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Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement atroces.
À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite : l'Unité spéciale pour les victimes.
Voici leurs histoires.
Elle n'est pas trop chère ?
Il te faut une belle robe pour le bal !
Super. Stacie s'occupe de la limousine.
- Sans bar, j'espère. - On ne boira pas, c'est promis.
Tu es devenue une belle jeune femme, Jenna. Je suis fière de toi.
Et moi, de toi. Tu vas assurer la semaine prochaine.
Hé ! Laissez-nous !
Donne-lui !
Tiens ! Content ?
Maman !
Une femme, 40 ans, tuée d'une balle tirée à bout portant dans la tête.
- Elle est ressortie ? - On l'a retrouvée dans ce mur.
- Complètement aplatie. - Pas de comparaison possible.
Le tueur lui a volé son sac.
- Et le crime sexuel ? - Je ne sais pas.
Que fait-on là ?
La fille de la victime a dit aux secours
d'appeler Benson et Stabler.
C'est Jenna Fox.
Olivia ! Olivia, il a tué ma mère !
Vous la connaissez ?
Annette Fox.
Une victime de viol dont le procès allait débuter.
Sa mère a été abattue sous ses yeux.
Parlez-moi du viol.
Une affaire simple jusqu'à hier.
Il y a 2 ans, Annette Fox a assisté
à l'inauguration d'un salon de coiffure à Soho, "Accel'Hair".
Chez Luke Ronson, le coiffeur qui se prend pour une star.
Du moins, c'est un violeur. La fête s'est prolongée.
Ronson a invité Annette à boire un verre en privé.
Elle est revenue à elle dans un taxi,
endolorie, sa culotte à l'envers.
Ronson dit qu'elle était consentante.
- Il l'a droguée. - Les toubibs
ont trouvé du GHB dans son sang, et nous dans son salon.
- Détention de stupéfiants. - Il a avoué se doper
pour la muscu. Son entraîneur l'a confirmé. D'après lui,
elle en a absorbé en buvant dans son verre.
- Deux versions et une semi-preuve. - Annette était crédible.
On savait que son témoignage ferait pencher la balance en sa faveur.
Pourquoi ça a pris 2 ans ?
L'avocat de Ronson
est le roi du report et de la manœuvre procédurale.
- Il a gagné du temps. - Et une semaine avant le procès,
elle est tuée lors d'un vol ?
C'est louche.
Par chance, deux caméras de vidéosurveillance ont tout filmé.
On y voit Annette et Jenna,
sa fille, sortir d'une boutique.
Voilà le soi-disant voleur de sac.
Il pousse Jenna, comme s'il visait la mère.
Elle résiste, mais quand elle lâche son sac,
l'agresseur sort son arme et l'abat.
C'est une exécution, pas un vol.
Le procès contre Luke sera enterré avec Annette.
Sauf si on peut l'accuser de meurtre.
Si Olivia a calmé Jenna, elle nous aidera peut-être.
C'est arrivé si vite.
Je n'ai pas vu son visage.
Je n'ai rien vu. Je suis désolée.
Tu n'as pas à t'excuser, Jenna.
Je me souviens surtout qu'elle saignait beaucoup.
Il y avait une marre de sang.
Ta maman s'inquiétait-elle pour le procès ?
Elle a tenu bon pendant deux ans.
Et ça grâce à vous.
Vous l'avez arrêté ?
On ne l'a pas encore trouvé.
Luke Ronson a tué ma mère
pour l'empêcher de témoigner.
J'aurais dû lui arracher sa capuche et l'arrêter.
Il t'aurait tuée aussi.
Ce qui est arrivé n'est pas ta faute.
On interrogera Luke.
Tu peux nous aider
si tu pouvais remonter dans le temps.
Avant ce soir. Tu veux bien ?
S'est-il passé quelque chose de bizarre dernièrement ?
En quelque sorte.
La semaine dernière,
elle a vu un type dehors,
dans le noir, qui la fixait
du trottoir.
- Tu l'as vu ? - Non.
Elle m'a appelée, mais le temps d'arriver, il était parti.
Elle a aussi reçu des coups de fil.
Des menaces ?
Il ne disait rien. Il appelait et raccrochait.
- Elle savait que c'était Ronson. - Pourquoi ?
La dernière fois qu'il a appelé,
elle s'est emportée
et a commencé à crier :
"Va te faire voir.
"Tu ne me fais pas peur.
"Je dirai haut et fort ce que tu as fait."
Elle l'a traité de pauvre lâche.
Jenna n'exagérait pas.
Il y a eu 83 appels sur le portable et 36 sur le téléphone fixe de sa mère.
- Tous provenant du même numéro. - Tu l'as identifié ?
- Un portable prépayé. - Ça ne mène nulle part.
Sauf au magasin où il a été acheté, "Le Bazar Électronique de Russ".
Situé comme par hasard à proximité du salon de Luke Ronson.
C'est une piste. Je vais y faire un tour avec Olivia.
On va interroger ce pervers.
Vous êtes sublime, ma chère.
Vous allez faire des ravages.
Vous comptez la ravager comme Annette Fox ?
Encore vous ! Vous ne croyez pas en mon innocence ?
Ni que vous êtes hétéro.
C'est du harcèlement. Je m'en plaindrai au procès.
Vous parlez de votre procès pour viol ?
C'est une erreur !
Une méprise.
La seule inconnue, c'est qui a tué la femme que vous avez violée ?
Comment ça ?
Annette Fox a été assassinée hier soir.
On voudrait donc savoir où vous étiez.
Si vous y tenez, je dînais avec ma publicitaire, Mariette...
Ne dites plus un mot, Luke !
Voilà le bouffon.
Laissez-moi deviner, Me Horowitz. Luke vous a appelé
et demandé de passer aujourd'hui pour sauver sa peau ?
J'ai appris la mort tragique de Mme Fox et su que vous accuseriez mon client.
Elle n'est pas morte dans un accident, mais exécutée lors d'un vol de sac.
Si vous aviez des preuves, Luke serait déjà menotté,
mais ce n'est pas le cas. Il ne répondra à aucune question,
alors partez.
Prenez garde, mesdames. En guise de brushing,
Luke pourrait vous brûler la cervelle.
Il était avec sa publicitaire ? Essayons de remonter cette piste.
Oui, j'ai dîné avec Luke hier soir.
- On prépare une campagne. - Pour échapper à un procès pour viol ?
- Pour lancer des soins capillaires. - À quelle heure a pris fin le dîner ?
À 19 h 30.
Vous a-t-il dit où il allait après ?
Je le savais déjà. On a dîné tôt, car il allait à Ste Anne.
- M. Ronson va à la messe ? - Il fait du bénévolat
au refuge pour sans-abris tous les mardis, depuis deux ans.
Depuis son arrestation pour viol.
Votre idée, pour redorer son image ?
Il n'y a rien à redorer.
Vous vous trompez sur Luke. C'est un homme généreux.
Luke Ronson a beaucoup donné à notre mission,
aussi bien de l'argent que du temps.
- Que fait-il, il sert la soupe ? - Il coupe les cheveux.
Un coiffeur pour sans-abris.
Il repère les poux et les traite, si besoin.
Une bonne coupe leur redonne confiance,
les prépare à passer des entretiens.
- Luke est un cadeau du ciel. - Et un violeur, Sœur Peggy.
- Accusé, pas condamné. - Allons, ma sœur.
On a coupé mes subventions. J'accepte toute aide.
Savez-vous s'il a "aidé" quelqu'un hier soir ?
D'habitude, il coiffe tout le monde, mais il n'en a pas eu le temps.
Il est parti subitement.
Il est suspecté d'un autre viol ?
Je veux juste savoir où il est allé.
Qui était son dernier client ?
Je crois que c'était Eddie Skinner.
Luke ne m'a pas coiffé.
- Je suis beau quand même. - Vous en jetez, M. Skinner.
Content qu'il ne m'ait pas touché. Il semblait à l'ouest.
- Comment ça, à l'ouest ? - Préoccupé.
Peut-être même en pétard.
Il a sorti sa tondeuse, et brusquement, il est parti.
- Il a dit où il allait ? - Non.
Quand il a pris son sac, je crois avoir vu un flingue.
Regardez-moi.
- M. Ronson avait une arme sur lui ? - Ça m'a étonné aussi.
Qu'est-ce qu'un coiffeur fout avec un flingue ?
Je le saurai bientôt.
Tiens, cadeau.
Arrêtez, je viens de nettoyer !
- Désolée, on a un mandat. - Mais M. Luke devrait être là !
On a décroché la timbale.
J'ai des ciseaux, une tondeuse,
un pistolet Taurus 9 mm
- et des munitions. - Même calibre que la douille.
Et un sweatshirt à capuche noire.
Un brushing et ce sera parfait.
Ronson, posez vos ciseaux.
Pitié !
- Que voulez-vous encore ? - Vos mains.
Luke Ronson, on vous arrête pour le meurtre
d'Annette Fox. Vous avez le droit de garder le silence...
Clarence,
appelle Horowitz !
- Si vous y renoncez... - Fissa !
Il n'a pas fini ! Quand puis-je reprendre rendez-vous ?
Dans 25 ans.
- Je n'ai pas tué Annette ! - Vous niez aussi le viol.
Permettez-nous d'en douter.
En plus, on a trouvé l'arme du crime chez vous.
Mon client possède une arme, mais ça ne prouve rien.
L'analyse balistique prouvera que c'est l'arme du crime.
Sous peu.
La détention illégale d'une arme est aussi un délit.
- J'ai un permis. - À New York ?
- En Arizona. - L'Arizona
a vendu une arme à un taré comme vous ? Ça ne m'étonne pas.
Et ce malgré la mention de vos troubles psychologiques ?
- Je n'ai aucun trouble. - Vraiment ?
En deux ans, votre avocat a déposé 16 demandes
de report d'audience pour troubles liés au stress.
Ou c'est du bluff ?
C'est la réaction normale d'un homme accusé à tort.
L'armurier n'a pas vérifié.
Il voulait juste une adresse en Arizona, que j'ai.
M. Ronson a une maison à Scottsdale.
Détention d'une arme à New-York sans permis new-yorkais.
- Elle était chargée ? - Non.
Un délit mineur, pour lequel il plaidera coupable. On peut y aller ?
Que faisiez-vous avec une arme ?
- Lâchez-le. - Des sans-abris l'ont aperçue.
Alors répondez.
Vous n'êtes pas tenu de répondre
à leurs questions.
Je voulais aller au stand de tir.
- Au stand de tir ? - Au Gotham Gun Range.
Qui vous a vu ?
À mi-chemin, j'ai changé d'avis.
Ça suffit.
Je pense que vous aviez l'arme pour la même raison
que vous aviez le portable prépayé. Vous êtes un raté.
Vous saviez que vous seriez condamné.
- C'est faux. - Vous avez appelé Annette,
de façon anonyme, et harcelé elle et sa fille.
C'est vous qui harcelez mon client !
Vous rôdiez dans le jardin pour les effrayer.
- Non ! - Quand ça n'a pas suffit,
vous avez mis votre sweat et pris votre arme.
Vous avez fait taire cette garce.
Luke, ne dites pas un mot.
On vous écoute, Ronson.
Qu'avez-vous fait à Annette ?
Allez, dites-le.
Luke, fermez-la !
Allez-y.
Inspecteurs, faut qu'on parle.
- Ça ne peut pas attendre ? - Luke n'est pas le tueur.
- Comment le savez-vous ? - Dites-leur.
J'ai testé le 9 mm de Luke Ronson.
La douille qu'on a trouvée était inutilisable,
alors j'ai étudié les traces du percuteur sur les douilles.
Celles de l'arme de Luke diffèrent de celles de l'arme du tueur.
Mais ce sont les mêmes balles.
- Pas la même arme. - Il en a une autre.
- On a le sweat. - On a cru
reconnaître celui de la vidéo, mais en fait,
celui de Luke a un liséré sur les manches
et un logo différent sur la poitrine.
Luke Ronson s'en tire encore ?
Convoquez-le pour détention du 9 mm et libérez-le.
Quelque chose cloche.
Tu as vu la tête de Luke quand on l'a cuisiné.
Il a quelque chose à se reprocher.
Vous ne dites plus rien ? Pas d'excuses ?
Je m'assure que vous ne violez personne en partant.
Allez vous faire voir.
Bonne chance pour trouver le vrai meurtrier de Mme Fox.
Fichez le camp.
Où va-t-il ?
Il rentre chez lui.
Ce n'est pas lui qui a tué ta mère.
Il l'a violée et il est libre ?
Crois-moi, on le surveille.
Comment ça, ce n'est pas lui ?
- On n'en sait pas plus. - Tout s'écroule.
Le procès est annulé, maman est morte.
Elle comptait sur vous. Moi aussi.
On ne lâchera pas l'affaire.
Au lieu d'aller au bal, je vais enterrer ma mère
et vous ignorez qui l'a tuée.
- Ça prend du temps. - Ça fait déjà deux ans !
J'avais confiance en vous, et là, je n'ai plus personne !
On coincera Luke, je te le promets.
Ce type sait contourner le système.
Qui va chercher le café ?
On s'en passera. Il repart déjà.
On n'est pas mardi. Que vient-il faire au refuge ?
Il ne m'a encore jamais vu.
Sœur Peggy.
Odafin. Ça va ?
Je suis pressé. Vous avez vu Luke Ronson ?
Il est là-bas.
- Je ne pensais pas le revoir de sitôt. - Merci.
Ça donne quoi ?
Luke est là. Il passe un savon à un sans-abri. Tu le reconnais ?
Il s'appelle Eddie. C'est lui qui a vu l'arme dans le sac de Luke.
Les mains dans le dos.
L'autre aussi.
Je crois que notre homme... Regardez, un portable prépayé !
Va falloir se mettre à table, bande de nases.
- J'ai rien à dire, j'ai rien fait. - Et le lancer de table sur un flic ?
Je prenais un donut et j'ai glissé. C'est pas un crime.
Ce ne serait pas le premier à votre palmarès.
Edward Skinner.
15 ans de larcins, chèques en bois, vol de voiture,
coups et blessures, cambriolage...
Ah, Eddie...
Vous avez de quoi être fier.
Je savais qu'Eddie m'attirerait des ennuis.
On appelle votre avocat ?
Il faut que je vous dise la vérité.
Je l'ai payé pour harceler Annette.
Pour qu'elle ne témoigne pas.
Oui. Mais je ne lui ai pas dit de la tuer.
La tuer ? Non.
Je ne l'ai jamais rencontrée.
Vous aviez le portable sur vous.
Je l'ai trouvé dans le parc. Un coup de bol.
J'ai acheté le portable près de mon salon.
Pour qu'on ne remonte pas jusqu'à vous.
Je lui ai dit de l'appeler, de la fixer dans la rue,
de tout faire pour l'effrayer.
Contre combien ?
500 dollars,
et 5 000 si le procès était annulé.
Luke m'a donné que dalle à part des coupes ratées.
Non, il vous a payé
pour harceler une victime de viol.
Vous l'appeliez sans cesse,
la matiez par la fenêtre et la suiviez avec sa fille.
- Vous faites erreur. - Quand on vous a posé des questions,
vous avez voulu jouer au plus malin
en parlant de l'arme de Luke pour qu'on ne vous soupçonne pas.
J'avais mon arme dans mon sac mardi soir.
J'allais au stand de tir.
Je suis parti tôt, parce qu'Eddie voulait me soutirer plus d'argent.
Les coups de fil ne donnaient rien.
Il voulait la tuer.
Il était furieux qu'elle l'ait insulté. Il a dit : "Laisse-moi buter la garce".
Vous deviez seulement l'intimider.
Mais un minable comme vous ne lui a pas fait peur.
Elle vous a traité de lâche, car c'est ce que vous êtes.
Vous l'avez prouvé en braquant votre arme sur sa tête.
Je veux passer un coup de fil.
J'avoue à regret que je crois ce violeur.
Eddie est le tueur. Votre avis, Sherri ?
Je suis d'accord, mais ça aiderait
si on avait l'arme du crime.
On fouille son casier au refuge et les endroits où il squatte.
- Et on les garde au chaud. - Arrêtez Luke pour subornation
et Eddie pour agression d'un policier.
Ne les enfermez pas ensemble. Je ne veux qu'ils se mettent d'accord.
Je vais mettre Luke dans la cage. Enferme Eddie en bas.
Dès qu'il aura passé son appel.
Vous allez me faire sortir illico !
C'est une conversation privée.
Alors arrêtez de crier.
Bon, faites vite.
Je suis étonné qu'un minable comme vous ait un avocat.
Vous ne savez rien de moi.
J'en connais un rayon sur les cafards.
Vous véhiculez des maladies et vous pourrissez la vie des gens.
Cette fois, je ne vous laisserai pas détaler.
Je n'ai pas tué cette femme.
Vous expliquerez ça au tribunal.
Dites, c'est marrant d'être flic ?
Marrant ? J'adore ce boulot.
Je m'en doutais. Petit, je rêvais de devenir flic.
Sauf que ça demande du dévouement, et vous ne pensez qu'à vous.
- Vous ne savez rien de moi. - Et je n'y tiens pas.
Ne dites pas ça. Quand vous verrez qu'on m'accusé à tort,
on deviendra de bons amis.
Ne t'emballe pas, Jenna. Ce n'est pas terminé.
On doit encore trouver l'arme du crime, mais on avance.
Bien. Je te tiendrai au courant.
Ce n'est pas trop tôt. Je vous le descends. Très bien.
- Le fourgon carcéral est là. - J'y vais ?
Non, j'ai cinq minutes. Je m'en charge. Mikey !
Ronson, levez-vous.
Côté confort, ça laisse à désirer.
Vous allez adorer la maison d'arrêt.
Eddie et vous partez en balade.
- Ronson. Transfert de l'unité spéciale. - Ronson, Luke. Merci.
Rendez-vous au tribunal, enfin.
- Où est Eddie Skinner ? - Il n'est pas sur ma liste.
Je l'ai mis en cellule il y a 2 h.
J'ai vidé les cellules il y a 10 min.
Tous les détenus sont là.
Pas d'Eddie Skinner.
Qui a bien pu le libérer ?
Eddie Skinner ?
Oui, je l'ai libéré une heure après que vous l'ayez amené.
- Un agent fédéral l'a embarqué. - Le FBI ?
Ce n'était pas le FBI.
Il a dit appartenir à l'ATF.
Et vous lui avez remis Skinner ?
J'ai obéi aux ordres.
De qui ?
Du chef de la section crime organisé.
Je lui ai demandé pourquoi. L'enfoiré m'a dit d'obtempérer.
- Et de la fermer. - Avez-vous demandé le nom de l'agent
qui a emmené Skinner ?
Entre deux courbettes ?
Agent Grier ?
Inspecteurs Stabler et Benson, la substitut Sherri West.
- Que puis-je pour vous ? - Nous remettre Eddie Skinner.
- Qui vous dit qu'il est là ? - Nos yeux.
Eh bien, c'est impossible.
Vous l'avez récupéré en catimini.
- Un problème, agent ? - Aucun, chef.
J'informe mes amis policiers des procédures
à l'échelon fédéral. Merci.
Très bien. Eddie m'a appelé et je suis passé le prendre.
Vous l'auriez arrêté pour voie de fait.
Il a agressé un flic.
Il est aussi suspecté d'un meurtre.
Vous trouvez ça drôle ?
Eddie Skinner n'est pas un tueur.
Vous le savez grâce à votre longue expérience ?
J'ai arrêté Eddie il y a 3 mois
pour trafic de cigarettes entre États et revente à des épiceries de la ville.
En bon agent fédéral, vous l'avez utilisé.
C'était son idée.
Il a proposé de livrer son patron. Grâce à lui, on va démanteler
un gang de trafiquants de cigarettes.
- Quand ? - Demain.
Donc vous le gardez.
Il s'agit d'une fraude colossale.
Ils achètent dans le Missouri.
La taxe est de 17 cents par paquet.
Et ils revendent ici en empochant la différence et grugeant le fisc.
On a compris.
Les cigarettes sont nocives,
mais votre indic a tué une femme de sang-froid.
On ne partira pas sans lui.
Si. Eddie est un témoin fédéral
et nous passons avant la police de New York.
- Stabler ! - Pourriture !
Inspecteur,
vous n'avez pas le droit !
Essayez de l'en empêcher.
On se dispute pour moi ?
Ça me touche.
- Il ne sortira pas d'ici. - Si.
J'appelle le procureur.
- Sherri West pour Jack McCoy. - D'accord !
On pourrait tous y trouver notre compte, et même être couverts de lauriers.
Nous vous écoutons.
Vous me présentez, je m'occupe du reste.
- Ils me font confiance. - Les idiots.
- Souriez, on bosse ensemble. - Ne me touchez pas !
Vous croyez que ça m'amuse d'être là ?
Foutue saisie de clopes !
Votre coéquipier n'a pas l'air très sociable.
Vous n'avez encore rien vu.
Si ce fédéral ne vous protégeait pas, je vous jetterai au fond d'un trou.
La prochaine fois, vous me prêterez votre casquette ?
Votre tour de tête ?
C'est parti.
Salut, Eddie.
Je te trouve un acheteur et tu te pointes sans marchandise ?
Détends-toi, elle sera là.
Tu me présentes ?
- Il possède des épiceries. - Des supérettes.
- Je m'appelle Elliot. - Moi, c'est Phil.
Enchanté.
Eddie est un gros rustre.
On s'y habitue.
Comme à l'herpès.
Dites-moi, Elliot,
pourquoi un homme d'affaires se lancerait dans cette combine ?
Vous plaisantez ? Entre la ville et l'État,
je dois payer quasiment 6 dollars
de taxes par paquet vendu.
C'est trop. Et comme Eddie dit que vous avez un bon plan,
j'aimerai voir ça.
Vous vendez les clopes que je fournis 14 dollars le paquet,
et on se partage le bénéfice.
Sur quelle base ?
- 50/50. - Vous voyez,
c'est un super plan. Presque 3 dollars par paquet.
- Je prends tous les risques. - Vous ?
Je transporte la marchandise.
Mes magasins sont inspectés tous les jours.
- Vous laissez tomber ? - Je ne dis pas ça.
Je peux voir ?
Le cachet est bien imité.
Je veux voir toute la marchandise.
Ce sera tout, princesse ?
Je t'ai pas sonné.
Tout doux.
Je peux vous montrer le chargement.
Quand ça ?
Le temps de claquer des doigts.
Tout était déjà là.
Un semi-remorque, 1 800 cartouches. Des millions potentiels.
- Vous en recevez souvent ? - Tous les deux mois.
On empochera chacun 1,6 million dollars.
Si vous les écoulez discrètement,
on n'y verra que du feu.
Va pour 1,6 million.
Les murs brouillent la transmission.
À toutes les unités, on y va !
Que faites-vous ? Stabler n'a pas donné le signal.
C'est mon opération.
C'est 300 000 dollars, payable d'avance.
J'ai ça dans ma mallette.
On a de la compagnie !
Imbécile, c'est un flic !
C'est faux !
ATF, on ne bouge plus !
Lâchez vos armes !
- Eddie, non ! - Je le suis.
Lâchez vos armes !
On a réussi l'opération.
Content pour vous.
J'ai perdu mon tueur.
J'aurai dû tirer sur ce fumier.
Tu n'y es pour rien si Eddie a fui. L'agent Grier a lancé l'assaut trop tôt.
Il a réussi et on l'a dans l'os. Il peut être fier de son super indic.
En tout cas, dans l'ambulance, il était sous le choc.
Ça va être dur d'annoncer à Jenna qu'on a perdu le tueur.
On n'arrête pas de la décevoir.
Ce n'est pas terminé.
Eddie n'est pas le genre de gars à rester caché.
Il a besoin d'attention, de se faire mousser.
Je pourrais l'écraser par accident.
Je te couvrirais. Oui, Fin ?
Alors agent Grier, comment ça va ?
J'ai agi trop tôt, Stabler.
- Je suis navré. - C'est bien beau.
La substitut sera furieuse quand elle saura qu'Eddie a filé.
C'est ma faute, je sais.
Merci, Fin.
Fin n'a pas trouvé l'arme d'Eddie au refuge et sœur Peggy ne l'a pas revu.
Vous qui le connaissez, où irait-il ?
Aux Bahamas ?
- Il rêve d'y prendre sa retraite. - Retraite de quoi ?
Ce type est un sans-abri. Il a besoin d'argent.
Celui de la mallette ?
Le compte était bon.
Eddie n'ira donc pas très loin.
Sauf s'il sait où en trouver. Luke Ronson.
Il n'a jamais payé Eddie.
- Je fais aussi vite que possible. - Plus vite !
- J'ai pas toute la nuit. Allez ! - Ça va, détends-toi. Détends-toi !
Je fais de mon mieux !
Tu me dois tout !
Eddie, lâchez votre arme !
- Il va me tuer ! - La ferme !
Voilà ce qu'on va faire. Stabler,
vos clés de voiture. On prend le fric
et on lève le camp.
Réfléchissez.
Obéissez, ou je repeins les murs avec sa cervelle !
- T'as une ligne de mire ? - Je l'ai en joue.
- Ne tirez pas sur moi ! - Je vais le tuer !
C'est terminé.
Dans deux secondes,
on tire.
Une...
Deux...
Posez votre arme sur la table.
Lâchez-la !
Eddie Skinner,
je vous arrête pour le meurtre
d'Annette Fox.
Vous n'avez aucune preuve.
Ah oui ? Je parie que si.
La balle à gauche provient de votre arme.
Celle à droite de la tête d'Annette Fox.
- Et alors ? - Alors...
Les traces de percuteur sont identiques.
Vous allez plonger pour meurtre avec préméditation.
Perpétuité sans conditionnelle.
C'est la fin des haricots !
- Passons un accord. - Qu'auriez-vous donc à nous vendre ?
La preuve que Ronson a violé Annette.
Bien tenté. Au revoir, Eddie.
Que savez-vous du viol ?
Il bluffe. Annette ne peut plus témoigner.
Elle l'a fait à l'audience préliminaire.
Comme il y a eu contre-interrogatoire, son témoignage sera lu aux jurés.
Vous avez de quoi faire condamner Luke pour viol sans Annette ?
Ce n'est pas gagné, sauf si j'ai confirmation.
C'est la fin des haricots !
- Votre offre ? - La possibilité
de sortir un jour de prison, si votre témoignage mène
- à la condamnation de Ronson. - Blabla, et concrètement ?
Vous plaidez coupable d'homicide volontaire et purgez 25 ans.
C'est long, mais vous sortirez.
Vous pouvez faire mieux que ça.
C'est à prendre ou à laisser.
Très bien, d'accord.
Luke et moi sommes sortis le soir
où il m'a engagé pour harceler Annette.
Il m'a raconté le viol,
dans les moindres détails.
Il l'a attirée dans l'arrière-salle.
Il l'a droguée.
Il a pris beaucoup de plaisir à la violer.
Ça vous va ?
Il vous a demandé de la tuer ?
Non, j'ai décidé de la buter tout seul.
Elle l'avait cherché.
Marché conclu.
Attendez !
Quoi encore ?
Si vous réduisez ma peine, j'ai même mieux.
Dites-nous.
Je peux vous dire où j'ai eu l'arme pour la tuer.
Elliot ! Olivia !
- Bravo, vous avez eu Eddie. - On n'est pas venus parader.
Qu'y a-t-il ?
Ceci.
J'ignore ce que c'est.
Vous en être sûr, agent Grier ?
Eddie Skinner a tué Annette Fox avec cette arme.
Vous lui auriez donné.
Vous le croyez ? Faut être idiot.
- Vous avez donné une arme à un voyou. - C'est un menteur.
Vous l'avez dit vous-même !
Cette arme fait partie de celles qui ont disparu
- lors de l'opération "Furie". - "Furie" ?
Une tentative d'infiltration menée l'an dernier par l'ATF
à Laredo au Texas. On a fournit des armes
à des trafiquants mexicains pour remonter
à des cartels de la drogue.
- L'une d'elles a servi à tuer un agent. - Un vrai fiasco.
Bien au contraire ! C'était le seul moyen de remonter
aux fournisseurs.
Peu après l'échec de la mission, Grier a demandé son transfert ici.
Normal, il fuyait.
Vous avez récupéré le pistolet et limé le numéro de série pour vous couvrir.
Un an plus tard, vous débarquez ici. Les choses se sont tassées,
vous avez un nouveau boulot
et vous le donnez à votre indic, Eddie.
Il voulait une arme pour se protéger.
- Des gens voulaient sa peau. - Vous l'avez cru ? C'est vous, l'idiot.
La police n'a pas d'informateurs ?
On ne leur donne pas d'armes qui ont trempé dans des meurtres
au petit bonheur !
On a un problème avec les armes dans ce pays.
Trop de criminels en ont. Et c'est à cause d'abrutis comme vous.
J'ignorais qu'il allait tuer cette femme.
Jusqu'à ce qu'il vous le dise.
Vous l'avez ensuite laissé vous assommer, en espérant
qu'il disparaitrait avec l'arme.
Écoutez, vous ne comprenez pas.
On comprend très bien, pourriture.
Vous êtes tout aussi responsable de la mort d'Annette Fox qu'Eddie.
Agent Grier...
Votre arme et votre badge.
Les mains dans le dos.
Vous les laissez m'arrêter ?
Oui. Et je leur serrerai la main quand ce sera fait.
Quoi, vous m'enfermez avec Skinner ?
Comme si ça me plaisait.
- La ferme ! - Trop tard. Je t'ai déjà balancé.
Chacun dans son coin, et on se tient tranquille.
Entretuez-vous, on gagnera du temps. Inutile de vouloir sauver leur âme.
Sœur Peggy est venue faire une autre bonne action. Regarde.
Je les ai trouvées dans le casier d'un SDF, mais c'est l'écriture d'Eddie.
L'adresse d'Annette.
- Les lieux qu'elle fréquentait. - Des photos d'elle et de Jenna.
Au téléobjectif.
Ça ne ramènera pas sa mère, mais Jenna pourra faire son deuil.
Tu lui diras en face.
Jenna est dans l'ascenseur.
- Olivia. - J'allais t'appeler.
Vous avez trouvé le meurtrier ?
- En effet. - Qui est-ce ?
Eddie Skinner, un criminel notoire. Luke l'a engagé pour suivre ta mère.
- Et Luke ? - On l'a aussi arrêté.
Le procès pour viol aura lieu.
C'est génial !
Où sont-ils ?
Dans la cage,
à leur place.
C'est lui ?
Oui.
C'est lui.
Et lui, qui est-ce ?
Un agent fédéral.
C'est lui qui a donné l'arme à Eddie.
Ça va ?
Je n'irai jamais mieux.
Merci, Olivia.
- Ça va aller pour rentrer ? - Oui, ça ira.
Tu as ma carte. En cas de besoin, promets-moi de m'appeler.
Quand est-ce qu'on embarque ces 3 idiots ?
Le plus tôt sera le mieux.
Jenna !
Lâche ton arme !
Lâche ton arme !
Ça suffit !
Pose ton arme.
C'est ça. Pose-la.
Espèce de folle furieuse !
J'aurais dû te tuer avec ta mère.
J'ai acheté l'arme dans la rue.
Ça a été facile.
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