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Original subtitles

1865.

La guerre de sécession faisait rage aux États -Unis.

Et comme pour faire écho à la violence des hommes, un cyclone se déchaîna

pendant plus de huit jours.

C 'était le mois de mars.

Au milieu des vents furieux, petit point menaçait dans l 'immensité du ciel, un

ballon tentait de s 'enfuir.

Où est -ce que le vent nous emmène ? On va cesser depuis quatre jours.

Qui peut savoir ? L 'orage a complètement affolé la boussole.

Je faisais partie de ces fuyards.

Correspondant de guerre du New York Herald, j 'avais été fait prisonnier par

troupes sudistes.

Et c 'est ainsi que tout a commencé.

J 'ai lu votre dernier article avec beaucoup d 'intérêt, monsieur Spilett.

Je n 'ai nulle raison d 'être contre la liberté de la presse, mais je n

'apprécie pas votre genre d 'humour.

Vous vous êtes introduit dans nos lignes.

Et vous prétendez que nous nous sommes fait faire prisonnier à Richemont comme

des débutants, en insinuant même que nous ne savons pas faire la guerre.

La guerre est une chose trop importante pour qu 'on la laisse faire par des

généraux. Mais probablement ce n 'est pas votre avis.

L 'ennui, c 'est que vous ne pourrez pas envoyer à votre journal le compte

-rendu de votre mise à mort.

On veut qu 'il ne me mette pas à la porte.

Ce fut après cet interrogatoire que je rencontrais pour la première fois mon

Top. Il attendait son maître, interrogé comme moi.

Cyrus Gebedia Smith, ingénieur, attaché à l 'état -major du général Grant.

Monsieur Smith, nous nous trouvons devant un étrange dilemme.

Si c 'est le Major Smith qui est présent, tout est parfaitement simple.

Il est prisonnier de guerre et jouit des prérogatives dues à son grade.

D 'un autre côté, si c 'est M. Smith, un civil, le cas est très différent.

On vous abat en jugement.

Vous connaissez déjà ma réponse.

Ne soyez pas si impulsif, M. Smith.

Je vous accorde quelques jours le temps de la réflexion.

Emmenez le prisonnier.

Puis -je avoir mon serviteur avec moi ?

Oh, bien sûr, si ce nègre vous appartient. Il ne saurait appartenir à

soit. Il est mon serviteur, c 'est tout. Encore un esclave échappé.

Je ne suis pas un esclave. Je suis un homme libre.

Un homme libre. Non, c 'est inutile. Un peu de patience.

Mettez -le avec les autres jusqu 'à la prochaine vente.

Je passerai vous prendre.

Qu 'est -ce qu 'on t 'a dit que c 'était ? Je n 'en sais rien, mais je ne peux

pas en avaler une bouchée. À la cuisine, ils ont dit que c 'est de la bouillie

de maïs.

Ça, du maïs ? Tiens, un cabot.

C 'est probablement le seul chien vivant dans la ville de Richemont.

Il n 'a pas trop souffert, hein ? Approche, mon chien, approche.

Approche, mon chien.

Tu vas faire un joli rôti.

Un chien !

Ce sera ton tour. Allez, allez, dépêchez -vous.

Maître Pencroff, Herbert Brown.

Bonaventure, Pencroff, quartier maître à bord du Silver Fox, balayé de

Nantucket. Je regrette tes capitaines, Jonathan Brown.

Mon père.

J 'ai aperçu un ballon en venant par ici. Qu 'est -ce qu 'ils peuvent en

Ils veulent envoyer des dépêches au général Lee et l 'informer de la

exacte de la ville.

Ils ont attendu que le vent souffle, mais dans la bonne direction. Et

maintenant, le vent est trop fort, alors ils attendent qu 'il se soit calmé.

Vous êtes très bien informé.

Pour une petite pièce d 'or, de temps en temps, il arrive que nos gardiens nous

fassent un petit brin de causette.

Enfin, pour en revenir au ballon, supposons que nous arrivions à sortir et

'atteindre. Comment pourrions -nous le manœuvrer ? Je peux me charger de ça.

Le premier problème est de sortir d 'ici.

Au suivant.

Et monsieur Smith, ton maître, où est -il ? Une belle grosse boîte d

'allumettes, toute neuve.

Mon dollar.

J 'étais sûr que tu me retrouverais.

Allez, vite, la voie est libre. J 'ai pris le souhait des sentinelles.

Allons -y.

Ce bombardement nous arrangeait bien.

Mais il risquait d 'abîmer le ballon.

Une petite déchirure et adieu.

Heureusement, il durera très peu de temps.

Le plus difficile reste à

faire.

Voilà ce gentil ballon qui va nous emmener loin de cette foutue caserne.

Un compliment au général Lee.

C 'est ainsi que nous nous trouvâmes réunis, balottés par le vent, quatre

hommes, un enfant et un chien.

Monsieur Smith, regardez le baromètre.

Mais nous trouvons... Bon sang, c 'est vrai.

490.

440.

Sous l 'océan ! Si le ballon se couche sur l 'eau, nous sommes perdus.

Mais il n 'y a plus rien à acheter.

La nacelle ! Accrochez -vous tous aux câbles du filet !

L 'enveloppe se distingue.

Tante, qu 'est -ce qu 'il se passe ? Reste tranquille.

Vous entendez ? C 'est le rossac. Là devant, il y a une terre.

Là, une terre.

La terre !

L 'enveloppe.

L 'enveloppe se déchire.

Je

garde un

souvenir très confus de ce moment -là.

Nous étions quelque part, sur une plage.

dans une étrange atmosphère de calme.

Nous sommes sauvés ? Oui, nous sommes sauvés.

Est -ce que ça va ? Eh bien, ça ira.

Non, il n 'a rien.

Tu te fatigues pour rien, mon propre nable. Ton maître est tombé beaucoup

loin de la côte.

Il est mort et nous ne valons pas mieux, je crois.

Tenez. Dites -moi, Pencroff, vous avez déjà fait naufrage, vous ? Deux fois, la

première sur les côtes du Chili, et la deuxième... Ah, eh bien alors, vous avez

donc une certaine expérience.

Mais il n 'y a pas de comparaison. À chaque fois, nous avons pu sauver les

outils et les vives. Tandis qu 'aujourd 'hui, regardez, rien dans les mains.

Bonjour, monsieur Spilett.

Bonjour, Pencroff.

Salut.

Bonjour.

Et Nab ? Il est vivant, n 'est -ce pas ? Oui, oui, oui.

Et M. Smith ? Nab est parti à sa recherche.

Dites, vous croyez qu 'il va le retrouver ? Allons, mangez, ne te

Ce matin, nous n 'avons que des clams, mais aussitôt que nous serons mieux

organisés, je te promets des repas gastronomiques délicieux.

Merci, monsieur Spilett.

Mais ce ne sont pas des clams, ce sont des lithodomes.

Des litho -quoi ? Des lithodomes ou des dates d 'océan.

Mais ça se mange.

Bien sûr, ça ressemble au moule, mais les coques sont différentes et bien

caractéristiques.

Tu parais bien documenté.

Il va à l 'école à Boston, vous savez.

Voilà Nab, il est tout seul.

Nab !

Une trace ? Rien.

Sans perdre l 'espoir de retrouver l 'ingénieur, nous partîmes pour une

reconnaissance de ce pays inconnu.

Et notre première surprise fut de rencontrer une rivière.

De l 'eau douce.

Monsieur Spilett, on devrait peut -être se séparer. Vous et Nab vendriez l

'autre côté de la rivière.

Oui, excellente idée.

Nab, allons -y.

Rendez -vous à l 'embouchure.

Robert, pas ici, c 'est moins profond.

Je voudrais vous demander... Oui, Nab ? J 'aimerais retourner au rivage, à la

recherche de M. Smith.

Oui, vas -y donc, si tu crois avoir une chance de le retrouver. Je dois essayer.

C 'est la vie.

Une végétation étonnante couvrait cette terre inconnue.

Il semblait que cette jungle n 'ait jamais été touchée par l 'homme.

La nature était intacte, comme au premier jour.

Tout à coup, la forêt s 'arrêtait.

Et brusquement, une montagne désertique et nue se dressait devant moi.

Vous nous avez fait peur, monsieur Spilett.

Vous n 'auriez pas dû vous éloigner tout seul.

Je ne sais pas ce qui m 'est arrivé, mais... J 'ai dû

prendre un coup de soleil et ma tête m 'a donné l 'impression d 'exploser.

Pas étonnant par cette chaleur. Et on n 'a rien mangé depuis deux jours.

Où est Nab, monsieur Spilett?

Nab?

Il est parti vers la plage à la recherche de monsieur Smith.

Je leur racontais cette histoire de coup de soleil pour ne pas les alarmer.

Mais enfin, comment m 'avez -vous trouvé ? Vous n 'étiez pas à l 'embouchure,

nous sommes revenus sur nos pas.

Vous savez, ça a été dur de suivre vos traces dans la piraille.

Vous pouvez marcher ? Je vais essayer.

Appuyez -vous sur moi.

Merci monsieur, je crois que je vais pouvoir me débrouiller.

Nab nous attendait à l 'embouchure.

D 'abord...

Si nous sommes ici, c 'est bien de sa faute.

De ma faute ? Oui, ta faute.

Si on était prisonniers à Richemont et qu 'on s 'est évadés, c 'est bien parce

qu 'il y avait la guerre, non ? Et s 'il y avait la guerre, c 'est bien pour une

histoire de nègres, non ? Je te défends de m 'appeler négro, tu m 'entends ? Tu

me défends, tu me défends ? Défonds -moi et tu vas voir.

Regardez !

Il est vivant. J 'étais sûr de le retrouver.

Grâce à Top, c 'est bien, mon chien.

Ça va.

Il est vivant.

Son peau est régulier.

Il a le peau assez faible, mais il n 'a pas de fièvre.

Nous allons pouvoir faire du feu, Pencroff, sans frotter des bâtons l 'un

l 'autre. Même si M. Smith n 'a ni allumettes, ni briquets.

Exactement.

Il semble en assez bonne forme.

M. Smith!

Réveillez -vous. Réveillez -vous, monsieur Smith.

Eh, monsieur Smith.

Mais, il fait jour.

Oh, mais j 'ai dormi.

Mais, j 'ai dû tomber du ballon.

Smith reprenait peu à peu ses forces.

Où étions -nous ? Tous nous avions dans la tête cette même question.

Est -ce une île ou un continent ? Allez donc savoir.

Si c 'est une île, elle paraît très grande. Fallait un bateau pour la

Monsieur Smith saura bien nous en faire un. Un bateau à vapeur et pourquoi pas

un ballon ? Pourquoi pas ?

Un ballon ? Non, merci. Une fois, ça suffit.

Sur le plus haut sommet, des fumeroles indiquaient la présence d 'un volcan.

Smith y déçla des vapeurs sulfureuses.

Polka imposant, mais apparemment paisible.

Il fallait nous rendre l 'évidence.

Nous étions sur une île.

Regardez ! Les points lumineux là -bas.

Je vois.

Mais qu 'est -ce que ça peut bien être ? Pourquoi pas simplement des plaques de

mica ou des éclats d 'obsidienne ? Les bords de leurs facettes sont extrêmement

brillants.

Mais ça bouge, regardez.

Oui, c 'est vrai.

Oui, il bouge, pas de doute.

Ce ne sont tout de même pas des hommes qui ont fait ça.

Nous devrions aller voir.

On ne sait jamais.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Vous avez été frappé par un éclair.

Par un éclair ? Oui, c 'était comme un éclair. C 'est venu d 'en haut, de ces

points brillants. Sans parler du bruit que... C 'est impossible, ça aurait dû

tuer.

Je ne pouvais plus leur casser que le soleil n 'était pour rien dans cette

affaire.

Des charges moitié moins fortes auraient suffi à me réduire en cendres. Une

gerbe d 'éclair dans un ciel sans nuages, comment pouvez -vous expliquer

dites -moi ?

Nous nous trouvions en face d 'un territoire interdit.

Quelqu 'un, là -haut, nous empêchait de franchir la frontière.

Regardez ceci.

Avez -vous trouvé l 'explication ? Peut -être. C 'est un minerai de fer

extrêmement riche, du fer oxydulé magnétique comme celui qu 'on trouve en

Pur à plus de 70 % de métal.

Et vous pensez que nous pouvons en faire quelque chose, monsieur ? Ah, ben oui.

Nous en tirerons du fer et fabriquerons des outils.

Cela semble plutôt difficile. Et comment l 'extrairons -nous ? Eh bien, nous

avons du salpêtre.

Il y a beaucoup de soufre. Les arbres nous donneront du bois pour le charbon.

Nous ferons de la poudre pour faire sauter le rocher. Monsieur Spilett, c

une bien merveilleuse chose, l 'esprit scientifique.

Eh oui.

Et nous voici sur le point d 'inaugurer l 'âge du fer.

Je n 'y aurais jamais pensé avant. Mettez -vous de mon pratique un couteau.

ça, tu pourrais refaire le monde.

Réduit à l 'état d 'homme primitif, nous avons commencé par fabriquer des armes

pour la chasse.

Avec deux verres de montre, remplis d 'eau et collés,

Smith nous fit une loupe, et avec cette loupe, du feu.

Dans la fonte du fer, Top nous aidait, ils sont mieux.

C 'est lui aussi qui nous fait découvrir une grotte qui devait devenir notre

habitation.

En s 'aidant d 'instruments de fortune, l 'ingénieur réussit à trouver à peu de

choses près notre longitude et notre latitude.

Herbert était ravi de suivre pas à pas la longue aventure de l 'homme.

Mais c 'était plus drôle que d 'aller à l 'école, et plus instructif.

Nous avions pris le rythme de l 'homme primitif, celui de la nature.

Mais le danger était toujours présent.

Des heures passèrent, Albert n 'entrait pas. Voilà la limite.

Mais Albert la connaît bien. Il n 'aurait pas franchi cette rivière tout

Il est possible qu 'il soit écarté en poursuivant du gibier.

Mais ce n 'est pas possible qu 'il ne soit venu pas ici.

Regardez.

Il est passé ici.

Il a dû entrer là -dedans. Attention à ces vapeurs. Elles peuvent être

mortelles.

Attendez ! C 'est la raison, Arbert, pour être là -dedans.

Oui, mais nous ferions mieux de rester dehors au camp. Il faudrait que je sauve

aussi Pencroff.

Un peu de carbone anhydrite sulfureux, sans doute.

Arbert ! Revenez, Pencroff !

De retour à notre grotte, nous attendions des emparés. On trouverait

traces si Herbert avait été attaqué par une bête sauvage.

Il n 'a pas été enlevé par un aigle ? S 'il existe

une réponse aux questions que nous nous posons, c 'est derrière cette ligne de

points lumineux, derrière ce rideau de foudre qu 'elle se trouve.

S 'il le faut.

C 'est là que j 'irai le chercher.

Et un jour, aussi mystérieusement qu 'il avait disparu, Albert revint parmi nous

en possession d 'un mystérieux objet.

Couché, Top, couché.

Cherche.

Essaie de te rappeler.

C 'est que je me souviens de plus rien du tout.

Ça ne vous rappelle rien, messieurs ? Un homme tombant d 'un ballon et qu 'il ne

s 'en souvient plus ? On m 'a bien parlé des marins qui perdaient la mémoire

après un coup sur la tête.

Comment ça s 'appelle ? Amenez -le. Mais Arbert n 'est pas blessé, excepté cette

égratignure à la main.

Et il y a ce cube.

Certainement un alliage.

Pourquoi Top en a -t -il peur ? Saurons -nous jamais d 'où vient cet objet ?

Ce mystérieux objet, quel pays ténébreux et secret l 'a fabriqué ?

Certaines tribus indiennes pensent que leurs ancêtres étaient de vrais monstres

avec des ailes au dos qui venaient du fond des étoiles en apportant ces

Étrange, n 'est -ce pas ? Quelle sottise ! Pas tant que cela, Pencroff.

Les archéologues ont découvert ces objets en creusant les collines de la

Nouvelle -Angleterre.

Et des savants sérieux pensent que de telles créatures peuvent encore vivre en

des régions inexplorées ou désertes de notre planète.

L 'île où nous sommes, entre autres.

Bonne nuit, messieurs.

Vous croyez que c 'est possible, monsieur Smith ? Dans notre situation,

une hypothèse en vaut bien une autre.

Qu 'est -ce que vous allez en faire, monsieur Smith ? Le cacher loin de top.

Autrement, nous ne fermerons pas l 'œil de la nuit.

Bien sûr, messieurs.

Et il n 'est pas impossible que le propriétaire vienne le récupérer.

Tiens -toi tranquille. Tu es un bon chien.

Un grand pas fut franchi dans notre vie d 'homme primitif.

Pencroff avait réussi à construire un bateau. Et tout heureux, il allait

autour de l 'île.

Pencroff ! Qu 'est -ce qui se passe ? Une bouteille ! Cette

bouteille, qui l 'avait jetée à la mer, depuis quand ?

Et pourquoi s 'était -elle trouvée tout à coup si près de notre pirogue ?

Naufragé, île Tabor.

152 degrés de longitude ouest, 36 de latitude sud.

Sérieux, êtes -vous sûr de la position de notre île ? À quelques minutes près,

dans un sens ou l 'autre.

J 'ai refait mes mesures plusieurs fois et j 'ai calculé l 'erreur.

relative et l 'erreur absolue.

Donc nous ne sommes qu 'à 50 ou 60 000 de tabord, c 'est ça ? C 'est une bonne

distance à traverser.

La pirogue est presque finie. Est -ce que vous ne m 'avez pas dit qu 'avec ce

genre de bateau, les papous faisaient des traversées de plus de 100 000 d 'une

île à l 'autre ? Mais les papous sont des sauvages.

Avec notre pirogue, nous ferions le tour de l 'île et c 'est tout.

Si seulement j 'avais de quoi faire des vraies voiles en frais sur l 'île tabord

dans une dizaine d 'heures.

Mon chien donne ? On dirait bien un fragment de l 'enveloppe de notre vieux

ballon.

C 'est exactement cela.

On va peut -être pouvoir secouvrir ce pauvre naufragé. Qui a dit qu 'il n 'y a

pas de providence ? J 'aimerais l 'avoir, cette providence.

Si un soir je vais jusqu 'à terre, ce sera le ton d 'un éclair.

Le rêve est toujours amer et l 'amour un fardeau.

Et l 'amour un fardeau.

Qu 'il y a encore beaucoup d 'autres couplets.

Soit 110 ou 80 d 'un bout à l 'autre.

Nous avons tout le temps devant nous.

Tout ça parce que le capitaine Limon a le droit de descendre à terre une nuit

une fois tous les sept ans.

Durant cette nuit, s 'il trouve une jeune fille qui veut l 'épouser, son

avec le diable est rompu et son âme est sauvée.

Mais c 'est l 'histoire du vaisseau fantôme.

Non et non, le Nautilus existe, il est réel.

Et c 'est le diable lui -même qui le gouverne car il n 'a ni voile ni

La dernière invention de Smith donna beaucoup d 'inquiétude à Nab.

Pourquoi, au lieu d 'affronter le territoire interdit, ne serions -nous

allés avec eux à l 'île Tabor ? Parce que la pirogue est trop petite.

Et puis nous ne pouvons pas tout laisser ici à l 'abandon.

D 'ailleurs, qui te parle d 'affronter quoi que ce soit à toi ? Personne.

Tu restes ici, tu ne bouges pas, compris ? Vous restez ici tous les deux.

Vous ne bougez pas tous les deux, compris ?

Monsieur Smith ! Monsieur Smith ! Attendez -moi !

Mais quand as -tu fabriqué cet appareil ?

En même temps que le vôtre.

Presque tout votre nez, monsieur, si vous voulez bien me passer l

Je l 'ai traversé plus sans histoire, à part les 80 couplets de Pencroff.

D 'abord, c 'était une petite île.

Petite, mais difficile à explorer.

Tant la végétation y était épaisse.

Nous sommes des amis.

Nous venons pour vous secourir.

Nous avons la bouteille que vous avez jetée à la mer.

Regardez une date.

Mars le 18 1857.

Et à côté une autre, Capitaine Grant, novembre le 23

1849.

Si ce pauvre type est encore en vie, il aura passé 16 années absolument seul sur

cette île.

Subitement le bombardement lumineux s 'arrêta.

Nab et Smith continuèrent leur marche et atteignirent le sommet.

On dirait que la tempête est passée, monsieur.

On dirait surtout que l 'ennemi a interrompu son bombardement.

Est -ce que vous pensez, monsieur, qu 'il y a des personnes cachées dans ces

rochers qui nous lancent la foudre comme on décoche une flèche ou comme on tire

une balle ? Avec une différence.

Nos assaillants sont quelque part sous la terre.

C 'est ici que l 'objet luisant était, à la verticale de cette crevasse.

Il n 'a pu disparaître que d 'une façon, à l 'intérieur du sol, ici.

Mais monsieur, c 'est impossible !

Il n 'y a que Dieu qui puisse lancer la foudre là où il le veut.

Il n 'y a que Dieu.

Selon les connaissances que possède la science d 'aujourd 'hui, aucun être

humain ne saurait inventer un tel dispositif.

Et cependant, il n 'y a aucune autre explication.

Pour la première fois, ils pénétrèrent dans le territoire interdit.

Aucun signe de mort.

Regarde.

On dirait les traces d 'un être humain.

Bon, en route.

Nous n 'avons que peu de temps devant nous pour embarquer avant la tombée de

nuit.

Dommage, j 'aurais bien fait une petite sieste après ce bon déjeuner.

Hé, qu 'est -ce que tu as fait de tes fleurs, Charbert ? Je pense qu 'elles

restées près de la lagune.

Ben, il ne faut pas se séparer.

J 'en ai pour une minute.

Est -ce que ça va ? Oui, ça va bien.

Le naufragé, il s 'est sauvé là et j 'ai eu peur.

Capitaine Grant ! Capitaine Grant ! Pour ramener le

naufragé qui semblait revenu à l 'état sauvage, nous n 'avions pas d 'autre

solution que de lui tendre un piège.

C 'est une chance qu 'il y ait des trous dans le toit. Les lianes coulisseront

aisément. Vite, sinon ça va être bien trop cuit.

Pourvu que ce bon capitaine Grotte ne soit pas un gourmet comme nous autres.

Il est toujours là.

Il est affamé, il viendra bien.

Pas de faux pas.

Soyez naturel.

Nous le tenons !

Capitaine, nous sommes des amis. Nous allons vous soigner.

Robert, aide -nous.

Le retour ne fut pas aussi facile que l 'aller.

Dites -moi, Bentrop, ça va durer longtemps ? Ça ne fait que commencer !

Vous

êtes fous ! Il n 'a aucune chance de s 'en

tirer si nous ne le détachons pas !

Merci. Vous

avez

une idée de l 'endroit où nous sommes?

Comme il arrive souvent sous les tropiques, la tempête se calma aussi

soudainement qu 'elle s 'était levée.

Allumé sur la falaise, de quel côté serions -nous allés ? À feu. Quel feu ?

sommet de la falaise ? Oui, sur la falaise.

Mais nous n 'avons fait aucun feu.

Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire que nous ne sommes pas seuls sur l

'île.

Tenez, c 'est là que j 'aurai installé un feu à leur place.

Voilà la lanterne ! Quelqu 'un cherchait à nous aider, ça ne faisait plus de

doute.

Et pourtant, il ne voulait pas se montrer. Pourquoi ? Stop ! Stop ! Vas

cherche -le, cherche ! Stop !

Et peut -être que par là, la falaise est à pic.

Qu 'est -ce que vous faites ? Continuons ! Non ! Les hommes nous ont sauvés la

vie. N 'agissons pas comme des ennemis.

Vous n 'avez rien à craindre de nous.

Nous voulions vous demander les moyens de quitter l 'île.

C 'est vrai qu 'ils nous ont sans doute sauvé la vie.

Des gens qui se cachent comme ça sur terre dans une île déserte ne peuvent

être des gens bien. Ils ont sûrement quelque chose sur la conscience.

En tout cas, ce qu 'il y a de certain, c 'est qu 'il doit y avoir une population

importante sur cette île déserte.

Il faut pas mal d 'hommes pour agencer et faire marcher toutes les machines

vous parliez.

Et sans compter l 'espèce de fou que nous avons ramené avec nous et qui est

maintenant dans la nature.

Je suis sûr que le capitaine Grande va se remettre.

Pense à tout ce qu 'il a enduré jusqu 'ici.

Pensez, Pencroff.

J 'y pense, Frère Albert.

Mais laisse -moi remonter les chaînes chaque soir.

Si le crâne n 'a pas de fracture, il va sans doute pouvoir s 'en tirer.

Qu 'est -ce qu 'on peut faire pour lui ? Le laisser dormir.

Je crois que nous devrions en faire autant.

Est -ce que l 'un de nous ne va pas le veiller ? Si, bien sûr.

Puisqu 'il est là, je ne voudrais pas qu 'il s 'échappe avant d 'avoir une

chance. de le questionner. Vous en faites pas. Si les amis de ce monsieur

veulent monter à bord, ils devront se servir de l 'échelle.

Je prends le premier quart avec une pipe et du tabac bien sec.

Je peux veiller très longtemps, moi.

Et moi, je prendrai le suivant.

Cyrus ! Oh, Cyrus ! Hé, Cyrus !

J 'aperçois une épave.

Au large.

Là, juste devant nous.

À quoi ressemble -t -elle ? Je ne sais pas, mais ça a l 'air d 'une quête.

Allons jeter un coup d 'œil.

Nap, tu restes là pour surveiller notre ami. Tu ne le laisses partir sous aucun

prétexte. Viens, M. Smith.

Stop, viens ici.

Allez, tu restes avec moi, mon grand chien.

Hé,

par ici.

Pencroff, on n 'aura pas de mal à la réfléchir.

Cette caisse doit provenir d 'un naufrage dû à la tempête.

Ce qui prouve bien que dans ces parages, il passe des bateaux.

Robert ! Viens ici ! Après un naufrage, les épaves ne sont jamais isolées de

cette manière.

Tout un matériel incroyable reste à la surface.

À toi de jouer.

Spécialement quand quelqu 'un s 'est donné la peine de ficeler des caisses

ça, cette pirogue, dans un trop mauvais état. Et puis...

Oui, tu es un bon chien. Sois sage.

Viens ici.

Attendez ! Où est -ce que vous allez ?

Je

ne vous veux pas de mal ! Arrêtez ! Mais qu 'est -ce que vous faites ? Vous êtes

fous !

L 'homme s 'est suicidé.

Le comportement de cet homme confirmait nos soupçons. L 'île avait de mystérieux

habitants qui vivaient dans les profondeurs de la terre ou de l 'eau.

Mais qui étaient -ils et pourquoi nous avaient -ils fourni ce matériel

providentiel ? Tout ce qu 'il nous faut pour construire un bateau. C 'était

sûrement un sacré femme marin qui a garni cette caisse.

Faites -moi le plaisir de poser cette carabine au sol, Pencroff.

J 'ai beau la savoir vite, ça me rend tout de même un peu nerveux.

C 'est égal, on se sent vraiment un homme avec ça dans les mains.

Il n 'y a plus d 'un grand homme de l 'histoire qui n 'a jamais tenu un fusil

sa vie.

Mais ils n 'étaient pas tous en face des papous ou des pirates malaises.

Smith,

toujours rationnel, continuait à explorer les rochers et les grottes. Il

trouver le passage qui avait permis à l 'homme de s 'échapper.

Il s 'apprivoise, on dirait.

On commence à manger ce que lui apporte Harbert. Il va finir par mettre les

loques que nous lui avons données.

Attention, le voilà.

Je voudrais vous parler.

Approchez ! Je suis ici depuis longtemps.

Depuis un mois et demi environ.

Nous avons trouvé la bouteille que vous avez jetée à la mer. Nous sommes allés

vous chercher à l 'île Tabor.

Une bouteille ?

J 'ai jamais jeté de bouteille, moi.

Vous en êtes sûr ? Je sais pas. Je me souviens pas, moi.

Non, j 'ai jamais jeté de bouteille, moi.

J 'ai vécu comme une bête depuis des années.

Des années, des années.

Vous vouliez nous parler.

Nous parler ? Oui.

Je voudrais vous dire qui je suis.

Nous savons qui vous êtes.

Vous êtes le capitaine Grant.

Je ne suis pas le capitaine Grant.

Il y avait les fils du capitaine Grant. Ils cherchaient partout leur père.

Lord Glenarvan, il m 'a dit, « Ayrton, Ayrton, c 'est mon nom.

Tu connais l 'endroit du naufrage ? » Et moi, j 'ai répondu, « Oui.

» Et donc, ils m 'ont embarqué pour les guider.

Quand j 'ai voulu m 'emparer du Duncan, le bateau de Lord Glenarvan et des

enfants du capitaine Grant, Pour en faire un bateau pirate, ils m 'ont mis

fer.

Puis ils ont retrouvé le capitaine Grant sur l 'île Tabor.

Et ils m 'ont laissé sur l 'île à sa place.

Et Lord Glenarvan m 'a dit que je ne serais pas pendu malgré tout.

Il a ajouté... Ayrton, je voudrais vous donner une dernière

chance.

Vous étiez une bête sauvage au milieu des hommes.

Redevenez un homme, mais au milieu des bêtes sauvages.

Un jour, je reviendrai.

Et si vous en êtes digne, je vous ramènerai à la civilisation.

Voilà. Je crois que je suis redevenu un homme.

Le naufragé paraissait sincère.

Et pourtant, un doute subsistait. Des vivres et des armes avaient disparu dans

la grotte.

Nous devenions nerveux.

Hé, réveillez -vous !

Je suis en train de chaparder.

Voilà le voleur. Il ne ressemble pas précisément à ce poète.

Ça pourrait être lui, mais déguisé.

Tu n 'as pas honte.

Un chimpanzé, et si tu sais comment il est venu ? Sûrement pas à la nave.

Lui aussi, c 'est un naufragé. Après le repas, peut -être qu 'il va se mettre à

fumer la pipe comme Pencroff.

Espérons qu 'il a aimé mon tabac.

Regardez -toi, ils sont déjà devenus des amis.

Mais pourquoi ils sont en train de jouer ? Regardez -toi, il est jaloux.

Quel appétit ! Et maintenant, allons chercher Ayrton et lui présenter nos

excuses pour avoir douté de sa parole.

On baptisa notre nouvel ami Jupiter.

Le baptême, hélas, le fit s 'endrager, mais le cœur y était.

Et Pencroff et lui devinrent rapidement inséparables.

Vas -tu me donner cette pipe, toi, sale voyou ? Tu essaies de

voler ma pipe, coquin ? Pencroff ! Qu 'est -ce qui se passe ?

Tout de suite ! Écoute, au lieu de m 'imiter, moi, un pauvre marin, tu ferais

mieux de suivre l 'exemple de M. Smith, qui connaît à fond les mathématiques et

un tas d 'autres choses.

Il est en train de me rendre la vie impossible.

Qu 'est -ce que vous espériez ? Il a trouvé un dieu et il l 'adore.

Et qu 'est -ce qui vous prend, monsieur Finch ? Pourquoi ce raffut ? Il y a des

hommes blancs sur cette île, capitaine. Ils sont d 'armée.

Quoi ? Des blancs ? Combien y en a -t -il ? Cinq ou six.

Ah, des naufragés.

Ils sont plus de six, sûrement. S 'ils bâtissent un navire de ce tonnage.

Tomber sur une île inconnue, le parfait refuge contre les Anglais, et trouver

des hommes blancs dessus.

Comme munitions, qu 'est -ce qu 'il reste ? Ce qu 'il reste de la chasse,

grand -chose. Je vais partir chercher des cartouches à la grotte.

Lampette Croft, vous êtes fou ! Regardez ! Feu !

Je

vais régler leur sort tout de suite.

Pareil à un canot.

Mais capitaine, ils auront cent fois le temps de nous tirer dessus avant qu 'on

débarque et de nous massacrer.

Je ne vais pas les combattre, mais leur parler.

Ils ont mis un canot à la mer.

Dites, Ayrton, vous qui avez fréquenté ces gens -là, que pensez -vous qu 'ils

vont faire ? Vous massacrez tous.

Ils ne laissent jamais aucun témoin en vie.

Le canot est paré, capitaine, et voilà le drapeau blanc.

Bien.

Et je peux compter sur vous, monsieur Finch. Je ne tolérerai pas la moindre

erreur. Je vous jure, capitaine, que je ferai en sorte qu 'au canot réchappe.

Déborde !

On

dirait... Mais oui, un homme agite un drapeau blanc. On dirait qu 'il veut le

parlementer.

Je le reconnais.

C 'est Bob Harvey.

Vous ne savez pas qui il est, M. Smith. C 'est un ordre, Ayrton.

Comme vous voudrez, mais vous le regretterez.

Et nous le regretterons tous.

Nous sommes sans armes.

Nous venons parlementer.

Nous sommes sans armes. Nous venons parlementer.

Nous sommes sans armes. Nous venons pour parler.

Prévotette !

C 'est une munition.

Pas question de rester ici.

S 'ils arrivent à nous tourner, nous sommes morts. Partons.

Arbert, Knapp et Pencroff, gagnez l 'ancienne entrée de la grotte. Nous vous

couvrirons. Soyez prêts.

Allez, vite, embarquez.

Grouille.

Enfin retrouvé la douceur du foyer.

Ne nous retrancherions -nous pas ici.

C 'est une vraie forteresse.

Ça a même l 'air d 'une chaude trappe.

Avec un seul homme à chaque entrée, ils nous bloquent dedans.

Et ils n 'ont plus qu 'à attendre que nous crevions de faim.

Prenons les arcs avec nous également. Il faudra chasser en silence.

Et les inconnus, si on leur demandait de l 'aide, non?

M. Smith a bien failli se faire griller par un éclair la dernière fois qu 'il a

essayé de les atteindre.

Même avec son tourne -proche.

J 'ai bien peur qu 'ils nous fassent nous dévoyer sans compter sur eux.

Les pirates peuvent même être leurs amis.

Descendez ! Seul homme suffit pour garder cette entrée.

Sur le premier quart.

Très bien.

Prenez ça.

Je vous relèverai dans une heure.

Très bien, monsieur Finch. Quelle est la situation ? Ils se sont embusqués dans

ce trou.

Ne tirez pas, ne tirez pas.

Sortez de là, mes amis.

Personne ne va vous faire de mal.

Vous avez ma parole d 'honneur.

J 'ai apprécié ta parole à sa juste valeur pendant une bonne dizaine d

Bob Harvey.

Tiens, tiens.

Quelqu 'un qui m 'a connu pendant plus de dix ans.

Il me semblait bien reconnaître cette voix -là.

Est -ce que c 'est toi, Ben Joyce?

Il n 'y a plus de Ben Joyce.

C 'est Ayrton qui parle. Viens donc me chercher.

Il ne se passera pas bien longtemps avant que toi et tes amis sortiez de

trou et vous jetiez à mes pieds en me suppliant de vous donner à boire.

Tu me paieras ça, Ben.

Mes amis, je crois que nous ne devrions pas rester ici.

Ce n 'est pas tellement sain.

Écoutez, on dirait qu 'ils arrivent par le haut de la falaise.

et content de te voir.

Jupiter, Jupiter, tu sauras toujours nous arracher le sourire, même quand la

situation est désespérée, ou presque.

En effet, en cette nuit d 'angoisse, que pouvions -nous espérer ?

Qu 'est -ce qui se passe ?

Rien. Je viens juste de venir compagnie.

Et qu 'est -ce qu 'ils font ? Je n 'en sais rien.

Une ombre par -ci, par -là, au -dessus, c 'est tout ce que je vois.

Mais qu 'est -ce qui te prend ? Eh, reviens ici ! Je vais chercher du

Robert ! Reviens ! Robert !

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Albert a réussi à sortir.

Il est allé chercher du secours chez les inconnus.

Jupiter est touché. Couvrez -moi.

Ne fais pas l 'idiot, Top. Va, conduis -moi à ton ami. Avance.

Cherche. Vas -y, Top.

Je crois bien que ce pauvre Jupiter va mourir.

Qu 'est -ce que tu fais ici ?

Et

voilà.

Et Ravel ne saurait jamais que ce pauvre Jupiter est mort à cause de lui.

C 'est formidable.

L 'arbitre a réussi.

Ce n 'est pas un accident.

Non, regardez.

Bob Harvey est en train de filer.

Robert.

Imaginez qu 'il tombe sur Barbara Harvey. Je peux le retrouver.

C 'est une grotte volcanique dont le tremblement de terre a fait s 'effondrer

voûte. Regardez.

Elle continue jusque là -bas.

Et si c 'était le chemin qui conduit chez nos inconnus ? Il faut aller voir.

Écoutez. On dirait de la musique.

Avec des voix.

Il y a une lumière devant nous.

Voilà la cachette de nos inconnus.

Et la musique ?

Les voix, qu 'est -ce qu 'ils chantent ? C 'est de l 'italien. Ça vient de là

-bas.

Attends, laisse -moi écouter.

Comment êtes -vous arrivé ici ? Veuillez accepter nos excuses pour cette

intrusion. Où est Haber ? Top est ici et d 'habitude il s 'en... Haber n 'est

pas un sauf, mais je vous prie de répondre à ma question.

On est passé par une crevasse qui s 'est ouverte dans le plateau à la suite du

tremblement de terre.

Vous savez qu 'au moins un des pirates est encore en vie. Oui, Bob Harvey.

Vous êtes arrivé jusqu 'ici, pourquoi pas lui ? Je dois prendre des mesures

tarder. Ne bougez pas ou je tire ! Avez -vous perdu l 'esprit, Pencroft ? Bon,

une minute, rien qu 'une minute.

Voilà les fenêtres, sous la mer.

Et voici l 'orgue, tout comme dans la chanson.

On est sur le Nautilus et c 'est le capitaine Nemo.

C 'est tout à fait exact.

Et vous êtes un pirate, la chanson le dit.

Abaissez votre arme, Pencroff. J 'ai honte d 'avoir à vous rappeler que le

capitaine Nemo nous a sauvé la vie.

Mais pourtant, Claire, il vient juste appeler son équipage.

Mon équipage.

Où est Albert ? Venez avec moi.

Le capitaine Nemo n 'avait plus qu 'un seul homme.

Les autres avaient été décimés par une étrange maladie ou tués par les pirates.

Arbert ! Ne vous inquiétez pas.

Il ne fait que dormir.

Je lui fais boire la liqueur de l 'oubli hier soir.

Maintenant que vous êtes tous ici, je vais le réveiller.

Soulevez -le, Pencroff.

La liqueur de l 'oubli, hein ? Alors je comprends.

Mais je ne m 'explique pas... Vous aussi vous en avez bu, monsieur Smith, après

que nous vous ayons repêché.

Pardonnez -moi pour ce que j 'ai dit tout à l 'heure. C 'était à cause de

stupide chanson du Canadien.

N 'en parlons plus, Pencroff.

Ned Land était un bon gars, mais pas très malin. Dois -je comprendre,

Nemo, que l 'auteur de ce chef -d 'oeuvre a vraiment été à notre bord ?

J 'ai été très content d 'apprendre qu 'il avait survécu à sa folle évasion en

compagnie des deux Français, le professeur Aronax et son serviteur

m 'avez entendu chanter ? Bien souvent, Pencroff.

Recouchez -le maintenant.

Dans quelques minutes, il se réveillera comme si de rien n 'était.

Ça dépasse tout ce que j 'ai jamais vu. C 'est bien. Est -ce que ça marche ? Ma

vitesse de pointe en plongée est de 50.

C 'est inimaginable. Quel genre de machine utilisez -vous ? Et si vous nous

parliez des éclairs que vous lancez du haut des montagnes ? Autorisez -moi à

garder quelques -uns de mes secrets.

Vous voyez, Pencroff, le diable n 'a rien à voir là -dedans.

Moquez -vous de moi.

N 'empêche que le Nautilus existe vraiment.

Dites -moi.

Je suppose que l 'équipage d 'un bateau comme ça n 'a rien de commun avec les

marins de la marine traditionnelle.

J 'ai formé les officiers moi -même.

Ils m 'ont aidé à construire ce navire.

Le Nautilus.

Et à présent, je suis seul au monde à savoir le faire fonctionner.

Vous comprendrez aisément que je ne peux pas quitter ce bateau tant que nous

sommes menacés par l 'intrusion de Bob Harvey ou de l 'un de ses complices qui

pourraient avoir survécu.

C 'est pourquoi je souhaite vous charger d 'une mission.

Le premier tremblement de terre a ouvert une crevasse sous cette grotte, mais

heureusement nous avons pu la réparer.

Sinon, sachez -le, cette île aurait cessé d 'exister il y a longtemps.

Il est d 'une grande importance pour nous de savoir si des dégâts très

ont été provoqués par le tout dernier séisme.

Monsieur Smith et vous, Nab.

Voudriez -vous revêtir ces scaphandres ? C 'est une expérience très

intéressante. Voulez -vous m 'aider, Pencroff ?

Vous n 'allez pas nous faire descendre jusqu 'au fond de la mer.

Aucun danger, Nab. Vous ne descendrez pas très profondément.

Maintenant, refermez le sas.

Nos amis sont en route maintenant.

Ceci est une invention dont je me suis rendu propriétaire à Trieste auprès d

jeune savant nommé Orphanique.

J 'ai pu considérablement améliorer son système.

C 'est utile pour faire apparaître des fantômes.

Comme cette femme qui chantait lorsque nous sommes arrivés ? Oui.

Mais il y en a d 'autres.

Je les ai rassemblés un soir que j 'étais en proie à la nostalgie.

Peut -être écrirez -vous un jour l 'histoire de votre aventure.

Quand vous le ferez, j 'espère que vous tracerez de moi un portrait fidèle et

aussi ressemblant que possible.

C 'est ma profession.

Nemo n 'est pas mon vrai nom.

Je l 'ai adopté quand ce Français, son serviteur ainsi que le harponneur

canadien ont été jetés à mon bord.

Je suis le prince Dakar, un hindou.

Mon père était Maharaja du Bundelkund.

Il m 'envoya à l 'âge de 10 ans en Europe pour mon éducation.

Quand mon père mourut, je pris sa place sur le trône.

J 'avais conçu une très grande admiration pour votre civilisation, sans

autant me détourner de la mienne propre.

J 'avais rêvé d 'une harmonieuse fusion entre les deux cultures.

Mais il devint bientôt manifeste pour moi que nous n 'avions rien à espérer

envahisseurs.

Puis les sipailles poussaient à bout ce révoltaire.

Je me suis jeté dans la bataille.

Dans longtemps, mon seul souci fut la vengeance.

C 'est alors que, torturé en proie à mes doutes, je pris en dégoût toute l

'humanité.

Je me cachais en un lieu secret pour y construire le Nautilus.

J 'en avais depuis longtemps conçu les plans.

Il était prévu pour la science et pour la paix.

J 'en fus alors un engin de guerre.

Et sous la poussée de l 'éruption de cette nuit, les barres de fer qui

maintenaient la crevasse ont été arrachées.

Donc il n 'y a plus d 'espoir.

La crevasse s 'ouvrira davantage.

La mer se déversera dans le volcan et l 'île tout entière explosera comme une

chaudière surcompressée.

En faisant vite, vous avez une chance de vous en sortir vivant. Un radeau n 'est

pas très long à construire.

Mais capitaine, nous avons notre illustre. En moins d 'une semaine, nous

être à Tahiti, à Hawaï.

Capitaine, il me semble que vous n 'êtes pas d 'accord.

Le seul accès à la grotte a été bloqué par le tremblement de terre dont je vous

ai parlé tout à l 'heure.

Un énorme éboulement a écrasé plusieurs de mes hommes qui essayaient de le

dégager. Il ne faudra pas longtemps à M. Smith pour faire sauter ces rochers et

ouvrir un chemin.

Toute la poudre que M. Smith fabriquerait en dix ans ne suffirait

Je ne ferai pas de la poudre, mais de la nitroglycérine.

Vous avez tout l 'équipement nécessaire dans votre laboratoire et je saurai

trouver la matière première dans l 'île.

Tout ce qu 'il nous faut, deux semaines de paix de la part du volcan.

Nous ne serons pas accordés. On peut essayer. Deux d 'entre nous construiront

radeau et les autres aideront M. Smith.

Le Nautilus ne quittera jamais cette île.

Mais, Capitaine... Est -ce que vous ne voyez rien ? Est -ce que vous ne

comprenez rien ? C 'est une guerre qui vous a jeté sur cette île. Une guerre

atroce.

Que croyez -vous que feront vos compatriotes civilisés ? Que pensez

'ils feront du Nautilus et de ses lances foudres sur le plateau ? Croyez -vous

qu 'ils l 'utiliseront pour jeter quelques pierres à la figure des gens

indiscrets ? Voilà donc la raison pour laquelle vous étiez si déterminés à

rester cachés.

Je ne voulais pas vous laisser mourir.

Mais je ne voulais pas vous révéler mes secrets non plus.

Et ça n 'est pas tout.

Sur l 'île, dans le mur de la grotte, nous avons trouvé un étrange métal qui

émet une sorte de rayonnement.

Comme une lampe émet de la lumière.

Mais les rayons sont invisibles.

Je l 'ai découvert par accident ayant laissé un peu de ce métal près de

photographiques. Est -ce que le cube était fait de ce métal ? Oui.

Je n 'avais pas remarqué sa disparition.

Il sert en quelque sorte de clé.

L 'invisible rayon qui les met est reçu sur des plaques sensibles.

Ainsi, on peut contrôler même à distance l 'action des projecteurs de foudre et

l 'ouverture de portes secrètes.

C 'est encore un autre cadeau que je ne souhaite pas laisser à l 'humanité.

Pourquoi ? Parce que j 'ai découvert trop tard que c 'était ce métal qui

causé le décès de mes hommes.

Ne bougez pas de cette pièce.

Le Nautilus contient quantité de pièges qui ne pardonnent pas.

Oh, les mains ! Et va te mettre contre le mur.

Un mouvement et je te descends.

Tu as fait sauter mon bateau, n 'est -ce pas ? Mais le tien est cent fois mieux.

Donne l 'ordre d 'appareiller.

Je suis pressé.

Ce n 'est pas possible.

Je n 'ai rien à perdre.

Volonté.

C 'est ici.

La mer est fantastique, Harvard.

Un immense univers où l 'homme n 'est jamais seul.

Parce qu 'il peut sentir la vie palpiter autour de lui.

C 'est le seul milieu où l 'on puisse encore vivre une existence surnaturelle

extraordinaire.

L 'océan est mouvement et amour, car il est l 'infini

dans lui.

Chaque seconde augmente le danger.

Il n 'y a rien que vous puissiez pour moi.

Je crois que nous sommes sauvés.

Il nous a vus.

Il change de cas.

Il vient vers nous.

Mais c 'est le Duncan, regardez.

Eh bien, Généon, vous en faites une tête.

Oui, parce que l 'aventure est terminée et que nous allons retourner à la

civilisation.

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