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Un jour nouveau se l�ve � l'est !
Et tel un soleil, en lettres d'or,
nous pouvons lire le mot ��galit�� !
Une voix, surgie des coteaux....
Vous aimez les orateurs d�magogues ?
Je sais pas ce gu'il dit.
Tant mieux.,
Je l'ai entendu.
ll dit gue les riches sont trop riches
et gue les pauvres sont trop pauvres.
ll veut arranger les choses.
Les riches deviendront pauvres
et vice versa.
ll va changer le monde de Dieu.
Quelle heure est-il ?
Tu es en retard, Lammchen.
J'ai vu passer 60 personnes.
lls vont pas tous chez le docteur. On a rendez-vous.
ll d it que les pauvres sont trop pauvres.
- ll parle de nous ? - Oui.
Moi, je suis ta mis�re
et toi, tu es ma richesse.
Viens, Lammchen. On va voir le docteur.
Heureusement, tu m'accompagnes.
Tu as peur ?
Oui, j'ai peur.
Nous sommes arriv�s avant vous.
Pourquoi votre femme passe avant ?
Parce que nous avions rendez-vous.
Un bourgeois...
et nous, on est des moins que rien.
Toi, tu dois attendre mais sa femme non.
Attendez votre tour.
J'aimerais bien, mais nous avions rendez-vous.
Viens, on va ailleurs.
Mais, le docteur Sesam est un bon m�decin.
Viens, je t'ai dit !
On ira l� o� il n'y a pas de favoritisme,
o� chacun attend son tour.
Je crois que je l'ai vex�.
Ce n'est pas votre faute,
c'est la sienne.
Je les ai vus au milieu de la foule.
D�s gu'elle essayait de partir,
il la retenait par le bras. ll voulait faire valoir ses droits.
ll est pr�f�rable de se contenter de ce gu'on a.
ll faut aussi avoir de l'ambition, jeune homme.
Oui, mais si on accepte paisiblement notre condition de vie,
on ne risgue rien.
En effet.
Rien de mal n'arrive � celui gui vit paisiblement.
C'est ce gue je voulais dire.
Rien de mal ne peut lui arriver.
Herr Pinneberg.
J'aimerais gue vous m'aidiez � compl�ter le dossier.
Votre ordonnance, Herr Sesam. Votre fils ne peut vous recevoir.
Jeune homme, jouez-vous � la belote ?
Non, je ne sais pas y jouer.
Vous devriez apprendre.
C'est agr�able d'y jouer
quand tout devient lassant.
Age, s'il vous pla�t ?
23 ans.
Elle en a pour longtemps ?
Pr�nom ?
Johannes.
Mieux vaut �tre un homme qu'une femme.
Je ne suis pas un homme.
- Profession ? - Et je suis pas une femme.
Je suis commer�ant.
O� �a ?
Kleinholz. Je vends du bl�.
O� ?
A Ducherow.
ll y a pas de m�decins l�-bas ?
On nous a recommand� le Dr Sesam.
C'est un bon m�decin, non ? Je veux dire...
Avez-vous d�j� �t� gravement malade ?
Quand j'�tais petit. Rougeole, oreillons...
Votre m�re est encore en vie ?
Non... oui.
D�cidez-vous.
Ma belle-m�re est encore en vie.
Et votre p�re ?
Non.
De quoi est-il d�c�d� ?
La guerre.
Son nom de jeune fille ?
Le nom de jeune fille de votre femme ?
D�sol�... Emma Morschel.
Voici Herr Pinneberg.
J'ai re�u une longue lettre de votre part.
Oui, merci pour le rendez-vous.
Je laisse votre femme vous dire quel est le diagnostic.
Ne vous inqui�tez pas, tout va bien se passer.
Merci, docteur.
Vous avez le temps avant la naissance.
Mais, je ne comprends pas... On avait...
Je ne gagne que 180 marks par mois.
Je sais, mais certains vivent avec moins gue �a.
Mais, comment ?
C'est � vous de le savoir.
Bonne chance, ma ch�rie.
�a fera 15 marks.
ll dit que 180 marks c'est pas beaucoup
puis il nous demande 15 marks.
ll y a d'autres m�decins.
Je sais bien.
Certains sont m�me plus comp�tents, plus compr�hensifs.
Tu m'en veux, n'est-ce pas ?
Bien s�r que non, Lammchen.
Je suis d��u. Tu ne l'es pas, toi ?
Je suis affam�e.
Au moins, je sais pourguoi j'ai toujours envie de saumon.
Tu t'es fait mal, mon coeur ?
Josef !
Merci beaucoup. Vilain gar�on...
Au revoir.
Peut-�tre qu'on y arrivera avec 180 marks par mois.
Bonjour, Herr Pinneberg !
Bonjour.
Par ici.
On prend un taxi C'est trop loin pour toi.
Mais, on devait �conomiser.
Mais c'est au-del� de la banlieue.
Tu ne peux pas y aller � pied. Monte, je m'occupe d u reste.
Pouvez-vous baisser le capot ? ll fait si beau.
Votre mari m'a ordonn� de tout fermer.
Sinon, il serait d�j� baiss�. Si vous voulez...
Non.
Ce n'est pas grave. S'il a dit de le laisser ferm�...
Je vais aimer Duchrow.
Ce n'est qu'une grande rue.
C'est beau, l� o� on va vivre ?
C'est une petite maison appartenant � la veuve Scharrenhoffer.
Parle-moi d'elle.
Elle attache beaucoup d'importance � ses vieux meubles.
Tu devras t'asseoir doucement sur les chaises.
Je m'assaierai sur tes genoux. A toi d'�tre prudent.
Et tu ne devras pas remonter l'horloge.
Je ne le ferai pas car le temps m'importe peu.
Elles sont belles.
Elles ne sont pas ch�res.
Je garderai toujours la mienne. Pas toi ?
Si, Lammchen.
Toujours.
Arr�tez-vous, s'il vous pla�t.
Regarde, c'est Kleinholz & Co.
C'est l� o� tu travailles.
Non, Lammchen, attends.
Roulez, s'il vous pla�t.
Je dois d�j� y aller demain. Je veux pas y aller maintenant.
Je dois d�j� y aller demain. Je veux pas y aller maintenant.
Pile � l'heure.
Je suis s�r que Kleinholz ne passera m�me pas.
On aurait �t� en retard, il aurait �t� l� � nous attendre.
ll doit encore dormir.
ll se l�ve toujours t�t pour v�rifier si on est � l'heure.
Bonjour, Herr Kleinholz.
Pinneberg n'est pas l� ?
Non, Herr Kleinholz.
ll est � peine 8 heures.
ll n'est plus 8 heures.
ll est 8 h 01.
Vous devriez d�j� �tre derri�re vos bureaux
et pas en train d'arriver.
Le caf�, papa.
Va prendre les pantoufles � papa.
Tu n'as pas froid ?
Pas aussi froid que ton caf�.
O� sont mes pantoufles ?
Vite !
Je ne supporte plus de voir cette fille.
Pareil pour la liqueur.
Mais j'ai froid.
Mets ta robe de chambre, alors.
Elle est trop chaude.
Tu seras une bonne �pouse.
Merci papa.
Tu es assez b�te pour �tre. une bonne �pouse.
Qu'arrive-t-il � Marie ?
J'aimerais bien le savoir.
�a me permettrait de me d�barrasser d'elle.
Tu n'as pas honte de parler comme �a ?
C'est sa faute si elle est seule ?
C'est la mienne peut-�tre ? J'ai vir� 3 hommes mari�s
et embauch� 3 jeunes c�libataires.
Et aucun n'est encore sorti avec elle..
J'ai fait ce que j'ai pu.
Je leur ai d it que j'�tais vieux
et. que je voulais qu'un homme l'�pouse pour prend re ma succession.
- Tu leur as d it �a ? - Oui.
- J'en ai parl� � Schulz. - Je n'aime pas Schulz!
J'en ai parl� � Lauderback.
Je ne l'aime pas non plus.
- Tu en as parl� � Pinneberg ? - Aussi.
J'aime bien Pinneberg papa.
Occupe-toi de ta fille.
Essaye de lui trouver un mari pour qu'elle puisse choisir.
D'accord, Marie. Tu peux avoir Pinneberg.
Merci, papa.
Pas parce qu'il t'aime, mais parce qu'il y a pas de travail.
Quand je serai plus grand, tu embaucheras des femmes ?
Tu as de la chance, il est de bonne humeur.
Qu'est-ce qui peut bien le faire rire ?
Peut-�tre que sa femme s'est br�l�e
ou que son fils s'est bless�.
Ou alors Marie lui a d it qu'elle voulait t'�pouser.
C'est vrai, tu es son pr�f�r�.
Arr�tez, par piti� !
Marie ne me pla�t pas et je veux pas me marier.
Tu ne crains pas pour ton avenir ?
Bien s�r. Tout comme vous, ces derniers jours.
C'est pour �a que je pense � Marie. Je veux pas �tre vir�.
Moi non plus.
�a m'est �gal d'�tre vir�.
Ecoutez...
Et si on faisait un pacte ?
Un pacte ?
Nous devons promettre de ne pas �pouser Marie.
On sera pas vir�s si on l'�pouse pas.
S'il vire l'un de nous,
les 2 autres d�missionnent. Parole d'honneur.
Je suis d'accord.
Moi aussi.
�a va me simplifier la tache.
Si j'en vire un,
je me d�barrasse des autres.
Voyons voir,
qui vais-je licencier ?
Pinneberg, pourquoi �tes-vous arriv� en retard ?
A cause du r�veil...
�a suffit !
Je n'ai jamais entendu un mensonge aussi stupide.
Schulz.
Si je vire Pinneberg, vous partez aussi ?
Non, on a dit...
Lauderback, si je vire vous partez ?
Non, monsieur.
C'est comme �a que vous tenez vos promesses ?
L'un de vous sera bient�t vir�.
Et vous savez pourquoi.
Schulz, allez aider Kruse � mettre 5 tonnes de farine dans des sacs.
Non, attendez. Laissez Lauderback y aller.
ll a l'air d'un cadavre aujourd'hui.
�a lui fera du bien de lever du poids.
ll marchera mieux ce soir.
Schulz, allez � la gare et r�servez 4 camions pour demain.
On doit emmener ce bl� au moulin.
Allez-y !
Vous pr�parez la commande ?
Laissez Lauderback s'en charger.
On doit mettre le bl� dans les sacs.
Les femmes nous aideront � les fermer.
Oui, Herr Kleinholz.
Marie est tr�s dou�e pour ce genre de choses.
Elle est dou�e dans plusieurs domaines.
Elle n'est pas forc�ment belle... Mais elle est tr�s utile.
Bien s�r.
De nos jours, la vie est d ure pour les jeunes, n'est-ce pas ?
Je ne trouve pas.
Quand on est paisible et tol�rant, la vie devient simple.
Oui, papa ?
Descends !
Pinneberg veut que tu viennes l'aider.
D'accord, papa.
J'arrive dans une minute.
Tu parles de paix et de tol�rance.
Mais le monde est plein de troubles et d'intol�rance.
Sans parler de la pauvret� qui peut frapper n'importe quand.
Avez-vous pens�... � votre avenir, Pinneberg ?
Oui, monsieur.
Comment le voyez-vous ?
Je suis heureux. J'attends avec impatience...
Je n'ai peut-�tre pas bien compris.
- Que voulez-vous dire ? - Je parle de cette histoire...
de licenciement.
ll n'y a pas assez de travail pour vous trois.
De qui vous d�barrasseriez-vous si vous �tiez � ma place ?
Je ne sais pas, Herr Kleinholz.
Je ne peux pas parler contre eux.
Vous vous vireriez vous-m�me ?
Vous voulez finir affam�, dans les rues ?
Dans la paix et la tol�rance ?
R�fl�chissez bien.
Vous �tes encore sous contrat.
Si vous me faites une lettre de d�mission en ao�t,
vous pourrez partir le 1 er octobre.
Oui, Herr Kleinholz.
Vous voulez vraiment que je vous aide ?
Oui, ce serait gentil de votre part, Frauline Marie.
C'est calme ici, n'est-ce pas ?
Je ne trouve pas de tr�fles � 4 feuilles.
Tu dois en trouver un ?
�a porte bonheur. Aide-moi � en chercher.
Non, je n'en ai pas besoin.
Je t'ai d�j� trouv�e toi.
Tu es doux, parfois.
Pas tout le temps ?
Non, pas tout le temps.
ll doit y avoir plein de tr�fles l�-bas.
Qu'y a-t-il, Lammchen ?
On est dans les bois, en train de pique-niquer,
mais tu n'es pas heureuse.
Qu'y a-t-il ?
Si tu me d isais...
Te dire quoi ? Que veux-tu me demander ?
- Tu sais bien. - Non, je ne sais pas.
Tu sais bien.
D'accord, ne me dis rien.
- Tu te rappelles du mariage ? - C'etait la semaine derni�re.
- Tu te souviens de ta promesse ? - Bien s�r.
Pourquoi ?
Tu m'as promis de toujours dire la v�rit�.
C'est toi qui as d it �a.
- Tu veux pas �tre honn�te ? - Mais si.
Alors pourquoi tu ne l'es pas ?
Pourquoi ne voulais-tu pas baisser le capot ?
Pourquoi caches-tu ton alliance quand il y a du monde ?
Et pourquoi ne puis-je pas venir en ville avec toi, le soir ?
Je pr�f�re ne pas te dire pourquoi.
Tu dois me dire pourquoi.
Si on se cache des choses, on finira vite par se mentir.
Dis-moi, ch�ri. Est-ce li� � une fille ?
Oui, Lammchen.
Mais ce n'est pas ce que tu penses.
Vraiment ? Alors, qu'est-ce que c'est ?
On en reparlera demain.
Demain, ce sera trop tard.
J'arriverai pas � dormir avec l'esprit embrouill�.
Depuis qu'on est arriv�s, j'ai le coeur bris�.
- Et ce n'est pas bon pour moi... - Ch�rie...
C'est pour �a que je pleure et que je suis de mauvaise humeur.
Quand je suis inqui�te, je peux ni rire, ni cuisiner ni rien faire.
Tu es jalouse ?
Non, je ne suis pas jalouse.
Je m'inqui�te pour toi, c'est tout.
Ecoute, je vais tout te raconter.
Herr Kleinholz, mon patron, a une fille.
Et pour pouvoir la marier,
il a recrut� 3 c�libataires mais aucun ne veut d'elle.
Mais on ne veut pas perdre notre travail. Tu me suis ?
- Oui. - Bien.
Donc, sa fille...
Elle s'appelle Marie
et elle est stupide mais elle a d u go�t:
je suis son pr�f�r�.
- Et toi... - Attends, laisse-moi finir.
Donc son p�re a d�cid� que je devais l'�pouser.
Tu l'aimes ?
Bien s�r que non. Mais on a besoin de ce travail.
Donc, je dois faire semblant.
Ch�ri !
Je suis si heureuse !
Regarde.
Regarde, j'ai trouv�...
On d irait que tu as vu un fant�me.
Pas un fant�me... Kleinholz.
Et Marie ?
Et Marie.
Fais attention.
- Viens m'attraper ! - Ne saute pas, Lammchen !
Arr�te, tu me chatouilles !
Tu pr�f�res ta femme ou Marie ?
Je pr�f�re Marie !
Non, ma femme... je pr�f�re ma femme.
Bonjour, Lauderback.
Tu as pass� un bon week-end ?
- Que t'est-t-il arriv� ? - Qu'arrive-t-il aux gens ?
lls ont trop d'organisations.
Ce soir, les communistes. Demain, les socialistes.
Si on se trompe de r�union, c'est la f�te !
Tu es all� manifester ?
Tu as peur ? Tu croyais que c'�tait papa ?
Tu t'es battu ?
Va � l'�cole.
Je t'ai vu, hier.
Petit morveux.
C'est pas sa faute, il tient de son p�re.
Bonjour, messieurs.
Vous savez pourquoi je ris aujourd'hui ?
Pourquoi je me sens si bien ?
Aujourd'hui, je vais licencier l'un de vous.
Schulz, vous avez encore bu.
Montez dans la remorque et allez � la meunerie.
Je ne sais pas encore qui je vais virer
mais je vais vous donner votre lettre.
Allez-y.
Vous avez bonne mine, ce matin.
�a va aller, monsieur.
Oui, dans quelques jours.
Je ne paye pas un employ� au bras cass�.
Rentrez chez vous.
Rentrez chez vous et arr�tez vos manifestations.
Vous aimez les for�ts, Herr Pinneberg ?
Oui, monsieur.
Elles sont jolies en cette saison.
Elles sont belles.
ll y a une lettre de d�mission pour vous, au cas o� je vous vire.
Si seulement ils �taient comme vous, Pinneberg.
Bonjour, Herr Pinneberg.
Pourriez-vous d�barrasser la table ?
Pour que je puisse poser le linge.
Bien s�r, Frauline Marie.
On dit que ''les lundis sont bleus''.
- Vraiment ? - Car c'est les jours de lessive.
C'est les bonnes femmes au foyer qui disent �a.
Celles qui veulent bien faire la lessive.
Pouvez-vous m'apporter de l'eau ?
Vous vous �tes bien amus�, hier ?
Oui, merci.
Vous aviez l'air de vous amuser de fa�on vulgaire.
J'�tais d�sol�e pour... cette fille
car ce genre de filles ne repr�sente rien pour les hommes.
Vous imaginez embrasser une fille comme �a ?
Je vous ai vu l'embrasser.
Et encore, je n'ai pas vu le reste.
Elle �tait trop bien habill�e pour la circonstance.
Je suis d�sol�e pour vous.
Je suis d�sol� pour vous.
Si vous devenez insolent, je le dirais � papa.
J'ai r�p�t� ce que vous avez dit.
La voil� encore.
En train de se pavaner.
Regardez de quoi elle a l'air.
Elle est d�go�tante, cette petite...
Encore une remarque sur elle et je vous gifle.
C'est ma femme.
Qu'est-ce qui se passe, ici ?
Papa, je suis si malheureuse !
Pourquoi ?
Cette femme qu'on a vue hier, c'est son �pouse.
Vous savez ce que �a signifie, Herr Pinneberg ?
Oui, monsieur.
Vous avez un avertissement.
Oui, monsieur.
J'esp�re que vous pourrez emp�cher cette femme de s'approcher d'ici.
Je peux vous rendre ce service en d�missionnant.
Je ne vous ai pas pay� cette semaine.
Vous �tes si riche que �a ?
J'ai une fiert�, monsieur.
Et une bonne �pouse.
Mets ces trucs l�-haut !
Arr�te de pleurer !
- Tu �pouseras Schulz. - Je veux pas Schulz.
- Tu �pouseras Lauderback. - Je ne l'aime pas.
Moi je n'aime pas Pinneberg. Je ne l'ai jamais aim� !
Bonjour, Pinneberg.
- Tu as trouv� ? - Non.
Pourquoi tu souris ?
Si je devais faire la t�te � cause de mon inactivit�,
je serais incapable de sourire en trouvant un job.
Ce serait une trag�die. Bonne chance.
Bonjour.
On n'a rien.
C'est toujours le m�me refrain.
Et �a ne va pas changer.
Mais. on attend un enfant, monsieur.
C'est une vraie b�n�diction. Moi, j'ai deux gar�ons.
Une fille c'est inutile. Un gar�on �a aide.
Esp�rons que ce soit un gar�on.
Oui, esp�rons.
Bonjour, Mme Pinneberg.
Tu dors ?
Lammchen, tu te caches ?
Frau Scharronhoffer !
Savez-vous � quelle heure est sortie Lammchen ?
- Lammchen ? - Ma femme. Vous l'avez vue ?
Oui, elle est sortie avant l'arriv�e du facteur.
Elle allait au march�.
C'est l'heure du d�ner et elle est pas l�.
Elle en a peut-�tre marre de cuisiner. Elle n'aime pas �a.
Peut-�tre.
Oui, c'est vrai.
Que fais-tu l� ?
J'avais peur de rentrer.
Pourquoi ? On a d�pass� l'heure du d�ner.
Arr�tez ce truc, je veux parler � ma femme.
Tu es all�e au march� ?
Tu as achet� du saumon ?
Je l'ai mang�.
J'ai tout mang�.
Pourquoi ?
Ce n'est pas bien grave.
Que s'est-il pass� ?
J'en avais tellement envie que j'ai failli le manger sur place.
D�s que je suis sortie, je me suis cach�e
et j'ai mang� une tranche... puis j'ai tout fini.
Ce n'est rien qu'une tranche, tu avais faim.
Mais je ne me suis pas arr�t�e.
D�s que je pouvais m'arr�ter, j'en mangeais.
Au d�but, je l'avais divis� en deux parts �gales.
Puis... j'ai commenc� � manger ta moiti�.
Mais j'ai gard� une tranche.
�a me suffit largement.
Mais, je l'ai mang�e aussi.
A la maison.
Puis je suis venue en racheter.
Je voulais tout te laisser.
Mais je n'avais pas assez d'argent
et on ne m'aurait pas fait cr�dit.
Arr�te de pleurer.
On rach�tera du saumon, arr�te de pleurer.
Mais j'ai une question � te poser.
Pourquoi as-tu �crit � ma m�re ?
Tu avais besoin d'aide et... Qu'a-t-elle r�pondu ?
Elle nous invite chez elle. Elle a du travail pour moi chez Mandel.
C'est un grand magasin � Berlin. �a me dit quelque chose.
On peut y aller d�s demain.
Tu veux y aller ?
Oui, je veux y aller. On n'a rien � gagner, ici.
Viens, on va faire un tour de man�ge.
- C'est nul. - Non, c'est marrant.
On tourne et on tourne et on a le vertige !
C'est bon de rire ! Et le b�b� rira toujours !
Oui, Lemmchen, toujours !
Allez !
Tu es fatigu�, Jachi ? Moi aussi.
On aurait d� savoir qu'il aurait du retard.
- ll vient de Ducherow ? - Oui.
ll est l�, Jachi. Tu vas rencontrer ton grand fr�re !
Elle est l�, viens. Maman.
Mon fils ch�ri !
Embrasse-moi.
Je ne peux pas, ton chien veut m'embrasser.
Embrasse-moi. Mon rouge � l�vres ne marque pas.
Tu as l'air en forme. Tu n'as pas chang�.
- Tu �tais dans le charbon ? - Non.
- Tu m'avais parl� de charbon. - Non, de bl�.
Charbon, bl�... c'est pareil.
Donc, vous �tes ma belle-fille ?
Oui, maman.
Je ne t'imaginais pas comme �a.
Vraiment ? Vous �tes d��ue ?
Allez, les amoureux. On va prendre un taxi.
Je donne une f�te, ce soir. Je suis press�e.
- Tu t'es occup� des bagages ? - Oui.
- Tu as pris des meubles ? - Non.
Tant mieux, tu n'en aurais pas eu besoin.
O� est Jachi ? Aide-moi � le retrouver !
ll est l�.
Je croyais t'avoir perdu.
Je suis si heureuse. Je ne pourrais pas vivre sans toi.
Nous y voil�.
Quelle heure est-il, Hans ?
Non, ne me dis pas.
Si tu me le dis, je serai toute excit�e.
Comme je vous l'ai dit, j'attends du monde.
Tiens, prends Jachi mais ne le serre pas trop fort !
N'�carquille pas les yeux.
Tu n'as pas chang�: toujours � tout fixer du regard.
Entrez.
Tu croyais que j'�tais toujours serveuse ?
ll vous a d it que j'�tais serveuse ?
Je l'�tais il y a 10 ans, quand Hans est parti.
C'�tait un grand bar.
On �tait 5 filles et un gar�on.
Elles trichaient sur les boissons. J'ai donc voulu aider le g�rant.
J'�tais charg� du personnel...
J'ai perdu Jachi. O� est-il ?
Viens voir maman, mon petit.
Maman a oubli� son petit b�b� ?
Venez.
Voici votre chambre.
Maman...
C'est bien trop grand pour nous.
N'est-ce pas, ch�ri ?
Rien n'est trop grand pour toi.
Tu es content d'�tre � Berlin ?
Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau que ce lit.
C'est une antiquit�.
C'est un lit style Louis XVl ou Rococo, je ne sais plus.
Je demanderai � Jachman. C'est lui qui me l'a donn�.
Qui est Jachman ?
Le p�re de Jachi.
C'est un homme adorable.
ll habite ici.
- Tu t'es remari�e, maman ? - Non.
Regarde-le. ll est choqu�.
Tu n'as vraiment pas chang�, mon pauvre Hans.
Si je suis vilaine, pourquoi es-tu venu ?
Ce n'�tait pas mon id�e. C'est Lammchen qui t'a �crit.
Ne le croyez pas, maman.
Votre offre de travail chez Mandel lui a fait plaisir...
Chez Mand�l ? Du travail ?
Tu m'as dit que tu avais un travail pour moi chez Mandel.
J'ai dit Mandel ?
Tu en parleras � Jachman. C'est lui qui s'occupera de �a.
Je vois...
Ne fais pas cette t�te.
Si maman te l'a promis, c'est que c'est vrai.
J'aime beaucoup cette chambre. On sera heureux ici.
J'esp�re bien. Le loyer �tait de 200 marks.
Mais pour vous, ce sera seulement 100 marks.
100 marks par mois ?
Je ne peux pas payer cette somme.
T�l�phone inclus.
Je n'ai besoin ni de t�l�phone,
ni d'une grande chambre, ni d'un lit comme celui-l�.
Je n'ai m�me pas de travail !
D'accord. Arr�te de crier, Hans.
Jachman se chargera de tout r�gler.
En attendant, c'est votre chambre.
Pouvez-vous m'aider � tout ranger ?
Ma femme de m�nage a eu la grippe au mauvais moment.
Je serai ravie de vous aider.
Et Hans aussi.
N'est-ce pas, ch�ri ?
ll embrasse vos mains ?
Quand elles auront pass� un an � faire la vaisselle,
il pr�f�rera vos l�vres.
Jachman s'occupera de tout...
Herr Jachman !
C'est moi que vous appeliez ?
Vous n'�tes pas Jachman ?
Non, d�sol�.
- Comment vous appelez-vous ? - Kranz, Herman Kranz.
Vous avez vos papiers ?
Je ne pense pas.
Pourquoi cet acharnement ? On ne se conna�t pas.
J'esp�re les avoir.
Des lettres.
- J'ai mon ch�quier. - �a ira, je me suis tromp�.
Vous correspondez vraiment � la description.
Ai-je l'air d'un escroc, d'un assassin ?
Je m'excuse, Herr...
Kranz.
Non, merci. Tout va bien.
Bonjour. Qui �tes-vous ?
Mon charmant Jachman.
Pourquoi restez-vous l� ?
Je vous avais dit qu'ils allaient venir.
Vous ne m'aviez rien dit.
Vous ne m'aviez m�me pas dit que vous aviez un fils
et une belle-fille.
Ma ch�re, je suis enchant�.
Vous serez toujours l� � faire la vaisselle ?
Je vous en prie.
Bonjour, jeune homme. Vous �tes le bienvenu ici.
Tout comme votre femme.
Jachman, arr�tez de flirter.
Hans voudrait en savoir plus sur son travail.
Son travail ?
Vous aviez d it que vous pourriez lui en trouver un.
Qu'il pourrait commencer demain.
J'ai d it... Je n'ai pas pu dire �a.
Je savais pas que tu avais un fils.
Vous permettez ?
Regarde ce que tu as fait, Hans. Tu es toujours aussi b�te..
Tu me dois un mark.
Oui, maman. Je te le paierai.
Je te paierai pour �a aussi. Et pour �a !.
Ch�ri !
Je t'avais d�j� parl� de mon fils.
J'ai d� oublier.
Tu as oubli� que' les Stochussen viennent avec des amis riches ?
Et que tu devais inviter Nina, Claire et Edda ?
Et tu n'as pas oubli� d'apporter les cartes ?
Je les ai apport�es.
Va les chercher et pr�pare la table !
Et toi, finis de faire la vaisselle. Allez, viens. Jachi.
Herr Jachman, vous arriverez � trouver du travail � mon mari ?
Vous devez avoir le bras long.
�a se voit tant que �a ?
Vous avez l'air plus malin que nous, c'est s�r.
Le responsable de andel est un tr�s bon ami � moi.
�a ne va pas �tre la joie si mon mari ne trouve rien.
Vous nous aiderez ?
Promis, charmante dame.
On va vous trouver un bel endroit, � l'ouest.
Un endroit exceptionnel,
hors du commun.
Vous pourrez y vivre.
Jeune fille,
je vous y installerai avec fermet�.
Tout ce que nous voulons c'est un travail, Herr Jachman.
Ce serait bien pour nous trois.
Vous trois ?
Mon mari, mon b�b� et moi.
Un b�b� ?
On va avoir un enfant.
Mme Pinneberg est au courant ?
Je ne pense pas.
Ne lui dites rien.
Faites-moi confiance,
ne lui dites rien.
Bonjour.
- Que voulez-vous ? - Herr Jachman m'a dit...
Je n'ai rien � faire de Jachman. Que voulez-vous ?
Je cherche du travail comme vendeur.
Par les temps qui courent ?
Quelles sont vos comp�tences ?
Mes r�sultats scolaires.
Mon assurance.
Ma feuille d'imp�ts.
Voici la carte de mon dernier employeur.
Nous ne vendons pas du bl�.
Ni de l'engrais.
Nous n'embauchons pas. En r�alit�, nous licencions.
Herr Lehman, vous �tes riche et vous �tes quelqu'un d'important..
Je suis pauvre et sans travail.
Ma situation vous-g�ne ?
Non, je veux que vous sachiez que je ne veux pas �tre � la rue.
Vous ne seriez pas le seul.
Je sais. J'ai peur de la rue.
Peur de la rue ou de vous-m�me ?
Peut-�tre de moi-m�me.
Allez voir Frauline Semmler pour signer votre contrat.
Elle vous dira quoi faire.
- Merci... - Ce sera tout.
O� allons-nous dormir, ce soir ?
Je suis si fatigu�e.
Nous croiserons peut-�tre un ami.
Qui ?
N'importe qui de confiance et capable de nous h�berger...
On devrait plut�t chercher du travail.
J'ai d�j� un super travail.
Oui, bien s�r.
Mais, n'as-tu pas faim ?
Moi j'ai faim.
Regarde.
On cr�ve de faim et elle, elle donne du pain aux pigeons.
C'est interdit de leur donner � manger ?
�a l'est si des humains ont faim.
Vous n'avez rien mang� ?
Rien depuis hier.
M�me pas du pain. J'ai un plus gros ventre que les pigeons.
Ma femme aussi a faim.
Elle a plus faim que moi.
ll ne me reste que le pain pour mon mari.
ll aurait aim� que je vous le donne.
J'aurais aim� dire que vous �tes gentille
si vous ne vous occupiez pas tant des pigeons.
Tu es l� depuis longtemps ?
Une �ternit�. �a s'est bien pass� ?
Pas si bien.
Je ne sais pas vendre.
Heilbutt dit que j'y arriverai.
- Heilbutt ? - Un grand vendeur.
ll m'a invit� � d�jeuner. Je lui ai dit que je pouvais pas.
J'ai faim. Qu'as-tu apport� ? Du saumon ?
- Oui, mais... - Alors, mangeons.
- On ne peut pas... - Tu n'as pas fait de sandwich ?
- J'en ai fait trois. - Trois ?
Mais je les ai donn�s.
J'en ai donn� un aux pigeons.
lls sont venus autour de moi et ils me faisaient de la peine.
J'ai donn� les autres � un pauvre couple.
Je m'e voulais d'avoir nourri les pigeons.
Et ils semblaient si pauvres.
C'est bon, je travaille � pr�sent. Je peux acheter un sandwich.
C'est pour �a que je voulais venir ici.
Je me sens sup�rieur quand je vois les autres tra�ner.
Sans ce travail, je tra�nerais sans doute avec eux.
Et je serais avec toi.
Je sais. Tu es ma plus grande richesse.
- Allons-y. - On va au restaurant ?
Je vais plut�t acheter des cigarettes.
J'aimerais avoir cette coiffeuse.
Tu veux que je te l'ach�te ?
A 130 marks ? S�rement pas.
Oui, s�rement pas.
Si un jour on peut se l'offrir, je serai folle de joie.
Les gens qui peuvent se l'offrir ne deviennent jamais fous de joie.
Signez ici.
Je vais tout d�penser ce soir.
Je crois qu'il y a erreur. C'est �crit: ''150 marks''.
Exact.
Je croyais que c'�tait 250.
Avancez, vous g�nez les autres.
D�sol�.
Un probl�me ?
Non, j'esp�rais juste un peu plus.
Vous en aurez bient�t plus. Vous �tes fait pour la vente.
C'est gentil. Mais sans vous, je n'aurais fait aucune vente.
Si j'�tais employeur, je vous embaucherais.
Vous me payeriez plus de 150 marks ?
Le double. Bient�t, vous saurez ce que vous valez.
Alors, aidez-moi � savoir ce que je vaux.
Patience. Le monde ne va pas s'�crouler.
ll s'est d�j� �croul� une fois, en 1914.
Depuis, il y a du sang dans l'air.
Etes-vous un pacifiste ?
Je n'ai pas de parti pris.
J'aime �tre en paix, avec ma femme.
Quand on veut la paix, on se la cr�e.
Je vous aime bien.
Je vous aime bien aussi. �a vous d irait de manger chez nous ?
- Bien s�r, o est-ce ? - Sponnerstrasse � l'�tage.
Je vous ram�ne chez vous.
Je ne vais pas directement chez moi. J'ai des courses � faire.
J'esp�re que vous deviendrez vite employeur.
Bient�t peut-�tre. Vous pourrez le devenir aussi.
Non, je ne saurais m�me pas me donner des ordres � moi-m�me.
Voil� donc la raison de votre retard.
J'ai d� appeler une entreprise de livraison.
Je voulais qu'elle l'ait ce soir. �a te pla�t ?
A moi non.
Vraiment ?
Non, je n'aime pas les miroirs.
Un seul exemplaire de votre visage suffit � me ravir.
Trois exemplaires, c'est trop.
N'est-elle pas magnifique ? Qu'importe la pauvret� ?
Laissons-les dire ce qu'ils veulent dans la rue.
lls ne m'emp�cheront pas de regarder ma femme
dans 3 miroirs.
Je veux te voir.
Entre.
Je veux te parler en priv�.
De nouveaux meubles ?
�a vous plait, maman ?
Non, mais je suis ravie de voir ton �clat aujourd'hui.
- Habille-toi, il est 20 h. - Je sais.
- Tu as oubli� notre f�te ? - Non, Mia.
Hans.
- Viens dans ma chambre. - Un instant.
Tout de suite.
Elle veut son loyer.
Je sais, ch�rie.
Elle n'aime pas ma coiffeuse.
Vous ne devez pas en vouloir � Mia de ne pas aimer les miroirs.
Toujours � faire la f�te.
Comment fait-elle ?
Jachman embrasse une fille ?
Je ne sais pas et �a- m'est �gal.
Merci pour la coiffeuse.
Mais tu n'aurais pas d�.
Tu as pay� maman ?
Je n'avais pas assez d'argent.
Comment �a se fait ?
Combien tu gagnes ?
150 marks.
Et tu as pay� 130 marks pour...
Ch�ri !
On doit �conomiser pour pouvoir vivre !
Je sais, ma ch�rie. J'ai fait une b�tise.
Mais, je suis comme �a.
C'est pour �a que tu dois m'aider, m'aimer
et me pardonner.
Maman est vraiment de mauvaise humeur.
Tu crois qu'elle va revenir ici ?
Pas ce soir.
Quel genre d'annonce a mis maman sur le journal ?
Une annonce ? Pourquoi ?
ll y a eu un coup de fil au sujet d'une annonce aujourd'hui.
Puis maman a pris le combin�.
Et si elle voulait louer la chambre ?
Elle nous en aurait parl�.
Elle doit �tre ravie de nous avoir. 100 marks par mois...
C'est trop pour cette pi�ce.
Et si tu ne les lui donnes pas ?
Pourquoi tu me provoques ?
Ma m�re m'emb�te suffisamment. Tu vas pas t'y mettre.
J'aime ni sa chambre, ni ses f�tes. Je ne l'aime pas elle non plus.
Elle arrive.
On dort, maman !
Vous dormez vraiment ?
Non, mais laissez-nous tranquilles.
Ch�re madame, puis-je rester un instant ?
Allumez la lumi�re, que je puisse voir les 3 femmes.
Car l�, j'en vois six.
Vous avez bu, Herr Jachman. Veuillez sortir.
Pourquoi devrais-je sortir ?
Je suis venu pour vous aider
et pour m'asseoir aux pieds de madame.
Ce sont mes pieds.
D�sol�.
Je ne vous le dirai pas deux fois. Sortez.
Vous avez raison.
Ne me le redites pas.
Car je veux vous parler du loyer.
Vous aussi ?
C'est vous, ma douce ? O� �tes-vous ?
- Allumez que je puisse vous voir. - Au sujet du loyer ?
Votre m�re est �nerv�e.
Elle a pass� sa soir�e � pleurer et � jurer.
Je me suis donc dit: ''Jachman,
''pourquoi ne ferais-tu pas un geste pour Hans ?''
Vous ne pouvez pas payer � cause de votre achat.
Mais vous avez bien fait de l'acheter
car quand madame regarde les miroirs on la voit en triple.
Une pour vous et deux pour moi.
Je me suis donc dit:
''je vais donner de l'argent aux jeunes plut�t qu'� la vieille.
''lls pourront la payer et tout sera r�gl�.''
Vous �tes gentil.
Oui, c'est tr�s gentil. Mais je ne peux pas accepter.
Et vous, ch�re madame ?
Moi non plus. Mais votre geste nous touche.
Elle ne doit pas me trouver ici.
Jachman est ici ?
ll a d� venir ici en cachette.
ll devient b�te quand il boit.
Mon Dieu !
200 marks.
C'est pour moi ?
Oui, on voulait vous donner deux mois de loyer d�s ce soir.
C'est adorable.
Que se passe-t-il ici ?
Sortez. C'est la chambre des enfants.
Herr Jachman, elle est partie.
- Le pauvre. - Laissons-le dormir un peu.
Messieurs, nous ne sommes pas satisfaits des r�sultats.
Un ou deux ont d�pass� leur quota.
Certains l'ont atteint, d'autres sont loin derri�re.
Aujourd'hui, nous inaugurons une nouvelle strat�gie.
Vous recevrez en pourcentage l'�quivalent de votre salaire
si vous atteignez les quotas gr�ce � vos ventes.
Si vous le d�passez, le pourcentage s'ajoutera � votre salaire.
Si vous ne l'atteignez pas,
vous serez remplac� par quelqu'un d'autre.
Heilbutt, en tant que leader, vous devriez approuver ce plan.
Je r�ussis � vendre car j'aime ce travail.
Les menaces ne m'encouragent pas.
Vos m�thodes sont inappropri�es.
En nous effrayant, vous nous d�stabilisez.
Vous avez une meilleure id�e ?
Je propose d'abolir les salaires sup�rieurs � 400 marks.
Merci, Herr Heilbutt. Ce sera tout.
En cr�ant une concurrence entre vendeurs,
vous supprimez leur bonne volont�.
Ce sera tout !
C'est scandaleux de responsabiliser les employ�s
et de rend re leur travail d�pendant de vos recettes.
On ne veut pas prendre de risques pour vous.
Vous attirez les clients ici et nous on vend.
Je n'appr�cie pas votre attitude.
Je ferai part de vos suggestions au directeur.
ll prendra les mesures n�cessaires.
J'aimerais aussi que vous acceptiez ma d�mission.
Ce sera tout, messieurs.
- Tu d�missionnes ? - Oui, enfin.
- Tu es devenu fou ? - Non, ind�pendant.
C'est la nudit� qui m'a inspir�.
Le fait d'�tre nu sous le soleil donne du courage.
Si tu as besoin de moi, voici mon adresse.
J'aurais besoin de votre aide pour garder mon travail.
Tu vis � Spennerstrasse, non ?
Au 92, deuxi�me �tage ?
Comment le savez-vous ?
Tout le monde le sait. Tu es mari� ?
Des enfants ?
Pourquoi ces questions ?
Pour rien.
Ce n'est pas facile d'�tre mari� de nos jours.
Tu t'en fiches du pourcentage, vu tes activit�s secondaires.
Mes activit�s ?
L'organisation de rencontres entre homme et femmes.
De quoi tu parles ?
- De quoi je parle ? - Oui.
Et si je disais � Spannfuss que ta femme met des annonces ?
Ne fais pas �a, tu seras vir� !
C'est quoi cette histoire d'annonces ?
Je suis s�r que Pinneberg n'a rien � voir l�-dedans.
Je vais vous la lire:
''Vous �tes malheureux ? Je vous pr�senterai des femmes.''
Sign�: Frau Pinneberg, 92, Spennerstrasse, 2�me �tage.
Ce n'est pas ma femme.
C'est ma belle-m�re.
Je croyais qu'elle organisait des f�tes.
Je croyais qu'ils jouaient aux cartes.
Je ne savais pas...
Le petit d�jeuner ! Quelle bonne id�e, Mia.
On prend le caf� et on recommence tout.
lmb�cile, c'est ma belle-fille ! Le petit d�jeuner est pr�t ?
Presque, maman.
Hans, tu rentres d�j� ?
- O� est Lammchen ? - Dans la cuisine.
Hans, nous petit d�jeunons...
Mais si je me suis endormi dans votre chambre,
pourquoi me suis-je r�veill� dans mon lit ?
Hans vous a transport�.
Ch�ri !
- Que s'est-il pass� au boulot ? - Rien, suis-moi.
ll faut qu'on parte.
D'accord. Je vais leur apporter le petit d�jeuner.
Le petit d�jeuner.
Viens, Hans. Fais-le tourner.
Voil� votre repas.
Mangez-le, bande de porcs !
Sale chien, je vais...
Allons-y, Lammchen.
Partons d'ici.
Vous permettez, ma ch�re ?
Je suis d�sol�e pour le petit d�jeuner.
Vous voulez que je tra�ne vos trucs encore longtemps ?
�a me reviendrait trop cher. Je savais pas que ce serait si dur.
Je ne m'inqui�te pas pour l'argent. Je m'inqui�te pour le cheval.
C'est une vieille jument.
Vous ne trouvez pas d'endroit ?
Soit c'est cher, soit ils veulent pas d'enfants.
Vous avez des enfants ?
Alors qu'est-ce que vous racontez ?
J'attends un b�b�.
Vraiment ?
ll va vous falloir du courage, madame.
Je sais de quoi je parle.
Je m'occupe toujours de Frida quand elle accouche d'un poulain.
Elle en a eu cinq.
C'est une bonne reproductrice.
Comme vous, apparemment.
Quel genre d'end roit cherchez-vous ?
Un endroit pas cher.
�a vous d�rangerait de grimper une �chelle ?
Je serais pr�te � sauter s'il le fallait.
ll y a une pi�ce au-dessus de mon magasin.
Une chambre ?
Une grande chambre avec un lit et de quoi faire la cuisine.
Je peux vous la louer pour...
30 marks par mois.
- Trente ? - Oui.
A une condition.. je vous vends mon berceau.
J'en ai un qui est un peu vieux, mais je vais le retaper.
Je vous le vendrai �... 15 marks.
Si vous l'achetez, je r�duirai le loyer
� 20 marks par mois.
L'immobilier, c'est pas vraiment mon truc.
Je fabrique des meubles.
- �a marche ? - Oui.
Par contre, je vous donne 20 marks pour le berceau
et marks par mois pour le loyer.
�a marche ?
Oui, chef. �a me pla�t encore plus.
Je dois reconna�tre une chose, madame.
Je tire un sacr� b�n�fice de ce berceau.
Doucement, Lammchen.
Pourquoi as-tu choisi un tel endroit ?
Ne juge pas avant de voir.
A gauche, il y a la cuisini�re.
Elle n'est pas tr�s grande mais ca suffira pour ce qu'on va manger.
A ta droite se trouve un superbe lit napol�onien.
Tu comprends pourquoi Napol�on dormait sur une chaise.
Et ca, c'est la porte qui m�ne au paradis
car elle donne directement sur le ciel.
Orchestre et jardin sur le toit.
Tout ca pour seulement 15 marks par mois.
Je trouve ca horrible, Lammchen. On dirait une �curie.
Une porcherie. Je suis s�rieux.
Je n'aime pas du tout.
Tu te souviens de cette chanson ?
Pas vraiment.
- Tu devrais t'en souvenir. - Pourquoi ?
C'est la valse qu'on a entendue dans le pavillon
quand on est all�s � la plage.
Le premier soir...
Si je meurs, tu la mettras.
Pourquoi parles-tu de mort ?
- Tu m'aimes encore ? - Bien s�r, ch�rie.
- D'o� ma haine pour ce monde. - Parce que tu m'aimes ?
Qu'avons-nous fait pour m�riter �a ?
On s'est aim�s, on s'est mari�s et on va avoir un b�b�.
On a pay� notre dette envers la vie.
C'est pour �a qu'on doit �couter cette musique
qui est jou�e pour ceux qui trouvent que la vie est formidable.
Mais elle n'est pas formidable. Elle est injuste.
Ch�ri, tu parles comme cet homme, dans la rue.
Oui, c'est vrai.
Et ce matin, je me suis retrouv� avec un couteau � la main.
Lammchen... Prends soin de moi, s'il te pla�t.
- Combien, le mois dernier ? - Un pourcentage de 45 marks.
Et le mois d'avant, 61 marks. Mais ce mois-ci, qu'une seule vente.
Vous devez augmenter votre total pour �viter le licenciement.
Ce sera tout.
Un probl�me ?
Un probl�me mineur.
Schulter, l'acteur !
Laissons-le choisir.
D'accord.
Bonjour, jeune homme.
Avez-vous des produits qui sortent de l'ordinaire ?
Les objets de luxe sont � l'�tage.
Ce n'est pas ce que je voulais dire. Par exemple,
regardez ces pantalons.
vous pourriez imaginer un poisson dedans habill� avec ?
Pas vraiment, monsieur.
Avez-vous d�j� entendu un poisson chanter ?
Bien. Si �a vous arrive un jour, ce ne serait pas normal.
Je suis l� pour vous servir.
Pourquoi un homme servirait un autre ?
Apr�s tout, c'est comme �a que �a se passe.
lmaginons qu'un homme issu d u ''mauvais c�t� de la ville'' entre.
ll est riche et il veut une tenue compl�te.
Savez-vous ce qu'il choisirait ?
ll ach�terait plus d'un costume ?
Une douzaine. Mais avant de tout me montrer,
je veux que vous ayez cette image en t�te:
quand il passe cette porte,
il est comme ceci.
C'est g�nial, Herr Schulter.
- Vous me reconnaissez ? - Je vous ai vu � l'�cran.
Dans quel film ?
Je ne me souviens plus. Vous �tiez caissier dans une banque.
Et vous voliez de l'argent.
Oui, ma femme et mon fils �taient malades.
Quelle partie du film avez-vous pr�f�r� ?
Quand vous volez l'argent.
J'aimais bien votre expression
quand vous mettiez l'argent dans le cartable.
Comme �a ?
Oui, c'�tait �a. �a faisait tr�s vrai.
Vous aviez l'air d'en avoir vraiment besoin.
J'avais l'impression d'�tre � votre place.
La voix du peuple !
Je suis touch�.
A pr�sent, montrez vos costumes � l'homme du mauvais c�t� de la ville.
ll lui montre tout le magasin.
Vos prod uits sont excellents, jeune homme.
Que choisissez-vous ?
Non, mon cher ami. Je n'ach�terai rien de tout �a.
Dans mon prochain film, je joue l'homme du mauvais c�t� de la ville.
Je voulais trouver de l'inspiration.
Ne soyez donc pas si d�cu.
Je vous enverrai une invitation.
Vous �tes mari� ? J'en enverrai deux.
S'il vous pla�t, Herr Schluter. Achetez quelque chose.
Vous avez beaucoup d'argent.
Si vous partez sans acheter, ils me vireront.
Je ne vais pas acheter tout �a pour vous faire plaisir.
Je suis comme le personnage de votre film.
Ma femme aussi est malade et on attend un enfant.
Mais �a, mon ami, �a ne me regarde pas.
S'il vous pla�t.
J'ai pass� 2 heures � vous aider.
Je vous ai tout montr�.
Achetez au moins un costume. Celui-l�, c'est du bon tissu.
- ll vous durera �ternellement. - Eternellement ?
Vous me voyez vivre l�-dedans �ternellement ?
Je commence � en avoir assez.
S'il vous pla�t.
On a un quota � atteindre.
Si on ne l'atteint pas, on est vir�.
Je ne suis pas pr�s de l'atteindre.
- Achetez quelque chose. - Lachez-moi !
Si vous permettez...
Je suis le responsable.
Je suis ranz Schulter, l'acteur.
Vos employ�s sont �tranges.
lls obligent les clients � acheter.
Cet homme dit qu'il a un quota � atteindre.
ll me fait du chantage.
Herr Pinneberg, je vous avais donn� une 2e chance.
A pr�sent, vous �tes licenci�. Allez signer vos papiers.
Cette histoire de quota est fausse.
Je lui ai dit de ne pas s'inqui�ter s'il ne l'atteignait pas.
Alors, parlez-moi de votre prochain film.
ll joue le r�le d'un pauvre.
Un pauvre homme issu du mauvais cot� de la ville.
C'est bon, je suis habill�e.
Ch�re madame.
Vous �tes belle.
Vous �tes ravissante.
Vous �tes magnifique.
J'esp�re que Hans va aimer.
ll n'est pas aveugle, que je sache.
ll ne peut qu'aimer ce qu'il voit.
ll n.'appr�ciera pas l'id�e que vous m'offriez tout �a.
Ce n'est pas ma faute si la police � d�barqu� chez Mia
alors que Edda et Gretchen �taient...
au milieu d'une orgie. Rien que �a.
Elles se sont fait arr�ter
pendant que je m'�clipsais par la fen�tre avec leurs robes
en me disant qu'elles vous iraient s�rement.
D'ailleurs, c'est le cas.
Mais cette robe n'a jamais �t� port�e.
Portez-la seulement ce soir.
C'est moi qui l'avais donn�e � Edda. Mais ca reste entre nous.
�a ne ferait pas plaisir � Mia.
Herr Jachman, vous �tes un sacr� menteur.
Et vous, vous �tes une sacr�e beaut�.
Je vais attendre ici.
Je vais lui faire la surprise en premier.
Venez.
Bonjour, Hans. �a va ?
O� est Lammchen ?
Lammchen ? Aucune id�e.
Vous �tes p�le comme un mort. �a va ?
On m'a licenci�.
Je n'ai plus de travail.
Ou est Lammchen ?
Admirez la reine !
Sa majest� est heureuse ce soir.
Elle n'a pas le coeur � parler de politique.
Comment tu me trouves ?
Tu es magnifique.
Baisez donc ma main.
Escortons sa majest� jusqu'au caf� populaire
ou elle pourra festoyer,
boire du bon vin et �couter de la musique.
Pas ce soir, Jachman.
Si, ce soir. Jachman veut nous inviter.
On n'a pas d'argent, Lammchen.
J'ai pas envie de sortir.
Mon cher ami mes invit�s n'ont pas besoin d'argent.
Allons-y ! Jachman m'a achet� cette robe pour ce soir.
C'est peut-�tre la derni�re fois que je sors.
Hans a l'air fatigu�, non ?
Un peu.
ll travaille dur. ll ne gagne pas assez,
mais avec le temps, on aura plus d'argent.
Vous aimez Hans, pas vrai ?
Vous n'aimerez jamais un homme comme moi ?
Je ne suis pas votre genre.
Asseyons-nous.
Du vin, s'il vous pla�t !
N'est-ce pas merveilleux, ch�r'i ?
Splendide.
Mais ca doit �tre cher.
J'aimerais vous parler.
Excusez-moi.
- Puis-je ? - Seulement si vous revenez vite.
�a vous semblera long.
Mais je ne tarderai pas.
Vous aimez chanter avant d'aller en prison ?
Je ne chante que quand je suis content.
Vous allez en prendre pour 5 ans, vous savez ?
Oui, bien s�r.
Vous croyez au P�re No�l ?
Ai-je l'air stupide ?
J'�tais le P�re No�l ce soir.
Vous ?
Oui, moi.
Jachman le vieux d�bauch�.
J'ai apport� un sac plein de joie � un ange.
C'est pour �a que je chante...
Apportez-nous encore du vin.
- O� est pass� Jachman ? - Il va revenir.
Mais �a fait d�j� une heure. 90 marks...
Comment on va faire ?
Je vais voir le directeur. On peut plus commander.
�a va les emb�ter ?
Non, ils nous mettront juste en prison.
Herr Pinneberg ?
On m'a charg� de vous donner �a.
150 marks !
''Hans, excuse mes mauvaises mani�res
''et prends une autre bouteille pour sa majest�.
''Jachman.''
Encore une bouteille de vin s'il vous pla�t.
ll a dit de boire � ta sant�.
A Jachman.
Ce n'est pas pour toi, Frida.
Tu es jalouse. Jalouse de Frau Pinneberg.
T'es pas la seule � avoir le droit de faire des enfants.
De la soupe � l'oignon.
�a sent bon, Puttbreese.
�a sent bon et c'est bon.
Vous �tes si gentil. Je vous dois beaucoup.
Ne pensez pas � ca.
Je le dois.
Je m'inqui�te aussi pour le loyer. On vous doit mois.
Votre mari est toujours sans emploi ?
Pourtant, il se l�ve tous les matins pour en chercher.
Tenez, buvez-la tant qu'elle est chaude.
Je suis s�r que vous �tiez un tr�s bon mari.
J'aurais pu l'�tre si je m'�tais mari�.
J'ai jamais mang� quelque chose d'aussi bon.
Vous �tes jamais tomb� amoureux ?
Si.
Mais aucun homme n'a essuy� autant de refus que moi.
Elles �taient b�tes.
C'est ce que je me dis aussi.
Ce n'est pas tr�s s�duisant un homme qui cuisine.
M�me � l'arm�e,
quand les filles apprenaient que j'�tais cuisinier,
mon uniforme perdait tout son charme.
Vous aimez ma coiffeuse ?
C'est un joli meuble.
Prenez-la comme acompte.
Oui, mais je n'aime pas prendre des objets � la place du loyer.
Mon truc, c'est les meubles.
Voil� ce que je vous propose..
je vous l'�change contre un sofa
contre une chaise
et contre une commode � 3 tiroirs.
�a marche ?
Je n'ai pas besoin d'une chaise ou d'une commode.
Vous savez quoi ?
Hans est all� retirer l'argent de notre assurance.
S'il n'y parvient pas,
je vous la donne et vous nous payez l'h�pital.
Je devrais d�j� y �tre.
Combien a-t-elle co�t� ?
130 marks.
Evidemment, je vous ferai un prix d'occasion.
Je vous la vendrai �...
70 marks.
Peut-�tre.
Oui. Peut-�tre marks ?
Voil� ce qu'on va faire.
Je vous en donne 80.
Et je rajoute le sofa et la commode. �a marche ?
A une condition.. on payera une partie du loyer.
Je ne veux pas m�langer loyer et meubles.
Et puis, j'ai �t� malin:
je vous donne le sofa et la commode
pour �tre s�r que vous resterez et que vous payerez le loyer.
Vous ne voulez plus de soupe ?
Pas maintenant, merci.
D'accord.
Je la laisse chauffer � feu doux.
Je repasserai vous voir. A tout � l'heure.
Au revoir, Herr Puttbreese.
Herr Puttbreese, revenez s'il vous pla�t.
Je suis Hans Pinneberg. Num�ro 666-867.
Encore ?
Oui, on n'a pas encore re�u l'argent.
Quand l'enfant est-il n� ?
Avec l'argent, ma femme ira � l'hopital.
Avez-vous votre carte d'affili� ?
Oui, vous me la demandez � chaque fois que je viens.
e certificat de naissance ?
J'en ai pas vu que mon fils n'est pas encore n�.
Que voulez-vous, alors ?
Votre demande d'un certificat avant la naissance est en cours.
Vous avez dit hier que c'�tait bon.
Avez-vous fait une r�clamation ?
Oui, il y a plus de 2 semaines.
Un instant.
On vous a tout envoy� par courrier.
- Quand ? - Hier.
Je n'ai rien re�u ce matin.
Je n'y peux rien.
Si, vous pouvez. C'est votre devoir.
Si l'argent n'est pas arriv�, je reviendrai.
Pouvez-vous v�rifier �a ?
Heilbutt est ici ?
Vous �tes d�j� pass� ?
Oui, mais Herr Heilbutt n'�tait pas l�.
Comme je vous l'ai d�j� dit, il a d�m�nag�.
Je sais. ll n'est pas revenu ?
Non, Herr Heilbutt a quitt� l'Allemagne.
- ll est parti ? - ll est en Hollande.
ll a de la famille � Amsterdam.
Je ne savais pas.
ll a quitt� l'Allemagne...
Je ne le connaissais pas vraiment. Mais je l'appr�ciais.
ll est parti pour de bon ?
Pour de bon, je ne sais pas. Mais il est parti.
Tu viens, camarade ?
O� ?
A la r�union. ll y a un message pour toi.
De la part d'un grand leader.
ll me donnera l'argent pour amener ma femme � l'hopital ?
ll te montrera que tu n'as pas besoin d'argent pour �a.
Viens.
Ou est ta femme ?
lls l'ont tu�e.
Qui ?
Eux ! Ceux qui sont contre nous.
Elle est morte.
Morte dans mes bras.
Je suis d�sol�.
Elle aurait d� attendre pour voir le Dr Sesam.
C'est vous, Pinneberg ?
Que faites-vous ici ?
Pourquoi n'�tes-vous pas � la maison ?
Qu'est-ce que vous avez ?
Je ne peux pas rentrer.
Je ne pourrai plus regarder Lammchen en face.
La police...
Elle m'a pouss� hors du trottoir.
Elle m'a jet� dans le caniveau.
J'ai tellement honte.
Tu n'as pas honte de ton b�b�,
n'est-ce pas ?
ll est l�.
J'ai appel� un m�decin.
J'ai l'habitude.
Frida a d�j� eu 5 petits.
C'est un garcon ?
Bien s�r que c'est un garcon.
Pauvre petit bonhomme.
Et maintenant ?
J'ai toujours fait tout de travers.
Je ne sais pas comment m'y prendre.
Mais je vais bien m'occuper de notre fils.
J'esp�rais que tu dises �a.
Regarde-le. ll est tout petit et fragile.
La vie est aussi grande que lui.
Car il est la vie, n'est-ce pas ?
Et nous l'avons cr��.
N'est-ce pas ?
On a cr�� une vie.
On ne doit pas en avoir peur.
Bient�t, sa petite voix couvrira les autres voix dans la rue.
Tu n'auras pas qu'une personne � tes c�t�s.
Tu en auras deux.
Et on partagera tout ensemble.
M�me si c'est que de la pauvret�.
Je peux monter ?
Vous vouliez que je rencontre votre femme.
Montez, Heilbutt.
Vous allez m�me rencontrer mon fils.
- Votre b�b� ? - Le plus beau b�b� du monde.
ll est comme vous: c'est un nudiste.
O� �tiez-vous ? Je vous croyais parti.
C'�tait le cas. Je suis patron, � pr�sent.
- Non ! - Si, � Amsterdam.
- Non ! - Si, je suis venu vous embaucher.
- Non ! - Si, et j'embaucherai votre fils.
C'est merveilleux !
Adaptation: Renfeghoul Mahdi
Sous-titrage: C.M.C.
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