Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Bonjour Michael, merci beaucoup.
Patron, patron, je vous préviens, c 'est pas beau à voir.
Ah bon ? C 'est beau.
Médicole également, c 'est beau.
Ah,
peut -être, oui.
Léa, Léa, venez me voir.
Qu 'est -ce qui se passe ? Alors, patron, on a un cycliste qui a percuté
engin forestier à toute vitesse.
Apparemment, c 'était pour éviter le camion de bois, là.
Bon, j 'imagine qu 'il est mort sur le coup.
On n 'a pas de papier, pas de téléphone. Pour le moment, il n 'y a pas moyen de
l 'identifier.
J 'ai parlé au chauffeur. Il dit qu 'il n 'a rien vu. Il est surtout très
choqué. OK.
Merci.
Ça va aller, patron ? Oui, ça va aller.
Élise, expliquez -moi.
Vous m 'oubliez pas le deuxième morceau, hein ? Oui. Les gens ne vont pas
rentrer toutes seules. Bien sûr.
Élise ! Venez, venez.
Qu 'est -ce que c 'est que cette histoire de deuxième morceau ? C 'est n
'importe quoi, là.
César, tout va bien. Non, tout va pas bien, non.
Moi, je vais venir pour un accident de la route pour quelqu 'un qui est coupé
deux, c 'est ça ? Oui.
C 'est quand même pas banal.
Ça mérite bien une petite objection médico -légale.
Et sans me prendre pour un idiot ? J 'ai besoin d 'une autopsie pour valider mes
points. Quels points ? Pour le congrès annuel des légistes.
Il y a un concours de mort bizarre et un corps coupé en deux, c 'est 2000 points
faciles. Là, Antoine, je peux vous dire qu 'il va moins la ramener. C 'est un
collègue de Paris extrêmement arrogant.
Cette année, je le plie.
Mais Elise, c 'est pas un jeu, c 'est un mort.
On déclenche pas une enquête judiciaire pour vos points, enfin.
Qu 'est -ce qu 'elle fait ?
Mais Sam, pourquoi tu prends toutes ces mesures -là ? Je ne comprends pas.
T 'inquiète, j 'ai tout ce que je fais.
Alors Samia, qu 'est -ce que ça donne ? J 'ai un nom.
Jean Vallière.
C 'est le nom du mort ? C 'est le propriétaire du vélo en tout cas.
Et comment t 'as fait ? J 'ai flashé le QR code sur le cadre et ça renvoie à une
appli qui sert à suivre les performances.
Ouais, ça fait du tracking.
Ouais, il déposait tous ses tracés dans l 'appli. Et d 'après son historique, le
parcours d 'aujourd 'hui, il le connaissait vraiment par cœur.
Bravo Samia.
Merci.
A plus tard.
Sam !
Je suis désolée, c 'est super ce que tu fais.
T 'inquiète.
Oula ! Ça va, patron ? Ça te dit pas, ce soir, c 'est un petit ciné, tu vois,
histoire de relâcher un peu la pression ? En fait, ce soir, je dois aller
chercher ma mère à la garde.
Mais une prochaine fois, une prochaine fois. C 'est bon ? Cool.
Patron, votre affluent.
C 'est pas bien, patron.
J 'ai des problèmes d 'oreilles internes.
Ça me donne des vertiges.
Au sujet de la victime... Je suis en train d 'expliquer mes soucis.
Vous connaissez bien, patron.
D 'accord, j 'ai compris. Je vous écoute.
Alors, la victime, c 'est bien Jean Vallière, 50 ans, médecin STAC depuis
ans. Au quoi ? STAC, Strasbourg Athletic Club, le grand club omnisport de
Strasbourg. Ouais, j 'ai fait de l 'athlète là -bas à l 'époque du lycée. C
là qu 'il y a cette incroyable piscine d 'hiver ? Exactement, c 'est là que j
'ai appris à nager. C 'est là que j 'ai fait mes premières otites.
Bon, est -ce qu 'on pourrait éclaircir un point ? Le docteur, il est mort dans
un accident de la route, non ? En quoi ça concerne la crime ? Alors, le docteur
Beaumont a évoqué une mort non naturelle.
Couper en deux, c 'est sûr que ce n 'est pas très naturel, mais de là à ouvrir
une enquête... Il y a quand même cette histoire d 'absence de portable qui est
bizarre. On ne peut rien dire.
Moi, quand je vais courir, je ne prends pas mon portable.
Oui, d 'ailleurs, c 'est très chiant. Oui, on verra avec l 'autopsie. Je ne
pas trop.
Merci. N 'oubliez pas votre infusion. Non, je ne suis pas bien.
Ça
va
? Oui, ça va.
Et ta mère, ça va ? Ouais, ouais, ouais, ça va.
Elle est là, là ? Ouais, pour la semaine, elle reste.
Toute la semaine ? Toute la semaine.
Pourquoi ? T 'es vraiment trop con, des fois.
J 'ai dit quoi ? J 'ai dit quoi ? Je vois pas qu 'elle veut rencontrer ta
Bah oui, t 'es con.
Fais gaffe, là.
Moi, quand j 'ai présenté mon mec à ma mère, un arrêt cardiaque.
Qui c 'est, ton mec ? Non, ma mère.
Oui, Greg, c 'est moi. Je viens de vous envoyer quelques photos.
Vous pouvez demander à l 'accidentologie d 'y jeter un oeil et de venir faire
quelques relevés sur place ? Vu la violence du choc, il devait arriver
Quand il a vu le camion, il aurait dû freiner. Là, il n 'y a aucune trace de
panache. Il n 'y a rien du tout. C 'est pas normal.
Vous pouvez demander aux fabricants aussi si c 'est possible que des freins
lâchent comme ça ? Merci, Greg. Merci.
Un petit sourire pour Antoine.
Il va être vert.
Je vais t 'interfiler devant un macchabée.
Il faut arrêter avec cette histoire de concours. Vraiment.
J 'arrêterai quand j 'aurai gagné. Je vais les pulvériser.
Merci César.
Bon, alors, allez -y, dites -moi.
Deux. Dites -moi pour l 'autopsie.
Ah ben rien.
Non, la cause de la mort est bien due à une séparation du corps en deux parties.
Mais vous avez dit que c 'était bizarre, que c 'était louche.
Comment on va justifier l 'ouverture de l 'enquête alors ? J 'ai dit que je n
'avais rien grâce à l 'autopsie.
Mais j 'ai pas dit que j 'avais rien.
Tout court.
Bon, Élie, arrêtez de jouer avec moi. Expliquez -moi, s 'il vous plaît.
Grâce à Benoît, on a découvert que même si la victime n 'avait pas été coupée en
deux, elle serait morte quand même.
Quel rapport avec Benoît ? Parce que Benoît a une petite soif, donc au lieu
jeter l 'intégrité de la gourde du cycliste dans l 'évier, il en a bu une
gorgée, comme ça, pour se désaltérer.
Benoît, il a bu ? Oui.
Vous avez bu, Benoît ? J 'avais soif.
Attends, excusez -moi, je comprends plus rien du tout, là.
Si le médecin était pas mort de son accident, il serait mort d 'avoir bu
cette gourde, c 'est ça ? Absolument, parce que dans cette gourde, il y avait
propranolol, un médicament de la famille des anti -arythmiques, un bêta
-bloquant qui ralentit les battements du cœur.
D 'accord, mais c 'est mortel, ça ? Ah bah, cette dose -là, oui.
Malaise, coma, mort.
Et vous êtes sûre qu 'il en a pas bu ? Non, non, les résultats sont négatifs,
en a pas bu. Il a pas eu le temps d 'en boire.
Et Benoît, ça va ? Vous allez bien, Benoît ? Oui.
Heureusement, elle n 'a bu qu 'une toute petite gorgée.
Son métabolisme est un petit peu ralenti, mais ça va.
Et alors, donc, Benoît, plus lent, c 'est possible ? Je ne pensais pas que ça
pouvait arriver.
Donc, si je comprends bien ce dossier, on a un assassin qui a mis ceinture et
bretelles pour être sûr de tuer. Oui, oui, oui, la police technique est
formelle. Les freins du vélo ont été trafiqués pour qu 'il lâche la première
grosse pression.
Et vous dites que sa gourde contenait de quoi tuer un cheval ? Un cheval, je ne
sais pas, mais un cycliste, oui.
Mais attention, la personne qui a trafiqué les freins n 'est peut -être
même que celle qui a mis le poison dans la gourde.
Vous êtes sérieux ? Deux tentatives de meurtre sur le même homme, le même jour
Il avait peut -être plusieurs ennemis, je ne sais pas.
Vous connaissez l 'adage, Wagner, il faut surveiller ses ennemis, mais avant
tout ses ennemis. Alors de ce côté -là, il était célibataire et toute sa famille
vit dans le Sud, donc il peut faire ce qu 'il veut. Du coup, j 'imagine que
allez enquêter au stack ? Oui, bien sûr.
Vous connaissez le poids de cette institution, ici ? Le nombre de
locales qu 'il fréquente.
Oui, bien sûr.
Je vous évite les mises en garde, mais... Allez -y avec des gants, compris
'en ai toujours sur moi.
Des gants pas remplis, excusez -moi.
Excusez -moi.
Oui, Léa ? Hein ? Non, attendez, il faut qu 'on aille à la piscine.
Non, non, prenez pas votre maillot.
Non, maintenant.
Vous y croyez, vous, que deux personnes aient pu vouloir tuer Valière le même
jour ? D 'après l 'application qui a enregistré ses performances, c 'était sa
première sortie à vélo après deux mois de convalescence.
Donc deux personnes différentes auraient très bien pu profiter de ce moment pour
l 'assassiner.
Oui, ça se tient.
Eh bien, ça a l 'air bon, ce club.
On est ici.
On va ici ? Je vous laisse faire parce que moi, avec mes problèmes d 'oreilles
internes, je n 'arrive pas à me diriger. Je vous emmène, patron. On y va.
Je prendrais bien ma carte du club, vous me parrainez ? Monsieur Friedman.
Captain Wagner.
Lieutenant Astérix.
Enchanté.
Amaury Friedman, directeur général du STAC.
Vous emmenez le centre médical ? Oui.
Allez, suivez -moi.
Et la mort de ce docteur Vallière, ça vous a fait quoi ? Je crois qu
'on a encore du mal à réaliser que je vous ai quitté.
Pourtant, on ne peut pas dire que le club est là en deuil.
C 'était quel genre d 'homme ? Un homme sans histoire, je dirais. Ça faisait
longtemps qu 'il était au club ? Ça faisait bientôt deux ans.
C 'était quelqu 'un de très investi dans son travail. Il était dévoyé proche des
jeunes du club.
C 'est ça d 'ailleurs qui nous a intéressés quand on a embauché cette
humaine, sportive.
Et il venait d 'où ? Je ne vais pas s 'en servir en tête, mais il avait
travaillé dans des structures de haut niveau avec des pros. Toutes ces
qui étaient innovantes.
Et vous étiez proche ?
Non. Non, pas vraiment, non. Vous voyez quelqu 'un qui aurait pu lui en vouloir
? Non.
Moi, j 'étais son employeur, je lui faisais confiance, mais je le
pas au quotidien. D 'ailleurs, lui, il tenait vraiment à avoir une liberté
absolue dans tous ses process de soins.
Et puis moi, je lui accordais.
C 'est par là.
Alors lui, c 'est Arnaud Valder, champion du monde junior.
Alors lui, son histoire, elle est pas banale, parce qu 'il a tout arrêté pour
devenir dentiste. Il est redevenu champion du monde 8 ans après. C 'est
incroyable. Ah oui, il fallait le faire, quand même.
Ça, c 'est Chopard.
Médaille de bronze au JO de Londres.
Et ça, c 'est votre papa.
Ouais. Ça, c 'est le grand Jeff.
4 médailles d 'or à Los Angeles.
Et vous aussi, vous faites de la natation ? Ouais, ouais, j 'ai fait pas
triathlons pendant un temps. Et puis, bon, après, voilà, j 'ai été happé par
grande famille du stack.
Ensuite, j 'ai...
J 'ai grappillé les échelons du club et puis j 'ai pris la direction quand mon
père m 'a laissé la place.
Pas trop difficile d 'être le fils d 'eux ? Vous devez savoir ce que c 'est,
vous, quand même.
C 'est pas faux, oui.
Après son cas de paix en 84, il a directement intégré le comité olympique
'est à ce moment -là qu 'il a commencé à suivre Nitu de la planète.
Et quand il est rentré, autant vous dire qu 'il était d 'une rigueur qui était
quand même assez extrême. Et là, ouais, là j 'en ai mangé du sport.
Et en grandissant, j 'ai compris qu 'on se mesurait pas une légende, quoi.
Vous n 'étiez pas censé la rencontrer, la légende, d 'ailleurs ? Ouais.
Ben là, il est au ponchoir.
Je vous conduis.
Non, mais je sais, il vaut mieux prévenir que guérir.
Reviens !
La légende te fait attendre un peu.
Bonjour.
Bonjour.
Café ?
Oui, avec plaisir.
Tu nous apportes trois cafés ? Oui, Jeff.
Bannière ? Un type détestable. Je n 'ai jamais pu l 'encadrer.
Je crois que c 'était réciproque.
Et d 'où vous venait cette hostilité ? En tant que médecin du club, il a pris
des décisions ces derniers mois qui ne me convenaient pas.
Vous pouvez nous en dire plus ? Des choix médicaux qui ont eu des effets
négatifs sur certains sportifs.
Décision d 'opérer après des blessures, par exemple, ou des reprises d
'entraînement trop précoces.
Comme beaucoup de médecins, ils se prenaient pour dieux. Et vous n 'êtes
intervenu ? Nos relations étaient réduites au strict minimum.
Mon fils faisait l 'interface.
Un peu plus, j 'espère.
Amaury est directeur général et responsable bio -niveau.
Oui, vous avez raison.
Et c 'était pas plus simple de se séparer de ce médecin ? Ah, je ne suis
que prise vers Donald à présent.
C 'est Amaury qui dirait ça.
Enfin, j 'ai cru comprendre qu 'il y avait des blocages contractuels et que c
'était en cours.
En tout cas, ce n 'était pas l 'amour fou entre le grand Jeff et le docteur
Vallière.
Enfin, les désaccords professionnels conduisent rarement à des meurtres.
Sinon, ce serait l 'hécatombe.
Je vais quand même vérifier l 'emploi du temps de la légende.
Bon, allons voir ce qu 'il y a à la vélo.
Et le fils son, on n 'en pense pas.
Je pense que ça ne doit pas être facile d 'être le fils du grand Jeff.
Par contre, il y a un truc un peu bizarre. Ils ne sont pas d 'accord
Vallière. Ah oui, à entendre l 'un.
Tout le monde le respectait et pour l 'autre, c 'était un sale type. Il va
falloir tirer ça au clair.
C 'est horrible ce bruit.
Par contre, vous avez vu, pour les filtrations, c 'est plus chimique, c
écologique maintenant.
Ah, c 'est bien.
C 'est bien, hein ? Je crois
que c 'est par là.
Ça peut être cette porte.
Le microbe.
Ah, on l 'a trouvé.
Ouais.
Si son vélo se trouvait là, il y a peu de chances que le coupable soit quelqu
'un d 'extérieur au club.
Ouais, mais le stade, c 'est 50 ferrailliers, des centaines de
fait beaucoup de monde.
Mais ceux qui peuvent aller et venir comme ils veulent au club, ils ne
pas être nombreux.
Vous pensez à Jean -François Friedman ? C 'est quelqu 'un d 'important, si on
lui tourne autour sans de bonnes raisons, ça va nous retomber dessus.
Ma mère va s 'en mêler.
Ah, madame la mère.
Je vais le faire partout.
Oh là là, ça tifle là.
Ça ne siffle pas encore depuis le... Non.
Bon, il n 'y a pas de caméra.
Et vu comme c 'est isolé du reste, c 'est facile de saboter un vélo sans être
vu. Oui, et puis le vélo de Valère ne devait pas être comme les autres, donc
facile à repérer.
Bon, on a fait le tour.
Ok.
Le local à vélo est facilement accessible depuis le vélodrome. Ouais.
Donc reste la gourde.
Alors quelqu 'un de l 'entretien a vu valir la remplir avec une boisson super
énergétique juste avant son départ.
D 'accord, donc le propanolone était déjà dans la gourde.
Il a peut -être été ajouté la nuit.
C 'est bon un porc fin d 'action, conhomme.
C 'est vrai.
Vous faites du sport un peu, patron ? Oui, oui, je fais du sport.
J 'ai déjà fait du vélo avec Arthur.
Une fois. Bonjour.
Bonjour.
Une fois, c 'est un bon début.
Je vais passer un coup de fil, je reviens.
Oui, Arthur, c 'est moi.
Excuse -moi, tu fais toujours partie du bureau de l 'Ordre des médecins ?
Ouais. Attends, excuse -moi parce que j 'ai un problème alors. Excuse -moi.
Dr Vallière, ça te dit quelque chose ? C 'était le médecin du sport au sac.
Oui, c 'était. Il a été assassiné.
Est -ce que tu peux regarder s 'il y a eu des plaintes déposées contre lui au
bureau ? Quelque chose qui pourrait ressembler à un mobile.
D 'accord. Merci Arthur.
Merci beaucoup.
Élise ? Ah, Élise, qu 'est -ce que vous vous faites là ? Oh ! César, Léa.
Bonjour. Vous fréquentez le stade aussi ? Oui, enfin, j 'y viens pour
essentiellement travailler mes muscles oculaires.
Je comprends pas.
D 'ailleurs, Léa, je ne sais pas si Greg est jaloux, j 'espère pas pour vous,
parce que là, vos yeux viennent littéralement de l 'échouer l 'épaule de
jeune homme.
Ah, d 'accord, ok. Je suis à bonne école avec vous, Élise.
Voilà, très bien.
Élise ! On va nous appeler, là ? Pas du tout, non.
Bah si. Non.
Bon, alors j 'ai vraiment des problèmes aux oreilles, parce que des fois j
'entends rien, et puis des fois j 'entends des voix, quoi.
Ah, maintenant que j 'y pense, on a retrouvé un ADN masculin sur le vélo. D
'après Greg, rien qui matche avec vos fichiers.
Bon, on pourrait faire des tests ADN directs ici ? On pourrait commencer par
'équipe de Réterpolon.
Voilà.
Élise ! Voilà ! Où tu étais ? Vous connaissez ? Pardon.
À plus tard.
D 'accord. Eh bien, César Stanislas.
Beaumont, mon père.
Ah, bonjour, monsieur.
Professeur Beaumont, proctologue.
Et vous êtes ? César Wagner, je suis capitaine de police.
D 'accord.
On avait rendez -vous. Attends, papa, deux secondes, d 'accord ? Tu bouges
Deux secondes.
Je reviens dans deux secondes.
Reste ici.
Qu 'est -ce qui se passe ? Mon père a la maladie d 'Alzheimer.
Je suis désolé.
Vous pouvez l 'être, surtout pour moi, parce que là, il vient de perdre son
à domicile.
Donc, il va s 'installer chez moi.
Je ne peux pas le mettre dans un Ehpad.
Guizhou. Oui, tiens. Vous croyez que je ne lis pas dans votre jeu, mon petit
François ? Guizhou.
Si vous voulez épouser ma fille, faites vos preuves, mon garçon.
Bien sûr, monsieur.
Alors, voilà un éclat de cohérence. Oui, tout à fait. Faites vos preuves, César,
une fois pour toutes.
D 'ailleurs, je pense que ça serait bien que vous fassiez votre demande ici.
au stac, parce que j 'ai l 'impression que c 'est l 'endroit où mon père a le
plus de lucidité.
C 'est un endroit qu 'il fréquente depuis 50 ans et il se sent bien.
Arrête de minauder avec des inconnus.
S 'il te plaît.
Conduis -moi au bassin.
Oui, on y va. Allez.
Bonne journée.
Tiens, papa.
Bon, je compte sur vous.
C 'est pas parce que Strasbourg est la première ville en termes de pistes
cyclables qu 'on doit arrêter de faire des efforts.
Voilà. À bientôt.
Bonjour.
C 'est Jean -François au téléphone.
Ah bon, déjà ? Tu sais qu 'il était à ta première communion ? J 'avais 8 ans,
donc je m 'en souviens pas.
Je crois même que Christian a eu un projet avec lui.
Justement, qu 'est -ce que tu pourrais me dire sur lui ? Pas de salle d
'histoire cachée sous le tapis pour protéger la légende ? Non.
Je crois qu 'il vaut mieux l 'avoir avec que contre soi.
Pourquoi ? Disons qu 'il a son franc -parler et il n 'aime pas trop qu 'on
conteste son autorité.
Comme beaucoup de grands champions.
À part ça, il a le cœur sur la main.
Regarde ses œuvres caritatives.
Puis moi, je trouve qu 'il a une vision tellement moderne sur le sport.
Regarde le stack. C 'est un modèle. En France, comme à l 'international.
Dans mon affaire, ce n 'est pas un modèle de coopération.
Bon, écoute, tu ne vas pas aller lui chercher des poux.
Imaginez, Jeff, tu es je sais pas qui.
C 'est absurde.
Mais tu es absurde.
Donc j 'écarte aucun suspect.
Je suis pas inspirée.
T 'en veux ? Non.
Attends, c 'est du tilleul bio de colmar. Super bon.
Attends, t 'es vraiment en train de me faire la gueule ? Je sais pas, je
devrais.
Quoi ? C 'est quoi ? C 'est par rapport à ma mère, c 'est ça ? Ah, je sais pas,
je la connais pas.
Attends, comment je peux deviner, moi ? Sérieux. Je sais pas, c 'est ta mère qui
m 'a demandé.
Non, ce n 'est pas à toi de demander.
Clément, tu mets un cookie ? Allez, un cookie, c 'est parti.
Bon, les amoureux, il y a le patron qui veut qu 'on aille poser des questions à
des petits barraques en type de bain. Ça intéresse quelqu 'un ? Moi, ça m
'intéresse. Allez, c 'est parti. Et voilà.
Clément ! Allô, ça va ? Pourquoi ? Non, je ne vous en dirai rien.
Quoi ? J 'ai mis un cookie de la ville ?
Je me souviens, c 'était en quoi ? C 'était en 2014.
En 2014, j 'avais des fortes tensions.
Tu te déranges ?
Non, c 'est Joubert qui me prend la tension.
J 'ai fait ça sur des calepins depuis 2011.
Je note tout.
Aujourd 'hui, ce matin, 8h12, j 'avais 12 ,7 par exemple. J 'ai fouillé le CV
Valière et c 'est pas clair.
C 'est pas normal.
C 'est ce que je dis.
Non, la tension.
14 ,8.
14 ,8 ? Oui.
Ah oui, c 'est pas normal, oui.
Oui, donc, Vallière, c 'est un mytho.
Il n 'a pas fait la moitié des choses qu 'il annonce sur son CV.
Il n 'a jamais bossé pour des équipes cyclistes pros.
Pareil, son histoire de médecin du sport à Milan, des bobards.
En gros, à part son diplôme de médecin, il n 'y a pas grand -chose qui est vrai.
D 'accord, il a menti sur son parcours.
C 'est bizarre que personne n 'ait vérifié ses références au club.
D 'ailleurs, à propos de son parcours, c 'est plutôt chaotique.
Quelques mois par -ci, quelques mois par -là.
On dirait quelqu 'un qui veut s 'enfuir avant d 'avoir des ennuis.
12 -7.
Ah, 12 -7. Voilà.
Merci, Joubert.
Alors, je note quoi ? On a parlé du
docteur avec une dizaine d 'autres parties.
Mais on n 'a pas trouvé l 'équipe de Waterpolo. Dommage. Ah, dommage, oui.
Merci. T 'as mis du sucre ? Ce qui est bizarre, c 'est qu 'on a vraiment l
'impression qu 'ils parlaient de deux personnes différentes.
Non mais si tu savais le nom de criminel double, mythomane, narcissique que j
'ai étudié pendant ma formation, mais ça fait froid dans le dos.
Faut vraiment que tu prêtes tes boucles. Ouais, et puis tu vas adorer, tu vas
voir. En tout cas, ce médecin n 'était pas indifférent. Il y a ceux qui le
détestent, il y a ceux qui sont fans.
Oui, mais il y a aussi ceux qui disent qu 'il leur a carrément sauvé la vie,
sans lui, ils étaient foutus. Oui, ils sont peu, il faut quand même le dire,
mais pour eux, ce mec est un génie. Oui, ils disent aussi que le génie exigeait
une obéissance totale. Sa méthode, c 'était vraiment l 'humiliation.
Il contrôlait les sportifs par la peur, la peur de rater une prochaine
compétition, de ne pas être qualifié, la peur de déplaire au médecin et qu 'il
ne s 'occupe plus d 'eux.
On ne dirait pas, mais c 'est des petites choses fragiles, les sportifs.
On va demander au Friedman. Apparemment, le père et le fils n 'étaient pas d
'accord. Et parmi les mécontents, personne n 'a protesté. Enfin, je veux
officiellement. Si, si.
Justement, j 'ai fouillé les fichiers.
Il y a une nageuse de haut niveau, Sarah Bettini, qui a déposé une plainte, mais
elle l 'a retirée.
Bon, il faut la trouver. On va lui parler.
OK. Merci.
Je me suis permis votre téléphone sonner. Je n 'entends pas avec mes
'ai des soucis. C 'est pas grave.
C 'est le nouveau médecin du STAC.
Pardon ? Pardon.
J 'ai touché. Oui, merci. C 'est gentil.
Oui ? Arthur ? Mais, comment ça ? Arthur Valls ? Oui.
Bah ouais, quand tu m 'as demandé de chercher des infos sur l 'ordre, je me
dit que le club allait avoir besoin d 'un médecin pour l 'intérim. Attention,
médecin du sport, ça s 'improvise pas.
Ah non, mais t 'inquiète. Quand j 'étais étudiant à la fac, j 'ai fait un an d
'Erasmus à Oxford.
Ah bon ? Ouais, j 'habitais le médecin de leur club d 'aviron.
Vous pourriez pas regarder vos problèmes de genoux internes ?
Ouais, alors si tu pouvais éviter de parler de genoux, j 'en ai soigné toute
matinée, j 'ai compris pourquoi j 'avais arrêté la médecine du sport. S 'il te
plaît, Arthur, écoute, j 'ai même plus d 'appétit tellement j 'ai mal.
Sois gentil parce que je vais remanger.
C 'est mal.
Ben, installe -toi. Ah, merci, c 'est gentil.
C 'est lequel ? Les deux, mais... Mais peut -être plus que celui -là. Allez.
Oh là ! Il n 'y a pas de choix, César. De quoi ? Il faut tout enlever.
Tout ? Tout.
Je me demandais si la mort de Valère n 'était pas liée à un de ses patients.
Qu 'est -ce que t 'en penses ? J 'en pense que tu veux que je vérifie.
Bah écoute, c 'est possible, oui.
Alors déjà, ça fait des centaines de cas à étudier. Et en plus, il y a un truc
qui s 'appelle le secret médical.
Oui, oui, le secret médical.
Non mais je vais demander au prof, mais c 'est tellement long.
C 'est très, très long.
Arrête de faire ce regard. Tu me permets que je ne peux pas résister. Arrête.
Je vais jeter un oeil. Ah, c 'est gentil.
Et mon genou, ça donne quoi ? Ah, ton genou, il faut ouvrir, par contre.
Ouvrir pour ? Pour confirmer mon diagnostic.
Et c 'est quoi le diagnostic ? C 'est qu 'il n 'y a rien, César.
Rien ? Rien du tout.
Mais regarde, regarde qui c 'est qui arrive.
Il est quand même pas mal, le patron.
Bon, c 'est libéré ou pas ? Je ne sais pas, je crois qu 'il est un peu asexué.
Dommage.
Merci. Patron, est -ce que vous pouvez expliquer à Joubert qu 'une plainte
retirée, ça veut forcément dire quelque chose ? Ça veut dire qu 'elle est
retirée. Ou qu 'on a poussé la personne à la retirer.
Voilà ! Merci, patron. Enfin bon, le stade, c 'est une grande famille. Et les
grandes familles aiment bien gérer leurs problèmes en interne.
Justement, Sarah Bettini, la fille qui a retiré sa plainte, elle a été embauchée
par le club juste après. Comme par hasard. Bon, il va falloir que j 'aille
voir. Léa ? Je peux te parler une seconde ?
T 'es libre ce soir ? Ouais.
Parce que j 'aurais bien aimé te présenter ma mère.
Ah.
Ok, ouais.
Si, si, c 'est ok pour moi. Non, non, avec plaisir, trop bien.
Mais bon, t 'aurais dit une virale, mais tout à l 'heure, c 'est pas comme ma
vie, moi.
Non, non, arrête, t 'es trop belle comme ça, t 'es parfaite.
Merci, merci.
Monsieur, même les parents doivent être emmaillés.
Anna, tu peux aller me chercher des bouées, s 'il te plaît ? Merci.
Non, c 'est parce que je... Je n 'ai pas dû.
Quand on a la tête hors de l 'eau, on inspire par la bouche.
Et quand on a la tête sous l 'eau, on expire par le nez.
Excusez -moi. Je suis désolé, je suis le capitaine César Wagner. Je viens de la
police de Strasbourg. J 'ai des questions à vous poser.
Pardon, j 'ai cru que vous étiez... Non, je ne suis pas du tout un papa.
Les enfants, le capitaine Wagner.
Bonjour, capitaine Wagner.
Bonjour, les enfants. Allez, allons !
Pardon, par contre, j 'ai des cours non -stop jusqu 'à ce
soir. Il va falloir me poser vos questions dans le... Non, dans le... J
prévu le... D 'accord.
Je peux vous prendre la ceinture ? Bien sûr.
Allez,
on se rapproche un petit peu.
On l 'a vu la semaine dernière.
Il faut mettre la tête sous l 'eau.
Et comment on met la tête sous l 'eau ? On inspire par la bouche.
C 'est obligé de mettre la tête sous l 'eau ? C 'est un cours d 'apnée.
T 'as jamais mis la tête sous l 'eau ? Si, j 'ai déjà mis la tête sous l 'eau.
On inspire par la bouche, on expire par le nez quand on a la tête sous l 'eau.
On essaye ? À 3, 1...
Deux. Trois.
Sarah, t 'en as fait une, ici ? Non, je... Non.
Non, non, je pique pas.
On y retourne ? J 'avais à peine 18 ans quand j 'ai été sélectionnée pour la
première fois pour les championnats du monde de natation.
Vous deviez te faire de vous.
Il y avait de quoi.
J 'avais remporté les minimas haut la main.
Mais à Maury, il me mettait grave la pression.
Je trouvais toujours à redire, pour lui, j 'étais pas prête.
C 'est là que vous vous êtes blessé ? Oui, j 'ai forcé en salle de muscu pour
développer mes dorsaux et ça n 'a pas tenu.
Des chirurgies musculaires.
Et c 'est à partir de ce moment -là que vous avez commencé à travailler avec le
docteur Vélien ? C 'est Amaury qui me l 'a présenté.
Moi, j 'avais entendu dire que le docteur était capable de faire des
Mais il n 'a pas fait de miracles.
Il m 'a demandé si j 'étais prête à tout pour remporter ce titre mondial.
Moi, je lui ai dit oui.
Après ça, il m 'a concocté un programme délirant.
Il était délirant et vous l 'avez quand même fait ?
J 'avais le club, mes parents, mes premiers sponsors.
Tout le monde était derrière moi.
Enfin, sur mon dos surtout.
Et vous êtes encore blessé ? Oui.
Après le dos, l 'épaule, puis les adducteurs.
Quand vous avez porté plainte contre le docteur Vallière, vous estimiez qu 'il
était responsable de votre abandon ? J 'en ai voulu à la terre entière.
Mais je sentais que lui, il avait eu ce qu 'il voulait.
Il avait vraiment cherché à me faire faire n 'importe quoi.
Et j 'étais devenu un jouet dans ses mains.
Pourquoi vous avertirez votre plainte ? Parce que j 'ai compris que je ne
tiendrais rien, que je n 'avais pas de preuves.
Et aussi parce qu 'on m 'a proposé ce job.
Ça me permet de vivre en attendant de reprendre des études.
Vous n 'avez pas l 'impression que quand on vous a proposé de travail,
C 'est pour acheter votre silence ? Je ne sais pas.
Je ne pense pas.
Jeff, il a vraiment essayé de régler la situation.
Il est même allé voir Valère pour lui interdire de m 'approcher.
Ils sont revenus aux mains.
Il a fallu qu 'Amoré les sépare.
Oui, je suis allé le menacer, ce con.
Je ne veux plus qu 'il ait le moindre contact avec Sarah.
Pourquoi ?
Il avait pris de pitoyables décisions concernant... La gamine était au bord de
la dépression.
C 'est pas plutôt qu 'à cause de ce médecin, elle avait porté plainte contre
votre club ? C 'est vous qui l 'avez convaincue de retirer sa plainte ? Pour
protéger, oui.
Elle a compris que ça remplacerait jamais les médailles qu 'elle n 'aura
Vous êtes le seul à avoir un pass permettant tous les accès, y compris le
à vélo.
Et alors la veille, d 'accord, vous étiez seul, mais le lendemain matin,
êtes arrivé à quelle heure au club ? Vous croyez que je me souviens de tout
emploi du temps ? Bon, vous auriez dû convoquer son assistante, plutôt. C 'est
elle qui gère l 'agenda de mon client. À quel jeu vous jouez, là ? On essaye de
clarifier les choses, M.
Fredmanon. Oui, je soupçonnais Valère de manipuler certains sportifs, de
préférence des jeunes femmes.
Oui, je voulais qu 'il parle, ça vous va, ça c 'est clair ? Bon, écoutez, vous
vous adressez à deux officiers de police, pas à vos jeunes sportifs.
Vous me soupçonnez d 'avoir tué Vallière par amour pour mon club.
Mais la mort de seconde médecin nous fout dans la merde.
Mais si vous soupçonniez Vallière d 'harcèlement, voire plus, si je
bien vos sous -entendus, pourquoi vous n 'êtes pas venu voir la police ? C 'est
à part qu 'on sert.
J 'ai demandé un rapport interne.
C 'est ce qu 'on fait avant d 'accuser les gens. On réunit les preuves.
Alors, ça donne quoi le fils Friedman ?
Alors, je viens de lui parler, il dit que son père a pas pu agresser Valière.
'est une grande gueule, qui peut crier fort, mais... Mais bon, il défend son
père. Et ça vous paraît pas normal qu 'il le soutienne ? Il le défend ou il
pour le protéger ? Bon, vérifiez s 'il a des compétences pour trafiquer le vélo
dernière génération de Valière.
On peut parler de quels freemans, là ? On parle des deux.
Ah, eh oui.
Merci.
Ok, j 'y vais.
Oui ? Quoi, Elie ?
J 'arrive tout de suite.
Très bien, très bien, deux secondes, deux secondes.
Elie, vous avez retrouvé votre père, non ? Je ne sais pas.
Bon, allez à la gare. Ah, d 'accord.
Et vous n 'hésitez pas à m 'appeler, il pourrait tout à fait venir chez vous, il
adore votre épicerie.
Merci beaucoup.
D 'accord.
Oui, merci beaucoup, oui.
Bon, je viens d 'avoir Samia, elle va à la gare et tous les équipages de police
de Strasbourg sont au courant. Merci.
Vous n 'avez pas une idée d 'un endroit où il aurait pu aller, je ne sais pas.
C 'est la première fois qu 'il fait ça, je suis allée faire mes courses et puis
quand je suis rentrée, la porte était grande ouverte, il était parti.
Et le stack ? Vous avez pensé au stack ? Non.
Vous savez que c 'est près de chez moi ? Oui, il dit qu 'il avait des souvenirs
là -bas. On peut aller voir ? Oui, bien sûr.
Papa.
Mon petit Patrick, mon petit Patrick.
Il faut la surveiller.
Sinon, elle va traîner avec n 'importe qui.
Je dis ça, je dis rien.
Bon, je vais... Tu vas où, là ? Tu vas voir l 'eau ? Oui, là, je vais aller
l 'eau, là.
Il vous a à la bonne, hein ? Ça vous va bien, Patrick ?
Son état de
dégrade, non ? C 'est un peu des montagnes russes.
Il y a des moments où il ne sait plus du tout qui je suis.
Et une minute après, il me décrit une petite robe à smock, que je portais
j 'étais en CM1.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous aider ? Déjà, vous faites beaucoup, là.
Patrick ! Patrick, en fait, quelle spécialité médicale exercez -vous ?
Quelle spécialité ? Un peu toutes, un peu toutes. Ah,
généraliste.
C 'est quand même mieux que mettre à du travail.
Évidemment.
C 'est Arthur qui serait content.
Bon, eh bien, on n 'est pas là pour bagnoder.
On va aller voir l 'eau un peu.
Allez, on y va.
Doucement, parce que ça, il est un petit peu périlleux, ce passage.
Tu ne veux pas regarder encore un peu l 'eau ? Ah oui, oui.
Attends, je vais te la montrer.
Vous pensiez à quoi en vous en prenant à notre plus grand champion du XXe siècle
? Vous vouliez votre nom dans la presse sportive ? Non, pas du tout, je poursuis
mon enquête. Sur la foi d 'une engueulade avec la victime ? Vous vous
tête. Vous avez plutôt mis un coup de pied dans la fourmilière pour le faire
réagir. Eh bien, il a réagi et le procureur m 'a fait l 'axon.
C 'est quoi la suite de ce plan foireux ? Je voulais faire un test ADN à
comparer avec celui trouvé sur le vélo.
Vous voulez qu 'il joue au tennis avec mon patron et tutoie quelques ministres
Excusez -moi, monsieur le substitut, je comprends bien. Vous voulez que j
'abandonne une piste, là ? Ne me faites pas dire ce que je n 'ai pas dit.
Je vous demande de ne pas négliger les autres pistes.
Qui a pu empoisonner la gourde, par exemple.
Savoir qu 'un entier arithmique peut tuer demande à minima quelques
connaissances.
Oui.
Je comprends, je comprends, bien sûr, mais on aurait vraiment besoin du
RH du docteur Valir, s 'il vous plaît.
Mais je ne l 'ai pas.
Il est au service juridique à la demande de M.
Friedman. J 'entends bien, j 'entends bien. Écoutez, vous allez nous apporter
dossier parce que sinon, on va revenir avec une commission regatoire, on va
fouiller et on va tout embarquer. Et après notre passage, je vous promets,
ne reconnaîtrez pas vos bureaux.
Bon, je vais voir ce que je peux faire. Oui, merci, oui.
Alors ? Moi, si on me propose des contrats
de travail comme ça, je pense que je fais n 'importe quel boulot.
Valère était vraiment bien payé, quasiment invirable.
D 'accord, donc le dispensier aurait coûté cher.
Oh, très très cher.
Et c 'est pas un mobile, ça ? Un mobile, mais pour qui ? Les contrats ont été
signés par le directeur général.
À Maury Friedman. D 'accord.
Bon, on va creuser sur les liens entre le directeur et son médecin.
Essayez de me trouver des informations sur Mélanie Massou. C 'est une jeune
sportive. Sa mère a demandé à me voir.
Pourquoi elle a eu des problèmes avec le médecin ? Elle s 'est suicidée.
Je vous écoute.
Mélanie faisait de la natation synchronisée en sport -études. Et puis,
signé avec le STAC.
C 'est le docteur Valère qui s 'occupait de son suivi médical, c 'est ça ? Oui.
Est -ce que vous pensez qu 'elle était sous son emprise ? Oui, clairement.
À cause de lui, elle s 'est mise à faire n 'importe quoi.
À malmener son corps.
Un jour, elle devait perdre du poids.
Le lendemain, à gagner de la masse musculaire.
Finit par se blesser, évidemment.
Excusez -moi de vous poser cette question, mais est -ce que vous pensez
a eu un peu plus entre deux ?
Il a couché avec la légende future.
Et c 'est à cause de lui qu 'elle s 'est suicidée.
Vous avez essayé d 'en parler au TAC ? Oui.
Plusieurs fois.
Il m 'a dit de s 'occuper personnellement du cavalier.
Il ? Qui ça, il ? Le directeur, Amaury Friedman.
Pour elle, Valière est responsable de la mort de sa fille.
Ah.
Est -ce qu 'elle a pu vouloir se venger ? Non, sinon elle ne serait pas venue le
voir.
C 'est Greg.
Qu 'a -t -il dit ? Il a vérifié, elle n 'était pas en Alsace à ce moment -là. Ça
règle la question.
En tout cas, la piste de la vengeance est la bonne.
Ça va être difficile d 'établir une liste de suspects. On n 'a aucun moyen
savoir à qui d 'autre il s 'en est pris.
En tout cas, il y en a une qui ne m 'a pas tout dit.
Excusez -moi encore, mais j 'ai encore quelques questions à vous poser.
D 'accord.
Ça vous dit de me suivre ? J 'ai quelque chose à vous montrer.
Oui, bien sûr.
Depuis que j 'ai arrêté la compétition, je viens ici presque tous les jours.
C 'est mon havre de paix.
C 'est l 'endroit où je me sens vraiment à ma place.
Quand plombe tout au fond, je me sens vivant.
Je comprends.
Sarah, vous ne m 'avez pas tout dit la dernière fois.
Qu 'est -ce qui s 'est passé avec Valia ?
Parfois, il m 'en sentait.
Et d 'autres fois, il ne m 'était plus bactère.
Je ne savais pas trop quoi penser.
Mais entre victimes, vous ne pouviez pas vous regrouper pour en parler ? Non.
Dans le haut niveau, nos faiblesses, on ne les montre pas.
Et vous, Sarah, qu 'est -ce qui s 'est passé avec Valéon ?
Il était partout dans ma vie.
Il m 'a... Il m 'a poussé à quitter mon copain.
À couper les ponts avec mes amis.
Le prétexte, c 'était... Ils sont un frein à ma carrière.
Moi, j 'ai obéi.
Et maintenant, j 'ai tout perdu.
Tout ce que j 'aimais.
Tout ce qui était important pour moi.
Coucou, toi.
Je te caresse pas, tu dois avoir des puces.
Élise ? Pardon.
C 'est votre père qui a fait tout ça ? Il y a une grosse crise, mais là, c 'est
en train de passer un petit peu.
Quand je pense qu 'il m 'a tanné toute mon adolescence parce que ma chambre
était brouillon.
Papa, pose ça, s 'il te plaît, pose ça.
Ah, mon petit François ! Attends -moi, je vais chercher mon matériel de golf.
Tu m 'attends ? Oui.
Ça va ? Ah, César, j 'étais au stack.
J 'ai un truc pour toi.
Qu 'est -ce que c 'est ? Ça, c 'est les carnets du bourreau.
Du bourreau ? Quel bourreau ? Vallière, le bourreau, Vallière.
T 'as trouvé ça où ? J 'ai cherché.
Nous aussi, on a fouillé partout. Chez lui, dans son cabinet médical, on n 'a
rien trouvé.
Il avait une autre salle d 'examen dans le locaux de la piscine.
Il a tout noté. Ça fait froid dans le dos.
J 'en côtoie des athlètes de haut niveau tous les jours.
C 'est des machines complexes, fragiles. Là, il est poussé jusqu 'à la blessure.
Pourquoi il t 'a fait ça ? Médicalement, aucune raison.
Je ne vois que le sadisme.
Notez chaque étape de leur destruction.
Il y en a beaucoup trop là.
J 'appelle Samia, on va avoir besoin d 'un coup de main.
Vous faites de jolis rêves, vous ? Non, pas du tout.
J 'étais un cobaye d 'un médecin complètement fou.
Je me suis endormi.
Moi, c 'est pareil, mais sans dormir. Quel enfer, ces carnets.
Bon, allez, café.
Une verveine pour moi.
Je suis désolé, j 'ai commencé à lire un carnet. Je me suis senti mal, ça m 'a
fatigué, je me suis endormi.
Vous avez du nouveau, non ? Là, on a une bonne petite lift.
Ce qu 'on préfère à cause de lui, ce qu 'on perd de confiance, carrière, voire
santé. Voire vie.
Merci.
Bon, il y en a plein.
Et là, j 'ai un joli cas.
Anthony Leprince, 20 ans.
Nageur promis un bel avenir.
Carrière spectaculaire, jusqu 'à une sale blessure.
Il a enchaîné les rééducations, les opérations sur les conseils de Vallière.
Et dans ses carnets, ce taré en parle comme d 'une dissection de grenouille de
laboratoire.
Il a abandonné sa carrière ? Disons qu 'avec un genou en plastique, c 'est plus
le même type de compétition.
Samia, vous avez quelque chose, vous ? Ah bah oui.
Goran Brezevic, 23 ans, triathlète bosniaque, a priori niveau mondial.
Dans le carnet, Vanier se vante pendant des pages et des pages de l 'avoir
poussé à bout au point de lui provoquer un arrachement total des ligaments.
Oh, c 'est horrible.
Le témoignage de Sarah, de la mère de Mélanie, montre la même chose.
Valérie a réalisé de son emploi sur un certain type d 'athlètes.
Ceux qui avaient une échéance sportive importante.
Oui, enfin les timides surtout.
Les influençables, ceux qui comptaient sur le sport pour s 'élever socialement.
La classe.
Moi, ce que je ne comprends pas, c 'est que le suicide de la jeune fille, la
Mélanie, ça aurait dû alerter tout le monde, les autorités autour du médecin.
là, personne n 'a réagi. Bon, mais il faut savoir si Amaury Friedman était au
courant et s 'il a laissé faire.
Merci, merci beaucoup.
Oh là, pardon.
Pardon. Excusez -moi, monsieur le substitut, je ne vous avais pas vu,
prendre l 'arène des pré -bios tous les matins, ça m 'aide à récupérer. J 'ai
passé une nuit à citer... J 'imagine que vous ne m 'avez pas fait venir pour
parler herboristerie. Non, bien sûr.
Qu 'est -ce que je peux vous dire ? On est maintenant sûrs que le club a
les agissements du docteur Vallière.
Vous n 'allez quand même pas à nouveau interroger Friedman ? Le fils.
Le fils Friedman.
Il a forcément constaté des abandons de plusieurs athlètes qui étaient suivis
par le docteur Vallière.
Et pourtant, il disait que c 'était un type normal.
Son père a dit qu 'Amori devait lui rendre un audit interne, non ? Oui, on
'étudier, on va s 'empresser de l 'étudier.
Bonjour. J 'ai examiné les carnets, il n 'y a aucune trace de Mélanie. Oui, dans
les carnets qu 'on a, oui.
Pour moi, c 'est clair qu 'il en manquait, le plus récent.
Peut -être qu 'il parlait du cas de son assassin ? Dis -donc, je comprends mieux
pourquoi il n 'y a personne au bureau.
Bonjour, monsieur le substitut. Bonjour.
En fait, j 'ai poussé un peu sur ce Goran Brezevic, le triathlète bosniaque,
j 'ai découvert qu 'il avait été viré d 'une compète pour avoir essayé de
trafiquer le vélo d 'un de ses concurrents.
Eh bien, maintenant, vous savez ce qu 'il vous reste à faire.
Oui. Je remonte tout de suite.
Bravo. Excusez -moi, monsieur le professeur.
Excusez -moi.
Bonjour.
Je cherche Goran Brezevic.
C 'est lui là -bas.
Oui.
Merci. Oui.
S 'il vous plaît !
Police,
j 'ai quelques questions à vous poser.
Avec plaisir.
Le docteur Vallière, ça vous dit quelque chose, j 'imagine ? Je sais qu 'il est
mort.
J 'aurais aimé être celui qui a réglé son compte à cette merde, mais bon...
Quelqu 'un l 'a fait avant moi. Ah.
C 'est un peu facile comme défense.
Bon, c 'est bon, je peux y aller parce que j 'ai encore des tours à faire. Ah
non, non, pas du tout. Vous voulez qu 'on finisse cette conversation au
commissariat ? Qu 'est -ce que vous faisiez le 8 ? Le 8 ? Le 8, c 'était un
-end.
C 'était un week -end avec une femme.
Vous pouvez vérifier, hein.
En toute discrétion parce que, entre nous, c 'était pas ma copine, c 'était
mère.
Ouais, on va vérifier, ouais.
Bon, vous tenez à la disposition de la police, ok ? Ouais.
Au revoir. Au revoir.
C 'est quoi le problème des mecs avec les mères ? Évidemment que j 'allais
signaler son comportement, mais... Mais bon, on a tous été pris de court face à
mort, quand même.
Je pensais que c 'était un homme sans histoire.
Oui, oui, c 'est ce que j 'ai dit.
D 'abord parce que je suis pas du genre à se lire la mémoire des morts.
Et je n 'accuse pas les gens sans preuve.
Vous saviez qu 'ils notaient tout sur des carnets ? Non, non, j 'ignorais.
Mais... Mais tout, ça veut dire quoi, ça, tout ? Toutes ces méthodes sur les
athlètes, ces manipulations psychologiques et médicales.
En tout cas, moi, tous les sportifs que j 'ai interrogés n 'ont jamais évoqué de
manipulation.
Personne ne fait plainte du docteur.
Ah non, mais oui, il y a eu des témoignages, mais... Attendez, vous
comment sont les jeunes, c 'est toujours des récits qui sont vagues et qui sont
non circonstanciés.
Et non, on ne les distancie pas pour faute sur des suppositions, non.
Avec son contrat en danse, à vous de leur écouter cher en licenciement.
En tant qu 'employeur, je privilégie la transaction au meurtre.
J 'aimerais lire le rapport sur Vallière que vous deviez donner à votre père.
Alors, oui, j 'ai travaillé, mais c 'est pas vraiment un rapport. C 'était plus
des notes partellaires, comme ça. Ça me fait clair.
Oui, mais je m 'en suis débarrassé, voilà.
Vraiment, je pensais que ça n 'avait plus d 'intérêt.
Dommage.
Bon, absolument que je trouve un question hyper barre.
C 'est quoi ? C 'est parce que c 'est ? Ah bah non.
Ah bah ça aide à cicatriser, c 'est très très très bien. Moi je suis en train de
devenir complètement sourd là, vous le savez ? Bon alors moi je voulais vous
parler de Goran. Son alibi est bon, il était bien avec la mère de sa copine ce
week -end là.
Bon par contre j 'ai pas été très discrète avec la copine. Oui je sais, je
au courant. La pauvre.
Ok bon en tout cas tout ça nous ramène à Amore Friedman.
On est d 'accord qu 'il s 'est foutu de vous.
Je comprends pas pourquoi il continue à le défendre comme ça.
Il pourrait s 'en désolidariser, mais non, il continue à le décrire comme un
médecin ordinaire.
Il l 'a couvert, donc je pense qu 'il flippe que ça lui retombe dessus.
S 'il l 'enfonce trop, ça se verrait. C 'est un peu plus que ça. Quand je lui ai
parlé des carnets, il était bizarre.
Je pense que d 'une manière ou d 'une autre, il était complice.
Et ça, ça peut expliquer que le suicide de Mélanie soit passé en douce au stack.
Oui, et puis que tous ceux qu 'on osait parler n 'ont pas été écoutés et ont
fini par balancer leur carrière.
C 'est le docteur Vallière qui jouit de son pouvoir sur les sportifs. D 'accord,
mais à Maury, quel était son intérêt là -dedans ? C 'est le syndrome de deep, je
pense. Bah, vite.
Il aurait fait ça contre son père ? C 'est la meilleure fois qu 'on aille au
tribunal. Vous m 'expliquez en route ? Je vais vous laisser sur les vidéos.
Bonjour. Bonjour, madame, monsieur.
Eh bien, c 'est très fréquenté chez vous.
Vous n 'allez pas au sarcasme, Captain Wagner.
Monsieur Friedman a alerté monsieur le procureur sur vos méthodes.
Les méthodes pour...
résoudre un crime perpétré au sein du stack ? Wagner, s 'il vous plaît.
Nous cherchons ensemble une solution pour que les prérogatives de chacun
respectées. On cherche surtout à ce qu 'ils me foutent la paix, oui.
Pour être honnête, monsieur Wagner, nous étudions un dépôt de plainte pour
harcèlement. Non, mais c 'est pas possible.
Eh bien, je vais me permettre d 'être honnête aussi en résumant à votre client
'avancée de l 'enquête.
On a établi que le docteur Vallière avait commis des actes de harcèlement
certains jeunes sportifs et sportives.
Et voire même beaucoup plus.
Pourquoi vous croyez que je vous ai foutu la porte ? Le problème, c 'est que
docteur Vallière n 'a pas pu agir aussi longtemps sans une certaine
complaisance, voire même une complicité au sein du stack.
Vous m 'accusez de quoi, là ? Pas vous, monsieur. Je ne vous accuse de rien du
tout. Je pense plutôt à un jeune homme.
Fils d 'un grand sportif des années 80.
Appelons -le Amaury, par exemple.
Alors, Amaury se dirige forcément vers la natation.
Mais il ne peut égaler la légende olympique paternelle.
Il s 'essaye à d 'autres sports.
mais n 'est jamais assez bon aux yeux de son père, alors il se morfond.
En psychanalyse, on appelle ça tuer le père.
Amaury a cherché à vous plaire pendant des années. Un jour, il a réalisé qu 'il
n 'y arriverait pas.
Alors, pour s 'émanciper, il s 'est attaqué à ce que vous avez de plus cher,
stack. Elle délire, là ! Vous allez essayer de dire que c 'est fadaise ? Mon
fils dirige le club que j 'ai créé.
C 'est pourtant ce qui explique le mieux le recrutement de ce médecin.
Le docteur Vallière est un pervers narcissique qui prend du plaisir à
athlètes. Il a commencé dès son arrivée au club.
Ça n 'a pas pu échapper à votre fils. Et pourtant, après six mois de CDD, Amaury
l 'a confirmé à son poste. Votre fils, il trouve son compte.
En affaiblissant le club, c 'est vous qui le visez.
Bon, j 'ai assez entendu de conneries.
J 'ai pas de problème pour admettre que parfois Amaury m 'a déçu.
Il a jamais eu l 'étoffe d 'un grand, c 'est tout.
Votre petit calice de comptoir est pathétique. J 'ai aucun problème avec
fils.
Monsieur Friedman ? Monsieur ? Monsieur Friedman ? Léa, Léa ? Vous n 'avez pas
de problème avec votre fils ?
Mais votre fils est avec vous.
Vous lui avez demandé ? Écoutez, mademoiselle, je ne sais pas où vous
jeter ça. Lieutenant, s 'il vous plaît, lieutenant.
Et le suicide de Mélanie Matos, qu 'est -ce que vous en pensez ? Jeune fille
très prometteuse.
Et quel malheur de tomber sous la coupe du docteur Vallière, dans votre fleuve.
Ça n 'aurait pas été possible sans qu 'un responsable du stade le fasse.
Et ce responsable, ce n 'est pas vous, monsieur Friedman, n 'est -ce pas ? Jean
-François, venez.
Au sujet de l 'accrochage entre Jean -François Friedman et Vallière, on a
des images qui confirment qu 'ils en sont bienvenus aux mains.
Oui, c 'est ce que Sarah Bettini nous a dit et Friedman n 'a jamais démonté. Il
y a autre chose ? Oui, il y a aussi une autre vidéo dans un couleur plus
discret. Joubert, s 'il vous plaît.
Là, c 'est le fils Friedman qui se bat avec Vallière. D 'accord.
Et ça se tape pour de vrai.
Ça confirme ce qu 'on pensait sur lui.
Vous me le convoquiez demain à la première.
Ok. Bravo, messieurs. Merci.
J 'étais d 'équipe du matin et je suis venu nettoyer comme d 'hab. Bonjour.
Bonjour. As -tu le lieutenant Saskiewicz ? Alors, c 'était bloqué de l
'extérieur, c 'est ça ? Ouais, c 'est ça, avec ça.
J 'ai juste enlevé le balai et quand j 'ai découvert Amour et le directeur, j
'ai pu la toucher après.
Vous avez bien fait.
Ça va aller ? Ça va, merci.
Oh, il fait 150 degrés là -dedans.
96 d 'après le thermostat.
Il est mort.
J 'appelle le patron.
Ok, donc c 'est un sauna.
Les victimes ressemblent à un sac à main en croco.
De quoi ? C 'est atroce ce que vous dites.
Ça aurait été pire avec un hammam.
Quoi ? Du riz au lait, littéralement, avec des petits bouts de framboise.
Chef, il n 'y a pas de commande à l 'intérieur.
La porte était bloquée depuis l 'extérieur et la température est montée
moins 100 degrés.
Bon, il n 'y a pas besoin d 'être Sherlock Holmes pour comprendre que c
meurtre. Excusez -moi, comment on meurt là -dedans ? En général, une crise
cardiaque, à moins que le cerveau n 'ait bouilli avant.
C 'est bien mon réfrigérateur.
Il a les doigts en sang. Il s 'est arraché les ongles pour essayer de
D 'ailleurs, vous pouvez le sortir.
400 points de plus avec cette affaire -là.
Arrêtez avec vos points dans une pipe en bois.
Complètement folle. Chef, c 'est son téléphone.
Il est verrouillé, mais je vais essayer de l 'ouvrir.
Ok, merci.
Patron ? Quoi ? Il y a une inscription ici, elle était cassée par le corps.
Je suis obligé de venir ? Oui, mais c 'est pas trop gore, c 'est une
avec le sang.
Non, j 'arrive.
Ça va quelqu 'un pour prendre des photos, s 'il vous plaît ? Oui, tout de
S -A -R -A.
Sarah.
Relation, on lève les bras vers le ciel, on inspire.
Et tout doucement, on relâche vers l 'avant. Bonjour, police ! Sarah Bettini,
veuillez nous suivre, s 'il vous plaît. Vous êtes en état d 'arrestation à
partir de maintenant.
Allez, dans le calme, tout va bien.
Coral, mêlez -vous de vos affaires. Laissez la police faire son travail.
Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? L 'enfermer dans un sauna ?
Il est mort de déshydratation complète. Il a souffert pendant des heures. On l
'a retrouvé, c 'était un raisin sec, le truc. Il a essayé de sortir, il s 'est
arraché les ongles. Je n 'ai rien fait.
Vous voulez dire comment ? Amoury Friedman a écrit votre nom avec son
sang sur le sol avant de mourir. Mais c 'est pas moi ! Hier soir, j 'étais pour
l 'instant que j 'étais au cinéma.
Vérifiez, vous verrez.
Et si Sarah, c 'était pas la seule piste ? Tu penses à quoi ? Je pense qu 'un
médecin, ça utilise des médicaments.
Il y a beaucoup de gens qui font du business avec ça.
Donc tu penses qu 'il aurait monté un trafic de médocs avec Amoury ? Ce ne
seraient pas les premiers dans le milieu.
Le dopage, c 'est rentable.
Je sais pas, ils montent un business avec des dealers, ça se passe mal,
Ça colle pas avec le mode opératoire des meurtres, on est sur autre chose, non ?
Ça vaut quand même le coup de poser la question au sucre, non ? À mettre des
cimettes, ils ont toujours une affaire plus importante en cours.
Non, j 'ai une meilleure idée.
Mozart.
Et bah, adoré.
Ah, mais je suis déjà venue ici, moi. Ah bon ? Ok, tu connais.
Bon, ben, il est où, ton Mozart ? Ma Mozart ? Elle est là -bas, regarde,
derrière le bar.
Ah.
Et pourquoi Mozart ? Parce qu 'elle connaît la musique.
Elle connaît tout Strasbourg. En fait, elle a eu des gros soucis il y a deux
ans, et avec Wagner, on l 'a aidé.
Et depuis, elle ne nous rendait plus service, quoi.
Salut, les merveilles. Hello, Mozart.
Quoi ? Nouveau cocktail.
Autre habit.
Oh, tu m 'as dit ! Bon, je peux essayer de me rencarder, mais d 'après ce que je
sais, il n 'y a pas de trafic obstacle.
Ah bon ? C 'est tout ? On n 'amérite pas sa réputation ? Pardon ?
Non, je suis désolée, mais au bureau, vous êtes une légende, et là, je suis un
peu déçue, quoi. Ben, attends un peu qu 'elle enquête.
Ça vient de démarrer, là.
D 'accord.
Ce que je vais faire... Je t 'écoute.
Je vais insister un peu auprès de quelques amis.
Par contre, c 'est non, non, non.
Qu 'est -ce que tu veux ? Elle.
Et ça recommence.
Votre réputation m 'a précédé.
Tu peux m 'expliquer ? D 'accord.
Dile.
Mesdames, messieurs, ce soir, la mobilette vous propose un moment d
que vous n 'avez pas regretté. Je vous demande d 'accueillir très, très, très
fort la merveilleuse vice -championne d 'Europe de karaoké,
Queen Sabia !
J 'y reviens.
C 'est vos impôts.
J 'ai envoyé quelques messages pendant votre chanson.
Et vous avez raison.
Vous avez bien un point de ville au stade.
De l 'herbe.
Et surtout des médocs. Des médocs ? C 'est pas un petit nom pour nous, là ?
Allez, tu me dois bien faire.
Un sportif.
Gorane, quelque chose. Je n 'en sais pas plus.
Oran, vous restez vite, vous attendez pas d 'arrestation.
Allez, tu nous suis pour 24 heures.
On rigole moins, hein ? Bon, t
'arrêtes de faire le malheur, maintenant ! Dis donc, Oran, on est passé chez
toi. T 'es quand même plutôt douillet pour un vendeur de tacos.
Ok, j 'ai compris.
Il m 'arrive de parler vrai que des tacos.
Tu lamentais avec qui, ton trafic ? Docteur Vallière ?
Quel trafic vous me prenez pour qui, Pablo Escobar ? J 'ai rien à faire avec
cette enflure de médecins. Ils font juste des médocs, des trucs pour
des trucs pour la concentration, c 'est tout.
Sauf qu 'il faut bien que quelqu 'un te les fournisse, ces médocs.
J 'ai un contact qui a les clés de la pharmacie, c 'est bon.
Et dis donc, ton contact, il aurait pas toutes les clés, par hasard ? Genre
Amory Friedman ? Oui, c 'est lui, justement.
Le fils à papa.
Et le propre anolol, tu connais ? Oui.
Certains sportifs en servent pour ralentir le battement du cœur.
Sarah Bettini ? Elle t 'en a déjà acheté ? Comme tous les apnéistes ? Non.
Non, Antoine, tu me fais marcher, là.
Je te promets, vous payez en quatre.
On se revoit à Paris ? Antoine, je te préviens, je vais vérifier.
Allez, Lise.
Un corps coupé en quatre.
Ça lui fait au moins 5000 points.
Non mais ça suffit, ces histoires de points, Lise.
Je suis là pour quoi, là ? Oui, euh... On a prélevé de l 'ADN sur le
fils Friedman dans le cadre d 'une étude épidio -machin -chose. Enfin, vous
savez pas les détails, on s 'en fiche.
Et ça a matché avec l 'ADN qu 'on a retrouvé sur le vélo de Vallière.
C 'est à moi qui a trafiqué le vélo.
C 'est lui le responsable de la mort de Valia.
Bon, vous allez me raconter tout ça autour d 'un verre ? Enfin, de quatre ?
si vous voulez. Mais calmez -vous, là.
Hein ? Vous allez faire de la tension.
Ah.
Donc ? Amaury a grandi dans l 'ombre d 'un père autoritaire.
C 'était une légende. Il lui a jamais accordé la moindre reconnaissance.
Mais... Vous parlez de ma jeunesse, là. Ah bon ? Oui.
Euh... Oui ? Ok.
Alors... On a pu ouvrir le téléphone d 'Amoury.
Et il y a des échanges assez révélateurs avec Vallière.
Notamment, ça parle pharmacie.
Je pense que là, on est clairement sur un trafic de méthode. D 'accord, ça
confirme les aveux de Goran.
Amoury, fournissez les médicaments.
Ok. Dans un des derniers messages, il y a Vallière qui prévient Amoury que s 'il
tombe, il fera tomber avec lui.
D 'accord, donc Vallière tenait Amoury.
Ça explique le retard de l 'audit interne et les libertés qu 'avait
avec certains sportifs. Je pense que le suicide de Mélanie a fait exploser leur
petit arrangement.
Amoury a voulu faire marche arrière. Mais c 'était trop tard.
Quand il a compris qu 'il avait créé ce monstre de Vallière et qu 'il ne
pourrait jamais l 'arrêter, il a décidé de le tuer.
Et on retombe sur nos pieds, avec l 'ADN sur le vélo.
Moi, ce qui me tare à buste, c 'est qu 'il a pris ses précautions pour
empoisonner la gourde, mais pas pour trafiquer les freins.
Ah, mais je veux dire, c 'est vraiment important, ça, maintenant qu 'ils sont
morts tous les deux. Oui, parce qu 'il y a quelqu 'un d 'autre qui le tue au
stack.
Pardon, c 'est ma mère, excusez -moi.
Oui ?
De quoi maintenant ? Ok, j 'arrive.
Il
est
arrivé comme ça.
Tu sais, Marie -Ange, enterrer ses enfants, c 'est pas naturel.
Surtout que c 'est de ma faute.
Tu veux pas la raccompagner ? Oui.
T 'es d 'accord, Jean -François ? Je vais vous raccompagner.
Vous aviez raison, capitaine.
J 'ai jamais su quoi faire d 'Amori.
J 'essayais de le pousser, de le forcer à se dépasser. Moi, j 'en ai chié pour
arriver au sommet.
Ça m 'a rendu plus fort.
Il n 'était pas comme vous.
Ah non, ça, il n 'était pas fait du même bois.
Il manquait le mental.
Alors il a fait que des conneries.
Pauvre Sarah.
Elle était si douée.
Quand j 'ai compris qu 'elle était fidèle à cause de lui, je veux faire ce
boulot.
Je voulais protéger mon fils, les protéger tous les deux.
C 'est de ma faute. Non.
Non, Pierre, c 'est pas de ta faute.
Je vais vous raccompagner.
Tu savais que j 'allais vous trouver là.
Tu peux vous parler ? Non.
J 'en ai marre de vos questions.
Laissez -moi.
Ça va.
Ça ? Ça ?
Ça ? Il y
a
quelqu 'un ?
Merci de m 'avoir sauvé la vie.
Le propranolol, vous connaissez ? C 'est un médoc. On l 'utilise des fois.
En ralentissant le cœur, ça réduit les besoins d 'oxygène.
On en a trop fait chez vous.
Il m 'arrive d 'en prendre.
C 'est utile en apnée.
Et c 'est autorisé pour les compètes ? Je n 'en fais plus des compètes.
Vous savez ce qui se passe si on en prend trop ? J 'imagine qu 'on s
Mais pourquoi on parle de propanolol ? Personne n 'est mort de ça.
Sarah, je pense que vous savez très bien ce qui se serait passé si le docteur
Vallière n 'était pas décédé de son accident de vélo.
Il serait mort de la drogue que vous avez mise dans sa gourde.
Non.
On va vous placer en garde à vue.
On va reprendre l 'interrogatoire demain.
Vous y allez la nuit pour réfléchir.
Impressionnant. Il n 'y a pas beaucoup de photos là -dessus.
Ah oui ? Ben voilà.
J 'ai eu le droit à toute l 'histoire de la proctologie des 60 dernières années.
C 'est incroyable. J 'en ai appris aussi un peu plus sur le club. Tu savais que
Stan avait été médecin du club ? Quelques mois, c 'est ça ? Le club, c
ce que c 'était.
De mon temps, c 'était la grande époque du Strasbourg Athletic Club. C 'est
difficile à dire.
C 'était les médailles olympiques, les nageurs qui volaient sur l 'eau.
Ah oui, je vais vous montrer mon album de photos. Vous allez voir l 'allure que
j 'avais en maillot de bain. Alors ça, je ne vous raconte pas.
Ça tombait les minettes.
Les chiens ne font pas des chiens.
Alors là, c 'est qui ? C 'était moi.
Exactement. Et là, c 'est qui ?
C 'est Jeff. Jean -François Friedman. Voilà.
Oui, la tête dure.
Et le cœur, pareil.
Mais quel champion.
Et c 'était quelle année, ça, papa ? Ça, c 'est les Jeux Olympiques de 80 à
Moscou. Médaille de bronze.
Ah ben, c 'était 84, ça. Les fameuses quatre médailles d 'or.
Vous y étiez ou pas, Stan ? Ben, j 'y étais, oui, dans le public.
Pour la compétition, ce n 'est plus mon tour.
Non, puis j 'avais quand même réussi à décrocher un superbe poste.
Comme proctologue, j 'ai toujours préféré observer les trous de balle que
fréquenter.
Ça, c 'est les Jeux Olympiques d 'hiver, c 'est ça, non ? Voilà. Ça, c 'est l
'année où Jeff a été nommé au CIO, le Comité international olympique. Elle lui
représentait la France.
Oui, mais à cette époque -là, la Yougoslavie, c 'est autre chose.
La Yougoslavie, c 'est la dernière fois où on s 'est rencontrés, où on a été
ensemble.
Après, on s 'est brouillés.
Ça va ? Vous avez l 'air toute chose, César.
Vous savez où sont produits les Jeux Olympiques en Yougoslavie ? Ça va, il y
un jour.
Allez, vous n 'êtes pas encore au niveau, alors.
Vous ? Merci.
Alors ? Alors, j 'ai vu son assistante.
Le jour de la mort d 'Amaury, Jeff a reçu un journaliste qui est venu faire
article sur les 40 ans de sa nomination au Comité olympique. Et regardez son
cul. Pariez -vous. On va l 'arrêter.
Encore ! Vous l 'avez, ce créneil, ou pas ? Allez, pousse
! Moi aussi, j 'achète tous les jours. Je crois pas m 'en passer.
Pourtant, il va falloir...
Comment vous avez compris ? Votre fils nous a désignés.
Il a surtout vu le pull que vous portiez le jour de sa mort à travers la vitre,
mais la vapeur du sauna l 'empêchait de vous reconnaître.
Après avoir essayé d 'ouvrir la porte par tous les moyens, il a écrit avec son
sang ce qu 'il a vu.
Le mot Sarajevo qui était inscrit sur votre pull.
Il n 'a pas eu le temps de terminer, mais il est mort.
Jean -François, pourquoi vous avez fait ça ? Parce que c 'est beau.
Moi, ce que m 'a dit la petite énervée, j 'ai fouillé chez Amaury et j 'ai
trouvé un carnet.
Le dernier carnet de Valère, c 'est ça ? Oui.
Il y avait tout ce que c 'est de pourriture de tout mieux. C 'est super,
gamin.
Ce que mon fils a fait pour l 'aider, on est pleuré.
Il a tué Valère, vous le saviez ? Non.
Mais je ne suis pas surpris.
J 'ai vu son vrai visage quand je suis allé le trouver et je voulais qu 'il s
'explique pour la petite.
Pour le suicide de Mélanie Massos.
Cette gamine, c 'était une perle rare.
Simplement les médailles olympiques.
Il n 'a même pas nié.
Il a laissé Valère la pousser au suicide sans lever le petit doigt.
Il n 'y avait aucun regret.
Il savait que ça vous ferait souffrir ? Oui.
C 'est un monstre.
Il m 'a accusé de jamais l 'avoir soutenu.
Je croyais qu 'il allait me frapper.
Et froidement, il m 'a dit qu 'il n 'en avait pas fini.
Il dirigeait le club et qu 'il ferait tout pour détourner tout ce que j 'avais
construit.
Quand est -ce que vous avez décidé de tuer votre fils ? J 'ai passé le reste
la journée dans un état de seconde.
Il y avait ce journaliste qui voulait me parler de l 'anniversaire de mon entrée
au comité olympique. Je ne savais plus ce que je lui ai dit.
Je ne savais pas quoi faire.
Et puis j 'ai pensé à Mélanie et à tous ceux qui pouvaient s 'en prendre encore.
Alors le soir, je suis retourné au club.
J 'étais dans le sauna.
J 'ai rien décidé.
J 'avais pas le choix, fallait arrêter.
Si vous aviez le choix, vous auriez dû appeler la police.
Allez, on embarque.
de la libération de la petite nageuse.
Pour ce calme, pour ce calme. Attendez, attendez, laissez -moi parler.
Laissez -moi parler.
Pour le moment, Sarah n 'est plus soupçonnée du meurtre d 'Amory Friedman.
revanche, Mlle Bettini va rester en garde à vue. Mais, si elle n 'est pas
suspectée. En l 'état, elle reste soupçonnée de tentative d
le docteur Vallière.
Laissez -nous faire notre travail.
Merci. Chacun rentre chez soi. Il n 'y a plus rien à voir. Allez, ça circule.
Ça circule, là, c 'est bon.
Je pense sérieusement à ce qu 'il a cité.
Par votre père ? Pour moi.
Oui, je comprends.
Au lieu de déprimer, vous voulez pas m 'aider à interroger une jeune fille
victime d 'un médecin pervers et qu 'à tenter de le tuer, toi ? Oh, je l 'aime
déjà. Oui, je me doutais. Allez -y.
Allô ? Ah ben, super.
A tout de suite.
Mozart veut nous parler.
Oh, elle a un truc ? Est -ce qu 'on va voir ? J 'ai tué
personne.
Vous savez qu 'une tentative de meurtre avec prémeditation, c 'est un crime
passible des acides ? J 'ai honte.
Vraiment, j 'ai honte pour ma profession.
Qu 'on ait donné le titre de médecin à ce valiaire.
Mais, vous le savez, Sarah,
Même les pires ordures ont le droit à un procès.
Un procès ?
Combien de
harceleurs, de violeurs finissent dans un tribunal ? Et combien sont condamnés
parmi eux ? On tente, on essaie, on commence à écouter les femmes.
Mais moi, on m 'a privé de tout ce que j 'aimais.
Alors... Franchement, vos histoires de procès... Qu 'est
-ce qui vous a fait d 'autre, Sarah ? Il a ruiné chaque pan de ma vie.
Avec mon copain, ça s 'est terminé.
Parce que j 'ai découvert que j 'étais enceinte.
Et quand on va lire là -dessus, il m 'a poussé à avorter.
Il a réussi à me convaincre que j 'avais encore une chance d 'aller au
championnat du monde.
Et moi, je l 'ai cru.
J 'ai avorté.
Alors que c 'était déjà trop tard.
J 'avais plus le niveau.
Il était au courant, bien sûr.
Je dis pas que j 'en ai pas eu envie, mais j 'ai tué personne.
Sarah, c 'est vous qui avez mis du propre anolol dans sa gourde.
Il avait tellement saoulé tout le monde avec ses histoires de vélo et d
'exploit, j 'avais juste envie qu 'il se vautre et qu 'il se ridiculise. Alors
oui, j 'ai mis un peu de propanolol dans sa gourde et c 'était une petite
satisfaction mesquine, ok.
Mais la mesquinerie, c 'est pas un crime.
Sarah, c 'est pas un peu de propanolol qu 'on a retrouvé dans sa gourde.
C 'est beaucoup, c 'est une boîte entière.
Une douzaine de cachets et c 'est forcément une dose mortelle. Mais c 'est
moi, moi j 'en ai mis qu 'un, un seul cachet.
Capitaine,
je viens faire des aveux.
J 'ai mis un cachet de propranolol dans la gourde du docteur pour lui foutre la
honte. Moi aussi.
Moi aussi. Moi aussi.
Moi aussi.
Moi aussi.
Moi aussi. Moi aussi.
Moi aussi.
Bon.
Il faut prendre des dépositions.
Je crois que ça concerne votre enquête sur le TAC.
Ah oui, qu 'est -ce que t 'as ? Un groupe de jeunes qui est passé hier
Des sportifs.
Événement du club sur leur fac de sport.
Et alors, ils ont bien le droit de se faire un petit karaoké, non ? Ah oui,
sauf que là, ils sont pas du tout venus là pour ça.
Ils ont même plutôt pour une ambiance, il n 'y en a pas un seul qui a chanté.
Ils sont restés à parler, genre distraits, à boire. À la fin, il y en a
'est énervé, je lui ai dit de se calmer, il est parti au chiotte, il m 'a tout
détruit. Ah merde !
Bon alors, quand est -ce que je vous
reprogramme ? Ah non, moi je ne fais plus ça.
Il y a une grosse compète dans un mois, je vous prépare.
Ok.
Mais vous me changez peut -être son nom de merde. Banco.
J 'en ai mis un dans sa gourde.
Ouais, moi aussi.
D 'accord, et vous en avez mis combien ? Un cachet. Un seul.
Vous étiez au courant ? Je savais pas que quelqu 'un d 'autre avait fait
Toi, tu la connaissais ? Et vous, vous en avez mis combien ? Vous savez que c
'est une déposition officielle, là. Oui, oui.
C 'est pas une fausse déclaration.
Un seul, dans sa gourde.
C 'est une entière conduit mobile.
de son alibi pas très convaincant et de ses aveux sur le propre anolal.
Pardonnez -moi, mais ça ferait fort la mise en examen pour votre Sarah.
Et vous faites quoi du groupe d 'athlètes qui disent avoir mis une
de médicament dans la gourde ? Ils se sont entendus.
Dans cette boîte de karaoké, ils y étaient tous.
Pour moi, c 'est là qu 'ils ont décidé de couvrir cette jeune femme, leur amie.
C 'est possible, oui.
Je vous souhaite bien du courage pour le prouver.
Attendez, attendez.
C 'est dur.
L 'assassin de Valère est mort.
Fredman a avoué avoir tué son fils.
Vous ne croyez pas que ça suffit, non ? Ce que je crois n 'est pas important,
capitaine.
Je suis là pour dire la loi et poursuivre ceux qui la transgressent.
Vous voulez poursuivre tous ces jeunes ? Vous croyez que j 'ai le choix ? Rien
ne permet de désigner un seul d 'entre eux.
Tant qu 'ils s 'accuseront tous, je devrais les poursuivre tous.
Mais le docteur Valère n 'a même pas bu dans sa gourde.
Puis si vous voulez les poursuivre pour tentative de meurtre, il va falloir
prouver la collusion.
Effectivement.
Ce sera donc pour tentative d 'administration de substances
Faites ce que vous avez à faire.
Arrêtez ! Mais mademoiselle ! Qu 'est -ce que tu cherches ? Mademoiselle,
écoutez.
Je dois faire une opération ce matin.
Il me faut mon livre d 'anatomie. Il faut que je révise.
Jean. J 'ai qui ?
Je suis le copain d 'Élise.
Et vous êtes le professeur.
Hein ? Et vous, vous êtes Anne, vous êtes le professeur.
Mais on... On est où ? On est chez Élise.
Est -ce que vous voulez vous asseoir un petit peu sur le canapé, là ? Un petit
peu.
Hop.
On s 'assoit un petit peu, là, ici. On s 'assoit là.
Ça va ? Ouais. Ça va ? On est où ?
On est chez votre fille, on est chez Élise.
Ah.
Vous allez bien.
Qu 'est -ce que vous comptez faire ? Je sais pas, je pense que je vais me mettre
à mi -temps et puis trouver quelqu 'un pour m 'aider à m 'occuper de lui, si j
'en ai encore les moyens.
Je suis pas sûr que... Enfin, c 'est courageux, mais je suis pas sûr que ce
une bonne idée.
Ça va, papa ? Il a raison, ton petit ami.
Tu ne veux pas plutôt trouver un endroit adapté pour un vieux con qui
perd un peu la boule ? Parce que...
Franchement, jamais je ne pourrais
te supporter une journée entière.
Tu vois ? Voilà.
Et vous, mon petit François, prenez bien soin d 'elle.
Sinon, vous allez avoir affaire à moi.
Ça va aller, on ne peut pas.
Ça va aller. Si toi, ça va, ça va.
Non, si toi, ça va, ça va.
Oui César.
Coucou Élise.
Ça va ? Oui, ça va et vous ? J 'ai eu une petite idée pour vous remonter le
moral.
Vous vous faites belle et je passe vous prendre tout à l 'heure chez vous.
Ok ? Ok.
Bon, à tout à l 'heure. A tout à l 'heure.
Merci de les accueillir bien fort
!
Allez venez, venez !
Sous -titrage ST'
501
Sous -titrage Société Radio
-Canada
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.