All language subtitles for A-FINE-MESS-1986

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Original subtitles

UN SACR� BORDEL !

Allez, vas-y, tu es en t�te ! Tu es en t�te !

Vas-y ! Vas-y !

Voici Laryngitis.

Non !

J'ai perdu !

J'ai perdu.

- Coupez. - Spence.

- Imprime �a. - Elle est cens�e �tre avec moi.

Elle est avec toi, Harvey. C'est juste pour faire plus vrai.

Pause d�jeuner tout le monde.

Le buffet est pr�s de l'�table.

Bonjour.

Louise.

- Natalie. - Natalie !

- Spence, tu ne m'as pas appel�e ! - Samedi soir !

Bonjour.

Je prend juste une pomme.

- Le m�me footballeur ? - Oui.

- Il a trouv� ta photo l'autre jour. - Il a aim� ?

- Il l'a mang�e. - Mang�e ?

Le cadre, tout.

C'est un nouveau parfum ?

Oil. �a s'appelle Plus Jamais.

Agnes. Avec toi, "jamais" ne peut faire partie de mon vocabulaire.

Le personnel s'assure que le d�jeuner est termin�.

Si cette prise ne vous concerne pas, prenez place et silence !

- Fais le guet. - C'est bon. D�p�che-toi.

Pas bouger, Susie.

- Elle est nerveuse. - Dans 24 h, elle le sera encore plus

Juste � temps pour la 3� course.

Incroyable. Pourquoi �a prend aussi longtemps ?

Je suis chimiste, peut-�tre ? �a marche. Peu importe la dur�e.

L�ve sa queue.

L'astuce : nulle trace dans le sang ni dans l'urine avant la course.

Allez, ch�rie, dans le derri�re.

Elle a failli me d�capiter !

Je voudrais t'y voir, avec un engin de cette taille dans les fesses !

Rendez-vous � la ligne d'arriv�e, joli c�ur.

Binky.

Binky.

Viens.

Viens.

Reviens ici.

Je prends la voiture !

- Pr�ts pour la r�p�tition. - Tr�s bien.

Ce cheval est celui qui t'importe le plus dans la vie, apr�s Joe.

Regarde le cheval et pense � Joe. Maintenant, marche avec moi.

Tu cherches Joe. Regarde par ici. Tu vois quoi ?

Rien. Par de Joe. Bien.

Regarde par l�.

Pas de Joe.

Maintenant, regarde droit devant.

Regarde ici.

Pas de Joe.

Tout est dans tes yeux.

Je veux qu'on lise : "Je cherche Joe."

Regarde par ici. Qu'est-ce que tu vois ?

Qu'on vole ma voiture.

- Reviens ici ! - C'est notre seule voiture !

Patron.

Esp�ce de salopard !

Non, patron, pas vous. Pas vous.

Je ne vous dirais jamais �a, patron.

Turnip et moi, on s'est occup�s de la pouliche,

- mais on a eu un probl�me avec... - Binky !

Attendez un instant.

- Quoi ? - Comment je m'arr�te ?

Adam six, vous avez parl� d'un...

CHEZ DINKIE

- M. Powell. - Salut, Wardell.

C'est quoi, ces trucs sur tes pieds ?

- Des lapinous. - Enl�ve-les.

C'est mes lapins porte-bonheur.

Qu'est-ce qui vous fait rire ? Retire-les !

- Maintenant ? - Oui.

- Il faut que j'enl�ve mes rollers - Enl�ve tes rollers, Powell.

Et ma commande ? C'est lui.

Va la livrer et retire-moi ces lapinous.

Gros �ne.

N� 27, ta commande refroidit. N� 27 ?

C'est pr�t, 14. Allez.

- Au revoir. � bient�t. - � demain.

Powell.

Stop. Stop.

Tu as 3 mn pour enlever ces rollers ou tu es vir�.

C'est comme si c'�tait fait.

Tu cherches les ennuis, Powell. Tu les cherches.

Un Nut Burger sans oignons, un milk-shake � la fraise et une frite.

Je suis d�sol�

J'aurais appel�. J'ai perdu ton num�ro.

- Et l'annuaire ? - Tu rigoles ?

- J'ai m�me pas penser � regarder. - C'est �a !

- Tu ne m'en veux pas ? - Non.

Ecoute. Il faut qu'on parle. O� tu as eu cette voiture ?

Je l'ai vol�e. Deux gars...

- O� tu l'as eue ? - J'essaie de t'expliquer.

J'ai entendu deux gars

- doper un cheval. - Tu l'as vol�e.

Oui, mais c'est pas...

Merde.

Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que tu fais ? Tu es fou ?

Attends un peu. Attends.

Spence. Arr�te-toi.

- Arr�te-toi. Laisse-moi sortir - Du calme.

On serait moins visibles dans une navette spatiale.

- Ralentis. Je sors. - Je d�conne pas.

- Je dois la ramener au studio. - Ah, tu dois la ramener ?

Maintenant, oui. J'ai les flics au cul.

- Sacr�e poursuite, d'ailleurs. - Je vais vomir, Spence.

- T'as pas int�r�t. - J'esp�re que c'est une ambulance.

Il ne t'a pas entendu.

- Attends. - Nom de Dieu.

Un feu rouge !

- On va mourir. - Non.

On va mourir. Il me reste des commandes.

Nom de Dieu !

Spence, tu n'es qu'un connard.

A plus tard.

- Tu vas o� ? - Je ne sais pas.

Je ne sais pas o� on est. On est o� ?

- Je ne sais pas. Remonte. - Non. Pas dans cette voiture avec toi.

Jamais de la vie. Donne-moi une seule bonne raison. Une !

- Tina Spivack. - �a ne suffit pas !

Je ne me ferai pas trouer la peau pour elle.

Je me fiche de Tina Spivack comme de l'an 40.

- Qui est Tina Spivack ? - On a fait nos �tudes ensemble.

Je la surnommais "la chansonni�re".

Tous les flics de la ville te cherchent et toi, tu veux retrouver une ex ?

C'est ce que tu veux faire ?

C'est quoi, une chansonni�re ?

Elle chantonne, � d�faut de siffler au travail.

Fascinant. Mais vu les circonstances, je pr�f�re remettre �a � plus tard.

Dommage.

�a me fait mal de te laisser l�, avec ce gros chien noir.

- �a va aller. - Tu en es s�r ?

- Evidemment. - Tr�s bien.

Bien.

Quel gros chien noir ?

Assis ! Pas bouger !

Fais le mort !

Un coup de fil de Mlle Spivack, monsieur.

- Qui �a ? - Mlle Spivack.

Spivack, �a ne me dit rien.

Elle dit que c'est au sujet de l'automobile vol�e, monsieur.

Je ferais mieux d'aller lui parler, alors.

Je me demande comment elle a eu ce num�ro.

Je t'ai dit de ne jamais appeler ici.

C'est urgent.

Spence Holden a retrouv� la voiture vol�e sur le plateau.

Tu es folle ? C'est lui qui l'a vol�e.

Je sais.

Mais des individus ont essay� de le tuer. Et c'est un vieil ami.

Bon, tr�s bien.

J'arrangerai �a avec les flics. Qu'il laisse la voiture.

Mon ange, je savais que tu trouverais quelque chose.

J'ai tellement h�te de te revoir.

Au revoir, ch�ri.

Au revoir.

Il va arranger �a avec les flics. Tu dois laisser la voiture ici.

Mon Dieu.

Ce que j'aime cette chanson.

"Bien agiter avant usage."

Rick Dees � l'antenne, lev� aux aurores chaque matin.

Au standard aujourd'hui : Long John Wong de Hong Kong.

Long John, tout va bien ?

Bonjour.

Belle journ�e, hein ?

Tu as combien d'argent sur ton compte ?

Ne m'embobine pas, Dennis. Je sais quand tu mens.

- Un peu plus de 100 $. - Tu mens.

A quoi tu vois �a ?

- Tu ne me regardes m�me pas. - Je le sens.

- J'ai 200 $. - Allons.

- 12 000. - C'est g�nial !

L�, je mens.

Tu devrais avoir honte.

On ne ment pas � propos de ce genre de somme.

- Tu as combien ? - 423,88 $.

- J'ai mis 3 ans � les �pargner. - 400 $ fois 25.

Font...

- 10 000. - 10 000.

5 000 pour toi. Pour �tre �quitable,

tu r�cup�res tes 400 $ et on partage le reste.

Attends. Et tu les obtiens comment, ces 10 000 $ ?

- Sorry Sue. - Qui est Sorry Sue ?

- La jument en question. - La jument ?

- Elle court demain. - Non.

- Si. - Non. Non.

Je ne te donnerai jamais mes �conomies pour parier sur un cheval.

Bonjour, mesdames et messieurs. Bienvenue au 33� jour de courses.

La course de cet apr�s-midi

est le 41� handicap � 50 000 $

de Santa Clarita pour pouliches et juments.

Votre attention, s'il vous pla�t.

Voici les changements du programme de cet apr�s-midi.

Premi�re course...

Et s'il ne venait pas ?

Tu continues � poser des questions stupides.

Et si tu essayais parfois de r�pondre � tes questions stupides.

D'accord.

Et s'il ne venait pas ?

- C'est la question stupide. - La r�ponse est ?

S'il ne vient pas,

on ne pourra pas l'attraper.

Tu vois ? Pas besoin de demander.

- J'ai bon ? - Absolument.

En r�fl�chissant un peu, tu trouveras toutes les r�ponses stupides.

Mais s'il ne vient pas...

- J'ai le sentiment qu'il viendra. - Et sinon,

tu penses qu'il dira nous avoir vus doper la jument ?

- Pas si tu le cries plus fort. - D�sol�.

- Je dis peut-�tre. - Fous-moi la paix.

- Binky... - Tu r�fl�chis trop.

Je peux perdre mon sang froid et t'arracher la langue � la racine.

Si j'arr�te, je peux dire quelque chose ?

Oui.

- Je crois que je l'ai vu. - O� �a ?

L�-bas.

Je ne le vois pas.

- Il n'y est plus. - Il est o�, alors ?

Tu viens de poser une question stupide. R�fl�chis un peu et...

- Sors ta langue - Non.

Fais ce que je te demande. Sors ta langue.

- Il portait quoi ? - Un pull-over.

- De quelle couleur ? - Jaune, je crois.

- Jaune ? - Je crois.

- Et quoi d'autre ? - Rien.

Rien au-dessous de la taille ?

Je n'ai pas vu, je veux dire.

Binky ! Bink, Bink.

Je l'ai vu.

Je vais t'attraper.

Merci.

Je t'avais dit : un pull-over jaune.

Tu dois attirer leur attention.

- Moi ? - Pour que je puisse aller miser.

C'est toi qui sais attirer l'attention.

- Tu te fiches que je me fasse tuer. - Personne ne se fera tuer.

- surtout pas moi. - Tr�s bien.

Nom de Dieu.

Si j'y passe, paie les fun�railles avec ma part.

Rien de sophistiqu�. L�gue ce qui reste � la Guilde Am�ricaine des Acteurs.

- Entendu. - Tu veux ma voiture ?

- Merci. - Voici les papiers.

Je vais le faire..

Merci. Tu ne le regretteras pas.

- Je sais bien que si. - Non.

Attends. Dennis, qu'est-ce que tu vas faire ?

Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Te laver les mains ? - Non.

- Pourquoi le savon ? - Je vais le bouffer.

Je ne plaisante pas. Je vais le bouffer.

Qu'est-ce que tu vas en faire ?

Regarde.

Excusez-moi.

Messieurs, l'un d'entre vous

aurait-il vu un bull terrier en libert� ?

- Un chien ? - Non.

- Il �cumait. - On ne l'a pas vu

- Il �cumait ? - Oui et il m'a mordu.

Dur. Mais on ne l'a pas vu.

S'il �cumait, il a peut-�tre la rage.

Justement, �a m'inqui�te.

- La rage ? - Oui, comme Cujo.

Tu te souviens comme il �cumait ?

Spike ? Spike ?

Ici, le chien. Ici, le chien.

- Bink. - Quoi ?

Ici, Spike. Ici, le chien.

Excusez-mol. Vous sauriez o� je peux trouver un bon v�t�rinaire ?

Je pense que j'ai des vers.

Les partantes se pressent dans les starting-gates.

2 $ sur le n� 10.

Attention.

Ecarte-toi de l�. Chien fou.

Arr�te de pousser !

Attends.

Pardon. On passe.

Pardon, madame. D�gagez, s'il vous pla�t !

Toutes dans les starting-gates. Regarde o� tu mets les pieds.

Binky !

Elles sont parties ! Sadie Grady, en t�te.

Miles First en seconde.

Pardon, pardon, on passe.

Sadie Grady m�ne de peu. A l'ext�rieur...

- O� sont-ils ? - Je ne sais pas.

- Cherchez-les ! - Non, le gars ressemblait � Cujo.

Nom de Dieu.

- Binky. - Quoi ?

- O� �a ? - L�-haut.

Mais voici que surgit Sorry Sue.

Venue de nulle part, Sorry Sue.

Elle rejoint le peloton. Derni�re ligne droite.

Sorry Sue m�ne largement. Sadie Grady est derri�re...

A quelques secondes de l'arriv�e, Sorry Sue, largement en t�te,

gagne de 30 longueurs.

- En bas ! - En bas !

Dennis, va encaisser �a, vite !

- Pardon ! - Tout doux !

On a gagn� ! J'ai gagn�. S'il vous pla�t.

Dennis !

- ...op�rations au niveau inf�rieur. - Spence, non !

Votre attention, s'il vous pla�t - D�p�che-toi !

Un bon de 100 000 $...

Attrape l'autre.

Allez, allez.

Qu'est-ce que...

Je suis d�sol�.

Je vais t'�crabouiller les gonades, abruti.

Laisse-moi tranquille.

Salopard !

Viens !

Roule !

- Sors le fusil du coffre. - Le fusil.

Tu sais que tu as failli cogner la voiture ?

- Tu sais que j'ai failli te cogner ? - Quoi ?

Tire !

Nom de Dieu.

Ils ont un flingue.

- Pas l�. Par la porte. - Il n'y a pas de porte.

Je t'ai eu. Sors de mon chemin !

Je hais le trafic californien.

- Du calme. - Salet� de chien enrag�.

- Vas-y mollo ! - Je vais te ch�trer !

Regarde.

Stop !

Et voil�. Maintenant, ils sont faits.

Voici mon ami Oscar. Tu veux...

On est morts. Au revoir, Spence.

Nom de Dieu. Nom d'un chien.

SALLE DES VENTES

Avance ! Avance !

Donne-moi le fusil. Suis-les. Je couvre l'entr�e.

Vas-y !

500 une fois. Accord� � la dame du fond en bleu pour 500 $.

Merci, madame.

Mesdames et messieurs, j'ai ici un tr�s beau piano m�canique.

Qui veut commencer les ench�res � 1 000 $ ?

1 000. Merci. 1 000.

1 500 ? 1 500 $ ici.

2 000 au fond. Merci, monsieur.

2 500. Merci.

3 500?

3 500, merci.

4 000 ? Qui dit 4 000 ? 4 000. Merci, monsieur.

4 500?

- Regarde. - Je ne peux pas.

Rentre et regarde !

5 500 ? Merci.

6 000, Ici. Merci. Qui m'offre 7 000 ?

7 000 $ ? 7000, dans le fond. Merci.

Qui dit 7 500, s'il vous pla�t ? 7 500 $.

Qui dit 7 500 $ ?

C'est une pi�ce tr�s rare.

- Nom de Dieu, Dennis. - Quoi ?

Tu as march� dans de la merde de chien ?

8 ? 8 000 ? Qui dit 8 000 $ ?

- Non. - 8 000 pour le monsieur.

Il y a un truc qui pue.

8 000, une fois.

C'est pas moi.

- 9 ? - �a doit �tre autre chose.

- 9 000. Merci, monsieur. - C'est pas moi, en tout cas.

Je ne sens rien. Celui qui sent se d�merde.

Non. Ceux qui ne sentent rien sont ceux qui puent. �a ne peut �tre que toi

10 000, le piano est � vous.

Vendu � 10 000 $..

Ils n'y sont pas. J'ai regard� partout.

- Il faut les retrouver. - �a change quoi ?

- La course est finie. - J'ai �cout� la radio.

Sorry Sue est morte apr�s avoir gagn� la 4� course.

- Elle a gagn� la 4� course ? - A Santa Anita.

Excusez-moi.

- Bonjour. - Bonjour.

Puis-je avoir votre nom et adresse ?

Dennis Powell.

120 Westminster. Appartement B.

Voudriez-vous payer par ch�que ou en esp�ces ?

Combien ?

10 000.

Ch�rie, c'est pas un peu �lev� ?

Ce n'est pas � moi de vous le dire.

- Si vous n'�tes pas � m�me... - Attendez.

Je ne pense pas que vous parliez de la m�me chose.

- De quoi vous parlez ? - Non, de quoi vous parlez ?

Du piano.

Quel piano ?

Celui que M. Powell vient d'acheter.

- Quoi ? - J'avais peur de �a.

De quoi tu parles ?

- J'ai achet� un piano, Spence. - Quand ?

En levant le bras pour sentir mon aisselle.

- 200. - Non.

- Vous avez propos� 200 ? - Non, non.

- Il a lev� le bras - Non.

- Il reniflait son aisselle. - Oui.

Maintenant, j'ai 200.

Merci, monsieur. L'offre est � 200 $.

En cas de probl�me, je dois avertir M. Ishimine.

Non. Ne faites pas �a.

- Zut. Voil�. - Qu'est-ce que tu fais ?

- Je sauve nos vies. Voil�. - Il y a tout.

Tu veux faire quoi ? Rencontrer M. Ishimine

sous le nez de nos amis ? Venez ici.

Vous voyez les deux � la porte ?

Non.

- Ils veulent nous tuer. - Mon Dieu.

Il y a une autre sortie ?

Oui. Mais si vous vous levez, ils vous verront.

�a ira. On vous suit.

350. Merci, monsieur.

Qui pour 4 00 $ ? Qui m'offre 400 $ ?

400 ? Merci. 450. Qui dit 450 ?

450 pour le monsieur devant.

Merci.

Qui dit 5 ?

Qui dit 500 ? Qui offre 5 ?

500 ? 500 pour la dame devant.

Merci, madame.

Cette unique statue art d�co vaut plus que 500 $.

- Ils sont quelque part ici. - Allons demander.

Qui dit 600 ?

Vendu !

Toi ! Toi !

Je te jure qu'un jour, je t'arracherai la langue.

O� est la voiture ?

Que je comprenne bien..

Quelqu'un a vol� votre voiture.

Oui. Et Binky pense que ce sont les deux individus.

Je vais vous dire. Il vaudrait mieux que vous les retrouviez.

Parce que s'ils vous balancent, les flics feront le lien avec moi.

Si vous ne vous d�barrassez pas d'eux,

je n'aurai pas d'autre choix que de me d�barrasser de vous.

- C'est quoi, �a ? - Je t'ai dit de ne pas l'acheter !

Une antiquit� � votre go�t, patron. Art d�co.

Jamais entendu parler !

D�barrasse-moi de �a.

Pas de �a ! �a !

Entendu.

Bink, il faut qu'on y aille. A plus tard, patron.

Tu vas faire quoi de la voiture ?

La garder. Apr�s le piano, j'en prendrai une autre.

Tu es fou. Et si tu as une amende ou un accident ?

Et si les Russes envahissent Pasadena ? Dennis, j'ai faim. Merci.

Voil�. Voil�.

Nut Burger sans oignons, shake � la fraise et une frite.

- Voil�. - Tu te crois o� ?

- Je passe une commande. - Tu n'as pas compris.

Les seuls � pouvoir le faire sont les patineurs

et tu n'en fais plus partie depuis 20 h 15 hier soir.

C'est pas ma faute, je changeais de rollers.

- J'ai enlev� mes lapinous. - Des terroristes t'ont kidnapp� ?

Bien s�r que non. J'enlevais mes lapinous,

l'un d'eux s'est accroch� au pare-chocs d'une voiture

et je me suis fait tra�ner jusqu'� Long Beach.

Tu auras ton indemnit� mercredi.

Wardell. Je suis revenu.

Vous fermiez. Vous �tiez parti. J'ai rien pu rendre.

- Tu es un fouteur de merde, Powell. - Plus maintenant.

- Tu as besoin de ce boulot ? - Oui.

De tous les gens ici,

tu es le seul � m'appeler par mon pr�nom.

- Je ne connais pas votre nom. - Flecken.

Vous pr�f�rez Flecken � Wardell ?

Je pr�f�re que tu m'appelles M. Flecken.

- D'accord, M. Flecken. - "Chef" � l'occasion.

Oui, chef M. Flecken.

- C'est su�dois ? - Non, suisse.

Abr�g�. Mon grand-p�re paternel s'appelait Fleckenshicker.

- Plumeur de poulets ? - Tu recommences.

C'est pas dr�le. Comme Tinker, Taylor, Sheppard, Fleckenshicker

Tu sais quoi ? Je vais te donner une chance parce que je suis gentil.

- Vrai. - Mais une connerie de plus...

- J'en ferai pas. - ...et tu rends tes rollers.

- Compris ? - Oui, chef. M. Flecken

Gros �ne.

Wardell a failli me virer, tu sais.

Une fois le piano vendu, Wardell ira se fourrer son boulot o� je pense.

- Et pourquoi ? - Tu seras riche. Wardell est un �ne.

Non, un Fleckenshicker. 3,40 $.

Tu t'en occupes pour moi, Dennis ?

- J'ai pas d'argent. - Moi non plus.

- M. Holden. - M. Beanwhacker. Bonsoir.

C'est le premier du mois, M. Holden.

Bonne nouvelle. Vous aurez le loyer demain.

- Plus de ch�ques. - Non. Paiement imm�diat en esp�ces.

- Quelle �motion pour mon petit c�ur. - Ouais.

Alice, comment tu vas ?

- Pourquoi tu as fait �a ? - Tu m'as appel�e Alice.

- Je ne m'appelle pas Alice. - Je n'ai pas fait �a.

Attends.

Alice. Je ne sais pas d'o� c'est sorti. Alice est quelqu'un...

�a n'a plus d'importance. Mon c�ur, viens.

Je disais Alice, mais en moi,

je pensais Mary.

Susan ?

Donne-moi un indice. C'�tait quand ?

- Hier soir. - C'est �a.

J'�tais m�me pas dans le quartier.

Lorraine ! Lorraine ! C'est �a ?

Tu habites au 10. Tu as un canap�-lit.

C'�tait mardi, mon c�ur

Mardi.

�a fait donc... On est vendredi !

Mardi, mercredi, jeudi. �a fait trois jours.

Ciel, non, c'�tait lundi.

Quatre jours !

Elle s'attend � quoi ? Je ne suis pas une carte m�moire.

Quelle journ�e.

Elle pulv�rise ainsi le record du monde

du mile de 30 longueurs. Incroyable.

...Darling Tim. Sorry Sue continue de mener largement.

Ligne d'arriv�e. Darling Tim tente de finir seconde

en m�me temps que Violet's First.

Sorry Sue m�ne largement. Elle gagne de 30 longueurs.

Ce soir, Ken Hansen a parl� avec le v�t�rinaire du comt�, Henry Garfurg.

Vous avez pratiqu� une autopsie sur Sorry Sue.

Oui.

�tes-vous certain qu'elle a �t� drogu�e ?

- Jusqu'aux yeux. - A quoi ?

Cela reste � d�terminer. Un stimulant tr�s fort.

Elle a gagn� m�me en courant le dernier quart � Santa Anita � reculons.

- Qui l'a drogu�e, selon vous ? - Ce n'est pas � moi de le dire.

J'ai essay� de parler au Capitaine Sean Swelter,

responsable de l'enqu�te Sorry Sue,

mais le Capitaine n'�tait pas disponible pour faire une d�claration.

Une conf�rence de presse est pr�vue � 10 h demain matin.

A vous, Karen.

Merci. Nous vous tiendrons au courant

de l'�volution de l'affaire.

Bonjour, je m'appelle Spence Holden. Ma voiture a �t� vol�e.

Il y a quelques minutes. J'�tais chez moi toute la journ�e.

Spencer Holden ?

Oui. Une seconde, s'il vous pla�t.

- Poss�dez-vous une VW jaune ? - Oui. C'est exact.

En fait, j'�tais en train de d�clarer son vol.

- Puis-je ? - Bien s�r.

Lieutenant Hunker, Division Centrale.

M. Holden vient-il de d�clarer le vol de sa voiture ?

Merci, officier. On peut discuter ?

- Salut. - Salut. Salut !

- �a va ? Quelle co�ncidence. - Non, ce n'en est pas une.

Ta propri�taire m'a dit o� te trouver.

Apr�s ton d�part, une femme a demand� ton adresse.

- Elle veut acheter ton piano. - Ah oui ?

J'ai donn� ton adresse avant m�me de r�fl�chir.

- Ce n'est pas grave. - J'ai pens� que tu aimerais savoir.

C'est tr�s bien.

Elle portait un gros diamant. Tu pourrais faire une affaire.

Si on arrivait � faire un b�n�fice, tu aurais 10 %.

Je ne pensais pas � �a. C'�tait juste pour te pr�venir.

C'est tr�s bien. C'est super.

Tu veux quelque chose ?

Eh bien, je...

Un Dinkie Burger et un shake ? Offert par la maison.

- Tu plaisantes ? - Qui s'en apercevra ?

Offert par la maison ?

- Je plaisantais. - Et "qui s'en apercevra ?"

- Figure de style. - Excusez-moi...

- Restez en dehors de �a. - �coutez, Wardell...

- Ecoute, toi. - M. Wardell, je pense...

- Fleckenshicker. - Flecken.

- Je t'avertis bien, Powell... - Vous ne savez pas ce qu'est le bien.

- M. Fleckenshicker... - Tu es vir� !

Tu n'es qu'un �ne, un gros �ne inutile, Wardell.

Ah oui ? Rends tes rollers.

Quand je viendrai prendre mon ch�que.

En bon �tat, j'esp�re, sinon je te ferai payer.

Bonne soir�e.

Il a raison, gros �ne. Tu n'es qu'une grosse tache.

Ce devrait �tre une simple voiture retrouv�e,

mais les trous laiss�s par les balles nous forcent � la garder.

- �a ne vous ennuie pas trop ? - Non, merci de demander.

�a va aller. �a n'a pas l'air pratique de rouler avec.

Vous, vous �tes un pragmatique. Je vous contacte.

- Enchant� - Moi aussi.

Au fait, que faites-vous dans la vie ?

Acteur. Du moins, j'essaie.

- Bonne chance. - Merci. Merci beaucoup.

Au revoir.

- Tu en penses quoi ? - Je ne sais pas.

Il vient de d�couvrir sa voiture, �tant rest� chez lui.

Il n'a pas l'air casanier, � moins d'avoir un rhume ou de la compagnie.

- Il dit qu'il �tait seul. - Et il n'est pas enrhum�.

Allons voir son propri�taire.

Eh bien...

Je suis d�sol�e que tu aies perdu ton travail.

Tu ne devrais pas. Je suis ravi. Il �tait temps pour moi de changer.

Un jour, j'ouvrirai mon resto de plats � emporter.

- Ah oui ? - Oui.

Quelle est ta cuisine pr�f�r�e ? De toutes.

- Indienne. - Indienne ? Bison ?

Indienne de l'Est.

Le curry, par exemple ?

Ce serait original. Des plats indiens � emporter.

J'appellerai �a : "Chez Gandhi". Sp�cialit� : le curry.

Tu veux monter ?

- Une minute ? - Bon.

- Boire un verre ? - Oui.

Super.

Bon sang, Dennis, o� tu te caches, merde ?

- Encore nous. D�sol�. - Pas grave. Comment �a va ?

Tr�s bien. Tr�s bien.

M. Beanwhacker dit vous avoir vu revenir vers 19 h.

Je venais juste de d�couvrir pour ma voiture

et je remontais pr�venir les flics. La police.

Il dit aussi �tre mont� ici deux fois.

Une le matin et une autre vers 15 h, pour le loyer.

Il dit qu'il n'y avait personne.

Je n'ai pas r�pondu parce que je n'avais pas l'argent.

Vous saviez que c'�tait lui ?

Facile. Il vient voir ses locataires le 1er de chaque mois.

S'il n'a rien le matin,

il revient l'apr�s-midi. Vous pouvez v�rifier.

Je parie que je ne suis pas le seul � ne pas avoir r�pondu � la porte.

En tout cas, je dois dire, M. Holden,

que vous trouvez de bonnes r�ponses, et vite.

- Facile, quand on dit la v�rit�. - Ou quand on est bon acteur.

- A bient�t. - Eh bien, merci.

Tu as int�r�t � �tre l�.

Tu ne r�ponds pas ?

C'est s�rement Spence. Donc, des emmerdes.

- Ou une fille. - Non.

- Je sens l'oignon ? - Non, et moi ?

- J'ai mang� du gaspacho, ce midi. - Et moi, un Dinkie Burger.

Je voudrais aller me brosser les dents.

Je n'ai pas d'autre brosse � dents.

Pas de probl�me.

Tu as du dentifrice ?

L�-dedans.

C'est en d�sordre.

�a alors.

Dennis ?

Non, pas de Dennis ici. Dennis ?

Non, pas de Dennis. Il n'y a pas de Dennis ici.

Vous avez d� faire un faux num�ro. Au revoir.

Dennis ? Dennis ? Zut !

C'�tait toi, Dennis. Je le sais tr�s bien.

Tr�s bien, tr�s bien. Tu ne veux pas me parler ? Soit.

Tu es complice. C'est tes fesses.

2�me �tage, appartement B.

Comme dans la chanson "Beautiful day".

- Tu m'appelles plus tard ? - Tout de suite. Ellen.

Salut.

Spence. Excellente matin�e !

Faut que je te parle.

Montons chez moi. J'ai de bonnes nouvelles.

�a en fait au moins un.

- Vous voulez �a o� ? - Ici. C'est tr�s bien.

Super. C'est pas g�nial ?

- Signez ici. - Mais oui. Un D et un P pour vous.

Et voil� ! Merveilleuse journ�e � vous, messieurs.

Que Dieu vous b�nisse. Allez-y.

Salut.

C'est pas g�nial ? C'est un beau piano.

O� �tais-tu hier soir, Dennis ?

- Je me suis fait virer. - Ah oui ?

Oui.

- Qu'est-ce que tu as ? - Rien. Pourquoi ?

Tu souris comme un imb�cile et tu as des yeux de merlan frit.

Je suis rentr� tard. Pas beaucoup dormi.

Une femme veut acheter le piano.

Quelle femme ?

J'ai son nom. C'est �crit ici.

Pazzo.

- C'est pas ton �criture. - Non.

- Qui a fait le lit ? - Quoi ?

Le lit. Depuis que je te connais, tu n'as jamais fait ton lit.

C'est une �criture f�minine, Dennis.

Oui. Et alors ? J'ai eu de la compagnie.

Elle a fait le petit- d�j, et la vaisselle.

- Ah oui ? - Oui.

- Pazzo ? - Non. �a change quoi ?

- �a me regarde. - Tu as raison. D�sol�.

Ecoute, quand les flics passeront,

dis-leur que tu as pass� la nuit avec qui-tu-sais.

- Quels flics ? - Sergent Blist et Lieutenant Hunker.

Ils cherchent qui a tir� sur ma voiture.

Tu leur as dit quoi ?

C'est fou l'effet de l'adr�naline sur tes yeux..

Ils ont l'air poch�s.

Spence. Dis-moi.

J'ai dit �tre rest� chez moi. Ils ne me croient pas.

- Bien. - Ils gardent la caisse

- pour relever les empreintes. - Les empreintes ?

Ce serait bien d'accorder nos violons.

- Elles sont sur toute la voiture. - Exact.

- Qui �tait ici cette nuit ? - Quel est le rapport ?

- Je ne sais pas, Dennis. - Ellen Frankenthaler.

- Qui est... - De...

- De la salle des ventes ? - Oui.

- Et merde. - "Merde" ? C'est une fille g�niale.

Les flics la trouveront encore plus merveilleuse

quand ils d�couvriront o� elle travaille.

Et qu'hier, on a pass� tout l'apr�s-midi l�-bas.

C'est l� o� ils ont trouv� ma voiture,

- avec tes empreintes. - Et merde.

Elle peut aussi r�p�ter que deux mecs cherchaient � nous tuer.

Et merde.

- Et merde. - Non. Dennis.

- R�ponds. - Pourquoi pas toi ?

- C'est pas chez moi. - C'est peut-�tre les flics.

Ou peut-�tre les tueurs !

Imite la bonne.

- C'est toi, l'acteur. - Et toi, tu fais les voix.

Qui est-ce ?

Je cherche M. Dennis Powell.

C'est au sujet de son piano.

Du calme. Je m'en occupe.

Bonjour.

Bonjour. M. Powell ?

Non, mais entrez, je vous en prie.

J'ai cru entendre une voix de femme.

Non.

Non.

Je voulais acheter le piano aux ench�res,

mais cette course de chevaux a bloqu� l'autoroute et moi avec.

- Vous plaisantez. - Non.

- Vous �tes Mlle Pazzo ? - Oui.

Je vous en offre 11 000.

11...

1 000 $, c'est une marge raisonnable.

- Oui. - Qu'en dites-vous, M. Powell ?

- Je... - En esp�ces.

- En esp�ces. - En esp�ces.

C'est une offre tr�s all�chante,

mais nous recherchons ce genre de piano depuis 6 ans.

N'est-ce pas, Dennis ?

- 12 000. - 12. Eh bien...

-12 ? -12.

N'oublions pas ce client � Munich qui nous en offre 15.

D�sol�e. C'est trop pour moi.

15 000, frais de port inclus.

- Le port est souvent tr�s cher. - Au moins 2 000 $.

- C'est trop. - Parfois 3 000 $.

J'ai chang� d'avis. Bonne journ�e, messieurs.

- Vous �tes s�re ? - Fais quelque chose.

C'est ce que je vais faire.

Mlle Pazzo, on a bien r�fl�chi.

- 8 000. - 8 ? On a pay� 10.

Tr�s bien. Attendez.

- D'accord. - D'accord.

- 8. - Livraison comprise.

C'est mieux que rien, hein ? O� est le liquide ?

- Paiement � la livraison. - Quoi ?

J'ai fait de mon mieux, Dennis.

Spence, on est ruin�s. On va le livrer comment ?

�a va aller. Mon beau-fr�re a un camion.

Suis-je b�te.

J'en ai besoin que quelques heures.

�a va. Utilise-le autant que tu veux.

- Salut, s�urette. - Tu devras faire le plein.

Je te prends seulement 50 cents tous les 2 km.

- Quoi ? - Chaque kilom�tre que tu la conduis

lui fait perdre de la valeur.

Phil, je suis ton beau-fr�re.

Tu as raison. Tu fais partie de la famille.

- 30 cents devraient suffire. - 40.

On le mettra sur le toit de la Caddy.

J'ai une meilleure id�e, Dennis. Phil, tu aimes ma Cadillac ?

Celle qui n'a plus de portes, avec la calandre d�fonc�e ?

- Oui. - Pourquoi ?

Tu es de la famille. Voil� ce que je vais faire.

C'est ridicule. Une Cadillac sans portes !

Et alors ? Au moins, c'est une Cadillac.

Combien co�tent des porti�res ?

- Et voil�. - Merci.

C'�tait �quitable ? La Cadillac contre le camion en panne ?

- Pas vraiment. - C'est bien ce que je pensais.

Le camion et combien ?

20 $ d'essence.

Tu t'es fait avoir, Phil.

- Et comment tu sais ? - Je connais Spence.

Tu peux me croire, tu t'es fait baiser.

- Miroir � nanas. - Bonne odeur.

- J'adore l'odeur. - Celle d'une nouvelle voiture.

- C'est votre voiture ? - Oui.

- C'est �a. - Ta gueule.

- Ouais ! - Du calme.

- O� tu l'as eue ? - Ouais.

- Ta gueule. - Ouais.

Du calme. Chacun son tour. C'est moi qui pose les questions.

- D�sol�, officier. - C'est votre voiture ?

- Oui. - C'est �a.

Je t'avais pr�venu !

Donne-moi ta langue. Je vais la prendre, l'arracher

et la frire. Je vais en faire une cravache

et la vendre � un jockey de ma connaissance.

Mlle Pazzo ?

- Oui. - Bonsoir. Spence Holden.

La livraison du piano � 9 h chez vous demain matin vous convient-elle ?

Ce serait tr�s bien.

Je dirai � Covington, l'homme de m�nage, de vous attendre.

- Vous ne serez pas l� ? - Pourquoi ?

J'esp�rais vous revoir.

- Mlle Pazzo ? - Claudia.

J'ai dit quelque chose de mal, Claudia ?

- O� �tes-vous ? - Chez moi.

O� est votre ami � la voix aigu� ?

- Sorti. - J'arrive.

Attendez.

J'ai dit quelque chose de mal, Spence ?

Non. Vous ne connaissez pas mon adresse.

Je croyais que vous viviez avec M. Powell.

1133 Fountain Avenue, appartement 14.

Je ne suis pas homo, mais ne me croyez pas sur parole.

Dans vingt minutes.

J'adore.

J'ai pouss� Spence � aller voir la police.

Il dit que la Mafia va nous prendre pour cible.

Au fait, si tu n'as jamais mang� indien, �a peut �tre tr�s �pic�.

Tu sais, j'ai oubli� de te dire...

La dame qui t'a achet� le piano...

- Mlle Pazzo ? - Oui.

Prends un peu de pain.

Je crois l'avoir d�j� vue

dans le journal ou dans un magazine.

En tout cas, c'�tait important.

Je pense qu'elle est connue.

- Bonsoir. - La soir�e s'annonce bonne.

- Je prends votre manteau ? - Mais bien s�r.

C'est jamais de ta faute. Ton fr�re, je vais le tuer.

M�me pas � lui, ce tas de ferraille.

Le propri�taire et son ami ont l'air louche.

"Louche" ? Il lui a emprunt� la voiture.

Sans savoir o� Spence vivait ?

Tu l'as entendu. Il vendait la Caddy.

Il a laiss� Spence la conduire un peu. J'y crois pas.

Moi, si. Ton fr�re vendrait des rayures

- � un l�opard. - Des taches.

- Tu appelais Spence ? - Parie ta jolie gueule que oui.

- Quand j'aurai fini de l'ins... - Je lui dirai.

Que j'ai fil� son adresse � ces mecs ?

Oui.

Tu crois qu'ils vont lui faire quelque chose ?

J'en ai bien peur.

- Ils ne lui feront rien. - Comment tu le sais ?

Parce que je serai le premier. Et il n'en restera plus rien.

Tu vas raccrocher, oui ?

Mon Dieu.

- Baisse d'un ton. - Mes doigts, mes doigts !

- La porti�re. - La porte, la porte...

Le verrou ! Le verrou !

C'est bon. Allez.

Bink, qu'est-ce que tu fais ? Bink !

- Entre ! - Baisse d'un ton.

Je reviens tout de suite.

Prends ton temps.

Respire bien profond�ment.

- On ne fait que commencer. - Tu es une vraie b�te.

Tu vieillis, Spence.

C'est pas moi. C'est pas moi.

O� est ton pote ?

Revenez ici !

Attends, Claudia.

Il s'est peut-�tre d�clench� tout seul.

- Tu fais quoi ? - Message pour M. Powell.

Je lui donne une chance de partir.

Dennis.

- Dennis ! - Spence !

- Mon nez. - Spence. Merde.

- �a va aller. - Mon Dieu. Mon nez.

- Pourquoi tu es planqu� ici ? - lls m'ont trouv�.

- Ils allaient me tuer. - Pourquoi ils ne l'ont pas fait ?

Je ne sais pas. Mon Dieu.

Ils ont vu Claudia et ils sont partis. Tu es Irene ?

- Ellen. - Qui est Claudia ?

Pazzo. On parlait du piano.

Ellen pense la conna�tre.

- Ah bon ? Comment ? - Je ne sais pas.

Chez Ishimine, elle lui disait quelque chose.

- Je ne me rappelle pas o�. - Elle pense qu'elle est connue.

Je vais demander � M. Ishimine.

Qui que ce soit, en tout cas, elle m'a sauv� la vie.

�a ne coule plus ?

Attention, vieux. Pourquoi tu m'as frapp� le nez, bon sang ?

- On va faire quoi ? - Je ne sais pas.

On ne peut pas lui dire, non ?

Si on ne le fait pas et qu'il d�couvre...

Et elle, si on le fait ?

Ta gueule et laisse-moi r�fl�chir.

Moi aussi, je peux r�fl�chir ?

Oui, mais garde tes r�flexions pour toi.

M�me si c'est une bonne id�e ?

Tu ne me crois pas, pour ta langue.

- Je le pense. Sors-la. - Non.

Chiche !

Une chose est s�re, je ne peux pas rentrer chez moi.

- Je m'inqui�te pour Ellen. - �a va aller.

�a ira tant qu'ils ne font pas le lien avec nous.

On devrait ne plus se voir.

- Non. - Il a raison.

Jusqu'� ce que �a s'arrange.

Comment faire si vous n'allez pas voir la police ?

- Elle a raison. - Les priorit�s.

- Qu'est-ce qui est prioritaire ? - L'argent du piano.

- Et ensuite ? - On quitte la ville

jusqu'� ce que �a se calme.

C'est reculer pour mieux sauter.

T�t ou tard, vous irez voir la police.

- Elle a raison. - Peut-�tre.

Vu l'�tat actuel des choses, je remets �a � plus tard.

Il est presque 2 h du matin. Il vaudrait mieux que j'y aille.

- Je t'accompagne. - Non. Reste ici.

Vous voulez que je... Je vais me mettre ici.

Bonne nuit, Eileen.

- Ellen. - Peu importe.

J'ai connu une Ellen... D�sol�. Allez-y.

Elle gardait des moutons dans un ranch au bord de la mer.

Ou plut�t, elle se faisait les mecs qui arrivaient au bord de la mer.

D�sol�. D�sol�

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Dennis, je peux t'emprunter un haut ? Je sais o� ils sont.

Empreintes de Holden et d'un certain Dennis Powell.

- J'ai v�rifi� Powell. De vieux amis. - Vous lui avez parl� ?

Je suis pass� ce matin. Il �tait sorti.

On a arr�t� Leopold Klop pour fabrication et vente de ceci.

- Qu'est-ce que c'est que �a ? - Leo refuse de r�v�ler

sa recette de famille.

Mais il a avou�. C'est ce qui a �t� fourr� dans le cul de Sorry Sue

- et l'a envoy�e en orbite. - �a ?

Le m�me truc, oui.

Leo a dit qui lui avait fourr� �a ?

Il a identifi� ces deux messieurs.

Des acolytes de Pazzo.

Binky, toi et Turnip avez une minute pour sortir les mains lev�es.

Il doit y avoir une centaine de flics.

- Pourquoi tu ne les as pas vus ? - Je faisais des cr�pes.

Tu vas devoir sortir et attirer leurs tirs sur toi

pour que j'avertisse le patron.

- Tu ne peux pas l'appeler ? - On est s�rement sur �coute.

Mais Binky, si j'attire leurs tirs, je vais me faire tuer.

Pas si tu cours assez vite.

Je vais moins vite qu'une balle.

Je n'en suis pas aussi s�r.

- Piti�, Bink, non. - Baisse ton pantalon.

�a a mis 24 h pour agir sur Sue.

- Tu n'es pas un cheval. - Non, Binky, piti�.

Regarde �a.

Pas d�gueulasse, la baraque.

Et voil�.

Huit mille bons gros biffetons.

Entrez.

Excusez-moi.

M. Ishimine, avez-vous entendu parler d'une certaine Mlle Claudia Pazzo ?

Attention au tapis, messieurs.

Maintenant, montez-le. La salle de s�jour

est la premi�re porte � gauche.

Je vous guiderais bien, mais votre lenteur

m'a retard� et je dois aller au march�.

Excusez-moi.

D�sol�, mais le paiement ?

Si je ne suis pas revenu avant que vous ayez fini,

la cuisine est juste ici.

Vous m'y attendrez.

Ton fr�re a d� vendre mon camion, voler une Cadillac,

et bonjour la Floride !

Il ne peut pas le vendre sans les papiers.

Mais oui. Ton fr�re a besoin de papiers pour vendre mon camion

comme Hitler de Churchill pour envahir la Pologne.

Regarde o� tu vas, gonzesse hyst�rique.

Dennis, j'esp�re que son mari n'est pas chez lui.

Doucement, doucement.

Attention, attention.

- On le met o� ? - Laisse-le ici.

Je v�rifierai avec la ma�tresse de maison.

Bont� divine.

Regarde-moi �a.

Nom d'un chien.

- Je t'offre � boire, jeune homme ? - Pourquoi pas.

- Bont� divine. - Regarde.

"A Tony, meilleurs v�ux et longue vie. Dutch, Hymie

et tous les membres de la famille Vigilio."

Et voil�. Celui-ci me dit quelque chose, non ?

Il est partout. Regarde. "A Tony, mon parrain.

Tu m'as tout appris.

Toute ma reconnaissance, Giovanni Fusco."

- Tous Italiens. - Claudia est italienne.

Tony est peut-�tre son p�re.

Je me demande o� elle est.

- Tu vas �tre long ? - Probablement.

Peut-�tre. Je ne sais pas.

Entrez.

Garde une lumi�re � la fen�tre.

Bonjour, Covington. Posez le plateau sur la chaise, d'accord ?

- Je ne suis pas r�veill�e. - Bonjour.

- Tu as oubli� �a. - Que fais-tu ici ?

Comment �a, qu'est-ce que je fais ici ?

- Je ne suis pas si mauvais - Allez.

Je ne suis pas le meilleur du monde.

- Tu n'exag�res pas un peu ? - Mon c�ur.

- Qui est-ce ? - Mon mari.

Que fais-tu ? Laisse tomber. Va sous le lit.

Laisse-moi tranquille.

Qu'arrive-t-il � mon petit tr�sor ?

Je veux encore dormir.

On va d�jeuner. L�ve-toi.

- Je veux dormir. - Tu as dormi 9 h.

Deux heures de plus qu'un cochon.

J'aurais pu �tre chanteur, hein ?

Tu sais ce qui est arriv� � la poign�e de la porte ?

Oui, je...

Je me suis r�veill�e au milieu de la nuit et je ne sais pas...

Je... je ne sais pas.

Tu voulais faire quoi ? D�valiser le frigo ?

Je n'arrivais pas � sortir.

Eh bien, �a t'apprendra.

Descends, s'il te pla�t.

- Mon pied. - Oui.

Laisse-moi ouvrir �a.

- Descends. - Oui, mais avant, on va...

Pazzo.

Tony Pazzo. Spence, c'est la Mafia.

Nom de Dieu.

C'est pas vrai, tu en as trouv� un.

- Claudia. - Il arrive. Allez. Allez.

Mon c�ur.

Bouton-d'or, je ne veux pas te r�veiller,

mais je voulais te dire que je l'adore.

Tu m'entends ?

La cadeau d'anniversaire de mes r�ves.

Je suis contente.

Et si tu me donnais un gros baiser d'anniversaire ?

Descends donc prendre du caf�,

je te rejoins dans un instant, d'accord ?

Je descends dans une minute.

Allez.

T'en pinces toujours pour moi, hein ?

- Je te rejoins. - Oui.

- D'accord. - Ne sois pas longue.

Non.

Doux J�sus, tu as d� attraper un rhume.

N'oublie pas ton jus d'orange.

Ou prends un expectorant.

Remue-moi ce splendide cul. Je reviendrai le croquer.

D'accord.

Non.

Un jour, on racontera mon histoire.

Le Parrain Chanteur.

Pousse-toi.

D�p�che-toi. Qu'est-ce que tu fais par terre ?

Spence ?

- Saute. - Tu plaisantes ?

�a fait 6 m. Non !

- Tu sais qui est Tony ? - Si je sais ?

J'ai pass� 5 minutes au lit avec lui.

Descends sans te faire voir.

- Comment ? - Je ne sais pas.

Am�ne la camion sous la fen�tre.

Mon sucre d'orge.

Mon sucre.

O� est-elle, bon sang ?

Mon petit chou.

- On doit... - Quoi ?

Les flics.

Les flics ont coffr� le professeur.

Ils ont tir� sur Binky et Turnip.

On doit partir au Mexique. Faire profil bas.

- Je vais prendre mes bijoux. - D'accord.

Mon pied.

Va chercher le camion.

Nounours, tu es pr�t ?

Je pr�f�re prendre l'avion.

Seulement jusqu'� San Diego.

Apr�s, on prendra la bateau.

Non, pas le bateau

Je d�teste le bateau, � cause de... Quoi ?

O� est la poign�e de cette porte ?

Je ne sais pas, ch�ri. J'ai le mal de mer.

Une maison � 6 millions de dollars et ces sales portes ne marchent pas.

Sale p�dale d'architecte, salaud !

�a va ? Tu sais quoi ?

- Si on fait le trajet en avion... - Covington, o� es-tu ?

Ch�ri, si on fait tout en avion, ce serait mieux.

O� sont-ils tous ? Covington a d� aller au march�.

On va s�rement devoir conduire nous-m�mes. Viens, mon c�ur.

J'arrive.

Je ne prendrai que deux costumes.

Bonjour, Covington.

Covington n'est jamais I� quand on a...

O� �tais-tu, bon sang ?

- Buongiorno, parrain. - "Buongiorno", mon cul. Prends �a.

- Comme vous voudrez. - Chaussures.

Si mon pied gonfle encore, je vais devoir l'entourer de mousse.

Covington.

- D'o� viennent-elles ? - Aucune id�e, monsieur.

Mets �a dans la voiture.

J'ai trouv� �a dans mon placard.

- Jette-les. - Elles ne sont pas � moi.

- Que font-elles dans ton placard ? - Tu ne sais pas ?

- Comment le saurais-je ? - Elles sont � un homme.

Ma voiture ! Toi ! Toi !

Mais que se passe-t-il, ici ?

Dennis !

Ralentis, Dennis !

Je t'ai eu. Je t'ai eu.

Je t'aurai pour de bon.

Spence ! Spence !

Allez.

Oh non.

Attendez-moi !

Cessez le feu !

Tony, laisse tomber. Tu es cern�. Les Brigades Sp�ciales arrivent.

Ne bouge pas !

Tony, tu as une minute pour sortir.

- Que faites-vous ici ? - On est livreur de pianos.

- Livreurs de pianos ? - Pas exactement.

- Non ? Quoi alors ? - Je suis acteur.

Lui veut devenir chef cuisinier.

- Ah oui ? - Je suis serveur.

Tu livres les pianos en chaussettes ?

Pas toujours.

- Juste aujourd'hui ? - Il fait chaud.

- Covington, ses chaussures. - Oui.

30 secondes.

Tu veux bien essayer ces chaussures ?

Pour moi ?

Nounours.

Oui ?

Excusez-moi.

Si �a ne vous emb�te pas trop, j'aimerais dire un mot

� M. Dennis Powell.

Baissez-vous.

Cessez le feu.

Tu dois partir d'ici. J'ai parl� � M. Ishimine.

- Claudia est mari�e � Tony Pazzo. - On sait.

S'il d�couvre que Spence a couch� avec...

Non. Pas maintenant. Voici Tony Pazzo.

Ellen. Une amie.

Qui, exactement, �tait au pieu avec ma femme ?

�a ne peut pas �tre Spence. Il est homo.

- Cessez le feu. - Fais d�marrer la voiture.

Tu m'as march� sur le pied !

Ecarte-toi de l� !

Tu ne t'en sortiras pas, Tony.

Dans ce cas, les filles sont mortes.

Voil� ce qui va se passer.

Nous partons. Laissez-nous ou je les tue.

- Tu vas faire quoi ? - Je ne sais pas.

- Il va les tuer ? - Si je savais, je saurais quoi faire.

Appuie sur le champignon.

Pas sur mon pied ! Roule, roule !

- Nom de Dieu ! Je vais la tuer ! - Regarde.

- Je jure. Je la tue. - Il jure !

Je suis malade ! Malade !

Il est malade ! Malade !

Ne tirez pas ! Ne tirez pas !

Ce n'est pas une femme.

Non, c'est Powell.

- Il va me tuer ! - Je vais la tuer !

Roule ! Roule !

- Tu ne les arr�tes pas ? - Pour quoi faire ? Suivons-les.

Je vais les tuer !

Doucement ! Tu es fou ou quoi ?

Je vais t'exploser la cervelle.

Binky !

Eh oui !

A plus tard !

Que se passe-t-il ici, bon sang ?

Mon cou !

Je vais te tuer !

Mesdames.

Allez, allez.

Arr�te, Tony. Tu es fou ?

La triste saga de Sorry Sue,

la petite jument dop�e qui courut jusqu'� son dernier souffle

tout en battant deux records en une seule apr�s-midi,

touche � sa fin aujourd'hui avec Tony Pazzo,

patron de la Mafia, condamn� � 15 ans de prison.

Mais la saga de Sorry Sue finit bien.

Nous voici chez Gandhi, le fast-food indien de Dennis Powell

et de sa jeune �pouse, Ellen.

Dennis et Ellen sont impliqu�s dans ce conte bizarro�de

presque depuis le d�but.

- Bonsoir. - Salut, vieux.

Les affaires vont bien.

Tr�s, tr�s bien. Parce que :

Pour un joli plat de riz Allez chez Gandhi

Curry express garanti Chez Gandhi

- Tous en ch�ur. - Il y a foule, je vois.

On dit que c'est la femme de Tony Pazzo

qui a aid� � financer cet endroit. C'est vrai ?

C'est un service rendu � Dennis pour lui avoir sauv� la vie.

Elle est actionnaire majoritaire.

Aujourd'hui, le buffet est � 2,50 $. Un bol entier !

Elle serait au Chili en train de tourner un film qu'elle finance aussi.

C'�tait une star au Chili avant d'�pouser Tony Pazzo.

L�gumes frais chaque jour.

Qu'est-il arriv� � votre ami, Spence Holden ?

Spence ? Je ne sais pas.

Je ne l'ai pas vu depuis plusieurs semaines. Il est dans le coin.

De rien, Maria.

Coupez !

C'�tait bien. Pourquoi vous coupez ?

- Qui est Maria ? - Quoi ?

Qui est Maria ?

- J'ai dit Maria ? - C'est Juanita.

Tu m'appelles Juanita depuis 6 semaines..

Pourquoi tu m'appelles Maria et d�truis une si belle prise ?

- Je ne sais pas. - Tu ne sais pas ?

Oh si, tu sais.

Qui est Maria ? Comment �a, tu ne sals pas ?

Infid�le, salaud ! Qui est Maria ?

- Tu ne sais pas ? - Ch�rie, ce n'est...

Tu ne sais pas, hein ?

Reviens ici, enfant de salaud !

Alors que le soleil se couche � l'Ouest,

faisons nos adieux � Spence et Maria, je veux dire Claudia,

et � tous les auteurs de ce joyeux foutoir.

Je savais que j'aurais d� prendre � gauche vers le Br�sil.

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