All language subtitles for Columbo murder.by.the.book FR

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Original subtitles

LES ROIS DU THRILLER

"J'accuse" dit Mme Melville,

d�signant le docteur.

ENTREE INTERDITE

"Votre parapluie mouill� vous a trahi."

Qui est-ce?

- Vous n'�tes pas intimid�? - Oh, allez, Ken.

Je suis l'un des meilleurs auteurs policiers.

Vous ne portez pas de gants, votre doigt n'est pas sur la g�chette

et il n'y a pas de balles dans le chargeur.

Je ne suis pas dou� pour les blagues.

Que faites-vous ici avec �a?

Je me rendais au chalet. C'est pour me prot�ger.

- Et je suis venu m'excuser. - Pour quoi?

Pour m'�tre emport�, l'autre jour.

Oubliez �a. �a peut arriver.

�a ne devrait pas. Pas entre nous.

Croyez-moi si vous voulez, voici le calumet de la paix.

A la v�tre, Jim.

Au milieu de la matin�e?

D�tendez-vous. On est samedi.

L'�me d'un auteur policier est au c�ur des t�n�bres.

Un toast.

Cher monsieur...

je prononce... notre divorce.

Enfin, pas vraiment un divorce.

Mais si. Soyons honn�tes.

Sans pension alimentaire, mais c'est une r�siliation.

Oui. Et nos chers petits.

Tous les quinze.

50 millions d'exemplaires.

A celle qui a rendu cela possible, la meilleure d�tective,

Mme Melville que nous avons cr��e et que nous allons enterrer.

Allez, Ken. Vous me faites culpabiliser.

Je veux juste �crire pour mon compte.

C'est vrai. Je suis �go�ste.

Tous mes v�ux pour ce nouveau d�part en solo.

Merci. J'appr�cie.

Apr�s tout, l'amiti� est plus importante qu'un partenariat, non?

A notre amiti�.

Oui.

Et � pr�sent, je vais vous kidnapper.

- Quoi? - Le chalet dont je vous ai parl�.

Il est termin� depuis six mois. Vous serez mon premier invit�.

- Pas maintenant, Ken. - Pourquoi pas?

- C'est � San Diego. - A quelques heures de route.

Vous serez de retour avant minuit.

J'ai promis de passer la soir�e avec Joanna.

Appelez-la et dites: "Je vais travailler tard au bureau."

On ouvrira une bouteille et on ira p�cher.

- Eh bien... - Vous savez quoi?

- Vous avez peur de d�compresser. - C'est faux.

Prouvez-le. Venez. S'il vous faut une raison,

c'est une faveur que vous me faites.

Laissez-moi une chance d'enterrer la hache avec dignit�.

Vous ne pouvez pas me laisser tomber

et refuser mon invitation par-dessus le march�.

J'�tais en train de terminer le dernier chapitre.

La derni�re enqu�te de Mme Melville.

On devrait lui envoyer des fleurs.

J'ai fait la liste de ce que j'aimerais emporter du bureau.

Vous voulez y jeter un �il?

- C'est une liste de noms. - O� ai-je la t�te!

Ce n'est pas la bonne. J'ai d� la laisser � la maison.

J'ai encore oubli� un truc.

- Quoi? - Mon briquet est rest� au bureau.

- Il vous le faut? - C'est mon porte-bonheur.

J'en ai pour une minute.

Dire que j'ai d� vous convaincre de faire ce voyage.

- Sentez cet air. - C'est encore loin?

A une heure. On doit contourner San Diego.

J'ai quelques courses � faire.

Passez-moi le livre dans la bo�te � gants.

- C'est l'un des n�tres. - La patronne est une fan.

Je le lui avais promis. Le prix de la gloire!

- Je vous accompagne? - Non. J'en ai pour une minute.

Mlle La Sanka!

- Y a quelqu'un? - J'arrive!

M. Franklin!

Mes plan�tes doivent �tre dans la bonne maison.

Et elles travaillent pour vous.

- J'ai une surprise. - Pour moi?

- Pour vous. - "'Inculp� de meurtre'.

"Une enqu�te de Mme Melville sign�e James Ferris et Ken Franklin."

- Regardez la premi�re page. - Vous l'avez sign�e?

Eh bien, M. Franklin! Je pr�f�re l'auteur � l'histoire.

Donnez-moi mes courses, vous aurez peut-�tre les deux!

- Des paroles en l'air. - Mlle La Sanka!

- Que vous faut-il? - De quoi passer la soir�e.

Qui c'est cette semaine? La blonde ou la rousse?

Je passe le week-end seul.

Un peu de m�ditation, de la p�che,

de quoi m'a�rer l'esprit. Puis-je avoir de la monnaie?

Pour le t�l�phone.

�a ira. Merci.

Passez-moi un appel local � Los Angeles.

L'indicatif est 213.

- All�. - Joanna, c'est Ken.

Ken, je croyais que vous ne nous parliez plus.

On a fait la paix.

J'ai laiss� Jim au bureau, il y a quelques heures.

- On a sign� l'armistice. - Heureuse de l'apprendre.

Joanna, ne lui en parlez pas.

Je suis s�r qu'il voudra vous faire la surprise.

Venez d�ner avec nous pour f�ter �a.

J'aimerais bien, mais je passe le week-end � San Diego.

C'est de l� que je vous appelle.

- Une autre fois, alors. - Sans faute.

Si vous devez me joindre,

vous avez le num�ro du chalet?

- Oui. - A tr�s bient�t.

Au revoir.

Vous avez parfois l'impression de d�j� vu?

Quoi?

L'impression d'avoir d�j� fait quelque chose.

Qu'entendez-vous par l�?

J'ai cette impression �trange.

Pourtant, je ne suis jamais venu ici.

Peut-�tre dans une vie ant�rieure?

- C'est formidable. - Il a �t� financ� par Mme Melville.

Attendez de voir l'int�rieur.

- C'est pas �tonnant. - Quoi donc?

Quelle femme r�sisterait � une telle vue?

Aucune. Croyez-moi.

- Un verre, Jim? - De l'alcool, non merci.

J'y r�agis mal.

Vous pensez � Joanna?

Je n'aurais pas d� partir comme �a.

Elle m'attend pour d�ner.

Passons au plan A.

Appelez-la.

- Pour lui dire quoi? - Vous �tes � court d'id�es?

Dites que vous travaillez au bureau.

Elle sait que vous avez des d�lais � respecter.

Combien de fois l'avez-vous fait?

- Des centaines. - Elle vous croira.

Je n'aime pas lui mentir.

Vous lui �pargnez l'inqui�tude.

Appelez-la qu'on puisse se d�tendre.

D'accord.

- Un appel en PCV, s'il vous... - Attendez.

Pour faire croire � votre femme que vous appelez du bureau,

ne passez pas par l'op�ratrice.

Faites directement le 213.

Bonsoir, ch�rie.

�a va? C'est pour �a que j'appelle.

Je suis au bureau. J'�cris le dernier chapitre.

Je vais rester terminer. Oui, je sais.

C'est la derni�re fois...

Passez-moi la police.

All�.

Joanna? Quoi?

Joanna, calmez-vous. Redites-moi tout.

Vous en �tes s�re?

Vous avez appel� la police?

Oui, bien s�r. Je pars de suite.

Joanna, s'il vous pla�t.

Calmez-vous. Ne vous en faites pas.

C'est certainement une blague.

Au revoir.

Je sais que c'est fou.

Je me dis que c'est un clich�...

Jim et Ken ont �crit cette sc�ne des centaines de fois dans leurs livres.

Peut-�tre qu'il n'est pas mort.

Il n'y a pas de corps, pas de sang...

On lui a tir� dessus. J'en suis s�re!

- Je l'ai entendu. - C'�tait bien un coup de feu?

Vous savez pourquoi les papiers sont �parpill�s?

- Aucune id�e. - Manque-t-il quelque chose?

- Non. - Vous �tes s�re que c'�tait lui?

C'�tait sa voix. Peut-�tre que quelqu'un...

- Etait-il sous pression? - Non. Quelqu'un a d�...

- Il a dit d'o� il appelait? - Oui.

Il a dit qu'il appelait du bureau.

Je me fiche qu'il manque quelque chose.

Je veux savoir ce qui est arriv� � mon mari.

- C'�tait bien lui? - J'ai reconnu sa voix.

- C'�tait bien un coup de feu? - Oui.

- Voulez-vous un verre d'eau? - Oui, je veux... S'il vous pla�t.

Je me sens vraiment stupide, j'ai besoin de prendre l'air.

Elle est en panne.

Le probl�me avec ces immeubles, c'est les fontaines en panne.

Il faut utiliser la machine � caf�.

Et vous perdez une pi�ce pour un caf� d�gueulasse.

- Qui �tes-vous? - Un flic de plus.

Je m'appelle Columbo. Lieutenant.

- Vous �tiez l�... - En voici la preuve.

Vous ne m'avez pas vu parce que je suis parti avant votre arriv�e.

Vous savez pourquoi? Il y avait tellement de bruit et de fum�e

que j'ai d� sortir prendre l'air.

- Je dois y retourner. - Attendez une minute.

Ecoutez-moi. Vous avez l'air �puis�

et vous venez de vivre une exp�rience difficile.

Je vais vous ramener chez vous.

Ils n'ont pas de questions � me poser?

Vous avez d�j� r�pondu � leurs questions.

Je les pr�viendrai que vous �tes avec moi.

Et Ken? Pourquoi n'est-il pas ici?

Il aurait d� �tre ici.

Vous parlez de M. Franklin, l'autre coauteur?

Oui, c'est �a.

C'est ce que j'aime avec ces boutons.

Pas besoin d'appuyer dessus.

Ils r�agissent � la chaleur.

Je parie que vous n'avez rien mang�.

C'est gentil � vous, lieutenant, mais je n'ai pas tr�s faim.

Vous savez, Mme Ferris, je suis un pi�tre cuisinier.

Mais l'omelette est ma sp�cialit�.

M�me ma femme le dit. Un bol pour les coquilles...

Dans ce placard.

- Je n'ai pas faim. - Vous allez go�ter.

Et si vous n'aimez pas, jetez-la.

Le secret d'une bonne omelette, c'est le lait, pas les �ufs.

- Une po�le? - L�-bas.

Vous �tes tr�s persuasif, lieutenant.

Je vais faire du caf�.

Du fromage, des oignons et du beurre.

Vous avez une r�pe � fromage?

- Dans le placard. - D'accord.

Que lui est-il arriv�, lieutenant?

Je ne sais pas, madame.

Il n'y a pas de corps. Serait-il en vie?

Difficile � dire. �a me pr�occupe aussi.

�a n'a aucun sens, � moins que ce soit un enl�vement.

On ne commence pas par tuer la victime...

- Pourquoi avez-vous ri? - Quand �a?

Quand j'ai demand� si M. Franklin �tait le coauteur.

- J'ai ri? - Ouais.

�a devait �tre votre fa�on de le dire.

"Coauteur". Je ne devrais pas le dire,

mais Ken n'a pas �crit un seul mot de Mme Melville depuis des ann�es.

Qui est Mme Melville?

L'h�ro�ne de Jim et Ken.

Celle qui r�sout les crimes avec brio.

Et pourquoi votre mari acceptait-il?

De faire tout le boulot?

Il avait des compensations.

Ken s'occupait de la publicit�, des plateaux t�l�,

des interviews et des relations publiques.

C'�tait sa contribution. Mais il n'�crivait pas un mot.

J'aurais bien aim� �tre �crivain. Il faut un sacr� talent.

D'o� lui venaient les id�es?

De partout.

Les gens, les magazines.

Les conversations.

Je trouve des bouts de papier et des bo�tes d'allumettes

couverts de notes dans toute la maison.

De v�ritables petites �nigmes, hein?

J'ai toujours eu du mal � les d�chiffrer.

Mais �a devenait compliqu�. Il a voulu continuer seul.

- Ah oui? Je ne savais pas. - Il voulait faire du travail s�rieux.

Ah bon? Comment a r�agi M. Franklin?

Pas tr�s bien.

Mais �a lui passera.

- Je n'aimerais pas �tre � sa place. - Pourquoi?

Une �quipe d'auteurs c�l�bres se s�pare et que se passe-t-il?

L'un continue � travailler, l'autre se retrouve au ch�mage.

C'est ce que je r�p�te � Jim.

T�t ou tard, les gens l'apprendront.

Que votre mari �crivait tout?

Coup dur pour l'amour-propre de M. Franklin.

Ne vous en faites pas.

Je suis venu aussi vite que j'ai pu.

- Du nouveau? - Rien pour le moment.

C'est incroyable. Je l'ai vu ce matin au bureau.

Oh, d�sol�e, Ken. Lieutenant Columbo, voici M. Franklin.

- Comment allez-vous? - �a avance, lieutenant?

On vient tout juste de commencer.

On a retrouv� Jim?

Retrouv�? Pourquoi? On vous a dit qu'il avait disparu?

Je suis venu de San Diego en voiture.

Toutes les radios en parlent.

Ah, oui. J'aurais d� y penser.

- Alors, on l'a retrouv�? - J'ai bien peur que non.

- Vous rendiez visite � des amis? - Il a un chalet � San Diego.

Pour le week-end. C'est sympa.

Peut-on revenir � ma question? Vous avez une piste, des indices?

- Il est un peu t�t pour �a. - T�t?

Je dirais plut�t que l'enqu�te pi�tine.

- Puis-je avoir un verre? - J'en prendrai un aussi.

Merci.

Vous savez, lieutenant, si Mme Melville �tait sur l'enqu�te,

elle serait bien plus avanc�e que vous.

- L'h�ro�ne des bouquins? - Oui.

Elle aurait d�couvert qu'il ne s'agit pas d'une disparition.

Mais d'un meurtre de professionnel.

La voici.

- Jetez un �il. - Posez-la sur le bureau.

Les empreintes.

Celles de Jim s'y trouvent. Les miennes aussi.

- Qu'est-ce que c'est? - A votre avis?

Une liste de noms. Mustel, Delgado, Hathaway, Westlake.

Vous les connaissez?

- Vaguement. - Vous devriez.

Les chefs du crime organis� de la C�te ouest.

- LA, Las Vegas, San Francisco... - Je ne comprends pas.

C'est �vident. L'un de ces hommes a tu� Jim.

Vraiment? Pourquoi?

Vous �tes lieutenant depuis longtemps?

Mme Melville aurait tir� les bonnes conclusions.

Toute aide suppl�mentaire me sera utile.

Je vais essayer de vous expliquer.

Mon partenaire et moi avons d�cid� de nous s�parer.

- Joanna a d� vous le dire. - Oui, elle en a parl�.

Elle vous a dit que Jim voulait �crire s�rieusement?

- Attendez une minute. - �a vous revient?

- Ouais. - C'�tait la partie visible de l'iceberg.

Jim faisait des recherches approfondies

sur le crime organis� de la C�te ouest.

Il posait beaucoup de questions.

Il enqu�tait. C'est pour �a que son bureau a �t� mis � sa sac.

Ils ont tout trouv� sauf la liste.

Et l'un d'entre eux aurait engag� un tueur?

Ils ont eu vent que Jim d�tenait des informations.

Comme ils ne pouvaient pas le soudoyer...

ils ont choisi une m�thode plus radicale.

Des professionnels? Pourquoi se d�barrasser du corps?

Qui sait? Sans cadavre, il est impossible de prouver

qu'un meurtre a �t� commis.

�a g�nerait un tueur professionnel?

Il doit d�j� �tre dans l'avion.

Je n'ai pas toutes les r�ponses.

Vous avez une liste de suspects. Un mobile �vident.

- C'est un point de d�part, non? - Il y a de quoi faire.

Croyez-moi, j'appr�cie beaucoup votre aide.

- �a c'est dr�le. - Quoi?

Elle est pli�e. Comme si quelqu'un l'avait mise dans sa poche.

Et alors?

S'il l'a tap�e sur cette machine � �crire, ce que je vais v�rifier,

pourquoi la plier avant de la mettre dans le tiroir?

- Vous commencez � me plaire. - Pourquoi?

Vous raisonnez enfin comme Mme Melville.

Parfois, Jim pliait le papier

pour s'en servir de marque-page.

Bien qu'int�ressante, votre observation ne m�ne nulle part.

Mais comme votre raisonnement rejoint celui de notre h�ro�ne,

je vais vous faire un cadeau bien m�rit�,

l'opportunit� de lire nos livres.

- C'est tr�s gentil. - Vous ne vous y attendiez pas, hein?

Merci. J'y trouverai peut-�tre des conseils.

Certainement.

- Vous en voulez d'autres? - D'accord.

- Voil�. Et un extra. - C'est tr�s gentil.

- �a vous occupera. - S�rement.

- Autre chose, lieutenant? - Non. Je vous laisse vous reposer.

C'est aimable � vous. J'esp�re vous avoir aid�.

- N'en doutez pas. - Bonne nuit, lieutenant.

- Bonne nuit... Oh, M. Franklin!

Une chose me pr�occupe, m�me si �a ne change rien.

Quoi donc?

Quand Mme Ferris vous a dit que son mari avait �t� tu�,

vous �tes venu en voiture � LA, c'est bien �a?

- Oui. - Vous savez, moi j'aurais pris l'avion.

Il y a des vols toutes les demi-heures. Vous auriez gagn� du temps.

C'est vrai, mais en de telles circonstances...

Le temps d'aller jusqu'� l'a�roport et d'en revenir,

ce n'est pas vraiment un gain de temps.

Passez-moi la police, s'il vous pla�t.

Le lieutenant Columbo.

Oui, merci. J'attends.

Columbo, c'est Franklin.

Vous devriez venir imm�diatement.

937 Skyview Drive.

C'est urgent.

3-A-1 au central.

3-1 � prison centrale. 1-A-7, termin�...

1- L-10 la police a �t� avertie. Je lance un appel radio?

Appel � toutes les unit�s du secteur...

Quand je suis rentr� � la maison, il �tait...

...l�, au milieu de la pelouse.

C'est terrible de le retrouver l�.

Moi qui gardais espoir

que Jim serait encore vivant.

Pauvre Joanna.

Chaque fois que je m'apitoie sur mon sort,

je pense � son chagrin.

Regardez-les!

Des vautours!

Lieutenant, puis-je rentrer? Je ne supporte pas de les voir.

Puis-je vous accompagner? Mon imper n'est pas doubl�

- et il fait frisquet. - Pas de probl�me.

All�.

Oui, c'est M. Franklin.

Quoi? Sans commentaire.

Vous n'�tes pas s�rieux. Une interview, maintenant?

Un journaliste.

Vous allez �tre tr�s sollicit�.

J'oublie les bonnes mani�res. Je vous sers un verre?

Une goutte de bourbon.

Du bourbon.

Superbe appartement.

C'est une copie?

Un original.

D'habitude, ils sont dans les mus�es.

Il est � vous?

Mme Melville a �t� tr�s g�n�reuse.

Quel bel endroit! Incroyable.

Et avec votre chalet � San Diego...

Rien que les frais d'entretien...

- Je m'en sors. Votre boisson. - Merci.

Il y a une chose que je ne comprends pas. Vous pourrez m'�clairer.

Quand on a un associ� qui meurt,

on h�rite de la moiti� de ses biens?

- Les droits d'auteur? - Oui.

Non. Ils restent la propri�t� du d�funt.

Ce qui vous laisse � d�couvert.

Sauf, �videmment, si vous �tes assur�s.

- Je crois qu'on s'�gare. - Vous avez raison.

Le moment est mal choisi pour en parler.

Dites-moi, M. Franklin,

pourquoi a-t-on laiss� le corps de votre associ� sur la pelouse?

Vous ne le savez pas?

Vous me d�cevez.

- C'est un avertissement. - Vraiment?

Bien s�r.

Qui prouve ma th�orie du meurtre professionnel.

Le corps sur la pelouse...

Asseyez-vous.

C'est un message signifiant: "Voil� ce qui vous arrivera

"si vous n'arr�tez pas les recherches."

- Ils veulent vous intimider. - Exactement.

Et qu'allez-vous faire?

Continuer l'enqu�te?

Non. C'�tait le projet de Jim, pas le mien.

Je ne saurais m�me pas par o� commencer.

Ils ne savaient pas que vous alliez vous s�parer.

M�me si �a avait �t� le cas, �a n'aurait pas avanc� Jim.

Lieutenant, vous �tes dans une impasse.

Vous avez un corps, un mobile,

mais vous ne trouverez pas l'assassin.

�a va �tre difficile.

Je parie qu'il est � Las Vegas ou Miami.

Il a d� passer un coup de fil pour le contrat.

Oui.

Je me demande comment vous allez r�soudre l'affaire.

Il ne me reste plus qu'� v�rifier chaque nom sur la liste.

Ils vont tous nier l'existence de Jim.

Ah oui.

- Je n'aimerais pas �tre � votre place. - Moi non plus.

J'ai des coups de fil � passer. Je vais y allez.

- Bonne chance. - Merci beaucoup, M. Franklin.

D�sol� pour ce qui s'est pass� ce soir.

- Merci. - Bon.

Vous...

- Vous me tiendrez au courant? - Oui.

Il y a une chose qui me chiffonne.

Mais �a peut attendre. Allez vous reposer.

Je ne dormirai pas de sit�t. Qu'y a-t-il?

Vous pouvez me r�p�ter

ce qui s'est pass� exactement quand vous �tes rentr�?

Oui. Je vous l'ai d�j� dit.

D�s que j'ai vu le corps de Jim sur la pelouse,

je suis venu vous appeler d'ici.

C'�tait un r�flexe.

D'accord.

- Je vois. - Vous avez l'air pr�occup�.

Pourquoi cette question?

- Votre courrier. - Mon courrier?

Les gens sont vraiment diff�rents.

Si j'avais trouv� mon associ� mort,

je n'aurais pas pens� � ouvrir mon courrier.

C'�tait... pour me distraire.

J'�tais sous le choc.

Je comprends. Les factures, c'est distrayant.

Si j'ai du nouveau, je vous appelle.

Bonne nuit.

- Je vais prendre un hot-dog. - Moi aussi.

Rangez �a, M. Tucker. C'est moi qui r�gale.

Puis-je avoir une facture?

Vous me soudoyez avec un repas sur le pouce.

- Que puis-je faire pour vous? - C'est pour une police d'assurance.

Vous vous adressez � la bonne personne. Je vous ferai un prix...

Une police qui a d�j� �t� contract�e.

- C'est officiel? - Oui.

Deux auteurs policiers, Ken Franklin et James Ferris.

Ils sont assur�s chez vous?

On veut aider la police,

mais les informations confidentielles...

Je ne veux pas vous causer d'ennuis.

Un mandat faciliterait les choses?

Ken, c'�tait merveilleux. J'�tais terrifi�e.

J'avais tout compris � la fin du premier acte.

Vraiment? Je n'ai rien vu venir. Tu dois avoir l'esprit retors.

Non, c'est parce que tu es jeune.

N'oublie pas une chose, ch�rie:

Quand quelqu'un mentionne un jumeau perdu de vue,

tu peux �tre s�re qu'il se fera passer pour lui.

C'est un vieux stratag�me.

M. Franklin!

H�! Par ici!

Qui est-ce?

Quelqu'un qui ne devrait pas �tre l�. Excuse-moi un instant.

Mlle La Sanka, quelle bonne surprise!

- Que faites-vous en ville? - Du shopping.

- Vous aimez ma robe? - Tr�s jolie.

J'en ai profit� pour aller au th��tre.

- Une beaut�, M. Franklin. - En effet. Merci.

- Je ne l'ai encore jamais vue. - Je ne crois pas.

Content de vous avoir revue.

Sans trop vouloir m'imposer,

accepteriez-vous de prendre un verre avec moi?

J'aimerais bien,

mais je suis pris pour d�ner.

Vous pouvez peut-�tre annuler.

Pourquoi le ferais-je?

Parce que nous devons parler.

- Une autre fois. - Tr�s bien.

Je raconterai mon histoire � quelqu'un d'autre.

C'est une �nigme... Tr�s int�ressante.

Concernant un t�moin.

- Attendez. Je reviens. - Tr�s bien, M. Franklin.

J'adore les fraises.

J'en suis ravi.

Vous me rendez nerveuse.

- Quel regard! - C'est plus fort que moi.

C'est la premi�re fois que je vous vois en dehors de la boutique.

- Puis-je vous appeler Lilly? - Bien s�r.

La pi�ce vous a plu?

Je l'ai trouv�e pr�visible. Et vous?

- Je pr�f�re vos livres. - C'est flatteur.

Vous disiez quelque chose...

� propos d'un t�moin.

Oui. C'est une histoire vraie.

Les meilleures.

- A propos de votre associ�. - Jim?

J'ai �t� secou�e d'apprendre sa mort dans le journal.

Merci.

Surtout d'apprendre qu'il �tait mort � son bureau.

- C'est le cas. - Eh bien...

Dans mon histoire, cela aurait �t� impossible

parce qu'il se trouvait ailleurs.

Oublions votre histoire et revenons � la r�alit�.

- C'est plus simple, non? - Oui.

Honn�tement, Ken.

J'ai �t� surprise par ce que j'ai lu dans la presse

parce que pendant que vous t�l�phoniez, l'autre jour � la boutique,

j'ai �t� voir

si quelqu'un vous accompagnait.

Vous n'avez pas cru que j'�tais seul?

Si, mais...

Vous me plaisez beaucoup, Ken.

J'ai �t� surprise de voir votre associ�.

En chair et en os, assis dans votre voiture.

- �a vous a d�rang�e? - Pas sur le moment.

Plus tard.

J'ai longtemps r�fl�chi avant de venir vous parler.

Vous n'avez pas pr�venu la police?

Je ne voulais pas vous causer d'ennuis.

Bien s�r. Alors, Lilly. Combien?

- Vous ne croyez pas que c'est ce qui... - Je ne crois rien du tout.

Je suis reconnaissant que vous soyez venue me voir d'abord.

Parce que nous allons trouver un terrain d'entente.

J'admire votre gentillesse.

Ce n'est pas facile pour une veuve

de faire tourner son petit commerce.

Je comprends.

Je reconnais en vous une certaine... classe.

Vous n'�tes pas un ma�tre chanteur... ordinaire.

Vous me comprenez.

Tr�s bien, Lilly. Combien pour votre silence?

15000 dollars.

Je sais, c'est beaucoup, mais c'est tout ce que je demande.

- Je vous donne ma parole! - Je vous crois.

J'accepte votre demande. March� conclu?

D'accord.

Sans vouloir vous offenser,

c'est un r�el plaisir de faire affaire avec vous.

Tout le plaisir est pour moi.

- Oui? - M. Franklin est l�?

Il est occup�. Qui le demande?

- Le lieutenant Columbo. - Voulez-vous attendre � l'int�rieur?

- Merci. - Il sera l� dans une minute.

Encore quelques-unes.

Merci, M. Franklin. On a presque termin�.

Encore une ou deux photos.

Allez-y.

Votre magazine nous a toujours soutenus.

C'est l'une des raisons qui m'a fait accepter l'interview.

- Quelle �tait l'autre? - La charmante journaliste.

Merci.

Oui, lieutenant. Que puis-je faire pour vous?

Auriez-vous un petit moment?

Je termine et je suis � vous.

Autre chose, Mlle... Puis-je vous appeler Gloria?

Je vous en prie. Une derni�re question.

La mort de votre associ� affectera-t-elle vos livres?

En enterrant Jim, j'ai aussi enterr� Mme Melville.

Elle va beaucoup nous manquer. Vous pourriez continuer...

Bien s�r, mais pour quoi faire?

Sans Jim, inutile de continuer.

Mme Melville a r�solu sa derni�re enqu�te.

Mais je pense s�rieusement � me remettre � �crire.

- Je l'esp�re. - Merci.

- Si vous permettez. - Bien s�r. Allons-y, Harvey.

En d'autres circonstances, si nous avions �t� moins press�s,

j'aurais pu vous donner plus de d�tails.

- On aurait pu approfondir. - �a aurait �t� bien.

- Puis-je vous rappeler? - Oui. La semaine prochaine.

Au revoir.

D�sol�, Harvey. Merci beaucoup.

Que puis-je pour vous?

J'ai ramen� vos livres.

Posez-les sur la table.

J'ai beaucoup appr�ci�.

C'est les meilleurs... J'aimerais...

Je reviendrai. J'en ai d'autres � ramener.

La d�tective, quel personnage. Si intelligente et d'une logique!

- Elle d�couvre tout! - Lieutenant.

J'aimerais discuter litt�rature, mais je dois partir.

Je ne voulais pas d�ranger. Vous allez quelque part?

Oui, me reposer � mon chalet.

- Vous voulez l'itin�raire? - D�sol�. Je vous d�range.

- Non. - Si, si. Je le sais.

Je ne peux pas m'emp�cher de poser des questions.

C'est une habitude. Vous partez accompagn�?

- Qu'est-ce qui vous fait dire �a? - Les deux bouteilles de champagne.

Je peux tr�s bien boire deux bouteilles

� moi tout seul.

Je dois y aller, lieutenant.

Je veux juste vous dire o� on en est

au sujet de la liste de votre associ�.

- Du concret? - Rien du tout.

Vous l'aviez dit.

Personne n'a jamais entendu parler de James Ferris.

Je m'en doutais. Ravi de vous avoir parl�.

- M. Franklin. - Oui?

- Vous avez une minute? - C'est important?

�a se pourrait.

J'ai v�rifi� les relev�s t�l�phoniques de San Diego.

Pour quoi faire?

C'est mon boulot. V�rifier toutes les pistes.

Le jour du meurtre,

un appel a �t� pass� du chalet.

Au domicile des Ferris � Los Angeles.

Vous voulez que je vous fournisse une explication.

- Vous devez en avoir une bonne. - En effet.

Vous auriez d� d'abord v�rifier avec Joanna.

Je l'ai appel�e

pour lui dire que Jim et moi avions r�gl� nos diff�rends.

Quels diff�rends?

Les probl�mes pos�s par la s�paration.

Je voulais rassurer Joanna.

Vous comprenez?

- Oui, je comprends. - C'est tout?

- Oui. - Bien.

Bonne route.

Merci.

Soyez prudent.

Ne vous en faites pas.

Vous voil�!

Avec un cadeau.

- Et encore un. - C'est adorable, M. Franklin.

- Ken. - Bien s�r, Ken.

J'ai quelque chose � vous demander.

�a vous dit de pr�parer un petit d�ner pour deux, ce soir?

A... la prosp�rit�.

A l'amour.

Un double toast.

Le repas �tait succulent, Lilly.

O� avez-vous appris � cuisiner aussi bien?

Mon mari, paix � son �me, �tait chef cuisinier.

Un homme merveilleux.

Il m'a tout appris.

Vous �tes une �l�ve dou�e.

Merci.

- Un autre? - D�sol�.

Elle est vide.

- Ouvrons-en une autre. - C'est raisonnable?

Et comment!

Allez. Bonne ann�e!

Vite, un verre.

D�licieux! J'ai la t�te qui tourne.

Et alors?

Je ne sais pas si je peux vous faire confiance.

Pourquoi pas?

Si je vous mets mal � l'aise, je m'en vais.

Non. J'appr�cie votre compagnie.

- Vous savez ce qu'on devrait faire? - Quoi?

C'est une si belle nuit.

On devrait faire une balade en barque sur le lac

et se baigner.

- Bonne id�e. - On y va?

- Il vaut mieux pas. - Pourquoi?

Ken, on a tous une part obscure, vous ne croyez pas?

Seule avec vous dans une barque, ce ne serait pas raisonnable.

Vous pourriez regretter pour l'argent.

Vous n'auriez pas d� dire �a.

Vous me faites souffrir.

Je vais vous dire une chose.

Parce que je vous fais confiance.

J'�tais pr�t � vous donner plus que ce que vous aviez demand�.

Il m'est d�j� arriv� de perdre 15000 dollars au jeu en une soir�e.

C'est beaucoup d'argent pour moi.

Qu'allez-vous en faire?

Je ne sais pas. Le mettre � la banque.

Mais pas tout de suite.

Je vais d'abord le contempler.

On pourrait vous le voler.

Juste un jour ou deux.

Je n'ai jamais vu autant d'argent.

Vous pourriez... partir en voyage quelque part.

J'ai toujours voulu partir en croisi�re.

C'est tr�s romantique.

Mon mari �tait dans la marine marchande.

Ah oui?

C'est l� qu'il a appris � cuisiner.

J'aurais aim� qu'il soit l�.

Pour partager �a avec moi.

On pourrait faire autre chose.

Qui est-ce?

L'officier a parl� d'une femme d'ici. Noyade.

12-A-15, termin�. 12-A-17, termin�?

12-A-17, termin�. 12-A-15, en attente.

1- L-10, la police a �t� avertie.

Bonjour!

Lieutenant Columbo, quelle �trange surprise!

J'esp�re que vous ne m'en voudrez pas d'�tre entr� par l�,

mais la porte �tait ouverte.

Vous �tes venu en tapis volant? Je n'ai pas vu votre voiture.

Je l'ai gar�e derri�re, � l'ombre.

- Le soleil ab�me la peinture. - En effet.

Qu'est-ce qui vous am�ne?

Mme Ferris et vous parliez tellement de cet endroit,

�a avait l'air tellement beau.

Vous n'exag�riez pas,

cet endroit est splendide.

Je vais avoir deux semaines de cong�s, alors je me suis dit:

"Va jeter un coup d'�il dans le coin.

"Tu pourrais y louer un chalet."

Vous �tes venu jusqu'ici

pour trouver un lieu de vacances?

C'est le cas.

Vous perdez votre temps.

Les chalets des environs

sont au-dessus de vos moyens.

Ils sont tous lou�s pour la saison.

C'est bien dommage.

Ma femme sera d��ue.

- C'�tait une belle promenade. - A coup s�r.

A part cet embouteillage en arrivant. Il s'est pass� quelque chose?

- Une noyade. - Un p�cheur?

Une femme du coin, � ce qu'il para�t.

- Une certaine Mlle La Sanka? - Il me semble.

- Vous la connaissiez? - Pas vraiment.

Parce que j'ai remarqu� son nom sur un carton de courses.

Je m'approvisionne chez elle, comme tout le monde par ici.

C'est bien elle qui s'est noy�e.

Je me suis arr�t� pour acheter des cigares

et c'�tait ferm�. Il y avait des voitures de police.

Si c'est elle, j'en suis bien triste.

- Elle �tait tr�s aimable. - C'est bien dommage.

Vous la connaissiez?

Superficiellement, comme les gens que je croise.

Le barbier, la serveuse, le gardien du parking

ou le policier de la circulation.

- Pas vous? - En effet.

Les gens sont difficiles � cerner.

Pourquoi une femme irait seule sur le lac, � l'aube?

Ce n'est pas inhabituel. On se l�ve t�t dans le coin.

Le calme donne envie de se rapprocher de la nature.

- Vous comprenez? - Oui.

Vous �tes venu ici vous reposer

et j'abuse de votre temps.

- Je ne veux pas d�ranger. - Pas de probl�me.

Je vous aurais pr�t� un maillot,

mais vous n'avez pas l'air tr�s sportif.

Ma femme adore nager.

Je ne trouverai donc pas de chalet � louer?

Renseignez-vous aupr�s des agences de location locales.

Ce serait sympa d'�tre voisins pendant deux semaines.

Il y a des endroits o� sortir le soir?

Non, rien du tout.

- Pas de f�tes? - Juste du repos et des grillons.

Vous savez, je ne voulais pas venir � l'improviste.

Je ne vous suis pas.

Hier soir, j'ai appel� pour vous pr�venir,

mais il n'y avait personne.

EPICERIE LA SANKA LOCATION DE BATEAUX

- Vous �tes journaliste? - Non.

Lieutenant... Columbo.

Police.

Police de Los Angeles.

- Police de Los Angeles. - Ouais.

- Qu'est-ce qui vous am�ne? - Une affaire.

Ce n'est pas ma juridiction, mais puis-je jeter un coup d'�il?

Allez-y. Ravi de coop�rer.

- Elle avait une blessure � la t�te. - Comment le savez-vous?

- Le Dr Webster nous l'a dit. - Oui, il y avait une blessure.

La barque a d� l'assommer en se retournant.

- Elle avait bu? - L'autopsie nous le dira.

- Le docteur s'en occupe. - Je dirais qu'elle avait bu.

- Elle savait nager? - J'en sais rien.

- De la famille? - Elle �tait veuve.

- Et la barque? - Quoi donc?

A qui appartient-elle?

Elle appartenait � la noy�e. Des t�moins l'ont vue la prendre.

Elle voulait prendre l'air?

C'est une supposition. Peut-�tre, qui sait?

Elle a peut-�tre eu une attaque ou s'est �vanouie.

- C'�tait un accident? - Pas un acte criminel en tout cas.

- Vous serez � votre bureau? - Oui.

- Elle est rest�e longtemps dans l'eau? - Je ne sais pas.

Je n'ai que ces �l�ments pour l'instant. Passez me voir � mon bureau.

- On a d'autres questions. - Je pourrai vous communiquer

plus d'informations d�s que j'aurai les rapports.

"A ma Lilly. Affectueusement. Ken."

- Qu'est-ce que �a veut dire? - Qu'il la connaissait.

Pas superficiellement, comme il le pr�tend.

- Il la connaissait bien. - Bien.

Une d�dicace dans un livre et un bouchon de champagne.

- Qu'est-ce que �a prouve? - Rien, en soi.

Mais si Franklin a commis ces meurtres, tout colle.

Je connais Ken depuis longtemps. Ce n'est pas un meurtrier.

M�me si vous le connaissiez depuis des lustres,

�a ne changerait rien. Il a supprim� votre mari!

Vous auriez une allumette?

Servez-vous. Je ne fume pas.

�a n'a pas de sens, lieutenant. Ken a un alibi.

Quel est son mobile?

Il aurait pu trafiquer l'appel.

Son mobile, c'est l'argent de l'assurance. Du liquide.

Il est tr�s d�pensier. Il a deux maisons.

Des tableaux. Des femmes...

Quoi?

"Jack et Jill sont sur la colline. Jack tue Jill? Trouver pourquoi."

Une id�e de roman de Jim.

Si Ken a tu� mon mari, pourquoi aurait-il tu� Mlle La Sanka?

Elle devait savoir quelque chose.

Elle a d� les voir et lui faire du chantage.

- Ce sont des suppositions. - Pas compl�tement.

J'ai v�rifi� � la banque. Il a retir� 15000 dollars hier.

Il les a remis aujourd'hui.

Pourquoi ferait-il une chose pareille?

Je ne suis pas convaincue, mais je vous suis.

- Et maintenant? - Je ne sais pas.

J'ai des pr�somptions, mais ce n'est pas suffisant.

Il me faudrait une preuve pour le coincer.

- Et vous n'en avez pas. - C'est bien �a.

Je suis l� pour �a. Vous pourriez me la fournir.

Moi?

Vous les connaissiez bien. Parlez-moi d'eux.

Tout ce qui vous vient � l'esprit.

Comme une analyse sans divan.

Voulez-vous un caf�?

- C'est gentil. - OK.

Bon, alors voil�.

Ils se sont rencontr�s dans une boutique

o� ils faisaient r�parer leur machine � �crire.

Continuez.

Je vous ai parl� de Jim. Il �tait brillant.

Les id�es lui venaient dans son sommeil, il �tait tr�s cr�atif.

M�me pendant notre lune de miel.

Ken ne parlait jamais de ses livres

sauf quand il passait � la t�l�.

DEMENAGEURS

Ce camion d�m�nage mes affaires du bureau 803?

- Oui. - C'est bient�t fini?

- On n'a pas encore commenc�. - Quoi?

Moi je conduis. Demandez aux deux types.

- Ils y sont depuis une demi-heure. - Une demi-heure?

Bonjour M. Franklin. Je termine la derni�re enqu�te.

- Je n'avais pas eu le temps de finir. - Que faites-vous ici?

- J'�tais dans le quartier. - Vous l'�tes tout le temps!

De quel droit emp�chez-vous les d�m�nageurs d'entrer?

J'en suis navr�. C'est que...

On devrait se parler seuls.

- On n'a rien � se dire. - Oh que si.

Je suis venu vous arr�ter pour le meurtre de votre associ�.

- Quoi? - Je vais vous lire vos droits.

Je connais tout �a par c�ur, � force de l'�crire.

C'est insens�. Pourquoi m'arr�tez-vous?

Faites une d�position, �a vous rendra service.

Je vous ai vraiment eu.

Tr�s bien. Vous m'avez eu.

Passez-moi les menottes.

Donnez-moi une pi�ce que j'appelle mon avocat.

Je vais vous faire un proc�s

pour arrestation arbitraire et diffamation.

Je l'ai toujours su.

Rien de flagrant, mais un ensemble de petits d�tails.

Le retour de San Diego en voiture le jour du meurtre

au lieu de prendre l'avion. Le courrier ouvert,

votre froideur face au sort de votre associ� de dix ans.

Avec �a, on vous rira au nez au tribunal.

Pas quand ils verront la police d'assurance.

J'en ai une copie dans ma poche.

Votre retrait de 15000 dollars les amusera beaucoup.

J'ai le livre d�dicac� que vous avez donn� � Mlle La Sanka.

Vous esp�rez un acte d'accusation avec ces fadaises?

Allez, lieutenant.

- J'�tais � San Diego. - Votre associ� aussi.

Voil� une id�e extravagante. Vous pouvez le prouver?

Oui. Mais sans le t�moin que vous avez tu�.

- Je peux le prouver autrement. - Comment?

J'aime voir quelqu'un bluffer.

Vous savez quoi? Je vais vous dire la v�rit�.

J'ai bien cru que je ne vous coincerais jamais.

Vous m'avez bien fait tourner en rond.

Mais je me suis rappel� � quel point le premier meurtre �tait brillant.

L'appel tardif pass� du bureau.

- Ing�nieux. - Vous donnez des m�dailles?

Pour le premier, oui. Le deuxi�me �tait brouillon.

Mme Merville aurait �t� d��ue.

Venez-en au fait. Vous parlez � un �crivain.

Ce n'est pas ce que j'ai entendu dire.

En fait, vous n'�tes pas �crivain.

Quand Mme Ferris m'a dit que vous n'�criviez pas un mot

et que son mari faisait tout le travail...

- C'est faux. ...je me suis demand�:

"Comment un type peu dou� pour les �nigmes

"a-t-il commis un tel meurtre?"

Si vous aviez �t� si ing�nieux, vous auriez �crit vos romans.

Continuez. C'est aussi fascinant qu'ennuyeux.

Puis j'ai compris que le premier meurtre, le plus malin, n'�tait pas de vous.

Le deuxi�me, plus brouillon, si. Mais pas le premier.

Et de qui venait l'id�e?

De votre associ�. Forc�ment.

Sa femme a dit qu'il �tait m�ticuleux.

Il �crivait ses id�es sur des bouts de papier...

C'est pour �a que vous avez occup� le bureau.

Je voulais fouiller partout avant qu'ils ne le vident.

C'est l'�criture de votre associ�?

Je pourrai le prouver. Je vais vous lire ce qui est �crit.

"Id�e pour une histoire de Melville. L'alibi parfait. A veut tuer B.

"Conduit B dans une maison isol�e et lui dit d'appeler sa femme en ville.

"Lui dit qu'il travaille tard au bureau. Boum, boum."

Vous vous en �tes inspir�.

Mot pour mot.

Je continue?

Non.

Avec �a, je crois que j'aurai une condamnation.

Mais je vous ai bien fait marcher.

En effet.

Et l'ironie de l'histoire,

c'est que c'�tait mon id�e. La seule que j'aie jamais eue.

J'en avais parl� � Jim il y a cinq ans.

Je n'aurais jamais cru que cet idiot la noterait.

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