All language subtitles for To the Ends of the Earth - Opium (Robert Stevenson, 1948)

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Original subtitles

OPIUM

Une histoire bas�e sur des faits r�els,

Issus des dossiers du D�partement du Tr�sor des �tats-Unis.

Auquel nous adressons nos remerciements.

Et auquel nous d�dions ce film.

D�partement du Tr�sor des �tats-Unis.

C'est bien l�,

o� on imprime les billets.

Ces morceaux de papier verts que nous aimons tous...

...et que nous rendons tous chaque ann�e avec tant de joie.

Oui, le Tr�sor s'occupe de l'argent, mais aussi de bien d'autres choses.

Il y a beaucoup d'autres bureaux.

Par exemple, les douanes.

Les Services secrets.

Les garde-c�tes.

Les taxes sur l'alcool.

Les fonds � l'�tranger...

...et les narcotiques.

C'est l� o� je travaille.

Soit dit en passant, mon nom est Mike Barrows.

Et en ce qui concerne le Tr�sor...

...je vais vous raconter une histoire sur moi...

...sur mon propre d�partement.

Tout d'abord, je voudrais pr�senter mon patron.

Il n'est pas l� pour le moment...

...il est au si�ge des Nations Unies...

...o� sont arriv�s les d�l�gu�s...

...pour une r�union extraordinaire.

De la Commission mondiale sur les stup�fiants.

Vous trouverez ici les d�l�gu�s venant de tous les pays.

Voil�, il est au milieu.

Le commissaire Harry J. Anslinger.

La raison qui a r�uni tous ces gens importants...

...se r�sume en fait � cette simple fleur.

Cette chose innocente et belle, le pavot.

Pas celui que vous voyez habituellement.

Apr�s sa floraison il perd ses p�tales,

le calice est pr�t,

et si vous saignez ce calice,

Le liquide obtenu est trait� chimiquement...

...et le produit final est...

...l'opium.

Quel est le danger ?

En 1935, mon patron avait dit :

"Nous avions compris que les ennemis de la morale",

"utilisent l'opium comme une arme pour diviser le monde"

"en maintenant en esclavage ses citoyens. "

Voil� pourquoi les d�l�gu�s se r�unissent.

Pour signer un trait� et combattre dans l'unit�.

Il a fallu beaucoup de temps pour que la le�on soit apprise.

Et voil� l'histoire, et comment je l'ai apprise.

D'ailleurs, dans cette m�me ann�e, 1935...

...quand je repris le bureau � San Francisco.

C'�tait une journ�e normale,

et mon assistant, Harry Hard, m'a apport� un message de Anslinger.

Un cargo sans nom, ni signe distinctif...

...il avait essay� d'accoster sur les c�tes sud-am�ricaines,

Et il se dirigeait maintenant vers le nord.

Ce pouvait �tre un autre cargo japonais de stup�fiants.

Il avait �t� vu vers le P�rou,

Le Mexique,

et enfin la Californie.

Il aurait pu accoster pour faire le plein.

Je le communiquais aux garde-c�tes.

Ce fut un incident de routinier...

Que j'avais oubli� deux jours plus tard,

quand d�but�rent mes vacances,

d�di�es � mon passe-temps, mon jardin de roses.

Les garde-c�tes m'appel�rent.

Ils avaient vu un cargo, mais l'avaient perdu dans le brouillard.

Ce pourrait �tre le bateau de stup�fiants, que nous recherchions.

On le rechercha tout au long de la journ�e.

Il faisait nuit, et nous �tions sur le point de partir,

lorsque nous avons rep�r� un navire en mer.

Aucun nom ou distinctif.

Il s'�tait cach� dans une crique et maintenant il avait d�cid� de sortir.

On lui intima se s'arr�ter.

Il �tait � l'int�rieur de nos eaux territoriales.

S'il en sortait, il serait prot�g� par le droit international.

Il ne r�pondit pas � nos signaux, comme s'il ne nous avait pas vus,

, mais il nous avait bien vus.

Et sa r�ponse fut de mettre la pleine vitesse.

Nous ne p�mes l'arr�ter � temps.

Mais on le suivit comme pour l'aborder.

Il se trouvait loin de nos eaux territoriales.

Mais nous ne savions pas que cela a fonctionn�.

Si nous l'arr�tions ill�galement,

il ne pouvait courir le risque qu'on trouve quelque chose � bord.

Quand je donnais les jumelles capitaine, tout �tait fini.

Je lui dis ce que j'avais vu,

, mais nous avions plus d'autorit� en dehors des limites.

Je lui demandais de nous rapprocher pour observer de plus pr�s.

Un simple cargo et quelques officiers sur le pont.

Le capitaine avait donn� l'ordre de se d�barrasser de la cargaison chinoise.

Un visage que je n'oublierais jamais.

De l'eau surgit, la seule preuve dont je n'avais pas r�v�.

Et qui m'indiqua ce que je voulais savoir.

C'�tait le " Kira Maru " de Shanghai.

J'y suis all� le lendemain,

apr�s avoir inform� un Anslinger au sujet de ma destination.

Je d�cidais d'aller � la recherche du meurtrier de cette centaine d'hommes.

Et juste � l'aube du sixi�me jour,

Shanghai.

En 1935, une ville encore libre,

mais avec les troupes japonaises au Nord, qui se rapprochaient de plus en plus.

L'homme que je devais voir �tait le consul japonais.

Mais h�las, il ne connaissait aucun bateau de ce nom.

Vraiment d�sol�, bien s�r.

Mais il ne douta pas de mon histoire une minute.

Ils agiraient contre le capitaine du "Kira Maru" pour son action brutale.

En fait, une semaine plus tard, il fut jug�.

Bien s�r, il ne vint pas pour se d�fendre.

C'est comme s'il n'avait pas exist�,

mais on le jugea et le condamna.

Ce tribunal, apr�s avoir �tudi� toutes les preuves,

d�clare l'accus� coupable,

et lui inflige une peine de 30 jours de prison.

Trente jours ?

En Am�rique, c'est la peine impos�e pour conduite dangereuse.

Ce jugement s'accomplira lorsque vous arr�terez l'accus�.

Cependant, ce tribunal d�sire qu'il soit �tabli...

...qu'il n'y a aucune preuve de l'existence un navire japonais...

...nomm� "Kira Maru".

Cette nuit-l�, je d�cidais que la meilleure chose

que je pouvais faire �tait de rentrer � la maison,

et oublier l'affaire.

Excusez-moi, M. Barrows.

Nous nous sommes rencontr�s au tribunal aujourd'hui.

J'ai suivi votre histoire avec un grand int�r�t.

J'ai toujours pens� que le climat de l'Am�rique du Sud...

...�tait parfait pour la culture du pavot.

Il ne fait aucun doute que ces esclaves �taient pour cela.

C'est le probl�me de l'Am�rique du Sud.

Et pourtant, vous avez fait plus de 9000 km pour cela.

Parce que cela est arriv� dans ma cour de r�cr�ation.

Il y a longtemps, le pavot venait de ma cour, la Chine.

Et cela a �t� mis en sommeil.

Il semble que ce soit le tour de l'Am�rique du Sud.

Et puis, peut-�tre, celui de votre pays.

Merci pour l'avertissement.

Quand vous avez vu le "Kira Maru", vous avez pu compter cent esclaves ?

Peut-�tre 90 ou 110, c'est pareil.

Parfois, un homme compte avec ses tripes.

Et vous reconna�triez le capitaine ?

Certainement.

Il y a trois jours un capitaine japonais a �t� d�barqu� ici...

...ill�galement d'un bateau de p�che.

Pourquoi a-t-il accept� un emploi de conducteur de pousse-pousse ?

O� puis-je le trouver ?

Il peut �tre pr�f�rable d'en parler dans mon bureau.

Je suis l� les soirs.

Lum Chi Chow Marchand de tapis et curiosit�s.

M. Barrows ?

Entrez, commissaire.

Je voudrais vous faire entendre un enregistrement.

Je ne suis pas venu pour �a.

Mais il vous int�ressera.

Il a �t� enregistr� en �gypte.

Les derniers mots d'un homme en train de mourir.

Il dit qu'il a bris� ses cha�nes, a saut� du navire et a rejoint la c�te.

Quel �tait le nom du bateau ?

Pas un navire europ�en, il �tait japonais, le " Kira Maru".

Asseyez-vous donc, M. Barrows ?

Il dit qu'il y avait deux cents esclaves.

Le "Kira Maru" les amenait pour planter des pavots en �gypte.

Demandez -lui o� en �gypte.

Il ne sait pas, il ne fait que dire "Jean Hawks".

Qui est Jean Hawks ?

Il dit que c'est un signal, un code.

Peut-�tre un homme ou peut-�tre une femme.

Il sait o� �tait envoy� l'opium tir� des pavots ?

C'est la partie qui m'int�resse.

Les rumeurs disent � Shanghai, pour �tre raffin�.

O� � Shanghai ?

D�sol�, il ne peut plus parler, il est mort.

- D'o� est cette bande ? - Elle a �t� cr��e au Caire, en �gypte.

Il y a environ six mois.

Qui pose les questions ?

Hadley, commissaire britannique pour les stup�fiants en �gypte.

Ce mat�riel est officiel.

Comment avez-vous obtenu ?

"Vous �tes dans le bureau de Chow Chi Lum..."

"... le commissaire chinois des stup�fiants."

"Vous �tes arriv� en Chine un peu vite."

"Mais vous pourriez y rester et en tirer profit."

"Anslinger".

C'est arriv� pour vous cet apr�s-midi.

J'ai �crit � M. Anslinger pou lui dire que je voulais vous parler.

Enchant�, commissaire.

Excusez-moi, voici Joe, un homme de main tr�s efficace.

Merci, Joe, �a me fera du bien.

Cet esclave disait qu'ils avaient pris 200 hommes en �gypte...

...vous en avez compt� 100 sur la c�te am�ricaine...

...six mois plus tard.

Certaines pi�ces commencent � se rassembler.

Les 200 esclaves ont fait cette plantation en �gypte.

Mais pour la r�colte, une centaine est suffisante.

Pendant ce temps...

...les cent autres furent embarqu�s dans le "Kira Maru"...

...� destination de l'Am�rique du Sud.

Qu'est-ce que cela a � voir avec celui que vous deviez me faire rencontrer ?

Si ce conducteur de pousse-pousse est le capitaine de "Kira Maru"...

...il est le seul lien que nous avons entre l'�gypte...

...et la raffinerie d'opium � Shanghai.

Pourquoi laisser arriver l'opium ?

Pourquoi ne pas s'en emparer en �gypte avant la r�colte ?

Je craignais que vous me demandiez cela.

Britanniques et �gyptiens ont cherch� pendant trois mois,

Ils n'ont pas trouv� un seul pavot.

Et vous attendez que l'opium brut extrait des pavots...

...apparaissent ici � Shanghai. - Tr�s vite.

Les p�tales des fleurs tomberont demain.

Comment le savez-vous sans voir la plantation ?

Les pavots cultiv�s pour des produits m�dicinaux,

Sont r�colt�s � la m�me �poque.

Vous voyez, en �gypte.

la r�colte doit �tre effectu�e cinq jours apr�s la chute des p�tales,

Sinon elles s�chent.

Vous voyez que...

...l'opium arrivera ici dans cinq jours.

Un champ de pavots que personne ne peut trouver,

l'histoire d'un esclave mourant,

Vous pensez que je vais avaler �a ?

J'ai bien que 100 Chinois encha�n�s se sont noy�s.

Pr�s de la c�te am�ricaine.

D'accord, commissaire.

Supposons que je vois ce conducteur de pousse-pousse,

Et que je dise : "Oui, c'est lui".

Vous voudriez que je le laisse libre pour voir o� il nous m�ne.

Vous pr�f�reriez qu'on le livre � la justice imm�diatement,

et qu'on le mette � l'ombre.

Mais toute la bande sera avertie.

Que proposez-vous ?

Qu'avant que je vous le livre.

Vous acceptiez de suivre mes ordres.

Je suis d�sol�, commissaire.

Je ne travaille que les affaires auxquelles je crois.

Alors nous ne pourrons identifier cet homme.

Et comme nous le pensons tous les deux, ce serait dommage.

Excusez-moi, messieurs.

Puis-je vous sugg�rer un compromis ?

Pendant cinq jours, M. Barrows fera semblant de croire � l'affaire...

...et ob�ira aux ordres...

...apr�s les cinq jours ou l'affaire est boucl�e...

...ou il n'y a pas d'affaire.

Et alors Chi Lum dira,

"M. Barrows..."

"... le capitaine japonais est tout � vous maintenant."

Bien ! Joe a trouv� ce qu'il fallait dire.

Tr�s bien, messieurs.

Je ferais semblant de croire en l'affaire.

Par o� commen�ons-nous ?

Par Sokim Hong.

Les plus grands garages de pousse-pousse de l'Orient.

Appartenant � Nicholas Sokim.

Mais permettez-moi de vous dire certaines choses au sujet de M. Sokim.

Le lendemain matin, je me dirigeais vers le garage Shokin.

J'avais un nouveau nom, Tom Brent.

Et une nouvelle profession, vendeur de tapis.

Et mon seul engagement dans ce jeu �tait cinq jours de ma vie...

...aux ordres de Chi Lum.

Bonjour monsieur.

Bonjour.

Je cherche M. Sokim.

Je suis Nicholas Sokim.

Que puis-je faire pour vous ?

Avez-vous un conducteur japonais ici ?

Je ne crois pas. Peu de Japonais travaillent comme conducteurs.

Il a �t� embauch� il y a environ quatre jours.

Il est arriv� sur un bateau de p�che.

- C'est � dire ill�galement. - Exactement.

Malheureusement, c'est un excellent endroit pour se cacher.

Venez dans mon bureau, s'il vous pla�t.

- Cet homme �tait un p�cheur ? - Ou un capitaine de bateau.

Ce ne serait pas le capitaine du " Kira Maru "?

Un garage de pousse-pousse est comme les taxis dans votre pays,

nous apprenons des choses.

Et vous pourriez �tre M. Barrows. - Mon nom est Brent, Brent Tom.

Et avez-vous l'impression, M. Brent...

...que ce Japonais se cacherait ici avec mon consentement ?

- Je ne dis pas cela. - Ni non plus que vous m'avez reconnu.

- J'aurais d� ? - Si vous aviez fouill� les archives,

mais c'�tait peut-�tre avant vous.

Il y a dix ans...

...ce fut ma derni�re relation avec les narcotiques.

Depuis, je suis un homme sans reproche.

J'ai beaucoup d'autres entreprises en dehors de celle-ci.

Toutes rentables,

Et toutes l�gales.

Si votre homme est ici ou une simple trace de lui,

Cherchez vous-m�me.

Avez-vous vu un Japonais par l� ?

Je crois que non.

La plupart des conducteurs sont l�.

Entrez, monsieur.

Doucement, personne ne te fera de mal.

Shu Pan.

Vous voulez fermer cette porte, s'il vous pla�t ?

Si vous le voulez.

Maintenant, tu es � Shanghai.

Tout ira bien.

Je suis d�sol�e.

Nous sommes arriv�es hier soir du nord.

- Je cherche M. Shannon. - Qui ?

Le "Shannon Mondial Tour".

J'ai compris que l'on partait d'ici.

M. Grieg. Le "Shannon Mondial Tour"?

Ils sont venus louer des cyclo-pousses ?

La location est pour demain, monsieur.

Je comprends. Merci beaucoup.

Allez, Shu Pan.

- Je vais vous ouvrir la porte. - Inutile.

Il n'est pas l�.

M. Grieg.

Combien de conducteurs avons-nous dans les rues ?

- Environ 25, monsieur. - Y'a un Japonais ?

Non-monsieur.

Avons-nous embauch� un Japonais qui n'est plus ici ?

Vous savez que nous n'avons aucun fichier.

Mais il y a seulement quatre jours.

De taille moyenne, pas tr�s jeune et en bonne forme physique.

- Allons, M. Grieg. - Je ferai de mon mieux, monsieur.

- Je vous remercie beaucoup, M. Sokim. - De rien.

Je tiens � ma bonne r�putation, croyez-moi.

- O� logez-vous, M. Barrows ? - � l'H�tel National.

Et mon nom est Brent. Tom Brent.

- Bonne journ�e, M. Brent. - Bonne journ�e.

Rien d'autre � faire, mais revenir � mon h�tel et attendre,

Avec la seule compagnie des journaux am�ricains.

All� ?

Un homme a travaill� pour nous cette semaine.

Les conducteurs sont s�rs qu'il �tait Japonais.

Savez-vous o� il est ?

Pour ce que nous savons, il loge dans une chambre en ville.

Au 17 de Berry Alley.

Sous le nom de Sago.

Je crains que ce soit tout ce que je puis vous dire.

Je surveillais l'entr�e depuis une heure.

Le reconna�trai-je ?

Un visage que j'ai vu une fois, en basse lumi�re, et seulement quelques secondes.

Cela pourrait �tre mon homme.

Il a la m�me stature.

M. Shannon m'attend, de "Shannon Mondial Tour".

Quelle chambre ?

La 506.

Je pouvais presque jurer que c'�tait mon homme.

Y at-il un American Tour en ville ?

Eh bien, il y a le "New York Tour", et le "Shannon Mondial Tour".

Le Shannon, � quelle heure part-il ?

Tout est l�-dedans, monsieur.

Ils sont beaucoup ?

D'accord, nous allons voir.

Un...

...deux...

Quatre, six, huit. Tr�s bien.

Merci. - De rien monsieur.

M. Shannon en personne.

Une photographie tr�s utile.

Il peut appara�tre dans les fichiers de Chi Lum.

Et avant que je les oublie, je notais les noms de la liste.

� peine dix minutes plus tard, il redescendait.

Ce fut rapide.

Aucun doute M. Shannon et lui, �taient de m�che.

Je le suivis � nouveau jusqu'au 17 Berry Alley.

Cela me d�mangeait d'attraper cet assassin...

...mais il n'�tait pas encore en mon pouvoir.

Pas pendant quatre jours.

Chi Lum le surveillait...

...pour voir s'il nous conduirait � la bande de Jean Hawks.

Je devais l'informer sur ma premi�re piste, M. Shannon,

et ensuite rechercher ce Shannon dans ses archives.

Le r�pertoire des trafiquants de drogue.

Des archives de plusieurs ann�es,

avec des histoires de milliers d'hommes et de femmes d'affaires.

Une sorte de galerie internationale de voyous...

...compil�e par la collaboration mondiale.

Apr�s pr�s d'une heure de recherche et de comparaison,

Il �tait l�.

Son v�ritable nom est Shaye.

"Mondial Tour", une couverture pour la contrebande de drogue facilement.

Et certains de ces touristes devraient �tre impliqu�s dans cette affaire.

Ce que nous avions � faire �tait de les identifier.

Et ce fut mon travail le lendemain.

J'approchais le groupe de Shannon afin de m�moriser ces huit visages.

- Bonjour, monsieur Sokim. - Bonjour, monsieur Brent.

Je vous remercie pour hier, cela m'a beaucoup aid�.

J'esp�re que vous avez trouv� le Japonais.

Non, il n'�tait pas l�.

- Je suis d�sol�. - Vous avez fait ce que vous pouviez.

Je pense rentrer � la maison demain.

Et comme c'est dernier jour, je visiterai Shanghai.

Je vais demander � M. Grieg pour vous guider.

La blonde est beaucoup plus attractive que M. Grieg, ne pensez-vous pas ?

Je comprends maintenant.

Sokim.

- Je suis Shannon. - Enchant�.

Mon groupe est pr�t.

Leurs pousse-pousse reviennent vers 17h.

M. Shannon, mon nom est Brent, Brent Tom.

Je suis dans le commerce des tapis orientaux.

J'ai la journ�e de disponible, pourrais-je vous accompagner ?

C'est une visite priv�e.

M. Brent est un bon ami � moi.

Je vous serais reconnaissant de l'accepter.

Tr�s bien. Je vais embaucher un autre pousse-pousse.

Merci beaucoup.

J'ai rencontr� cet homme il y a dix ans.

C'�tait un trafiquant de drogue, son vrai nom est Shaye.

Vraiment ?

Je me souviens, un homme difficile � approcher.

Tr�s impulsif, et dangereux.

Merci, Sokim. C'est ma journ�e.

Je m'attendais � une journ�e de travail agr�able.

Une visite � Shanghai et discuter avec des compagnons de voyage.

C'est Edward Clark, Ohio. N�gociant en meubles.

Anna Harrison, professeur � Fall River, au Massachusetts.

Harry Webber, Allentown, Pennsylvanie.

Et Mme Webber.

C'est Mme Mary Pain, biblioth�caire dans le Kansas.

J. Martin, concessionnaire automobile, Pittsburg.

Herber Ribbons � la retraite � Alby, Caroline du Nord.

Et Louis-Laurent, Boston. Un propri�taire de restaurant.

C'�taient les huit.

Des visages � comparer dans le registre.

Chez Ted, Willow Pattren, une premi�re halte pour se rafra�chir,

Et l'occasion de parler � ceux que j'avais vus

hier, qui ne figuraient pas sur la liste,

, mais qui faisaient la visite.

Il y a beaucoup de monde ?

N'est-ce pas une rose chinensis ?

J'adore les roses.

Mon nom est Tom Brent, n�gociant en tapis.

Bonjour.

Elle semble bien aujourd'hui, que lui est-il arriv� hier ?

- Shu Pan parle notre langue. - D�sol�, je ne savais pas.

�a n'a pas d'importance.

En fait, nous pensons qu'il est bon d'en parler.

Les Japonais ont pris d'assaut le village de Pan Shu...

...et sa famille a �t� transport�e dans des camions.

Voir tous ces gens hier l'a beaucoup effray�e.

Oh, je comprends. Shu Pan.

C'est un tr�s joli nom.

Je crois que je vais t'appeler simplement princesse.

Je n'ai pas saisi votre nom.

Je m'appelle Ann Grant.

C'est Ann Grant.

Enchant�, Mlle Grant.

Mme Grant.

Mme Grant.

C'est une agr�able visite n'est-ce pas, Mme Grant ?

- Tu vas aux �tats-Unis princesse ? - Oui, dans ma nouvelle maison.

- Dans quelle ville ? - � San Francisco.

Mais quelle co�ncidence ! Je suis de l�-bas.

Vous y �tes d�j� all�e, Mme Grant ? - Oui bien s�r.

Je pense que vous avez beaucoup de chance d'aller � San Francisco.

La Mme Grant ne va pas � San Francisco.

- Et vous allez seule aux �tats-Unis ? - Pas seule.

Avec la visite de M. Shannon et tous ces gens sympathiques.

- Et vous resterez en Chine ? - Oui, c'est �a.

Oui, je reste.

Tu viens, Shu Pan ?

Le passage oblig� aux toilettes.

Int�ressante et quelque peu myst�rieuse, cette Mme Grant.

Pourquoi resterait-elle en Chine ?

Je voulais en savoir plus � ce sujet.

Il me fut facile d'�changer avec la jeune fille chinoise...

...et de parler de sa nouvelle maison � San Francisco.

Je notais tous les points dignes d'int�r�t de la visite,

Tous les lieux visit�s.

Fermez les yeux un instant avant d'entrer.

Le temple est tr�s sombre.

En entrant, mais je ne me souviens que beaucoup plus tard,

Je fermais mon carnet et le mettais dans la poche droite.

Tout ce temps, je ne pensais qu'� Mme Grant.

Il me semblait difficile de croire que cette si jolie fille...

...fut m�l�e dans � un trafic de stup�fiants.

Pourtant, ce fut une exp�rience tr�s agr�able dans l'obscurit�.

, Mais quand je sortis, je ne sais comment...

...mon carnet n'�tait plus dans ma poche droite.

Il ne me manquait pas alors.

Ni jusqu'� ce que Shannon annon�a la fin de la visite,

et que touristes rejoignirent leur l'h�tel.

Il me parut �trange que la roue de mon pousse-pousse se casse,

et que Shannon m'accompagne pour me montrer le chemin de l'h�tel.

Au fait, vous avez perdu quelque chose cet apr�s-midi.

Il est � vous, non ? - Oui merci.

Vous m'aviez dit que vous �tiez dans quoi ?

Tapis, tapis orientaux.

Curieux.

J'aurais pens� que vous travailliez pour le recensement ?

Je ne vois pas.

Peut-�tre � cause de tous ces noms dans votre carnet.

Que voulez-vous � tous ces noms ? Parlez, qui �tes-vous ?

Avant que ce ne soit difficile, M. Saye, �coutez.

Vous risquez de replonger pour cinq ans, � moins parler.

� propos de quoi ?

Du "Kira Maru".

C'est un restaurant Chop Suey ?

Non.

- Un navire d'esclaves. - Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Mais je sais qui vous �tes.

Et je ne vais pas vous laisser me boucler cinq ans.

Vous voyez,

quand Shannon vous a drogu�,

Nous avons drogu� Shannon.

Comme vous avez r�sist�,

la loi pourrait appeler cela un meurtre,

sauf qu'il �tait sur le point de vous assassiner.

M. Sokim a essay� de vous alerter sur M. Shannon.

Shannon portait cette ceinture.

- De l'opium brut, n'est-ce pas, monsieur ? - Oui.

Vous saviez qu'il l'avait sur lui ?

Qu'apr�s sa mort, mais nous savions qu'il l'avait.

Pourquoi ?

Il a appel� M. Sokim pour le raffiner avant le d�part du Tour.

Qu'est-il arriv� ?

M. Sokim a dit qu'il n'�tait plus dans le trafic.

- Et puis quoi ? - Shannon ne l'a pas cru.

Il a dit M. Sokim avait peur, cette cargaison �tait en s�curit�,

arrivant d'un navire japonais.

Quel navire ?

Il ne l'a pas dit.

Est-ce qu'il a dit d'o� il venait ?

Du Proche-Orient.

D'�gypte ?

Oui, il a mentionn� l'�gypte.

Est-ce qu'il a dit o� en �gypte ?

Non, monsieur, seulement l'�gypte.

Grieg avait une voiture qui l'attendait.

Je lui ai demand� de me raccompagner vers mes amis,

Au 25 Peacook Lane.

Si vous vous sentez mieux,

je vous laisse ici, M. Barrows.

D'accord, Grieg, je vous remercie.

Qu'est-ce qui se passe ? Levez-vous.

�a suffit !

C'�tait la fin d'une visite int�ressante, Lum.

Debout, Grieg, je veux vous parler.

Aidez-le, Joe.

�coutez...

J'�tais avec Shannon cet apr�s-midi, il m'a drogu�.

Je me suis r�veill� plusieurs kilom�tres plus loin.

Shannon �tait l� aussi, mais il �tait mort.

M. Grieg, sous les ordres de M. Sokim, m'a sauv� la vie.

Mais M. Sokim a fait plus. Il a essay� de r�gler l'affaire pour nous.

M. Grieg dit qu'il a trouv� cela sur Shannon.

De l'opium du "Kira Maru" venant de l'�gypte.

C'est ce que vous avez dit, Grieg ?

C'est ce que Shannon a dit.

Mais vous l'avez entendu dire ?

C'est s�r ? - Oui.

Vous mentez.

Cet opium ne peut pas venir d'�gypte.

Parce que la r�colte ne se fait pas avant la chute des fleurs,

et elles sont tomb�es aujourd'hui.

L'opium que nous cherchons est encore en �gypte.

Shannon l'a re�u du capitaine japonais.

Le capitaine japonais ne lui a rien donn�.

Shannon �tait un simple op�rateur.

Shannon a dit au capitaine de me prendre � l'h�tel ce soir-l�.

Je l'ai l'entendu dire, " la chambre de M. Shannon ".

Il a mont� l'escalier, fait demi-tour et est redescendu.

Une fa�on de m'�garer et de faire suspecter Shannon.

Et puis, M. Sokim m'a pr�par� un peu de drogue,

qui pourrait appartenir � Shannon ou � quelqu'un d'autre.

Mais jamais de la " Kira Maru ".

Parfait.

Sauf pour un petit d�tail, M. Grieg.

Les p�tales des pavots ont besoin de temps pour tomber.

Et vous savez o� est raffin� l'opium que vous cherchez, Lum ?

Dans le garage de cyclo-pousses de Sokim, qui attend l'opium d'�gypte.

Une d�duction �tonnante, commissaire.

Sur la base d'un champ de pavot qui n'existe pas.

En une heure, nous �tions pr�ts � inspecter le garage de Sokim.

Mais il fallait �loigner M. Sokim.

Sokim.

C'est Brent.

Je vous appelle pour vous dire que je suis plut�t mal.

Mais pour votre homme, Grieg, est bien pire.

Je l'ai laiss� avec ses amis au 25 Peacook Lane.

Je pense que vous devriez y aller le plus t�t possible.

Imm�diatement.

Il y va de suite.

- Vous venez avec nous, M. Barrows ? - Oui, capitaine.

Vous pourriez me laisser m'occuper de Shannon.

Il faut que je ram�ne tous ces touristes.

Ceux qui vous ont attaqu� �taient peut-�tre certains d'entre eux.

Sauf Grant, la jeune fille blonde.

Je ne pense pas qu'elle a un lien avec Shannon.

Pourquoi pas ?

Parce que la visite �tait termin�e et elle est rest�e.

Cela indique qu'elle n'a aucun lien avec Shannon.

Mais elle aurait pu en avoir avec Sokim.

O� avez-vous vu la premi�re fois ?

Pas dans l'h�tel, ni avec les touristes.

Mais chez Sokim.

Peut-�tre que par des ordres de Sokim elle a rejoint la visite.

Il suffit de savoir ce qui vous est arriv� hier soir.

Apr�s cela, votre travail est de rester � Shanghai...

...et attendre que la drogue en provenance d'�gypte.

Pouvez-vous croire tout cela, commissaire ?

Peut-�tre que non.

Soit dit en passant...

...vous avez dit que votre carnet avait �t� vol� au temple.

La fille Grant �tait avec vous ?

Oui.

Et vous avez �crit pour l'enfant sur votre carnet avant d'entrer.

La dame blonde a d� voir.

C'est juste une possibilit�.

Joe, quand M. Sokim arrivera,

Vous saurez comment le distraire.

Lum.

Si Mme Grant est si impliqu�e, vous n'en tirerez rien.

Je crois que je pourrai savoir pourquoi elle reste � Shanghai.

Gr�ce � la gamine, elle me fait confiance.

Que proposez-vous ?

Faites venir Mme Grant, mais pas la gamine.

Et au lieu d'aller avec vous, je vais avoir une conversation avec la gamine.

- Tr�s bien, capitaine. - D'accord.

H�tel National.

Bonjour princesse. Mme Grant est l� ?

Elle est sortie.

Elle �tait tr�s en col�re de ne pas pouvoir m'envoyer en Am�rique.

Oui je le sais d�j�.

Mais je pense que je peux t'aider d'une autre mani�re.

Asseyez-vous donc, M. Sokim ?

- Vous connaissez depuis longtemps ? - Un an seulement.

Juste un an ?

- Dans ta maison ? - Oui, elle �tait ma gouvernante.

Maintenant, je comprends pourquoi tu y tiens tant.

Comme tout le monde.

Que veux-tu dire, princesse ?

Je veux dire que quand les bombes sont tomb�es...

...et tant de gens sont morts...

...beaucoup d'enfants ont �t� laiss�s sans parents ni maison.

Bon bon...

Ne pensons plus � cela.

Que lis-tu ?

"Le commencement de l'�tre humain." - Ce que nous appelons le Nouvel An.

Il faut y penser d�s maintenant.

� San Francisco le Nouvel An chinois est une grande f�te.

Il y a des danses avec le dragon aussi ?

Bien s�r.

Mais votre dragon n'est pas f�roce.

- Tu crois �a ? - Je suppose que non.

- Je peux te dire que si. - F�roce comment ?

- Eh bien, il est... - Montrez-moi.

J'ai besoin de quelque chose pour faire le dragon.

Vous pouvez prendre ceci.

Oui.

Je pense que oui.

Nous n'avons pas quelques pi�ces de monnaie envelopp�es dans du papier de couleur...

...et des cadeaux pour les c�libataires ?

Tu en auras, mais pas Mme Grant parce qu'elle est mari�e.

Il y a un monsieur Grant, non ?

Il est mort � Yen Pen.

Je suis d�sol�.

Je suppose que M. Grant �tait enseignant,

ou missionnaire, peut-�tre ?

- Non, ing�nieur. - Ing�nieur ?

Il travaillait � Pen Yen.

- Et ils se sont rencontr�s. - Non, ils se sont mari�s en Am�rique.

Bien.

Tes pi�ces...

...et bonne ann�e. - Bonne ann�e.

Bonne ann�e. Allons-y.

Vous le faites bien.

Bonne ann�e.

- C'�tait le dragon de San Francisco. - Vraiment ?

Shu Pan, tu peux sortir pour chercher la femme de m�nage ?

Oui, bien s�r.

Que faites-vous ici ?

Le commissaire ne vous a pas appel�e � propos de Shannon ?

Oui, et je suis all�e l�-bas.

Ils voulaient que je ram�ne mes papiers.

Moi aussi il m'a appel�.

Mais ils ne m'ont pas retenu parce que je faisais une visite.

Il vont nous garder tous les deux pour un interrogatoire.

Vraiment ?

Je m'en moque.

Mais si on retient Shu Pan au commissariat,

et qu'on l'oblige � rester � Shanghai.

J'ai une certaine influence l�-bas.

Je vais voir ce que je peux faire.

Je ne sais pas comment vous remercier, monsieur Brent.

Hier, j'ai �t� un peu dure.

Bon...

...supposons que j'arrive � vous lib�rer toutes les deux.

Que diriez-vous de deux billets ? Un pour vous.

Vous �tes tr�s gentil, mais je ne vais pas en Am�rique.

Seulement pour accompagner la gamine.

Ensuite, vous retourneriez naturellement dans votre pays.

L'Am�rique est mon pays.

Je me suis mari�e en Am�rique, j'y ai v�cu de nombreuses ann�es.

Et si l'Am�rique est votre pays, pourquoi ne pas vouloir y retourner ?

Vous �tes partie longtemps.

Ce n'est pas dans mes projets.

Ce n'est pas une question d'argent, j'imagine.

Vous voulez juste rester en Chine.

C'est cela.

Vous devez avoir des raisons,

Et elles doivent �tre importantes.

Vous continuez � prendre ce ton �trange, M. Brent.

D�sol�.

Je vais voir ce que je peux faire pour laisser partir Shu Pan.

Je suis vraiment d�sol�.

Et je vous suis tr�s reconnaissante.

Peut-�tre... pourrions-nous nous voir apr�s le d�part Pan Shu,

Si vous �tes encore � Shanghai.

Peut-�tre dans une semaine.

- J'ai beaucoup de courses � faire. - J'adore faire les magasins.

�coutez, je dois y retourner.

- Vous allez acheter des v�tements ? - Oui, des v�tements,

Des outils et des semences,

et toutes les conserves que je trouverai � Shanghai.

Pour redevenir gouvernante � Yen Pen.

Les enfants de ce pays ont droit � un avenir.

Vous �tes trop jeune et belle pour vous enfermer � Pen Yen.

Que vous a racont� Shu Pan ?

Quelque chose au sujet de mon mari ?

Oui, je pense qu'elle en a parl�.

Il a �t� tu� par des bombes nipponnes alors qu'il travaillait pour la Chine.

Je dois rester et terminer son travail du mieux que je pourrai.

Que pouvez-vous enseigner � ces enfants sur leur l'avenir...

...alors que vous manquez de courage pour vous en b�tir un ?

Il faut du courage pour recommencer � vivre.

Pourquoi ne pas renter et parler de la Chine aux Am�ricains,

Et les alerter sur les millions de Shu Pan ?

C'est tout ?

Il peut y avoir quelque chose dont vous ne voulez pas parler.

Qu'est-ce qui vous fait penser cela ?

Parce que si Shu Pan signifie pour vous ce que vous avez dit...

Justement non.

D�s que...

Shu Pan.

Je ne voulais pas dire �a, ch�rie.

Bien s�r que non, princesse.

Oui ?

Il est important que vous veniez au garage Sokim, M. Brent.

En supposant que vous avez termin�.

Je viens tout de suite.

Ce sont les gens qui vous ont convoqu�e.

Je vais essayer d'obtenir un arrangement.

Tout ira bien, princesse.

Entrez, jetez un coup d'�il M. Barrows.

L'�quipement de raffinage M. Sokim.

All� ?

Un moment.

Bonjour, messieurs. Puis-je vous accompagner ?

Non merci.

Vous perdrez quelque chose.

Je les ai pr�par�s sp�cialement.

De quoi parlez-vous, M. Sokim ?

Tr�s intelligent, M. Barrows.

Les p�tales de pavots.

Ce petit d�tail m'avait �chapp�.

Mais vous le saviez.

Ainsi que l'endroit de la plantation en �gypte.

Oui.

Mais pas M. Grieg.

Ni le capitaine du " Kira Maru ".

Messieurs...

...votre affaire se termine ici.

- N'en soyez pas si s�r. - Oui, j'en suis...

J'en suis certain.

Appelez un docteur.

Trop tard, commissaire.

J'en ai suffisamment mang�.

L'Am�ricain semble confus.

Expliquez-lui ce qui est arriv�.

Il y avait des �pines de bambou dans mon plat.

Oh mon Dieu !

La fin.

O� se trouve la plantation ?

Pourquoi avez-vous fait �a ?

� cause de Jean Hawks ?

Qui est Jean Hawks ?

Ne soyez pas stupides.

Nous n'aurions pas d� aller au garage Sokim.

Nous aurions d� attendre l'arriv�e de la cargaison.

Je crains que nous devions agir.

Avec Grieg d�couvert.

Nous n'avions aucune autre piste.

C'est vrai.

Si nous l'avions retenu ou laiss� filer,

Sokim l'aurait su tout de suite.

Je pense que je me suis tromp� � ce sujet.

� votre �ge, j'ai fait des erreurs, commissaire.

Mort avec des �pines de bambou...

Une m�thode cruelle, ne pensez-vous pas ?

L'acte d'un fanatique.

Un fanatique qui a �galement eu peur.

Peur de quoi ? Au point de se suicider ?

Eh bien, que savons-nous de plus ?

Au d�partement des stup�fiants nous savons que depuis des ann�es,

Il y a un trafic de drogue en Chine.

Organis� et financ� par le gouvernement japonais.

Quand j'�tais en Mandchourie en 1931,

j'ai vu de telles organisations distribuant la drogue aux gens.

Pourquoi ?

Parce que la drogue enl�ve la volont� de r�sister,

et la conqu�te est beaucoup plus facile.

Excellente strat�gie militaire, non ?

Les gens de ces organisations...

...n'�taient pas seulement japonais, bien s�r.

Non.

C'�tait des gens de toutes les nationalit�s.

Des vrais fanatiques qui croient � la conqu�te.

Et d�g�n�r�s,

qui faisaient ce sale boulot pour le Haut Commandement japonais.

C'est Jean Hawks, commissaire.

Ceci explique la mort de Sokim.

Le prix de l'�chec.

Une organisation avec des ramifications dans le monde entier,

et collaborateurs, m�me en �gypte.

Ce qui explique que les plantations soient si bien cach�es,

et qu'une centaine de Chinois soient arriv�s de l'autre c�t� de l'Atlantique.

Cela a du sens, Lum.

Et, nous savons aussi ceci,

le suicide de Sokim les a mis en garde,

ils vont changer leurs plans.

Ces stup�fiants ne seront pas raffin�s ici.

Il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire maintenant.

Sauf si on trouve une piste sur la plantation d'�gypte.

J'envoie des fichiers de Sokim au Caire imm�diatement.

Le commissaire de l�-bas pourrait trouver quelque chose...

...qui correspond aux donn�es que nous avons d�j�.

- Une petite chance. - Vont-ils arriver � temps ?

Les p�tales des pavots sont tomb�s hier.

S'ils leur faut cinq jours pour la r�colte,

cela nous laisse trois jours � partir d'aujourd'hui.

Les documents peuvent arriver au Caire en deux jours.

Par un avion de l'Air Force.

Ce qui nous laisserait qu'un jour.

Pas beaucoup de temps, hein ?

Quelqu'un d'ici devrait les apporter avec lui,

quelqu'un qui aurait de l'exp�rience ou la mienne dans ce dossier.

Mais, c'est un voyage trop fatigant pour moi, je le crains.

J'esp�re que vous allez y aller, commissaire.

Je ne peux pas y aller, Lum.

Mon devoir �tait de terminer le travail, et il est termin�.

Je ne peux pas prendre sur moi d'aller en �gypte.

Il n'y a aucune chance. - D�sol�.

Moi aussi.

� vrai dire, je devrais planifier mon voyage de retour.

Je vais � l'h�tel pour voir ce que je peux faire.

Avant de partir...

Je vais vous envoyer un rapport de mon entretien avec Mme Grant.

Je l'appr�cie.

Bonjour.

J'ai votre rapport, Lum. - Je vous remercie.

Vous avez pu vous arranger, je vois.

Oui, j'ai fait des r�servations sur un vol pour ce soir.

Entrez.

Vous pouvez le lire en attendant.

Oh je suis d�sol�e.

Il n'y a pas de mal.

M. Lum Chi, Joe, Mme Grant.

Enchant�, Mme Grant.

Enchant�e.

J'ai eu quelque chose d'important � vous dire.

- Nous y allons. - �a prendra juste une minute.

J'ai chang� d'avis, M. Brent.

Je pars aux �tats-Unis avec Shu Pan.

Mais avant de faire des r�servations,

avez-vous pu obtenir que nous partions toutes les deux ?

Je ferai de mon mieux.

Je vous le dirai dans une heure.

Merci beaucoup.

Au revoir.

Elle reste sans aucun doute en Chine.

Nous avons convenu qu'apr�s la mort de Sokim...

...ils devaient changer leurs plans.

� moins que ce que je lui ai dit dit ce matin ait fait la diff�rence.

Tout est dans mon rapport.

Certains d�tails de votre rapport ne concordent pas, commissaire.

J'ai un passeport que Mme Grant a remis � la police.

Un passeport am�ricain.

Oui, elle �tait mari�e � un Am�ricain.

Vous le trouverez dans le rapport. - Mais peut-�tre pas ceci.

Elle n'est pas venue ici directement d'Am�rique.

Avant la Chine, elle a s�journ� un an et demi en �gypte.

Visa et dates ne laissent aucun doute.

Nous devons v�rifier imm�diatement ce qu'elle faisait en �gypte.

J'ai envoy� un c�ble au Caire, il y a une heure.

Si elle veut partir, pourquoi pas ?

Si elle est impliqu�e dans cela, laissons-la partir et suivons-la.

On peut la surveiller jusqu'� San Francisco.

Je suis d'accord.

Bien qu'enqu�ter sur son s�jour en �gypte soit important.

Et quelqu'un qui la conna�t d�j� pourrait �tre d'une grande aide.

Lum, comme je vous ai dit.

Mon voyage en �gypte doit �tre approuv� par mon chef.

Commissaire, il est dispos� � ce que vous y alliez.

M. Anslinger et moi avons �t� en communication.

Les documents de Sokim.

Et je pensais que vous auriez besoin de cela contre le soleil d'�gypte.

Chaque fois plus loin de mon jardin de roses � San Francisco.

Cela me fera du bien selon Anslinger,

c'est ce qu'il m'�crivit dans une lettre.

Si vous faites r�f�rence � ce qui est bon pour ma formation, cela m'�c�ure.

Je lui souhaite la m�me chose.

Amiti�s.

Et au dernier jour de la collecte de ces pavots,

si nos calculs �taient exacts,

Nous voici au Caire.

O� je fus re�u par le commissaire �gyptien Omar Hassan,

et par le commissaire britannique, Lionel Haldy.

et ce que je leur apportais ma petite exp�rience...

...et beaucoup de lecture.

Cette caisse pleine des documents Sokim.

De l'a�roport, nous all�mes au quartier G�n�ral du Caire.

Pas m�me une trace de plantation.

Et il ne restait que quelques heures ce dernier jour.

Les experts se mirent � examiner les documents de Sokim.

Haldy me dit que la seule chose dont ils �taient s�rs...

...c'�tait la direction de la cargaison pour quitter l'�gypte.

Vous voyez cette zone d'ombre ?

Nous l'appelons la zone S.

Cela signifie, zone suspecte.

Selon nous, soit c'est ici, soit nous la trouverons jamais.

Car c'est � cet endroit que par le pass�...

...nous avons d�barqu�.

Le reste des esclaves a d� �tre d�barqu� ici de nuit.

O� ont-ils pu d�barquer sans �tre vus ?

Non loin d'un point dans cette zone...

Aussi le chemin le plus logique pour embarquer de la drogue,

serait le canal de Suez,

et le croisement le plus proche du canal est ici.

Vous esp�rez que cela se fera sur la c�te de Suez.

Exactement.

Rien durant ces quatre jours ?

Nous avons rien vu.

Malheureusement, nous avons encore � apprendre quelques trucs.

Et votre seul espoir est de saisir la marchandise ce soir.

�tant donn� que nous n'avons pas r�ussi au cours des quatre derniers jours.

J'ai le rapport sur Ann Grant, monsieur.

Elle et son mari J�r�me Grant...

...sont arriv�s � Alexandrie le 20 septembre 1933.

Ils sont rest�s � l'H�tel Windsor quatre semaines...

...et ils ont rejoint Le Caire le 15 octobre.

Ils �taient � l'h�tel Saplan huit semaines et ont fait une visite.

On ne sait rien d'eux en 10 mois et ils n'ont laiss� aucune adresse.

Ils �taient introuvables.

Commissaire.

Le professeur Salim veut vous montrer quelque chose.

Ce sont des lettres d'un certain William Adams.

Elles n'ont pas d'adresse.

�a parle d'un envoi de certains produits pour le compte de Sokim entreprise.

- Quoi d'�tonnant. - L'�criture.

Oui, on dirait de l'arabe.

Moi, �a me semble de l'anglais.

L'homme qui a �crit a essay� de le faire d'abord en arabe.

Je sais parce que �a m'est arriv� aussi.

Nous avons examin� le papier.

Fabriqu� en France.

Dans ce cas, ce M. Adams n'a pu l'�crire d'�gypte.

Ici, on ne vend pas de papier fabriqu� en France.

�a se vend dans les protectorats fran�ais.

En Syrie et au Liban.

M. Adams pourrait �tre un riche Libanais.

- Bahu. - Oui monsieur ?

Apportez les films sur le territoire libanais.

Oui monsieur.

Vous voyez, Barrows ?

Vos documents ont �t� tr�s utiles.

Je croyais que les plantations �taient en �gypte.

Elles le sont.

- Que vient faire le Liban alors ? - Les Libanais.

Nous avons des centaines de Libanais r�sidant en �gypte.

Surtout dans la zone S.

Voici le territoire Ali Yusuf.

� 18 kilom�tres au nord-ouest.

Quatre hectares de roses pour la parfumerie.

Quelle esp�ce de rose ?

La Rosa Santa, probablement.

- C'est celle que cultivent les moines. - Vous cultivez les roses, Barrows ?

Bien s�r que oui.

Et j'aimerais ramener une de ces roses chez moi.

Le territoire de Souleymane Jaffa Pacha.

Que du ma�s.

Trente kilom�tres au sud de la piste d'atterrissage.

Vous pensez que c'est du ma�s, Barrows ?

Oui, �a c'en est.

Territoire de Yufig Amar Pacha.

La culture du coton, principalement.

Nous sommes sur les hautes plaines, Barrows.

Comment l'eau arrive-t-elle jusque l�-haut ?

Directement du Nil.

Des pompes la montent jusque l�-haut.

Une �uvre d'ing�nierie.

Et comment faisaient-ils auparavant ?

L'eau �tait port�e par des esclaves.

Territoire Binda Sha...

...� la limite nord du plateau.

Douze hectares de roses pour les parfums.

De l'irrigation artificielle de nouveau.

Oui, un ing�nieur a r�alis� des choses tr�s modernes il y deux ans.

Territoire Hasan Ali.

Huit hectares de coton.

Amar...

...vous ne me souvenez pas du nom de cet ing�nieur.

Quel ing�nieur ?

Qui a fait le travail pour Binda Sha.

Non.

Ce n'�tait pas un Am�ricain, non ?

Je n'en ai aucune id�e.

Bien. C'est tout.

J'ai revu ce que vous vous attendiez � voir.

Je l'ai vu une douzaine de fois.

Asseyez-vous, Barrows.

Peut-�tre que nous avons besoin d'un verre.

Bonne id�e, Lionel.

� quelle distance de trouve le domaine de Binda Sha ?

Environ trois heures de route, pourquoi ?

J'aimerais louer une voiture et aller chercher une de ces roses.

On ne vous laissera pas entrer.

C'est contre la loi musulmane d'entrer l�-bas.

Nous n'avons pu que filmer par avion.

Et si je monte l'une des falaises ?

�tes-vous s�rieux ?

Pourquoi pas ?

Si vous ne vous cassez pas le cou en montant, on vous le cassera en haut.

Il fera sombre quand je monterai.

Trois heures de route pour atteindre les falaises de Binda Sha,

et rien ne pouvait dissuader Amar et Hadly de grimper avec moi.

Ils savaient que je voulais quelque chose de plus qu'une rose,

et c'�taient les derni�res minutes du dernier jour,

et ils �taient pr�ts � suivre mon pressentiment.

Le pressentiment sur les travaux d'ing�nierie.

Peut-�tre fait par un homme nomm� Grant.

Ce sont de vraies roses.

Allons-y !

Entrons ici.

Une salle de jeux pour des enfants.

Les jouets semblent am�ricains,

ou europ�ens.

Qu'est-ce qu'ils font ici ?

Une gouvernante a pu les utiliser.

Y'a-t-il eu une gouvernante �trang�re ?

Beaucoup en ont une.

Ann Grant �tait gouvernante � Pen Yen.

Un autre pressentiment.

Une co�ncidence de plus.

Retournons � la falaise.

O� est Barrows ?

Je devais v�rifier comment ils irriguaient le sol.

Mon pressentiment se renfor�ait,

et soudain, la plus incroyable des r�ponses.

Une tige enterr�e depuis peu.

Mais pas une tige de rose...

...mais une tige bien sp�ciale,

Avec un calice sur le dessus,

cultiv�e sous les roses, invisible par avion.

Une tige de pavot � opium.

Des racines de pavots,

qui poussent sous les roses.

Maintenant, nous savons o� ils cultivent, mais comment sortent-elles d'ici ?

Peut-�tre cach�es entre le coton et les p�tales de rose.

Difficile de les localiser, o� chercher ?

Et si le reste de la r�colte �tait encore l�-haut ?

Pendant que vous irez au canal, moi je retourne voir.

Je vous accompagne.

Je serai au croisement du canal de Suez dans une demi-heure.

Je vais envoyer quelques hommes pour vous prot�ger.

On vous attendra sur la plage. - Bonne id�e.

- Prenez ceci. - Et vous cela.

Bonne chance. Faites attention.

Nous sommes revenus sur le territoire de Binda Sha.

Il a fallu plus d'une heure.

Pr�s d'une ferme, les restes de braises d'un feu...

...dans lequel il semblait avoir des feuilles et des branches br�l�es.

En fait, c'�tait le feu qui avait br�l� les preuves.

Les tiges de pavot de la r�colte.

Enfin la ferme nous a r�v�l� son secret.

Tout ce qui restait des 200 esclaves amen�s en �gypte...

...six mois auparavant sur le "Kira Maru".

Je ne sais pas s'ils �taient plus chanceux que ceux qui s'�taient noy�s.

Voici les mains qui avaient fait la r�colte.

On pouvait le voir avec la tache sur l'index.

Voici comment la r�colte se fait.

Avec ces petits couteaux, ils font une entaille dans le calice,

qui laisse une substance gluante qui adh�re � l'index.

Ensuite, gratt�e et d�pos�e dans ces petites tasses.

Apr�s on y verse de l'eau bouillante sur les feuilles et les brindilles...

...qui remontent � la surface et peuvent �tre retir�es.

Ce feu a �t� �teint il y a environ deux heures.

Le liquide ambre refroidissait et formait une substance dure...

...qui est �cras�e plus tard avec ces outils...

...en millions de minuscules morceaux.

Je crains que la marchandise se soit envol�e, Hadly.

Je pense que vous avez raison, Barrows.

Cela suinte.

Ils ont fait un voyage ce soir.

Pensez-vous qu'ils ont transport� de la marchandise ?

Peut-�tre.

Mais ils ne sont pas all�s vers le canal de Suez.

Peut-�tre passent-ils des voitures ou des chameaux.

Que faites-vous ici, messieurs ?

Binda Sha ?

Oui, "lewal".

Nous apprenons � recueillir le pavot pour l'opium.

Ici, il n'y a que des roses,

Et leurs p�tales pour les parfums.

Ne saviez-vous pas que sous vos roses poussaient des pavots ?

Vous en �tes s�r ?

Venez voir...

Qu'est-ce que c'est ?

Une tige de pavot,

Et vous pouvez la garder.

Car l'opium de ces pavots est parti il y a une heure.

Vers le canal de Suez, n'est-ce pas ?

Et apr�s le canal de Suez, o� va-t-il ?

Vos hommes ne vous sauveront pas.

Votre domaine est encercl� par nos hommes.

Vous mentez, "lewal".

Donnez-moi la lampe.

Vous feriez mieux nous dire o� vont les stup�fiants.

J'ai compl�tement oubli�.

Vous devrez venir avec nous.

Dites � vos hommes de d�poser leurs armes.

Vous serez traduit en justice.

Un second fanatique comme Sokim,

payant de sa vie son �chec,

et emportant avec lui toutes ses informations.

Hadly et moi sommes all�s au canal de Suez, o� devait arriver la drogue.

Amar surveillait attentivement et en silence.

L'id�e n'�tait de ne pas saisir l'opium, mais de le suivre.

La premi�re chose, j'ai envoy� un c�ble � mon assistant � San Francisco,

lui demandant de surveiller l'arriv�e d'Ann Grant,

et me tenir au courant de tous ses mouvements.

Durant les heures suivantes, rien.

Et Amar continuait � surveiller en silence.

La drogue brute occupe beaucoup de place.

Et bien qu'en la divisant en petits paquets...

...nous aurions une bonne chance de la suivre.

Ce chamelier est revenu de Beyrouth.

Il avait plus de chameaux il y a trois jours.

Trois jours ?

C'est un tr�s long voyage. - C'est ce que je veux dire.

La seule fa�on est de faire voyager ces chameaux jour et nuit,

et revenir en voiture. - Qu'est-ce qu'il dit ?

Je devais les emmener � un abattoir � Beyrouth.

Ils avaient besoin de chameaux et l'ont bien pay�.

Il transportait quelque chose de sp�cial ?

Rien.

Nous avons fouill� tous les sacs sur les chameaux.

Rien.

Il commen�ait � faire sombre, et toujours rien...

...quand un homme apparut venant de chez Sha Binda.

Ils avaient r�cup�r� tout ce qui semblait important.

Mais les documents priv�s de Binda Sha ne r�v�l�rent rien.

Toutefois, parmi le fatras paru une chose int�ressante,

l'agenda d'un ing�nieur.

Reconnaissez-vous ces roses ?

Une photographie de Mme Grant.

On s'est peut-�tre pos� les bonnes questions � Shanghai,

et j'ai beaucoup de choses � lui retourner.

Vous vous souvenez du chamelier ?

Il a menti.

J'ai contact� Beyrouth.

Aucun abattoir ne paye plus cher pour des chameaux.

Vous l'avez fouill� et vous avez dit qu'il n'y avait rien.

C'est vrai, mais quand m�me...

Tout ce que nous avons, c'est un chamelier qui a menti.

C'est comme �a.

Allez, vous savez beaucoup de choses sur les chameaux.

- Dites-nous des choses. - Quelles choses ?

- Pourquoi les vendent-ils ? - Pour les poils, au fond.

Les poils pour les brosses � cheveux et les v�tements.

Qu'est-ce que vous savez d'autre ?

Eh bien, je peux vous dire beaucoup de choses.

Le chameau, animal pr�historique.

Tr�s mauvaise pr�disposition.

Il a quatre estomacs, il passe de nombreuses heures agenouill�,

et leur dur�e de vie moyenne est... - Un moment.

Supposons que nous trouvions ces chameaux et les inspections.

Si Barrows a des pressentiments, moi aussi.

En moins d'une heure, nous nous sommes dirig�s vers le port de Beyrouth,

premi�re destination dans les plans Hadly.

Nous avons rencontr� le commissaire fran�ais aux stup�fiants du Liban,

Lourisier, qui nous attendait � l'a�roport.

Selon nos instructions, deux voitures qui nous attendaient.

L'un d'eux, un camion �quip� comme Hadly l'avait demand�.

Nous sommes retourn�s o� nous d'o� nous �tions venus...

...avec le projet d'intercepter la caravane.

Nous avons d� parcourir plus de 300 km pour arriver le soir m�me.

Nous pensions que la caravane voyageait assez vite...

...et que pour la nuit, elle s'arr�terait dans l'oasis de Bires Sini.

Nous comptions bien l�-dessus.

Nous arriv�mes en retard, car le chamelier �tait endormi.

Nous sommes arriv�s apr�s minuit,

et nous avons vu les chameaux regroup�s autour du feu.

Nous nous sommes arr�t�s un peu loin pour d�charger l'�quipement.

C'�tait un fluoroscope portatif.

Que j'ai depuis appel� "l'inspiration Hadly".

Il ne fallait pas que le chamelier se rende compte notre visite.

S'il se r�veillait, il aurait fallu l'assommer...

...et que �a ressemble � une tentative de vol.

Il fallait d�sentraver chaque chameau,

et de les amener un par un pr�s de la camionnette.

Notre fluoroscope �tait pr�t.

Et l�, dans l'estomac du chameau,

des cartouches m�talliques contenant de l'opium des champs de Binda Sha.

Suffisamment petites pour passer par le gosier du chameau,

et rester dans le premier estomac,

puis �tre retir�es � l'abattoir.

Une valeur estim�e � 100 000 $ de drogue dans chaque chameau.

Un million de dollars pour toute la caravane.

Quatre fois cette quantit� a pu �tre envoy�e.

Par la m�me proc�dure � quelqu'un � Beyrouth.

Quand nous avons fini avec le dernier chameau,

notre t�che �tait de quitter de la fa�on dont nous �tions arriv�s...

...parce que nous voulions savoir qui �tait cette personne � Beyrouth.

Durant les 40 heures suivantes...

...la caravane ne fut pas quitt�e des yeux par les hommes Lourisier.

Elle arriva le deuxi�me jour.

Et nous savions que le maillon suivant de la cha�ne de Jean Hawks...

...�tait l'abattoir appartenant � un homme nomm� Negassis.

Vers la fin de l'apr�s-midi un camion a quitt� l'abattoir.

Portant trois ballots, pr�ts pour l'exp�dition,

et il se dirigea vers les quais.

Le premier paquet a �t� charg� sur un cargo m�diterran�en,

et il �tait adress� � un M. L. Lissatov.

� Ath�nes, en Gr�ce.

Le second sur un cargo fran�ais, destination Marseille.

Au nom d'un certain Forgue.

Le troisi�me dans un cargo n�erlandais.

Et adress� � M. N. Vrandstadter � La Havane, Cuba.

Nous �tions presque convaincus.

Que le million de dollars �tait dans l'un de ces ballots.

Et aussi que le chamelier qui rentrait en voiture � Damas,

avait fini son travail.

Lourisier d�signa trois hommes.

Pour suivre ces ballots dans leur pays de destination.

Nous �tions sur les traces de la bande de Jean Hawks.

Le premier indice solide depuis des mois.

De quoi f�ter cela.

Mais nous ne doutions pas de ce qui nous attendait..

Bien. Un toast � notre succ�s.

Et � vous, "lewal"!

Merci les gars.

Mais, pourriez-vous nous expliquer ce que cela signifie "lewal"?

C'est une expression de respect, qui signifie "homme tr�s important".

Vous vous trompez d'homme.

Si nous voulions lui rendre hommage, il y a aussi le mot "vashar",

ce qui signifie "l'homme qui appartient � l'humanit�".

�a fait des semaines que je cherche une chose.

De la drogue,

et ce que j'ai trouv�, ce sont des hommes.

Deux en Chine,

Chi Lum et Joe.

Ils font �galement partie de l'humanit�.

Et puis, � l'autre bout du monde...

...un �gyptien...

...un Anglais...

...et un Fran�ais.

Et tous parlent comme un seul homme.

Il est agr�able de penser que quand on parle de l'humanit�.

Nous incluons aussi les femmes.

Oui, j'en ai aussi trouv� une � Shanghai.

Hadly, vous avez cette photo que nous avions trouv�e...

...montrez-l� aux gars.

Une dame nomm�e Ann Grant.

Elle semble intelligente.

Tr�s intelligente.

Elle savait que Sha Binda cultivait des pavots.

Mais trop intelligente pour le dire.

Elle est gouvernante.

Lourisier, cet homme que vous avez envoy� � La Havane...

Ne pourriez-vous pas l'arr�ter ?

En rentrant chez moi, je voudrais suivre cette piste.

Une autre intuition ?

Non, une information cette fois,

Ann Grant a quitt� San Francisco quelques heures apr�s son arriv�e.

Destination La Havane.

J'embarquais le soir suivant � destination de Cuba.

Passant toute la journ�e suivante sur le bateau.

J'y serais avant elle.

J'avisais le commissaire cubain de mon arriv�e,

et je voulais � La Havane ne pas attirer l'attention.

Voil� sa r�ponse.

Dites � votre ami qu'� son arriv�e il prenne le taxi le plus luxueux possible.

Nous rendrons son s�jour tr�s agr�able.

Alberto Berardo.

Taxi, monsieur ?

Six dollars pour la journ�e. Six dollars.

�a vous semble correct ? Six dollars par jour.

Huit dollars, pour le taxi. Huit dollars par jour.

Un peu cher, vous ne pensez pas ?

C'est le taxi le plus luxueux, votre s�jour sera plus agr�able.

March� conclu.

- Vous venez de l'Europe, monsieur ? - Non, du Moyen-Orient.

Oh ! J'y ai de la famille.

Un homme tr�s connu, vous le connaissez peut-�tre.

- C'est grand. Comment s'appelle-t-il ? - Lourisier.

Oh, oui je le connais.

De la famille, hein ?

Mon fr�re.

Vous ne vous ressemblez pas beaucoup.

P�res diff�rents.

Et des noms diff�rents, non ?

Berardo.

C'est tr�s simple, Berardo.

Il doit y avoir une dame nomm�e Ann Grant ici � La Havane.

Je veux savoir o� elle est, ce qu'elle fait, qui elle voit.

Jusqu'� pr�sent, c'est tr�s simple.

Je crois qu'il faudrait voir un gars nomm� Vrandstadter.

Le connaissez-vous ?

Oui, il a une entreprise de produits de peinture.

Brosses et d'autres choses.

Il re�oit du poil de chameau du Moyen-Orient.

Plusieurs exp�ditions par an, probablement.

Probablement. Sucre ?

Merci.

Une cargaison de poils arrive dans quelques jours...

...ne causera pas de probl�mes � la douane.

Quelques trous dans les ballots pour v�rifier un peu, rien d'autre.

Et s'il y avait autre chose dans le ballot, �a se passera sans soucis.

Disons de la drogue d'une valeur d'un million de dollars ?

C'est aussi simple que cela.

Nous pourrions aller � la douane pour l'arr�ter.

Mais non.

Parce que Vrandstader a d�j� quatre fois cette valeur.

Nous ne devons pas le perdre ni l'alerter.

Alors laissez-le aller.

Il va rassembler le tout, ce sera plus facile de l'attraper.

Mais pas maintenant.

Attendez qu'il la re�oive.

Il l'enverra avec ses articles de peinture. Laissez-le faire.

On pourra suivre sa piste.

Je le ferai apr�s vous avoir remerci� de votre accueil.

Cinq millions de dollars de drogue au sein de Cuba.

Vous savez ce que je ferai ?

Je les aiderai � raffiner et � l'exp�dier.

- Je demande beaucoup, hein ? - Pas mal.

Commissaire.

Je pense que nous allons faire un tour du monde.

Une heure plus tard, mon ami Berardo travaillait d�j�.

Le m�me soir, il m'arrangea un changement de domicile,

un petit h�tel dans la rue Concordia.

Juste en face d'un immeuble digne d'int�r�t.

Le centre d'affaires de N. Vrandstadter,

et une certaine femme �tait � La Havane.

Et surprise,

un nomm� Chian Soo �tait venu deux jours avant d'Am�rique du Sud...

...connu comme l'oncle de Shu Pan.

Et avec eux, M. N. Vrandstadter, leur montrant la ville.

Un petit groupe sympa qui n'avait rien � faire.

Jusqu'� l'arriv�e de la cargaison du Moyen-Orient,

Qui se fit deux jours plus tard.

Le passage � la douane se fit comme Berado l'avait pr�vu.

Un doigt qu'on glisse dedans, et rien de plus.

Quelques heures plus tard, la premi�re nuit de travail � la maison Vrandstader.

Le raffinage de cette drogue pour en faire une arme mortelle,

un dixi�me de sa taille et dix fois plus facile � exp�dier.

Lorsque cette lumi�re s'�teindra, �a va me rendre nerveux.

Et moi aussi, mon ami.

Les hommes Berardo se post�rent � l'entr�e de Vrandstadter,

surveillant tout ce qui pourrait sortir et pr�ts pour filature.

Il fallut v�rifier tous les bons d'exp�dition du bateau,

et les livraisons de tous les navires et depuis le port.

Ainsi que la v�rification de la liste des passagers en partance,

et de cette liste sortit une bombe...

N. Vrandstadter, Ann Grant, Shu Pan et Chian Soo...

...ils avaient r�serv� des billets dans le "Cadillo S.S." vers New York.

Le navire quitta La Havane dans l'apr�s-midi.

Un cargo de 10000 tonnes, avec une centaine de passagers � bord,

qui accosterait � midi le lendemain � New York...

...mon territoire.

Une nouvelle v�rification de la cargaison,

mais aucune indication du nom de Vrandstadter.

Toute la nuit, Berado et moi f�mes tr�s inquiets.

Cela signifie qu'aucune exp�dition comme celle venant de Beyrouth.

Vrandstadter l'apporte lui-m�me.

- � New York. - New York.

Et la douane ne l'inqui�te pas,

ce qui signifie qu'il a un plan. - Il n'y a pas d'espoir.

- Pourquoi ? - Vous voulez suivre ces stup�fiants.

Pour cela il nous faudrait monter � bord...

...et trouver o� elle est cach�e.

Oui je le sais.

Il faudrait fouiller chaque paquet, chaque passager, ses bagages.

Et si vous faites �a, Vrandstadter saura pourquoi.

Ce sera la fin de sa tranquillit�, mais aussi de votre but ultime..

Je sais. On pourrait monter � bord de mille fa�ons.

Nos gens pourraient �tre des passagers, l'�quipage...

Mais nous pourrions tout perdre,

ou au moins, le risque est grand.

Bon. Que sugg�rez-vous, Berardo ?

Les appr�hender ce soir avant qu'ils ne disparaissent.

Autrement dit, la reddition,

et laisser le trafic et les vrais gros bonnets continuer d'agir.

Je suis responsable de cinq millions de dollars...

...de stup�fiants au sein des fronti�res cubaines.

Ne me parlez pas de fronti�res.

Pas quand le monde entier est concern�.

Aucun pays ne r�soudra ce probl�me tout seul.

Trois hommes � Beyrouth ont pris des risques,

et gr�ce � eux vous �tes sur la piste de Vrandstadter.

Ce fut un discours courageux,

mais Berardo avait raison.

Nous avons d�cid� d'attendre un peu plus, pour voir si une valise...

...ou un ballot � bord pour nous donnerait un indice.

Une derni�re chance,

et une derni�re nuit d'attente d�sesp�r�e.

Aucune lueur d'espoir jusqu'� 8h du matin,

et puis en derni�re minute, une exp�dition de Vrandstadter pour le "Cardillo",

destin�e � Henry Scharfe, Maiden Lane, New York.

Ce fut d�charg� d'un camion d'une heure plus tard.

Trois heures avant le d�part du navire.

Une lueur d'espoir, mais encore rien de concret.

Nous n'avions aucune possibilit� d'intercepter ces paquets.

Vrandstadter savait bien que cela tenait du miracle.

De faire passer la drogue � la douane de cette fa�on.

Ces paquets seraient soumis � un contr�le de routine

dans le port de New York en moins cinq minutes.

Il devait savoir.

C'est comme disait Berardo,

il devait les introduire personnellement.

Dans ce cas, pourquoi cette exp�dition ?

Pourquoi a-t-il �t� si long � la d�clarer ?

� quelques heures du d�part.

Peut-�tre que �a ne voulait rien dire,

mais pour le moment c'esT tout ce que nous avions.

Le gars de l'entrep�t confirma ce que nous supposions,

les colis avaient �t� d�pos�s � la douane.

Les hommes de Berardo devaient suivre et voir o� ils les mettaient,

et voyager avec eux jusqu'� New York.

Mais nous savions que ce ne serait pas la r�ponse.

Il �tait trop tard, la marchandise Vrandstadter.

�tait � bord, et nous devions prendre des risques.

Un grand risque selon Berardo.

Un homme vraiment intelligent.

� ce moment-l�, un camion semblait avoir un souci.

Rien que de tr�s normal.

Un moteur qui cale.

Si normal que ce serait pass� comme �a...

...si le surveillant avait �t� moins curieux.

Alors que l'un des hommes v�rifiait le moteur,

un autre enlevait les enveloppes des paquets derri�re le camion.

Le camion �tait pr�s des fournitures de cuisine,

� c�t� des caisses de beurre qui devaient �tre charg�es � bord.

Une fois les enveloppes enlev�es on pouvait lire leur contenu.

Des caisses de beurre identiques aux autres,

mais objectivement Vrandstadter n'avait pas envoy� de beurre.

Une demi-heure plus tard, nous �tions sur le quai,

et quelques minutes plus tard, les caisses charg�es � bord.

On sut pourquoi Vrandstadter avait attendu la derni�re minute.

Ce beurre ne pouvait attendre une heure de plus, car il �tait p�rissable.

Donc, je devais attendre le bon moment,

et garder un complice � bord "Cardillo" qui connaissait le plan.

Ce beurre fut enlev� du pont,

et naturellement entrepos� dans les frigos.

Ce serait l� o� l'homme ou les hommes de Vrandstadter...

...devraient �tre lors de l'enl�vement des caisses.

Une grande responsabilit� pour cet homme,

parce que trois de ces caisses cachaient cinq millions de dollars de drogue.

Son travail �tait de savoir o� elles �taient.

Il fallait qu'elles aient une marque distincte...

...afin de les s�parer des autres...

...et s'assurer que personne n'y touche pendant le voyage.

Une heure avant la lev�e de l'ancre,

nos amis mont�rent � bord.

La signification de ces trois caisses,

et ce qui se passerait apr�s l'arriv�e � New York,

C'�tait le grand secret de Vrandstadter,

et c'est ce qu'il nous fallait trouver avant qu'elles soient r�ceptionn�es.

C'�tait comme si je rentrais � la maison.

Comme pr�vu, j'avais une cabine sur le pont C.

Cabine C22.

L'homme qui attend l� �tait le gar�on de la cabine.

Un homme de Berardo.

- Fernando ? - Oui, commissaire.

Enchant� de faire votre connaissance.

Une heure plus tard, Fernando avait post� un surveillant dans la cuisine.

C'�tait le boulanger de nuit, un vieil ami � lui.

Pas un agent des narcotiques,

mais un ancien d�fenseur des bonnes causes.

Le matin, Fernando avait d�j� organis� un tour de surveillance.

L'un de ses hommes �tait le boucher du navire.

L'autre un chef adjoint.

Jusqu'� New York, le frigo fut surveill� 24 heures sur 24.

Ce matin m�me, Fernando avait une carte du navire pour moi.

Tout �tait marqu�.

Sur le pont C, la cuisine et le frigo.

Moi j'�tais l�, et Chian Soo ici,

la cabine � gauche et celle en face de moi �taient vides.

Sur le pont B, la cabine de Vrandstadter,

et celle que partageait Ann Grant et Shu Pan.

En ce qui concernait M. Vrandstadter,

le rapport parlait d'un homme sociable.

Au repas, il connaissait d�j� la moiti� des passagers.

Peut-�tre pour v�rifier qui ils �taient.

Car bien s�r, il lui fallait courir aucun danger.

Dans l'apr�s-midi de ce m�me jour,

j'envoyais un message cod� � Anslinger,

tout �tait sous contr�le,

et je lui demandais d'envoyer des hommes � notre arriv�e au port.

Oui, M. Vrandstadter, nous avons des cabines vides sur le pont.

C'est ce que j'avais compris.

N'importe laquelle si la robinetterie marche.

�tes-vous certain qu'elle fonctionne ?

C'est une cabine int�rieure, les ext�rieures sont ici.

Celle-l� aussi est vide.

Elle doit �tre ouverte, mais je peux demander une cl� si vous voulez.

Celle-ci ira tr�s bien.

Je vous serais reconnaissant de transf�rer mes bagages.

J'ai v�rifi� monsieur, ce que vous avez dit.

Les tuyaux sont vraiment hors d'usages.

Si cela a �t� fait expr�s, c'�tait vraiment bien fait.

Merci, Fernando. Bonne nuit.

Pourquoi n'a-t-il pas choisi une cabine sur son pont ?

Parce que la seule cabine ext�rieure �tait sur ce pont C ?

C'est possible,

mais plus s�rement il avait d�t�rior� la robinetterie.

Afin de voir toutes les cabines vides � bord.

Si tel �tait le cas,

il savait que cette cabine �tait verrouill�e.

Mais ce qu'il nous restait � savoir c'�tait pourquoi.

Excusez-moi.

Eh bien, on m'a donn� la mauvaise cl� et je ne savais pas o� elle allait.

Je suis vraiment d�sol�.

Je pense que nous ne nous sommes pas rencontr�s.

Je suis mont� � bord, malade.

Je suis d�sol� de l'apprendre.

Excusez-moi encore.

Un point pour M. Vrandstadter.

La cabine 22 marqu�e comme vide, n'�tait pas vide,

et la liste des passagers ne comportait personne, cabine 22C.

La liste est imprim�e � bord apr�s le d�part du navire.

Maintenant, il ne pouvait savoir qui �tait le passager de la C22.

Soit j'�tais un agent des narcotiques.

Soit quelqu'un qui le suivait depuis la Chine...

...o� �tait all�e �galement Mme Grant.

Il y avait une possibilit� qu'elle m'ait vu et savait qui j'�tais.

Une possibilit� que ce maniaque ne pouvait pas n�gliger.

T�t ou tard, il faudrait que Mme Grant me voie.

Pendant le reste de la nuit Vrandstadter ne prit aucune mesure.

Le matin du deuxi�me jour, nous nous rapprochions de la c�te de la Floride,

� mi-chemin de New York.

Dans la cuisine, seules les caisses de beurre furent sorties.

Les stup�fiants �taient encore � l'int�rieur.

Vrandstadter devait me faire rencontrer Mme Grant.

C'�tait seulement une question de temps.

Et il avait beaucoup de temps, pourquoi pas ?

O� aurais-je pu aller ?

Nous avons presque termin� notre deuxi�me journ�e en mer...

...au large du cap Ateras...

...seulement 24 heures du port de New York.

Ce deuxi�me jour fut le plus long de ma vie.

C'�tait la derni�re nuit du voyage,

le capitaine organisa un d�ner pour la soir�e.

Je pouvais entendre l'orchestre.

Tout cela est tr�s agr�able et sympathique.

J'eus le pressentiment que Vrandstadter allait agir cette nuit-l�.

Quel meilleur moment pour un homme si raffin�...

...pour rendre visite � ce pauvre malade de la cabine 22.

Entrez.

Bonsoir, nous avons apport� un dessert du d�ner du capitaine.

Permettez-moi de vous pr�senter... - Bonsoir, Mme Grant..

- Vous vous connaissez ? - Oui.

Quelle merveilleuse co�ncidence !

Nous nous sommes connus � Shanghai, monsieur...

Vrandstadter.

Vous semblez aller beaucoup mieux ce soir.

Oui, beaucoup mieux, je pense que je serai sur pied demain.

Bien.

Ainsi nous pourrons passer un peu de temps ensemble.

Je pense que je devrais retourner � la f�te.

Pourquoi ne pas rester, Mme Grant ?

Je suis s�r que vous avez beaucoup de choses � vous dire.

Bonsoir, M. Brent. � demain.

D�sol�e que vous ayez �t� malade.

Une simple fi�vre.

�a m'a affect� un peu, j'ai d� la prendre en �gypte.

C'est l� o� vous �tes all� apr�s Shanghai.

Je vous croyais � San Francisco.

J'y �tais, mais l'oncle de Shu Pan n�gociant � Cuba...

...a insist� pour que nous allions le voir.

Et ce Monsieur Vrandstadter, un ami � vous ?

L'associ� de l'oncle Shu...

...il a �t� tr�s gentil avec nous � La Havane.

Un homme charmant, non ?

Vous avez l'air d'aller tr�s bien, Mme Grant.

Je me sens tr�s bien.

C'est bien.

Et je suis contente de vous voir.

Nous devions le faire � San Francisco, souvenez-vous ?

Je tenais � vous remercier pour quelque chose.

Pourquoi ?

Pour ce que vous m'aviez dit ce matin-l� � l'h�tel.

Oh oui.

Je m'en souviens.

� propos de mettre votre esprit en ordre et revenir � la vie.

Oui.

Retrouver une paix int�rieure et recommencer � vivre.

Je le devrai � la conversation � Shanghai.

Eh bien, parfois un petit incident dans la vie change tout.

Je ne veux pas vous emp�cher de manquer la f�te.

Vous vous joignez � nous ?

Pas ce soir, demain.

Demain sera un grand jour.

Rendez-vous � dix heures au salon et faisons les courses ensemble ?

D'accord.

Bonne nuit.

Doublement de la surveillance dans la cuisine.

� partir de maintenant jusqu'� l'arriv�e � New York en fin de journ�e.

Le matin, je rencontrais Mme Grant � l'heure pr�vue.

Commen�ait le jour le plus important depuis mon d�part de San Francisco.

Dans la matin�e, un petit groupe conversait joyeusement,

d�contract� et heureux.

� l'heure du d�jeuner, ils �taient ins�parables.

Shu Pan me donna son portrait en cadeau.

Le dessinateur dit qu'il avait vu

des marques de souffrance sur ce visage,

qui apparaissaient encore plus.

Quand on connaissait leurs fausses relations familiales.

Dans la cuisine, personne n'avait encore touch� aux trois caisses,

et le soir, tout �tait pareil.

� moins de trois heures de New York,

dans le salon, comme un grand groupe d'amis,

lisant dans les pens�es comme si elles �taient un livre ouvert.

Mais rien pour inqui�ter Vrandstadter ni � Mme Grant.

Le temps passait, on s'approchait de New York.

Mais ils ne savaient pas que mon nom �tait Barrows, pas Brent.

Ils ne pouvaient pas acc�der dans la cuisine dans les deux heures.

Je ne comprenais pas.

Bient�t 17 heures.

Moins d'une heure pour atteindre le port,

et si ces trois caisses �taient seulement des leurres ?

Et si Vrandstadter savait qui j'�tais avant notre d�part de La Havane...

...et qu'il m'ait mis sur une fausse piste...

...en transportant la drogue d'une autre fa�on ?

Ma panique grandissait � chaque minute.

Nous sommes sur le point d'arriver, nous devons s�parer.

Pas encore, nous avons le temps.

Un autre verre, M. Brent ?

Pour une longue amiti�.

Si vous sentez odeur de br�l�, c'est un peu d'huile, ne vous inqui�tez pas.

De l'huile br�l�e ?

Il n'y a rien d'inhabituel � bord d'un navire.

D'ailleurs, je connais un bon endroit pour manger.

Pourquoi ne pas d�ner ensemble ce soir ?

Vous pourriez ?

Oui, princesse, je pense que je pourrai.

Il va faire nuit dans une heure, j'ai beaucoup de choses � faire.

- Je ne l'ai pas fait mes valises. - Eh bien, mieux vaut commencer.

J'ai tr�s peu � ranger, je serai le dernier � aller � la cabine.

Merci.

Regardez les mouettes.

Elles suivent le bateau � la recherche de nourriture.

Allons les observer.

Fernando.

- Il y a eu le feu dans la cuisine. - Je sais, et les caisses ?

Elles sont vides, ouvertes au cours de l'incendie.

O� sont-elles ? Et nos hommes ?

Il y avait tellement de fum�e, on n'a rien vu.

Fernando retournez � la cuisine.

Je vais voir ce qui est arriv� � nos amis.

J'ai la t�te dure, hein ?

Vous avez une belle bosse.

Que s'est-il pass� ?

Un petit tonneau. Un homme les empilait.

Un peu n�gligent, non ?

Je suis d�sol�, monsieur.

Faites une pause, mon ami.

�a va aller. Merci beaucoup. Il a �t� tr�s sympathique.

Comment allez-vous ?

Je ne m'inqui�te pas trop � ce sujet, Mme Grant.

- �a va monsieur ? - Y'a pas de mal, Fernando.

Un petit accident.

Quelle heure est-il ?

17h20, le pilote dit que nous arrivons dans quelques minutes.

Mme Grant, je pense que vous devriez faire vos bagages.

J'ai le temps.

Puis-je vous aider ? - Non merci, c'est inutile.

Fernando m'aidera. Nous nous verrons plus tard.

Tr�s bien.

- Juste au moment o� j'allais vers le pont. - Un accident ?

Non, on ne voulait pas que je monte sur le pont.

Pourquoi ?

Quelque chose de nouveau aux cuisines ? - Rien du tout.

Vous dites qu'un pilote est mont� � bord.

Et quelqu'un du d�partement. G�nial, j'ai beaucoup � dire.

Les cuisines ont br�l� et la marchandise a disparu.

Et en plus, avec l'odeur de roses.

Un coup parfait, ne pensez-vous pas ?

Eh bien, r�fl�chissons, 17h20.

Ils ont quitt� la chambre il y a 20 minutes...

...et ils allaient faire leurs bagages.

Pourquoi sont -ils descendus ?

Comment ils l'ont su ?

Je l'ai entendu quand je sortais de la cuisine.

Tout le monde en parlait.

Ils savaient qui j'�tais ?

Ils disait l'Am�ricain qui a embraqu� est malade.

L'Am�ricain qui est mont� � bord.

Fernando, regardez �a.

Il y a des marques, non ?

Oui, on dirait de la graisse.

De la graisse.

Et on m'a d�boutonn� le col ?

Avec de la graisse sur les doigts, �a ne peut pas �tre l'�quipage.

Il n'a pas pu rentrer dans la cabine.

Cette rose �tait en parfait �tat y'a vingt minutes dans le salon.

Elle n'�tait pas l� y'a plus de cinq minutes.

O� �tait-elle les quinze autres minutes ?

Fernando, je retourne sur le pont.

Recevez les gars qui vont monter � bord.

Faites surveiller la cabine de Vrandstadter et celle de l'oncle chinois.

Le reste va aux cuisines.

Fermez les portes et fouillez les quartiers de l'�quipage.

Lits superpos�s, armoires, retournez tout.

Je serai aux cuisines dans dix minutes.

M. Brent !

- H�, Clark, comment vas-tu ? - Salut, Barrows.

- Avez-vous trouv� quelque chose ? - Nous avons tout fouill� et rien.

Et l'�quipage ?

- J'y ai mis deux hommes, toujours rien. - Regardons l�-dedans.

C'est bien �a.

�'a �t� jet� par-dessus bord. C'est tr�s clair.

Voil� comment ils les ont rep�r�s. Regardez les marques.

Dans les trois, mais pas celle-l�.

Ils les ont laiss�s pour les s�parer des autres.

Et ils ont mis le feu pour les sortir de l�.

Trois de ces personnes travaillent pour nous.

Fernando vous a dit qui ?

Je sais qu'il y en avait deux, le boucher et l'assistant-chef.

Ils avaient besoin de deux ou trois hommes pour faire le travail, Clark.

Et bien s�r, ils sont encore dans ce groupe.

Mais nous n'avons pas le temps de les d�masquer.

- O� ont �t� vid�es ces poubelles ? - L�-bas.

- Que voulez-vous dire ? � b�bord ? - Non, par la poupe.

Par la poupe.

- Ils les ont port�es l�-bas ? - � quoi pensez-vous ?

J'essaie juste de recoller quelques morceaux.

Montrez-moi. - Oui monsieur.

Allons-y, Clark.

Quand ces poubelles ont �t� vid�es ?

�tait-ce avant le feu, ou plus tard ?

Quelqu'un doit le savoir. - Ce fut avant.

- �tes-vous s�r ? - Oui.

Avant le feu, hein ?

Non, je ne crois pas.

L'huile a pris feu, hein ?

C'est parti d'o� ? Des fourneaux ? - Juste l�.

Juste ici.

Et il est all� ici, peut-�tre ? - Oui monsieur.

- Vers les poubelles. - Exactement, monsieur.

- Le feu n'a pas pu arriver par-l� ? - Non.

�coutez, Clark.

Le feu a d�marr� vers les fourneaux...

...il se propage vers les poubelles, mais regardez...

...cette poubelle a br�l�...

...et l'autre non.

Et l�, vous avez l'autre poubelle qui a br�l�.

�a qui signifie que les d�chets ont �t� jet�s apr�s le feu...

...et ils n'ont pas pu regrouper les poubelles.

Et lui dit que c'�tait avant le feu.

Il mentait et il le savait. - Pourquoi ?

Je ne suis pas s�r, mais j'ai un pressentiment.

Un peu bizarre et je n'ai pas le temps de le prouver.

Attendez-moi ici.

Les mouettes ne mangent pas tous les d�chets, n'est-ce pas ?

Un bon subterfuge, mais pas assez bon.

Barrows.

M. Brent !

- Je ne vous trouvais pas, j'avais peur. - Peur ?

Que vous disparaissiez.

Je vous ai cherch� sur tout le bateau.

Eh bien, c'est dr�le.

J'allais t'appeler et te demander un service.

Mais c'est un secret.

Je vais te le dire autrement.

Tu crois que je lui plais un peu ?

Parce qu'elle me pla�t vraiment.

Voil� ce qu'il en est. Je viens de recevoir un radiogramme,

Je ne pourrai pas d�ner avec vous ce soir.

Je dois prendre le premier avion pour Chicago.

On ne se verra pas � San Francisco avant quelques semaines.

Tu peux attendre ici pendant que je lui parle seul � seule, dix minutes ?

Oui, M. Brent.

Voil� qui est bien.

M. Vrandstadter a dit qu'il voulait l'adresse de mon bureau.

Je ne le verrai pas aussi, je la lui ai �crite ici.

Tu peux la lui porter � sa cabine ?

N'oublie pas de revenir et de m'attendre ici.

Entrez.

- Bonjour. - Bonjour.

J'ai de mauvaises nouvelles.

Je ne d�ne pas. Je m'envole imm�diatement.

Oh, dommage.

Oui, en effet.

Il y a tellement de choses que je voulais vous demander.

Mais nous nous verrons tous � San Francisco.

Mais peut-�tre pas avant un mois.

Certains ne pourraient pas attendre.

Continuez vos bagages, vous �tes d�j� en retard.

Nous allons parler un peu...

De votre vie pass�e...

...ou de votre mari.

Parlez-moi de lui.

L� comme �a ?

Je ne voudrais pas �tre d�sagr�able.

C'est une histoire d'amour, n'est-ce pas ?

Ou peut-�tre pas.

- L'ann�e derni�re, bien s�r que non. - Oui.

Vous vouliez honorer sa m�moire � Shanghai.

Vous vouliez rester en Chine pour d�fendre son travail.

Son travail, c'�tait autre chose.

Mais vous l'approuviez, non ?

Quel �tait son travail, alors ?

Un ing�nieur veut construire quelque chose.

Le sujet c'est quoi...

...on ne veut pas tous la m�me chose.

Le Haut Commandement japonais, par exemple...

...veut b�tir un certain monde et nous un autre monde.

Que voulez-vous dire ?

Je veux dire votre mari, J�r�me Grant, surnomm� Jerry.

Quelle co�ncidence d'avoir trouv� ceci en �gypte.

D'o� sortez-vous ceci ?

Pendant que vous jouez les gouvernantes,

Jerry construisait quelque chose.

Comment irriguer les champs de pavots.

C'�tait �a son travail.

Aider � faire un million d'esclaves dans la prochaine g�n�ration.

Mais Binda Sha l'a pay� cher, n'est-ce pas ?

Et nous avons contrari� le trafic en d�masquant Binda Sha.

Et �a fait mal, pas vrai ?

Je veux juste une r�ponse � une question.

Quand vous �tiez � la poupe qu'ont-ils jet� ?

La marchandise qui �tait dans les poubelles, non ?

C'est �a ?

Vous avez peur de parler, comme les autres. Je suis ici pour prouver une mort.

Et si c'est votre petit ami, je veux en �tre s�r.

Appelez-le. Dites "all�" et passez-moi l'appareil.

Oh, Shu Pan.

Je ne pouvais plus attendre plus longtemps, qu'a-t-elle dit ?

Tout va tr�s bien, princesse. Attends-moi l�.

Ce n'est pas celui que j'attendais, Mme Grant.

- M. Barrows.

Vous devriez venir c'est urgent.

Restez ici avec elle, surveillez-la.

Le troisi�me fanatique qui paie son �chec.

Mais cette mort me disait ce que je voulais savoir,

et dans la salle des cartes, quelques minutes plus tard,

le premier officier a commenc� � calculer o� ces stup�fiants,

avaient �t� jet�s par-dessus bord.

Sachant l'heure de l'acte et la vitesse du bateau,

il put localiser � un kilom�tre pr�s

o� ces stup�fiants doivent reposer sur le fond de l'oc�an.

Maintenant, nous pouvions deviner ce qui �tait arriv�.

La marchandise devait �tre ficel�e avec des liens chimiques,

qui se briseraient en contact avec l'eau sal�e et �tait attach�e � des bou�es.

Quand les liens rompraient, tout remontrait � la surface,

o� la bande de Jean Hawks serait en attente.

J'appelais les garde-c�tes

"et leur demandais de rejoindre le 'Cardillo" pour nous embarquer...

...aussi vite que possible.

Au bout d'une heure, ils �taient l�.

Le faux oncle chinois �tait d�j� sous surveillance...

...mais je voulais qu'Ann Grant vienne avec moi.

Elle ne voulait pas se s�parer de Pan Shu...

...donc nous avons d� la prendre aussi.

Nous avons d� revenir en arri�re � une vingtaine de kilom�tres...

...en territoire ennemi...

...et avec deux passagers aux abois.

Le probl�me �tait d'arriver � temps.

Quand les cordes allaient-elles se dissoudre ?

Vous avez d�j� rompu et les marchandises ont �t� collect�es.

Le reste de la bande de Jean Hawks semblait appr�hend�,

et je faisais transborder toute la marchandise,

et maintenant nous �tions sur le chemin du retour.

Les membres de la bande seraient sous verrous.

Mais je devais aller � la douane directement,

afin de livrer les stup�fiants,

et tr�s probablement, Jean Hawks en personne.

Shu Pan !

- Faites demi-tour. - Que t'arrive-t-il, princesse ?

Pose cette arme.

Dirigez-vous vers la c�te � deux kilom�tres au sud du phare.

Tu as perdu la t�te !

Avez-vous entendu ce que je disais ?

Dirigez-vous vers la c�te � deux kilom�tres au sud du phare.

Vous n'avez pas entendu parler de Jean Hawks, Mme Grant ?

Jean Hawks ?

Le nom qui suit cette drogue dans le monde entier...

...depuis le nord de la Chine. Vous ne le connaissez pas ?

Non.

Incroyable.

Ce pourrait �tre notre princesse au visage d'ange.

J'ai presque vingt ans.

Une jeune fille chinoise, pour l'honneur et la gloire du Japon.

Mon p�re est le g�n�ral chinois qui occupe la Mandchourie.

L'arbre a mal tourn� tr�s jeune, pas vrai ?

Dites-leur d'aller plus vite.

La demoiselle veut qu'on acc�l�re.

Et que veux-tu faire ? D�barquer tout �a ?

O� le reste de la bande attend.

Mais d'abord il faudra tuer quatre personnes dans ce bateau.

C'est de la folie !

Jean Hawks les tuera sans broncher.

Et vous ne le saviez pas, Mme Grant.

Vous ne saviez pas qui j'�tais ni ce que tramait Brinda Sha.

Vous ne saviez pas que votre mari travaillait pour le Japon,

ni que vous chaperonniez Jean Hawks depuis Pen Yen.

Vous, la respectable veuve d'un am�ricain mort sous les bombes japonaises.

Vous ne le saviez pas, non ?

Ou peut-�tre tout �tait pr�vu ?

Peut-�tre qu'il en savait trop,

ou qu'il n'�tait pas aussi fanatique que voulu.

Il ne l'�tait pas.

Est-ce que tu l'as tu� ?

Non, c'est vous.

En l'accompagnant en Chine et en lui posant trop de questions.

On lui a dit de se d�barrasser de vous.

Mais il n'a pas �t� en mesure de le faire, hein ?

Il avait encore des sentiments pour sa femme.

C'est cette faiblesse l'a perdu, non ?

C'est la m�me faiblesse qui me perdra aussi.

Avoir pris piti� d'une petite Chinoise d�sempar�e.

Je fus un sacr� imb�cile, pas vrai ?

Votre peuple se fiche pas mal ce genre de choses,

les sentiments humains.

Pour toi �a n'existe pas, sauf pour les simuler.

Mais j'apprends vite, princesse, et j'ai appris la le�on � temps.

Quand tu es mont�e � bord, j'avais une id�e de qui tu �tais.

Tu vois depuis mon accident,

Mme Grant �tait � c�t� de mon lit.

Mais pas la gentille petite fille qui m'aimait tant.

O� �tait-elle ?

� la poupe pour regarder les mouettes, � ce qu'on m'a dit.

Elle aurait d� le savoir en m�me temps que Mme Grant.

Mais seule cette derni�re est venue me trouver ?

Ce fut le d�but de la le�on,

je r�fl�chis que je n'avais pas mon carnet dans ma poche...

...dans ce temple de Shanghai.

Et ces marques de souffrance...

...qu'on voyait sur le portrait...

...pouvaient repr�senter la folie d'une femme m�re.

Mais je n'�tais pas encore certain...

...que ce soit toi ou Mme Grant.

L'�tape suivante fut mon billet � Vrandstadter.

Comme il n'avait pas appel� Mme Grant, et s'�tait suicid�

�a voulait dire que tu avais ouvert l'enveloppe...

...et que tu as dit � Vrandstadter qu'il avait �chou�.

Et que ses services n'�taient plus n�cessaires.

Tu vois ce que je veux dire, princesse ?

Les vrais sentiments...

...ne peuvent pas �tre simul�s.

Ils sont la propri�t� exclusive des �tres humains authentiques.

Pose cette arme.

Venez la chercher, M. Brent.

Prenez soin de cette pourriture.

Alertez les garde-c�tes.

� deux kilom�tres au sud du phare.

Ce sera la fin de ce voyage.

Et ce fut la fin du voyage.

Et le d�but, pourrait-on dire,

d'un certain Michael Barrows, agent des narcotiques.

Ou, comme mon patron m'a dit aujourd'hui, douze ans plus tard...

"� cette �poque..."

"... j'esp�re que nous avons appris la grande le�on..."

"... qu'aucune fronti�re entre les gens..."

"... est aussi importante que le simple et durable fait..."

"... d'appartenir � l'esp�ce humaine."

Recopiage Zundertaker++++

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