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T'inquiète pas, Carter, ça va glisser.
C'est la cargaison rance malaisienne ?
Je consulte le cours du cuivre.
Tu plaisantes !
Les "Huiles" et les "Métaux" jouent le même jour ?
Moi, je préfère le base-ball.
Et à propos de...
Chevrons, chevrons...
... les pétroles Chevron ?
Quand je me balade avec papa...
Non, attends que ça baisse !
Signe là.
Je signe quoi, Yannis ?
L'acceptation de l'accord avec Sphaira.
Sphaira...
Sphère, réverbère...
Essayons d'être rationnels.
Comment ton prof doit-il t'aimer sur une échelle de 1 à 10 ?
- Cinq. - D'accord.
Oh regarde !
Cinq yeux !
Juste au moment où j'ai dit cinq !
- Et une voiture bâchée. -Je comprends pas.
Normal. C'est nouveau, on est jeudi.
Colonel Bamberg !
On ne joue plus, on mange.
Papa et moi, on a vu les réverbères s'allumer.
Et ça veut dire quoi ?
Ça veut dire berguerquand on veut.
Vous et vos règles !
- Allez, on joue. - Sérieusement.
Colonel Bamberg.
Colonel Doubleberg.
Colonel... Tripleberg.
- C'est quoi ? - C'est contre le mauvais œil.
T'es pas sérieuse ?
Je n'ai jamais fait perdre autant à un client.
Tu ne négocies jamais à l'instinct, Alec ?
Je ne suis pas superstitieux. Je me fie au marché.
Moi aussi. Pourquoi pas ?
Quel que soit le négoce, il y a un temps pour tout.
On peut s'en apercevoir trop tard mais c'est toujours vrai.
Tu n'avais qu'une chose à faire,
et c'est le marché qui te la dictait.
Mon sac !
On remonte !
Alors, tu viens ce soir.
Depuis quand, Marge ?
En Grèce ? Trois ans.
Tu es grecque ? Ou est-ce ton mari ?
- Scandinave. - Américain.
- Il est né à Stockholm. - Mais il est naturalisé américain.
Ma mère est grecque.
L'idéologie est
le gant blanc qui camoufle la main sale,
comme l'a écrit votre Kazantzakis.
En tant que consul,
mais également en tant qu'Américain de la génération post-gants-blancs,
je considère ce déjeuner comme l'opportunité
de célébrer l'éradication
de tous les gants blancs,
qu'ils soient pour gauchers
ou pour droitiers.
Alors merci à tous d'être venus.
Ceci est une camionnette Chevrolet.
Vous ne me croyez pas ?
Si je vous force à avaler ce paquet de lessive Tide
et vous flagelle les pieds avec cette phalanga
vous en serez persuadés.
Je l'ai été.
La réconciliation est le lien le plus fort entre les gens.
Or, il ne peut y avoir réconciliation
sans trahison.
Mais il ne peut y avoir trahison sans confiance
et amour.
Les Grecs ont toujours aimé les USA.
Pourtant, il y a 25 ans,
on m'a attaché à un banc
de la prison de Bouboulinas et on m'a flagellé
la plante des pieds.
Je n'avais jamais imaginé que le pays
qui a soutenu la dictature nous honorerait un jour
avec un déjeuner.
Dans un esprit de réconciliation,
j'aimerais vous soumettre une idée.
Ensemble, construisons un musée.
Un musée pour commémorer la résistance
à la dictature.
Papa, tu n'es pas concentré.
Désolé...
J'ai vu deux mobylettes bâchées.
Ensemble ?
Répétition.
Non. Doubles. Un point pour moi.
Doubles...
Tu ne devais pas sortir ?
Ton cours.
Crois-tu qu'un jour j'apprendrai le grec ?
Si tu le veux vraiment.
Marjorie...
Alec ?
J'ai une liaison.
Comment font les autres ?
On se sent tellement pollué.
À tous les niveaux.
La moindre petite chose en est teintée.
Si je m'assois sur une chaise,
je suis assis malhonnêtement.
Si je te tends un verre ou que je sors avec Siri,
je le fais malhonnêtement.
Marjorie, tu ne dis rien.
- Que devrais-je dire ? - Je ne sais pas.
Enfin pouvoir te parler comme ça...
sans rien te cacher.
Que vas-tu faire ?
Je ne sais pas.
Ce que tu voudras que je fasse.
Je peux disparaître.
Et si tu rompais ?
Je romprai demain.
Je la connais ?
Non. Tu ne la connais pas.
Que va-t-elle faire ?
Elle va quitter Athènes. Elle déteste cet endroit.
Elle reste juste parce que...
En fait, elle est plutôt seule.
C'est cette Américaine du bureau ?
Tu en as parlé, une fois.
Je me demandais pourquoi je ne l'avais jamais vue.
Tu sais,
je me dis souvent
que même si on compte vraiment pour quelqu'un,
on peut toujours être remplacé.
Mais elle...
elle m'a fait comprendre que je suis irremplaçable.
C'est vraiment troublant.
Il s'agit de mon existence en particulier, de moi seul,
je suis le seul à compter.
Ne me demande pas pourquoi.
Je sais que c'est...
affreux à avouer,
mais depuis le début de cette liaison...
mes sentiments pour toi sont plus profonds,
plus qu'ils ne l'ont jamais été.
Katherine !
Laisse-moi.
Parlons...
Je suis humiliée. C'est ce que tu voulais ?
Alors laisse-moi.
Il faut en parler...
De tes méthodes de négociation ? Il y a un temps pour tout ?
- Ce n'est pas ça. - Si, c'est ça.
N'est-ce pas ?
Ton admirateur secret.
Pas très discret.
Kent ?
C'est pas un espion.
Quoi ?
J'imaginais un autre homme à ta place.
Kent ?
Je n'arrive pas à oublier ce que tu as dit.
À propos de quoi ?
À propos d'interchangeabilité.
N'insiste pas.
Ça m'obsède.
Un autre pourrait être toi.
Ça te fait quoi ?
C'est horrible.
C'est bizarre,
je me sens comme définitivement immunisé contre le malheur.
Ce serait bien.
Quand je t'ai vue à Bergplatz
me doubler sur les pistes, je n'y ai pas cru
et pourtant j'avais ce sentiment...
d'immense... absolue... justesse.
Est-ce que le fait d'être ensemble aujourd'hui,
c'est juste à cause de cette coïncidence sur les pistes ?
Non,
je suis tombé amoureux de toi
alors que j'aimais quelqu'un que je n'ai cessé d'aimer.
J'ai mis fin à notre liaison par culpabilité,
sans jamais cesser de t'aimer non plus.
Et puis, à l'improviste,
dans un pays étranger,
tu as débarqué...
tu as resurgi dans ma vie.
Comment vivre tout ça sans...
Sans penser que c'est un signe ?
Lequel ?
Comment le dire sans avoir l'air idiot?
Ça paraît tellement précaire...
Quoi ?
Si nous ne nous étions pas croisés ?
Mais c'est arrivé. On ne peut plus rien y changer.
Et si j'avais arrangé cette rencontre ?
Quoi ?
Si j'avais tout manigancé ?
- De quoi parles-tu ? - Je ne sais pas.
Ça ne t'inquiète pas
qu'on puisse si facilement te manipuler ?
Je ne vois pas ce que tu veux dire.
Ta manière de réagir au monde te rend vulnérable.
J'aurais pu savoir que tu skiais là-bas,
orchestrer cette coïncidence.
Je comprends pas. Pourquoi aurais-tu fait ça ?
Je ne sais pas.
Je savais que tu réagirais, que tu y verrais un signe.
As-tu tout manigancé ?
Ton obsession pour les signes...
Obsession ! Tu me fais passer pour un fou.
Non. C'est pour ça que je t'aime, tout est important pour toi...
Je dis juste que si j'avais tout manigancé...
si je t'avais épié, si j'avais organisé la rencontre,
orchestré les signes,
et si tu l'avais découvert, alors... ?
Alors quoi ?
Est-ce que tu serais là aujourd'hui ?
Bien sûr que non. Ce serait monstrueux.
Tu crois que j'aurais abandonné femme et enfants...
Que j'aurais gommé 20 ans pour quelqu'un capable de ça ?
C'est parce que c'est bien réel, et non pas une arnaque,
que j'ai infligé ça aux gens que j'aime !
Et moi ? Est-ce que tu m'aimes ?
Bien sûr que je t'aime.
Ce n'est pas un caprice.
Je ne suis pas frivole.
Est-ce que tu m'aimerais autant si ce n'était pas réel ?
Que veux-tu dire ?
Que ce n'est pas réel, c'est ça ?
C'est ça ?
Oui.
C'est exactement ce que je dis.
L'arrière-grand-mère de maman,
un jour qu'elle allait s'asseoir dans un fauteuil,
découvrit un général
avec son casque à plume déjà assis dedans.
Ne sachant s'il était réel ou si c'était une hallucination,
elle décida de tenter sa chance et elle s'assit.
Il s'avéra que le général était une hallucination.
Mais hélas... le fauteuil aussi.
Celui-ci me semble tout à fait réel.
Ça va, c'est mon mari.
Je me suis vu faire les cent pas devant l'ambassade,
tomber sur toi par hasard
et te demander si tu voulais déjeuner avec moi.
Tu veux déjeuner, c'est ça ?
Oui.
Peut-être, mais t'aurais pu t'annoncer.
Ne pas me sauter dessus comme un diable hors de sa boîte.
"Annoncer" ? J'aurais dû l'annoncer ?
Annoncer...
Annonce ?
Alliance.
Quel jaune magnifique !
Là.
C'est drôle de se retrouver chez Zonar,
après tout ce qu'on a traversé.
J'ai toujours pensé
que si je devais te revoir,
tout ne serait que
haine...
amertume.
Bien fondées, j'entends.
Mais tu es tellement...
impressionnante.
Ce qui m'est arrivé aux USA...
Tu voulais parler des enfants.
C'est vrai.
Ça n'a rien à voir avec moi,
ce qui t'est arrivé aux USA.
Bien sûr que non.
Tu ne manges pas, Alec.
Tu devrais manger.
Elle a dit "annoncer". Elle dit toujours "appeler".
Pendules ! Ça veut dire quoi ? Un jour ?
Dans le futur...
Réverbères !
Ou le passé... Remonter une pendule.
Maman parle de mon retour ?
Parfois.
Menteuse, c'est pas vrai.
C'est vrai.
Des gens bâchés !
Passe papa le poivrikos pour poivriker sa viandikos.
Je vais devoir me mettre au grec.
Me fais pas rire.
Quoi ?
Colonel Bamberg.
Qu'est-ce que tu dis ?
On ne plaisante pas sur les colonels à cause de la dictature.
C'est juste un jeu.
Allez.
Colonel Bamberg.
Doubleberg !
Croix-de-Berg.
Colonel Va-te-faire !
Yamamoto ? C'est un Japonais ?
Colonel Croix-de-Berg !
J'y suis.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il faut que je te parle.
Ça suffit !
Tu crois que si j'éprouvais encore quelque chose,
tu serais ici aujourd'hui ?
- Je pensais que tu avais compris. - Mais les roses...
Tu ne les as pas jetées
et tu n'as rien dit pour ça.
Ça ne t'a pas déplu.
Ton alliance ! J'avais pas remarqué.
- Je dois l'enlever ? - Je sais pas.
C'est pas mon problème !
C'est bien que tu sois revenu. Reste. Les enfants...
Je reste !
Mais pas que pour les enfants.
Il ne se passera rien.
Même s'il ne se passe rien, je suis là.
Je te dis qu'il ne se passera rien.
Comment peux-tu l'affirmer ?
Tu veux savoir ? Parce que...
J'ai quelqu'un d'autre.
Évidemment !
C'est normal.
Je veux que tu aies quelqu'un. Après ce que j'ai fait,
tu me retournes la pareille.
Ce n'est pas contre toi !
Non, mais...
Qui est-ce ?
C'est pas Kent ?
Andreas Thimis.
Qui ?
Pas grave.
Le journaliste au déjeuner de l'ambassade.
Je suis content pour toi.
Andreas Thimis, le mec que les Colonels ont torturé,
c'est pour ça que tu es si belle.
Tu te dois d'avoir un amant.
Je le veux. Je t'aiderai.
Je garderai les enfants. Sérieusement.
Comme ça, tu pourras sortir.
Je suis jaloux, c'est normal. Je dois souffrir.
Et quand ce sera fini, je serai là.
Je sais que j'ai tout foutu en l'air.
C'est tout ?
Je t'aime, Marjorie.
Je sais que c'est difficile à comprendre.
Tu ferais mieux de partir.
Bonjour. Entrez.
Malgré les protestations, la dictature ne céda pas...
Je finis juste de trier des archives.
Asseyez-vous.
La loi martiale fut maintenue.
Le Colonel Gizikis était le nouveau président.
À partir de 1967,
sept années de torture et de dictature...
Merci d'accepter de me recevoir.
Ce n'est pas très conventionnel.
Il ne faut pas toujours l'être.
Je me souviens de votre discours à l'ambassade.
J'avais honte d'être américain.
C'était volontaire.
C'était destiné à votre consul. Ça a marché.
Il a réuni l'argent pour mon musée.
Et quand un Américain paie,
c'est qu'il a honte.
D'où l'utilité du musée. Je manque de place.
Ces papiers...
Prouvent l'implication des USA dans la dictature.
Souvenirs de la prison de Bouboulinas.
Registres de police.
Lettres de délation.
Une boîte de Tide...
Je vais être franc. Je suis ici...
Allons dehors, j'apporte le café.
Écoutez.
Ma femme et moi avons vécu 17 ans ensemble.
Et malgré tout, notre relation est permanente, prédestinée.
Je dis pas ça pour vous mettre mal à l'aise.
Marjorie parle beaucoup de vous.
Je me suis senti comme obligé de la quitter.
J'avais tort.
J'admire les Américains. Vous êtes bien américain ?
Votre seule quête est le bonheur personnel.
Vous ne décidez qu'à des fins pratiques.
Et si vous vous trompez,
vous faites volte-face pour corriger.
Un gâteau ? Ils sont excellents.
De chez Zonar. Vous connaissez ?
Excusez-moi.
Alec ?
Que fait-il là ?
Il vérifie que j'existe.
Ça va ?
En fait, il est distrayant.
Être américain est tellement important pour lui.
Comme un bien négociable sur le marché,
avec un chargement de cuivre et des barils d'huile.
Andreas, sois prudent.
Méfie-toi.
Où en étions-nous ?
J'ai été épouvantable avec ma femme.
J'en suis conscient.
Plus qu'épouvantable... horrible.
Je ne l'ai pas quittée une fois, mais deux.
Comme torturer quelqu'un et le ressusciter pour mieux...
recommencer.
Je veux dire que, malgré tout, ma femme et moi...
Vous continuez à l'appeler votre femme, mais...
vous avez divorcé.
Que feriez-vous
si vous étiez dans ma situation ?
Ce que je ferais ?
Ça dépend si j'étais vous ou moi.
Vous-même.
Sincèrement...
je crois que j'abandonnerais.
Et si vous étiez moi ?
Je crois que je sauterais.
Vous devez comprendre que ma relation avec Marjorie
est vraiment sérieuse.
Je ne prête pas, comme vous, un sens cosmique à tous mes actes...
mais je dirais qu'aujourd'hui,
elle est l'essence même de ma vie.
Vous aviez dit pour un musée ?
Un musée de la résistance à la dictature.
Oh, la dictature... Pourquoi pas ?
Il y a la place ici pour cinq beaux bureaux.
Et la lumière naturelle est fabuleuse.
Andreas,
Marjorie, voici Bill Ferris de CMG à Boston.
CMG va financer le projet.
Nous sommes emballés.
Le thème nous a séduits.
Quel thème ?
L'esprit de résistance. Votre manière de rester fiers.
Cela colle à la philosophie de CMG.
Quelle chance !
Vous avez résisté aux Turcs, puis aux nazis,
- et aux... - Mecs comme vous.
Vous avez su résister aux... mecs en uniforme.
Les chasseurs...
À présent, avec la démocratie, l'économie de marché,
vous êtes vraiment dans l'esprit CMG.
Nous créons des outils pour individualistes engagés.
Ça me semble bien, Andreas.
Ça, c'est de l'échange.
Bienvenue à bord.
M. Fenton, une femme vous a laissé un paquet.
Quelle femme ?
Vous ne savez pas ? Moi non plus.
Il y a un message ?
Rien du tout ?
Qu'est-ce que ça veut dire ?
"Hamogelontas".
C'est le magasin. Ça veut dire "sourire".
"Souriez !" Pourquoi pas ?
Des pieds de porc.
C'est quoi ?
Nous avions 18 ans. Notre 1er acte public de résistance.
Comme si un papier pouvait traduire
ce qu'on a traversé.
Rien n'a changé,
sauf la nature de l'ennemi.
À l'époque, c'était les tanks...
Aujourd'hui, c'est les fast-food.
Arrête, Andreas.
Il a raison.
Le musée doit souligner cette connexion.
Tu devrais écouter Marjorie.
Si c'est vraiment un musée de propagande anti-américaine,
tu sais que tu perdras tes financements.
Au musée !
Il garde les enfants ?
C'est occupé depuis des heures.
Ils dorment depuis des heures.
Je connais ces boucles.
Je ne sais pas comment dire mais...
-Je comprends. - Non, je ne crois pas.
Il faut que tu t'éloignes. Tu es toujours là, c'est pas bien.
Que fais-tu ?
Je souris. "Souriez !"
Je te rappelle...
que dans notre accord, tu as les enfants le week-end et...
Pourquoi tu souris ?
Parce que je suis heureux.
Très heureux.
Parce que je te connais,
que tu dis tout ça, mais tu ne le penses pas.
Tu portes mes boucles.
Qu'est-ce que tu dis ?
Tu es belle.
Ne joue pas à ça. Tu as fait assez de mal.
Je sais.
Tout est fini entre nous.
Laisse-moi finir !
Tu ne m'as pas détruite une fois,
mais deux.
Tu as ruiné un mariage heureux.
Tu as détruit ta famille...
Tu me trahis avec des infidélités sordides,
que je pardonne car je t'aime encore.
Puis tu me remercies en détruisant ce qui est encore intact.
Sais-tu ce qu'on a vécu quand tu es parti ?
Tu ne réalises pas.
Pourquoi... souris-tu ?
Suis-je tellement comique ?
Non, je veux que tu sois fâchée. Nous en avons besoin.
Nous ?
Il n'y a pas de nous.
Nous, c'est fini !
C'est définitif. Je suis avec Andreas.
Je comprends mais...
Mais rien !
Tu vas partir,
il va venir, me porter dans notre lit
et me baiser !
C'est bien.
C'est juste.
Et celle-là, alors ?
On va se marier.
Des infidélités sordides que je pardonne
car je t'aime encore.
Tu as détruit ce qui était encore intact.
Sais-tu ce qu'on a vécu quand tu es...
Et celle-là, alors ?
On va se marier.
Je ne veux pas revenir en arrière.
Tu n'as jamais pu te débarrasser de Katherine,
pourquoi me débarrasserais-je d'Andreas ?
Quelle femme !
Elle a quitté son mari koweïtien, il a gardé les enfants.
Elle est revenue et feint la réconciliation.
Elle veut qu'on l'aide à emmener les enfants aux USA.
Peut-on le faire ?
Excuse-moi, je planais.
Redis-moi ça.
Elle quitte son Koweïtien, il séquestre les enfants.
Elle revient et feint la réconciliation.
Mlle Fontaine ?
Je suis Marjorie Fenton.
Je vous en prie.
Je culpabilise.
J'aurais fait la même chose.
Vous avez des enfants ?
Ils ont le même âge que les vôtres.
Où sont-ils ?
Avec mon mari. Il croit que je fais les courses.
Il me tuerait s'il me savait ici.
Ne vous inquiétez pas.
Nous ferons tout pour vous aider.
On dirait un jeu, cette histoire de mariage.
Elle t'en a parlé ?
L'épouser ?
C'est pas sérieux. C'est une sorte de héros mais...
Qu'est-ce qu'ils croient?
Que les arbres vont s'enfuir s'ils ne les enferment pas ?
Que voulait-elle dire avec ce costume ?
Paons.
- Pourquoi ? - Des centaines d'yeux.
C'est pas des yeux, c'est de la répétition.
Écoute...
Il est resté allumé quand je travaillais mon grec.
Écoute attentivement pour comprendre ce qu'elle dit.
Ce qu'elle dit vraiment.
Que je te pardonne car je t'aime encore...
Elle t'aime encore. C'est ce qu'elle dit.
Elle t'aime encore.
Pourquoi me débarrasserais-je d'Andreas ?
Peut-être qu'il ne faut pas eexrapoler.
La voilà.
- La reine de cœur. - Que dit-elle ?
- Qui mange qui ? - Chatou chauve-souris ?
- Coupons-lui la tête. - Où sont les tartes ?
- Berguer son berg. - Berguer son berg.
- Doubleberg. - Tripleberg.
- Triple trouble-berg. - Et la Haute Cour.
"Et parmi toutes...
"toutes les caresses et les délices...
"et autres tortures discretibus..."
Secretibus.
Cache le poivre !
Et le superberg ?
Superberg ?
Bamberguons le superberg.
Bamberguons son berg !
Me débarrasserais-je d'Andreas ?
Et elle ? Qu'est-ce qu'elle dit ?
Je ne veux pas en parler.
Je ne veux pas en parler !
Je ne veux PAS en parler.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Merci d'être venue. - Je voulais vous remercier.
Zonar.
Vous connaissez ?
Il ne fallait pas.
Votre histoire m'obsède.
J'ai moi-même divorcé.
Allez, Dinah, allez.
Elle est malade.
Mais moi...
je me suis fait jeter.
C'est drôle, maintenant, c'est lui qui veut revenir.
Et vous voulez qu'il revienne ?
Oh non !
Je vais me remarier.
Enfin, j'y pense.
Mais 16 ans de vie commune, ça marque.
Moi aussi, j'aime mon mari,
mais je voudrais le tuer.
Reprendre les enfants, ça fera peut-être l'affaire.
Je ne voudrais pas le blesser.
Et moi, vous voulez me blesser, Katherine ?
On a vérifié votre identité.
Vous auriez pu vous en douter.
Que feriez-vous,
si je l'aimais encore ?
J'avorterais et je repartirais.
Vous êtes enceinte.
C'est pour ça qu'il vous a quittée ?
Non. Il n'en sait rien.
J'ai tout fait pour qu'il parte quand j'ai su.
- Il sait que vous êtes là ? - Non.
Quand on parle du loup...
Restez donc avec nous
pour un "thé extravagant".
Je ne veux pas lui faire de chantage.
Zonar.
Alec, ça suffit.
J'étais devant l'école... j'allais pas les laisser.
Nous avons un accord, seulement les week-ends.
Je pensais que...
Y a pas de mal.
La clé ? Quelle clé ?
Je vais la chercher.
Il est encore là.
Écoute, marions-nous vite.
Alice. Les pierres se transforment en gâteaux.
Je vais te montrer.
On préviendra les enfants. On leur expliquera.
On a des gâteaux de chez Zonar.
C'est Andreas ?
Regarde.
Un œil.
L'œil du diable.
Alec ! Les gâteaux...
Fais-moi plaisir, va-t'en !
J'ai payé pour ça.
Merci de m'avoir repris.
Marjorie, pourras-tu m'aimer de nouveau ?
Que je pardonne...
Marjorie, je suis désolé...
Je t'aime encore.
Marjorie, doit-on...
Marcus, tu n'as rien mangé !
Les enfants, que diriez-vous...
Je prends celui à la pistache.
Maman, un globe pour toi.
Les coutumes de la tribu Fenton. En tant que membre honoraire...
Je voulais celui-là !
Mon gâteau habituel.
C'est mieux.
Que faites-vous là ?
Je ne vous ai pas remerciée pour les gâteaux !
Et si les enfants l'avaient mangé ?
Je n'ai rien à dire.
Pourquoi m'avoir menti ? Qu'aviez-vous à y gagner ?
J'étais prête à m'effacer si vous vous aimiez encore.
De quoi parlez-vous ?
Pensez-y quand vous retournerez à son hôtel.
Je suis en retard ?
C'est ton droit.
Que me vaut le plaisir ?
Tu le sais fichtre bien.
Tu penses sérieusement qu'Andreas
représente un risque pour la sûreté nationale ?
Non, mais il a des griefs personnels contre les USA.
Tu savais qu'il avait été au soviet du PC ?
Tu as mal compris.
Au revoir, Kent.
CMG est pour la mondialisation
mais ils ne financeront pas la propagande anti-américaine !
Je l'avais prévenu. Il aurait pu jouer le jeu !
Propagande ! Fils de pute, tu l'as espionné !
Qu'as-tu fait d'autre ?
- Je l'ai averti. - De quoi ?
Voilà ta maison,
gagnée en échange d'une vie de famille ennuyeuse.
C'est vraiment charmant.
As-tu mis du verre dans les gâteaux ?
Aurais-tu fait ça ?
Aurais-tu pu le faire ?
Je croyais te connaître, Alec.
Je ne sais plus.
Je ne comprends rien.
Alors, ça doit être Mlle Fontaine.
Qui ?
Juste un fantôme...
Une femme qui a un peu interrompu ma vie...
Es-tu enivrée, chérie ?
Et si j'étais enivrée, Alec Fenton ?
Fenton... Fontaine...
C'est mignon.
Serais-tu trop gentleman pour me faire l'amour
après tout ce que tu m'as fait?
Ça demanderait du cran.
Alec ? Nous sommes là.
Tu viens avec nous ?
On va chez Zonar et...
Je ne peux pas.
Tu la ramènes à 9 h, d'accord ?
Pourquoi s'est-elle fait belle ?
Ce n'est pas un hasard.
C'est la robe de chez Zakynthos.
Tu te souviens de cette photo d'elle là-bas ?
Elle est chez Andreas.
Est-ce qu'elle t'emmène chez lui ?
Tu te sens coupable ?
Pourquoi ? Coupable de quoi ?
Envers les enfants.
C'est quoi, ce mot ?
Galets, cailloux.
"... que les cailloux
"se transformaient en petits gâteaux
"et une idée lumineuse lui vint."
Je voulais que tu saches
qu'il y a eu de vrais signes encourageants
concernant notre famille.
Nous avons de vraies chances de redevenir une famille.
Quoi ?
Maman est venue.
Elle est venue me voir à l'hôtel.
Qu'a-t-elle dit ?
C'est pas ce qu'elle a dit...
Qu'est-ce qu'elle a fait, alors ?
Eh bien, rien.
Laisse-moi t'expliquer.
Et si je revenais vivre avec vous ?
Je pense à toi.
J'ai fait mon deuil de ce musée.
Le sort en a voulu ainsi.
J'ai les archives chez moi si ça intéresse quelqu'un.
C'est mieux ainsi.
L'essentiel, c'est nous.
Et peut-être le village.
Une nouvelle vie, pour sûr.
Et elle ?
Il pense que c'était toi,
le verre dans les gâteaux...
J'ai le sentiment qu'elle ne fera bientôt plus partie du tableau.
Mes bagages sont prêts.
Je reviens.
Lis ça.
"Alice revint vers la table, espérant encore...
"y trouver une autre clé."
Écoutez-moi, professeur !
- Relis ce passage. - Je viens de le lire.
Relis-le encore.
"Alice revint vers la table,
"espérant encore y trouver une clé, ou du moins
"le livre des recettes, pour faire rentrer les gens en eux-mêmes...
"... comme des longues-vues."
Quand on obtient le résultat qu'on voulait,
est-ce que ça veut dire que ce qu'on a fait est bien ?
Rien n'excusera jamais ce que j'ai fait.
Même si je reviens.
Je parlais pas de ça.
Je suis américain.
Même s'il est de Tombouctou, je m'en fous.
Si vous refusez de déposer, on vous boucle.
Pour quel motif ?
Qu'est-ce qu'il dit ?
De quoi l'accuse-t-on ?
Bientôt, il va demander des baklavas.
Un café ?
Pas trop léger.
Tentative de meurtre. Pourquoi pas ?
Meurtre. Pourquoi pas ?
Vous voulez que je lui demande ?
Vous me sciez!
Bon, écoutez.
Qu'est-ce qu'un gâteau, un balcon et un réchaud à gaz
ont en commun ?
Quelles pensées ça vous suggère ?
Pas pensées, associations. Quelle association... pour vous ?
Je suis citoyen américain. Ma femme travaille à l'ambassade.
J'ai besoin de téléphoner !
Que dit-il ?
Il dit que vous avez beaucoup d'anxiété.
Pas anxiété... confusion.
- Où as-tu appris l'anglais ? - Mon père était dans la marine.
Confusion. Pourquoi pas ?
Je ne sais pas pourquoi Alec est retourné chez toi.
Les flics vont l'emmerder ?
Pas avec un passeport américain.
C'est pas "Midnight Express", on a une tendance à respecter.
"La Grèce ensoleillée".
On va lui servir des baklavas dans sa cellule.
Kent ? C'est Marjorie.
C'est à propos d'Alec.
Ah, je vois...
Tu penses à Alec.
Non, tu te trompes, elle
Je pensais à nous, à notre mariage, notre nouvelle vie
dans ce merveilleux endroit.
J'aurais dû le dire moi-même.
C'est pas grave.
Écoute...
Pourquoi ne pas l'annoncer ce soir ?
Dire que nous sommes mariés.
Quand je pensais à Alec tout à l'heure...
est-ce que ça t'a dérangé ?
Il sera toujours plus présent que moi.
Si le mariage est vraiment important pour ta famille,
annonçons-le pendant la fête.
Tu parles comme si ça t'importait peu.
Je veux que ça m'importe.
J'aime cet endroit.
À présent, il est tien.
Ne joue pas à ça...
Me débarrasser elle...
Adaptation : Dominique Welinsky
Sous-titrage : C.M.C. - Paris
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