l'a voulu.
Elle est assurée ?
J'exige un médecin catholique !
Un corps superbe !
C'est de famille.
4 garçons...
Tous parfaits.
Parfaits.
Elle souffre ?
Elle n'est enceinte que de 2 mois.
Ah oui... l'amour.
La petite classe
Toujours dans la petite classe ?
Non. J'ai beaucoup grandi.
J'y vais.
Qui est là ?
Salut, chérie. Monte.
La police ?
Ma petite soeur.
Je vous présente quelqu'un qui a de la classe.
Theresa est prof pour enfants sourds.
Ca te plaît... ?
C'est chouette. Vous êtes chouettes.
Un "joint" ?
Kitty ne voulait pas vivre ailleurs.
Ni moi sans elle.
Mais l'appartement n'était pas à louer.
Alors, il a acheté l'immeuble !
Donc, si tu veux un appartement...
Ou un brillant avocat...
Merci, j'ai pas les moyens.
Pour Terry, la Prof, c'est moitié prix !
Bravo !
Sainte Theresa le jour, Impure Terry la nuit !
A Terry, by night !
Vous aimez le cinoche amateur ?
J'adore ça.
Alors regardons les petits s'amuser.
Entrez.
Tu es encore vivante ? Et tout d'une pièce ?
Où as-tu passé la nuit ?
- Chez Katherine. - Menteuse !
Elle est absente ! Je l'appelle... ?
Je l'appelle ?
J'ai appelé Brigid... ! La police... !
J'ai appelé l'hôpital !
Trop occupée à faire la pute pour téléphoner ?
J'aurais dû.
Mais tu ne l'as pas fait !
On craignait Dieu sait quoi.
On ne savait pas quoi faire...
Tu vas bien ?
Je prépare le petit déjeuner.
Je m'excuse, je n'avais pas réfléchi.
Alors, réfléchis à ça :
Tant que tu vivras ici, tu en suivras les règles.
Compris... ?
Fais le petit déjeuner.
Avant que tu m'accuses d'être un tyran ou...
Je ne commets pas un crime de
lèse-femmes libérées, j'espère ?
Parfait... Moi, j'allais à l'école à pied.
Et je déchargeais du charbon après l'école.
Et les jours de congé.
12 dollars par semaine...
2 cents par jour allaient aux pauvres, et le reste...
Tu le donnais à ta mère.
Ce que tu n'as jamais fait, toi !
Tes repas ont été gratuits !
Ton loyer, tes habits, gratuits !
Le médecin ! La télé ! Le téléphone, et...
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Tu as raison.
Si je ne peux vivre ici qu'en suivant ta loi,
il est temps que je parte.
Où ? Avec qui ? Avec quoi ?
Seule. Chez moi. Avec mon argent. Ma loi.
Bravo... !
Comme ça, on s'inquiétera jour et nuit.
Sois raisonnable, sois toi-même.
Ici, je ne peux pas l'être.
Si tu n'étais pas toi-même ici, qui étais-tu ?
Ce que tu voulais que je sois !
Tu n'es pas Katherine, tu sais !
Tu n'y arriveras pas, seule.
Oui, elle est ici.
Hier soir aussi.
On recevait...
Bien sûr, elle paiera un loyer.
Est-ce que je te mentirais, Papa ?
Ses cours commencent la semaine prochaine.
Les cours d'été.
Bien sûr, je veillerai sur elle.
Moi aussi, je t'aime.
Premier mois de loyer.
Ce qu'il te faut avant tout autre chose,
c'est un lit.
Un lit assez grand pour tout.
Certains signes se ressemblent, mais...
"Amuser"... mains ouvertes...
"Regretter"...
"Faim"...
"Désirer"...
"La classe... est finie."
Je m'appelle Mademoiselle Dunn.
Merci. Encore une fois, et parle.
Je m'appelle Daniel.
Et toi... ?
Je m'appelle Bonny Hooper.
Je suis Daniel Deu.
Excellent, mais "deux" s'écrit "d-e-u-x".
Mon nom de famille est "Deu".
Ton nom de famille est "Deu"...
Je te demande pardon, Daniel Deu.
Pas de nom ?
Pas de nom... ?
Elle est muette et bête.
Non, non. Sourde, pas muette. Et pas bête.
Personne n'est bête, ici.
Vous êtes tous très intelligents.
Elle s'appelle Amy.
Chaque nom a un sens particulier.
"Daniel", par exemple,
signifie "juge".
"Bonny"
signifie "très bonne".
Et "Amy" signifie
"Aimée".
Autrement dit, tout le monde aime Amy.
"Jerry" et "Kevin", ça veut dire quoi ?
Un instant...
Tu as oublié ton appareil ?
Nous utiliserons celui de l'école.
9 divisés par 3 égalent... C'est ça.
Très bien, Bonny.
Après avoir fait un peu d'orthographe,
nous ferons un jeu avec des chiffres.
J'aime bien ton nom.
Tu n'es pas obligée de l'écrire,
mais si tu voulais bien...
C'est l'heure.
Tu oublies quelque chose.
Viens.
Vous êtes le frère d'Amy ?
Comprends pas ce truc.
Merveilleux, Amy.
Moi aussi, je t'aime.
Je le sens.
Dis-le...
"Mul"... "ti"... "pie"...
C'est presque ça. C'est bien.
Essayons encore.
C'est très bien. Encore.
Mul... ti... plie...
Le Parrain
J'ai vu le film.
Al Pacino... c'est quelqu'un.
Vous êtes seule ?
Vous venez souvent ?
Ca ira.
Les autres c'est des pouffiasses,
mais vous êtes OK.
Je vous fais une proposition que vous pouvez pas refuser.
Vous et moi au lit...
Pourquoi je ne pourrais pas refuser ?
Parce que je baise comme un dieu !
Alors évidemment... dans ce cas...
A bientôt, en septembre.
Bonnes vacances.
Pour toi aussi.
Amy, c'est pour toi.
Mon nom est Mademoiselle Dunn.
Tu as parlé ! C'est merveilleux, Amy.
Encore une fois.
Mon... nom... est...
Mademoiselle... Dunn.
Elle a parlé !
Viens.
Laissez-la-moi, cet après-midi.
C'est un grand jour, pour nous deux.
Vous ne pouvez faire vivre
que vos enfants sur vos allocations !
Vous appelez ça "vivre" ?
Vous devez renvoyer votre ami.
Ou plus d'allocations ! C'est le règlement.
Essayez d'élever 2 gosses sans père
en suivant le règlement !
Essayez de travailler jour et nuit
sur votre règlement !
Oui, j'ai droit à quelque chose ! A mon homme !
Et il restera !
Où étais-tu ?
Maman était si inquiète...
C'est bien joli, ça !
Quoi, encore ?
C'est la maîtresse, Maman.
Mon fils dit qu'elle a parlé.
Y a quelqu'un qui t'aime, là-haut, ma chérie.
Demain, on parlera, toutes les deux.
Si Amy avait son propre appareil
- ils sont chers, je sais -
elle ne serait plus coupée de tout.
Ce serait merveilleux pour elle d'entendre des rires.
Pour moi aussi.
Vous avez entendu "Monsieur Règlement"...
C'est lui qui décide.
Pas d'allocations, pas d'école, rien.
Lui... ?
Lui.
Mme Jackson a un amant. Et après ? Vous êtes contre ?
Qu'elle en ait 50,
mais si un seul vit sur ses allocations...
Amy perd ses chances ?
- Je n'y peux rien ! - Au contraire.
Vous croyez ça ?
Amy vous intéresse ?
Sinon, je changerais de métier !
- Pourquoi le faites-vous ? - Pour sauver le monde !
Merde pour le monde. Sauvez Amy.
Vous faites les rapports ?
Alors, mentez !
La fin justifie les moyens ?
Pour qu'Amy reste à l'école, oui !
J'aimerais vous revoir.
Pourquoi... ?
Où es-tu ?
Je ne me sens pas bien.
Je ne pouvais plus conduire.
Il fait froid ? J'ai si froid.
Mon rocher de Gibraltar...
L'autre fois, c'était un boucher.
Mais ce toubib est
le meilleur ouvre-boîtes de la profession.
Beau surnom pour un avorteur, pas vrai ?
Tu as prévenu Barney ?
Mais il est fou de toi !
Il ne me connaît même pas.
Oh, c'était formidable, au début.
Tout était formidable.
Chaque jour était spécial.
Et puis... un jour...
on n'a plus parlé.
On ne pouvait plus se parler ni se regarder.
Alors, on a vu des gens...
Alcool, coco, remontants, tranquillisants...
Et cette nuit, je me suis réveillée
dans une chambre pleine de culs à poil.
Dont le mien.
Je n'ai jamais été que ça :
Un cul parmi les culs.
Mariée ?
Vivant avec un homme ?
Fréquence des rapports ?
C'est important ?
Plusieurs méthodes :
diaphragme, stérilet, pilule...
Je veux être sûre de ne pas avoir d'enfants !
Définitivement ?
Puis-je savoir pourquoi ?
Non.
Bonjour, Mlle Dunn.
Regardez.
C'est une merveilleuse matinée, Amy !
Une merveilleuse matinée.
Comment va Amy ?
Votre mensonge lui a donné sa chance.
Je n'ai pas dit toute la vérité, c'est tout.
J'ignore comment vous avez fait...
Mais... merci beaucoup.
Remerciez le Secours aux Enfants.
On dîne ensemble ?
Je vous invite.
Dépêchons-nous, ils mangent à l'heure.
Il est catholique. Il voulait être prêtre.
Il a renoncé à la mort de son père.
Sa mère est infirme.
Ils vivent tous ensemble.
En famille.
En somme,
il mérite d'être canonisé.
Votre père est extraordinaire !
Et votre mère est un cordon bleu !
Je déteste cuisiner et parler sports !
Et je déteste les "bonnes" histoires !
Irlandaises, polonaises ou italiennes !
- Vous êtes fâchée ? - Non, pas du tout.
C'est ma faute ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
Rien.
Je connais quelqu'un qui a dit ça.
Maintenant, je sais que c'est drôle.
On me cherche ?
Tony Lopanto.
Sonya Katrina Raskolnikov.
Ca ira.
J'ai connu une secrétaire appelée Sonya.
Sonya quelque chose...
Une chialeuse. Même quand elle était contente.
Je ne pleure jamais. Même quand je suis triste.
C'est la vraie vérité.
Personne dit la vérité.
C'est peut-être mieux.
Et ça, c'est la foutue vérité.
Vous êtes une bouffeuse de Bible ?
A notre première rencontre, je lisais autre chose.
On s'est rencontrés ?
Ici.
Pas exactement rencontrés. Vous étiez avec...
Avec une blonde.
Vous m'aviez remarqué.
Vous faisiez... vous faisiez ça.
Oui... ça...
Vous vous foutez de moi ?
Non. Je me sens bien, c'est tout. Très bien.
Le vin ne nuit pas à la chose.
Non, il ne nuit pas.
Et cette soirée... ?
Où elle est... ?
Ici...
Ici même.
Ca t'a plu, hein ?
Un homme... c'est une chose merveilleuse.
Tu bandes encore.
Pourquoi tu t'es arrêté ?
Y a pas le feu.
Comment tu fais pour te retenir ?
C'est du sérieux, tes bouquins !
Moi, j'aime les poèmes.
"Les gars pelotent... Les filles sans culotte."
Un autre.
"Y a de l'espoir Quand on se tape un Noir."
Où as-tu lu ça ?
Dans les chiottes du métro.
Eteins.
Eteins... !
Tu as eu peur...
Et ça t'excite, pas vrai ?
Tu peux rien faire, tu peux pas filer...
Tu peux qu'attendre...
Ton coeur bat à péter ! Vrai ?
Vachement vrai.
Tu as déjà tué ?
Bien sûr.
Vietnam.
C'est là que tu as eu ça ?
Pas en me dorant au soleil !
Pas de chance.
Au contraire. On m'a démobilisé.
Tu en as jamais assez, hein ?
C'est quoi, ça ?
Ca t'ennuie ?
Joue contre joue... !
Tu aimes ça ?
Pour nous réveiller, au cas où.
Tu dois partir avant le jour.
Règlement de la maison ?
Le seul.
Qu'est-ce qu'y a, le matin ?
Le travail.
C'est-à-dire ? Le mari ?
Exact.
Taxi ? Laitier ?
Exact, exact.
Un type qui paie le loyer ?
Avant le jour vient le travail.
Je dois être seule.
Ca n'a rien à voir avec toi.
Qui dit que je veux rester ?
Mais je crois pas ces conneries !
Le travail !
Quel genre ?
Je suis professeur.
Dans une école ?
Cours élémentaire.
Tu plaisantes ?
Je le crois pas... !
Un prof qui fait les bars...
Pas étonnant que le pays parte en couilles !
Ca t'a plu, hein ?
Tu es un champion.
On se reverra.
Dimanche, 6 heures juste.
Sois là.
D'accord, Sonya Yanapas ?
Ta braguette est ouverte.
Moi aussi, le boulot m'attend.
C'est pas vrai... ! C'est pas vrai... !
Pan... ! Plein... !
Plaît-il... ! Pan... !
Ces lettres poussent l'air
au dehors.
A présent, répétez... Parc...
Chat...
Très bien.
Trouvez des mots qui poussent l'air au dehors.
Punch... Punch... Punch...
Non, non. Trop de "punch". Essayez un autre mot.
C'est mieux.
Et ce parfait petit gentleman
me sort le mot "baise".
Le ballon a dû sauter.
Ensuite, il me dit qu'il a essayé "amour",
mais que ça ne fait rien au ballon.
C'est faux, ça.
Je lui propose "bonheur", et il demande :
"Bonheur", c'est comme "baise" ?
Pas avec mon mari.
C'est fini, terminé. Rideau !
Ce soir, Acapulco. Demain, la liberté !
Papa sait... ?
Il rend Barney responsable.
Pour le divorce,
il dit que, n'étant pas mariée à l'église,
je n'étais pas mariée du tout.
Et Barney ?
Il le prend très mal... !
Il est déjà collé avec une Lolita
à maxi-bouche, mini-cervelle et pieds sales !
Ils ont leurs serviettes "Lui" et "Elle"... !
Et leurs séchoirs
et leurs vibrateurs "Lui" et "Elle"... !
De la merde... !
Les débris d'un mariage naufragé !
Ci-gît l'amour !
Mort... mort... mort... !
Le taxi.
Je descends.
Prends ce que tu veux.
Tout ce que tu veux !
Jimmy Carter, et...
James qui ?
J'étais occupée. Et je le suis encore.
Dîner ? J'en sais rien.
Rappelez dans 10 minutes. Non, attendez !
Dans 20 minutes.
Tu as la came ?
Tu as le fric... ?
Laisse-moi sentir.
Elle sent bon.
Elle est bonne.
Tu as la came, Chuck ?
T'as l'air pleine de came.
Tu me cherches ?
Je cherchais les "dames".
Y en a pas ici !
Paraît que tu cherches une dame blanche ?
Tu as 10 cents ?
Oui... Tenez.
Une dose suffira ?
Pour appeler Jésus, au cas où...
Moi à la télé ! Moi dans le miroir !
Moi, vedette !
Chacun devient quelqu'un dans cette boîte !
Cette fille...
elle embrassait bien.
Et dansait bien.
Des femmes seules, dans les bars, c'est triste.
Elles trouvent quelqu'un, parfois.
C'était votre première visite.
Exact.
- Pourquoi y être allée ? - On s'y sent bien.
Vous n'y connaissez personne.
C'est mieux. On boit, on danse.
Pas besoin de parler.
Nous n'avons pas dîné.
Je suis bon cuisinier, je vous ferai un oeuf.
J'ai classe demain.
Samedi, alors.
Appelez d'abord.
Dehors... !
Tu as crocheté la serrure pour entrer ?
J'en étais sûre ! Un casseur !
Sors de ce...
Tu avais dit 6 heures !
- Et alors ? - Alors, file !
Dehors... !
"Dedans, c'est pas dehors... Que tu sois ou pas d'accord."
Hé, Terry Machin-Chose...
Où tu as dégoté ce truc porno-snob ?
Où as-tu dégoté cet accent à couper au couteau ?
Mick Jagger en a un, Joe Cocker, Elton John...
Les Beatles, Peter Frampton, Rod Stewart...
Noir, c'est vert, et vert, c'est la couleur du fric !
Qui c'est, la blonde ?
On en mangerait.
Dehors !
Ou j'appelle la police !
Non, il est tard !
Assez ! Je le savais !
Casseur et drogué ! Dehors...
Parle toujours, Prof. Mais ça prend plus.
De la neige, baby. De la neige.
La dame blanche...
Coco...
Moi, je dis "Cocaïne,"
"je t'ai dans la peau... Et dans mon cerveau... !"
- Où tu l'as eue... ? - Tu ne le croirais pas.
"Cocaïne, je t'ai dans la peau..."
10 dollars pour ça ?
30 pour la première qualité.
"Viens vite, sois pas bête..."
"Renifle, ce sera ta fête."
Qu'est-ce que ça fait ?
Ca rend l'Amérique belle.
L'autre, à présent.
Ne t'arrête pas. Ne t'arrête pas !
Je veux...
Tu veux quoi ?
Tout !
Tout... !
Salut les poires ! Salut !
Qu'est-ce que cette boîte ridicule a de si important ?
Elle me tient compagnie même quand je dors !
Et j'ai pas à la baiser pour la faire reluire !
Tu es un individu vulgaire.
Vain et vulgaire. Et menteur !
Le parfait gentleman !
Où vas-tu ?
Au boulot.
A 2 heures et demie du matin
Quel boulot ? Une femme... ?
Prends ça.
Prends.
Tu veux déconner toute la nuit ?
Et à ton école... ?
C'est quoi ?
Remède... Ca te renvoie sur terre.
A un de ces jours.
Quand ?
Un de ces jours.
Si t'es en retard...
Va te faire foutre.
C'est fait.
Expliquez-leur à eux !
Silence !
Assieds-toi.
Je suis désolée.
Je m'excuse.
Je suis en retard.
Hier, j'ai pris une pilule...
Pour dormir.
Elle était si puissante que..
Je vous crois pas !
Je vous crois pas.
- Faut que je rentre. - Comment va-t-il ?
Les gosses m'attendent.
J'ai passé la nuit ici.
- Tu aurais dû m'appeler. - Je l'ai fait ! "Personne".
ou "occupé"... !
Les réclamations m'ont dit : "L'appareil est décroché."
Et ce matin, ça ne répondait pas !
Reste avec Maman.
Comment va-t-il ?
Dieu décidera.
Puis-je le voir ?
Ca fait bien longtemps, Theresa !
Avant l'opération,
nous avons eu une bonne conversation.
Il m'a tout dit...
Ton jeune homme, catholique, méritant...
Tu as tiré le bon numéro, je crois.
J'ai essayé de vous joindre.
Ils savent ?
Dans 24 heures.
Ils savent quoi ?
Quoi ?
Si c'est une tumeur maligne.
Puis-je vous reconduire, Madame ?
Je voudrais d'abord passer à l'église.
Vous êtes un drôle de pistolet !
Vous faites pratiquement partie de la famille !
Le pote à papa !
Le fils que maman n'a pas eu.
Je voulais rendre service.
Pourquoi ?
Ca vous excite de vous repaître
des infirmités des autres ?
Vous êtes bouleversée. Et solitaire.
Seule... !
Seule, pas solitaire ! Et déprimée !
Vous me déprimez ! Vous comprenez ça ?
Cet endroit ne vous ressemble pas.
Pas du tout.
C'est exactement moi !
Surtout ça !
Avez-vous déjà pris une femme comme ça ?
Vous avez une femme ?
Une de vos chômeuses secourues
qui ont tant besoin de vous ? Non... ?
Je vais à l'hôpital, demain.
Vous voulez venir ?
Je vous veux ici. Ici... !
Vous n'aimez pas les femmes ?
Assez... !
Pourquoi faites-vous ça ?
Je passe demain à 6 heures.
Tumeur maligne ? Moi ? Non.
Des rumeurs, ma chérie. Rien d'autre !
Des racontars de toubibs !
Je serai au travail dans 8 jours.
Pourquoi te mentirais-je, Katherine chérie ?
Rien ne m'enterrera avant mon heure !
Ni la prostate, ni l'omoplate, ni l'eau plate !
Ne raccroche pas !
Tony... ?
Tu es encore là ?
Toi aussi, tu as l'air entre deux eaux !
Je ne peux pas...
Tu fais des bulles, on dirait...
Je suis quoi... ? Non, je vais très bien.
Mais le téléphone a failli se noyer.
Ne raccroche pas...
Tu m'entends ? Tony... ?
Reste à l'appareil.
A peine... à peine...
Pourquoi ne viens-tu pas... ?
Non, non. C'est James.
Vous avez vu Tony Lopanto ?
Le tambourineur ?
Pas depuis 3 semaines.
Martin... ?
La barbe fait le professeur.
L'ex-professeur.
Je perdais mon temps... J'écris un roman.
Comme tout le monde.
Et je divorce.
Comme tout le monde.
Au... bon vieux temps.
Oh, Dieu... non !
Je pense beaucoup trop à toi... à nous...
Tu as été mon seul amour.
Ah oui... l'amour.
"Ne me pardonne pas..."
"Mais surtout ne m'oublie pas."
"Les amants se quittent et se perdent..."
"Et elle dit : "Chéri, tu es une merde."
Regardez-moi, tout le monde...
Voici Monsieur...
Non. Un instant. Mon nom est :
James.
Très, très bien.
Ce langage mettra peut-être fin à nos disputes.
Vous croyez ?
Vous n'en avez pas assez d'être maltraité... ?
Vous êtes charmante, gentille, sensuelle.
Une vraie...
Garce.
Apprenez le braille, vous êtes aveugle.
A samedi.
Vous le regretterez.
On n'a pas acheté de chocolat...
Ni de crayons-bille.
C'est du vol.
- Payer était plus simple. - Mais moins drôle.
Vous avez des cafards.
Ils ont faim.
C'est pour eux que la vaisselle reste sale ?
Bien sûr.
Bien sûr...
La plupart des hommes veulent tout,
tout de suite. Sinon, ils deviennent mauvais.
A la 2ème ou 3ème fois, c'est baisage ou rideau.
Mais vous,
à la 6ème fois, vous ne m'avez même pas embrassée.
Le vin de Madame.
Entrez.
Mes mains sont pleines de savon...
Désolée...
Bon...
Pourquoi vouliez-vous être prêtre ?
Mon père le voulait.
Pas vous ?
S'il n'était pas mort, vous seriez prêtre.
J'ignore s'il est mort.
Je le dis. Ca arrête les questions.
Ma mère buvait.
Elle ne boit plus.
J'avais 12 ans, à l'époque.
Une nuit, j'ai entendu rire ma mère.
Elle avait un rire merveilleux.
La porte de sa chambre était ouverte.
Elle était sur le lit, nue,
sauf pour son porte-jarretelles.
Papa était sur elle, et elle se moquait de lui.
"Alors, la machine est détraquée ?"
Il l'a frappée.
Mais elle a continué à rire.
Et lui à frapper et à frapper.
Et elle riait toujours.
Il y avait du sang partout. Sur le lit et sur ma mère.
Mon père est sorti, sans me voir...
A descendu l'escalier, et est parti.
Je t'aime.
Ne m'aime pas...
Fais-moi l'amour.
Laisse-moi faire.
C'est pas vrai !
C'est pour protéger qui ? Toi ou moi ?
Je suis navrée. Tout à fait. Ce n'était pas drôle.
Je n'avais jamais vu un de ces trucs et...
Tape-moi dessus ! Casse quelque chose !
Je suis navrée.
Vous avez tort. C'est drôle.
L'histoire de ma mère et de mon père
n'a jamais eu lieu !
Désolé.
Faut que je change d'air !
Excusez-moi, je cherche Jésus.
Tu te trompes d'église, ma jolie.
T'en fais pas, il est là.
Une double dose ?
Et me revoilà dans l'aviation.
Mais derrière un comptoir.
Plus de pochards à chouchouter !
Plus de pince-fesses !
Je ne volerai que quand et si je le veux.
Ca aussi, c'est fini. Alcool, pilules, herbe...
Psychanalyste à 50 dollars !
C'est fini, ces conneries.
Nous prenons tous quelque chose pour "tenir".
Je fais de la thérapeutique de groupe. C'est "in".
On s'assied en rond et on se démolit, c'est ça ?
Non, on apprend jusqu'où on est descendu.
Pourquoi, et quelquefois, comment remonter.
Tout le monde a mal.
Tout le monde cherche un "tueur de douleur".
Aux "tueurs de douleur".
Theresa ?
777.44.90... ?
Oui, James.
Je pensais à nous. Je vous dérange ?
Je viens de l'église.
Quand j'ai un problème, j'y vais.
Et je me retrouve avec ce type
qui était à New York pour une convention.
Il ne veut pas venir chez moi ni aller dans son 4 étoiles.
Il lui faut un motel. Et quel motel... !
On entre, et il met la télé. Puis...
Rien. Il reste là à regarder le film porno.
Il ne manquait que les cacahuètes et les esquimaux !
Enfin, le grand moment arrive.
Il n'ôte même pas son pantalon !
Et pendant qu'il me saute,
il reluque les autres, à la télé !
Délirant, non ?
Quand je reviens,
Scarlett et Chose se tringlent toujours,
mais mon type... autant en emporte le vent !
Il m'a laissé ça.
"Mon chou... tu es formidable !" Et ça.
Dément...
La même nuit, j'embarque un privé.
On va chez moi, on fume un peu...
On rigole un peu... on baisouille. Très chouette.
Je reviens de la salle de bains, et devine...
Pas encore... ?
Dick Tracy avait filé avec mes 20 dollars... !
Prise pour une putain par un plouc...
Et pour une poire par un privé !
Moi ? Homo ? Je suis marié. J'ai deux gosses.
Et une maîtresse qui me coûte les yeux de la tête.
Pourquoi fais-tu les boîtes à tantes ?
Qui c'est ?
Moi, quand je suis en manque. T'aimes les fesses, moi la came.
Tu marches à quoi ?
A tout.
Tu as quelque chose à boire ? De doux ?
Oui, moi.
Je ne me plains pas, mais... tu n'as pas grand-chose.
Toi non plus.
Ca grandit à vue d'oeil !
Qui tu es... ?
Qui ? Moi... ?
Pédé et sourd, en plus ?
Barre-toi !
Tu crèches là-haut, mémé ?
Theresa, ça va ?
Elle est aux chiottes.
Avant que tu gueules, je te pardonne. OK... ?
Ca va... ?
Je t'ai manqué...
Perdu ta langue ?
Tu devrais participer aux jeux télévisés.
"A vous, Terry Terrible !"
"Criez ! Sautez ! Tortillez du cul !"
"Vous gagnez 25.000 dollars, une tire, 100 valises,"
"et un séjour à Honolulu !"
Elle veut peut-être pas vous parler.
En voilà un langage à la con.
Katherine ?
Non, pas de problème. Je te rappellerai.
Tu veux pas savoir où j'étais ? A Miami.
J'ai tout claqué aux chevaux.
Et monté une grosse Juive.
Mais c'est vache, là-bas.
J'suis revenu sans un rond.
Et on m'a coupé mon chômage !
Donne-moi une bière.
Il me faut un pageot, en attendant.
Pas ici !
4 ou 5 jours...
Et ta mère ?
Elle me veut pas.
Va conquérir le monde !
Avec 2 dollars... ?
Trouve un monde à leur taille !
Calme-toi. C'est ton Tony qui te parle.
Tu es toujours à moi. A moi, pas vrai ?
Fourre-toi dans ta seule tête qui pense !
Je ne suis qu'à moi !
A moi... ! Et maintenant, file ! Allez, ouste !
- Je peux pas le croire ! - Crois-le !
Tu me vides ?
Toi et ma mère, les plus grandes putes du monde !
Sale brute... !
Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Mes dents...
Je vais chercher de la glace.
Comment est-il entré ? Que s'est-il passé ?
Peu importe. Quand les flics attraperont ce fils de...
Justement ! C'est à sa mère qu'il en veut.
Tu divagues ! Quel rapport avec toi ?
Nous sommes toutes les deux...
C'est froid !
Toutes les deux des putes !
Les cafards prennent le pouvoir... !
Pourquoi ?
Rends-moi ce manteau.
Arrête ! Ce n'est pas drôle.
Si ! Tu vas cracher 300 dollars au lieu de 200.
Je ne les ai pas... Et je ne te les donnerais pas !
Ni 300...
Ni 3... ! Rien ! Zéro !
Tu veux te voir dans les journaux ?
"Prof le jour, pute la nuit..."
"Alcoolique, droguée..."
Venez, Mlle Dunn.
Tu as remplacé Tony par une bite de nègre ?
Tu l'auras cherché, salope !
Je l'ai... !
Un coup de téléphone anonyme a révélé sa vie secrète
de droguée, et ses sordides expériences sexuelles.
Mlle Dunn a été congédiée dès qu'elle...
Vous êtes cinglé !
N'avez-vous jamais aimé ?
J'étais encore plus insupportable que vous.
Laissez tomber.
Je vous en prie.
Joyeux Noël.
Qu'est-ce que c'est... ?
Fantastique !
Qu'est-ce qui vous y a fait penser ?
Vous. Lumière et ombre. Je vous vois...
Je ne vous vois plus.
A tous les solitaires de la veillée de Noël.
Avec amour.
Je ne veux pas aimer... comme vous l'entendez.
Vous voulez vous marier, des enfants. Pas moi.
Ai-je parlé de ce mariage ? C'est Noël.
Noël me rend heureux.
Et me fait penser à l'avenir.
Je ne crois pas à l'avenir.
A quoi croyez-vous ?
A maintenant.
A ce que j'ai maintenant !
Et qu'avez-vous ? Cet appartement ?
Regardez-le ! Que contient-il ?
Rien ! Ni famille, ni chien, ni chat... !
Des amis ? En avez-vous un seul, une seule ?
Avez-vous même voté... ?
Vous n'avez qu'une chose : moi !
Et pour me garder, il faut que ce soit moi,
et moi seul !
Où allez-vous ?
Loin de vous !
Garde ton "Joyeux Noël"... !
Et ton baiser de Judas comme celui que tu as donné à James.
Pas assez homme pour toi, hein ?
Pas assez pour Miss Nouvelle Amérique !
Je ne te comprends pas.
Ni ton monde détraqué, ni ton langage détraqué !
Liberté-ci, liberté-là...
Liberté de quitter la famille... !
De quitter l'église... !
D'aimer... !
Liberté d'avorter... !
Liberté d'aller au diable !
Comment peux-tu redonner vie à ces pauvres petits sourds,
les aimer, les soigner
et refuser d'être mère ? Pourquoi ?
Tu le sais !
Tu as peur. De quoi ?
La scoliose, Papa !
Tu sais bien ce que c'est ?
Déviation de la colonne vertébrale.
Scoliose paralysante...
Scoliose inflammatoire, scoliose myopathique... !
Scoliose rhumatismale ! Et la mienne !
Congénitale ! De naissance !
Tu as eu la polio. Demande à l'hôpital.
C'est fait ! Scoliose congénitale !
Ton sang... !
- Katherine est parfaite ! - Coup de chance !
Les enfants de Brigid sont sains.
Et si les miens ne l'étaient pas ?
Ma mère en a eu 4.
Des garçons.
Tous parfaits.
Tous sauf...
La petite Maureen...
Il y avait plus d'amour dans ce pauvre corps tordu
que chez ses frères parfaits...
Faux comme des jetons...
Ayant honte d'elle...
La maudissant...
jusqu'à ce qu'elle se tue.
La liberté...
Comment se libère-t-on de la vérité ?
Minuit... Bonne année de New York... !
Adieu 1976, bonjour 1977.
Qui est là ?
Un télégramme ?
- Ton truc n'est pas raide ! - Le drame de ma vie !
Bonne année !
Robert, le Tueur Fou.
Bal masqué. Tu viens ?
Tu ne devrais pas rester seule.
Pas un soir de réveillon.
Sois heureuse.
En voilà des façons ! Ouvre !
Dépêche, garce ! Je sais que tu es là.
Sonya Yanapas ! On va rigoler, ce soir !
On va noyer 76 et fêter 77... !
Viens ! Je peux plus me retenir !
Trop tard !
Tu crois que ta putain de chaîne va m'arrêter ?
Passez-moi la police.
Oui ! C'est urgent !
Ca, c'est le comble, connasse !
Tu es morte... !
Pas de nichons !
Le fric... !
Ils t'ont fait mal ?
Me demande plus de porter cette merde !
Jamais !
Je suis pas une folle ! Tu le sais !
Regarde-nous.
Tu sais ce qu'on est ? Des monstres de foire... !
Je suis désolé.
Désolé, merde !
C'est fini, moi et toi !
Appartement, chemises, chaussures...
Je me tire !
Ne pars pas !
Ne pars pas... !
Je t'en prie... !
Où vas-tu ?
Où tu ne seras pas !
Tu reviendras.
Je t'attendrai... chez nous.
- Tu auras besoin d'argent. - Fourre-toi-le au cul !
Je t'attendrai.
C'est toi la femelle, pas moi !
C'est moi qui donne, toi qui reçois, oublie pas ça !
Ma dernière tournée des bars.
C'est sérieux ?
Quand votre vie nocturne envahit le reste...
Je vous paie un verre ?
Pour moi, un, c'est un de trop,
et un million, pas assez.
Moi, c'est pareil. Avec les hommes.
Bon truc pour planer.
Pour faire des prouesses au lit.
Et battre des records.
Je m'appelle Arthur.
Comment avez-vous fait ça ? C'est douloureux ?
Tu me crois pédé... ?
Je n'ai jamais dit ça.
Tu l'as pensé !
Pas vrai ?
Je suis désolé.
Pouvons-nous parler un instant ?
Y a un type qui m'embête... Il nous regarde...
Vous le connaissez ?
Il a l'air OK.
J'ai peur.
Pourquoi moi ?
Je ne sais pas.
Votre sourire...
Souriez-moi, et il partira peut-être.
Ensuite ?
Minuit à San Francisco. Bonne année !
Merci de m'avoir raccompagnée.
J'en étais sûr...
Joli petit nid...
Toi, tu as besoin d'un verre.
Garçon... ? Apportez une bouteille de whisky.
Et que ça saute !
Joli... très joli...
Un verre... et puis bonne nuit. D'accord ?
Le type du bar,
il vous emmerde ?
J'ai le même problème.
Une ventouse...
Toujours à pleurnicher, à m'espionner, à s'accrocher.
Jour et nuit : "Aime-moi, aime-moi !"
Peux pas aller aux W.C. sans un :
"Que fais-tu, chéri ?"
L'amour...
J'en ai ma claque...
Je voudrais disparaître toute une semaine !
Marié depuis longtemps ?
Vous vous foutez de moi ?
Je hais... je hais cette... personne !
Faudrait être fou pour retourner chez elle !
Tout le monde est fou, cette nuit.
J'arrive en ville...
Fauché, sans boulot, sans piaule...
Tout ce que je veux,
c'est un lit pour la nuit.
On boit, on boit, et... une chose mène à l'autre.
On est ensemble depuis.
Des fois,
je me dis que j'étais mieux en taule.
Vous avez été en prison ?
Oui. 2 fois.
Pourquoi ?
Des choses...
On ne vous en tient pas rigueur ?
Oh, que si.
Pas vous. Vous êtes différente.
En quoi ?
Quand on a fait de la taule, on sent ces choses.
Vous, vous êtes bonne.
Tout votre corps est bon.
On sait parler, en prison !
Tu n'en as plus ta claque ?
Attends.
D'abord...
C'est quoi ?
On a tous des cicatrices.
Parce qu'on est nés dans le péché.
C'est très bien comme ça.
Maintenant...
Tu as un très joli corps...
J'admire un corps en forme...
Je m'entraîne tout le temps...
Dans mon coin,
on se battait ou on vous traitait de tante !
En taule, on se battait ou on les prenait dans le cul !
J'aurais pas dû boire.
Je suis pas prêt.
Je suis pas prêt... !
C'est peut-être moi.
En tout cas, ce n'est pas ta faute.
Putains de femelles !
C'est toujours aux gars de se taper le boulot !
Tu trouves ça drôle ?
Foutue façon de commencer l'année !
Où tu vas ? On a le temps !
Une autre fois. J'appelle un taxi.
Ne t'endors pas. Allez, debout.
Tu ne peux pas rester ici.
Si tu veux être sautée, attends !
Je veux que tu partes.
Tu cherches à prouver quoi ?
Prouver ? Prouver... ?
J'ai rien à prouver ! Tu me prends pour une pédale ?
Sale pute ! A côté de ma femme, tu es une merde !
Ma femme, en Floride, avec mon gosse dans le ventre !
Ca suffit comme preuve, connasse ?
Je suis prêt... !
C'est ça que tu veux, putain.
Pute... !
C'est ça que tu voulais ?
Pute... !
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