All language subtitles for Post Tenebras Lux (2012) BluRay 720p 700MB Ganool

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Original subtitles

Vaches !

Vaches !

Vaches !

Vaches !

Ânes !

Pas les chiots !

Pas les chiots !

Non.

Maman !

Güera.

Lune.

Maison.

Eleazar.

Papa.

Papa.

Rut.

Eleazar.

Ma maman.

Maman !

Maman !

Bonjour, mon amour.

Moins fort, Eleazar dort encore.

... nimaux.

Des animaux ?

Tu as rêvé d'animaux ?

Il y avait la girafe, ta préférée ?

Oui.

Ou des vaches ?

Veux sortir.

Tu veux sortir, mon amour ?

Laisse-moi ranger ce bazar.

Maman.

Comment s'appelle ta maman, ma chérie ?

Natalia.

Viens.

Regarde qui dort là.

Qui ?

Qui dort là ?

Qui dort là ?

C'est qui, lui ?

- C'est qui, lui ? - Qui ?

On le réveille ?

Non.

Tu ne veux pas le réveiller ?

Non.

Je suis là !

Qui va là ?

Eleazar.

Eleazar est parmi nous.

T'as vu ça ?

Petit chenapan.

Réveille-toi ! Réveille-toi !

Eleazar.

Quelle famille turbulente !

Tu mérites des chatouilles.

Mon petit bout de viande.

Tu as bien dormi ?

Tu veux faire l'avion ?

Tu mérites encore des chatouilles.

Arrête ! Arrête !

Tu le veux dans une tasse ?

Non, dans un biberon.

Attends. Je t'explique.

Maman a interdit les biberons.

Parce que, parfois, je fais ça...

Je veux de l'eau.

Bonjour, Jarro !

Bonjour, Juan.

Jarro, tu peux encore me prêter ton appareil ? Je dois refaire les...

Bela, Güera ! Venez, les chiens !

J'arrive, Juan.

Pomme, dépêche-toi !

Bela !

Venez, les chiens. Viens, Bela.

Où étiez-vous passés ?

Güera.

Pomme...

Je t'ai appelée et tu ne viens pas.

Et toi ?

On ne t'a pas vue de toute la nuit.

Toi aussi, méchante.

Méchantes, toutes les deux.

Putain, non !

Pas encore ! Qui a fait ça ?

Qui a fait ça ?

C'est toi, Martita ?

Bouge pas. Bouge pas.

Ne bouge pas !

Pourquoi t'as fait ça ? Salope !

Me mords pas ! Putain de chienne.

Pourquoi t'as fait ça ?

Ne bouge pas ! Pas bouger !

Me mords pas !

Sale chienne.

Pourquoi t'as fait ça ?

Bouge pas. Ne bouge pas.

Me mords pas.

Voilà.

Arrête, Juan !

Arrête !

Attends une seconde, Jarro.

Oui, Juan.

Papa faisait un peu d'exercice avec les chiens.

Eleazar !

Viens par-là, mon petit cafard.

Pourquoi tu t'échappes, coquin ?

Je dois te courir après dans toute la maison.

Allons voir Jarro.

Putains de chiens ! Martita est méchante, mec.

Écoute.

Tu me prêtes encore ton appareil ? Mes photos sont trop sombres.

- L'appareil est nul, mec. - C'est bizarre.

C'est un bon appareil de trois méga-pixels.

Arrête !

Méga-pixels !

Il l'a eu avec des céréales, son truc.

T'en dis quoi ?

Écoute. T'as vu les colibris ce matin ?

Oui, j'ai vu. Ils sont beaux.

Il y en a partout.

Bon, va travailler, et n'oublie pas...

- Tu me montes l'appareil. - OK, je te l'apporte.

Merci.

À table, mon petit ver de terre.

Bonjour à tous.

Je m'appelle Daniel Colorado.

Beaucoup d'entre vous m'appellent R2D2.

Je voudrais vous raconter le mal

que j'ai fait à ma famille.

Comment j'ai entraîné mon neveu

qui n'avait que dix ans

dans l'alcoolisme.

J'ai commis l'erreur de, comment dire...

je l'ai saoulé.

Je l'ai forcé à boire.

Je sais que c'est mal.

Toute la famille en a souffert.

Une prochaine fois,

je vous expliquerai plus en détail comment

le groupe des Alcooliques Anonymes

peut nous aider

à remettre...

dans le droit chemin...

ce jeune homme

que j'ai poussé dans la mauvaise direction.

Mais je vous le répète, j'en parlerai une autre fois.

R2D2, merci d'avoir partagé

ton expérience avec nous.

On va maintenant entendre le Crapaud et son histoire.

On l'écoute.

Bonjour à tous.

Je m'appelle José Luis Martínez Jiménez.

Je répare, j'installe des rideaux.

Je fais la peinture, le plâtre.

On m'appelle le Crapaud.

Je suis un travailleur honnête.

Je gagne ma vie à la sueur de mon front.

Je travaille dur pour cet argent.

Dommage que je le gaspille...

je le gaspille avec...

les prostituées.

Je crois

que je fais des progrès.

Peu à peu j'abandonne mes vices,

comme l'alcool,

l'herbe,

la coke,

grâce à ce groupe.

Je veux vous dire que

je gagne ma vie honnêtement

comme forgeron, couturier, peintre,

plâtrier, même maçon.

Mais je dépense tout mon fric.

Je me réveille toujours sans un sou.

Merci.

Merci à toi.

Et maintenant à ton tour, le Sept.

Bonjour à tous.

Vous me connaissez déjà. On m'appelle le Sept.

Aujourd'hui, je suis venu avec un ami

que j'ai invité.

Avant c'était mon patron,

aujourd'hui c'est mon ami.

Mais...

j'ai travaillé chez lui.

J'ai fait la plomberie, l'électricité...

J'ai installé beaucoup de câbles. Toujours les meilleurs.

Toujours les meilleurs tuyaux.

Que du Condumex, du Nacobre.

Il a fait poser une pompe Grumfos d'un demi cheval-vapeur,

que du PVC de marque Reyxolite, des tuyaux Plica et Licuatay,

du RD26, classe L pour les tuyaux de gaz.

Il a fait mettre des ampoules PAR,

des ampoules économiques dans la cour,

des interrupteurs triphasés

et des ampoules à LED, pour...

Pour que tout soit parfait du début à la fin.

Il est avec nous aujourd'hui

car il a un problème.

Je l'ai invité à la session.

Il est venu car ça l'intéressait.

Tout le monde ici le connaît ou l'a déjà vu.

Juan. C'est un bon ami

qui a envie de vous connaître.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour, monsieur.

À Jeudi.

- Au revoir. - Portez-vous bien.

T'en as pensé quoi, Juan ?

Attends qu'ils s'en aillent.

On se voit demain à 7 heures.

Une seconde, Juan.

Quoi ?

À demain, 7 heures !

Ah oui, à 7 heures !

Bon, on y va ?

Non, assieds-toi un peu.

Assieds-toi, Juan.

On fait quoi, là ?

Tu leur prêtes cette cabane ?

Quand je suis arrivé ici,

ils m'ont laissé construire la maison.

Et maintenant je la leur prête.

Je ne gagne pas d'argent avec. C'est juste pour aider.

Et maintenant ? Tu habites où ?

J'ai une nouvelle maison.

Ici, c'était au début.

Comment tu t'es retrouvé ici ?

C'est une putain d'histoire. Je te la fais courte.

Dis-moi, dis-moi.

Quand j'avais 13 ans,

un jour, j'étais à la maison,

assis sur le canapé,

j'entends des bruits dans la chambre d'à côté.

Je regarde à l'intérieur

et je vois mon père et ma sœur de 15 ans qui baisent.

C'était un putain d'alcoolique.

Ce salaud nous a laissés, ma mère, mes frères,

il s'est cassé.

Il a refait sa vie avec sa fille.

J'ai tout fait pour le niquer,

mais je me suis niqué tout seul.

J'ai fini drogué, alcoolique,

je volais.

Que des conneries, mon pote.

J'avais une famille.

Je l'ai perdue.

J'avais des enfants.

Tu les as jamais revus ?

Je battais ma femme, mes enfants. J'étais un salaud.

Je m'en sortais mais...

j'étais alcoolique, drogué.

Un jour, on m'a mis dans un centre.

J'y suis resté six, sept mois.

Je ne les ai jamais revus.

Quand je suis sorti, la maison était vide.

Et j'ai atterri ici.

J'ai rencontré ces gens-là.

Avec l'aide de mon parrain, du groupe et de Dieu,

j'espère les revoir un jour.

C'est quoi ton problème, Juan ?

Pas grand-chose, après ce que je viens d'entendre.

C'est presque un détail.

Tu as entendu parler d'Internet ?

Ces conneries d'e-mail et de Bluetooth.

Tu y trouves tout ce que tu veux.

Même de la pornographie. Beaucoup de pornographie.

Je regarde ça la nuit.

J'en ai besoin le soir

sinon je ne dors pas et je ne peux pas baiser ma femme.

Mais ça se guérit.

On y va ?

Je t'accompagne à ta voiture.

Je viens ici depuis huit ans, j'ai vu de tout.

Combien de temps dure chaque étape ?

Les chiens, on y va !

Un an ou deux, je crois.

T'en es où, toi ?

Honnêtement, à la première.

Putain de Sept.

Dès que vous êtes prêts, commencez l'échauffement !

Commencez l'échauffement. Concentrez-vous !

Sur place.

On roule les épaules.

Comptez, champions !

Un, deux, trois...

- On est qui ? - Mount !

- On est qui ? - Mount !

Allez, on va gagner !

Les gars, tous sur le terrain !

Les filles, attention !

Attention, pas vers les gens.

Santé.

Santé, cousin.

T'as vu le manteau du fils d'Achito ?

Il a un manteau, jusque-là, bleu. Classe !

Les affaires vont mal. Comme tout.

- C'est pas vrai ? - Si, je te dis.

Rien ne change. On est assis. On attend.

On désespère.

T'as pas du feu pour les fusées ?

On va t'en trouver tout de suite.

Salut, Lore.

Lorena a tellement grandi.

- Salut ! - Mon oncle.

Joyeux Noël !

Ça fait si longtemps !

Six mois !

Comment ça va, mon oncle ?

Eleazar ! Dis bonjour.

Bonjour.

Comment ça va ?

Comme tu as grandi.

Eleazar.

Où est ta sœur ?

Rut !

Tu l'as laissée où ?

Rut !

Viens ici !

Comment ça va ? Ça me fait plaisir de te voir !

Eleazar, Rut ! Vous avez dit bonjour à l'arrière-grand-mère ?

Non.

Allez dire bonjour !

Allez-y maintenant.

Quoi de neuf, Eleazar ? Rut !

Famille Aldrete.

À qui le tour ?

Les enfants !

Rassemblez-vous par famille.

Continue à bien travailler à l'école,

et quand tu seras grand, tu seras

un brillant

entrepreneur !

Que veux-tu faire quand tu seras grand ?

Je ne sais pas.

Commence à y penser.

Penses-y.

Embrasse ton arrière-grand-mère !

Bravo !

Je vais partager.

C'est pour nous trois.

Pour Blas.

Tiens.

Pour Lucas.

On est riches ! Riches !

Je t'ai vue !

Moi aussi !

Arrêtez de rôder autour de la table !

Tu vois, il en manque la moitié !

Rut, tu es déjà en train de manger ?

Et toi aussi ?

Viens avec ta grand-mère.

Tu aimes cette musique, mon cœur ?

C'est si beau.

Il me semble que c'est normal que l'école l'ait foutu à la porte.

Deux ordinateurs, quand même !

Bon Dieu, tous les enfants ont leur phase destructrice.

Je ne sais pas.

Dans quinze jours,

on ne parlera plus ni des ordinateurs, ni de lui.

Parce qu'il aura déjà fait une autre bêtise.

Il a toujours été comme ça.

C'est lui qui a ouvert la tête de son cousin ?

Bien sûr !

Je suis d'accord.

Ça fait six ans qu'il est comme ça.

Il était temps que l'école dise stop !

Je vous écoute depuis une demi-heure...

cela me rappelle un passage de "Guerre et Paix".

Tolstoï y décrit le millionnaire Pierre, devenu paria,

quand les Français envahirent Moscou.

En substance :

"Pierre ressentit pour la première fois cet étrange et agréable sentiment

"quand il comprit

"que les richesses, le pouvoir, la vie,

"ce pour quoi les hommes luttent

"ne valent pas le plaisir

"que l'on ressent quand on perd tout."

Juan, la campagne ne te réussit pas. L'architecture New Age te fait du mal.

Moi, qu'il casse des trucs, ça ne me fait pas rire.

Moi non plus.

Quelles conneries !

Sacrés cousins !

Vous en êtes toujours à : "Ça fait si longtemps !"

"Quel plaisir de te voir !"

Putain, quel con !

Casse-toi.

T'es bourré depuis le début.

Va dormir.

Écoutez-moi. Honnêtement,

je préfère Dostoïevski.

Tolstoï, c'est

trop intense !

Et vraiment, le meilleur, c'est Tchekhov.

Ou bien vous ne lisez que les contemporains ?

On y va ?

- Ferme la porte, Natalia. - Oui, Juan.

La porte en métal ?

Vas-y, toi.

Viens.

T'es en retard.

Le Gant.

Le Sept.

C'est l'arbre.

Il est un peu gros, non ?

Ça va leur apprendre.

Ça va faire beaucoup de bruit.

Putain.

Commence par les branches. Je te paye pour ça.

C'est toi le patron.

Putain de merde !

Arrêtez, connards !

Sales chiens, fils de pute !

Laissez-nous travailler !

Je pars et tu me piques ma place ?

C'est comme ça, mec.

Tu le coupes à la hache.

Tu oublies la tronçonneuse.

Je vais devoir le faire de nuit.

Tu pensais venir à 9 heures avec ton casse-croûte ?

Putain de merde.

Tu vas faire quoi ici, le Gant ?

Je vais planter du maïs.

C'est de la bonne terre. Ça va bien pousser.

Et ta sœur ?

Je m'en fous ! Elle dit qu'elle va me niquer

mais j'ai déjà acheté le pistolet pour la tuer, cette pute.

Alors pourquoi tu coupes l'arbre ?

Pour la faire chier !

Elle pense que les arbres se parlent,

qu'ils sont vivants, qu'ils baisent. Les putains d'arbres !

T'imagines le bordel avec cet arbre dans mon champ ?

Tu imagines le bordel avec l'arbre au milieu ?

L'avocatier perd beaucoup de feuilles.

Dès que je la croise, je la tue,

même si c'est dans le dos.

Elle l'a déjà fait, la salope. Qui sait combien elle en a tué ?

Toujours par-derrière.

Je ne veux pas crever maintenant.

Je suis jeune. Que diraient mes enfants ?

Que je me suis laissé saigner comme un porc ?

Je ne vais pas décevoir ces connards, même s'ils ne me parlent plus.

Ce sont quand même mes enfants.

Ces enculés.

Pourquoi ces histoires, le Gant ?

Écoute-moi, le Sept, je veux pas d'histoires.

Qui s'intéresse à la vie de cette pute ?

Quoi qu'il arrive, pas besoin d'aller me planquer aux USA !

Je te le coupe, mais je veux pas d'emmerdes.

Je te demande rien de plus. Je t'ai raconté ma vie.

Mais si tu t'en fous, va chier.

Connard.

Je te paie quand tu as fini, le Sept.

D'accord, le Gant.

Vert ! Lumières de couleur !

Vert !

Blanc !

Rouge !

Et bleu !

Et rose !

Vert encore ! Et puis rouge !

Salut, le Sept.

- Tu bois de l'eau ? - C'est pour toi.

Celui-ci est spécial.

C'est du rhum, mec !

Du rhum ?

J'ai la gueule de bois.

Ça va te faire du bien !

Oui, c'est du rhum.

Il est bon.

Une bière ?

Les Mexicains...

Les Mexicains sont des cons ?

C'est ton avis, blanc-bec ?

Non.

Les Mexicains...

Je suis mexicain.

- Moi aussi. - Nous aussi.

Peut-être même plus que toi.

Le Mexicain, il a ses traditions...

C'est sûr.

Vas-y. Raconte.

Raconte-nous.

Laquelle tu veux ?

Le 12 décembre ?

Je me saoule en l'honneur

de ma Vierge de Guadalupe.

Je m'appelle Natalia.

Enchanté, Nati.

Je peux t'appeler Nati ? Avec tout mon respect.

Oui.

Mon amour, je m'en vais.

Ils sont déjà un peu saouls.

Vas-y. Je reste encore un peu.

Vous habitez à côté ?

Je vous invite dans mon humble demeure.

Le 12 décembre,

ma maison sera la vôtre.

Merci !

Ilai, fiston !

Il y a des grosses vagues, Rut ?

Rut, attention, tu es toute mouillée !

Eleazar.

L'eau est bonne, ma fille ?

Sers-moi un maté, Ivan.

Tu aimes ça, mon amour ?

Il est fort !

Mais tu as dit qu'ils volaient.

Nageaient. Pas volaient.

C'étaient des poissons volants !

Tu t'y connais en poissons, Eleazar ?

Non, mais je crois que...

Tu as les deux ?

Quelle rapidité !

Viens t'asseoir.

Viens dîner.

Dis à ta sœur de venir à table.

Tu y arrives ?

Viens là !

Tu étais où ?

Viens avec nous ! Posez son assiette là.

On va tous dîner de mon côté.

Tu veux encore du fromage ?

Rut ?

Toi aussi ?

Tu préfères le grand ou le petit ?

Le petit !

C'est celui qu'on nous a offert.

Tu veux du pain ?

Il est super bon.

Tu veux un pamplemousse ?

Oui, s'il te plaît. Passez-moi les fraises aussi.

Il est bon ce fromage, hein ?

Une orange, une orange...

Une orange...

Ah, en voilà un !

C'est pour toi.

Je le coupe dans l'assiette de Rut.

Vous pouvez faire le lit de Eleazar ?

Oui, madame.

Un pour toi.

Et les quesadillas, alors ?

C'est le tien.

Finis ton œuf. Je les prépare moi-même.

Je ne veux pas de mon œuf.

Tu dois grandir, mon amour.

- Juste la moitié. - OK, ma chérie.

C'est Buzz l'éclair.

Ce n'est pas ta chérie.

Je vais te baiser ce soir.

Quelle tortilla brûlée ? Elle n'est pas brûlée.

Alors ?

Oui, mais souviens-toi

que j'ai cette infection.

Et la porte de derrière, alors !

Madame, voilà les assiettes.

Merci, Chelita.

Pouvez-vous changer ma fille ? Je descends.

Il est tard. Bonne nuit, ma petite.

Vous la prenez, Chelita ?

Oui. Allons-y.

Et toi. Fais-moi une place.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Dis bonne nuit à ta sœur.

Dis-lui bonne nuit.

Je sais où.

Oui ?

- Où ? - Ici.

C'est beau, non ?

Laisse-moi changer ta couche.

Je veux une histoire de planètes.

De planètes ?

Oui.

Mercure.

Saturne, Chelita !

Mars, aussi ?

Non, pas Mars !

Rut !

Il a vu qu'il avait une grande queue,

très grande...

Alors, les gens ont eu peur !

Ah, oui ?

Alors, ils se sont mis à courir...

mais quelqu'un a mis le costume

de Rex le dinosaure

pour faire peur aux gens,

mais alors qu'ils étaient tous

en train de courir...

ils ont vu,

tout à coup, arriver Peter Parker.

Bien sûr.

Je ne pense pas que le vétérinaire

ait vraiment cru à mon histoire.

J'étais chez lui aujourd'hui.

Et...

je crois qu'il a des doutes sur ce qui est arrivé.

Je m'assieds. Je suis fatiguée. Mais raconte-moi.

Pauvre chienne, mon amour.

Oui, je fais toujours du mal

à ceux que j'aime le plus.

C'est la plus intelligente, Juan.

Peux-tu m'aider à ne plus recommencer ?

Aide-moi. Je me sens vraiment mal.

OK, mon amour.

J'ai bien fait d'y aller.

J'ai vu des tissus incroyables.

Je ne sais pas ce que tu cherches.

Pour moi, un rideau doit être blanc.

Le plus simple possible.

S'il est bariolé, on ne voit que ça.

On ne voit même plus la maison.

D'accord.

D'accord ? Qu'est-ce que tu en penses ?

Je n'ai plus envie. Tu n'aimes rien.

Comment ça, je n'aime rien ? Je ne critique pas tes rideaux.

Tu veux dîner ?

Non, je suis trop fatiguée.

Qu'est-ce qu'on a ?

Des œufs, des fruits, de la quiche.

Tu veux quoi ?

Il y a des restes ?

Je ne sais pas.

Va te coucher, tu es fatiguée.

On baisera demain.

Je ne suis pas fatiguée. J'ai mal à la tête.

Tu parles trop.

Et merde.

Je vais nourrir les chiens.

Je te rejoins après.

Qu'est-ce que tu as ? Ne commence pas à pleurer.

Je ne pleure pas.

On ne peut pas parler. Tu transformes tout.

Calme-toi. Sois gentil.

Tu veux qu'on discute des choses, mais tu décides pour tout le monde.

C'est faux.

Je ne parle pas pour ne rien dire.

Je ne veux plus parler. Ça suffit.

Je n'en peux plus.

C'est bon, chef. Je me tais.

Pardon, je me suis énervé.

Mais pourquoi ? Pourquoi t'es comme ça ?

Ce n'est pas que de ma faute. Tu brises l'harmonie avec des détails,

et au final, c'est moi le méchant.

C'est de notre faute à tous les deux.

Tu fuis le sexe. Je dois me masturber tous les soirs !

T'as toujours mal à la tête ou sommeil.

C'est faux. Ce soir, j'étais bien.

Mais je parle en général.

Et ce soir, tu n'étais pas bien.

Quand j'ai parlé de te baiser par-derrière, tu as esquivé.

C'est faux.

Je t'ai dit oui.

Après t'avoir demandé trois fois.

On en parle demain à la plage.

Je ne peux plus vivre comme ça.

Encore la même histoire ? Tu veux tout foutre en l'air ?

Au moindre problème, tu veux tout abandonner,

sans aller au fond des choses.

Ça ne compte pas pour toi, nos deux enfants qui nous aiment ?

Tu ne vois pas que je t'aime ?

On peut être heureux ensemble.

Il faut y travailler, c'est tout.

Où est la radio ?

Jarro ! Jarro !

Jarro !

Güera.

La gardienne de la famille.

Je ne l'ai pas fait exprès.

T'en fais pas.

On a encore le temps.

Elle est sur la terrasse, près de l'escalier.

Merci mon amour, excuse-moi.

Espérons qu'ils ne se réveillent pas.

Espérons.

Tu peux y aller, non ?

Oui, je pense.

Tu veux goûter ?

C'est piquant ?

C'est bon !

Prends ça.

Goûte ça.

Le mien est bon aussi.

Piquant mais bon.

Jarro, qu'est-ce que tu fous là ? Et la maison ?

Salut, Juan.

Ma belle-mère a du diabète. Elle a presque perdu la vue.

J'ai dû l'accompagner chez le docteur.

Attendez-moi ici, je retourne à la maison et je reviens.

Oui, mon amour.

Jarro, tu devrais être à la maison.

Tout le monde est au courant qu'on part quelques jours.

- Compris ? - T'en fais pas, Juan. Je gère.

À tout de suite, mon amour.

Bonjour. Ça va ?

Prends soin de ma famille.

C'est vous la diabétique ? Ça va mieux ?

Ça peut aller.

- Bon appétit ! - Merci.

Que voulez-vous manger ?

Je reviens, les chiens.

Le Sept !

Qu'est-ce que tu fous là ?

Pose ça, le Sept, et je ne dirai rien.

Ce con va nous balancer.

Ferme ta gueule, gros con !

Qu'est-ce qui t'a pris, le Sept ?

Tu te prends pour qui ? Va niquer ta mère !

Rends-moi mon flingue.

Ta gueule.

Laisse ça, quelqu'un arrive !

Jarro ! Jarro !

C'est toi ?

Monsieur Juan !

Monsieur Juan !

Pose la housse ici, qu'on ne la voie pas.

À droite. Toujours vers l'extérieur.

Apporte-moi des cartouches.

Cherche par là.

Passe-moi deux vertes, s'il te plaît.

Voilà.

Donnes-en à ta sœur.

Attention, cache-toi bien.

On y va, doucement.

Fais attention.

Vers l'extérieur.

Les voilà !

Baisse-toi.

Vas-y, ma puce, tire !

Les choses changent. Les gens prennent leur retraite.

Et avec le libre-échange, on a des produits frais, on voyage.

L'argent est inutile...

Je vais te la prendre.

T'en penses quoi ?

Vas-y.

Après un joint, on va voir ce qui se passe.

Ça va pas te rendre moins con.

Tu sais quoi ?

Je ne vais pas jouer comme ça.

Je ne l'ai pas lâchée, attends.

Vas-y, te prends pas la tête. On recommence.

Putain, je me brûle !

Je te la rends,

car tu vas la perdre.

Tu es têtu.

Tu perds toujours.

Comme tu veux. On change de jeu.

On peut changer. Tu ne veux pas ?

T'es fatigué ? Si t'es fatigué, tant pis.

On peut jouer à autre chose

qu'à ces putains d'échecs !

Tu crois que tu vas gagner ?

Tu es têtu comme une mule !

Tu le sais depuis la première partie.

Tu pensais gagner. Et comment ça s'est terminé ?

Je te l'ai mis bien profond !

C'est bon, ça va.

T'es trop fort.

Le truc, c'est pas que t'es bon, c'est que je suis con.

C'est différent.

Mais t'es plus con que moi, mec.

Tu te crois fort, mais t'as pas gagné, c'est moi qui ai perdu.

C'est toute la différence.

Ce n'est pas génial. C'est triste.

C'est intense et triste.

Le joint ?

Passe-le-moi.

Tu peux échanger ça...

Tu peux aussi échanger ce joint.

Et comme t'es un bon menuisier,

tu pourrais en avoir en échange de ton travail.

C'est pas moi qui ai abîmé le mur.

C'est pas de ma faute.

Une technologie, même alternative, il faut qu'elle soit

bien conçue.

Tu peux t'appuyer contre le mur. T'as besoin de soutien dans la vie.

On en a tous besoin.

Écoute.

T'es foutu, non ?

Comme c'est parti,

je te mets échec, juste pour commencer.

Joli.

Et après on verra.

Dis-moi, David.

Comment il va, Juan ?

Aucune idée.

Giacomo !

T'as des nouvelles de Juan ?

Il paraît qu'il va bien.

Vous imaginez, perdre un bout de poumon !

C'est super dur à guérir.

Ça va mieux, alors ?

J'ai entendu dire qu'il a eu des visites,

de ses amis proches, je crois.

De quoi tu parles ?

Vous venez nettoyer chez moi une demi-journée,

et je vous donne une saucisse en échange.

Ainsi survit le monde !

Mais ta saucisse ne vaut pas cent pesos.

Tu es pire que mon ex-femme, tu dénigres tout.

C'est toi qui cherches à dénigrer ton ex.

Annulons le mariage pour commencer !

Rut !

Quoi ?

Descends !

En bas ?

Allume la lumière.

Je veux voir.

Bonjour, mon amour.

Comment tu te sens ?

J'allume la lumière, d'accord ?

Tu peux m'enlever ça ?

Comment ça va ?

Bien. Et vous trois ?

Ils se sont bien amusés.

Tu as moins de fièvre. Ça va mieux.

Regarde qui est là.

Le grand ver de terre de la famille !

Il va s'envoler.

Petit ver.

Viens là.

Vous étiez où ?

Attention. Je suis malade, tu sais ?

Dis-moi, tu as grimpé ?

Tu as escaladé un rocher ?

C'est plus grand que ma main.

Et toi, princesse ? Tu étais avec eux ?

Princesse !

Tu vas bientôt guérir, papa ?

Papa ?

Oui, bientôt.

Aide-moi.

Tu veux encore jouer avec moi ?

Tu peux monter toute seule.

J'étais dans la forêt.

Avec qui ?

Personne.

Je t'aime, ma petite.

Regarde papa.

Tu es si belle, ma princesse.

Tu n'es pas bien, mon amour.

Je n'en peux plus d'être là.

Je vais appeler le docteur.

Joue-nous quelque chose, plutôt.

Je veux juste écouter.

Oui.

Vous voulez que maman nous chante une chanson ?

Oui, une.

Vous voulez que je joue quoi ?

- Mon amour ? - Neil Young, encore.

OK.

Je peux aller regarder la Panthère Rose, papa ?

Oui, vas-y.

Je peux aller regarder la Panthère Rose ?

Tu veux aussi voir la Panthère Rose ?

Oui.

Papa !

Attention, chérie.

Petit ver.

Petit ver.

Fais attention à ta sœur.

Eleazar.

Allez-y, les enfants, demandez à Chelita de démarrer Internet.

Je vous rejoins.

Natalia.

Aujourd'hui, j'ai ressenti la vie comme quand j'étais gamin.

J'ai senti l'herbe de Cuernavaca sous mes pieds...

comment chaque brin passait entre mes orteils.

Je pouvais les sentir un par un.

Ils étaient si froids, à la nuit tombée.

Le sol en Terrazzo rouge

était fait de sable et d'éclats de marbre...

Je les observais un à un, allongé par terre.

Chacun reflétait la lumière à sa façon.

Je pouvais tous les différencier.

J'ai écouté la chambre où je dormais avec mes cousins,

elle avait cet écho particulier.

Il y avait l'affiche d'une vache qui disait "Pyrénées Catalanes".

Les tiroirs de la commode

sentaient les draps humides et le bois.

Le soir, je m'endormais

en léchant le métal de mon lit.

Les criquets chantaient comme jamais plus depuis.

Je ne sais s'ils ont disparu,

ou si j'ai cessé de les entendre.

Au loin résonnaient les rires de ma famille.

Je n'avais qu'à exister.

Maintenant, c'est au tour de Rut et Eleazar.

Mais je ne suis plus nostalgique comme avant.

Aujourd'hui, j'ai senti que j'aimais tout.

Une chaise.

Le verre.

Les machines.

Les roues.

Même la musique qui vient du village.

J'ai vu que tout est vivant,

que tout brille,

tout le temps.

Je me suis senti comme un bébé après le bain.

Propre et sec.

J'étais malade à la fin de ma vie.

Je le vois clairement, désormais.

Rejoins les enfants, mon amour,

mais va d'abord me chercher les chiens.

Tu as pensé à porter plainte, mon amour ?

Je ne me rappelle pas qui c'était.

Merci, mec.

- Allons voir maman. - Oui.

Tu as bien grandi.

Oui, papa.

Duncan.

Duncan !

Samantha.

C'est pour les enfants que je suis là.

Comment tu m'as trouvé ?

Samantha ?

Ton patron a envoyé quelqu'un à notre recherche.

Monsieur Juan ?

De la part de Juan ?

Oui, je crois.

Restez, s'il te plaît.

Je vais tout arranger.

Mission accomplie !

Mets de l'eau ici.

Prête-moi le tuyau d'arrosage.

Salut, Eleazar !

Salut, Rut !

Arrête !

Je suis tout mouillé à cause de toi, maintenant.

Eleazar.

Pourquoi vous êtes tout seuls ?

Salut, le Sept !

Il est où, ton papa ?

Viens jouer avec nous parce que papa est déjà mort.

Viens jouer...

La Lanterne !

Je vais jouer avec le bulldozer.

Où est mon bulldozer ?

Il est là ! Apporte-le-moi !

Samantha !

Merari !

Duncan !

Faute de main bleue sur le regroupement !

On reprend ici.

Reculez à dix mètres !

Jouez ici.

À dix mètres.

On s'engage ! Ça joue !

Passe le ballon ! La balle aux rouges.

Ça progresse. Au soutien.

Par le sol !

Les bleus, on libère.

Pas de hors-jeu !

Plaque-le ! Plaque-le !

Passe au-dessus !

Ça joue !

On se décourage pas. On domine ce match, les gars !

On peut pas les laisser gagner.

On est les meilleurs, les gars ! Ils sont à portée de main.

Faut pas qu'ils prennent le dessus ! Pas question qu'ils gagnent !

Ils ont des bons joueurs. On est une équipe.

Sous-titres : Benjamin Mirguet

Sous-titrage : C.M.C.

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