All language subtitles for légitime-violence-1982

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Original subtitles

Si il y a Dieu dans les cônes, il y a dans l 'air les verbes. Les pleurs que t

'es jetées, maintenant je les gerbe. La doublure de l 'espion a retourné sa

veste. Puisque le marchand de balle, on refuse l 'algothèque.

Roméo, tu es normal, c 'est la fin de ce mètre.

L 'amour Anastasia et l 'enfant de Borème. Tu meurrais si je te toule, c

une affaire qui roule. Je vais faire petit, petit, un noyer à la cour.

Je suis fait, on voit les renforts, on fait damer, damer.

Je suis fait, on garde un début d 'heure avec le filet.

Si y 'a Dieu dans les cours, noyé dans la réverbe. Si y 'a Dieu dans les cours,

noyé dans la réverbe. Si y 'a Dieu dans les cours, noyé dans la réverbe. Les

fleurs que j 'ai jetées, maintenant je les gerbe.

Damer, damer, damer, damer.

Sous

-titrage

MFP.

J 'ai pas tout compris de paroles, mais c 'est très bien.

Lumière ! Lumière, c 'est nul.

Fais ce que tu veux, c 'est nul.

Retour très limite.

Ah oui, salut.

Jeannot.

Alors, comment j 'étais ? T 'étais absolument génial.

Comment il va, ton masquère ? On voit pas très bien, je l 'ai jeté.

T 'as bien fait, il m 'avait toujours gonflé, celui -là.

Tu sais bien que t 'es mon seul homme, toi.

L 'amour, c 'est pour toi, et puis la baisse, c 'est pour les autres.

Les autres, ils vont gueuler, un de ces quatre.

T 'occupes.

On dîne ? Je t 'invite.

Ouais.

Cadeau. Pour moi.

En l 'honneur de quoi ? En l 'honneur de quoi ?

Super.

Je ferais mes gammes en ouvrant ma porte, mon édictateur.

Bon, ça faisait longtemps, ça.

Ça va aller souvent, en ce moment ? Ah oui, très bien. T 'as besoin de rien ?

'est -ce que t 'as ? Toute chose.

Je suis amoureux.

Un ou une ? Une.

Elle va tourner dessus, épouse.

Je voudrais bien, mais elle est coincée avec un mari ventouse.

Une espèce d 'ordure, il peut pas la lâcher.

Et alors ? Voilà.

J 'avais pensé à un truc bidon.

Une photo.

Lui et toi ensemble.

Genre photo bisous.

Comme ça, elle s 'en sert pour le larguer et puis moi j 'épouse.

T 'en trouves une autre, Edi.

Moi, je veux pas jouer les chèvres.

En plus, je trouve ça dégueulasse.

C 'est la vie qui est dégueulasse.

Dans ce merdier, il y a nous et les autres, Lucie.

Qu 'est -ce que tu crois qu 'il te veut, le chanteur vedette ? Il veut ton cul,

c 'est tout.

Il n 'y a que moi qui suis avec toi, Lucie.

Moi aussi, je compte sur toi.

C 'est pour ça que tu vas m 'aider.

Je suis sûre que tu as une copine dans tes tiroirs qui fera très bien l

'affaire. Des copines, j 'en ai des tas.

Mais des sœurs, j 'en ai qu 'une seule.

Et c 'est d 'elles dont j 'ai besoin parce qu 'elles jouent très bien au

billard. Et justement, le monsieur, c 'est un fanat du billard.

Qu 'est -ce que j 'ai fait au bon Dieu ? Eh bien, rien.

C 'est pour ça que tu vas m 'aider.

Je ne briserai ni ma vie ni ma carrière pour ces malfrats de petite envergure.

Le groupe d 'action républicain, ça n 'est ni vous ni eux, c 'est moi.

Moi, André Hattie.

Et je ne veux pas être celui qui paiera les accros du tapis.

Exactement, très cher. Je resterai ici le temps qu 'il faudra. Le temps que

me blanchissiez.

Oui.

Ben, sinon... J 'irai chez le juge d 'instruction.

Tenez, pliez -vous.

Vous n 'avez rien consommé ? Vous savez, de mesure, tout est hors de prix.

Tu touches debout la droite, tu fais à gauche et allongé.

C 'est un point dur.

Non, un point gagnant.

Voilà. Chance, hein ? Le billard, c 'est comme les échecs, que de la science.

Une partie ouverte en une demi -heure, ou bien en 50 points.

Non, non, merci, non.

Vous n 'aimez pas perdre.

Non, il n 'y a pas les chevilles qui renflent par hasard.

Les miennes sont très jolies, vous ne trouvez pas ? Qu 'est -ce que vous

exactement ?

Jouez. Mon trade en deux heures, alors c 'est oui.

Vous êtes de Deauville ? Pointé ou non pointé ? Ecoutez, franchement, n

'insistez pas.

Je vous parie un ministre de droite contre deux de gauche que je vous batte

points.

Je milite au centre.

Quelle audace.

Pointé, non pointé ? Pointé.

Joyeux anniversaire Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Allez, viens, viens, tourne, tourne.

C 'est Pauline.

Allons -y, les valseurs, allez, papa, tourne.

La valse, vous aurez vu de la prendre quand elle était toute.

Dans l 'annonceur, elle est avant.

C 'est bien Pauline.

Ça va, la glu ? T 'as peur, hein ? Non.

C 'est bien.

Moi, j 'ai peur.

Et toi, Matin ? M 'emmerde pas, Jacques.

On va le louper, le train. On va le louper, le train. C 'est comme ça tout

temps.

Il n 'y a pas le cheveu au lac.

Vous revenez samedi ? Ça va dépendre de mon boulot, maman.

Alors, ma parole, c 'est le bain que ton travail.

J 'ai un métier de couillon, je ne sais plus rien.

J 'ai une grosse bosse dans le dos et une grande paire de cornes sur la tête.

Comment ?

Oh non maman, moi je suis pour rien, ne me regardez pas comme ça.

Bison futé, c 'est le nom qu 'on donne à son cerveau.

Mais va donc, franco de merde ! Calme, papa, il est mort.

Départ du train 615 en direction des portes, sur le quai 7 à 17h10.

Attention des portes.

Au revoir.

Ça y est, alors voilà.

Demande M. Maudot à la réception.

M. Maudot est demandé à la réception.

Vous êtes M. Maudot ? Le docteur Bloquet veut vous voir.

Il attend au bloc opéra 3.

M. Maudot ? Votre père est sauvé.

Surtout quand il va se réveiller dans quelques heures.

Surtout ne lui dites rien au sujet de... de votre famille.

Je ne sais vraiment pas quoi vous dire.

votre femme, votre mère, votre fille.

Je pars tout de suite.

Excuse -moi pour tout le travail.

Récupère -toi, Martin, c 'est le principal.

Au travail, je prendrai un stage d 'hier, t 'en fais pas.

Si besoin de quoi que ce soit, je suis là.

M. Maudou, officier de police Gouvian, respecteur Carbucci.

Nous prenons le relais du SRPJ de Rouen. J 'ai déjà tout dit.

Nous comprenons, M. Maudou.

Mais vous devez penser qu 'il faut finir l 'enquête. Non, je ne pense pas. Je ne

pense plus.

Le massacre de ma famille, les interrogatoires de la police, l

réveil des journalistes, tout ça.

J 'ai un peu...

C 'est peut -être dans le sac, j 'ai un peu plein les ondules. Alors, pour ce

qui est de penser... Peut -être que c 'est vous aussi.

Mais en dehors de votre famille, il y a ce... Andreatti.

Si vous saviez comme je me fous de la mort de cet Andreatti.

Si j 'étais pas interposé, peut -être que ma famille serait encore vivante.

Geste de civisme.

Geste de con.

Mon mieux, c 'est que cet homme avait rendez -vous avec le juge d 'instruction

la veille de sa mort.

Eh oui, quelle malchance.

Et ma fille n 'avait pas rendez -vous avec le juge d 'instruction.

Quelle chance.

Ce n 'est pas ce que je devais dire.

Permettez. Je vous repris.

Encore une question.

Cette jeune femme dont vous avez parlé à nos collègues de roi, vous avez dit que

vous l 'aviez déjà vue.

Effectivement, j 'ai dit ça. Vous savez, c 'est une image subjective.

Vous

pariez

que vous vous ressemblant ?

Vous

ne vous souvenez pas d 'autres détails ?

Les tueurs, par exemple.

Ça a été très vite, vous savez.

Je crois qu 'ils étaient deux habillés comme des dingues.

Et le nom que la jeune fille a crié.

M. Martin Maudot ? Si vous êtes flic ou journaliste, c 'est pas le moment.

Philippe Miller, président fondateur du CAPMAC, Comité contre l 'abolition de la

peine de mort et pour l 'autodéfense des citoyens.

Oui, le drame qui a frappé votre famille a bouleversé tout le monde de notre

association. Nous avons appris par la presse votre malheur et nous sommes...

Disposés à me venir en aide. Non, merci.

Je comprends.

Et j 'excuse votre méfiance.

Laissez -moi.

Je ne suis pas un démarcheur, monsieur Maudot.

Je n 'ai rien à vous vendre.

Rien.

Alors écoutez -moi.

Notre association, groupe 27 000 membres, c 'est un comité apolitique,

lucratif. Oui, des gens comme vous et moi.

Où voulez -vous en venir ? Contre l 'apathie de la justice et d 'une

police, nous sommes prêts à vous aider, à vous soutenir, à vous défendre.

Vous êtes libre de refuser ? Non, je suis encore heureux.

Parfait.

Laissez courir les assassins de votre famille.

Tu sais ce que m 'a dit le chirurgien ? C 'est pas deux bouts de métal qui vont

avoir raison de ma vieille carcasse.

Martin, tu m 'écoutes ? Je

t 'ennuie avec mes histoires.

Ça doit être bien vide là -bas.

Tu manges bien au moins ?

Tu vas pas faire de conneries.

T 'es fou.

Bien quelqu 'un s 'occupe de toi.

Je vais recouvrir la tombe de maman avec du marbre noir.

Tu vois, c 'est très beau.

Elle avait des défauts.

dans les caudures, elle était toujours là.

Une sacrée bonne femme.

Allez, fiston. Merci pour les magazines.

On s 'en sortira.

Ouais.

On s 'en sortira.

Avec le temps, comme on dit.

Écoutez, M. Maudot, vous êtes un des seuls témoins directs.

Acceptez cette soi -disant jeune femme que vous nous avez décrite et qui reste

introuvable ailleurs.

Bien sûr, j 'ai inventé tout ça pour brouiller les pistes.

Je ne dis pas ça, M. Maudot, mais vous êtes quand même le seul à l 'avoir

remarqué. Le meurtre d 'André Attier énerve les milieux politiques.

Souvenez -vous, Maudot, Ben Barka, Curiel.

La tuerie d 'Auriole.

Toutes ces affaires sont restées floues et sans conclusion.

Je suis sûr que, sans ce massacre,

l 'amour d 'Andreati aurait été cassé vite fait.

Regardez. Vous voyez cette jeune femme ? Elle était belle, bandante, elle aimait

faire l 'amour. C 'était ma femme.

Hein ? Mais regardez -la, la photo !

Oui, monsieur, vous désirez ? Monsieur Miller.

Il est absent. C 'est à quel sujet ? C 'est -à -dire que... Vous êtes Martin

Maudot.

Oui, quoi ? Vous savez ça ? Je vous ai vu à la télé le jour où vous étiez

sous le choc.

Ah, mais bon, ça va.

Je peux vous être utile à quelque chose ? Ben voilà, le...

La police tourne en rond un peu.

Dans mon affaire, j 'avais pensé qu 'une association comme la vôtre pouvait peut

-être... Mais quand je vois tout ça... Oh non, mais vous savez, ça, c 'est de

publicité. Oui, je sais.

Bon, au revoir, mademoiselle.

Au revoir, monsieur. Je dirai à monsieur Miller que vous êtes passé.

Voilà.

Vous êtes venu, c 'est bien. C 'est bien d 'être venu.

Alors, où en est l 'enquête ?

Euh... La police m 'interroge, me

contre -interroge, me file. Enfin, je suis un vrai coupable.

Je ne sais plus bien où j 'en suis.

Ils m 'ont donné un papier pour le portrait d 'une

jeune femme qui recherche pour son témoignage.

Je pense que tout le monde s 'en fout.

Non, la justice s 'en fout.

Mais pas les membres de notre association.

Nous sommes avec vous.

Nous sommes très touchés de ce qui vous est arrivé.

Bon, l 'enquête des flics, zéro point mort.

Oui, enfin, ils ont l 'air d 'être beaucoup plus intéressés par... André

Nul. Ils sont vraiment nuls.

Évidemment, André Hattie, un homme politique.

Ça leur permettra de tout fausser.

Toujours leur saloperie de politique.

Les régimes passent, la merde continue.

Supposez qu 'on arrête les assassins de votre famille.

Eh bien, on leur fera un procès politique.

Et avec quelques bons avocats, dans trois ans, cinq ans maximum, ils sont

sortis. Ils écrivent leur mémoire, ils sont édités, ils touchent un prix

littéraire, et ils passent à la télévision.

Des héros modernes. J 'exagère un peu, quand même.

J 'exagère ? Et votre travail, ça va ?

Enfin, j 'ai pris un peu de repos, là.

Quelques jours de congé pour me changer les idées, puis... J 'ai besoin de faire

de l 'exercice un peu.

L 'exercice des muscles et lucide des mythes que les mots ont créés.

C 'est une phrase vraie.

Elle est de Mishima, le romancier japonais qui s 'est suicidé.

Regardez -le.

Il est beau, hein ? Il a l 'éclat d 'un sabre.

Nadine.

Ma nièce.

Monsieur Maudou.

Un ami. Tu veux me dire quelque chose ? Te souhaiter bonsoir. Va vite au lit,

potasse, t 'es cours d 'anglais.

Ton oncle ira t 'embrasser plus tard.

Bonsoir, monsieur.

Nadine.

Regardez -la attentivement.

Comment la trouvez -vous ? Pas charmante.

Excusez -moi.

Je cherche à vous distraire.

Ne vous fatiguez pas, Miller.

Je ne fais pas beaucoup d 'argent, mais je suis prêt à tout donner pour

retrouver les assassins de ma famille.

Que... Ça vous paraît

possible avec...

L 'appui de votre association.

Attention, Modo. Le Cap -Mac, c 'est pas un bureau de détective.

Notre seul but, demander justice pour les victimes.

Mais ça veut dire quoi, ça ? C 'est abstrait, ça. Ce que veut dire ? Comment

vous allez vous y prendre, effectivement, pour obtenir justice ?

Campagne de presse, prac, slogan.

D 'un côté, on botte le cul des flics. Ils sont vraiment trop nuls, non ? Et de

l 'autre, on fait leur travail.

On retrouve cette petite.

Voilà.

Bienvenue au Cap -Mac, M.

Maudot.

Alors,

où en sommes -nous ? On a distribué 1 500 tracts. On devrait arriver à 3 500.

Parfait.

Eh, mademoiselle.

C 'est pas vous, ça ? Non.

Non, vraiment, là, je suis désolée.

Eh, mademoiselle.

Merde ! Ça commence à suffire, hein ? Non, mais je suis sûr que c 'est vous.

Mais en fin de merde ! Vous, mec !

Oui, c 'est ça. Nous sommes des fascistes, des nazis.

Nazis, hein.

Il semble que vous ignorez un peu le sens des mots.

Mais non, c 'est tout simple. Nous sommes une association de braves pommes

en ont assez des vols, des agressions à main armée, et qui en ont marre de la

justice en branle.

Le Cap -Mac, j 'écoute.

Oui.

Bon.

Oui, je note. Dans le 16e rendement.

C 'est moi qui ai téléphoné à votre association.

Vous croyez que... Deuxième gauche.

Mais chez vous, je crois qu 'elle est droguée.

Elle porte toujours des moutons.

Merci,

madame la concierge.

Gardienne.

Oui ? Il y a... Il y en a d 'autres qui habitent ici ? Ah non, non, non.

Vous vivez seul, quoi ? Oui, tout seul, mais enfin, si vous voulez rentrer...

Non, non, je cherchais une jeune femme, on m 'a dit qu 'elle habitait là.

Vous ne pourriez pas justifier vos appointements autrement comme filant le

train, non ? Je suis flic, je fais mon boulot.

Pour les réclamations, vous voyez mon divisionnaire.

Pourquoi je vous ai toujours derrière mon cul ? Peut -être pour vous protéger.

Pour vous empêcher de faire des conneries.

Le Cap -Mac est un ramassis de cinglés de fachos.

Je n 'aime pas beaucoup les miliciens qui se prennent pour des justiciers qui

dégueulent sur la police.

On est peut -être pas tout blanc, mais nous, notre métier, on le fait pas pour

se défouler. En tout cas, si vous faisiez votre métier plus correctement,

aurait peut -être pas besoin d 'avoir un courriel.

C 'est beaucoup plus ambigu que ça, M. Maudot.

En théorie, je suis payé pour cocher les questions d 'un dossier.

En théorie.

Maintenant, tout dépend de l 'affaire et de l 'intérêt qu 'un spectre

divisionnaire y porte.

Et Bruce, mon divisionnaire, semble très intrigué par cette affaire.

Moi non plus, monsieur Maudou.

Vous avez l 'intention de retirer à toute la nuit.

Il y a ton frère qui veut te voir.

Ça vous calme, ça, mademoiselle.

Allez, vous allez prendre quelques affaires, vous allez nous suivre.

Ça m 'étonnerait fort.

Moi, ça ne m 'étonnerait pas, Pénard. Ah, bien, c 'est con.

Excusez -le, c 'est un impulsif.

Je m 'appelle Joquet, à cause des bottes.

Lui, c 'est Matin, oui.

Un peu féminin, non ? Tu veux la voir ? Elle ne doit pas te gêner pour marcher.

Allez -le.

Et s 'il vous plaît, Lucie, pressons -nous.

Un peu trop poli, non ? On peut changer de milieu, jamais de classe.

Monsieur met un nuage de lait dans son thé. Un intellectuel ? Non, un

Et j 'y tiens.

Dis donc, Jacquette, arrête un peu tes dindons, on est venu pour l 'emmener.

On l 'emmène ? Allez, magne -toi, cocotte.

Je ne bougerai pas.

D 'ailleurs, qu 'est -ce qu 'il me dit, que vous êtes des copains dédiés ? C

'est vrai, ça.

Il vous a offert un piano porte -quai, c 'est vrai ou pas ? Allez, on y va.

Allez, tu viens, sinon je vais te donner. Dans quoi ? Tu me tabasses ? Il

son rasoir et vous me violez ? Tu m 'as peut -être l 'air, mais on n 'est pas

comme ça.

Ça fait beaucoup plus dangereux que le rasoir.

Vous avez de la chance d 'être la soeur d 'Eddie.

Pourquoi ? Je connais bien ton frère, Cocotte.

En colère, il n 'est pas commode et en plus, c 'est notre fournisseur. Ça te va

?

Allez, soyez pas stupides.

Prenez quelques affaires, vous venez avec nous.

Si il veut me voir, il a quand même bien me chercher lui -même. Mais ça fait dix

jours qu 'il te cherche, connasse ! Dix jours qu 'on s 'emmerde pour te

retrouver ! Toi, t 'arrêtes de m 'insulter ! Toi, tu ranges ton canif, et

vous sortez tous les deux ! Autrement, je hurle à la mort ! Mais vas -y, crie,

salope ! Crie, mon Dieu !

Allô ? Oui.

Bonjour, plastique.

Non, je ne peux pas venir.

Eh bien, dis à Coralie de continuer à me remplacer.

Écoute, je t 'expliquerai.

Viens, je t 'embrasse.

Au revoir.

Le soleil est encore haut, la plaine embuée de rosée.

Votre chien va, vient, court, flaire, revient, repart.

Et vous, votre fusil bien en main, de Yosagué, vous vous sentez bien libre.

Libre ! Soudain, votre chien se met en arrêt.

Le silence se fait.

Un canard ou un faisan s 'envole lourdement.

Et vous, paf !

Sans réfléchir, vous signez son arrêt de mort.

Je déteste la chasse.

Je suis sûr que vous avez tout de même un fusil, monsieur Henry.

Oui, mais je ne suis pas obligé d 'appuyer sur la détente.

Vous la connaissez, hein ? Non.

Cette jeune femme, vous et vos dominables, moi ?

Il y a beaucoup de monde dans notre affaire, beaucoup trop.

Le monde est petit, tout petit.

Moi, je ne suis qu 'un intermédiaire, et je vous dis ce que j 'entends.

Au fond, le chasseur est un tueur de sang -froid.

Par malheur, il rentre bredouille, il peut tuer un crapaud inoffensif.

Comme ça, à part des pieds.

Il arrive même de tuer son chien.

Ou même un autre chasseur. Ce moment -là, c 'est un accident.

C 'est fou ce qu 'il y a comme accident de chasse.

Je ne sais pas, je ne chasse pas.

Dommage. J 'ai confiance en vous, Eddie, mais ma confiance s 'arrête là pour les

autres. Je suis plus méfiant.

Je crois que vous me prenez pour un con, monsieur Henry.

Je flingue les deux autres, et puis il n 'y a plus que moi à accidenter.

Allez vous faire maître.

C 'est amusant, ça, de la part d 'un gérant de boîte de temps.

C 'est pour tes deux connards.

Où t 'étais ? Je t 'ai cherché partout.

Et moi, ça fait des jours que je me demande si tu es une ordure, que je me

la vérité, que je ne veux rien savoir, rien comprendre.

T 'es un lâche, Edi.

Tu t 'es sauvé de la gare. Je suis revenu te chercher. C 'est toi qui avais

de paru.

Je ne te crois pas.

Je ne te crois plus, sale menteur.

Quand je pense à ton numéro de grand frère amoureux, une photo bidon, un mari

ventouse. J 'ai besoin de toi, Lucie.

C 'est pas vrai. C 'est toi, Lucie. Tu ne sais pas.

Mais t 'es dégueulasse ! Dégueulasse ! Qu 'est -ce que vous foutez là, vous ?

Tirez -vous.

J 'ai dit tirez -vous.

Doucement, il dit. Quoi doucement ? Casse -toi.

Lève, Matin.

Mais toi, t 'es calme, d 'accord ?

C 'est de leur faute.

Le hold -up, c 'était une diversion.

Il devait tirer en l 'air, une balle perdue pour André Hattie et basta.

Évidemment, ces connards, ils étaient chargés jusqu 'aux yeux, alors ils ont

joué au cow -boy et c 'est comme ça que ça a merdé.

Mais t 'es balade, Eddy.

Fou allié ! Tu t 'es servi de moi pour tuer un homme et maintenant tu viens me

raconter qu 'il y a eu des bavures ? T 'es infect.

Alors maintenant, on va aller chez les flics et tu leur diras tout.

Je veux pas être complice d 'assassinat, tu comprends ?

C 'est le seul moyen de m 'en sortir.

Et puis si tu veux pas, moi j 'irai.

Arrête tes conneries, je serai mort avant qu 'ils m 'arrêtent. Je sors de

suicide maintenant. Je vais pas te suicider Lucie, mais si tu vas au flic,

suis mort. Tu comprends ? Oh putain, j 'ai les jetons Lucie.

Essaie de comprendre, je suis à la gorge.

J 'ai fait une connerie, une énorme connerie.

Quoi ? Une affaire de pognon, c 'est pas ton problème.

Et pour qu 'ils passent les ponts, j 'ai dû faire ça.

Si la police apprend que ce soit une descente.

Toi, avec.

Dénonce -les.

Tu veux que j 'aille le dire à la maîtresse ? C 'est pas la cour de

Lucie. C 'est des gens protégés.

T 'as compris ? Alors maintenant, tu vas faire ce que je te dis.

Mais qu 'est -ce qu 'on va faire ? Tu vas rester planquée ici.

Puis dans un mois, on aura tout oublié, puis on sera à la balle.

Tous les deux.

Oublié ? Mais comment tu veux que j 'oublie ? Toutes ces gens morts et cette

gamine.

Comment tu veux que j 'oublie ? Je suis complice de cette horreur à cause de

toi.

Et tu crois que c 'est pour qui tout ce que j 'ai fait ? Cette galère de pognon,

la boîte, tout.

C 'est pour toi, Luffy.

Pour qu 'un jour t 'aies tout à toi.

Parce que ça me fait mal de devoir servir la soupe à tous les ringards de

Parce que je veux que tu sois là, devant, toute seule.

Moi qui te regarde chanter.

Je vois pas ce qu 'il y a de mal.

Je vois pas ce qu 'il y a de mal.

Je me suis toujours trop maquillée Je me suis toujours poudrée le nez

Mais ça ne m 'empêche pas de briller De bien descendre

l 'escalier J 'ai toujours eu des goûts bizarres J 'ai toujours traîné dans les

bars C 'est la couleur du costard Qui fait que t 'es star ou ringard Ma vie en

travelling C 'est bodybuilding C 'est body, body, body building

Ma vie en travelling, c 'est bodybuilding, c 'est bodybuilding,

feeling.

Je me suis toujours imaginé, pour moi, chanter cet évampé,

les petits minets des beaux quartiers, au sexe un peu trop

compliqué.

Mais je ne serai pas toujours un ange, un jour je prendrai ma revanche, et le

travelo sera héros, et le travelo sera héros.

Ma vie en traveling, c 'est body building, c 'est body, body, body

Ma vie en traveling, c 'est body building, c 'est body building, question

feeling.

Ma vie en traveling, c 'est body building, c 'est body building, question

feeling.

comme une déesse.

Je te l 'offre, ce verre, chez moi, si tu veux.

Bah, laisse -moi juste.

Tu seras ma souveraine, je te couvrirai le joyau. Black dans le coin, mille

francs. Je te dis que tu seras déçue.

Je suis certain que non, je suis certain que t 'as une bite énorme.

Je suis une femme.

Mais tu sais qu 'on ne peut pas se croire de la façon dont tu le dis.

A ce degré de parano, je m 'incline.

Mais pense -y quand même, 100 sacs, c 'est 100 sacs, mec.

Super, c 'est moins cher, c 'est un franc.

Mec.

T 'as fait un tabac.

Laisse -toi, je suis fatiguée.

Ça commence à se passer, Lucie. On va s 'en sortir, je te le dis.

Mais oui.

Pourquoi tu ne me crois pas ? Qu 'est -ce que je te crois ? Une tour ? Ouais,

veux me faire une partie ? J 'en ai marre de cette ambiance. C 'est pédé,

-toi. C 'est gaz, quand même.

Bonsoir, Eddie.

Bonsoir.

Je ne me présente pas. Une amie.

Charmante.

Charmant.

Un peu d 'attention, s 'il vous plaît.

Le voilà !

Vous permettez que je vous emprunte ? Ça fait plaisir.

Mesdames, messieurs, je suis un peu ému, mais je tiens à vous remercier pour

votre accueil. Car si je suis là ce soir, c 'est grâce au Cap -Mac. Alors

le Cap -Mac, je lève mon verre et je dis, hip hip hip, hurra ! Hip hip hip,

hurra ! Tout le monde se tait ! Le buffet est ouvert !

Ne soyez pas choqués, Martin.

Cet homme a défendu son bien, la justice a reconnu son droit.

Et nous, nous fêtons ce jugement exceptionnel et exemplaire.

Roland, votre passage à la TV ce soir, très bon, somme, efficace, parfait.

Vous permettez, tous les deux ? Bien sûr.

Merci. Martin, je vous vois entre l 'encourti.

Enchanté.

Vous savez, M. Miller, lorsque j 'ai vu revenir le juge, j 'ai tout de suite

pensé que tu étais gagné.

Parce que homicide par imprudent, ça pouvait coûter dans les 4 à 5 ans avec

sursis, mais enfin, tout de même.

Il y a eu mort d 'homme, non ? Oui, malheureusement, que voulez -vous, c

règle du jeu. Il y a le gendarme et le voleur.

Et vous êtes gendarme ? Non, mais enfin, quand on a été cambriolé 4 fois, la 5e

fois, on se sent gendarme, alors on tire son sommation.

Je n 'ai pas fait ça de qui était cœur.

C 'est ce qu 'il a.

C 'est Martin Modot, le dote de Deauville.

Il est encore sous le choc.

Oh, merde ! Je vais aller présenter mes condoléances.

Non, laissez tomber.

Vous n 'avez pas l 'air très à l 'aise.

Vous êtes à l 'aise, vous ? Enfin, avec.

Moi, je les trouve surtout très, très cons.

Miller aussi, non ? Pas lui, c 'est un cas.

Il ne choisit pas ses patrons, surtout de nos jours.

Qu 'est -ce que t 'as ?

Excusez un peu, Anne, ton âge.

Si peu.

Monsieur Miller, je vous le demande.

Oui, tout de suite.

Vous désirez ? Inspecteur Bouvion. Ah,

les flics, ils travaillent encore à cette heure.

Vous faites du zèle, hein ? Mes amis, une bonne surprise. Nous avons des

de marque.

La police française.

S 'il vous plaît, arrêtez votre cirque. Vous connaissez mon nom ? Quelle flair !

Non, ils ont des indics.

On vient hors service, on voudrait parler à M. Modot.

Ah oui ? Vous avez dit Modot ? Mais qu 'est -ce que c 'est, Modot ? Une

danse ? Non,

une marque de Néphi.

Un criminel.

Voyons, si c 'était un criminel, il ne serait pas ici.

La police demande notre assistance.

Eh bien, c 'est un honneur pour le Capitaine. Vive le Capitaine ! Vous n

rien compris.

Nous grognons contre une certaine justice, mais jamais contre la police.

Jamais. Mieux.

Nous sommes heureux de la fêter.

Mais oui, vraiment.

Vous allez voir, on va vous applaudir.

Pour nos amis de la police, très sérieusement, je propose un banc.

Attention ! Un, deux, trois !

dans un café billard à côté de la boîte de nuit.

Oui, oui, sûr et certain.

En ce moment même, ça s 'appelle le système, rue Bayard.

Il me téléphonait une adresse. Je crois que c 'est sérieux. Vous pouvez y aller.

De toute façon, j 'en ai marre des états.

Au revoir. Bonne chance.

178.

179.

170.

171.

172.

173.

174. Regarde ce type, je l 'avais quelque part, va -toi.

Tu ne vois rien, il n 'y a personne.

Tu sais, je t 'aime pas, Joquet.

Pas plus que Mata.

Seulement, toi, tu m 'étonnes.

J 'arrive pas à te comprendre.

Y a rien à comprendre.

Tu crois que c 'est parce qu 'on est riches qu 'on a tout ? Moi, j 'ai rien

de ce que je demandais.

Pas grand -chose, mais même sans... Je crois

plus à grand

-chose, de toute façon.

Ceci de toi.

Ça te plairait.

Je veux qu 'on m 'aime, moi, avant de crever.

Puis je veux quelque chose de spectaculaire. Je veux pas que les gens

'oublient. T 'as pas une idée, toi ? Non, pas tout de suite, mais j 'y

réfléchirai.

J 'entends très mal ce soir.

Oui,

j 'ai le docteur.

Tu veux pas me soigner ? Sans sac.

Excuse -moi, c 'est pas mon truc.

Le massacre de Deauville.

Je ne comprends pas.

Je ne sais pas qui vous êtes.

De toute façon, cet endroit est interdit.

Mais... Bienvenue à la gare de Deauville.

Si vous voulez crier un nom ou... Je ne comprends pas ce que vous me

racontez.

Bien joué, ça, quand même.

Non, pas du tout, non.

Pardonnez -moi le nom de cette fille, vous salope. Vous êtes d 'hommes !

ou j 'appelle ! C

'est

bizarre, vous avez pas une tête de salope, pourquoi ? Je suis pas une

Écoutez, j 'ai absolument besoin du nom de ces types.

C 'est ma seule raison de vivre.

Vous n 'auriez pas assez de cinq vies pour comprendre l 'enfer d 'une seule de

mes nuits.

Moi, je demande qu 'à vous aider, mais je vois pas comment.

Je suis pour rien dans cette histoire de Deauville.

Vous vous trompez de personne, je vous assure, c 'est pas moi.

Non, mais... Ah oui, je comprends plus rien, quoi.

C 'est drôle, ça.

J 'ai vraiment l 'impression que c 'était vous.

Ben non.

Écoutez, écoutez, écoutez.

Comme il me le faut absolument, je ne suis pas à tout.

Je vous paye si vous voulez, je peux vous donner tout ce que vous... Mais je

suis pas la femme de la photo.

Qui c 'est celui -là ? On n 'en sait rien.

C 'est un type.

Il m 'a suivie dans les sports une folle nuit.

Bon, allez, bouge pas.

Je m 'en occupe.

Allez, réveillez -vous.

Ça va ? Mais qu 'est -ce qu 'il y a eu, là ? Allez, debout.

Il faut que vous dépêchez.

Quoi ? C 'est vous, hein ? C 'est vous.

Je t 'ai posé pas de question, maintenant.

On a fait les noms, on l 'a donné malgré nous.

Dans la salle, vous allez sauter. Mais qu 'est -ce que vous faites, là ? Vous

allez sauter par la fenêtre.

Mais là -bas, c 'est fermé.

Vous devez être complètement folle.

Allez, venez.

Pas perdre de temps.

Mais pourquoi ça va pas ? Il faut que vous tapiez, là.

Allez, tapez -moi.

Mais pourquoi ? Pour qui ? Je sais pas, sûrement ils vont le faire, eux, s 'ils

reviennent. Allez, faut pas avoir peur.

Le nom des types, vite ! Ah non ! Comment non ? Tu m 'avais promis que

donneriez tout à l 'heure. Tout à l 'heure, c 'était tout à l 'heure. Alors

maintenant, vous sortez ces noms.

Si tu ne me les donnes pas, je t 'embarque.

Oui, j 'aimerais bien voir ça.

Mais... Mais non ! Mais lâchez -moi, mais ça ne va pas ! Mais, c 'est celui

Vous perdez votre temps, je ne dirai rien.

Je n 'ai pas l 'habitude de dénoncer les gens.

Et c 'est qui, là, tous ces gens ?

Votre mari, votre amant, c 'est quoi ? Puisque je vous dis que je ne dirai

J 'ai été manipulée. Je ne suis pour rien dans ce qui est arrivé à votre

famille. Je m 'en fous, je vous croirai si vous me donnez les noms.

C 'est quoi le vôtre ? Lucie Kassler.

Où on va ? À la police.

Ben voyons, tu vois un képi, j 'éclate en sanglots et je raconte tout.

Bon, alors parlons.

Vous espérez quoi exactement en gardant le silence ? Je vais vous prévenir tout

de suite.

Je ne vous lâcherai pas tant que je ne saurai pas les noms.

Je voudrais bien vous aider, mais je ne peux pas.

Et puis si je vais à la police, ils me gardent en complicité.

Deux jours maximum et je vous promets le meilleur recat de Paris.

Non, ce n 'est pas possible.

Je ne sais pas grand -chose, mais si je le dis, ils me tueront.

Si ce n 'est pas eux, ce sera moi.

Je ne connais que deux noms.

Ça me suffit, vous savez où on peut les trouver ?

On va chez les flics.

C

'est

du bois.

21 ans.

Bonjour,

je voudrais parler à l 'inspecteur qui s 'occupe de la pâte d 'eau.

Mademoiselle a des révélations importantes à faire à propos de l

Deauville.

Les coups de théâtre, le témoin de la dernière heure, c 'est pas le genre.

Vous la prenez, c 'est des positions. C 'est pas croyable. C 'est vous les

flics, c 'est moi qui fais tout le boulot. On vous en demande pas tant.

Bon, alors comme ça, vous avez les renseignements ? Oui.

Bon, je vais prévenir des visionnaires.

Je crois que le régime d 'un flic, ça reste un flic.

Du calme, hein ! J 'ai l 'habitude, merde ! Tu feras le bol ! Merde

! Calme, calme.

Ça va aller.

Commissaire divisionnaire Bruce.

Carbucci m 'a expliqué. Je vous écoute, mademoiselle.

Commissaire, cette jeune femme s 'appelle Lucie Casler et elle a des

importantes à vous faire.

Eh bien ? J 'ai rien à dire, commissaire.

Qu 'est -ce qui vous prend ? Lucie, enfin... Pas de ça ici, monsieur Mado.

Horreur de la brutalité.

Expliquez -vous, mademoiselle Kastler.

Il m 'a obligée à venir.

Il m 'a fait peur. Il armait.

Elle ment. Elle connaît le nom. Suffit, Modo. Carbucci aura accompagné

mademoiselle jusqu 'à la sortie.

Je vous garde. J 'espère que vous avez un porte -d 'armes. Mais qu 'est -ce que

c 'est ? Regardez ça.

Vous savez, les porte -d 'armes aux bourses.

Vous n 'avez rien ajouté, mademoiselle Kastler ? Non, je vais rentrer chez moi

avec ceux qui me foutent la paix. Voilà.

Vous voyez ?

Allez -y, Kabuchi.

Calmez -vous, mon vieux. Tenez, venez vous asseoir une seconde.

Vous savez quoi ? Je vais vous chercher quelque chose à boire. Hein ? Une

seconde.

La prochaine fois, évitez ce genre de confusion.

C 'est... Commissaire, je vous jure qu 'elle a menti.

Quand bien même.

Je suis un vieux de la police, M.

Maudot.

C 'est bien salé, cette jeune femme.

C 'est quelque chose.

Et alors ? Elle fait sa déposition, elle nous livre quelques noms de comparses.

Sans intérêt.

La mort est vôtre.

est un accident par celle d 'Andreatti.

Vous pouvez imaginer à quel point je suis heureux d 'avoir fait la

de cette Mlle Kastler.

Quoi que vous en pensiez, M. Maudot, la police est un métier.

Grâce à cette jeune femme, je peux assurer que les assassins de votre

seront arrêtés d 'ici peu de temps.

Je vous en donne ma parole.

Rentrez chez vous.

Faites -moi confiance.

Au...

Je suis obligé de vous demander votre arme.

Gardez -le.

Ça vous prouvera ma confiance envers vous.

Mais soyez prudent, hein.

Bouge pas.

Toi, tu conduis doucement.

Bon, allez, monte le flingue, maintenant.

Vite, allez ! Je l 'ai plus.

Demandez à mademoiselle.

C 'est vrai, les flics lui ont pris.

Où on va ? Chez Eddie.

Tu m 'as fait mal tout à l 'heure, fumier.

J 'ai moins de regrets pour ta famille.

Comment vous nous avez retrouvés ? On a des grands yeux et des grandes oreilles.

Oh la barbe des fous ! Oh la barbe des gosses ! Franchement, vous ne mariez

prenez -moi ! Oh mon béboute, t 'as un plan comme ça, non ? T 'es malade !

Je flingue le sucre.

Je sais où vous êtes.

Oui, tout à l 'heure.

À la télé.

C 'est le nom que vous avez créé à la garde.

Pourquoi vous n 'avez rien dit au commissaire ? C 'est un ami d 'Eddy.

Mais qui c 'est, Eddy ? C 'est mon frère.

Vraiment ? Oui.

C 'est mon frère et je l 'aime.

Je peux le rencontrer.

On ne viendra pas nous chercher ici.

Dormirez sur le sommier et moi sur le matin.

Demain, on retourne chez les flics.

Sans moi.

Vous n 'avez jamais vu une femme nue ?

C 'est -il dans le métro où vous le connaissiez ? Il s 'appelait Jockey.

C 'était un des tueurs.

Un de moins, t 'es content ? Oui.

Vous faites quoi à la télé ? Maintenant que tu m 'as venue, tu peux me dire tu.

Je suis une décoriste de plastique Bertrand.

Je fais wah -wah derrière le chanteur.

C 'est quoi les envies ?

Une robe moulante, or et argent.

J 'interpréterai mes chansons en faisant une exhibition de billard français.

Tu me trouves con, hein ? Je veux que tu y arriveras.

Tu dors ?

Bien, bien, nous représentons le Cap Mac.

Mon nom est Philippe Miller, je demande d 'être reçu par l 'inspecteur

divisionnaire Bruce.

Voulez -vous téléphoner, s 'il vous plaît ? Bon, je vais faire une télé,

ne vous garantis rien.

S 'il vous plaît, messieurs.

Ne vous inquiétez pas, on va être reçus.

C 'est pas possible ! Oui, ben venez par ici, on va parler, on va parler.

Attendez, messieurs, s 'il vous plaît.

L 'inspecteur Bruce s 'est engagé devant les journalistes à recevoir toutes les

délégations qui se présenteraient. Donc, s 'il vous plaît, allez re -téléphoner.

Bien reçu.

J 'ai fait virer ? Mais non, voyons, Carbucci, plus de violence sur les

ordres.

Qui sont -ils ? Une association d 'autodéfense.

CapMac ? Oui.

Soutiennent Modo.

Bon, ben, je vais recevoir le responsable.

C 'est un certain Miller.

Et c 'est vous, commissaire Saint -Intello ? Si les gens sont des

ont le droit de savoir.

Alors,

Gouvion,

pas de nouvelles ? Rien pour l 'instant.

Dites, Gouvion, que cette affaire reste sous ma seule responsabilité.

Ce qui veut dire ?

Je n 'aime pas vos initiatives personnelles. Faites comme Carbucci,

cherchez pas trop à comprendre.

Ça vous laissera plus de temps pour vos occupations syndicales.

Policier avant tout, commissaire.

Nous sommes tous policiers, Gouvion. Nous avons tous notre métier.

M. Miller vous attend, commissaire.

Qu 'est -ce qu 'il t 'a encore dit ? Il m 'a demandé d 'être aussi con que toi.

Je ne suis pas con, Paul.

Je suis lâche.

Et ça ne m 'empêche pas de penser.

Tu parles trop, Gouvion.

Écoute bien, mon pote.

Si c 'est ce que j 'ai à faire, je ferai.

Je vais être franc avec vous.

Vous allez être franc avec moi ? Oui.

Le dossier André Attier politique.

Un certain Édouard Kastler, dit Eddy Rock, est responsable de la tuerie de

Dovis.

Moi, moi je vais être franc avec vous.

Je me fous d 'André Hattie et de votre politique de merde.

Je suis ici pour Martin Modot.

Oui, je vous explique. Ce Kastler et ses tueurs ont assassiné la famille de

Modot. Oui, mais moi je vous demande, qu 'est -ce que vous attendez pour l

'arrêter ?

Vous devez savoir, en tant que responsable du Cap -Mac, combien il est

tenir le gouvernail.

Nous sommes du même bord, Miller.

Entre nous, en service.

Je pense que nous avons voté du même côté.

Je ne suis pas très gauche dans mes idées. Et vous ? J 'ai un cœur pur et

pensée droite.

Je le soupçonnais.

Pour vous prouver ma sympathie et ma confiance, je vais vous

faire une confidence.

Edouard Kastler sera arrêté ce soir.

Je vous invite à la fête.

Une fête ? Vous m 'invitez ? Pour faire

quoi ? Je vous invite, mais seul.

Je ne sais même pas quand tout ça va finir.

L 'important, c 'est de ne pas se salir les mains et rester dans la légalité.

Défends -toi, bagarre -toi, réclame ton droit à la justice, d 'accord ? Mais

moi, ma colère, elle s 'en va.

Si le jour de la mort de ta mère, j 'avais tenu l 'assassin entre mes mains,

l 'ai tripé, et avec joie.

Aujourd 'hui, je ne pardonne pas, mais je veux qu 'il soit châtié.

Mais pas de mes propres mains.

On n 'est pas des justiciers, Martin. C 'est pas dans notre nature.

Et puis, je t 'ai pas aidé comme ça.

T 'es pas aussi con que ça, les vieux, aujourd 'hui.

Allez, s 'il n 'y arrive pas, viens.

Bonjour, Bordeaux.

Si on marchait un peu.

Si par hasard. Enfin, je dis bien par hasard. Vous voyez, Lucie Kassler.

Il dit que son frère s 'apprête à passer une très mauvaise journée.

La dernière, d 'ailleurs.

C 'est la curée, Bordeaux.

Contactez et dites toute urgence.

Tenez, c 'est l 'endroit où il se croit planqué.

Pourquoi vous n 'y allez pas vous -même ? Il n 'y a que vous qui puissiez faire

ça.

Si vous arrivez à temps, il peut encore s 'en tirer vivant.

J 'ai pas ma voiture.

Soyez tranquille, j 'y serai.

Oui.

Tout de suite.

Varin, téléphone.

Roy de Varin, écoute.

Allô, Varin ? C 'est Modo, je suis dans une voiture de fric. Écoute -moi, il

faut absolument que tu me dégages.

L 'avenue de Paris.

Oui.

Tout feu vert.

Oui, c 'est possible, mais je te préviens, ça va être le sou. OK, merci.

Martin.

Au revoir.

Alors qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? Attends, j 'appelle Bruce.

Réviens Bruce, tes mots d 'eau et la frangine du Kessler.

On est tous en place, c 'est pas l 'héroïsme. C 'est toujours aussi con.

Je suis pas de leur côté, je suis pas du côté des flics.

Écoute, faut que je te parle.

Tu tireras pas sur moi, je le sais.

Pas le soir et le matin.

Elle nous a balancés, ta frangine. Ta gueule !

Et dis, si vous descendez tout de suite, il ne vous arrivera rien.

Rien que la tôle, pauvre con.

Ça vaut mieux qu 'une caisse en bois.

Arrête tes conneries, tu ne vois pas qu 'ils nous ont baisés.

Nous avons rendez -vous avec monsieur le divisionnaire Brousse. Eh bien, ça m

'étonnerait qu 'il vous reçoive maintenant.

Eh bien, néanmoins, allez le chercher, mon cher.

Un bon petit bonhomme.

la guillotine, mais la peine de mort étant abolie, ce salopard ira se

avec l 'argent de vos impôts dans des prisons modèles trois étoiles.

Eh bien non, non, nous ne devons pas jeter cela.

Nous sommes la justice populaire.

Pas de pitié pour les assassins de nos enfants.

Vous êtes la justice populaire.

Vous avez invité monsieur le divisionnaire.

Assez de conneries, Miller.

Allez, allez, dispersez -vous, laissez -moi faire mon travail, laissez faire la

justice.

Désolé.

Mes hommes ne bougeront pas.

Ne bougez pas.

C 'est plus lit, maintenant.

Ah ben, t 'es là, toi.

Eh ben, tu vas pouvoir te venger, mon pote.

Vas -y.

Vas -y, pense à ta famille. Vas -y, tire. Arrête de dire des conneries.

Là, ce que je te demande, c 'est de descendre et de leur dire toute la

Tu l 'as baisée, Lucie ? Hein ? Dis -moi.

Elle est bonne, non ? Elle est bonne.

Elle est bonne.

Elle est malade, ou quoi ? Les casse -lèvres ! Nous sommes devorants ! Écoute

-le, l 'autre enfoiré.

Cela ferait bien aussi.

En fait, tu es malade ou quoi ? Rien à foutre de ta sœur. Il s 'agit de toi en

ce moment.

Elle est bonne, Nio.

Je ne le saurais jamais moins. Alors dis.

Dis ! Ce que je te demande, c 'est de descendre. Je veux que tout le monde

pourquoi ils sont morts.

On va descendre.

Madame,

monsieur.

Eh bien, Edouard Kastler, l 'assassin de la famille Maudot, vient d 'être

arrêté. Son complice tué, donc résultat positif.

Et je félicite les hommes de la brigade pour leur sang -froid et leur

efficacité. Je constate une fois de plus la police française a fait son devoir

rapidement et sans haine. Et l 'affaire Andreatti ? Il n 'y a plus d 'affaire

Andreatti puisque tous les complices de l 'affaire sont morts. Mais Édith Casse

-Claire fait bien partie de l 'affaire. Édith Casse -Claire n 'est fait qu 'un

comparses.

C 'est ça, c 'est ça.

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