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...
Thème dramatique
- Je te présente Saïd.
Mon remplaçant à la BRI.
- C'est les meilleurs en région parisienne, faites-vous respecter.
Comme Patrick.
- Votre nouveau collègue, Socrate.
- Arrête-toi !
Cri
- Tes parents ?
- Morts, j'étais petit.
- Le coupable ?
...
- BRI, Brigade de Recherche
et d'Intervention. On fait pas que de l'opé.
Trouve des indics, des affaires...
- Le braquage de Fontainebleau ?
Tirs Cris
- Police !
Vous prenez des pincettes avec moi.
On est entraînés !
- T'es sorti ?
- La semaine dernière.
- Mon neveu est beau !
- On dirait qu'il revient de Raqqa !
- Lâche-moi, fils de pute !
Comment tu peux faire ce job ? - Vous comprenez pas.
- Qu'ils aillent se faire. T'es flic.
- L'important, c'est le groupe !
- Vous avez un truc à me demander ?
- Jean Kodja.
Attention. Je veux connaître ses journées,
ses fréquentations.
- Vous me suivez ? - Y a votre nom dans une affaire.
- J'ai quitté cette vie.
- Un frère El Hassani. - Serré avec Patrick.
Trafic international.
- Faut choper les frères El Hassani.
Pas de guerre des gangs en plein Paris.
- Ma fille.
La reine au fond de toi, elle vient de moi.
...
- Faut quelqu'un qui tienne nos affaires.
- Je vais gérer.
- Je veux juste parler.
Un témoin dit que t'as tué Eric Perez.
- N'importe quoi ! - C'est compliqué.
Mes collègues arrivent. Pars !
- Il y a des collusions
entre certains hauts gradés des Stups et un importateur de cocaïne.
- Dirk Seedorf, fiché à la DEA,
a été en prison à Rotterdam.
- Les Stups font alliance avec ça ?
- L'équipe de Rennes vont taper.
C'était pas prévu. - Bouge pas !
...
Chocs sourds, gémissements
...
- Allez, relève-toi, respire. C'est dans la tête.
Tu lèves tes mains, lève ta garde.
Allez boxe.
...
Faut que tu donnes un peu plus, là !
...
Ouf !
Allez, 50 secondes...
50 secondes, sinon t'es éliminé.
Allez c'est bon, tiens, va te reposer.
Candidat suivant !
- Carano Jill.
- Vaness.
- Je suis pas assez forte pour un homme ?
- Peu importe l'adversaire, ils sont tous au niveau.
Tais-toi, garde ton souffle.
Parce que je te jure, tu vas en avoir besoin.
Allez boxe.
Arrête de subir.
Déplace-toi !
Arrête de subir !
- Vas-y boxe, wesh ! - Break !
- Elle boxe pas. - Hé, regarde-moi.
Tu respires, d'accord, tu te détends, OK.
On cherche pas des sacs de frappe.
Allez.
Boxe !
- Reste pas devant, déplace-toi.
Choc sourd
- Allez, relève-toi.
C'est fini, là ?
C'est qui le prochain ?
- Ca va ?
- Non, je vais me faire éliminer à cause de cette boxe à la con !
- T'abuses, hein. - J'ai rien fait.
- Amad Sasha.
- (En haut, en haut.)
- Donc là, pas besoin d'attendre la prochaine...
Directement...
et celui-ci...
Maintenant, parlons de...
(Elle.)
- Elle a complètement abandonné à la boxe.
- Elle a pas abandonné.
- Elle est juste restée au sol, sans bouger...
- T'as frappé fort, aussi.
- J'ai rien fait. - T'as voulu la mettre à l'amende.
- Bah oui. - T'en veux ?
- Si t'as pas tapé fort, c'est plié.
- J'ai pas tapé fort.
- C'est que du mental et de l'égo.
En opé, tu te fais écraser si ça marche pas comme prévu.
Elle est pas prête. - Non...
- C'est comme ça, maintenant ?
Elle a assuré sur la filoche.
Les gars, on est pas à la Fédération Française de Tir.
On veut des gens qui ont du vice.
Rire - C'est le mental qui est important.
- Arrêtez de faire les commandos, ici.
- Bon sinon... Kostas ?
- C'est qui, lui ?
- T-shirt vert, 6h derrière. - Il est bon.
- Vas-y, arrête. C'est un mytho lui, sérieux.
- Ouais, une chèvre.
- Il est doué.
- C'est une chèvre qui est en tête de groupe.
- Ouais... premier.
Mais il se croit dans un film.
- Mais ça reste le meilleur boxeur.
- Merci.
- Et alors ? On a Ju, on a toi,
cherchons un profil différent.
- On pourrait. - Tu veux un boulanger ?
- Non, quelqu'un qui a un cerveau.
- Il reste encore une épreuve, donc pas de plan sur la comète.
L'homme monte dans un véhicule.
Il claque la portière.
- Alors ? - Personne.
Soupir
- Qu'est-ce qu'ils foutent ?
- Je sais pas.
Tu penses qu'il y a une autre sortie ?
- Je suis venu en repérage, ils sont obligés de repasser par là.
- On fait quoi ?
- Attends, j'appelle Inès.
*- Demain, c'est les vacances d'été.
*Il va faire chaud.
Le bébé gazouille. Un téléphone vibre.
...
- Attends, deux secondes.
Allô ? *- Ouais...
on a remonté leur entrepôt là, vers les Mureaux, sur la D190.
- OK. Et... y a autre chose ?
- On a balisé leur voiture de guerre.
*Une Clio. - Du mouvement ?
*- Non, on sait pas où ils sont passés.
On a perdu leur trace.
Arrête, on est de la police !
Thème du générique
...
Clic d'appareil photo
Thème sombre
...
- Je suis aux Stups, Paris.
C'est mes hommes qui se sont fait allumer.
- Attendez, je vais avertir mon supérieur.
...
Commissaire ?
Commissaire, pardon.
Cette femme dit que c'est ses hommes qui se sont fait tirer dessus.
- OK, merci.
Merci.
- Comment ils vont ?
- Bah, ils ont ramassé.
Quatre ou cinq balles chacun. Mais ils ont tenu dans l'ambulance.
Ils viennent d'arriver au bloc, ils sont sur le billard.
Les pompiers ont dit qu'une collègue avait donné l'alerte, c'est vous ?
Et ils faisaient quoi là, vos gars ?
- Je sais pas. Je sais juste qu'ils étaient sur une piste.
- Vous savez pas
de quoi il s'agit ? - Non.
- Je comprends pas,
vous ne savez pas ce qu'ils font ?
- Non.
- Ce truc de rien se dire entre les services, on va s'en passer.
Dans l'entrepôt, on a trouvé 60 kg de coke.
Et on a deux policiers entre la vie et la mort.
Les chaînes d'infos vont tourner en boucle,
demain vous aurez la visite du ministre,
donc cette affaire ne vous appartient déjà plus.
Et c'est pas ça, le pire.
Deux de vos gars vont peut-être crever,
et c'est votre responsabilité.
Quand vous allez parler aux familles,
ça va piquer, croyez-moi.
Si vous savez ce qu'ils faisaient là, il faut le dire ou je vous jure
tout ça va vous exploser en pleine tête.
...
- Ca va ?
Je m'en occupe...
Je m'en occupe.
Je vous rejoins. Attendez-moi dans le véhicule.
- Comment ça "Je m'en occupe" ?
- Deux de ses hommes se sont fait tirer dessus.
Elle a pas à subir ton interrogatoire.
- On est dans le 78,
cette affaire nous revient et je pose les questions que je veux.
- Imagine si c'était des gars à toi,
tu aurais ce comportement ?
Si cette fliquette jouait franc-jeu,
j'aurais partagé, mais là... bon.
- C'est personnel ? C'est parce que c'est moi ?
T'es devenue accro aux articles sur ta brigade ?
- Je m'en fous, je veux juste retrouver les tireurs.
- Et pas moi, tu crois ? - Ecoute Vingre, je te répète,
les faits ont eu lieu chez moi. - Ca suffit !
...
Vingre souffle.
- Je sais pas ce qu'il s'est passé.
On tentait de rassembler des infos sur un grossiste, c'était calme.
Y avait rien qui présageait du danger.
- Inès, ce n'est pas de votre faute.
Hmm ?
Ferracci, vous lui avez dit quoi ?
- Rien.
- C'est mieux.
Croyez-moi.
- Parce que vous pensez que ça va se retourner contre moi ?
- Je connais Ferracci, c'est une vraie fouille-merde.
Vous n'avez rien à vous reprocher.
Je veillerai à ce que votre réputation ne soit pas entachée.
Faites-moi confiance.
...
Crissements de pneus
- Viens là, fils de pute !
- Arrête ! Lâche-moi, lâche-moi.
- On va te faire payer.
- Go !
- Allez go, go, go !
Les pneus crissent.
Le moteur vrombit.
- Donc vous l'aurez compris, c'est une simulation.
Qu'est-ce qu'on peut apprendre ?
- C'EST UNE HISTOIRE DE DETTES.
- Une histoire de dettes... c'est évident, ils l'ont dit.
- Un ravisseur en jeans et débardeur,
l'autre en t-shirt et pantalon noir.
- Il avait un tatouage. - Quel motif ?
- Un requin ou un poisson.
- D'accord.
Et le véhicule ?
- Une Mégane Evolution.
Plaque DF 797 FL.
- C'est pas une Evolution, c'est une Techno.
Les jantes sont pas pareilles.
La plaque, c'est ce qu'il a dit, DF 797 FL,
06, région PACA. - Autre chose ?
- Ils avaient des vieilles armes.
Des Colt 45, crosse en noyer.
Ca a pu être volé à un collectionneur.
Ou ça a pu déjà servir sur un braquo ou un réglo.
Coups de feu
- Carano.
Prête ? Signal sonore
Bah allez !
Allez, allez, allez !
Allez, c'est pas fini. C'est pas fini. Encore.
Allez, c'est maintenant, là !
Elle lâche sa charge.
- Allô ?
- Vous êtes au courant ?
*- Les collègues qui se sont fait allumer ?
- On va prendre l'affaire.
- OK... *- Remontez vite,
je veux pas que ça traîne.
Donnez-leur vos instructions pour les recrutements.
- OK, OK, ça marche.
Bon alors ?
Qu'est-ce que ça donne, là ?
- Tout dans la bouteille.
Elle a mis moitié moins de temps que le deuxième.
- Elle fait quoi, là ?
- Elle a demandé à Julien de passer le MCD.
- Le quoi ? - Je sais pas ce que c'est.
- Le man card drill. C'est un standard de tir.
Elle est au SIG, là ? - Ouais.
- OK, OK.
Si elle le rentre avec la queue de détente du 20/22,
c'est une machine.
Signal sonore
- Maintenant, High Ready.
Signal sonore
Maintenant transition. - Combien déjà ?
- 2,5.
- Allez.
Signal sonore
- C'est quoi, ton truc ?
- Je fais un peu de TSV.
- Un peu ?
- J'étais championne de France junior.
- Pourquoi t'as rien dit ?
- J'ai arrêté la compétition.
J'en fais juste de temps en temps, quand je m'ennuie.
- Ca y est, elle en peut déjà plus.
- Tiens, Julien, viens voir.
Ferracci veut qu'on remonte pour l'affaire des collègues.
- J'annonce pas les résultats ?
- Non, dis-lui juste qu'on la prend.
Et retrouve-nous au véhicule.
- Elle tire bien, mais elle boxe super mal.
- Ca sert à quoi la boxe quand tu tires comme ça ?
Une deuxième femme, c'est bon pour les filatures.
Allez discute pas !
- Merci pour votre confiance.
Je suis très contente de vous rejoindre.
- Le patron te voulait vraiment.
- Faudra que t'apprennes à encaisser les coups.
- Tu vas t'en charger. - Exactement.
- Vous remontez sur Versailles ? - Pourquoi ?
- Ca vous dérange de me remonter ?
- Elle commence déjà, celle-là.
- C'est bon, les gars.
Vous la prenez.
- Bienvenue.
- Merci.
- Monte devant, sinon il va me parler pendant tout le trajet.
Thème électro-pop
...
- Pourquoi on remonte aussi vite ?
- Y a des mecs de chez nous qui se sont fait allumer.
- Les deux des Stups ? - Ouais.
- Ca tourne partout sur le WhatsApp des collègues.
- Ils étaient dans notre zone, du coup on a été saisis.
- Ca doit vous toucher.
- Pas plus que toi.
C'est des collègues, mais de la PP, pas de Versailles.
Ca me touche ni plus ni moins que toi
ou un mec qui fait de la VP dans le Gers.
- T'inquiète, Jill.
Quand je suis arrivé dans le groupe, il m'a fait le même numéro.
- Au bout d'un moment il mord plus. - Peut-être que j'aime ça...
- T'as souri ?
Je t'ai vu, hein.
- Bonjour, vous êtes ?
- Jill Carano.
- On vient de la recruter pour les 40.
- Mais vous commencez pas avant deux semaines.
- Vous m'avez demandé d'accélérer les choses...
Je me suis permis.
- J'appellerai son chef de service
pour valider la mutation.
Evitez les cascades pendant 48 h,
c'est le temps de voir avec les syndicats et tout.
Venez au briefing, vous serez dans le bain.
Et bienvenue, j'imagine.
Julien, la porte, s'il vous plaît.
Deux policiers de la brigade des Stups de Paris
se sont fait tirer dessus.
Ils surveillaient un entrepôt de stupéfiants,
gardé par ceux qui ont tiré.
Ils ont dû laisser derrière eux plus de 60 kilos de cocaïne.
On se fout de la valeur marchande.
Mais ça signifie qu'ils surveillaient un gros poisson.
- Qui ?
- Alors, c'est là où ça devient marrant.
(Enfin, marrant...)
J'étais la première arrivée sur place,
avant leur chef de groupe
qui m'a juré qu'elle ne savait rien.
- Mais bien sûr...
- Son grand patron est arrivé pour la sauver
alors qu'elle allait craquer.
- C'est Vingre ?
- Je vois que vous avez engagé quelqu'un
qui connaît l'organigramme de la police par coeur.
Bref, faut claquer ces tireurs.
Je me suis battue pour cette affaire
donc, par pitié, arrêtez ces débiles.
- Ouais, des débiles armés et prêts à tirer.
- Et alors ?
C'est pas notre spécialité ?
- Vous avez des questions ? - Une dernière.
La drogue est ici ? - Oui.
Les Stups de chez nous l'ont récupérée.
- Ils en disent quoi ?
- On a quelqu'un qui s'y connaît parmi nous.
J'aimerais savoir ce qu'il en pense avant d'avoir un avis complémentaire.
Socrate, vous avez deux minutes ? Saïd, venez.
Elle compose un code.
Vous savez qu'une quantité pareille, ça court pas les rues.
Soit c'est un petit nouveau,
qui a une bonne connexion.
Soit ça appartient à une tête qu'on connaît déjà.
Et en Ile-de-France, y en a pas 150.
- C'est quoi ça ? - Un stamp.
Pour identifier la marchandise.
On les appose sur les batchs en Amérique du Sud,
pour éviter les confusions, à la livraison.
Attention.
Off white.
Ca tire sur le rose.
C'est bien écailleux.
- Ca sent l'essence. - Presque.
Ca sent pas le kérosène, mais l'éther.
- Vous pouvez traduire ?
- C'est très très pur.
A la vente, ici, on trouve rien au-dessus, même en gros.
- Toi, t'en as déjà eu ? - Ouais.
La drogue que vendait les El Hassani.
- Celle fournie par le Néerlandais que tu chasses ?
- Seedorf.
- Vous pensez que le petit El Hassani bosse encore pour lui ?
- Non, je pense pas, il est cuit.
Son grand frère est mort, pour moi c'est fini.
Même s'il a été acquitté, la cavale au Maroc,
la guerre avec les Perez, ça l'a carrément grillé.
- Mais il a peut-être besoin de se refaire.
- Je vais vérifier.
Mais je suis pas sûr. - Saïd a raison.
Seedorf hait les problèmes.
Dès qu'il en a un, soit il le règle dans le sang,
soit il change complètement tout son système.
D'autant plus qu'il bosse qu'avec une équipe par pays.
Je le connais, c'est impossible.
- OK, disons que c'est la drogue de Seedorf,
s'il n'y a qu'une seule équipe par pays,
faut trouver le distributeur français.
L'entrepôt doit lui appartenir.
- Trouvez les tireurs, faites-les parler.
Je veux savoir qui ils protègent et à qui appartient l'entrepôt.
- Alors, ce goûter avec Ferracci ?
- Ils bougent de la coke ultra pure,
et en grande quantité.
Inutile de vous dire qu'on a affaire à un gros poisson.
Vous avez du nouveau sur l'entrepôt ?
- Toutes les caméras aux alentours,
celles de la ville et du voisinage, ont été sabotées plusieurs fois.
Alors ils ont lâché l'affaire il y a un an.
- Donc ça fait un bout de temps qu'il tourne cet endroit.
Le bail est à un prête-nom bidon, c'est ça ?
- Exactement.
- Le gérant de paille est un ancien gardien d'immeuble,
il est retraité, plus d'adresse.
- Toi et Vanessa, allez voir la société qui l'employait.
Et vous me creusez ça, OK ? - OK.
- Socrate, Julien, vous allez sur la scène de crime.
Jill...
Tu veux aller avec eux ? - Evidemment.
- On se retrouve là-bas.
- Et toi, tu vas où ?
Rendre visite à Hamza El Hassani, au cas où.
Jet d'eau pressurisé
...
Comment ça va ?
- Je sentais que t'allais venir. - Pourquoi ?
T'as des trucs à me dire ? - Merci, déjà.
Sans toi, je serais pas là.
Trois mois de prison, à attendre un jugement,
et là... la relaxe.
Ca m'était jamais arrivé.
- Ecoute, le dossier était vide,
on sait que t'as rien fait.
- Ca puait surtout.
Si je commence à parler de ton ancien chef.
C'est vrai ce qui se dit ?
Perez s'est fait fumer par son gendre ?
- Je suis pas là pour ça.
- Pour quoi, alors ?
- Tiens, regarde.
Est-ce que tu reconnais ça ?
- Bah ouais.
- C'est la drogue que vous vendiez ?
Celle de Seedorf.
- Si tu sais, pourquoi tu demandes ?
- Tu bosses encore avec lui ?
- C'est mon frère qui s'occupait de ça.
J'ai jamais vu Seedorf, moi. - Réponds.
- Je serais en train de laver ma voiture
si je poussais des kilos de zip ?
Tu comprends pas, c'était le rêve à mon frère, il est mort avec.
- Qui a repris le flambeau ?
Qui vend la drogue de Seedorf ? - Je sais pas.
- T'as rien entendu sur son nouveau transporteur ?
- Tu m'as pas compris. - Dis-moi.
- J'ai arrêté. Toute cette merde, c'est fini.
Toi, quand tu rentres chez toi, tu laisses la merde dehors.
Moi, c'est pareil.
J'ai arrêté pour toujours. Je fréquente plus personne.
Ni au café, ni à la cité.
Et qu'ils aillent tous se faire enculer, même.
Thème sombre et intrigant
...
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour, ça va ?
Je vais aller voir dans l'entrepôt, moi. OK ?
...
- Je suis touché, je sors.
Je meurs.
...
Regarde. C'est bizarre, non ?
- Quoi ?
- Y a du sang à deux mètres des autres traces.
- Peut-être que c'était déjà là avant.
- Il y avait combien de tireurs ?
- Deux, apparemment.
- Si les impacts sont là, c'est qu'un des tireurs était ici.
Et l'autre...
T'as un laser sur ton Glock ? - Ouais.
- Passe-le-moi. - Quoi ?
- Passe-moi ton flingue, deux secondes.
Merci.
Thème à suspense
...
Vas-y, avance.
...
- Friendly fire.
- Hmm.
- A quoi vous jouez ?
- Un des tireurs a dû se mettre dans la ligne de mire de son complice
et s'est pris une balle.
Regardez le point d'entrée, le point de sortie.
Y a un peu de sang, c'est forcément celui d'un des tireurs.
- Vous pensez que la balle est entrée où ?
- Dur à dire sans connaître la taille, je dirais...
haut de la cuisse, aine ou ventre.
- Ca veut dire qu'ils ont un blessé grave sur les bras.
Julien, récupère les appels passés d'ici vers un hôpital,
un médecin, un vétérinaire... Tu cherches partout.
Bien joué.
Il est où Socrate ?
...
C'est quoi, ça ?
- Y avait une Clio à l'intérieur, c'était dessous.
- Une balise ?
- Mieux... ça, c'est une balise police nationale.
Les Stups ont dû la mettre là en commando,
sans aucune autorisation.
- Alors...
en mai...
Ah, il est là.
Sednaoui.
Sednaoui Mohamed...
Il est resté 30 ans, chez nous.
- D'accord, et il travaillait où ? - A Poissy.
- A Poissy, dans une cité ?
- Une petite résidence, toute calme.
On n'a jamais eu un litige ou un problème, avec lui.
- Vous savez où il est maintenant ?
- Oui.
- Et il est où ?
- A Annaba, en Algérie.
Ca va faire un peu loin pour discuter avec lui.
- Ouais. - Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Rien, on voulait juste lui poser quelques questions.
- On peut avoir la liste de vos gardiens
sur Poissy et ses alentours ? - Bien sûr, je vous fais ça.
Le portable vibre.
- Allô ?
*- Un des tireurs a pris une balle.
*On a remonté la téléphonie.
*Une puce belge a appelé, à plusieurs reprises, le CHI Poissy.
*20 minutes après la fusillade. Vous y êtes toujours ?
- Ouais, on est à côté. *- Allez-y, vite.
- (On bouge.)
Merci. - Je vous en prie.
Thème sombre et mystérieux
...
- Bonsoir, madame. - Bonsoir.
- Bonsoir. - Police.
On peut vous parler deux minutes ?
- Oui, bien sûr.
...
- Si on appelle ce numéro-là, est-ce que c'est là que ça sonne ?
- Oui.
- Qui était là, hier soir ?
- C'était moi.
- Vous auriez pas reçu un appel vers minuit, une demande spéciale ?
- Pas plus que les autres nuits.
- Une demande particulière ?
- Qu'est-ce que vous cherchez, exactement ?
- Un homme blessé par balle.
Il a dû vous contacter, hier soir,
avant de prendre peur et de renoncer.
- Non, pas de demande de ce genre.
Mais un type assez agressif a appelé
pour demander à parler à un interne en traumato.
- On peut lui parler ?
- Non, il a appelé ce matin pour dire qu'il était malade.
- Comment il s'appelle ?
- Docteur Djabali. - D'accord.
On peut avoir sa feuille de renseignements ?
- Ouais.
...
- Bonjour. - Bonsoir.
Eh bah...
Quel festin ! - Bonsoir, cheffe.
- On a pas mal de choses.
- Vous avez été rapides.
- Jill a analysé la balistique autour de la voiture.
Un des tireurs a dû se mettre dans la ligne de feu de son complice.
- Et donc ?
- Donc on a de l'ADN
et un type qui se balade avec une blessure par balle.
Ils ont essayé d'appeler quelqu'un à l'hôpital.
- Qui ?
- Un interne en traumato. Ilyès Djabali.
Ils ont dû appeler la première personne qu'ils connaissaient.
Donc lui, il habite à Poissy.
Et comme par hasard, il est pas venu aujourd'hui.
Donc on va le mettre sur écoute d'urgence.
Et on va faire surveiller son domicile, au cas où.
- Très bien.
Vous êtes allé voir Hamza ? - Hmm.
Il ne distribue plus la drogue de Seedorf.
- Vous le croyez ?
- Oui. - Alors c'est qui ?
- Bah ça, faut demander aux Stups, hein.
On l'a trouvé sur un véhicule,
laissée dans l'entrepôt où était stockée la coke.
- Mais c'est une balise de la police. - Hmm.
- Donc la chef de groupe savait très bien qui ils suivaient.
Elle nous prend pour des cons.
La nouvelle a vraiment trouvé ce truc de balistique ?
- Ouais.
- C'est bien.
Vous avez toujours pas dormi ?
Emmenez-la avec vous sur le dom' du médecin.
Comme ça, elle voit ce qu'est une vraie nuit de BRI.
On se tient au courant. - Hmm.
- Elle est tout le temps comme ça ?
- C'est Ferracci.
- Toute la sécheresse de la Corse, quoi.
- Ferracci ça vient de "ferro".
Le fer.
- Bon, vous avez entendu ?
On va à Poissy, on récolte les infos.
- Et on dort quand ?
- C'est pour ça qu'on y va tous.
Trois voitures, on alterne et on dort par tranches de 2.
Vrombissement des moteurs
...
- Dors, si t'es fatiguée.
T'as le droit de fermer les yeux. Les sélections, c'était fatiguant.
- Non, t'inquiète.
T'es parisien, toi ?
- Je suis lyonnais.
- T'étais là-bas avant ? - Ouais.
J'étais à la BAC, de Vaulx.
Vaulx-en-Velin.
- Je suis pas de Paris, comme tu me demandes pas.
Et tu t'en fous.
- Bah non, je sais, t'étais à la BST à Rennes.
Bah ouais,
moi je les regarde, les dossiers des candidats.
Mais t'es d'où ? - Je suis de Bayonne.
- Pourquoi t'es remontée à Paris aussi vite ?
Tu vas dormir où, ici ?
- Je sais pas, je vais squatter chez une copine en attendant.
- Tu l'as prévenue ?
- Oui.
Je savais que j'aurais les sélections.
- Ah ouais.
Joue-la un peu moins "sûre de moi",
parce que tu risques de déchanter, ici.
Il accélère.
Ballade rock
...
Je vais checker s'il est chez lui, le toubib.
Tu m'appelles s'il y a du nouveau.
- J'ai pas ton numéro.
- Donne-moi le tien, je te rajoute au WhatsApp du groupe.
Elle tape son numéro.
Thème sombre et inquiétant
...
- Julien a ajouté la nouvelle au groupe.
- Ca s'écrit comment, Jill ?
- Bah comme Gilles, le bonhomme.
Petit rire
Gilou, je vais l'appeler.
Ce que je donnerais pas pour être à notre appart, là.
- Notre appart ?
D'ailleurs, t'as cherché un appart un peu ?
- T'es dans la police comme moi,
tu sais que j'ai pas le temps de faire des visites.
- T'es bizarre, toi.
Trois ans que tu galères chez ta mère.
Là, tu pourrais faire un peu ta vie
mais tu squattes chez moi. - Te fatigue pas, j'ai compris.
- Si, si, je me fatigue.
Parce que tu comprends pas. - J'ai compris.
- Je dis ça pour toi, pour que tu profites un peu.
- Profiter ? J'ai même pas le temps pour une meuf.
- Je te parle pas de meuf, je te dis de...
quand tu rentres chez toi, chez toi,
tu sors du taf, tu prends ta douche,
tu dors dans tes draps. T'arrêtes de dormir chez l'habitant.
- Tu vas finir vieille fille, toi.
Tu vas adopter un chat.
Tu vas adopter Julien, aussi.
Il va te mettre un lit de camp dans le salon.
Vous serez deux vieux culturistes. - Tais-toi.
Dors.
Une porte s'ouvre en grinçant.
- (Allez, viens.)
Thème sombre et intrigant
...
Tonalité
- Ca descend. Ils sont deux, ils sont deux.
- Allez, on se tient prêts, ça bouge.
...
Ca sort.
...
Bon, c'est bien Ilyès.
On dirait qu'il est otage.
Le deuxième gars semble armé.
*- Je confirme, le deuxième gars a une arme.
*- OK, donc on reste hyper vigilants.
...
- Je les prends en piéton.
...
Ils entrent dans une pharmacie.
- T'attends qu'ils sortent,
et tu décroches si tu vois qu'ils rentrent vers l'appart.
...
- Ils reviennent vers vous.
...
- Ils sont au taquet, les gars.
On a intérêt à pas trop traîner.
Donc on pense qu'ils sont trois, dans l'appart.
Les deux tireurs présumés,
dont un blessé
et le médecin, locataire de l'appart, qu'ils tiennent en otage.
Les gars sont armés
et ils ont tiré sur des collègues. Sonnerie
On sait à qui on a affaire. - C'est celui d'Ilyès.
Il commande des pizzas.
- On laisse tomber le bélier et on fait le coup de la pizza ?
Je sais déjà qui va faire le livreur.
Bonsoir, police.
- Mais j'ai rien fait.
- C'est pas toi qu'on veut péter, c'est ton client.
Si on réussit, on garde les pizzas.
Reste pas là, s'il te plaît, vas-y.
Le scooter s'éloigne.
...
Thème sombre, à suspense
...
- Go.
...
- Bonsoir, monsieur. C'est le livreur.
- Merci. - Bon appétit.
- Police ! Coups de feu
- Cavale !
Il dégoupille une grenade.
... Explosions
- Blessé à terre. 42 tu t'en charges. - Clair !
Halètements
... ...
...
Coups de feu
Cri, choc sourd
- Bouge pas ! - Tu bouges pas, tes mains !
Les mains visibles.
...
- Il est mort.
- Appelle les SP. - OK.
- Tu peux parler, toi ? - Ouais.
- Bouge pas.
Ecoute,
même si tu t'en sors, ce qui est pas garanti vu ton état...
t'imagines même pas ce qui t'attend.
A l'entrepôt,
c'est des gars des Stups que vous avez allumés.
- On savait pas que c'était des flics, wallah.
On a cru que c'était à nouveau les carotteurs.
- Quels carotteurs ?
- On s'est fait braquer, y a deux semaines.
Et depuis, on est devenus paranos.
On n'allume pas les flics.
Les flics nous protègent.
Thème sombre
- Quels flics ?
C'est maintenant que tu dois parler, d'accord ?
Parce qu'après, je peux plus rien pour toi.
- Tu l'as dit toi-même.
Tu peux plus rien faire pour moi.
...
- Moi, je pense qu'il était sincère.
Je peux me tromper, mais en état de choc...
Je le vois pas mentir dans cette situation.
- Des trafiquants protégés par des flics.
Putain...
Mais de quels flics on parle ? - Les Stups de Paris.
J'étais chez eux, les pratiques de leur patron, je les connais.
- Et c'est quoi leurs pratiques ?
Bosser avec des tontons qui trafiquent ?
Comme dans tous les services. - Ouais,
mais là, on parle du plus gros importateur de cocaïne de l'UE.
Seedorf.
- Excusez-moi, mais c'est qui Seedorf ?
- Un Hollandais originaire du Surinam.
- Pourquoi tirer sur les Stups
s'ils les protégeaient ?
- Ils étaient pas au courant...
que c'était des flics.
- Hmm... - Il a raison.
Vu les quantités de drogue,
seul un haut gradé peut gérer ça.
- Vingre. - Vingre.
- Ca fait beaucoup de suppositions.
Rien de concret. - Exactement.
Mettez-vous sur le propriétaire de l'entrepôt,
pour identifier le nouveau revendeur de Seedorf.
Ca, c'est concret. Reposez-vous.
C'est du bon boulot.
- Je vais encore être le héros de la soirée.
Il y a un deuxième homme de paille.
On avait demandé la liste
des anciens concierges.
Un deuxième profil correspond.
Un retraité qui vit en Algérie.
- Ouais et ?
- Et il est gérant d'une SCI
qui est propriétaire d'un local de stockage,
à Chanteloup, dans le 78.
- C'est très bien, ça.
- Bien, Badri.
- Bon boulot, Badri.
Très bien, on ira faire un tour demain, en attendant le mandat.
Allez vous reposer. Bonne nuit.
- Jill.
Tu veux que je te raccompagne ?
Je te dépose chez ta pote ?
- Non, je vais rester ici. Elle répond pas donc...
- Tu as un lit de camp dans notre bureau,
ou les canapés de la salle commune.
- OK.
- Bonne soirée. - Ouais.
Jill soupire.
Thème sombre et dramatique
...
Souffle lourd
Gémissement léger
...
...
Thème sombre et intrigant
...
- Regarde.
...
Ouais. C'est la même que dans l'autre entrepôt.
...
Une alarme incendie à l'extérieur ?
- Va checker.
Son téléphone vibre.
Ouais.
OK.
Il démonte le système.
...
- Caméra.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Les collègues qui se sont fait allumer... ils sont morts.
...
Ca, c'est les mecs
qu'on a pétés dans l'appart.
...
- C'est quoi ce bordel ?
- L'équipe qui les a dépouillés.
...
- Donc, nos tireurs
pensaient vraiment que c'étaient les braqueurs qui revenaient.
...
- Avance, s'il te plaît.
Hmm...
Là, stop.
...
Attends, ralentis.
Clic de souris
...
T'es qui, toi ?
- C'est le nouveau protégé de Seedorf.
...
Thème électro, sombre
...
Sous-titrage : Lucille Eichhorn pour Tri Track
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