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Musique maussade
...
...
...
- T'étais pas obligé de me raccompagner.
- T'aurais préféré rentrer avec Pierre ?
Il t'a regardée toute la soirée.
- Hé !
T'es jaloux ?
- C'était peut-être un de tes amis.
- Non. T'inquiète pas.
C'est la 1re fois qu'il a pu me regarder, ce soir.
- Tu t'en souviendrais ? - Oui.
Et c'est pas mon genre.
- Il est riche.
- Et ça suffit à en faire un bon partenaire ?
- C'est-à-dire ? - Bah...
Pierre, je ferais pas de business avec lui.
C'est pas que je le trouve pas fiable,
c'est juste que...
je pense qu'il peut pas apporter une contribution intéressante.
Il va s'enorgueillir de ton amitié.
A la prochaine.
- Samia, attends.
J'ai une proposition à te faire.
- Tu vas me demander de t'épouser ?
- Les hommes comme moi...
- Je sais très bien.
- Mais t'inquiète pas.
On va définir les aspects, les conditions.
- C'est insolite, comme demande en mariage.
- Liberté totale.
- C'est la base.
- Et tu profiterais de ma maison.
Je suis toujours au travail.
Et de toute façon, on ferait chambre à part.
- Ca me paraît sans équivoque.
- Prends le temps de réfléchir.
- Je vais prendre le temps.
De toute façon, c'est toi qui as besoin de moi.
Battements de coeur
...
- Vous voulez savoir le sexe ?
...
- Oui.
- C'est une fille.
...
...
- Bonjour, Malik.
Je te présente l'imam Fayad Assmoumani.
- Bonjour, Malik.
- Il est venu te voir. - Bonjour, imam.
- Bon. Je vous laisse.
- On m'a dit que c'est ton bureau. - Oui, monsieur.
- On va s'asseoir ?
Tu m'as écrit pour que je t'aide à sortir de prison.
Une très belle lettre.
Pourtant, j'ai perçu entre les lignes comme une...
prière de ne pas le faire.
Je me trompe ?
- En vérité, monsieur,
dehors, pour moi, c'est moins bien que dedans.
Vivre dehors, pour moi,
je sais ce que c'est.
Dehors, j'ai toujours failli mourir
à cause des sales choses qui m'arrivaient.
- Tu es comorien ?
- Oui, je suis mahorais.
- Ta crainte du dehors est légitime, Malik.
Mais il faut que tu intègres le fait que tu sortiras un jour.
- Ca a été, avec l'imam ?
- Je crois que ça s'est bien passé.
Il est d'accord pour que je sorte pour le week-end.
- C'est bien.
Tu remettras ça à mon frère.
En mains propres.
- L'avocat ?
- Mon frère Bachir.
Le jour de ta sortie, Etienne te dira à quelle adresse.
- Vous avez pas faim ?
- Vas-y, toi.
Tu connais quelqu'un dehors,
à part l'imam ?
- Oui. Un ex-co-détenu.
- Essaie de bien te tenir.
Tu travailles, tu respectes les règles,
tu rentres à l'heure. Pas de conneries.
- Vous inquiétez pas, monsieur.
- C'est pas pour toi que je m'inquiète.
Sonnerie
Voix lointaines
...
- A la semaine prochaine.
- Bonjour, monsieur.
- Bonjour, Malik.
Rony m'a beaucoup parlé de toi.
- Je viens pour vous demander l'adresse de Dina.
Je dois juste lui donner quelque chose.
- Si tu veux, laisse-le-moi.
Je lui ferai apporter.
- Monsieur. Rony m'a demandé de lui apporter.
Si vous me donnez pas l'adresse, je me débrouillerai.
Merci.
Vous pensez que Rony est en paix
maintenant qu'il a réussi à sortir d'ici ?
- Ca, Malik, seul Dieu le sait.
Musique triste
...
- J'en remets encore.
...
Je lui en mets plus. Elle aura une marge.
...
Musique mystérieuse
...
- "Mon cher frère,
"je n'ai plus de téléphone, mais j'ai trouvé une solution
"avec ce négro comme facteur.
"C'est compliqué,
"mais je ne veux pas risquer de rester dans ce trou à rats.
"Mon séjour ici devient insoutenable.
"Il m'est difficile de réfléchir avec un esprit lucide.
"Mon avocat ne sert à rien.
"Laissons tomber les voies légales.
"Cherchons du soutien auprès de nos amis.
"Fais passer le message. Je suis prêt à négocier,
"à faire des concessions, à payer.
"J'ai vraiment besoin de sortir de cette impasse.
"Donne-moi des nouvelles sur les affaires.
"Il faut qu'elles reprennent vite.
"Je t'embrasse.
"Massoud."
- C'est le numéro à appeler pour livrer le message.
Tu es passé de femme de ménage à facteur ?
Belle promo.
...
- Hé !
Bah, monte !
Vrombissement de moteur
Alors ?
Ca te fait quoi d'être dehors ?
...
Salam aleykoum.
- Salam aleykoum.
- Bonjour, Malik. - Bonjour.
- Ca s'est bien passé, depuis qu'on s'est vus ?
- Ca s'est bien passé.
- J'ai réfléchi, Malik.
Pour ta 1re journée dehors,
tu vas profiter de ta liberté.
On se retrouvera ici de bonne heure demain
et nous ferons le point
pour préparer tes prochaines permissions.
- D'accord, monsieur.
Sonnerie
...
- J'ai pas signé pour ça.
C'est plus dur que ce que tu pensais.
- Ca fait plus de 3 mois et j'en vois pas le bout.
Ce qui me pèse, c'est d'être avec tous ces gens.
Si je reste encore, j'ai peur de leur ressembler.
- Tu sais pourquoi
les Blancs d'Afrique du Sud ont tout fait
pour que Nelson Mandela sorte de prison ?
Parce qu'il leur posait plus de problèmes
en étant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
- Où tu veux en venir ?
- Réfléchis.
Tous les journalistes veulent une interview avec toi.
Massoud Djebbari, un Arabe très riche, trop riche,
bouc émissaire parfait
pour éponger une affaire qui salit Mme la maire.
Qui salit son administration.
- Je peux pas donner cette interview.
- Qui te parle de la donner ?
Le simple fait que tu y penses suffit à les effrayer.
- Parles-en avec Bachir.
- Avec Bachir ?
Ton avocat juif arrive pas à te sortir de ta merde,
et toi, tu veux appeler Bachir ?
- Alors tu vas le faire.
- Moi, je suis là pour toi.
Toujours.
- Voilà ton lit.
- OK. Merci.
Tiens. Ca, c'est ta part.
- Merci.
- J'en ai rajouté
pour les trajets à la prison.
- Les bons comptes font les bons amis.
- On est amis ?
- Pas encore.
Mais qui sait ? Inch'Allah.
- Donc, je peux cacher ça dans ta chambre ?
Je peux pas garder tout ça en prison.
Ici, c'est plus sûr.
- Vas-y.
Tiens. Prends-en un peu.
C'est ton 1er jour dehors.
- Je vais faire quoi, avec ?
Musique R'n'B
- Voilà, Malik.
- Mon frère, t'es prêt pour la rue.
- Chef, tue-le !
Fais-lui à blanc.
C'est fini, les Jackson Five.
- On dirait un acteur américain, comme ça.
Discussion indistincte
...
- Ca va, les frères ? - Alors, les frères ?
- Je vous présente Malik. C'est un poto. Vous le respectez.
Tranquille, toi ? Tu vas bien ?
Ca va ? Toi, je te dis même pas "salam".
C'est quoi, cette dégaine de contrôleur ?
On dirait un Stabilo.
Allez, vas-y. Avance.
- Sinon, quoi de neuf, dans ce quartier ?
Propos indistincts
...
- Selim. - Brahim, ça va ?
- Ca se passe ? - Ca va.
- C'est qui, lui ?
- C'est mon gars aux Baumettes.
- Viens, frérot !
Ca va bien ?
Vous allez venir manger, ce soir. Chaud ?
- C'est gentil, mais on doit manger avec ma mère.
- On fume au moins une chicha.
Tu fumes la chicha ?
- Non.
- Ce sera ta première fois.
C'est bon ? Franchement, j'y tiens, frérot.
- Je t'appelle quand j'ai fini.
- C'est qui ?
- Un mec qui doit jamais devenir ton problème.
Jamais.
...
- M. Djebbari ?
J'ai ça pour vous.
- Va t'asseoir, le temps que je réponde.
- Bonjour. Voulez-vous boire quelque chose ?
- Je veux bien un Ice Tea. - Tout de suite.
Merci.
- Petit...
- Merci.
- Attends.
- Non, monsieur. C'est bon.
- Qu'est-ce qui te prend ?
T'es trop riche ?
T'as pas faim ? T'as besoin de rien ?
- C'est pas ça.
- Voilà. Moi, tu me dis jamais "non".
- Ca a été plus long
que prévu. - J'ai vu ça.
- Bonjour.
Malik n'est pas là. Il est en permission.
- Je cherche un livre.
- Ah. Excusez-moi.
Bienvenue.
Si je peux vous donner un conseil, un des plus grands livres
qui ait jamais été écrit : "Le Comte de Monte-Cristo".
- Je l'ai déjà lu.
- Mais pas en étant en prison.
- Comment ça, une fille ? Tu vas déjà voir une fille ?
- Non, mais c'est pas pour moi.
- C'est qui ?
- Elle s'appelle Dina Nasif.
C'est la fille de Rony.
- "Nasif" ?
Acquiescement
Vu ce que son père a fait, moi aussi, j'aurais changé de nom.
- Il a fait quoi à sa mère ?
- Il t'a pas raconté ?
- Non.
- J'étais minot, quand c'est arrivé, mais...
Rony aurait tabassé sa femme et l'aurait jetée du 10e étage.
Devant sa fille.
Musique énigmatique
...
- J'arrive.
...
- Alors ?
- Elle répond pas.
Musique maussade
...
- "Le 24 février 1815,
"la vigie Notre-Dame-de-la-Garde signala le Pharaon,
"venant de Smyrne, Trieste et Naples.
"Près du pilote qui s'apprêtait à diriger le Pharaon
"par l'étroite entrée du port de Marseille
"était un jeune homme aux gestes rapides et à l'oeil actif.
"Il surveillait les mouvements du navire
"et répétait les ordres du pilote."
- Je t'ai apporté une surprise.
Ouvre.
- C'est quoi ? - Une liseuse.
- "C'était un jeune homme de 18 à 20 ans,
"grand, svelte,
"avec de beaux yeux noirs et des cheveux d'ébène."
- Tu peux dessiner avec.
- "Il y avait dans sa personne cet air calme et de résolution,
"particulier aux hommes habitués depuis l'enfance au danger."
- T'as aussi des jeux vidéo.
- Je préfère.
- Tu dis quoi à ton frère ? - Merci.
- Et à Malik aussi ?
- Merci, Malik.
- Tu peux ouvrir le vin ?
- J'ouvre, mais j'en boirai pas.
- La sortie de prison de Malik.
Tu vas boire un verre avec moi. D'accord ?
- D'accord.
- Il est pas sorti, Malik.
- J'espère que tu aimes le poisson. - J'aime beaucoup. Merci.
- Santé. - Santé.
- Moi aussi, je veux trinquer.
- Bien sûr. - Mais vraiment ?
- Bah, une petite goutte.
- Maman...
- Santé, mon amour. - Profitez bien.
Rires
Musique rap
...
- Salam aleykoum.
- Alayhi al-salam.
Malik, assieds-toi.
Assieds-toi, Selim.
- De l'autre côté.
Tu mets dans la bouche.
Et tu suces, Malik.
Suce fort, Malik.
Suce.
Vas-y, suce.
Voilà.
Dis-moi, Malik.
Si je comprends bien,
t'as le bras long, aux Baumettes. C'est ça ?
Tu peux bouger de partout et quand tu veux.
- Oui.
- Donc, tu peux voir et entendre plein de choses.
- Oui.
- T'as rien entendu de spécial, dans le quartier musulman ?
- Non. Je vais pas là-bas.
- Tu leur amènes pas les livres ?
- Non. Les musulmans ne lisent qu'un livre.
Rires réprimés
- Il est bon !
Il est bon, ton collègue.
Selim, dis-leur qu'il nous ramène du thé.
Tu sais, Malik,
j'ai parlé à un des frères musulmans de Hamouda.
Dans sa mort, une chose est certaine.
Son assassin, c'était Rony Lahoud.
Et Rony Lahoud,
t'étais tout le temps fourré avec lui.
Peut-être que tu sais quelque chose.
Peut-être que c'est même toi
qui l'as aidé à tuer mon frère.
Musique inquiétante
...
Ou peut-être pas.
...
- Tu dors pas ?
- J'arrive plus trop, depuis que je suis sorti.
Je m'étais habitué au bruit.
- Pourquoi tu lis pas des livres ?
Ca m'aide à m'endormir, des fois.
- Je peux lire le Coran, puisque les musulmans lisent que ça.
- C'était une blague.
- J'aimerais voir la tête de mon père,
s'il savait que j'étais musulman.
- Il aime pas ça, la religion ?
- Non. Il détestait les trucs comme ça.
Quand il est mort, ma mère a fait une dépression.
Moi, j'avais besoin de parler à quelqu'un.
Tu vas devenir musulman ?
- Bah, je sais pas.
...
Musique mélancolique
...
- "Mon frère,
"la situation est difficile à gérer.
"Avec toi enfermé en taule, ces salauds ne me répondent plus.
"La maire a sauvé son cul et tout le monde s'en fout de nous.
"A se demander si ça convient pas à quelqu'un."
Musique mystérieuse
...
"Mais il y a un autre problème.
"A Alger, les bateaux restent à quai.
"La marchandise ne partira pas avant ta libération.
"C'est la condition qu'a mise le général.
"Tu le connais. Il est têtu comme une mule."
Prières
...
"Si la drogue n'arrive pas rapidement,
"notre ami des quartiers nord va avoir des problèmes.
"Il y a déjà de la nervosité, dans les réseaux.
"Les gens se posent des questions
"qui pourraient nous mettre à découvert."
Musique sombre
...
- Oh ! Arrêtez !
- "Tu sais, ces gens, c'est comme des bêtes.
"Si tu veux les tenir à la corde,
"il faut les gaver.
"Essaie de tenir bon jusqu'à ta sortie.
"Tu te souviens quand notre père nous mettait dans la cave ?
"J'étais presque toujours en larmes,
"mais toi, je t'ai jamais vu pleurer.
"Je t'embrasse. Bachir."
Déversement et hurlement
...
- C'est qui ?
- Hé ! Maton !
- Maton !
- Maton !
Hurlements
Maton !
...
- On a besoin des urgences.
- Massoud veut
que ce soit toi qui fasses cette tentative ?
- J'ai contacté des amis à la mairie pour faire passer le message.
C'est une bonne idée, non ?
- Tu lui as dit que t'étais enceinte ?
- Non, je lui ai pas dit encore.
- Je voulais t'appeler.
J'ai un bon client qui gère une clinique privée.
Il m'a assuré qu'il était encore temps.
En toute discrétion.
Si tu veux avorter.
- Je veux pas avorter.
- Et tu es sûre qu'il veut un enfant ?
- Moi, je veux un enfant.
Je veux cette petite fille.
- C'est une fille ? - Oui.
Regarde.
- Et tu vas lui dire quoi ?
- Pour Massoud,
si elle est ni trop blanche, ni trop noire,
il y aura pas de problème.
- Et si c'était un problème pour moi ?
- Toi, t'as un problème et tu te dis :
"On va l'emmener à la clinique et la faire avorter."
- Non. C'est juste une hypothèse.
C'est mon enfant aussi.
On doit décider ensemble, non ? - Non, on décide pas ensemble.
C'est ma décision.
Et c'est pas 2 gouttes de sperme qui font de toi un père.
- Bon.
Au-delà de la signification et du son qu'on entend,
on voit que les lettres arabes, c'est des belles formes
avec lesquelles on peut...
on peut faire des dessins, on peut exprimer ce qu'on pense
sans forcément passer par les mots.
On peut jouer, aussi.
On peut dessiner des nuages,
dessiner des animaux,
dessiner des amis, par exemple.
Si tu veux dessiner tes amis, tu peux les utiliser.
- C'est joli.
- Oui. T'as raison.
On continue.
...
- Tenez.
- Attends. Faut que tu descendes. Il veut te parler.
- Stresse pas. Je t'accompagne.
- Vas-y, suis-le.
Propos indistincts et tirs aux jeux vidéo
...
- Sérieux ? On l'a fait je sais pas combien de fois.
Propos indistincts
...
...
- "Selim" ? C'est ça ? Assieds-toi.
Assieds-toi.
Tu veux boire un truc ? - Non, c'est bon.
- Sûr ? - Oui.
- C'est toi qui remplaces Majid ?
- Oui, c'est ça.
- C'est bien.
Après, pas trop pour Majid.
T'étais là, quand ça s'est passé ?
- Oui, j'étais là.
- Ca a dû être horrible pour toi.
Et Brahim,
tu y étais quand il a tué les 2 responsables ?
- Quels responsables ?
- C'était 2 mecs d'ici.
Ils les ont retrouvés brûlés. Tu lis pas le journal ?
- Je pensais que c'était un accident.
- Deux petits de mon quartier.
Saïd, le frère de Noura,
et son copain. Des petits cons, certes,
mais des petits de mon quartier.
C'est à moi de m'en occuper.
Tu vois, moi, je pose pas de question.
Je respecte les arrangements.
Mais moi aussi, je demande du respect.
Moi et Brahim, on a un souci. Ici, c'est moi qui commande.
Tu peux lui transmettre le message ?
- Oui, bien sûr.
- Merci.
Ca se voit que t'es intelligent.
La prochaine fois, me prends pas pour un con.
T'as compris ?
...
- On se voit le week-end prochain ?
- Faut que je te dise un truc.
J'ai aidé Rony à tuer Hamouda.
Grognement
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Pourquoi tu t'énerves ?
- Tu me mets dans la merde !
Espèce de trou du cul.
Je fais quoi, moi ?
Hein ?
Je dis tout à Brahim et il te tue ?
Ou je dis rien et ils nous carbonisent dans une caisse ?
Je vais te donner un conseil.
A moi, tu me dis toujours la vérité.
A moi, tu me la dis toujours.
Sinon, tu m'oublies.
Sur la tombe de mon père que tu m'oublies.
- Tu vas me balancer à Lattrache ?
- Casse-toi.
- Merci, Selim. - Allez, casse-toi.
- Merci.
Musique sombre
...
- C'est quoi, ça ?
- Des dessins.
Musique sombre
...
"En sortant du palais de justice
"pour monter dans ma voiture,
"j'ai reconnu l'odeur et la couleur du soir d'été.
"Dans l'obscurité de ma prison roulante,
"j'ai retrouvé un à un comme du fond de ma fatigue
"les bruits familiers d'une ville que j'aimais."
Musique intrigante
...
"Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu,
"la plainte des tramways
"dans les hauts tournants de la ville
"et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port...
"C'était l'heure où il y avait bien longtemps
"je me sentais content.
"Ce qui m'attendait alors,
"c'était toujours un sommeil léger et sans rêve."
Musique intrigante
...
"Et pourtant, quelque chose était changé,
"puisqu'avec l'attente du lendemain,
"c'est ma cellule que j'ai retrouvée,
"comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été
"pouvaient mener aussi bien en prison
"qu'au sommeil innocent."
- C'était comment, dehors ?
- Bah, comme dedans,
mais il faut plus d'argent.
Musique douce
...
Sous-titrage TITRAFILM
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