All language subtitles for moloch.2025.s01e01.multi.1080p.web.x264-higgsboson

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Documents.

Compris. J'attends les ordres.

Vous transportez quoi ?

Rien.

Je peux voir ce "rien" ?

Non.

Pour la dernière fois :

vous transportez quoi ?

Oui.

A vos ordres.

C'est bon.

Laissez passer.

Quoi ?

Laissez passer, c'est un ordre !

- Tu m'entends ? - Je t'entends bien.

Bordel, c'était quoi ?

Putain, c'est la merde !

- ... se passe quoi? - Aucune idée.

Quelqu'un chez vous a merdé ?

Possible. Je sais pas.

Et les deux Russes qui voulaient acheter ?

Ils étaient ouzbeks, non ?

Le duel présidentiel qui a lieu aujourd'hui

capte fortement l'attention des médias et du public.

- Salut ! - Salut !

Monika est déjà là ?

Je l'ai vue dans la salle principale.

Merci.

... les deux candidats devraient arriver ici,

devant le bâtiment de la fac de droit,

aux alentours de 19h.

Des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place.

Pour entrer, il faut passer par des portiques

et la capacité de la salle

est strictement limitée au nombre de places assises.

Trojanova.

La plupart des commentateurs...

Rochlova.

... s'attendant à un débat tendu.

Cependant, tous s'accordent à dire

que la capacité des candidats

à rester maîtres de leurs émotions

peut avoir une influence sur les électeurs indécis.

Il s'agit là de ceux qui ignorent encore...

Svoboda.

... à qui ils donneront leur voix

et qui attendent la dernière minute pour se décider.

On s'en fout ! Ils étaient à l'intérieur ?

Oui, ils étaient avec moi.

Et ils sont restés avec toi ?

On est sûrs que c'est pas truqué ?

C'est authentique.

Est-ce que tu l'as fait vérifier par un expert ?

C'est pas une première.

Un nom ?

Pardon ?

Qui a analysé cet audio ?

Je vois. Personne d'autre ne l'a écouté.

Ce sont des infos sensibles.

Je ne peux pas passer en direct un enregistrement non vérifié.

Surtout pas aujourd'hui.

T'imagines le carnage ?

T'attends que la concurrence révèle l'affaire ?

C'est ce qui va se passer.

On s'attend pas à ce que les candidats

se fassent le moindre cadeau lors du débat d'aujourd'hui.

Le président actuel de la Tchéquie Viktor Toman,

qui tente ici de conserver son poste,

ainsi que son adversaire Adam Urban,

ne sont pas du genre à se laisser faire.

L'équipe d'Adam Urban a travaillé dur

pour dépeindre Viktor Toman comme un collaborateur russe,

quelqu'un qui courbe un peu trop l'échine.

Ainsi, elle remet en cause certaines de ses décisions politiques.

Serait-ce le point de bascule de cette élection ?

Ca pourrait se passer comme ça.

Pour nombre d'électeurs, le président Toman

est une figure controversée

précisément en raison

de ses relations plus qu'indulgentes avec la Russie,

ce qui par le passé a déchaîné les passions.

L'équipe de campagne d'Adam Urban s'en souvient très bien.

Si c'est pas la chaîne, alors qui a tranché ?

On leur avait dit qu'on voulait le côté droit de la scène.

Ils l'ont fait exprès ?

Ou tout le monde s'est mis à revendiquer ce côté ?

Oui. Très bien.

Merci.

Que se passe-t-il ?

On a un problème.

- J'ai parlé à... - Plus tard !

Je reviens.

C'est vrai ?

Ca dépend de quoi tu parles.

Joue pas à ça avec moi.

Vous voulez lâcher un audio compromettant.

On n'est pas prêts.

On ignore son contenu, on peut pas se défendre.

Tu peux pas faire ça.

Il y a des règles.

- Des règles ? - Oui.

On avait un accord : ce qui serait abordé,

nous l'aurions à l'avance.

Je pensais qu'on s'était compris.

On va s'entraver comme ça ?

J'ignore de quelles règles tu parles,

et si quelqu'un ici a rendu les choses difficiles,

c'est toi et ton service,

il me semble.

Tu sais comment il est.

Et ce qu'il pense de toi.

Le nom de ton père et leur passé commun n'aident pas.

Je sais que c'est compliqué avec ton père,

et je le comprends.

Alors mets-toi à ma place.

On vous a sollicité plusieurs fois.

Je sais bien.

Vous nous avez envoyé chier.

Tu penses que ça vient de moi ?

Je fais pas de liste noire.

- Peut-être qu'avec des efforts... - Des efforts ?

Vous avez passé son mandat à l'attaquer.

C'est notre boulot, figure-toi.

Et le mien, c'est d'être prête à faire face à toute éventualité,

pas de gérer à une heure du direct un mystérieux enregistrement !

Il a eu sa chance pendant 4 ans, tout comme toi.

On connaît la suite.

Urban, c'est le changement ?

Un type qui répète des âneries libérales,

avec le charisme d'une huître ?

T'as quoi, sur lui ?

Tana.

Je t'apprécie, tu le sais bien.

Mais je ne ménagerai pas ton patron pour autant,

et je sais quel salaud il est.

Martin !

On fait quoi ?

J'en ai aucune idée.

J'ignore ce que c'est !

On devrait lui dire.

Lui dire quoi ?

"Ils ont quelque chose.

On ignore quoi, mais bonne chance !"

Bordel de merde !

Je rappelle à nos spectateurs que cette élection

est très serrée.

Les électeurs indécis joueront sans doute un rôle très important.

C'est exactement comme tu le dis,

et les deux camps en sont pleinement conscients.

C'est la dernière ligne droite.

La moindre erreur peut leur coûter très cher.

Débat en direct et analyse, sur notre chaîne dès 20h.

Je pense que mes blagues sont un peu nulles.

Tu devrais avoir plus confiance en toi.

Hé, te moque pas de ma chambre d'ado !

Je suis chez ma mère.

Je sais que t'es pas trop fan des appels en visio.

L'anonymat, tout ça.

On est les pires enquêtrices du web.

C'est clair !

Dis-moi, j'ai un truc à t'envoyer. C'est OK ?

T'as deux minutes ?

Ca a un lien avec manif ?

Non. C'est un autre truc sur lequel je travaille en ce moment.

La plaque est ukrainienne.

Oui.

Ces photos ont été prises ici, en Ukraine.

La voiture vient d'une agence de location à Kiev.

Qui sont ces gens ?

C'est ce que je cherche à savoir.

La seule chose dont je suis certaine,

c'est qu'ils ne sont absolument pas ukrainiens.

Comment t'as eu ça ?

Dashcams sur YouTube,

réseaux sociaux, vidéosurveillance de l'espace public...

Classique, quoi.

J'ai même réussi à les tracer jusqu'à...

Iavoriv.

C'est un petit village à la frontière ukraino-polonaise.

Des Polonais ?

J'ai pas pu aller plus loin.

Alors,

qu'en penses-tu ?

Tu pourrais peut-être m'aider

à creuser et à récupérer des infos sur ces types ?

Tu m'aurais rien envoyé si tu m'en savais pas capable.

Tu me connais trop bien.

Mais je ne veux pas te faire bosser gratuitement.

Un café et du gâteau, ça te dirait ?

Je viens à Prague.

J'aurais voulu te prévenir plus tôt,

mais c'est un peu la course.

Je...

pars...

ce soir.

Allô ?

Pardon, je...

T'inquiète pas.

Ca a un rapport avec ce que tu m'as envoyé ?

Je vais voir quelqu'un à Prague qui m'a aidée là-dessus.

C'est lui qui m'a mis sur la piste des photos.

D'ailleurs,

je...

surveille quelques agents russes pour lui.

Donc...

ça pourrait être lié.

Ecoute...

le café,

c'était juste une idée.

C'est idiot.

Non ! C'est une super idée.

Je me disais que

tant qu'à venir,

ce serait cool de se voir en vrai,

pas juste derrière un écran.

Mais c'est...

C'est juste...

En fait, j'aimerais vraiment.

Mais cette semaine,

j'ai trop...

J'ai trop de trucs à faire.

Mon train ne part que ce soir,

et j'ai une correspondance à Ostrava.

J'arriverai à Prague dans le courant de l'après-midi.

Si tu veux bien qu'on se rencontre,

c'est super mais y a zéro pression, d'accord ?

Ca dit quoi ?

T'es pile à l'heure, le cirque vient d'arriver en ville.

OK.

Un double espresso et un verre d'eau.

Sincèrement, j'ai plutôt hâte

que ce week-end se termine,

quoi qu'il arrive.

Excusez-moi.

Tout va bien ?

Ca va bientôt commencer.

Vous êtes nerveuse.

Et moi, alors ?

Je vais voir si tout est prêt.

Merde, je suis désolée !

Ce n'est rien.

Le costume a survécu.

Je suis maladroite, pardon.

Non, ce n'est pas grave.

Mais qui êtes-vous ?

- T'as trouvé quelque chose ? - Pas encore.

Est-ce que tu peux m'en dire plus ?

Tu cherchais quoi avec le type que tu vas voir ?

Tu connais la chanson.

Je pourrais te le dire, mais ensuite...

je devrais te tuer !

Sérieusement,

c'est qui ?

Egon.

On verra bien.

Il doit être un peu chelou.

Ou elle.

Egon ?

Je serai prudente.

T'inquiète pas, maman.

Désolée.

Je suis vraiment, vraiment très prudente.

Qu'y a-t-il ?

Le rédac en chef m'a appelé.

Il paraît que tu veux diffuser un enregistrement aujourd'hui.

L'équipe de Toman s'est plainte

en disant que c'est un coup monté et que ça leur nuirait

si c'était un faux.

C'est pas un faux.

Je t'explique la situation :

on a interdiction de le diffuser.

Bingo !

Salut !

J'ai une piste,

mais ça n'a pas de sens.

Tu sais maintenir le suspense, toi.

J'ai retrouvé un des types.

En fait,

je les ai tous retrouvés.

Tous ?

Un soldat.

Et pas n'importe lequel, visiblement.

Il fait partie de l'unité spéciale 601.

Une unité d'élite de l'Armée tchèque.

T'es sûre de toi ?

Oui, certaine.

Ces mecs-là, c'est du lourd.

On les déploie pour les missions ardues.

Pourquoi la Tchéquie enverrait-elle les forces spéciales en Ukraine ?

M. le Président.

M. le Sénateur.

Bonsoir, M. le Président.

Mme la modératrice.

- Bonsoir, Mme Toman. - M. le directeur.

Vous, ça va ?

Je suis sur les nerfs.

Merci.

J'espère que t'es contente.

C'est bas de ta part.

Je saurai pour la prochaine fois.

C'était la bonne décision.

On risquait notre réputation.

La tienne ou celle de Toman ?

Allez, c'est parti.

5...

4...

3...

2...

On est en direct !

Bonsoir mesdames et messieurs, chers téléspectateurs.

Vous assistez à l'ultime duel de cette présidentielle.

Invités à la fac de droit, nos candidats ont répondu présents

suite à leur qualification au second tour de cette élection.

M. le Président, Viktor Toman.

Bonsoir.

Et l'ancien recteur de l'université Palacky,

aujourd'hui sénateur, monsieur Adam Urban.

Bonsoir à tous.

Je crois qu'un bon président ne doit pas craindre

d'assumer des mesures même impopulaires, s'il est convaincu

qu'elles seront bénéfiques pour le pays sur le long terme.

L'adoption de l'euro en fait-elle partie ?

Même si les sondages montrent que l'opinion publique

y est peu favorable, voire pas du tout ?

Oui. Je suis convaincu que ça aura,

sur le long terme, un impact positif.

Sur le long terme ?

Dans quoi, 200 ans ?

Laissons donc M. Urban terminer.

Votre tour viendra.

L'adoption de l'euro

est un sujet futile

avec lequel ce pays perd du temps

au lieu de se focaliser sur des choses plus importantes.

Futile ? Pour vous, peut-être.

A l'heure qu'il est, adopter l'euro serait une catastrophe pour ce pays.

M. le Président...

Personne n'en veut.

Personne,

à part peut-être

M. Urban,

que l'on sait soutenu par des gens

liés au milieu des affaires pro-européen.

- C'est la seule raison... - Foutaises.

Ca n'a jamais été prouvé.

C'est sa rengaine.

Ce ne sont que vos affirmations, M. le Président.

Vous le répétez sans cesse, mais aucune preuve

que M. Urban ait un réel intérêt politique

à accepter l'euro n'existe, à ma connaissance.

N'existe ?

Ou n'a été découverte ?

Il joue avec les mots.

Parle-lui de Sudek.

Il le mérite.

... que l'on utilise.

Cam 3, à vous !

Puisque vous évoquez ici

les liens problématiques, M. le Président,

il y a parmi vos conseillers quelqu'un qui possède des parts

d'une entreprise russe dans l'énergie.

Vous n'avez cessé de le défendre et de minimiser le problème.

Quand j'ai rencontré M. Sudek, vous appreniez tout juste

à lire et à écrire, madame.

C'est mon meilleur ami.

C'est un argument ?

Vous ne voyez pas de problème car vous êtes amis de longue date ?

Il a ma confiance.

Et j'ai l'intime conviction que son expertise

sur des sujets qu'il maîtrise

est bénéfique pour ce pays.

Une personne

aussi proche de vous et de votre cabinet

devrait-elle avoir un lien avec un état aussi problématique ?

Cam 2, tenez le cadre.

Excellent. Le lâche pas.

Par les temps qui courent ?

Ecoutez,

j'admets que j'aimerais bien, ne serait-ce qu'un seul instant,

vivre dans ce monde idéal

qui semble être le vôtre, madame.

Il te balade.

Nous vivons dans le même monde.

Non, vous vivez dans un monde

où tout n'est que noir ou blanc.

Donc la présence dans votre équipe de M. Sudek ne pose aucun problème ?

Est-il acceptable que dans votre équipe

à l'occasion de ce débat d'élection qui, je le rappelle,

est un débat important qui intéresse sans aucun doute nos concitoyens,

il y ait quelqu'un dont le père était impliqué

dans les grandes affaires de corruption

des années 1990 ?

Ce n'est pas le sujet de ce débat.

Pourquoi ?

Prévisible.

Parce que cela vous concerne directement ?

Non, car ça n'a rien à voir avec la candidature présidentielle

et ce débat, monsieur.

Tout est lié, Mme la modératrice,

et vous devriez le savoir.

Peut-être...

que vous devriez, vous et votre équipe,

être également exclus.

L'art de se renvoyer la balle.

Par précaution.

Tout comme vous

et M. Braun tentez de faire exclure M. Sudek.

T'en as envie, toi aussi.

On est prêts.

Avez-vous perdu votre langue, madame ?

J'aimerais que vous écoutiez quelque chose.

Je vous en prie.

Oui !

Pour rappel...

OK, on balance.

... à Vilimovice, des dépôts de munition ont explosé

faisant deux morts.

Les services de sécurité ont passé 6 ans à gérer les conséquences.

Jusqu'ici, on pensait à un accident ou de la négligence.

A l'époque, la BIS travaillait sur l'hypothèse

d'une attaque terroriste ciblée

ou d'une opération secrète russe.

Je t'adore.

OK.

3...

2... et on part en enfer.

- Tu m'entends ? - Je t'entends bien.

Bordel, c'était quoi ?

Putain, c'est la merde !

- Il se passe quoi ? - Aucune idée.

Quelqu'un chez vous a merdé ?

Possible. Je sais pas.

Et les deux Russes qui voulaient acheter ?

Ils étaient ouzbeks, non ?

On s'en fout !

Ils étaient à intérieur ?

Oui, ils étaient avec moi.

Et ils sont restés avec toi ?

- Pas tout le temps. - Bordel de merde.

- Tu crois... - Pas au téléphone.

- Faut se voir. Envoie tes dispos. - Bien sûr.

Oh putain !

Reconnaissez-vous ces voix ?

D'où tenez-vous cet enregistrement ?

La première est celle de M. Sudek, votre conseiller.

La seconde est celle de Filip Novotny,

directeur d'une société d'armement qui louait les dépôts de Vilimovice.

L'enregistrement indique qu'ils parlent de deux individus

qui devaient se rendre

aux dépôts avant que l'explosion n'ait lieu.

Il s'agirait de citoyens russes ou de membres des services secrets.

Il se sent mal ou quoi ?

Aviez-vous déjà entendu cet enregistrement ?

Bien sûr que non.

C'est vous qui avez toujours ignoré les alertes du BIS

sur une possible implication de la Russie.

Vous êtes allés jusqu'à attaquer son directeur, M. Lehovec.

Vous allez bien, monsieur ?

Je...

n'arrive plus...

à respirer.

Sécurité !

Un médecin !

Un infarctus ?

Viktor !

Putain de merde !

- Viktor ! - Docteur !

- Ca va aller ! - Coupez les caméras !

Ne filmez pas !

Tana !

Sécurité !

Tana, hé ! Tana !

Il se passe quoi, putain ?

Putain, Tana !

Excusez-nous pour ces problèmes techniques.

Nous sommes avec notre reporter.

Honza, que se passe-t-il ?

Nous pouvons seulement vous dire

que la transmission du débat présidentiel

a été interrompue suite à la chute du président Toman sur scène

en pleine intervention.

Tana ! Tana ! Tana !

Tana, tu m'entends ?

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Elle est où, l'ambulance ?

Hé, leurs symptômes sont identiques !

- Sans doute un empoisonnement. - OK.

OK, faites de la place !

Faites évacuer la salle !

A toutes les unités : sécurisez le périmètre et évacuez la salle.

Elle tremble, putain !

Ecartez-vous !

Attention aux marches !

Allez, allez !

Reculez, reculez !

Circulez !

A toutes les unités : bouclez le périmètre.

S'il vous plaît !

Vous m'entendez ?

S'il vous plaît !

Vous étiez au débat ?

Le président de la Tchéquie s'est effondré en plein débat...

Putain de merde, t'as vu ça ?

Oui, c'est partout !

Même les médias ukrainiens en parlent.

Tiens,

regarde ça.

Tous vos débats présidentiels se passent comme ça ?

Merde.

1,85 m

ou 1,90 m. J'en sais rien.

Mais un poil,

enfin, bien plus grand que moi.

Vous vous souvenez d'autre chose ?

Oui.

Il a jeté un sac dans une poubelle.

Dans laquelle ? Où ça ?

Au niveau de l'entrée principale.

Je vous laisse ma carte, si autre chose vous revient.

Ce type savait ce qu'il faisait.

Il a agi comme un pro.

Merci.

On y va.

D'où tenez-vous mon numéro ?

Et vous le mien ?

Vous savez qui je suis.

J'ai rien à vous dire.

J'appelle pour Tana.

Elle est où ?

Elle s'en sort ?

- En réa. - A l'hôpital militaire ?

Vous êtes avec elle ?

Je devrais pas vous parler.

Qu'ont dit les médecins ?

Un diagnostic ?

- Dites-moi. - Rien. Personne ne m'a parlé.

Faites-moi signe à son réveil,

s'il vous plaît.

Attends,

laisse filer.

Merci.

Le bâtiment est évacué mais vu sa taille,

il faudra 3 heures pour le sécuriser.

- Merci. Tenez-moi au courant. - Oui.

Mullerova.

Ca s'est pas passé sur scène.

Ils ont dû entrer en contact avec le poison ailleurs.

L'empoisonnement n'est pas encore confirmé.

Je ne soutire pas des infos, je veux aider.

Qu'est-ce qui vous dit que ça a eu lieu ailleurs ?

Urban et la modératrice vont bien.

J'ai visionné les images précédant le direct.

Une hôtesse leur a apporté des bouteilles d'eau sur scène.

Elles étaient encore emballées.

Je ne vois aucun...

moyen.

Vous savez que j'ai raison !

Tana Rufusova a eu les mêmes symptômes.

Elle n'était pas sur scène.

Montrez-moi

où était le Président avant le direct.

Appelez la scientifique pour empoisonnement.

Et dites aux techniciens qui ont sécurisé la poubelle

de ne rien toucher jusqu'à son arrivée.

- Vous êtes là-bas ? - Oui.

J'y suis.

Alors rentrez vous reposer.

Ca s'arrête là pour vous.

- Allô ? - On veut vous parler.

Comment elle va ?

Pas elle. Lui.

Dépêchez-vous.

D'accord.

Dr Svobodova, veuillez vous présenter aux urgences.

Dr Svobodova aux urgences, merci.

Tournez-vous.

Bonjour.

C'est bon.

Vous avez l'air déçu.

- Je pensais pas vous voir... - Vivant ?

Dans un tel état.

Que s'est-il passé ?

Les médecins m'ont dit...

que j'ai eu de la chance.

En effet.

J'ai vu dans quel état est votre responsable com.

Pourquoi suis-je ici ?

On ne s'aime pas trop, tous les deux.

Vous me méprisez, et je vous méprise.

On pourrait même dire...

que nous sommes ennemis.

Etes-vous d'accord avec cette description, M. Braun ?

- Je ne suis pas votre ennemi. - "Je fais juste mon boulot."

Epargnez-moi vos phrases toutes faites.

Parlez-moi honnêtement, et n'insultez pas mon intelligence.

Je suppose que...

vous ne me direz pas d'où sort cet enregistrement.

Je le ferai quand vous me direz ce que je veux entendre.

Ne cesserez-vous donc jamais vos petites fabulations ?

Où l'armée a-t-elle transféré, dans les années 1990,

les archives de la STB ?

En Pologne ?

En Russie ?

Où ça ?

Vous étiez Premier ministre,

vous le savez.

Je vous ai toujours pris pour un journaliste sérieux,

pas pour quelqu'un qui croit encore aux contes de fées.

C'est donc ça, votre Graal ?

Ce qui doit apporter les réponses à toutes vos questions ?

Nous savons tous les deux

qu'il n'y a qu'une seule question qui vous intéresse.

Nos parents,

on ne les choisit pas.

Il est sans doute plus facile

de passer sa vie à courir après une chimère que de demander

à son père pourquoi son dossier n'a jamais été retrouvé.

Si vous m'avez fait venir ici pour me soutirer mes sources,

c'est vous qui insultez mon intelligence.

Je ne vous sous-estime pas,

M. Braun.

Je ne l'ai jamais fait.

A vrai dire, j'estime mes ennemis

bien plus que mes amis.

Vos ennemis ne peuvent jamais vous trahir.

Ils sont lisibles

et compréhensibles.

Dans notre...

relation professionnelle, dirons-nous,

les choses sont simples et claires.

Je sais que vous ne me supportez pas.

Mais sachez que c'est incroyablement rassurant pour moi.

Vous, les journalistes,

vivez dans un monde simple,

un échiquier avec des pièces noires et des pièces blanches.

Un monde binaire

dans lequel n'existent que la vérité,

le mensonge,

des amis

ou des ennemis.

Aucune zone grise.

Seulement, votre zone grise

est l'endroit où ceux qui partagent votre vision du monde se réfugient

car ils savent

qu'on y ferme les yeux.

Pour le moment, nous nous considérons ennemis.

Mais je crois qu'un jour viendra

où nous devrons

nous aider mutuellement, vous et moi.

Une histoire peut être racontée

de mille et une façons selon le point de vue, M. Braun.

Chacune diffère un peu.

Je suis convaincu que viendra un temps

où il sera nécessaire de raconter cette histoire sous le bon angle

pour qu'elle ait un sens.

Et ce sera le vôtre,

j'imagine ?

Continuez ce que vous faites.

Vous finirez peut-être

par comprendre.

Au revoir.

Merde !

Annonce de retard :

le train EC 115 en provenance d'Ostrava,

arrivé en gare à 14h sur la voie principale,

verra son départ retardé suite à des problèmes techniques.

La durée estimée du retard est inconnue.

Le retard annoncé peut évoluer.

Nous invitons les voyageurs à consulter

les écrans d'information.

Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Mademoiselle, vous ne pouvez pas rester là.

Mademoiselle ?

Vous m'entendez ?

Je vu ai vue près du train.

Montez.

Acton Bell, vous connaissez ?

Egon ?

Attachez-vous.

Adaptation : Claire Marcel

Sous-titrage : IMAGINE

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.