All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S13E02.Personal.Fouls.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.H.264-NTb

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

CETTE HISTOIRE NE MENTIONNE AUCUNE PERSONNE ET AUCUN FAIT AYANT EXISTÉ

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Entraîneur à St. Valerie High pendant 20 ans.

Neuf titres interscolaires. Quatre championnats.

Il coache aussi les Barons, dans le championnat estival.

Il a envoyé des centaines de joueurs à la fac et douze en clubs pros.

Regardez ces stars.

Il a fait plus de millionnaires que Harvard.

Prince Miller, sa grande star, n'a pas pu se joindre à nous.

Mais il offre au coach cette clé en or massif.

- Elle ouvre tous les gymnases du pays. - Oh, merci.

En plus de former des basketteurs, le coach a façonné de jeunes vies.

Je le dis sans honte : j'étais perdu, vous m'avez sauvé.

C'est un honneur de vous présenter la nouvelle recrue

au Panthéon du Metro Basketball.

- Le coach Ray, les amis. - Ray Masters.

- Merci, coach. - Merci, Melo.

Melo, Chris, tous mes amis.

Comment vous remercier ?

Panthéon, mon cul ! Bouh !

Ta place est en taule, pas au Panthéon.

Sécurité, virez-le.

T'es qu'une merde. Une ordure !

Honte à toi !

Ah, je ne lui ai pas accordé assez de temps de jeu.

Lâchez-moi. Tu sais ce que tu as fait.

Lâchez-moi ! Lâchez-moi !

On engage un inspecteur de plus ?

Il nous manque du monde.

Un type bien. Il commence demain.

Un problème ?

C'est assez difficile de former un bleu.

Et là, ils seront deux. Enfin...

C'est une garderie ou quoi ?

Elliot ne reviendra pas, Olivia.

Ça me prend deux fois plus de temps de former quelqu'un

- que de tout faire moi-même. - Tu n'as pas le choix.

Si tu veux rester, tu dois bosser avec d'autres inspecteurs.

OK ? Tourne la page.

Commence par débarrasser son bureau. N'en faisons pas un sanctuaire.

Nouvelle affaire.

C'est un trouble à l'ordre public.

Quel rapport avec nous ?

Il dit que son entraîneur de basket a abusé de lui quand il était gosse.

Et qu'il n'est pas le seul.

Il fait une crise de manque.

Une ambulance !

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

L'hôpital dit que notre trouble à l'ordre public est stable.

Je prends sa déposition.

Les amis, l'inspecteur de second grade Nick Amaro rejoint notre équipe.

Déjà second grade ?

- Vous avez attrapé de gros poissons ? - Non, je suis un lèche-cul.

Il fait le modeste.

Après deux ans d'infiltration aux Stups, il a bouclé l'affaire du MS-13.

C'est un monde différent, ici. Il faut des tripes.

Pour l'instant, on fera les équipes par roulement.

Fin, Nick est avec toi aujourd'hui. Mets-le dans le bain.

Oh, et Amaro. Rendez-vous présentable. Vous n'êtes plus dans la rue.

Suis-moi, je connais un barbier.

Mais pas de virée shopping.

J'ai une question.

Il s'est passé quoi avec le coéquipier de Benson ?

Stabler ?

Un super flic. Benson et lui ont bossé ensemble 12 ans.

C'est 10 ans de plus que mon mariage.

- Où est mon détenu ? - Je sais pas. J'étais aux toilettes.

- Combien de temps ? - Ses menottes étaient mal serrées.

- Désolé. - Non, c'est bon.

Dites à votre chef que vous avez perdu mon prisonnier

et savourez votre suspension.

- C'est Stevie Harris ? - Il a donné une adresse ?

Non, il s'est déclaré SDF.

Ce type était une légende. J'allais le voir jouer.

Je sais dans quel coin il traîne.

Yo ! Envoie-moi la balle.

- Brique ! - Brique ?

Tu vois ? C'est pour ça que c'est juste un fan.

Mais toi, tu étais plutôt doué.

Je t'ai vu jouer à Harlem. Le seul blanc.

Y a bien longtemps, mon pote.

Ouais, mais un vrai meneur comme toi, c'est rare.

Je me demandais où tu étais.

Inspecteurs Fin Tutuola et Amaro de l'Unité Spéciale pour les Victimes.

Tu as été arrêté hier.

Tu crois que tu peux partir quand ça te chante ?

Pour tes problèmes de drogue, je peux t'aider.

Mais d'abord, on veut te parler de ton entraîneur, Ray Masters.

Écoutez, j'étais défoncé. Je disais que des conneries.

- On peut oublier ? - Tu as porté de fausses accusations ?

- Non. - Masters est en contact avec des gamins.

Là, maintenant.

S'il t'a fait des choses, tu dois nous le dire.

Allez, mec. Crache ce que tu as sur le cœur.

La première fois, j'avais 9 ans.

Je jouais aux Baby Barons, son équipe junior.

On était à Boston pour un tournoi. Il est entré dans la chambre,

pour vérifier qu'on dormait.

Il s'est assis à côté de moi et il a commencé...

à me dire que je jouais bien.

Puis il m'a ébouriffé les cheveux.

Après, il m'a retourné. Il m'a fait des trucs.

- Comment ça ? - Il faut que je vous fasse un dessin ?

Steve, je sais que ça va être dur,

mais c'est important qu'on sache exactement ce qu'il t'a fait.

Il s'est servi de ses mains ? De sa bouche ?

Ouais, mec.

Il t'a obligé à le toucher ?

Pas la première fois. Mais après, c'était de pire en pire.

Il t'a violé ?

Non, il...

Il faisait que se frotter contre moi.

Tu l'as dit à des gens ?

Et pourquoi ?

Le coach était comme un oncle, un ami de la famille.

Il disait qu'il pouvait m'obtenir une bonne bourse.

Si je lui donnais ce qu'il voulait, il m'aiderait.

C'était notre petit secret.

Quand il a arrêté d'abuser de toi ?

Je devais avoir 15 ans.

Il préférait d'autres gamins.

J'étais sûrement trop vieux.

C'est marrant.

C'est parti en vrille à ce moment-là.

J'ai commencé la drogue

quand il m'a foutu la paix.

Écoute, Stevie.

Tu as des éléments pour prouver tout ça ?

- Un témoin, une autre victime. - Non.

Des fringues de l'époque ?

Je suis un junkie. Je ne garde rien.

Mais il me filait du fric.

Pardon ? Du fric ?

- Pour ton silence ? - Chaque mois.

C'est ce qui m'a maintenu en vie.

À mon dernier anniversaire, ça s'est arrêté.

PARC RIVERBANK MERCREDI 17 AOÛT

Allez !

Attends, attends. Ouais !

Waouh. Sacrée détente.

C'est Devon Tiswell, mon frère.

On l'appelle "Le Prodige". Le grand basketteur new-yorkais de demain.

Hé, coach ! Vous avez une minute ?

J'en ai vu des histoires moches, mais Stevie Harris m'a fendu le cœur.

C'était un magicien avec la balle. Le maître du jeu.

J'étais sûr qu'il irait loin.

Il s'est passé quoi ?

Le succès dans la vie dépend de notre capacité à gérer la pression.

Stevie n'était pas taillé pour ça. Quel gâchis.

Pourquoi il vous a apostrophé comme ça ?

Aucune idée. C'est troublant.

Je ferais de mal à personne. J'ai consacré ma vie à les aider.

Un gros malentendu ?

Certains ne veulent pas assumer la responsabilité de leurs échecs.

Ils rejettent la faute.

C'est un phénomène de société.

De ne pas assumer.

Stevie dit que vous lui versiez de l'argent.

Pour acheter son silence.

J'achetais son silence ? C'est ça qu'on dit ?

C'est vraiment...

Écoutez, j'essaie d'aider mes garçons par tous les moyens.

Tous ne s'en sortent pas.

C'est vrai que je lui ai prêté un peu d'argent.

Mais comme le fric allait dans ses veines, j'ai arrêté.

Merci pour votre patience. On vous laisse.

J'espère vous avoir aidés.

J'ai beaucoup de respect pour ce que vous faites.

Salut, Devon.

- Tu assures. - Merci.

Ça fait quoi d'être entraîné par une légende ?

Le coach a des contacts partout.

Dans les facs, chez les sponsors. Même dans les clubs pros.

Si tu es cool avec Ray, Ray l'est avec toi.

Il nous sort de la galère.

Les affaires d'abus de pouvoir me dérangent plus que tout,

mais les scandales encore plus.

Il entraîne encore des gosses.

On devrait d'abord démêler le vrai du faux.

Aucune preuve physique, aucun témoin pour corroborer.

Sans compter que Stevie est connu des Stups.

Ça veut pas dire qu'il n'a rien subi.

Ça reste un humain.

Je lui cherche une place en centre de désintox.

Il est prêt à redevenir clean.

C'est bien joli, mais il y a prescription.

Pour un abus sexuel sur mineur ?

Stevie n'a pas subi de viol.

À New York, les poursuites sont possibles seulement jusqu'à 23 ans.

Stevie a eu 24 ans en mars.

Voilà pourquoi Masters a arrêté de le payer.

Il ne risque plus rien.

Si on arrive à prouver que Stevie a été payé

dans le but d'acheter son silence,

ces paiements prouveront un délit récent.

Si le délit est récent, pas de prescription.

C'est notre seule chance.

Mais ça ne sera pas facile. Masters n'a pas de casier.

Pas de casier à New York.

Mais une plainte a été déposée contre lui à Trenton en 1988.

Plainte enregistrée, puis effacée.

Mais pourquoi ?

Je passe des coups de fil. Dans le New Jersey, on parle facilement.

DOMICILE DE DOMENICA RAMOS JEUDI 18 AOÛT

Richie était en deuxième année à la fac quand il a perdu sa joie de vivre.

Il avait toujours le sourire.

Tout à coup, il ne parlait plus, ne mangeait plus.

Il n'avait plus envie de jouer au basket.

C'était pourtant toute sa vie.

Après sa mère, n'est-ce pas ?

Qu'est-il arrivé ensuite ?

Je l'ai fait parler.

Il ne pouvait rien me cacher.

Il a fini par me raconter ce que le coach Ray faisait.

Quoi, exactement ?

Des attouchements.

Des attentats à la pudeur. Appelez ça comme vous voudrez.

Ça a commencé à un tournoi à Philadelphie. Il avait 12 ans.

J'aurais voulu lui tirer dans les testicules.

C'était mon bébé.

L'Église a gardé ça secret.

Ils allaient s'en occuper.

J'ai attendu et attendu. Mais il ne s'est rien passé.

Vous avez appelé la police ?

On n'a trouvé aucun dossier.

Ils l'ont protégé.

C'était un dieu pour eux.

J'ai dû les supplier d'agir.

Deux jours avant le jury...

mon fils s'est pendu ici, dans cette chambre.

À cause de ça.

Vous allez le coincer, cette fois ?

D'habitude, c'est moi, la première.

Votre virée à Jersey a été payante ?

Oui, le coach fait ça depuis des années. C'est un criminel.

- Non, merci. - Mon dernier vice. Enfin, j'espère.

Un flic qui ne mange pas de donuts ?

C'est louche.

Le sang neuf est à pied d'œuvre.

Où on en est ?

J'ai épluché la comptabilité du coach. J'ai rien trouvé.

Pas la moindre trace de virements à Stevie dans ses relevés.

Il gagne 50 000 $ par an. Pas de quoi flamber.

Que 50 000 ? Il a des arrangements pas nets

avec les agents, les sponsors, les recruteurs.

Où cache-t-il ce fric ?

À Atlanta, on avait un mauvais entraîneur. De football, celui-là.

Ses comptes aussi étaient irréprochables.

Mais ceux de sa fondation caritative, c'était une autre histoire.

"La Fondation des Garçons de Ray".

Les garçons de Ray ? Eh ben !

OK, Rollins, épluche les comptes de la fondation.

Si Stevie dit la vérité, il n'est pas le seul à avoir reçu de l'argent.

Je m'en occupe.

Tu vas bien ?

Bien. Super. Tu pourrais donner un coup de main aux nouveaux ?

Inspecteurs.

- En quoi... - Richie Ramos.

Richie Ramos ?

Plainte pour abus sexuels en 1988.

Il s'est pendu deux jours avant le jury d'accusation.

Ça ne vous dit rien ?

Je vois que vous avez parlé à sa mère.

Vous essayez de relancer l'enquête ?

Comment ça ?

Asseyez-vous.

Elle vous a dit qu'il n'y avait pas de père dans ce foyer ?

Qu'elle consommait de la drogue ?

Que c'est moi qui leur ai trouvé un logement décent ?

Qu'à notre rencontre, Richie était analphabète

et que cinq ans plus tard, il avait une bourse en Arizona ?

Elle a parlé de ces petits détails ?

Je me suis battu pour le sauver.

Mais elle l'a détruit.

Pourquoi elle ferait ça ?

Parce qu'elle s'était fait une mauvaise opinion de moi.

- Mais pourquoi... - Attendez.

Quelle opinion ?

Ne soyez pas puérile. Elle avait la même opinion que vous.

Je me trompe ?

La relation entre un coach et son joueur vedette est intense.

Facilement mal interprétée.

- Continuez. - Ces gosses n'ont qu'une seule chance.

Et moi, je suis en mesure de les aider.

- On devient très proches. - C'est beaucoup de pouvoir.

Décider qui reste et qui part.

C'est mon boulot.

Trouver la perle rare.

Vous leur ouvrez les portes de la gloire. Vous demandez quoi en échange ?

Qu'ils réussissent dans la vie.

- Qu'ils fassent comme moi. - Acheter le silence ?

La mission de votre fondation semble être d'acheter le silence de votre prochain.

Vous devriez avoir honte.

Ma fondation et toute ma vie sont dédiées à ces gamins.

Vous êtes au-dessus des lois, Coach ?

Interrogez n'importe lequel de mes garçons.

Ils vous diront que je suis le seul père qu'ils aient jamais eu !

Donc c'est par pure bonté d'âme qu'il vous payait ?

Vous vous trompez sur lui.

Mon fils a 9 ans et je compte bien l'inscrire aux Baby Barons.

Le coach me dépanne, OK ? C'est un crime ?

Il m'a jamais rien fait, OK ?

On n'a jamais dit ça, Davis.

Il entraîne toujours des enfants.

Il leur fait ce qu'il ne vous a pas fait.

Vous comprenez ?

Pourquoi vous payait-il ?

Du jardinage, Inspecteur. Ça vous pose un problème ?

Il me donne du fric quand je suis à sec

et des conseils au besoin.

Une année, il nous a même invités ma mère et moi pour Noël.

C'est le Père Noël.

Moi ? Je laisserais un mec me toucher ? Vous êtes tarés !

Je lui briserais la nuque. J'ai une tête de pute ?

- Du calme, Dre. - Lâche-moi.

- Le coach sait choisir ses victimes. - Ouais.

Les abus d'homme sur garçon étaient rares à Atlanta.

Ici aussi. Personne les signale.

Pas facile d'engager les poursuites.

D'après un prof de criminologie,

les victimes masculines ont 40 ans de retard sur les femmes.

C'est le Moyen Âge.

Ils ont honte de n'avoir pas su se défendre.

Absolument.

Certaines victimes ont une érection, une réaction physique normale.

Ils associent ça au plaisir.

Ils ont peur qu'on dise qu'ils sont gays.

C'est toujours mal vu chez les blacks et les latinos.

Mon fils est gay et il affronte ces conneries tous les jours.

Il est très courageux.

CENTRE DE DÉSINTOX VENDREDI 19 AOÛT

Voilà l'analyse de mon conseiller.

Un toxico se lève le matin sans boulot ni fric.

Mais avant le soir, il peut trouver un moyen d'y remédier.

Si je mets mon énergie dans du positif, rien ne m'arrêtera.

Génial, Stevie.

Je me sens léger après vous avoir parlé.

Une fois le coach en taule, je pourrai reprendre ma vie.

Je le pense aussi, Stevie.

Mais on doit te parler. On se heurte à un mur.

Il n'a pas payé d'autres gars ?

Si, mais ils ont tous juré que le coach ne faisait que les dépanner.

Parce qu'il a acheté leur silence.

Ou alors, il ne les a pas touchés.

Oh, le coach est un mec bien et moi, un junkie ?

C'est ta parole contre celle du coach et de ces joueurs.

Non, Stevie. Écoute-moi.

Il nous faut juste un témoin de plus.

Un homme plus jeune qui ne touche pas d'argent.

C'est comme ça qu'on pourra le coincer.

Il y a bien un mec.

Mon camarade de chambre.

On était inséparables. Il a plus morflé que moi.

- Tu veux dire qu'il a été violé ? - Je crois que oui.

Il a un nom ?

C'est une star. Il vous dira rien.

Joue pas à ça, Stevie.

Tu dois nous dire de qui il s'agit.

Prince Miller ?

Entrez, Inspecteurs.

Je suis Suprême.

Le manager de Prince et son cousin. On se serre les coudes.

Merci de nous recevoir. Il s'agit d'un sujet sensible.

Oui. Laisse-nous une minute.

- Sympas, les baskets. - Ouais, merci.

Des RC 13. Dernier prototype sorti de notre usine coréenne.

Une paire unique. Même Prince n'en a pas.

J'aime bien ce rouge.

La couleur de Prince. C'est mon choix.

On dessine et on fabrique tout nous-mêmes. Personne nous exploite.

Pas mal, hein ? Pour deux gars de Brownsville.

- Le rêve américain. - Carrément.

Vous avez 20 ans de service ?

Quand vous arrêterez, venez bosser pour moi.

Je prends soin de mes soldats.

Pas d'offre pour moi, Suprême ?

Ça dépend, ma jolie.

Vous savez danser ?

Ah, Prince est là.

Avec David Arnoff ?

C'est un grand avocat.

C'est une période délicate, Inspecteur.

Prince est le meilleur joueur de la saison, deux fois champion.

Aujourd'hui, toutes les équipes le convoitent.

On ne laissera rien ni personne

bousiller ce qu'on a construit.

Le coach dit que le succès dépend de notre capacité à gérer la pression.

Disons qu'il m'a préparé au succès.

Il faisait pression sur vous ?

En fin de match, j'avais toujours la balle.

Il restait une minute.

J'étais en position de dribbler, de tirer ou de faire une passe.

Aucune défense ne pouvait m'arrêter.

Je n'étais rien sans mon équipe,

mais on ne gagnait pas sans moi.

Tu m'étonnes.

On ne parle pas de cette pression.

Mais de votre vie privée.

Prince, considériez-vous l'entraîneur comme une figure paternelle ? Un mentor ?

Écoutez.

Ma mère, mes frères et moi, on vivait entassés dans une pièce.

Aujourd'hui, on vit dans le New Jersey dans 4 000 mètres carrés.

Je conduis une Lamborghini.

Rien n'a mal tourné dans ma vie.

C'est clair ?

J'ai une question.

Pouvez-vous enlever vos lunettes ?

Je veux voir vos yeux.

Merci de vous être déplacés. Vous tenez votre déposition.

Quelle garde rapprochée.

Il va pas craquer facilement.

Certaines victimes s'effondrent comme Stevie,

et d'autres comme Prince deviennent conquérants

pour prouver au monde qu'ils vont bien.

Je ne suis pas sûre qu'il aille si bien. Regardez.

J'ai visionné la cérémonie donnée en l'honneur de Ray Masters.

Toutes les stars qu'il a entraînées étaient présentes.

Mais Prince n'est pas venu. Il a envoyé cette clé en or.

Prince n'a pas envie de le voir.

Je dois appeler ma femme.

Elle te lâche pas la grappe ?

Pas exactement. Elle est en Irak. Il y a 7 heures de décalage horaire.

En Irak ?

Elle fait de la propagande. Elle doit conquérir les cœurs.

Elle en a encore pour 8 mois.

Elle a du courage.

Stevie, qu'est-ce que tu fais là ?

Vous avez parlé à Prince ?

- Oui. - J'en étais sûr.

Il m'a appelé.

Première fois depuis huit ans.

Il voulait quoi ?

M'inviter à une soirée.

Il pense à moi, il veut qu'on se voie.

Deux questions.

Comment je la joue ?

Et qu'est-ce que je vais mettre ?

Pourquoi pas un micro ?

Que proposez-vous là ?

Une rencontre sur écoute.

J'en ai fait plein.

On équipe Stevie d'un micro et on écoute Prince.

On n'est pas aux Stups.

Si des victimes se parlent,

la défense dira qu'elles conspiraient.

On croit que Prince en a plus bavé que Stevie.

Si Prince admet à Stevie avoir été violé,

il n'y a pas prescription.

C'est risqué, Olivia. C'est frauduleux.

Pire encore, si Prince nie le viol, ce sera immortalisé en audio.

OK. Vous avez une meilleure idée ?

Hé, relax.

Peut-être bien.

Tous les abus ont eu lieu à New York ?

Non, c'était en tournois. Californie, Boston, Philadelphie.

Boston. Vous en êtes sûr ?

Oui, pourquoi ?

Dans le Massachusetts,

la prescription ne s'appliquerait pas.

Comment ça ?

Pour les abus sur mineurs, le temps s'arrête

quand la victime ou l'agresseur quitte l'État.

- C'est une loi contre la prostitution ? - Non.

L'Église éloignait ses prêtres pédophiles

le temps que le délai soit passé.

Alors le législateur a arrêté le temps rétroactivement.

Envoyez-moi Stevie. J'appelle le Procureur de Boston.

Olivia ?

Je suis désolée pour Elliot.

Moi aussi.

Avec le nouveau, ça va ?

Stevie s'est envolé. Il avait un rendez-vous.

- Appelez son portable. - OK.

BOÎTE DE NUIT LUNDI 22 AOÛT

- Arrête tes bobards. - Tu sais que c'est vrai.

- Ferme-la. - Le coach continue !

Ferme ta gueule, sale pute de junkie.

Me touche pas.

Hé !

Stop. Ça suffit.

- Ça suffit, j'ai dit. - Police. Reculez.

- Arrête de te cacher. - T'es taré.

Stevie. T'en va pas.

- Lâchez-moi. - On doit te parler.

Vous voulez me parler ? Arrêtez-moi. Sinon, j'ai assez donné.

- Allez, c'est bon. - Foutez-moi la paix.

Oui, d'accord.

Stevie n'est pas réapparu au centre de désintox.

Il ne répond pas au téléphone.

Cabot trouve comment poursuivre Masters et nous, on perd le témoin.

Et Prince ? Il a perdu son sang-froid.

On devrait retourner le voir.

Avec les clubs qui se l'arrachent ? Bonne chance.

- Cet enfoiré m'a coûté cher. - Combien ?

Me demande pas.

- J'avais parié sur la Caroline. - Amaro.

Prince a marqué tout à la fin.

On arrive tout de suite.

Inspecteur Amaro. On a trouvé votre carte dans sa poche.

J'aurais dû le retenir.

Prévenez la Scientifique.

- C'est une overdose. - Vous êtes sûr ?

Moi, non. On va devoir passer l'endroit au peigne fin.

Circonstances indéterminées ?

Avec cette dose d'héroïne ?

Il connaissait cette drogue. On a dû l'injecter de force.

Ou bien il se l'est fait tout seul.

La question, c'est s'il s'agit d'un homicide ou d'un suicide.

Je n'ai pas assez d'éléments pour trancher.

Allez, Melinda.

C'est pour ça que le légiste et les flics ne bossent pas au même endroit.

Pour éviter les conclusions hâtives.

Ne vous moquez pas de moi, Amaro.

Jamais de la vie.

Mais jetons un œil.

Si c'est un suicide, Stevie s'est piqué tout seul.

Il était droitier, le bras gauche est piqué, ça marche.

Mais trois ou quatre reprises pour trouver la veine ?

Ça expliquerait tout ce sang.

Mais Stevie était un toxico professionnel.

Il connaissait ça par cœur.

Il savait viser.

Je l'ai mis dans mon rapport.

OK, dites-moi si c'est plausible.

Des types plaquent Stevie au sol.

Ils ont eu du mal à lui faire l'injection.

C'est un scénario plausible.

En sachant qu'il s'est battu devant une boîte de nuit

quelques heures plus tôt et qu'on l'a menacé.

Melinda, ce n'est pas à nous de décider.

On soupçonne quelqu'un, mais on doit en être sûrs.

Je ne peux pas vous aider.

Il y a un autre scénario qui tient la route.

Il prend une raclée.

Il est troublé et ne trouve pas sa veine. C'est du 50-50.

Si les deux marchent, aidez-nous.

Je ne suis pas censée faire ça.

Bon, très bien.

Alors, une faveur.

Ne rendez pas encore votre rapport.

On est là pour vous couvrir.

Je vous revaudrai ça.

Prince savait que Stevie allait témoigner contre Ray Masters.

Les abus sur Prince allaient être divulgués.

Mauvais pour son image.

Comme il n'a pas pu dissuader Stevie,

il l'a fait taire en lui injectant une dose fatale d'héroïne.

Mobile et occasion, mais aucun témoin ni indice contre Prince.

Mais le plus drôle,

c'est que Prince ne nous évite pas. Il est juste là.

Hé, les gars. Il n'y aura pas de séance d'autographes.

Écoutez, je suis très triste pour Stevie,

mais si vous croyez que je l'ai tué, vous planez autant que lui.

Vous pouvez nous dire où vous étiez entre 3h30 et 7 h ?

On est là pour ça.

M. Miller a quitté la boîte avec deux jeunes femmes

et a passé le reste de la nuit chez lui.

Je suis sûre qu'elles en témoigneront.

- On verra si elles sont crédibles. - On a mieux.

Regardez la date et l'heure dans le coin.

Ils ont fait la moitié du Kamasutra jusqu'à plus de midi.

Oui, bébé.

On peut tout visionner.

Ces informations sont faciles à trafiquer.

Elles ont aussi signé une attestation de consentement avant et après.

L'heure y est indiquée.

Mon client court vite, mais il n'a pas le don d'ubiquité.

Vous filmez toujours vos conquêtes, ou c'était une soirée spéciale ?

Les fausses accusations pleuvent de nos jours, Inspecteur.

Je prends mes précautions.

Encore une question.

Stevie nous a dit que vous en aviez bavé plus que lui.

Quand le coach a-t-il arrêté de vous violer ?

Vous feriez mieux de vous taire.

Vous ne savez rien.

Ah non ? Pourquoi vous êtes bouleversé à chaque fois que j'en parle ?

Personne ne touche à Prince Miller.

Personne.

C'est terminé.

On était venus coopérer mais ceci relève du harcèlement.

- Oui, c'est vrai. - Oui.

J'ai une marque à promouvoir.

Eh bien, tout ça n'a servi à rien.

Il lui est arrivé quelque chose, c'est évident.

En tout cas, il n'a pas tué Stevie.

- C'était peut-être une overdose. - Non.

Stevie s'investissait dans sa détox.

Et Prince ne pense qu'à protéger sa marque.

Voyons si les photos ont parlé à Rollins.

Aucun élément nouveau.

Il n'y a que les empreintes de Stevie sur la seringue.

Regardez cette empreinte de pied.

Ce ne serait pas le P de Prince ?

Le symbole de sa marque.

Un contrôle parce que je suis black ? Je suis trop riche.

Descendez de là.

J'ai besoin de vos baskets.

Mes baskets ? Pourquoi ?

C'est un prototype, non ? La seule paire qui existe.

Prince, appelle Arnoff.

Voyons s'il y a du sang de Stevie.

Allez, enlevez-les.

Les abîmez pas.

Montez dans la voiture.

Vous disiez la vérité.

C'était pas vous, mais Suprême.

Arrêtez. Suprême n'aurait pas tué Stevie.

Vous en êtes sûr ?

Suprême est comme le coach.

Le coach vous a dirigé pendant 10 ans et aujourd'hui, c'est Suprême.

Aucun d'eux ne s'est préoccupé de vous.

Ils ne pensaient qu'à leur propre intérêt.

Vous savez pas de quoi vous parlez.

Les baskets de Suprême correspondent aux empreintes.

Il y a du sang de Stevie sur le côté et les semelles.

Ses avocats vont nous proposer un marché.

Oui, mais sans Stevie, le coach Ray ne sera pas inquiété.

- On en revient à Prince. - Eh bien, bon courage.

On peut l'obliger à témoigner si on a un jury.

On lui demande juste de compromettre le coach.

Le menacer de prison s'il ne témoigne pas, ce n'est pas correct.

Je ressuscite votre affaire. C'est bien, non ?

Le coach continue de s'attaquer à des enfants.

Prince s'est forgé une carapace à 14 ans.

Il nous a souvent menti. Pourquoi dirait-il la vérité ?

Et si on lui rappelait à quoi ressemblait sa vie avant la carapace ?

On ne va pas en ville ?

On fait juste un petit arrêt, vite fait.

C'est le championnat estival.

On a pensé que vous aimeriez rencontrer les stars de demain.

Venez.

Prince Miller ! Hé, les gars, c'est Prince !

- Salut. - Yo, petit. Tu t'appelles comment ?

Shaun. Je suis ton plus grand fan. Tu es le meilleur du monde.

Allez, les garçons, on y retourne. Allez !

On assure à l'entraînement, on assure en match.

- Allez, revenez. - Excusez-moi. Pardon.

Bien joué !

Prince. Ça faisait longtemps.

Coach.

Je ne devrais pas dire ça,

mais de tous mes joueurs, tu as toujours été mon préféré.

Inspecteurs.

Allez, Devon. On y retourne.

Bloque bien la ligne de fond.

Allez ! On lève les mains.

- Défense ! - On est facile à impressionner à cet âge.

Il est doué, ce gamin. Il sait bouger. Un vrai leader sur le terrain.

Vous vous retrouvez en Devon, non ?

Du talent à revendre et...

un coach qui lui montre la voie.

Vous savez où va le coach Ray, vendredi ?

En Californie, pour un tournoi avec Devon et tous les Barons.

Bons souvenirs ?

Il va faire le tour des chambres et tout le reste.

GRAND JURY JEUDI 25 AOÛT

Prince Jamal Miller...

Jurez-vous de dire toute la vérité en votre âme et conscience ?

Dès le plus jeune âge, nous accordons notre confiance aux entraîneurs.

Ils nous apprennent à jouer.

Ils nous aident pendant nos études.

Ils nous conseillent sur la vie.

Parfois, ils tiennent même nos rêves entre leurs mains.

Un coach a trahi notre confiance.

J'ai pris une grande décision.

J'ai dit la vérité au jury d'accusation à propos de Ray Masters.

J'ai raconté comment il m'avait recruté pour les Baby Barons,

son équipe du championnat estival. J'avais 10 ans.

Il s'est mis à abuser de moi sexuellement.

Dès le premier voyage.

Il a continué jusqu'à mes 15 ans.

Pourquoi je n'ai rien dit, à l'époque ?

Parce que je n'étais qu'un enfant.

J'étais perdu.

J'avais honte.

Je ne voulais pas gâcher mes chances au basket.

Je regrette d'avoir gardé ce secret... enfoui pendant si longtemps.

Il y a peut-être eu d'autres victimes après moi.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

J'espère qu'ils viendront témoigner.

Raconter eux aussi leur histoire.

Je sais à quel point ça fait mal.

Mais la vérité est le meilleur remède.

Gardons bien ceci à l'esprit :

ce n'est pas nous qui devons avoir honte. C'est lui.

CECI EST UNE FICTION

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.