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Moui !
Merci.
Tiens. Tu me sens.
Tiens. Oh là là.
Tiens.
Tu me sens.
Tu me sens, mon frère.
Tiens.
Il y a plus vite.
Mon cher Gaëtan, je suis désolée de vous interrompre, mais votre domestique
vient d 'arriver. Il a une nouvelle, enfin, une très grande nouvelle, d
ce qu 'il dit. Venez, venez vite.
Que tes femmes sont jolies. Bonjour, mesdames.
J 'ai... J 'ai hérite.
J 'ai hérite. Hourra ! J 'ai hérite.
Il hérite, c 'est mon maître, c 'est comme si j 'héritais.
Oh, sautillons, sautillons. Silence.
téléphone au notaire, que nous arrivons, prépare les bagages, tu m 'accompagnes.
Oh, ben ça fait plaisir, hein ? Au revoir, mesdames.
Oui,
oui, oui, oui.
Mais qu 'est -ce qui se passe ? Madame Hélène, je vais être riche, fini les
petites combines, fini les vols, les escroqueries, deux sous, je vais enfin
pouvoir être riche, avoir de l 'argent, bien à moi, riche, riche, je vais
pouvoir vivre ma vie comme un fou, en route pour la belle vie.
Mais Gaëtan, il faut fêter ça. Enfin, n 'importe où le monde, Vulcania, Fulvia,
Pipeline, suivez -moi.
Mesdames, buvons à ma fortune.
Je couvrirai les femmes de cette maison d 'or, de pierreries, rues.
Vive le plaisir, vive la richesse.
Buvons.
Bientôt, je serai votre seul client. Je vous contrôlerai tout de ma richesse, de
mon énergie et de ma puissance.
Sous -titrage ST'
501
Oh, la la.
Alléluia
Sous -titrage
FR
?
Prenez place.
Prenez place.
Avant toute chose, permettez -moi de vous présenter votre cousin, Anselme de
vite absente, et sa délicieuse épouse, Fabienne.
Vous ressentirez une peine immense à propos de ce décès.
Je comprends votre douleur.
Adhémar était un très brave homme. Il savait faire face.
Il est mort debout.
Voyons.
Ah,
je sous -signais un démarre de bite absente, sein de corps et d 'esprit,
ma fortune au sous -nommé Arancelme, je lègue mes sincères amitiés,
c 'est tout pour vous.
À ce cher Gaétan, dont le célibat me plaît, preuve d 'une vie saine et
je lègue mon château et tout ce qu 'il comporte.
Cependant, je pose la condition suivante.
Gaétan devra demeurer totalement chaste.
Sinon, le château sera vendu et l 'argent de la vente ira au couvent des
oiseaux.
Toutefois, dans ce cas, la moitié de la somme sera versée à Anselme.
Quoique ce crétin n 'aurait jamais dû se marier.
Fait à cul maudit, etc.
C 'est tout ? C 'est déjà pas mal ?
Le château est à vous, Gaétan.
Cependant, il me faudra vous surveiller pour être sûr que vous ne succombrez
point au péché de la chair.
Voilà !
Eh bien voilà, j 'espère que vous vous y plairez. Ah, si les murs pouvaient
parler, il s 'en dirait des choses.
Ah oui ? Et quoi donc ? Des choses.
Le vieil Adhémar était un fié fait coureur. Je n 'aurais jamais cru avec
idées de chasseté.
En tout cas, c 'est bien beau.
Je ne vous le fais pas dire.
Tenez, Gaëtan, où est -il les clés ? Vous êtes chez vous. J 'espère que vous
vous y plairez. Et puis si vous avez besoin de quelque chose, faites -moi
Vous êtes trop gentil, je ne veux pas abuser.
Pas du tout.
De toute façon...
Je suis obligé d 'être souvent près de vous. Et pourquoi?
Ah, pour vous surveiller.
Il vous faudra être chaste.
Oh, allez, ça ne sera pas si difficile.
On s 'habitue à tout, même à la chasteté.
C 'est vrai.
Et toi, idiot?
Je m 'excuse, mais je dois filer à la mairie. Je marie l 'instituteur avec une
fille splendide.
Un corps de Vénus. Une poitrine de marbre des cheveux.
Maître, s 'il vous plaît, pas de tentation. Oh, pardon.
Où avais -je la tête ? Je file.
Je suis désolé pour vous, cousin.
Pas du tout.
Il faut être beau joueur.
Si nous allions boire quelque chose pour fêter votre bonne fortune.
Je vous en prie.
Bonne fortune.
Bonne fortune, restez chaste.
Je vous comprends, moi, je n 'ai jamais pu. Silence, saute ! Oh oui, chérie.
Je vous aurais bien affaire à boire quelque chose, mais Sautillon est parti
faire les courses et je ne sais quand il va revenir.
Mais vous ne pensez pas que l 'ombre devait avoir une bonne cave ? Judicieuse
remarque. Je vais aller voir.
Entrez. Mon chéri, pas maintenant.
Oh, bien sûr que non, pas maintenant.
Idiote que tu es.
Il est temps d 'agir, et vite.
Mais pourquoi agir ? Écoute, as -tu bien compris les clés du testament ? Alors,
oui. On n 'a pas cette brochette pour nous.
Passez vite.
Nous l 'aurons peut -être. Comment ça ? Qu 'est -ce que tu peux, gourde ? D
'après ce que le notaire a dit. Et l 'aignan ? Qui ? Le notaire ? Au gâteau
aussi. Je lui ferai bien un gâteau et au cousin.
Mais... Mais c 'est pas belle, ça.
C 'est même génial.
S 'il touche une femme, il perd le château.
Et nous, on touche 50 % de son prix de vente.
Donc, tu vas être très gentille avec lui.
Tu lui plais ? Je l 'ai vu tout de suite.
T 'as bien compris ce qu 'il faut faire.
Tu as envie qu 'on fasse une partouze ? Mais non, grande de piaf. Surtout pas de
partouze. Contente -toi de le séduire suffisamment pour qu 'il t 'entreprenne.
Alors ? Tu le laisses agir un peu.
Tu fais mine de défendre. Et j 'arrive.
Et là, une partouze. J 'ai compris.
Non ! Espèce de femelle de mammouth séchée. Tu n 'as rien compris du tout.
J 'arrive.
Je me fâche. Et on va chercher le notaire.
Et là ? Une partouze tous les quatre.
Tu es un désert. Tu es un désert de stupidité.
On va chercher le notaire. Il est fichu.
Tu ne comprends rien.
Ça, je sais.
Je recommence.
Tu le séduis.
Moi, je suis caché. Je prends des photos.
Pourquoi faire ? Il faut des preuves. Il faut prouver qu 'il n 'est pas chaste,
que c 'est un obsédé lubrique, à tendance sadique, un libertin qui veut
Tu exiges ? C 'est lui qui doit être excité, pas toi.
Je comprends.
Vaut mieux tard que jamais.
Prépare -le dès qu 'il arrive.
Moi, je vais chercher l 'appareil de photo dans la voiture.
Le vieil Adhemar m 'a attiré les femmes.
Mais il n 'a rien dit pour le vin.
Elle avait une cave étonnante. Ce Bordeaux doit être sublime.
On sait, elle ne menait pas là.
Il s 'est absenté pour quelques minutes.
Il vous manque déjà ? J 'en ai rien à foutre. Vous prendrez du vin ? Du vin, c
'est du vin.
C 'est ça, si vous voulez.
Vous savez, je trouve que vous êtes chou. Cette opinion est répandue chez
jolies femmes.
Vous avez dû briser des cœurs.
Attention à ne pas vous enrimer. Il y a plein de courants d 'air dans ces
châteaux. Mais je ne suis jamais malade. D 'ailleurs, j 'ai toujours chaud. Si
je m 'écoutais, je serais toujours en combinaison.
Vous ne croyez pas?
Regardez.
J 'ai un malsou à trouver.
Oh, mais c 'est bien, cher monsieur, de faire des photos souvenirs. Vous voulez
que j 'en fasse une avec vous trois ? On fait de la photo, cousin ? Oh, prenez
ma main. Prenez ma terre.
Votre femme n 'est pas sans talent.
Elle est même très jolie.
Je peux voir votre appareil ? Je vous en prie.
C 'est par là que ça s 'ouvre.
Oh, j 'ai été chargé.
Je suis désolé, cousin.
Ce n 'est rien, cousin. Ce n 'est rien.
Tu viens, Fabienne ? C 'est déjà fini ? Oui,
il est tard, le marchand de sable est passé.
Sautillon, raccompagne la famille.
On n 'est jamais trop méfiant.
Comme vous n 'avez pas beaucoup d 'argent, j 'ai fait ce que j 'ai pu. Ne
pas modeste, sautillon, tu es fin cuisinier.
Oui, mais là, c 'est du cassoulet.
En bouette.
Quelle
chaleur.
Pas de fornication, pas de pas.
Tu as perdu ton château.
Dur,
ça va être très dur.
Mais il doit y avoir une solution.
Qu 'est -ce que tu lis, sautillon ? C 'est un recueil que j 'ai trouvé là.
C 'est la correspondance inédite de Népomucène Clouet.
C 'était un architecte du siècle passé, grand amateur de messes noires.
Et cela raconte ? Ah, je vous lis un passage si vous voulez. Je t 'écoute.
Dans les vertes contrées qui entourent Cumaudi, le château des Bites Absentes
fut le théâtre d 'orgies de moines noires dévouées à Satan.
L 'architecture du château témoigne à plus d 'un titre de la scission de ces
groupes. Et l 'antagonisme magie blanche -magie noire est
reconnaissable à l 'initié sur les moindres moulures du plafond.
On parle de trésors, de cartes mystérieuses et de cachettes obscures.
Le château de Kumodi est surtout le lieu idéal de recherche pour l 'amateur de
magie noire.
Répète un peu la dernière phrase.
Le château de Kumodi est surtout le lieu idéal de recherche pour l 'amateur
de magie noire. J 'ai trouvé.
J 'ai trouvé la solution.
Mais que voulez -vous dire ? Écoute, je dois rester chaste pour conserver le
château. Donc, je serai surveillé.
Mais si je fais venir une femme ici pour des raisons apparemment
professionnelles. Je ferai ce que je veux.
Allô ? Passez -moi, Mme Hélène, de la part de Gaëtan de Vibescu.
Allô, Gaëtan ? Comment ça va ? Mme Hélène, je suis dans une situation
terriblement compliquée. Ce serait trop long à expliquer.
Bref, il me faut une fille, quelque chose de spécial.
Mais vous voulez... L 'essentiel, c 'est qu 'elle ait une tête d
'intellectuelle. C 'est pas vrai.
Si, mais ce n 'est pas tout. Il me la faut assez discrète pour qu 'on puisse
prendre pour une attachée au secrétariat national des hautes études médiévales
ou quelque chose comme ça.
Faites -la pour tasser le sujet.
Vous me demandez de ces choses.
Vous ne préférez pas deux sœurs sermoises, non ? Écoutez, madame Hélène,
dit que c 'était très... Vous êtes un grand connaisseur.
Me demandez à moi, madame Hélène, une fille avec une gueule d 'intellectuelle.
Chère mademoiselle Lefou.
Nous venons de prendre connaissance des écrits de Népomucène Clouet à propos du
château de Kumedi.
D 'après ses notes, l 'architecture intérieure du château présente un
très grand pour nos recherches.
Le ministère connaît vos brillants états de service et le secrétaire d 'état
vous prie d 'inspecter le château de Kumedi.
Vous partez aujourd 'hui même.
J 'accepte, professeur Cloratis.
Eh bien, voilà qui est parfait.
Ne tardez pas trop. Vous avez un train dans deux heures.
C 'est un peu court, peut -être ? Non, ça ira.
Préparez -vous pour votre rendez -vous de 15 heures.
Je trouvais une intellectuelle.
Bonjour. Bonjour, monsieur.
Greta. Bien sûr.
Elle vous attend dans la chambre rouge.
Ah bah merde, elle est raide celle -là.
Madame Hélène, Madame Hélène ! Allons, allons, qu 'est -ce qui se passe ?
Quick ? Qui, lui ? Lui.
Quick. Aïe.
C 'est très délicat.
Un mort, même célibataire, c 'est difficile à étouffer.
Je ne peux fermer les yeux.
Je ne lui ai rien fait, moi.
Oh, peu importe.
Vous savez, pour nous, c 'est un accident de travail.
Et n 'est -ce pas une belle mort ? Sans doute, mais je suis content de fermer l
'établissement pour une semaine ou deux.
Que vos filles se reposent pendant ce temps -là.
Quant à vous, Hélène, je dois vous mettre en garde à vue pour quelque
C 'est stupide, mais il le faut.
Désolé. On aura tout vu ici.
C 'est à mourir de rire.
Bonjour, je suis Cécile Lefaux, attachée au secrétariat des hautes études. Oui,
oui, oui.
Ah ben, vous avez fait vite.
Remarquez, c 'est pas pour moi, mais on vous attend avec impatience au premier.
Mais, il n 'y a pas un malentendu ? Non, non, c 'est très bien. Je suis le valet
de monsieur de Vibescu, je sais tout.
Montez vite.
Au premier.
Allez. Allez, au premier.
Entrez.
Bonjour, je suis Mademoiselle Cécile Lefaux, attachée au secrétariat des
études médiévales.
Parfait. C 'est exactement ce que je voulais.
Votre château est très beau et j 'aimerais étudier son architecture.
Parfait, parfait. Mais pour l 'instant, j 'ai d 'autres recherches à faire avec
toi.
Allez, vite, déshabille -toi, je n 'en peux plus d 'attendre.
Tu peux garder tes lunettes.
Mais je... Vous pouvez m 'expliquer ?
Oui.
Êtes -vous sûr et certain de ce que vous avancez ? Une femme chez Vibescu ? J 'y
cours. Merci, Anselme.
À nous deux, luxure !
Alors,
strognineux, on fait le sacré pont, monsieur de Vibescu ? Plaît -il ?
Je sais qu 'il y a une femme dans cette maison.
Mais calmez -vous, maître Rabeau. Mais oui, c 'est ça, calmez -vous.
Bien sûr, il y a une fille au château, mais ce n 'est pas une petite amie. Oh,
que non, que non, que non.
Alors, qui est -elle ? Venez, je vais vous la présenter.
Je vous allais, jeune homme. Vous devez être aussi sournois qu 'un serpent à s
'en mettre.
Bien, et tant que ce passe -t -il, qu 'est -ce que ça veut dire à la fin ? Qui
êtes -vous, monsieur ? Maître Rimbaud, notaire et maire de Cumaudy.
C 'est, s 'il le faut, attaché au secrétariat des hautes études d
et de sciences médiévales.
Voici ma carte.
Ah, Hélène, tout prévu.
Même une carte.
Je viens d 'être envoyée ici pour étudier les signes inscrits sur l
'architecture intérieure du château. D 'ailleurs, le professeur Cloratis attend
mon rapport dans les plus brefs délais pour son prochain séminaire.
Quelle classe ! Et quel culot ! Je crois qu 'il existe un malentendu.
Vous n 'avez aucune liaison avec M.
de Vibescu ? Aucune.
Aucune. Je ne suis la liaison de personne, si vous voulez le savoir, mais
vous trouve bien indiscret. Elle est plus pute que nature.
Je vais partir.
Je suis confus.
Très bien.
Vous êtes satisfaite de ma discrétion ? Parfaite. Tu es parfaite.
Vous, vous n 'êtes qu 'un goujat.
Pourquoi ? Qu 'est -ce que tu racontes ? Je ne pense pas vous avoir dit que cela
me déplaisait.
Imprévisible comme toutes les femmes.
Maintenant qu 'il est parti, viens là, fais -moi l 'amour.
Non, j 'ai du travail.
C 'est cette comédie, nous sommes seuls.
Enlève tes lunettes, je ne suis pas obsédé par le style institutrice.
Va maintenant.
Quel tempérament.
Continue, continue.
Vas -y bien.
Vas -y.
Vas -y.
Vas -y. Plus vite.
Plus vite.
Oui, oui.
Continue, vas -y bien.
Vite !
Oui, oui,
oui.
Au revoir.
Ça dépend.
J 'ai rien pour m 'essuyer les mains.
Oh, mais venez, je m 'en sacre là -bas, il y a des kleenex. Venez, venez.
Intéressant.
Tu aimes comme ça, hein ? Vas -y.
Tu aimes comme ça en même temps.
Maître Rimbaud.
Bonjour, bonjour, mes amis.
Ah, vous êtes en plein travail.
Ne vous dérangez pas, j 'en ai pour une seconde.
Excusez -nous, maître, mais nous sommes penchés sur une très importante
question.
Bien sûr, puis -je vous aider ? Non, merci, nous avons pénétré la question,
'est plus qu 'une affaire de temps.
Alors, je serai bref.
Je suis venu vous inviter au vin d 'honneur donné à la mairie demain après
-midi.
Vous pouvez compter sur nous.
Très bien, je vous laisse.
Ne vous fatiguez pas trop.
Au revoir, monsieur le maire.
Au revoir.
Levons nos verres à la santé du nouveau châtelain.
Et n 'oublions pas la charmante envoyée du secrétariat des sciences médiévales.
Monsieur le maire, je propose que mademoiselle l 'envoyée nous fasse un
discours.
Le chien.
C 'en est fait.
Oh oui, j 'adore les discours.
Permettez, c 'est un sujet très difficile.
Peut -être qu 'Enel lui a fait la leçon. Souhaitons -le.
Bon ben, puisque vous insistez...
Votre région est profondément
marquée par le mysticisme. Les portraits des premiers châtelains de Kumodi sont
révélateurs. Ces nobles portent toujours l 'œillet rouge ou œil de taureau à la
boutonnière. C 'est une tradition ancestrale. C 'est d 'ailleurs le
insigne de la magie blanche.
Au XVe siècle, le satanisme prit les proportions que nous savons.
Au XVIe siècle, cela ne fit qu 'empirer. Il y avait alors une quête forcenée
pour découvrir la pierre philosophale.
Un trésor fut accumulé dans ce sens par des prêtres rénégats comme Bénédictus,
qui paraît -il vivait avec une fille du démon Armélina et se livrait à d
'étranges pratiques telles les messes noires.
Cette épidémie...
de cérémonie, d 'hystérie et de mort trouva son apogée à Loudun où un couvent
fut possédé par le démon sous la haute coupe de Mère Jeanne des Anges. Quelle
comédienne ? Un serment ? Pas maintenant.
Je réfléchis.
Qui tu es qu 'elle ? C 'est plein de chaleur.
Prends une douche.
Non.
C 'est toi, Mère Patacus, qui veux.
Rien à faire. Je pense.
Allez, fais pas l 'impuissant.
Impuissant ? S 'il est impuissant, c 'est la catastrophe !
Qu 'est -ce qui se passe
?
Tu as bien appris ta leçon, le coup des diables de Loudun.
Dis -toi, recommençons.
Madame Hélène m 'a gâté.
Quel tempérament.
C 'est beau.
Du calme.
D 'après Maître Rimbaud, cette fille est envoyée par le ministère.
Rien de cochon là -dedans.
Oui, oui.
J 'ai des doutes.
J 'ai des doutes.
J 'ai des doutes, j 'ai des doutes. Quelle belle journée.
Quelle belle moto.
Est -ce que tu veux m 'écouter deux minutes ? Mais oui, mon poulet.
Eh bien moi, je ne crois pas à tout ça. Je suis sûr qu 'il la saute.
Elle a de la chance.
Je reviens dans une heure.
Reste là. Nous irons au château.
Et j 'en arrêterai net.
Eh, petite dame, il ne faut pas toucher à la moto.
Oh, pardon. Ça marche sur la tente ? Oui, et ça baille dans l 'huile.
Passionnant. On va faire un tour ? Oh oui, mais vite. J 'ai qu 'une heure de
liberté. Allons -y.
Battez -moi, violez -moi.
Mais je ne peux pas, madame.
C 'est comme qui dirait entendre.
Tant pis, allons -y, c 'est mieux que rien.
Ah oui.
Méfiez des bites absentes. Ah, vous avez raison, maître.
Bon, je vais au village et je compte sur toi pour veiller au grain. Soyez sans
inquiétude.
prennent des forces c
'est
bizarre mais je suis encore un peu faible vaut mieux boire encore un coup
L 'occasion est bonne.
Filons chez lui. Nous verrons si nous pouvons découvrir quelque chose.
Allez, viens !
J 'ai perdu quelque chose ? Non, je cherche des plantes rares.
Ah, mais vous êtes herboriste ? Ah non, non, bonne santé.
Alors, si vous veniez prendre le thé ?
Je
pense que vous devez beaucoup aimer Gaëtan.
Pardon ? Oui, enfin, est -ce qu 'il fait bien l 'amour ? Fabienne, voyons.
Je me renseigne. On ne sait jamais.
Je crois utile de préciser les raisons de ma présence dans ces murs. Il
semblerait que dans cette région soit très pointilleux et très sensible quant
la morale.
Ben ben moi, plus on est fou, plus on rit. Fabienne, tais -toi.
Comprenez bien que je suis ici pour des raisons d 'ordre professionnel, pour des
études extrêmement sérieuses.
Vos allusions m 'inquiètent et certains racontards nuiraient à ma carrière
scientifique. Aussi, je vous signale qu 'il n 'y a rien entre M.
de Vibescu et moi. Maintenant, finissez votre thé et partagez du travail.
Bizarre.
Bizarre. À mon avis, c 'est une pute.
Elle est trop bien foutue pour faire de la science.
Nous allons la démasquer, Fabienne.
Cette femme -là n 'a rien à ras de bibliothèque. Il y a des rats dans les
bibliothèques ? Mais non, autruche, c 'est une expression.
Tu t 'exprimes maintenant, mon cochon.
Prudence, prudence, prudence.
Prends Dieu qu 'elle me plaît.
Une seule solution, la fuite.
Merci, mon petit.
Tu en as fait ?
C 'est ravissant.
J 'ai complètement oublié la commande de
Gaëtan de Vivescu.
Allez me chercher Lydia, la nouvelle.
Bien, madame Hélène.
Bonjour, madame. Ma chère petite, vous allez acheter des lunettes.
Mais je n 'en ai pas besoin, madame.
Petite sotte.
Dorénavant, vous en aurez un extrême besoin.
Bien, madame. De plus... Vous achèterez un livre sur l 'architecture et un autre
sur l 'occultisme. Vous savez, moi, la lecture... Allons, c 'est pour un
Ah, un maniaque ? Pas du tout. Ce client est un ami très cher. Il est jeune, il
est beau et il a besoin d 'une fille avec une tête d 'intellectuel.
Et je pense que vous ferez l 'affaire. Ça va être gay. Ne vous en faites pas.
Avec Gaëtan, vous ne vous ennuierez pas.
Et surtout qu 'il doit être en manque, le pauvre chéri.
Tu es vraiment étrange.
Tellement différente des filles de ton genre.
Tu es amusant, nous sommes des femmes comme les autres. Ce n 'est pas parce
nous sommes passionnées par notre travail que... Des minutes ! Toutes tes
consœurs ne sont pas si passionnées que tu le dis. Et si, dans ma spécialité,
nous le sommes toutes.
Tu vaux mieux que Nini la raboteuse. Quoi ? Rien.
Mais je me demande comment une fille comme toi peut faire ce métier
Mais il n 'est pas dégradant. Mais qu 'est -ce qui te fout ? Quand tu es
de travailler avec les vieux ? Mais dis n 'importe quoi, ce sont les mieux.
Ils savent plein de choses, ils ont plein d 'idées incroyables, ils ne
de faire des découvertes. Moi, ce sont les vieux qui m 'ont tout appris.
Tiens, les messes noires, les rites sataniques, ils sont vachement calés là
-dessus et c 'est un grand plaisir de les accepter sur ces sujets.
Dommage, je te croyais plus saine.
Oh, est -ce que ça glisse tes affiètes ? Qu 'est -ce que tu penses de Cécile,
toi ? De la classe, du style, bien.
Très bien.
Dommage que je sois une putain...
Moi, je ne dis rien.
Bon, je vais faire un tour.
Si Cécile me demande... Je lui dirai que vous êtes partis faire une course.
Pas bête, c 'est ça.
Kadiroum Kadisha Savignac.
Intéressant.
Gaëtan, va ouvrir. Il est parti faire un terreau au volet que j 'ouvre ? Non,
non, je vais le faire.
Bonjour.
Ah ben, j 'ai dû me tromper.
Je suis bien chez M.
Gaëtan de Vibescu ? C 'est bien ici, vous désirez ? Ben, on m 'a dit que vous
êtes sa femme.
Absolument pas. Je suis attachée au secrétariat des sciences médiévales.
Ah non, c 'est moi, ça. C 'est moi qui dois vous dire, enfin, lui dire ça.
Comment ? Allez, fais pas l 'innocente, je suis au parfum.
Voulez -vous entrer et m 'expliquer ce que cela veut dire ? Écoute, ma vieille,
ton client aurait dû prévenir qu 'il voulait un double service.
Je ne savais pas qu 'on serait deux ici.
Mais il est fou, le gars. Deux nénettes, lui qui veut être discret.
Remarque que j 'ai pas trop à me plaindre.
T 'es pas trop mal foutue.
Avant toute chose, dites -moi qui vous êtes.
Comment ça ? Ce serait plutôt à toi de me le dire.
Bon, comme tu voudras.
Je suis une pute comme toi. Et comme tu es en train de le faire, je dois jouer
les scientifiques débiles pour permettre à monsieur de Vibescu de me sauter sans
que cela n 'éveille les soupçons.
Catastrophe ! Il faut que je prévienne mon maître.
Allô, Maître Rimbaud ? Je vous dérange, c 'est Mademoiselle Le Faux. C 'est que
j 'étudie un dossier du plus grand intérêt.
Mais je vous écoute. Oh, c 'est un détail, une curiosité. Mais pourquoi
monde semble surveiller M.
Gaëtan ? On ne vous l 'a pas dit ? Eh bien, voilà.
Ah, zut, il n 'est pas là.
Garçon ! Un petit rouge, s 'il vous plaît.
Ah, c 'est gentil. Vous m 'emmenez ? Ça vous plaît ? Prudence.
Gare au cousin.
Sautillon ? Sautillon ? Cécile ?
Cécile ? Où te caches -tu, ma petite grue, Cécile ? Ici.
Déjà couchée, quelle travailleuse, et vive l 'initiative.
À la tâche, à la tâche.
Oh, ça, par exemple.
Eh oui, Mme Hélène te fait la surprise.
Lydia m 'a rejointe.
Ok, mais discrètement.
... ... ... ...
Au revoir.
Garçon,
il faut que je prévienne monsieur.
C 'est comme monsieur voudra.
Un
homme
!
Alors, cousin Selm, toujours dans la photographie ? Par ici, par ici.
Oui, non, pas moi, pas moi. Je l 'ai perdu.
Vous pouvez vous amuser avec lui.
Bon, le rouleau est fini. Gardons -le. Ça peut servir.
Mais lâchez -moi.
Mais lâchez -moi.
Arrêtez.
Quelle plaie, ce cousin.
S 'il prouve que je ne suis pas chaste, je perds le château.
Quel con, cet oncle. Je suis pris au lit avec une dame.
Le premier venu peut acheter le château.
Ça me déprime.
Et puis j 'en ai marre de me cacher des aventures et tout ça.
J 'aimerais rencontrer une fille bien, avec laquelle je puisse me marier.
En attendant, je pourrais faire les prostituées.
Tu es parfaite.
J 'appelle Madame Hélène.
Allô ? Allô, oui ? Passez -moi Madame Hélène, s 'il vous plaît. C 'est de la
part de qui ? De la part de Gaëtan de Vibescu.
Allô ? Ici Madame Hélène. Bonjour Hélène. Ah, c 'est vous Gaëtan.
Avez -vous reçu Lydia ? Oui, oui. Êtes -vous content ? En forme, mais ce n
'était pas la peine. Cécile est parfaite.
Cécile ? Mais quelle Cécile ? D 'ailleurs, je la trouve bien plus
Lydia. Et puis Lydia, c 'est pas génial, un peu mou, hein, un petit côté
godiche.
Cécile, ça, c 'est une vraie femme passionnée.
Mais qu 'est -ce que vous me racontez ?
Ne vous fâchez pas, cher ami, mais je vous renvoie Lydia. Par contre, je garde
Cécile. Et encore bravo.
Mais enfin, Gaëtan, je ne vous ai jamais envoyé Cécile. Quoi ? J 'ai pris du
retard et Lydia n 'est partie qu 'hier.
Je ne connais pas de Cécile.
Nom de Dieu.
Allô ? Allô ? Et en plus, il rapproche.
Pourriez -vous me dire qui vous êtes ? Une attachée au secrétariat des sciences
médiévales. Mais pourquoi avez -vous accepté tout cela ? Pourquoi avez -vous
fait rester Lydia ?
Comment avez -vous pu vous comporter comme une... Comme une pute ? Disons que
les femmes ne détestent pas qu 'on les traite comme des filles. Je suis confus.
Je crois qu 'il vaut mieux que vous partiez.
Vous avez bien dû vous moquer de moi. Pas une seconde, mais cela ne fait rien.
Je vais faire mes valises.
Monsieur, il faut que je vous dise... Cécile, elle n 'est pas envoyée par...
Mme Hélène ? Je sais.
Ah bon.
10 hommes par jour ? Quel beau métier.
Si tu veux, je te présente à Mme Hélène, du temps poireau. Je veux bien. J 'aime
les hommes.
Avec celui -là, t 'as pas dû être gâtée.
Le trésor des messes noires.
Adieu, Anselme. Je t 'aime bien, tu sais.
Allez, en route chez Madame Hélène.
Dis -donc ! Je t 'aurai ! Oh, je serai vous, je réfléchirai. Qu 'est -ce que tu
veux dire ? Bah quoi ? Vous vous aimez, ça se voit comme le nez au milieu de la
figure.
C 'est vrai, mais le château... Bon.
Mais tu crois qu 'elle voudra encore de moi ? Demandez -le lui.
C 'est idiot de se quitter fâché.
C 'est vrai, faisons la paix.
Oui.
D 'ailleurs, c 'est idiot de se quitter tout court.
Peut -être.
Écoute, Cécile, oublions tout ça.
Voilà, je t 'aime.
Est -ce que tu veux de moi ? Et ton château ? Ben, j 'y renonce.
Mais je suis pauvre.
Mais je crois que quand on s 'aime, on n 'a pas besoin d 'argent.
Et si, on a toujours besoin d 'argent.
Alors c 'est non ? Alors c 'est oui.
Maître Rimbaud et Monsieur Anselme de Vite Absente.
Qu 'ils entrent.
Oh, regardez, un flamandé. Oui, ça m 'en a tout l 'air. Vous tombez bien, comme
ça vous pouvez nous marier. Un mariage ? C 'est un aveu, non ? Monsieur le
maire, je crois qu 'il n 'y a aucun doute.
Cher ami, je suis obligé de vous déshériter.
Faites.
À partir d 'aujourd 'hui, le château est en vente. Eh oui, la première personne
qui fait une offre sérieuse possède le château. Ça vous intéresse ? Moi, je
préfère rester valet.
Moi, j 'achète le château. Vous ? Vous ? Mais avec quel argent ? Mais oui,
chérie, voyons, avec quel argent ? Ah oui ?
Est
-ce une garantie suffisante ? Ah, tout à fait. Oui, je prépare les papiers.
Pour le mariage aussi.
Vous l 'avez dans le dos, mon cher cousin.
Allez, venez, Anselme. Vous n 'aurez pas tout perdu.
Quelle histoire.
Scroggie fait une bonne affaire.
Qui fait ?
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