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Zulu
...
- Arrête !
- On savait pas qu'ils étaient flics.
Les flics nous protègent.
- Arrêtez de me prendre pour une conne.
- Le type, c'est Mansour Mansaï.
La Mangouste.
- Il bosse avec Vingre.
- Je veux qu'on arrête La Mangouste.
- Et après, vous ferez quoi ?
*- Balise et micro posés. *- Il bouge, on le suit.
- Tous mes camions ont brulés.
- Et pour le prochain transport ?
- J'ai trouvé quelqu'un. - Du nouveau sur La Mangouste ?
- Regarde, les photos de son mariage religieux.
- La Mangouste se fait braquer !
- Sors, ou je t'allume !
- Tu as trouvé la femme de La Mangouste ?
Il s'est fait enlever, on se retrouve chez elle.
*- On libèrera Mansour contre un million d'euros.
- Tiens. - Merci.
C'est mort, hein.
Je suis passé devant, elle faisait à manger dans la cuisine.
Je crois que ça bouge pas.
Soirée normale.
- Ou les kidnappeurs l'ont pas encore contactée.
- Ou alors elle est de mèche.
Pour de l'oseille, tu peux tout donner, même ton mari.
Surtout en imaginant qu'elle veuille s'en débarrasser.
- En admettant que ce soit encore son mari.
- Ca, on va vite le savoir.
Ils appelleront pour la rançon, ou ils viendront lui filer sa part.
- En tout cas, c'est la seule piste qui nous mène à tout le monde.
Socrate soupire.
- Tu sais, moi, les braqueurs, j'en ai rien à foutre.
C'est La Mangouste que je veux.
C'est lui qui peut me mener à Seedorf.
- Et le jour où tu le coinceras,
il se passera quoi ?
- Ca dépend de ce qu'on aura sur lui. - Non, je parle pour toi là.
- Ca, j'en sais rien.
Depuis que je suis petit, mon objectif, c'est de choper ce mec.
Ce que je ferai après...
Est-ce que je vais rester dans la police,
j'en sais rien.
C'est vrai que j'aime ça et,
je sais rien faire d'autre
et je le fais plutôt bien, donc on verra, pourquoi pas.
- Si tu me parlais pour de vrai, qu'est-ce que ça donne ?
- La vérité ?
Je pense que dès le lendemain, je donne ma démission.
- Et tu ferais quoi ?
- J'en sais rien, je te dis. Ca existe pas pour l'instant ça.
On verra.
Thème du générique
...
- Ca sort, ça sort.
- OK, je suis là. Reçu.
Thème à suspense
...
C'est bon, je l'ai.
...
- Madame Faïsa ? Police.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Votre mari, Mansour Mansaï, a été enlevé, c'est ça ?
On vous a contactée pour une rançon ?
Qu'est-ce qu'il y a dans ce sac ?
- Y a 50 000 euros.
Mon mari m'a laissé ça, au cas où.
- Ils ont dû vous dire de ne parler à personne,
c'est ce qu'ils font d'habitude.
Mais croyez-moi, il vaut mieux tout nous dire.
Les 50 000 euros, c'est tout ce qu'ils vous réclament ?
- Ils veulent un million. Je pensais les calmer avec ça.
- Ils vous ont contactée comment ?
- Un téléphone dans une enveloppe Kraft.
Ils vont m'appeler pour fixer un rendez-vous.
Si je paie pas, il meurt.
- Vous avez le téléphone ?
- Il est à la pharmacie.
- D'accord.
Cet argent-là, vous pouvez justifier sa provenance ?
Voilà ce qu'on va faire :
remettez ça dans le coffre et on fera comme si on n'avait rien vu.
Allez-y.
Maintenant, on va aller à la pharmacie récupérer ce téléphone
avec lequel ils vous ont contactée. - D'accord, merci.
Tonalité
- Ouais j'ai le numéro, tu notes :
06 84 76 18 18.
Merci.
- Vous pouvez les localiser ?
- Oui, mais j'imagine qu'ils vont changer de numéro.
Ils vont vous demander d'appeler via Signal ou autre.
L'enveloppe, c'est celle-ci ? - Oui.
- Tenez, mettez là.
Les caméras de surveillance, elles fonctionnent ?
Clics de souris
Thème sombre et intrigant
...
*Vrombissements
Tenez,
elle est là, l'enveloppe.
...
Sadia, je vais vous laisser.
On met en place le protocole enlèvement.
On sera à vos côtés tout du long.
Vous inquiétez pas, on sera invisibles.
En attendant, vous faites comme d'habitude.
S'ils vous rappellent, vous décrochez pas.
- Je continue à faire comme si de rien n'était ?
- Tout à fait.
Vous parlez de la situation à personne.
Ni à vos amis, ni à vos proches,
ils sont peut-être en contact avec les ravisseurs.
Saïd sort.
Carillon de la pharmacie
- Ca va ? - Hmm.
- Je te laisse commencer,
j'ai un appel à passer. - Bien sûr.
Thème sombre et inquiétant
...
Tonalité
- Ici Sadia de la pharmacie.
Votre commande numéro 88 est prête, vous pouvez venir la chercher.
- OK.
On passera la récupérer demain.
...
En anglais :
Choc sourd, fracas
- On en est où avec La Mangouste ?
- Je suis en contact avec son épouse,
et on va lancer le protocole enlèvement.
- Vous savez, en règle générale,
les voyous kidnappés, je les laisse se débrouiller.
- En règle générale, mais La Mangouste,
c'est la seule piste pour coincer Seedorf.
Si on se débrouille bien,
on va y arriver. - C'est quoi le plan ?
- Trouver La Mangouste, lui sauver la vie.
Lui proposer une remise de peine s'il témoigne contre Seedorf.
- N'oubliez pas de faire tomber celui qui le protège aux Stups.
Vous avez quelqu'un de compétent pour gérer les kidnappings ?
- Badri.
Il a une formation de négociateur.
- Si jeune ?
Décidément, plein de surprises, ce garçon.
On fonce.
On reste discrets et propres,
d'accord ?
Fracas
- Putain.
Une clé tourne dans la serrure.
Thème inquiétant
...
- Mais t'es qui toi ?
Qu'est-ce vous avez fait de La Mangouste ?
- Tu sais où il est, La Mangouste ?
- Bah non, je sais pas.
Il m'a proposé un boulot et j'ai pas de nouvelles.
Donc je le cherche.
- Arrête de me prendre pour un zboub. - Arrête !
T'es fou ou quoi ? - Je tire ?
- Il avait plus de camion, je suis là pour le boulot.
...
- Allez, casse-toi.
Et oublie le boulot, je veux plus voir ta gueule.
- Et tu vas faire quoi du colis ? Regarde, moi, je suis là.
Le prix, pour ce que je fais, c'est pas cher.
Tire-toi,
avant qu'ils changent d'avis et qu'ils te découpent.
- Tu me trouveras à la boîte le Camino.
...
- On va lancer le protocole enlèvement.
Badri s'en occupera.
- Pourquoi lui ?
- A part le prix de tes pots de protéines,
t'as déjà négocié quoi, dans ta vie ?
J'ai le diplôme, moi.
Vanessa rit.
A combien est fixée la rançon ? - Un million.
- Je vais demander les billets.
- Vous avez fait parler la balise ?
- Je suis remonté jusqu'au fabriquant.
Le traqueur a été commandé sur internet par Chrystelle Poitier.
Casier vierge, RAS... sauf qu'elle a un frère.
C'est lui, Marvin Poitier.
Il a un casier pour vols de motos, délits routiers.
Apparemment, il s'est rangé des voitures.
En ce moment, il est chauffeur du bus 234.
Aubervilliers - Livry Gargan. - Il y vit.
Dans une résidence à la con.
- Il bosse pour qui ? Pour les kidnappeurs ?
- Je vois pas pour qui d'autre.
- Il est pas un peu vert pour monter sur des mecs, lui ?
- On connaît pas encore son rôle dans l'équipe.
Pour le moment, c'est notre seule piste.
Les mecs ont pas été rassasiés par le braquage,
ça veut dire qu'ils vont pas s'arrêter là.
On cherche aussi un T-Max immatriculé JD 871 JJ
qui a déposé le téléphone à la pharmacie de Sadia.
Il a été volé sur Paris, il y a 5 jours.
- Les billets, c'est bon.
On les aura bientôt.
- Très bien.
- Il me faudra une chambre d'hôtel.
Et que quelqu'un soit sur Sadia. - OK.
C'est bon ?
Allez, barrez-vous.
Thème sombre, à suspense
...
- Il finit quand ?
- On a deux heures.
...
- Va checker là-bas. - Je t'appelle.
- Vas-y.
...
- Tu m'entends ?
- Allô ? Ouais, je te capte.
...
Reviens, y a son nom sur une boîte aux lettres.
- OK, j'arrive. *- Ouais.
...
La porte s'ouvre.
...
- Regarde.
- Bien vu.
...
Oui, c'est celui-là.
Grognement d'effort
Elle clipse quelque chose.
Clic de l'appareil photo
Ouais, Saïd.
On a retrouvé le T-Max volé chez Marvin, dans son parking.
J'ai posé une balise.
- OK, super.
Donc il est bien lié aux ravisseurs.
Appelle Julien et dis-lui de surveiller la résidence.
On avance !
Le T-Max, il est à Marvin. - Ouais.
- T'en as pour combien de temps encore ?
Il arrête la machine.
- Il va me falloir encore un cycle de 30 minutes.
Il dit quoi Socrate ? - Je l'appelle.
- Ouais, ça devrait pas tarder, elle va fermer.
Sonnerie
- Allô ? *- Je vous envoie une adresse.
*On se retrouve là-bas quand vous avez terminé.
- Je finis dans une demi-heure. *- OK.
*Mon collègue est dehors,
*il vous suivra pour vérifier que vous n'êtes pas surveillée.
- C'est bon, elle ferme.
...
C'est bon, il n'y a personne. Je la suis.
On toque à la porte.
- Bonsoir, Sadia. Entrez.
- Bonsoir.
- Je vous présente Badri, c'est le négociateur du groupe.
- Enchanté. - Je comprends pas ce que je fais là.
- Vous allez devoir rester à l'hôtel.
- Ca c'est pas possible.
- C'est important pour votre sécurité.
Nos chambres communiquent.
On doit être ensemble quand les ravisseurs appelleront.
J'ai besoin de les entendre pour vous guider.
Mais on va voir tout ça ensemble.
- Exactement. C'est le moyen le plus sûr.
Badri ne sortira jamais de l'hôtel,
ils ne sauront pas que nous sommes en contact.
- Et s'ils apprennent où je suis ?
- Vous direz que vous aviez peur de rester chez vous.
- Et la pharmacie ?
- Vous dites que vous êtes malade, on vous remplacera.
- Je peux récupérer des affaires chez moi ?
- Sans problème.
On organisera une escorte pour être sûr que vous êtes pas suivie.
J'ai besoin de voir quelques infos avec vous :
les ravisseurs savent pertinemment
que vous êtes incapable de réunir un million d'euros en 24 h.
Ils vous mettent la pression
pour être sûrs que vous sortiez le maximum.
Ce moment de transaction, on doit s'en servir.
Quand ils rappelleront, faudra les faire parler le plus possible
pour leur faire réduire la rançon.
- J'ai juste l'impression
que c'est risqué pour mon mari.
J'ai peur qu'ils... - Ecoutez,
très concrètement, même si on paye,
on a aucune garantie que votre mari s'en sorte vivant.
Nous, dans 90% des cas, on réussit à faire libérer les otages
sans verser de rançon.
- Et aux 10% restants, il leur arrive quoi ?
Thème à suspense
...
- OK, on vient d'arriver.
Elle va chercher ses affaires.
...
- C'est moi.
*- Tu dois pas me joindre comme ça.
- J'ai pas le choix, là.
Je suis suivie, je t'expliquerai.
Où est-ce qu'on peut se retrouver ?
*- Donne-moi 5 minutes, je t'envoie une adresse.
...
- C'est bon, elle sort, elle a ses affaires.
Toujours personne autour. On va démarrer.
...
Elle s'arrête à une station-service.
Socrate met son clignotant.
Elle va faire de l'essence, je crois.
Elle t'en avait parlé ? *- Non.
...
- Bonsoir, pour la 5, s'il vous plaît.
- 13,70.
Carte bleue, allez-y.
...
- Merci.
...
Les flics me suivent.
- Quels flics ? - La BRI.
- Comment ça, la BRI ? - Mansour s'est fait enlever.
Donc les flics ont déclenché le protocole enlèvement.
- Pourquoi t'as parlé ? - Crois-moi, j'ai rien dit.
Juste que Mansour vit en Espagne pour ses affaires, rien de plus.
Regarde, lui, c'est le chef, il s'appelle Saïd.
Il est malin. Il me lâche pas.
Ils ont aussi un négociateur qui doit gérer la libération.
- C'est lui qui est là ? - Non, c'est pas lui.
Je sais pas quoi faire. Imagine, ils le fument ?
- Ils veulent juste l'oseille.
Je vais me démerder pour le retrouver.
- Mais comment ? - C'est pas ton problème.
En attendant, me contacte plus.
Ils ont le portable avec lequel tu m'appelles ?
Partage ta localisation sur Signal.
...
- (Putain, qu'est-ce qu'elle fout ?)
...
C'est bon, RAS.
...
Tonalité
*- Allô ?
- La Mangouste s'est fait enlever. *- Quoi ?
*Par qui ? - J'en sais rien.
Mais la BRI est sur le coup.
*Long soupir
*- Démerde-toi pour le retrouver.
- Tu peux rien faire, toi ?
- Pour me faire encore plus cramer ? T'es con ou quoi ?
Thème intrigant
...
Je peux vous voir deux minutes ?
...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous avez parlé à quelqu'un de votre enquête sur La Mangouste ?
- Non, j'ai rien dit à personne.
- C'est qui personne ?
- La BRI est venue me voir.
- Ferracci ?
- Un gars qui s'appelle Socrate.
- Qu'est-ce que vous lui avez dit ? - Rien.
Par contre, ils ont une théorie.
Pour eux, vous protégez La Mangouste, contre des services.
Ca va pas ! Lâchez-moi. Arrêtez.
- Vous portez un micro ?
- J'ai rien, vous êtes content ?
- Que pensez-vous de leur théorie ?
- Tant que vous me mettez pas au jus, j'en pense rien.
Mais par contre, votre réaction là, il y un truc bizarre.
Je fais tout pour protéger la brigade, ne jouez pas contre moi.
- OK.
La Mangouste bosse pour moi.
Il me donne les grosses affaires de ses concurrents
et moi je ferme les yeux sur ses livraisons.
- Vous savez que ses gars ont tué nos collègues ?
Et vous pouvez le protégez ?
- Les tireurs ont été arrêtés.
Leur employeur n'y est pour rien.
Et si vous m'aviez parlé de votre affaire en amont,
on en serait pas là.
Vous vous voilez la face :
la responsabilité de la mort de vos hommes vous incombe.
Moi, je vous ai couvert. - Ah oui ?
Et comment ?
Aux dernières nouvelles, les collègues font des paris
sur la date de ma démission.
Je suis tricarde
et je dois dire merci de m'avoir caché vos magouilles ?
C'est moi qui vous couvre, pas le contraire.
J'ai un enfant en bas âge,
je peux pas quitter mon job.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Je veux que vous me fassiez confiance.
Si je risque ma carrière, que ce soit pour quelque chose.
Alors si... ce gars, il est indispensable,
au fonctionnement de notre unité, soit.
Mais vous pouvez plus me cacher des choses.
- La Mangouste a été enlevé, hier.
- Par un concurrent ?
- La BRI vous a dit quoi ?
- Ils m'ont demandé qui mes hommes suivaient.
- Vous croyez qu'ils savent qui est derrière le kidnapping ?
- Je peux leur demander.
Mais si je joue avec eux, je veux en être.
...
On toque à la porte.
- C'est elle.
- J'appelle Julien, je fais un point et je reviens.
- OK.
- Entrez.
- Désolée, j'avais plus d'essence, j'ai été faire le plein.
- Pas de souci, de toute façon, on a le temps.
- Je vous ai ramené ça de chez moi.
J'ai pensé que ça vous ferait plaisir.
- C'est fait maison ?
Merci.
- Elle vous en fait jamais votre femme ?
- J'en ai pas.
- Je sais pas... votre maman ?
- On se parle plus.
Bon, Sadia.
Je dois vous expliquer le protocole. Asseyez-vous.
Le plus important est d'avoir votre mari au téléphone.
Et d'avoir la preuve qu'il est en bonne santé.
- Vous en doutez ? - C'est la base de la négociation.
L'avoir en visio, ce serait l'idéal.
Vous avez des questions ?
- Je comprends rien, je vais jamais y arriver.
- Oui, mais ça c'est normal, vous inquiétez pas.
Ca va bien se passer.
C'est eux. Une petite seconde.
Vous êtes prête ? - Non, c'est trop tôt là !
- Décrochez. Faites-moi confiance.
- Allô ?
*- Vous avez réuni l'argent ?
- J'ai pas cette somme.
Un million en 24 h, je suis pas Elon Musk.
*- T'as combien ?
- 200 000, c'est tout ce qu'il m'a laissé.
Pour le reste, il me faudra plus de temps.
*- OK pour 200. Mais on veut le reste en marchandise.
- Mais putain, je suis pharmacienne !
*- Ton mari va rentrer 500 kilos.
*On les récupère et c'est bon.
- Je sais rien.
*- Renseigne-toi.
*On t'envoie un lieu de rendez-vous pour demain.
*D'abord, les 200 000. - Vous allez m'arnaquer.
*- T'as pas le choix.
- Demandez à le voir.
- J'ai trop peur. *- Allô ?
- Allez-y.
- Je sais même pas s'il est encore en vie.
*- On t'envoie une photo.
- Je veux un appel visio, en direct. Me prends pas pour une conne !
*- Tu peux pas négocier.
- Tu verras pas ton oseille !
- C'est bien. - (Qu'est-ce que j'ai fait ?)
Putain, mais qu'est-ce que j'ai fait ?
- Calmez-vous, c'est très bien.
Ils vont rappeler. Le téléphone vibre.
Allez-y, décrochez.
- Allô ?
*- On rappelle dans 2 heures.
Tonalité
*- Ouais, Julien.
*Badri a briefé Sadia, et on a les billets pour la rançon.
*Espérons que les ravisseurs rappellent rapidement.
- Y a Marvin qui sort.
Thème sombre et inquiétant
...
*- Il se passe quoi là ?
*Julien ?
- Il est au téléphone.
...
Il se passe un truc là, il fonce vers le parking.
Il prend le T-Max. Branche-toi sur la balise, je le suis.
...
Julien accélère à fond.
- OK, tu le lâches pas, j'arrive.
- Saïd, ils viennent d'appeler.
Sadia a demandé un visio avec son mari.
- Ils ont dû demander de l'aide à Marvin.
Je rejoins Julien. - OK.
- Reste avec elle. - OK.
...
- Saïd, il arrive sur Aulnay, là.
*- Garde-le en visu, Julien.
...
- Dépêche-toi, je vais pas le tenir longtemps, avec les feux rouges.
*- Je suis derrière toi.
...
Bips de la balise GPS
...
- Je l'ai perdu, il a pris à gauche.
*- Je prends, je prends.
C'est bon, je l'ai.
Doucement.
...
*- OK, je fais demi-tour, j'arrive.
...
*- OK, Marvin a garé son scooter et il monte dans une voiture.
...
OK, ça repart, il a changé de véhicule.
Le thème se fait plus haletant.
...
Alors il est monté dans une Citroën C5,
immatriculée...
Charlie Delta 693... Papa Yankee.
*- Reçu.
...
...
*- Ca y est, je te vois, je passe devant.
*- OK, quand tu veux !
...
- Ca se gare dans un pavillon.
Marvin est avec un homme, costaud, mâchoire carrée,
coupe à la brosse, type GI Joe, la quarantaine.
...
- Badri ? *- Oui ?
- Marvin a déposé un véhicule dans un pavillon à Bondy.
*- Si La Mangouste est dedans,
ils appelleront de la voiture.
Je pense que ça colle,
ils veulent pas se faire remonter par la téléphonie, ils le sortent.
*- Faites hyper gaffe,
s'ils vous repèrent, La Mangouste est en danger.
- Il se passe quoi ?
- Vous inquiétez pas. Tenez-vous prête, ils vont rappeler.
...
Le téléphone vibre.
- Allô ? Mansour ! Mansour !
Elle parle arabe.
Mansour ça va ?
*Mansour ! - Oh, bouge-toi ! Bouge-toi là !
- Mansour ! *Il répond en arabe.
- Ferme ta gueule, parle pas en arabe !
Crissement de pneus
Tonalité - Mansour !
Qu'est-ce qui se passe, Badri ?
- Il est bien dans la voiture que vous suivez ?
Qu'est-ce qui se passe ?
*- Ils ont failli percuter un véhicule. On continue la filature.
Faut le taper, là.
- Non, c'est trop dangereux.
*- Said, on le tape !
- Faites pas de la merde.
Ca le mettrait en danger.
*- Saïd putain ! - Tu veux que je fasse quoi ?
*Ils tueront Mansour.
Donc réfléchis un petit peu là.
Les ravisseurs accélèrent.
*- Vas-y colle-le, colle-le !
- S'il accélère c'est qu'il flippe. Alors soit il prend ses précautions,
soit il nous a repérés.
Ca me fait chier autant que toi, d'accord ?
*Mais je prends aucun risque là.
Vanessa, Jill, Socrate, on se retrouve tous au pavillon de Bondy,
je vous envoie l'adresse.
On va essayer de récupérer La Mangouste.
...
La Mangouste gémit.
...
Il sanglote.
Hurlement
...
...
- Rentre chez toi, je te recontacte si besoin.
Et te fais pas remarquer. - Ouais, vas-y.
Vrombissements
Coup de taser
- Je sais pas comment tu fais. - Pour ?
- Le stress, ça bouffe tout, j'arrive pas à réfléchir.
- Ouais...
Vous devriez peut-être dormir un peu, non ?
- Tu veux pas me tutoyer ?
- Je préfère pas, non.
- Pas de familiarité, c'est ça ?
Au cas où ça tourne mal.
Le téléphone vibre.
- Allez-y, décrochez, décrochez.
...
- Allô ? *- Et maintenant tu nous crois ?
*Le rendez-vous est fixé à 12h30 demain,
*parking du centre commercial de Parly 2,
*près des caddies, sortie ouest. Compris ?
- Demain 12h30, parking de Parly 2, près des caddies, sortie ouest.
Tonalité
- Ils viennent de fixer un rendez-vous.
*S'ils ne sont pas au pavillon,
*c'est qu'ils sont allés dans une planque relais.
- Très bien. Merci.
Bon, les gars.
Ils ont appelé pour fixer le rendez-vous à demain.
Badri pense que La Mangouste va passer la nuit ailleurs.
Le JLD nous refusera la demande de perquis'
parce que la victime n'est plus sur place.
On laisse tomber pour ce soir
et on bosse sur le dispo de remise de rançon.
OK ? - Ca roule.
- Allez, c'est parti.
...
Thème sombre et inquiétant
Coup sec, gémissements
...
- T'as des copains, toi.
...
*- T'es où putain ?!
- Toi, t'as La Mangouste, moi j'ai ton pote.
Gémissements de douleur
C'est vous qui nous avez braqués ?
OK.
Moi, je crois que c'est vous.
Déjà, ta rançon, tu vas te la coller derrière l'oreille,
la BRI est sur le coup.
Mais j'ai quelque chose à te proposer.
Tu vas nous dire où vous avez caché la came que tu nous as volée.
Et en échange, je libère ton pote en bonne santé.
Il est 8h36,
je te donne une heure, tu me rappelles sur ce numéro.
Thème à suspense, rythmé par des pulsations cardiaques
...
La tension monte crescendo.
...
Il respire difficilement.
... ...
...
- Y a un mec qui s'approche de Sadia.
...
*Non, c'est rien, il prend un caddie.
Cliquetis métallique
...
- RAS pour moi.
...
- Allez, on se tient prêt, les gars.
...
*- Qu'est-ce qu'ils foutent putain ?
*- Je pense que c'est un test.
*Ils attendent de voir si elle est seule.
...
- 12h50.
Qu'est-ce qu'on fait, Badri ?
...
*Qu'est-ce qu'on fait ?
Notification, vibrations
Thème dramatique
...
Sadia sanglote.
...
Sous-titrage : Lucille Eichhorn pour Tri Track
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