All language subtitles for Ruby.Herring.Mysteries.Silent.Witness.2019.MULTi.1080p.WEB.H265-FW_track4_[fre]

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Original subtitles

...

Musique intrigante

...

Générique : "Les Petits Meurtres de Ruby"

...

Allez, Seattle, on se lève de son canapé.

Chaque pas a son importance.

C'était "Un consommateur averti en vaut 2".

D'après mes bracelets,

durant ma chronique, j'ai fait 212 pas.

Ma fréquence cardiaque est montée à 120 battements par minute.

Sue et Craig, à vous.

Merci pour ces informations.

J'ignorais qu'il existait

- tant d'options. - Et de modèles à éviter.

Il faut comparer.

On y passe du temps, mais on économise.

- D'autres conseils pour les débutants ?

- Attention aux modèles qui prétendent compter les calories.

Ce type de bracelet est mauvais,

- sur ce plan. - Comme mon régime le week-end.

Je vous ai gâtés.

J'ai apporté mon modèle préféré. Un pour chacun.

OH.

- Bon, maintenant, fini les excuses.

- Merci, Ruby. - Avec plaisir.

A bientôt pour une autre rubrique.

A suivre

dans "Eyes on Seattle",

les infos de 18h.

Si votre écran passe en noir et blanc,

pas d'inquiétude, voici des pensionnaires du zoo.

Oh... Il y en a un pour moi ?

Tu vas l'utiliser ?

Si ça donne l'heure.

- Il compte aussi les pas du distributeur

- à ton bureau. - Marrant.

Merci d'être venue travailler ce soir.

Amuse-toi bien au mariage de ta soeur.

Et je dois un café

- à ton père. - J'y vais.

- Ruby. - Oui ?

- Essaie de te reposer. C'est un ordre.

- OK ? Profites-en bien. - Salut.

Angela, je m'en vais.

- Oh, jolie tenue. Tu te mets au sport, alors.

Tu vas courir avec moi ?

- Et être à la traîne loin derrière toi ?

Non, je m'en tiens à la randonnée.

Ta soeur est contente ?

- Oui, mais elle s'inquiète toujours. Téléphone

Ah, quand on parle du loup. C'est la future mariée.

Salut, les filles.

- J'ai hâte de te voir dans ta robe.

Merci, Angela.

- Je passe chercher papa et maman, on se voit demain. Ca va ?

Je panique pour les bagages.

Il y a plein de choses à ne pas oublier.

L'hôtel est à 30 mn de route.

Respire. Tout ira bien. On se voit là-bas.

D'accord. Je t'adore.

Moi encore plus.

- Un hôtel luxueux dans un cadre magnifique

et 5 jours de détente avant le mariage.

- Tu vas te reposer ? - J'essaierai.

- A dimanche. - D'accord.

C'est incroyable, cet endroit.

- C'est vrai. - C'est chouette.

Oh, ma chérie !

Ah, les futurs mariés.

- Maman ! - Oh...

Ma puce,

tu es resplendissante.

- Toi aussi, je te trouve resplendissant, Kevin.

- Bonjour. - Content de te voir.

J'aurais aimé

que t'amènes un cavalier au mariage.

- J'ai tenté de joindre le prince charmant,

mais il répond pas.

C'est malin.

T'as intérêt à rattraper le bouquet.

Ca me gêne pas d'être seule.

- Je lancerai le bouquet dans ta direction.

Tu ferais ça ?

- Ca suffit. On récupère les clés ?

Je prends les bagages.

- Au fait, Charlotte, est-ce que tu as vu Sugar ?

Seulement en photo,

pour l'instant.

- Ca me fait plaisir qu'elle fasse ton gâteau.

C'est un beau cadeau.

On a du temps à rattraper.

Ca fait combien de temps qu'on n'a pas vu Sugar ? 3 ans ?

- Elle s'investit à fond dans son entreprise.

- Pourquoi c'est une star qui va faire notre gâteau ?

- C'est un hasard. Je lui ai parlé de votre mariage

et on a découvert qu'elle venait participer

- à un congrès dans l'hôtel. - C'est chou.

Ah. Ruby Herring.

Derek.

- J'adore ta cravate. - Merci.

Tu te souviens de mes parents

et de Charlotte, notre future mariée ?

Voici son fiancé, Kevin. Derek, le directeur de cet hôtel

et un très bon copain de lycée.

- Je suis ravi que vous ayez choisi

- notre hôtel. - Moi aussi.

Grâce à Ruby qui a comparé

tous les lieux

qui accueillent des mariages

sur 100 km.

- Ravi qu'elle ait usé de ses talents de détective.

Elle a toujours eu les meilleures

infos.

- L'instinct de détective des Herring. Oh...

Allez, vos clés.

- Vous sauriez où je peux trouver mon amie Sugar ?

Elle est arrivée.

Je devrais pouvoir la trouver. Une minute.

Merci beaucoup.

- La voilà. La grande dame de la pâtisserie.

Je n'en crois pas mes yeux.

Je suis contente de te voir.

Pardon, j'ai pas appelé depuis longtemps.

J'ai été débordée.

- Ne dis pas ça. On est ravis pour ton succès.

Quand on se voit,

j'ai toujours l'impression qu'on s'est vues la veille.

Sugar a été ma demoiselle

d'honneur.

Bien, mesdames.

Je vous laisse.

Merci, Derek.

Vous vous connaissez ?

On a failli travailler ensemble.

Mesdames,

je vous laisse.

- Bonnie, tes filles sont magnifiques.

Ruby et... Charlotte.

C'est ça, oui.

C'est le gâteau de mariage ?

Hm, hm.

- Il est sublime. - Tu mérites le meilleur.

Je n'ai pas eu d'enfant.

Je me rattrape avec toi.

Oh, pardon,

j'oublie de vous présenter

ma nièce, Megan Montrose.

Elle est pâtissière.

Je l'ai formée au fonctionnement

de l'entreprise. Elle est douée en affaires.

Je tiens le stand toute la semaine.

- Venez déguster. - Avec plaisir.

Mais d'abord, dînez avec nous ce soir, Sam et toi.

- Sam me rejoint demain matin, mais j'accepte avec joie.

- Génial. A ce soir, alors. 19h ? - D'accord.

A tout à l'heure.

Je propose de porter un toast.

En 30 ans de journalisme,

j'ai noué des liens avec des policiers.

Il fut un temps, j'aurais fait

arrêter le 1er qui approcherait mes filles.

Rires Mais quand j'ai vu l'attitude

de Kevin avec Charlotte

pleine de tendresse, de respect

et d'amour...

- Félicitations aux parents. - Merci.

J'ai renoncé à appeler

la cavalerie.

Tu l'as échappé belle.

- Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

- Merci, papa. - Même si je ne vais plus

sur le terrain, j'ai le numéro du chef de la police.

- Rires - C'est noté.

A Kevin et Charlotte.

Vous formez une belle famille.

On a beaucoup de chance.

Et vous êtes adorable avec maman.

Elle a toujours été là.

C'est grâce

à elle que j'ai créé Sugar et Sam.

C'est vrai, maman ?

- A une réunion d'anciens élèves,

elle a regretté de ne pas être une bonne pâtissière.

J'ai dit que n'importe qui pouvait maîtriser toute recette

avec les bons ingrédients

et les bonnes quantités.

- Vous avez créé votre entreprise à partir de ça ?

- Il arrive que de grandes idées naissent des choses simples.

Vous m'excusez ?

Je dois m'éclipser.

Ensuite, tu me raconteras ta carrière à la télévision.

Oui, volontiers.

C'est un amour. Je suis contente de la connaître.

Pourquoi tu réagis comme ça ?

Tu gâcheras pas cette chance.

- Papa a dû faire arrêter au moins un de tes ex.

Rires

Arrête de me menacer !

Oh...

Excusez-moi, les filles.

- Vous excusez pas. Ca va ?

Oh, oui, très bien.

C'est rien, c'est professionnel.

Je suis un peu fatiguée.

Ca ne vous ennuie pas si je pars avant la fin du dîner ?

- Pas du tout. J'ai adoré vos histoires avec maman.

- Appelle-moi Verna.

C'est mon vrai prénom.

Passez une bonne nuit, Verna.

- Ca, je n'en doute pas une seconde.

Le seul endroit où je dors comme un bébé,

c'est au calme, dans la nature, comme ici.

- Bonne nuit. - Bonne soirée.

- Trop bizarre. - Hm.

- Oh, attends, tiens-moi ça.

J'ai un cadeau sportif.

- Cool. Depuis le temps que j'en veux un.

- Tu vas pouvoir compter tes pas.

Et les moments de bonheur ?

Je suis sur un nuage quand t'es là. Papa et maman aussi.

Quand je pense que je vais me marier dans 5 jours...

- Promets-moi qu'on restera complices.

Je te le promets.

On fait la course ?

Rires

...

- Cet endroit est à couper le souffle. - Sugar a raison.

On a de la chance de profiter de la nature.

- Ecoute. Ce calme et ce silence...

C'est relaxant, hein ?

Cri de femme

- T'as entendu ? - Au secours, aidez-moi !

Ca vient d'en bas.

Près de la rivière.

Viens.

C'est par là.

On arrive ! Tenez bon !

Venez m'aider !

- Aidez-moi ! - C'est Megan.

- Venez, c'est Sugar, dépêchez-vous !

Charlotte, appelle les secours.

- Au secours, aidez-moi !

C'est Sugar !

Vite !

*-Police secours,

je vous écoute.

- On a besoin d'aide. Une femme se noie.

- Aidez-moi. Aidez-moi.

Elle est coincée.

- Je suis au bord de la rivière, à Clear Mountain.

- S'il vous plaît, aidez-la.

- Je vous en prie, aidez-la. - Aidez-moi.

- Au pied des rochers. A Sunrise Point.

- Je t'en prie, Sugar, parle-moi.

Elle est bloquée sous un tronc.

Allez !

- Allez-y, tirez. - Sugar.

Ma soeur essaie de la dégager.

- Ca y est, je la tiens. Là, ça vient.

C'est bien, Megan.

Quelle horreur, Sugar...

On y est presque.

- S'il te plaît, reste avec moi, me laisse pas.

Elle s'appelle Sugar Albert.

Allez, Sugar, s'il te plaît.

On commence le massage cardiaque.

Reviens.

- Reviens. Me laisse pas. - Continuez.

- Ca sert à rien, elle respire plus.

Je suis là. Je prends le relais.

S'il te plaît, me laisse pas.

Elle respire plus.

Elle respire plus.

- Accrochez-vous.

- Sugar, reviens, je t'en prie. Reviens...

Ca faisait combien de temps

- que vous étiez parties marcher ? - 1 heure, à peu près.

Sugar a voulu monter faire un selfie

depuis Sunrise Point.

Pour notre site web.

- Vous êtes montée avec elle ? - Non, j'ai dû rentrer.

- A quelle heure ? - Euh... vers 7h.

- Comment vous avez su qu'elle avait besoin

- d'aide ? - Excusez-moi.

Vous êtes qui, vous ?

Lieutenant Jake Killian.

- Police criminelle. - Criminelle ?

- Pour un décès non expliqué, c'est la procédure.

Comment vous saviez

- qu'elle avait besoin d'aide ? - J'étais sur le chemin.

J'ai entendu quelqu'un crier.

J'ai fait demi-tour et j'ai couru.

Les cris étaient de plus en plus forts.

Et ils se sont arrêtés.

J'ai cherché d'où ça venait et je l'ai vue.

Coincée sous un tronc dans la rivière.

Coincée comment ?

- Son corps était bloqué entre les rochers

- et le tronc. - Vous étiez là ?

Oui, j'ai aidé Megan

à la sortir. Ma soeur et moi marchions

près d'ici.

- Comment elle a fini dans la rivière ?

- Elle a dû tomber. Les chemins étaient glissants.

Le courant a pu l'entraîner.

Elle savait nager ?

- Oui. - Elle a pu se cogner la tête

- en tombant. - Ouais, possible.

- J'aurais pas dû la laisser y aller.

Vous avez fait

ce que vous pouviez.

Merci à tous.

- Vous avez leurs coordonnées ? - Oui.

- Très bien. On vous recontactera.

- D'accord ? - Oui.

J'arrive pas à croire

qu'elle soit morte.

- On est là, nous. Vous pouvez nous appeler.

- Merci. - Il faut aller vous reposer.

Oui.

- Je peux faire relever le corps ?

Non, pas tout de suite.

- Le légiste doit passer. - Ah bon ?

Les chutes, ça arrive souvent.

Ca doit être une noyade accidentelle.

- Excusez-moi. On m'a appelé.

C'est ma femme ?

Sam Albert ?

- Oui. - Mes condoléances,

monsieur.

- Que lui est-il arrivé ?

- On pense qu'elle est tombée en glissant.

L'enquête est en cours.

Mais vous... vous l'emmenez où ?

- On va l'emmener à la morgue. - Mais si c'est un accident,

pourquoi vous ne l'emmenez pas

au funérarium ?

- Le légiste doit l'autopsier avant de restituer

le corps à la famille.

Je peux la voir ?

Oui. Bien sûr.

Vous voulez bien montrer à monsieur ?

Je retourne à l'hôtel.

Bien.

*Communication radio

...

Je connais ce regard.

T'as vu comment il a réagi ?

Comme si ça lui faisait rien.

Tu réagirais comme ça si c'était Kevin ?

- Non, pas comme ça. - Exactement.

- Viens, on va se mettre au chaud et avertir maman.

Ouais. T'as raison.

Attends une seconde. D'après le policier,

c'est l'endroit d'où Sugar aurait pu tomber.

Tu vois ce que je vois ?

Tu crois pas que ces branches ont été cassées il y a peu ?

Tout ce coin, on dirait que le sol a été piétiné.

Tiens-moi ça.

Et le panneau

est de travers.

Hé, regarde.

Tu vois ce verre par terre ?

Ca vient sûrement d'une paire de lunettes.

Déclic

Ca doit faire une sacrée chute.

Ruby, tu me fais peur.

- Je vais en parler à papa. C'était pas un accident,

je pense.

J'arrive pas à y croire.

- On sait tous à quel point elle comptait pour toi.

On est désolés.

- Tu veux boire un thé ? - Non.

C'est dur.

Tu veux qu'on discute ?

Soupir

- Allez, viens. - Oui.

Un truc colle pas.

Il y avait un policier de la criminelle.

La mort de Sugar ne serait pas

- accidentelle ? - Exactement.

Ou peut-être que si. J'ai moins d'intuition que toi.

- Te sous-estime pas.

Il faut en discuter. Qu'est-ce qui te dérange ?

- Un policier a supposé que Sugar était tombée des rochers

- et s'était noyée. - OK.

J'ai vu son corps de près.

Aucune marque. Ni coup ni égratignure.

- Etrange. - Tu trouves aussi ?

- Oui. - Regarde les photos que j'ai prises.

Si elle était tombée, elle se serait cognée, non ?

Elle aurait des blessures visibles.

- Je crois pas à sa chute. - Tu peux le prouver ?

- J'ai une piste. Regarde le panneau.

Il y a peut-être eu une bagarre.

Quelqu'un a voulu pousser Sugar

- et elle a fui. - Le coupable l'aurait poursuivie...

et l'aurait noyée.

- Oui, voilà. Et c'est pas tout.

- C'est pas tout ? - Non, Sam,

son mari, a débarqué.

Il avait l'air indifférent.

Alors que sa femme venait de mourir.

C'est bizarre.

Et je fais quoi, alors ?

- Suis l'instinct de détective des Herring.

Tu fais ça dans tes enquêtes de consommation.

Tu as toujours eu une bonne intuition. Suis-la.

Creuse, vas-y.

Aie confiance en toi.

- Je lance les analyses. - Parfait.

Ruby ?

Tommy, pardon de vous interrompre.

- Que faites-vous là ?

Vous vous connaissez ?

Pas vraiment.

- On s'est croisés. - C'est ça.

- Que se passe-t-il ?

Elle fait partie

- des témoins. - Des témoins ?

- J'étais sur le lieu de l'accident, ce matin.

On marchait, avec Charlotte.

Sugar Albert était une vieille amie de ma mère.

Désolé de l'apprendre.

J'avais oublié que Charlotte allait se marier

- là-bas. - Toute la famille est secouée.

Jake va tirer ça au clair.

Il est de New York. Il vient d'être muté.

- Je suis né à Seattle. - Ruby est journaliste.

Chargée des enquêtes consommation sur Channel 57.

"Un consommateur averti en vaut 2."

Son père est mon parrain. Mon père et lui sont amis.

- Le monde est petit. - C'est vrai.

Ruby, je peux t'aider ? Je n'ai pas commencé l'autopsie.

On en parlera plus tard.

- Non, si c'est pour l'affaire, dites ce que vous avez

- à dire. - Eh bien...

J'ai peur que cette mort ne soit pas accidentelle.

Ruby... Ruby,

- comme un rubis ? - Oui, c'est ça.

Et vous êtes rousse.

C'est plutôt judicieux. C'est marrant.

- C'est judicieux de laisser filer un meurtrier ?

J'ai vu 2 ou 3 détails...

- Vous avez rien à faire ? - J'ai tout mon temps.

- Vous feriez mieux d'en discuter dans le bureau.

Je déteste qu'on se dispute

- devant les victimes. - T'as raison.

- Je commence par les radios. - Merci.

- Suivez-moi jusqu'au bureau de Tommy.

- J'ai aussi constaté l'absence de blessures,

mais je ne parlerais pas de meurtre.

- Sugar a reçu des menaces, hier soir.

Elle s'est disputée avec quelqu'un au téléphone.

Vous avez vu son mari.

Comment rester si indifférent à la mort de sa femme ?

- Bon, voyons ce que ces os vont nous raconter.

- Ouais. Et si on parlait en privé ? Hm ?

Ca reste entre nous.

- D'accord ? - Bien sûr.

On peut lui faire confiance.

- Allez-y. Même si je pense que c'est une erreur.

- Bon, alors, pas de fracture aux jambes.

Rien aux bras non plus.

Pas de trauma crânien.

Je vais regarder en détail.

Je ne vois aucune blessure. Je n'ai pas trouvé

de plaie, à part celle causée par le tronc.

Elle n'est pas tombée des rochers ?

On peut en douter.

On devrait constater des traumatismes

d'après ce qu'on sait du terrain.

Jetons un oeil aux poumons.

Là, on a une piste.

Vous voyez tout ça ?

Oedème pulmonaire. Du liquide dans les poumons.

Elle a dû se noyer.

Ou quelqu'un a pu la noyer.

- Il reste beaucoup d'analyses à faire, mais...

on a matière à classer

le décès en mort suspecte.

Je vais procéder à une autopsie

- complète. - PARFAIT.

- Je peux avoir un commentaire officiel ?

Pas encore.

D'ailleurs, ne révélez rien de ce que vous avez vu.

Si les gens pensent à un accident,

le meurtrier se méfiera moins.

Je ne peux rien vous promettre.

Merci de ta confiance.

- On se voit au mariage. J'ai mes chaussures de bal.

- Réserve-moi une danse.

- Vous auriez des conseils pour l'éloigner ?

Pas vraiment, non.

Rire Vous connaissez pas Ruby.

Une femme est morte.

La police pense à un assassinat.

Un flic de New York va pas nous dire comment travailler.

Il est de Seattle.

- Comment il s'appelle ? - Jake Killian.

- Joli nom. Il est comment ?

On n'est pas un site de rencontres.

- Il est pas content que je fourre mon nez

dans une enquête qui me regarde pas, selon lui.

- Ca te dirait de bosser sur la rubrique criminelle ?

- J'hésite. C'était une amie de ma mère.

- Je devais rester avec Charlotte. - T'es sérieuse ?

Le mariage et le congrès de pâtisserie

ont lieu dans le même hôtel.

Il y aura des suspects et des témoins sous ton nez.

Ca tombe bien, non ?

Tu l'as dit,

c'était une amie de ta mère.

D'accord.

- Je donnerai un coup de main. - Génial.

Je préviens Craig, alors.

Alors, tu as du nouveau ?

Tommy pense que Sugar s'est noyée.

Et... pardon, j'aimerais t'annoncer ça autrement...

Le lieutenant ne croit pas à un accident.

Quoi ?

Un meurtre ?

- Il considère que c'est une mort suspecte.

Tommy doit l'autopsier.

Qui aurait pu lui vouloir du mal ?

- La police croit que l'assassin se cache dans l'hôtel ?

- Tu as pensé à sa nièce ? Elle était là.

- Megan, non, elle a tenté de la sauver.

Ca pourrait être son mari. Tu le connais bien, Sam ?

Pas tellement.

Sugar l'a rencontré après ses études.

- Frank m'a demandé de mener mon enquête à l'hôtel.

- Si tu penses que ça aidera à trouver le tueur, fais-le.

- Je suis là si tu veux parler de ce que tu trouves.

Enfin, en cas de besoin.

Merci, papa.

Charlotte, je n'oublie pas mes devoirs de demoiselle d'honneur.

Bonjour à tous.

Mes condoléances pour le décès de Sugar.

- Je sais que vous étiez proches. - Merci.

Euh, Derek...

la chaîne veut que j'enquête.

Alors, je me demandais si...

Je comptais faire un tour au congrès de pâtisserie.

Tu me présenterais à l'organisateur ?

- Bien sûr. Viens avec moi. - Super, merci.

- A tout à l'heure. - Salut.

C'est affreux.

- Ellie, ça va, vous tenez le coup ?

Oui, si on peut dire.

L'invitée d'honneur est décédée.

Ce n'est pas idéal pour les affaires.

- Voici Ruby Herring, une amie à moi, qui connaissait Sugar.

Oh, mes sincères condoléances.

Votre visage me parle.

Je vous ai vue à la télé ?

- Oui, c'est ça. Sur Channel 57.

Téléphone

- On a besoin de moi à la réception. - Merci.

Alors ?

Qu'est-ce qui vous amène ?

- Je passe quelques jours à l'hôtel pour le mariage de ma soeur.

- Je suis venue par curiosité. - Bien.

Je peux vous guider.

- Ce serait gentil. - Allons-y.

- Certains pâtissiers viennent ici pour vendre

des produits,

tandis que d'autres cherchent des investisseurs.

- Sugar et Sam ont débuté ici. - Je l'ignorais.

Vous me disiez

- que c'est arrivé à 7h, ce matin ? - Hm, hm.

Très bien.

Et il y avait d'autres randonneurs

qui auraient pu voir quelque chose ?

Il était très tôt.

Je n'ai vu que Ruby et Charlotte.

- Sugar avait-elle

des ennemis, à votre connaissance ?

- C'était une femme d'affaires sans pitié.

Attendez... des ennemis ?

Où vous voulez

- en venir ? - Simple question de routine.

La pauvre.

- Vous m'excusez, je vais aller la voir.

- Merci pour la visite. - De rien.

Venez l'an prochain voir le congrès sous un meilleur jour.

Ca va, Megan ?

Ca va.

Lieutenant, on ne se quitte plus...

- Je commence à croire que vous me suivez.

- Vous vous sentez comment ? - Sincèrement,

j'ai l'impression d'être dans le brouillard.

C'est un cauchemar.

- Merci de votre aide. Je vous recontacte. D'accord ?

Bien.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi ce policier m'a posé autant de questions ?

- Sugar a peut-être été tuée.

Vous êtes sérieuse ?

Mais pourquoi ?

Tout le monde la respectait.

C'était ma tante, mais pas uniquement.

Elle m'inspirait.

- J'imagine à quel point ça doit être dur.

Euh, vous avez dit

que Sugar voulait faire un selfie.

Elle l'avait mis en ligne ?

Non.

Mais elle m'avait envoyé ses photos. Je gère les réseaux sociaux.

Vous les avez gardées ?

- Oui. Je les ai montrées au lieutenant.

- Est-ce que je peux les voir ?

Ca vous embête si je me les envoie ?

Non, pas du tout.

Merci.

C'est fait.

*-Puis-je vous demander votre attention ?

Je sais que nous avons été affectés et choqués

par le décès brutal de notre amie Sugar Albert.

C'était une visionnaire. Sam, son mari,

m'a transmis un message que je souhaiterais

partager avec vous.

"Merci pour vos prières et vos condoléances.

"Si Sugar et moi étions associés dans notre entreprise,

"nous l'étions aussi

"dans la vie.

"Nous avions une devise.

"Un couple qui cuisine ensemble est un couple qui dure."

- Elle ricane. - La bonne blague...

- Que voulez-vous dire ? - Bah...

Je suis pas du genre à médire,

mais Sugar et Sam, c'était que pour le fric.

Leur couple exemplaire, c'était pour la galerie.

Merci à tous.

- Je m'appelle Ruby. - Marian Rabbel.

Pâtisserie bio "Chez Marian".

Sugar était apprentie chez moi.

Je lui ai tout appris sur le bio.

Quand on voit comment elle m'a remerciée...

Elle m'a pris mes meilleures recettes.

Si je comprends bien,

les délices de Sugar et Sam, on vous les doit ?

- Je suis pas vantarde, mais oui.

- Vous êtes tous les ans à ce congrès ?

- Oui, tous les ans. Pour savoir où en est la concurrence.

- Vous ne travaillez pas sans arrêt ?

Vous profitez de la nature autour de l'hôtel ?

Oh non, c'est pas

- mon truc. - Marian.

Tu veux pas qu'on parle, Nicole ?

Parle à mon avocat.

- C'était qui, ça ? - Encore une traîtresse.

L'univers impitoyable de la pâtisserie...

- Vous êtes Ruby Herring, la journaliste ?

Euh, oui.

- Je vous adore. J'adore vos cheveux.

- Je peux faire un selfie ? - D'accord.

Grâce à vous,

je me suis fait rembourser

par un garagiste qui m'avait arnaquée.

- Il y a des incohérences dans votre agenda, M. Albert.

J'ai dit la vérité.

Vous m'avez dit

que vous étiez en voiture à 20 mn de l'hôtel

quand vous avez appris le décès de votre femme.

- Oui, il me semble que c'est à peu près ça.

Oui.

Mais vous ne savez pas que j'ai le relevé de vos appels.

- Vous avez pas le droit. - Vous avez un abonnement commun

avec votre femme, alors, si.

Ce relevé dit que votre portable s'est connecté

à une borne située près de l'hôtel à cette heure-là.

Donc vous étiez à l'hôtel.

J'avais un planning de dingue.

J'étais peut-être plus près que je le croyais.

- Dites-moi.

Ca allait comment,

- entre vous ? - Bien.

On avait des hauts et des bas. Comme tous les couples.

Mais j'aimais Sugar. Je vous le jure.

- Pourquoi vous êtes-vous disputés

- hier ? - Qui a dit ça ?

Répondez.

- C'était un différend d'ordre professionnel.

- Etes-vous allé vous promener sur les sentiers autour de l'hôtel ?

- Non, Sugar adorait ça, pas moi.

Où voulez-vous en venir ?

Votre collègue a parlé d'accident.

Oui. Ce policier a fait erreur.

- Devrais-je prévenir mon avocat ?

Vous avez quelque chose

- à vous reprocher ? - Non.

J'ai répondu à tout. J'aimerais m'en aller.

Vous pouvez partir.

Mais ne vous éloignez pas.

Oh, dites...

Avec le décès de Sugar...

l'entreprise... elle est à vous, maintenant ?

- Que vont porter Kevin et les garçons d'honneur

à la boutonnière ?

- Téléphone - Une rose blanche.

Oh, parfait.

- Oh, c'est Angela. Il faut... - Vas-y.

J'en ai pour une seconde.

Salut, Angela.

T'as du nouveau sur l'affaire ?

*-Je soupçonne le mari, je continue à le surveiller.

Mais il s'est passé autre chose. J'ai fait une rencontre.

T'as un cavalier ?

- Non, Cupidon, t'es pire que ma soeur.

Un nouveau suspect.

- Je suis tout ouïe. *-Va voir son site web.

- Marian Rabbel. R, A, 2 B, E, L. - D'accord.

Elle a pas une tête de tueuse.

- Elle a pas des lunettes et un sweat à capuche,

mais elle était en conflit avec Sugar.

Elle a publié un post. Lis-le, c'est bizarre.

Je crois que je l'ai.

"Supprimez le sucre. Vous vivrez mieux sans."

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Le sucre, c'est une allusion à Sugar, tu crois ?

*-Je dirais que oui.

Elle a critiqué Sugar et Sam

et sous-entendu qu'ils n'étaient pas ensemble.

Alors, le mari redevient suspect ?

- Il y a de quoi devenir fou. Je patine complètement.

- J'ai une idée. - J'écoute.

*-Regarde le registre d'état civil pour vérifier leur mariage.

Son vrai nom, c'est Verna Albert.

- Je comprends qu'elle ait préféré un pseudo

rappelant la pâtisserie.

Ils ont récemment demandé le divorce. Attends.

La demande de divorce a été annulée.

Dans la case "domicile", ils ont indiqué 2 adresses.

- Peut-être que Marian avait raison.

Ruby ? On a besoin de toi

pour les bouquets des demoiselles d'honneur.

- Je te laisse. Tiens-moi au courant.

- Je vous le répète, ce n'est pas notre politique.

Votre politique...

Ecoutez. Je vous demande juste

de me fournir vos images de vidéosurveillance d'hier.

C'est simple.

Si je dois avoir un mandat,

je l'aurai.

Je peux aussi remplir l'hôtel de policiers.

Je ne refuse pas,

mais je dois demander à ma hiérarchie.

Je le ferai demain.

- Allez-y, je vous rejoins au restaurant.

C'est ton fameux lieutenant ?

- Il est mignon. - Ca va pas, la tête ?

Rires

- Ca n'est pas dans votre intérêt.

- Bonjour. - Tu es magnifique,

Ruby, comme toujours.

Vous connaissez ce gars ?

Tu le connais ?

Oui. Et oui.

Il y a un problème, Derek ?

- J'expliquais notre politique de confidentialité.

- Prévenez-moi à la seconde où vous aurez la réponse.

Oh... Aucune classe.

Ce genre de tactique

- fonctionne ? - Je connais mon boulot.

- Lieutenant, vous auriez une seconde ?

- J'ai tout mon temps. - Super.

- Regardez ce que Marian a publié. - Oh.

La recette des cookies sans sucre ? Ouais, elle l'a tuée.

- Lisez entre les lignes. Entre ça et la boue.

Les gens font de la rando, ici.

Et du côté de Sam,

vous saviez que Sugar et lui avaient demandé le divorce ?

Leur société doit valoir cher.

- 15 millions. Un motif plus sérieux qu'une recette.

- J'y vais. - Je peux montrer autre chose ?

C'est important.

- Allez-y.

- J'ai pris des photos à Sunrise Point après la mort

- de Sugar. - Nous aussi.

Vous avez vu la différence

entre les selfies de Sugar et les photos

- prises après ? - Je dois voir un analyste.

- Je suis pas experte, mais regardez.

Sur les selfies pris à Sunrise Point à 6h28,

le panneau et les branches sont intacts.

Sur mes photos

prises à 8h32,

le panneau est penché et les branches, cassées.

Et vous avez vu

- le verre ? - Oui,

on va le faire analyser.

- Sam des lunettes ? Vous l'avez

- interrogé ? - Je ne peux pas le dire.

Vous l'avez interrogé.

Il reste un suspect potentiel.

Pas plus.

Ca reste entre nous. D'accord ?

J'apprécierais

que vous me laissiez

- faire mon travail. - Je le fais aussi.

Je croyais que c'était

"Un consommateur averti en vaut 2".

"On y passe du temps, mais on économise."

Vous connaissez l'émission ?

- Je l'ai vue 2-3 fois en ligne.

On pourrait collaborer, non ?

- Non, désolé, je refuse de travailler pour la télé.

A bientôt.

- Tonalité - Allô, Frank ?

Ruby, t'as du nouveau ?

- Oui, mais on ne peut pas en parler pour l'instant.

- Dis-moi et on verra.

*-La police s'intéresse

à Sam Albert, le mari.

- Ah... Ouais, toujours le mari. Joli boulot.

- C'est un suspect potentiel. Je te tiens au courant.

*-Un rebondissement

dans l'enquête sur la mort de Sugar Albert.

La pâtissière décédée hier près de son hôtel.

Après avoir privilégié l'hypothèse d'un accident,

la police a requalifié ce décès en mort suspecte.

Les enquêteurs

s'intéressent à Sam Albert, son mari, qui serait considéré

comme un suspect potentiel.

S'agit-il d'un meurtre ?

C'était Craig Powers pour la rubrique criminelle.

Bonjour, Ruby.

Oh, Ellie, bonjour.

J'ai trouvé touchant le message de Sam

que vous avez lu au congrès.

Quelle belle histoire d'amour...

Ca doit être épouvantable de perdre la personne

qui vous est la plus chère.

- Comment il réagit ? - Très bien.

Malgré le manque de scrupules

- de certains journalistes. - Oui...

Est-ce que vous êtes proche de Sam ?

On a une relation de travail.

Ca, alors...

Vous avez vu ce reportage ?

Le mystère s'épaissit.

Attendez, j'avais encore...

- Et dire que Charlotte va bientôt se marier.

Ca doit être déstabilisant.

- J'ai du mal à me concentrer sur le mariage.

Je peux te poser

une question ?

Sam était à l'hôtel quand Sugar est décédée ?

Je l'ai dit au lieutenant,

je ne peux rien révéler sur mes clients.

- Même si on est l'amie d'une cliente ?

- Cela dit, Sam n'est pas un client. Je peux faire une exception.

- Attends, Sam n'a pas pris de chambre ?

Non, pourtant, Sugar et lui

avaient demandé des chambres voisines.

- Mais il n'a pas pris sa clé. - Ah...

Je me disais que peut-être,

tu pourrais me laisser voir la vidéosurveillance.

Allez, je suis pas de la police.

Tu veux pas savoir ce qui est arrivé à Sugar ?

Résoudre un mystère, il y a rien de tel.

- C'est bien parce que tu m'as aidé en philo.

Viens.

Je te suis.

Tout est sauvegardé dans le Cloud.

Un clic et t'as les images de toutes les caméras.

Je suis épatée.

Au fait, à notre arrivée, tu as fait une remarque sur Sugar.

- Ca m'avait pas frappée, mais là... - Sur le fait

que j'ai failli travailler avec elle.

J'étais à 2 doigts de signer mon contrat.

J'ai un diplôme en science

- des aliments. - J'étais pas au courant.

- Au dernier moment, elle a proposé le poste à sa nièce.

Un bel exemple de népotisme.

J'étais plus qualifié, mais elles étaient très proches.

Je sais que c'était une amie

de ta famille,

mais on la surnommait "Sugar la sorcière".

Pas très cool.

Allez, on se met au travail. On a plein de vidéos à regarder.

Regarde, il est là. A 6h du matin.

C'est à quel étage ?

- On dirait le rez-de-chaussée.

C'est la 102, notre plus grande suite.

Voyons qui l'occupe.

Oui.

Ellie Bluth.

Ellie Bluth...

Quand Sam est-il ressorti ?

Ah... Il n'a quitté la chambre qu'à 7h30.

Sugar est morte un peu après 7h.

La vidéo l'innocente clairement.

J'en suis pas convaincue.

- Soupir - J'ai vu Ruby

parler avec un policier séduisant,

tout à l'heure.

Du nouveau, côté lieutenant charmant ?

C'est le lieutenant Killian.

Et vu ce qui s'est passé, je doute qu'il me reparle.

Frank a révélé

que la police avait enquêté sur Sam alors que je lui avais dit

- de ne pas le faire. - On ne parle que de ça

- à Seattle. - Tout le pays suit ça.

- Pourtant, Jake reste accroché à sa mort suspecte,

comme si des aveux allaient tomber du ciel.

- Ruby. - Quand je pense

qu'il travaillait à New York.

Ca doit bosser vite,

là-bas.

C'est une tête de mule.

- Je dirais "consciencieux". Salut. J'ai entendu.

Lieutenant, j'étais en train...

- Maman, on doit voir le chef pâtissier, tu te rappelles ?

- Il crée un gâteau de la taille d'un parcours de golf.

Ah ouais...

Lieutenant...

vous pouvez faire des sachets de dragées ?

Euh... Oh, d'accord.

Bon, très bien.

- Elle plaisantait ? - Ah non.

- Maman ne plaisante jamais avec ça. - Ah...

Pardon pour ce matin.

Vous n'êtes pas de la partie.

J'aurais dû préciser :

"ne divulguez pas rien d'important".

Je sais, oui, merci.

J'avais demandé à mon patron d'attendre.

Pourtant, vous n'avez pas

- votre mot à dire. - Non.

Mon domaine, c'est la consommation.

On fait appel à moi

sur cette affaire,

car j'étais sur les lieux et je connaissais Sugar.

J'y peux rien si je suis impliquée.

Ca m'est tombé dessus par hasard.

C'est pour mon père, ce genre de chose.

- Oui, c'est une légende, au sein de la police.

Ouais, il était doué.

Et je sais qu'il était très respecté.

- Justement. Vous étiez toute désignée pour...

reprendre le flambeau,

- non ? - Je voulais pas être comparée à lui.

Et pour être honnête,

j'avais peur de décevoir le public

si je n'étais pas à la hauteur de sa réputation.

- Et de le décevoir. - Moi, c'est mon chef

que je ne veux pas décevoir.

Sugar était une notable de cette ville

et c'est ma 1re affaire à Seattle.

Ca m'a fait plaisir de vous aider,

mais je dois redemander à un directeur prétentieux

ses images de vidéosurveillance.

- Euh... Alors, en parlant de ça... - Euh...

Je les ai regardées.

Je savais que vous diriez ça.

- Ecoutez. Sam était dans l'hôtel le matin où Sugar est morte.

On le voit entrer dans une chambre à 6h.

- Ca explique pourquoi son portable bornait près de l'hôtel.

A qui est la chambre ?

Ellie Bluth.

Ah. L'organisatrice du congrès ?

Je me demande ce qu'il faisait.

Enfin, peu importe la raison.

Sugar a été assassinée aux alentours de 7h du matin,

donc Sam ne l'a pas tuée s'il était avec Ellie.

- C'est la 102. Au rez-de-chaussée. - Elle donne

sur une terrasse.

Ils auraient pu sortir

- sans être vus. - Exact.

Ellie est là, on pourrait...

- l'interroger. - Pardon ?

Ruby... j'irai seul.

Mais moi, je la connais.

- Vous aurez l'exclusivité sur l'affaire

quand je serai prêt à la rendre publique.

Ca me va.

- Ruby ? - Oui ?

On a un léger problème.

Elle soupire.

Il a attrapé la grippe.

Je suis vraiment désolé.

Je vais contacter

- toutes les pâtisseries. - Je suis maudite.

Ne dis pas ça, chérie.

Bonjour.

Je viens récupérer mes ustensiles.

Je vais rentrer chez moi.

Ca ne va pas ?

On n'a plus de pâtissier.

- Oh... Et si je le faisais ?

Vous avez assez de soucis.

On s'en voudrait de vous demander ça.

- Ca me changerait les idées. Ca me ferait du bien.

Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit.

- Je ne sais plus trop où j'en suis. - Je compatis.

- Vous êtes sûre ? - Ce serait un honneur.

Je reprendrai le dessin de Sugar.

Oh...

- Ellie Bluth ? - C'est à quel sujet ?

- Lieutenant Killian. Police de Seattle.

J'ai des questions au décès de Sugar Albert.

- J'ai peur de ne pas pouvoir vous aider.

Que faisait Sam Albert ici,

le matin où sa femme est décédée ?

- Il est passé pour régler des détails de dernière minute

- pour le congrès. - Ah bon ?

A 6h du matin ?

On avait un tas de choses à voir.

Le 1er jour, c'est souvent ça.

Je sais que vous insinuez

que Sam pourrait être impliqué dans la mort de Sugar,

mais il est resté ici avec moi tout le temps.

Je dois vous laisser. J'ai des obligations.

Désolée.

- Sam, il faut que je te parle. Rappelle-moi.

- Ah, rebonjour, Ellie. - Ruby...

Décidément, vous êtes partout.

J'ai des questions à vous poser.

- Vous êtes demoiselle d'honneur et détective ?

Je veux juste la vérité.

Ma mère va tellement mal

qu'elle ne s'occupe plus du mariage de ma soeur.

Tant pis... Je vous laisse.

Attendez.

Si ça vous intéresse de savoir qui en voulait

à Sugar, allez voir Marian Rabbel.

La pâtissière. Il y avait beaucoup d'animosité entre elles.

- Je sais qu'elle lui a volé des recettes.

Il y avait autre chose ?

- Oh oui. Marian a ouvert la 1re pâtisserie bio de la région.

Elle lui a tout appris avant qu'elle crée sa société.

Sugar était sa concurrente principale

et sa société se développait de plus en plus.

Marian était furieuse. Elle lui en voulait.

- Assez pour la tuer ? - Franchement,

elle s'emporte facilement.

Vous devriez parler à son associée, Nicole Wellworth.

Bientôt ex-associée.

Elles vont se séparer et vendre leur boutique.

J'ai une autre question.

Pourquoi Sam et Sugar avaient annulé leur demande

- de divorce ? - J'en ai assez dit.

Lieutenant ! Attendez !

Lieutenant.

J'ai parlé à Ellie.

Quelle surprise !

Elle doit se pencher sur le cas

- de Marian Rabbel. - Pour nous écarter d'elle et Sam.

Ils se servent d'alibi.

Vous allez reconvoquer Sam ?

Il a pris un avocat.

- Est-ce que Tommy a fini l'autopsie ?

Au revoir.

Téléphone

Tommy Madden.

- Tommy, c'est Ruby. Où t'en es de l'autopsie ?

- Ca reste entre nous ou Killian va me le faire regretter.

Oui, bien sûr.

- Je récupère mes derniers résultats tout à l'heure.

Mais des ecchymoses sont apparues.

Elle a un bleu de la taille d'un pied sur son dos.

Ca veut dire quoi ?

- Quelqu'un lui a donné un coup de pied ou l'a poussée.

On peut dire qu'il y a eu meurtre ?

- Je rendrai mes conclusions plus tard.

D'accord. A plus tard.

Je voudrais vérifier une piste.

Nicole ? Bonjour,

je suis Ruby Herring, journaliste.

Je vous ai vue au congrès de pâtisserie.

- Que puis-je faire

- pour vous ? - J'ai des questions sur Marian.

Je ne peux pas en parler.

Il y a une procédure judiciaire.

- Ca concerne la mort de Mme Albert. - Quel rapport ?

- Marian lui reproche bien des choses.

Je cherche à savoir qui avait un mobile

- pour la tuer. - Marian aurait pu le faire ?

Non, je n'ai pas dit ça.

Ca vous dirait, un petit café ?

Hm... C'est délicieux.

- Je veux bien vous parler de Marian.

Mais gardez ça pour vous.

Depuis quand vous la connaissez ?

- Elle m'a prise comme associée il y a 3 ans.

- Hm... C'est le meilleur gâteau que j'ai mangé de ma vie.

Je comprends que Marian travaille avec vous.

- Cette recette est un secret de famille.

- Mais les affaires ne marchent pas bien ?

- Les bénéfices ont chuté alors que je venais de signer.

La boutique était souvent vide.

Dur de lutter contre Sugar et Sam.

Leur magasin est devenu une attraction incontournable.

Enfin, bref.

Marian a économisé sur tout sans m'en parler.

Sur la qualité des ingrédients.

Nos produits devaient être 100 % bio.

Qui d'autre le savait ?

Un fournisseur l'a dit à Sugar.

Et... c'est là que tout s'est compliqué.

Marian était en procès avec Sugar qu'elle accusait de vol.

Quand Sugar a découvert son secret, elle s'en est servie.

- "Retire ta plainte ou je raconte tout" ?

C'est ça.

Sugar pouvait ruiner la réputation de Marian

et la mienne, vu que j'ai la moitié

- de la pâtisserie. - C'est sympa,

- le travail avec elle ? - Elle s'énerve vite.

Elle est violente ?

- Ca lui arrive de jeter un ustensile.

Mais si votre question, c'est :

"Pourrait-elle tuer quelqu'un ?", je crois pas.

*-Vous êtes

sur la messagerie du lieutenant Killian.

Laissez un message.

Lieutenant, c'est Ruby.

La dame aux cookies ne vous intéresse pas,

mais j'ai appris des détails sur ses démêlés avec Sugar.

Je vais lui rendre visite.

Bonjour.

Hé oh ! Bonjour, il y a quelqu'un ?

- Qui vous a autorisée à venir ici ? - Vous m'avez fait peur.

- Vous êtes là en tant que journaliste

- ou cliente ? - Les 2. J'achèterais bien un gâteau.

Tout est bio, c'est ça ?

Vous insinuez quoi, exactement ?

- Rien, je vous demande si c'est une pâtisserie bio.

- J'ai entendu dire que vous vous renseigniez sur moi.

Vous mêlez pas de mes affaires, la rouquine.

A ce qu'il paraît,

Sugar savait pour vos ingrédients et menaçait de vous dénoncer.

C'était une mégère.

- C'est pour ça que vous vous êtes disputées,

le matin où on l'a tuée ?

Votre colère est compréhensible.

J'ai vu la boue sur vos chaussures.

- Et voilà, à cause de vous...

Ruby, vous êtes là ?

Dans la cuisine.

- Où elle est ? - Elle est partie par là.

Déclic

Marian, sortez de cette voiture.

- Non, laissez-moi tranquille.

- Lieutenant Killian, de la criminelle.

Vous allez me suivre. J'ai des questions.

J'ai rien à me reprocher.

- Alors, pas de raison de vous en faire.

- Je dois d'abord fermer la boutique. - OK.

Je suis arrivé avant que vous soyez dans le pétrin.

Dans le pétrin ?

C'est super drôle.

Je n'étais pas en détresse. Je gère.

- Ouais... Je vais l'emmener pour l'interroger.

Je devrais être présente.

La suspecte s'est braquée.

Elle risque de ne pas répondre.

Je vais passer la soirée avec elle

au lieu de jouer au poker.

- Entre une piste et une quinte flush,

le choix est dur...

Je devrais être avec ma soeur.

- Qu'est-ce qui vous retient ? - La justice.

J'ai parlé

à son associée.

Marian peut dire des choses intéressantes.

D'ailleurs... regardez un peu ces photos.

- Tommy vous a parlé de l'empreinte sur le corps.

Hm.

C'est d'accord.

Une précision.

Au poste, je ne veux pas vous entendre, c'est clair ?

Très clair.

Sirène

Bon.

- Vous êtes prêt ? - Oui.

Elle est installée. Je vais pouvoir commencer.

Mais sans vous.

- J'en étais sûre. - J'y vais.

- Interrogez-la sur les menaces de Sugar.

D'accord, j'y penserai.

- Restez là. - D'accord.

A tout à l'heure.

Soupir

- Où étiez-vous lors du décès de Sugar ?

- Dans la salle du congrès de pâtisserie.

Musique intrigante

...

*-Elle ne prenait pas mes appels.

J'ai guetté une occasion d'être seule avec elle.

J'étais debout tôt,

car je sais qu'elle aime voir le lever du soleil, ici.

- Vous vouliez lui parler de quoi ? De ses menaces ?

Cette journaliste parle trop.

J'allais annoncer à Sugar

que j'abandonnais le procès et que je vendais

ma boutique.

Si elle ne me dénonçait pas,

je pouvais sauver ma réputation.

Vous êtes allée la rejoindre ?

- Oui, sur le sentier. Elle n'a rien voulu entendre.

Elle a dit qu'elle devait rejoindre quelqu'un

et qu'elle était pressée.

- Quelqu'un vous a vues ? - J'en sais rien.

Vous devez me croire.

Il y avait que dans son prénom qu'on trouvait de la douceur.

- Mais je ne l'ai pas tuée. - Pourquoi avoir tenté

- de fuir ? - La rousse me traitait en suspecte.

En vous voyant, j'ai paniqué.

Je peux avoir un verre d'eau ? On crève de chaud, ici.

Bien sûr.

Je reviens.

Euh... J'ai jeté un oeil.

- C'est ça, oui. - Je la crois innocente.

Je la crois coupable.

Elle a un mobile.

Sa réputation professionnelle était menacée

et elle a vu Sugar

- ce matin-là. - Elle boîte.

Comment elle aurait pu suivre Sugar

- et la noyer ? - Quand on veut, on peut.

Notifications

AH, C'EST TOMMY.

- Alors, qu'allez-vous faire d'elle ?

Je sais pas encore.

- Je la laisse mariner. - Hm.

- J'aimerais pas être votre ennemie. - Qui vous dit

que vous ne l'êtes pas ?

Ah.

Tommy.

- Tu devrais pas être avec Charlotte ?

- On sort en ville ce soir. T'as trouvé quoi ?

- J'attends les analyses toxicologiques

pour boucler le rapport.

ALORS ?

Vous avez répété ?

Bon, après avoir écarté

les autres causes de décès,

ma conclusion est que Sugar...

Enfin, Verna Albert, s'est noyée.

On savait, ça.

- J'ai mis en évidence d'autres éléments troublants.

La victime avait un taux élevé de diphénhydramine dans l'organisme.

- C'est quoi ? - Des somnifères.

C'est étrange.

Elle a dit qu'elle dormait comme un bébé, ici.

Plus qu'étrange.

Elle avait pris 2 fois la dose recommandée.

Sans parler du fait qu'on retrouve des taux plus bas,

le matin.

- Quand ont-ils été ingérés ?

En tenant compte de ce taux élevé

et du fait qu'elle pouvait marcher,

je dirais... maximum 1 heure avant le décès.

- On les aurait mis dans son petit-déjeuner.

Ou dans sa gourde pour que ça fasse effet

- pendant sa marche. - Pour qu'elle se défende pas

- en la noyant. - Voilà.

Elle a un bleu dans le dos.

Une empreinte de pied.

Quel genre de chaussures ?

De sport. D'après l'empreinte.

- Marian avait des baskets couvertes de boue,

- le jour du meurtre. - Ca peut être Sam.

J'ai récolté un autre indice.

Des cellules cutanées sous ses ongles.

J'ai envoyé un échantillon au labo.

L'ADN n'est pas celui de la victime.

- S'il est fiché, on tient l'assassin.

C'est une bonne chose.

J'en conclus que le décès de Sugar Albert est un homicide.

On fait quoi ?

- La police, c'est-à-dire moi, va poursuivre l'enquête

et récolter l'ADN des gens mêlés à l'affaire.

- Tout le monde va coopérer ? - Oui, enfin, j'espère.

Dur d'avoir des mandats, sinon.

Le décès a eu lieu dans un coin calme.

Nos preuves sont indirectes.

J'ai une faveur

à vous demander : notre découverte ne doit pas être diffusée.

L'assassin ignore ce qu'on sait.

Et rappelez-vous, vous aurez l'exclusivité.

- Je serai muette. - OK.

- Attendez. Vous n'avez rien oublié ? - Quoi ?

- La suspecte voulait un verre d'eau.

L'ADN.

- Votre fontaine à eau est à New York ?

- Rire - Désolé.

J'ai été retenu sur un dossier.

Bon.

Vous pouvez y aller.

- Mais ne vous éloignez pas. - Vous n'allez pas

me braquer la lumière dans les yeux

pour me cuisiner ? *-Ils font ça

que dans les séries.

...

Tu peux envoyer ça au labo, s'il te plaît ? Merci.

Ca a été facile.

- J'aimerais que ça aille aussi bien avec Sam Albert.

Il me porte pas

- dans son coeur. - Je peux aider.

Je pourrais essayer de récupérer son ADN.

- Je ne veux pas que vous soyez en contact

avec un suspect à ce stade de l'enquête.

- Comme vous voulez. Je file. J'ai RDV avec ma soeur.

Bon.

...

Ellie Bluth...

- Ellie, t'as oublié... Bonjour.

- Bonjour, Sam. Je suis Ruby Herring.

Je vous présente mes condoléances et celles de ma famille.

- Vous êtes la fille de Bonnie et John ?

- Oui. - Merci à vous.

C'est gentil, je suis touché.

- Vous devez savoir que je suis journaliste.

Je prépare un reportage

qui met en lumière la réussite de Sugar.

- Ca fait à peine 2 jours qu'elle est morte et...

je me sens pas prêt à parler d'elle.

Ca ne prendra que quelques minutes.

C'était une des meilleures amies de maman.

J'aimerais savoir qui elle était.

Bon, venez.

Oh, s'il vous plaît,

je peux avoir de l'eau ? J'ai soif.

Bien sûr.

Ces fleurs sont belles, merci.

De rien.

- Tenez. - Merci.

- Alors, dites-moi.

Que voulez-vous savoir ?

- Excusez-moi,

je peux passer aux toilettes ?

- Elles sont... à droite au fond du couloir.

- Merci, je reviens. - D'accord.

Musique intrigante

...

Hm...

Ce serait pas discret.

Oui, ça, c'est pas mal.

Ruby, tout va bien ?

- Je suis désolée, j'ai pas vu l'heure.

J'avais oublié, mais j'ai RDV.

Je pourrai repasser ?

Bien sûr.

- Merci, c'est gentil. - Pas de quoi.

- Je peux vous poser une question personnelle ?

Tout dépend de la question.

- Avez-vous une liaison avec Ellie Bluth ?

C'est très personnel, oui.

Ca faisait longtemps

qu'on n'était plus en couple, avec Verna.

On n'était plus amoureux... en tout cas.

Ellie est une amie

de longue date.

Je suis passé la voir ce matin-là

pour avoir son avis

sur une décision capitale pour l'entreprise.

- Vous avez annulé la demande de divorce

- pour un motif professionnel ? - Voilà.

Vous devriez le dire à la police.

- Non. Ca ne ferait qu'aggraver les choses.

J'aurais un mobile encore plus sérieux.

Dans toutes les séries policières, le coupable est le mari.

Toutes mes condoléances.

Merci.

- Oh, lieutenant... Vous m'avez fait peur.

- Je vous avais dit de ne pas approcher le suspect.

- Je peux pas présenter mes condoléances

à un ami de ma mère ?

Comment vous avez su que j'étais là ?

- Apparemment, un de mes hommes est fan de vous.

Ah.

Je devrais mettre des lunettes

et une casquette.

Vous saviez que Sam portait des lunettes ?

Vous avez trouvé quelque chose ?

- Ca se peut. Appelez-moi Nancy Drew.

Elle avait les cheveux roux.

Blond vénitien,

plutôt.

Vous avez lu ses aventures ?

- Pas question de confirmer ou de démentir cette allégation.

- Ces cheveux viennent de la brosse de Sam.

Et ceci peut comporter

l'ADN d'Ellie.

- Ces pièces sont irrecevables, lors d'un procès.

Et j'aurai des ennuis

si mon chef croit que je vous ai envoyée.

Oui, mais c'est pas vous.

Vous devez utiliser ces indices.

Ne serait-ce que pour éliminer Sam et Ellie

- de la liste des suspects. - OK. Ca part au labo.

Et...

Bien joué.

C'est vrai ?

C'est vrai.

Merci.

Il faut que j'aille...

Enfin... j'ai RDV avec...

la pâtissière, le traiteur...

- Il y a plein de choses... - D'accord.

... que je dois faire.

- Je suis convaincue que Sugar aurait été fière de ce gâteau.

Il est splendide.

- Encore merci d'avoir fait ça pour moi.

Dans ces circonstances difficiles.

Ca m'a fait plaisir.

Je ne pensais pas

que ça serait aussi apaisant de le faire.

- Charlotte, tu viens ? - Oui, maman.

- Je peux vous poser des questions sur votre tante ?

- Oh, si vous pensez que ça peut aider.

- Sam et Sugar avaient renoncé à divorcer

pour des raisons professionnelles,

- vous saviez ? - Comment vous le savez ?

Sam me l'a dit.

Il a aussi dit quelque chose à propos d'une décision capitale

à prendre au sujet de la société.

- Il voulait parler du grand groupe qui avait proposé des millions

pour racheter Sugar et Sam.

Sugar voulait vendre, mais pas lui.

- Ah ? Et elle a fini par le convaincre ?

Ce n'était pas la peine.

Elle possédait 51 % des parts.

Pourquoi il ne voulait pas vendre ?

Il aimait diriger l'entreprise.

Il ne voulait pas la confier à des inconnus.

Il avait plein de projets pour développer la société.

Que va devenir l'entreprise ?

Je sais pas.

J'attendais le bon moment pour demander.

Il est occupé avec les obsèques, alors...

- Je suis désolée. - Vous croyez

que la police va arrêter le tueur ?

- Je l'espère, en tout cas.

- On est loin, faisons demi-tour. - Pas encore.

- Tu dis pas un mot. Qu'est-ce que t'as ?

- Je voulais éviter de t'en parler. T'es là pour te détendre.

Je cherche la gourde de Sugar.

On a trouvé des somnifères dans son organisme.

Elle a pu être droguée.

- C'est vrai ? - Ouais.

D'après la carte, on peut continuer encore sur 5 km.

5 km ?

Si tu penses que ça aidera...

T'es la meilleure.

On devrait rentrer.

Elle a dû être emportée par le courant.

- Désolée pour toi. - C'est pas grave.

Hé, c'est quoi, ça ?

Tu me tiens ça ?

- Ca, alors, c'est fou, tu l'as retrouvée.

- Ouais, peut-être bien.

Jake ? Que faites-vous là ?

Je suis revenu vérifier

- si je n'avais rien raté. - Vous aussi...

- Ah, je vous ai pas présenté ma soeur, Charlotte.

Enchantée.

- Félicitations pour le mariage. - Merci.

Ce n'est pas de tout repos.

- Je dois retourner à l'hôtel. - Euh...

- Sauf si tu veux que je reste. - Non.

- D'accord. Au revoir.

Au revoir.

- J'ai trouvé ceci, un peu plus bas, en aval.

Le courant a dû l'entraîner.

- Ca peut être celle de Sugar ? - Oui, merci.

Je vais la faire

- analyser. - Les tests ADN ont donné

- quelque chose ? - Non, pas encore.

Et le verre de lunettes ?

- Le propriétaire des lunettes est myope.

Mais à part ça, pas grand-chose d'autre.

Téléphone

Excusez-moi.

...

...

Ah, c'est le labo.

Oui, Killian.

Hm.

C'est noté. Merci d'avoir fait aussi vite.

Alors ?

Je ne peux rien dire.

- C'est Sam ? - Non.

Marian ?

Il se racle la gorge. C'est pas vrai, c'est Marian.

- Ecoutez. Merci pour tout

ce que vous avez fait,

mais les aventures de Ruby détective s'arrêtent là.

Quoi que vous pensiez savoir,

gardez-le pour vous jusqu'à ce que j'arrête quelqu'un.

J'y vais.

Craquements

Il y a quelqu'un ?

Hé oh, il y a quelqu'un ?

Derek...

- Désolé. - J'ai eu peur.

- Moi aussi, je fais de la rando,

figure-toi.

Du côté de l'enquête,

t'as du nouveau ?

- Non, j'ai plus le droit d'y avoir accès.

- Oh... On a du mal à croire que Sugar est morte à 2 pas d'ici.

Oui. Bon.

Je vais retrouver Charlotte. Elle m'attend.

- Salut. - Salut.

- On va arrêter de jouer à ce petit jeu.

On a retrouvé votre ADN sous ses ongles.

J'ai retrouvé un randonneur.

Un témoin qui vous a vue menacer Sugar,

le matin de sa mort.

C'est pas ce que vous croyez.

Pendant qu'on discutait, elle a voulu partir.

Alors, je l'en ai empêchée.

Elle a trébuché et s'est raccrochée à mon bras.

Elle m'a griffée. Regardez.

Mais elle s'est cassé la figure et je suis tombée aussi.

Ca a réveillé une blessure au genou.

- Elle avait une marque de chaussure de sport, dans le dos.

Du 39. Vous faites... du 39 ?

- On est des millions à avoir cette pointure.

Vous aviez un mobile,

les moyens et l'occasion de passer à l'acte.

Au vu de ces indices, vous êtes en état d'arrestation.

- Quoi ? - Les menottes.

- Je peux enlever mon tablier ? - Non.

C'est joli.

Téléphone

...

C'est Angela. Ce sera vite fait.

- Vas-y. - Merci.

...

Salut, quoi de neuf ?

- J'ai un contact dans la police de Seattle.

Marian Rabbel a été arrêtée.

Je peux plus cacher ça à Frank.

- Cacher quoi à Frank ? - Oups.

Marian Rabbel a été arrêtée pour le meurtre de Sugar Albert.

- Confondue par son ADN. - Ruby...

- J'avais promis à Jake de rien dire pour l'ADN.

Il m'a pas dit qu'il l'avait arrêtée.

Oh, c'est "Jake", maintenant ?

T'es encore journaliste ou Jake est ton meilleur ami ?

- Je crois pas que Marian l'ait tuée. C'est pas son genre.

Oui, enfin...

l'ADN ne ment pas.

- Je suis désolée. Je te rappelle demain.

- Bon, je vais faire la plus courte

des carrières de journaliste d'investigation criminelle.

- La police a enfin arrêté quelqu'un. - Une innocente.

Ca suffit. J'arrête de parler de ça

et je me concentre sur toi.

Et j'ai une surprise.

Oh, c'est trop mignon.

Regarde-toi en train de prendre la pose.

Même à cet âge-là,

tu savais ce que tu voulais faire plus tard.

- Je t'enviais. - Tu voulais être danseuse.

C'était un rêve d'enfant.

Et je suis devenue comptable, j'ai joué la sécurité.

- Tu rêvais aussi de te marier et d'avoir des enfants.

Ce beau rêve-là, tu vas le réaliser.

C'est moi qui suis jalouse de la vie que tu t'es construite.

- On est les 2 moitiés d'un tout. Ca a toujours été comme ça.

Je t'adore, Ruby.

Je t'adore encore plus.

- Je vais lancer mon bouquet sur toi, tête de mule.

Rires

C'est pas Sugar ?

- Si, c'est ses selfies à Sunrise Point.

Attends, t'as vu ça ?

Il y a un reflet, dans ses lunettes.

On dirait des chaussures.

Des chaussures rose clair.

Elle était pas toute seule.

Il faut que je voie papa.

Waouh...

T'as montré ta trouvaille au lieutenant ?

- Il a dit que ma carrière de détective était finie.

Moi qui croyais qu'on travaillait ensemble,

il m'a mise sur la touche.

- Par le passé, il a peut-être eu de mauvaises expériences.

Tu devrais l'appeler. Il doit voir cette photo.

Mais il va falloir

le laisser travailler seul.

On se voit au dîner.

D'accord ?

- Merci. - A tout à l'heure.

Téléphone

...

Killian.

- Je dois vous parler. C'est capital.

- Vous êtes au courant ? On l'a arrêtée.

L'interview est pour vous, si vous voulez.

Justement, à ce sujet...

Pitié, ne me donnez pas votre avis.

Vous vous trompez.

- Toutes les preuves sont contre elles.

Le procureur les a examinées

et il demande une inculpation pour meurtre.

*-Ecoutez-moi. Regardez le selfie de Sugar.

Vous voyez le reflet ?

C'est des chaussures rose clair.

Oui, et alors ?

Marian avait des baskets blanches.

Tout à l'heure, j'ai croisé

le directeur de l'hôtel. Les siennes

- sont roses. - Il trouve ça mortel.

Je suis sérieuse.

Bon. Fin de la discussion, alors.

Ecoutez, Ruby.

Ces baskets roses peuvent être celles d'un promeneur.

Le chemin est très fréquenté.

J'y crois pas une seconde.

Marian mettait ses lunettes pour lire.

Le verre qu'on a trouvé est celui d'un myope.

Quand je regardais la vidéosurveillance avec Derek,

il a enlevé ses lunettes, il est myope.

On sait pas si le verre appartient

- à l'assassin. - La gourde a été analysée ?

- Vous l'avez retrouvée à des kilomètres de la scène,

elle peut être à n'importe qui.

- Faites-la analyser.

- S'il vous plaît, j'ai de la paperasse à finir.

Profitez du mariage.

- Bonjour, Ruby. - Bonjour, Megan.

Demain, c'est le grand jour.

Essayez le hammam pour vous détendre.

- J'ai une séance de muscu. Peut-être après.

Vous portez des lunettes ?

- Quand mes lentilles me font mal.

- Qu'allez-vous faire, maintenant ?

- En fait, j'ai une bonne nouvelle.

Laquelle ?

Sam garde l'entreprise.

Et il m'a nommée vice-présidente. Je suis ravie.

- Oh, waouh... c'est formidable. - Oui, je sais.

Votre bracelet,

vous en êtes contente ?

Je peux plus m'en passer.

10 000 pas par jour. Minimum.

- La même gourde, des baskets roses...

Vous utilisez la fréquence cardiaque ?

- Tout le temps. Quand je monte à 160 pulsations

par minute, je sais que je fais une séance efficace.

Allez. Bon.

- A bientôt. - Oui.

- Au revoir. - Au revoir.

Vous avez vu mon reportage sur les bracelets connectés ?

- On ne manque jamais ta rubrique. - J'ai celui de Megan.

C'est bien joué.

On va savoir

ce qu'elle a fait, le matin de la mort de Sugar,

et si quelque chose a accéléré sa fréquence cardiaque.

T'es futée.

- Alors... Megan a dit avoir retrouvé le corps de Sugar

à 7h, mardi matin.

Regardez le diagramme de sa fréquence cardiaque.

A 6h30 du matin,

on a un pic à 162 pulsations par minute.

Et à 6h40, la fréquence retombe à 64.

Ca dure 20 mn, jusqu'à 7h,

et là, elle remonte à 160.

Au moment où elle prétend avoir tenté de sauver Sugar.

- Tu peux expliquer ? Je comprends rien.

- Megan a dit qu'elle rentrait en marchant

quand elle a entendu crier.

Pourquoi son pouls augmenterait, se calmerait

- et regrimperait ? - Si elle venait de la tuer,

son coeur devrait continuer à s'emballer.

- C'était prémédité. Megan savait ce qu'elle faisait.

- T'en penses quoi ? - Tu n'as pas tort.

J'ai couvert des affaires avec des sociopathes

qui étaient d'un calme olympien après avoir tué.

Mais elle faisait quoi

pendant le laps de temps où sa fréquence est basse ?

- Je pense qu'elle a voulu pousser Sugar

dans le vide, mais elle s'est défendue.

Megan l'a poursuivie et l'a noyée.

Elle a attendu 20 mn

pour être sûre de sa mort

avant d'appeler au secours.

Avec la mort de Sugar, la voilà vice-présidente.

Elle a ce qu'elle voulait.

- Tu as résolu ta 1re affaire de meurtre.

Je suis fier de toi.

- Merci, papa. - Cela dit,

je doute que ces technologies servent devant un tribunal.

Il te faut des preuves concrètes.

On va la piéger.

Waouh...

C'est une oeuvre d'art, bravo.

Je suis contente qu'il vous plaise.

Il est magnifique.

Oh, vous savez

pour le rebondissement de l'affaire ?

Oui. Marian Rabbel.

Je savais qu'elles étaient en conflit, mais là...

- La police a de nouvelles preuves qui la disculpent.

Ils recherchent quelqu'un qui a des baskets roses.

Oh...

Ca, alors... J'espère qu'ils vont trouver cette personne.

Ce quelqu'un séjourne à l'hôtel.

Oui.

- Enfin, bref. On a encore

plein de choses à faire.

- On repassera. - A tout à l'heure.

A plus tard.

Musique intrigante

...

Angela, je suis devant l'entée.

- C'est bon. On est connectés.

Je vous vois.

On est près de l'entrée

- de service. - Je te vois.

Attention.

Megan se dirige vers l'entrée de service.

Elle retourne à l'intérieur.

Tu vois où elle va ?

Je crois qu'elle le sait pas.

Oh non... On a perdu le flux vidéo.

Tu peux le récupérer ?

Je vais voir.

*-Sois prudente.

- Ah, Ruby... - Derek.

T'as l'air pressée.

- T'as vu Megan ? - Oui. Elle allait vers la cuisine.

- Va chercher papa. - D'accord.

Megan, ne faites pas ça.

Ruby ?

- Qu'y a-t-il dans le sac ?

Rien du tout.

- Montrez-le-moi.

Non.

Vous avez tué Sugar.

- Rire - Vous êtes dingue.

- Vous avez joué la gentille nièce,

mais Sugar allait vendre l'entreprise,

vous deviez réagir.

Il y a vos baskets roses.

Vous racontez n'importe quoi.

Vous avez dû être écoeurée

en sachant que vous ne comptiez pas pour elle.

Seul l'argent comptait.

Megan, c'est terminé.

On se calme !

Pas question que j'aille en prison.

Elle avait toujours un air gentil par devant,

mais elle ne s'intéressait qu'à elle.

C'est pour ça

que je l'ai surnommée

"Sugar la sorcière".

Je me suis investie corps et âme. J'ai tout donné.

Comme Sam. Mais elle voulait nous laisser sans rien.

Posez

ce couteau.

Gémissement

...

Bougez pas.

- J'aurais dû vous pousser dans le vide.

C'était vous, hier,

dans les buissons...

- Qui vous a prévenu ? - Votre père.

Enchanté, lieutenant.

J'appelle la cavalerie, si on embête mes filles.

Papa...

Le labo a appelé pour la gourde.

Elle a été analysée ?

- Oui. Elle contenait de la diphénhydramine.

Et le métal a conservé une empreinte.

Vous étiez fichée pour des vols à l'adolescence.

Je vous arrête

pour le meurtre

de Sugar Albert.

- ... criminelle, en direct sur Channel 57.

Megan Montrose sera présentée devant un juge dès lundi.

Accusée d'homicide volontaire, elle risque la perpétuité.

C'était Ruby Herring,

pour la rubrique criminelle, en direct sur Channel 57.

Craig, je vous rends l'antenne.

*"Canon" (Johan Pachelbel)

...

Rire

A toi, demoiselle d'honneur.

- Tu n'as jamais été aussi belle que là.

...

Tu es prête ?

...

Voilà.

Tu vas y arriver ?

- Je vous déclare à présent mari et femme.

Vous pouvez embrasser la mariée.

Applaudissements

Vous êtes prêtes ?

A la une...

à la 2...

Rires A la 3 !

- Ouais ! Rires

Applaudissements

...

Ah...

- Bien rattrapé, mais ça avait l'air truqué.

- Vous avez l'air d'un pique-assiette.

- Vous me traitez de pique-assiette ? John Herring m'a invité.

C'est tout mon père, ça.

- Rires - Au fait,

- je tiens à vous remercier. - Pardon ?

- Est-ce que j'ai bien entendu ? - Oui, vous avez bien entendu.

J'ai regardé le reportage.

- Merci pour l'interview exclusive. Frank a adoré.

J'ai peut-être un avenir

- dans la rubrique criminelle. - Ah...

On se reverra peut-être.

- Je pourrai mettre mon nez où je devrais pas ?

Oui.

Vous voulez danser ?

Que diraient vos collègues ?

- Bah... je vous propose que... ça reste entre nous.

- Bonne idée. - Oui.

- On y va ? - Oui.

Musique entraînante

...

- Je ne suis pas près d'oublier ce mariage.

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