Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bihari
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Il y a trois semaines, un dôme invisible est tombé sur Chester's Mill,
nous coupant ainsi du reste du monde.
Le dôme a testé nos limites.
Il nous a montés les uns contre les autres.
Chester's Mill a condamné Dale Barbara à mort.
Il nous a forcés à affronter nos propres démons.
La colère.
J'ai besoin de savoir que je peux compter sur toi.
Le deuil.
Je ne vois pas qui aurait pu la tuer.
Je te promets de retrouver son assassin.
- La peur. - On est pris au piège.
- On va manquer d'eau. - Arrêtez.
Il a tué Angie McAlister.
La honte.
J'espérais détruire le dôme.
Je ferais tout pour revenir en arrière.
Mais on a aussi trouvé l'amour sous le dôme.
On a dû se battre pour sauver notre ville.
Le dôme est censé nous protéger.
C'est à nous de le faire.
On a peut-être enfin trouvé une issue
qui nous conduira chez nous.
À moins qu'il ne s'agisse d'une réalité alternative.
Suivez-moi.
On rentre.
- Comment ça ? - Il faut aller de l'avant.
- Melanie. - Barbie.
On ne peut pas abandonner Julia.
Julia m'a chargé de nous sortir de là.
On va la laisser là ?
Elle sait que je vais revenir.
Elle l'a dit elle-même.
Il faut parfois croire à l'impossible.
Et sauter vers l'inconnu.
- C'est mieux que de rester ici. - Allons-y.
Restez bien ensemble.
Joe !
Norrie !
- Melanie ! - On rentre.
Il faut aller de l'avant. Aller de l'avant.
- Que fait-on ici ? - Où est-on ?
Tout le monde est là ?
Je ne sais pas. Ça va ?
- Où est Melanie ? - Je ne sais pas.
Je ne l'ai pas vue.
Vous avez entendu sa voix ?
C'est quoi ?
On est de l'autre côté du dôme.
Ça alors ! Il a disparu.
Julia.
Junior.
Julia !
Je suis là.
Comme promis.
Je suis revenu te chercher.
UNE NOUVELLE RÉALITÉ/COCONS
- On est à moins d'un kilomètre. - Je vous couvre.
Un drone survole la zone. Aucune activité.
Suivez-moi.
On suit le protocole d'exfiltration.
Les otages sont gardés par un groupe d'insurgés.
On va entrer par cette porte. C'est là qu'ils sont.
Il n'y a personne.
C'est un leurre.
Dix hommes armés se dirigent vers vous.
Ça va aller. Respire profondément. Hunter, dis quelque chose.
- Rien sur les terrasses. - Tiens-moi informé.
Pose-le !
- À terre ! - Je me rends.
- Merci. - Pour quoi ?
J'ai six balles dans ce chargeur.
Cinq blanches et une vraie.
Où sont les otages ?
Je ne sais pas.
Je ne te le demanderai que deux fois de plus. Au mieux.
- Où sont les otages ? - Pitié.
- Dernière chance. - D'accord, je vais vous le dire.
- Dans l'usine de textile. - Il y a des gardes ?
Cinq. Six.
Vous faites semblant ?
Pourquoi ? J'ai parlé.
Deux autres unités arrivent.
Comme Steven Seagal dans Échec et Mort,
tu es increvable.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Content de te voir. On se prend un verre après ?
Je suis crevé. Une autre fois ?
Je ne sais pas comment te remercier.
Je n'ai fait que mon boulot.
J'étais inspirée le jour où je t'ai pris
comme chef des opérations.
C'est dur de rendre le monde plus sûr.
À côté, ce que je fais est facile.
Je tue ceux qui te compliquent la tâche.
Les risques du métier.
Je vais aller me doucher.
Tu veux qu'on en parle ?
De quoi ?
De ce que tu as dû faire. C'était nécessaire.
Ne cache pas ta vraie nature.
J'aime tout en toi, les bons et les mauvais côtés.
C'est ce que tu crois.
Parfois, je ne sais pas quel côté va prendre le dessus.
Je sais.
Qui c'est ?
Tu viens à la commémoration ?
Encore.
Tu ne penses pas que tu devrais lui répondre ?
Je pense qu'on devrait dormir.
Je suis là. Comme promis.
Je suis revenu te chercher.
Tu as encore rêvé d'elle.
Je suis désolé.
Ne t'excuse pas.
Tu as vécu une expérience traumatisante.
Mais ça fait un an que tu fais le même rêve.
À ta place,
j'irais à la commémoration.
Ça t'aidera à tourner la page.
Où es-tu ?
- Barbie ne reviendra pas. - Si, tu verras.
Tu as entendu ? Le tunnel s'est effondré.
- Ils sont peut-être tous... - Tais-toi. Je ne veux pas le savoir.
On doit passer de l'autre côté pour les retrouver.
Ils ne sont pas loin. Ils étaient juste devant.
S'il y a un problème, on les aidera.
Très bien.
Comment ?
On peut prendre une échelle à l'école.
Et des lampes de poche.
Qu'y a-t-il ?
Mon père.
Jim n'est pas notre priorité.
On doit aller chercher des provisions.
Des fusées de détresse ?
- Juste au cas où. - Au cas où on se perdrait en mer ?
Allons-y.
Le chat s'est bloqué dans l'arbre ?
Tu aurais dû me tuer quand tu le pouvais, Junior.
- Jim, laissez-nous partir. - Et pourquoi donc ?
Vous devez aller chez le coiffeur ?
Ils ne sont pas en super état.
Laissez-nous partir. Si vous vouliez nous tuer,
- ce serait déjà fait. - Vous tuer ?
Qui a parlé de vous tuer ?
On est les seuls survivants.
Je peux avoir besoin de vous.
Pour repeupler la ville.
Pourquoi prendre une échelle ?
Je vous ai posé une question.
J'ai tout mon temps.
C'est comme cet épisode de La Quatrième Dimension.
Avec l'entraîneur de Rocky. Le Pingouin. C'était quoi son nom ?
Meredith.
Il se retrouve tout seul après l'apocalypse.
Tout ce qu'il veut faire, c'est lire.
Et puis il casse ses lunettes.
Une tragédie.
On a besoin de l'échelle pour traverser la crevasse, dans les tunnels.
C'est là qu'ils sont tous. On doit les retrouver.
Vous croyez toujours
que le dôme est là pour nous protéger ?
Vous êtes encore plus bête
que je ne le croyais.
Le dôme va nous détruire.
Il les a tous tués.
Barbie aussi.
Ils sont tous morts.
Vous vous trompez. Il est vivant.
Libérez-le.
Allez. Vous allez mourir comme les autres.
C'est ma ville à présent. Enfin, ce qu'il en reste.
Et c'est mon ultime acte de charité.
Si, par miracle, vous survivez,
évitez de croiser mon chemin.
Parce que si je vous revois,
je serai beaucoup moins charitable.
Allez-y.
Maintenant on est quittes.
Ça va.
Bienvenue à CHESTER'S MILL
C'est plus beau que dans mon souvenir.
Ça va ?
- Oui. - On va manger un truc ?
- Je meurs de faim. - Oui, allons-y.
C'est Barbie ?
C'est bondé. Allons ailleurs.
Où que tu ailles, les gens voudront te parler.
Alors ici ou ailleurs...
- Et je dois aller au petit coin. - Moi aussi.
Une petite vessie et le trajet...
Inutile de finir ta phrase.
Ravi de te revoir.
Moi aussi.
Tu es plus grand que moi.
Ça va faire un an.
Je sais.
Je craignais que tu ne viennes pas.
Je m'excuse pour mon silence.
Je suis parti à l'étranger et après...
- J'aurais dû écrire. - Content que tu sois là.
Tu tiens le coup ?
Je pense constamment à Angie.
C'est pire avec la commémoration mais...
Tout le monde a perdu quelqu'un ici.
Toi, tu as perdu deux proches.
Julia et Melanie.
Et pour l'université ? Tu as pris ta décision ?
J'attends encore deux réponses.
- Tant mieux. - Le Grand Barbini.
Bienvenue, mon vieux.
On y va ?
On se retrouve après ?
- Ça m'a fait plaisir de te voir. - Moi aussi.
Du calme. Je ne voulais pas te faire peur.
Que fais-tu ici ?
Après ce qui s'est passé,
j'ai pensé que tu serais ici.
- Pourquoi ? Que s'est-il passé ? - Arrête.
Tu le sais bien. Tu as vu Melanie.
- Elle est morte. - Vraiment ?
Elle a dit : "On rentre."
Puis elle a disparu. Où est-elle partie ?
Je n'ai pas envie de parler de ça.
Tu n'as pas vécu ici.
Depuis que le dôme a disparu,
les choses ont changé.
Tu te souviens de mon asthme ?
Non. J'avais oublié, désolé.
Je ne sortais jamais sans mon inhalateur.
Je suis guéri.
Mon oncle. C'était un ivrogne fini. Il ne boit plus une goutte.
Tout le monde est bizarre.
Tout le monde s'entend bien.
Ils veulent tous aller de l'avant.
Je sais que tu l'as vue.
Si c'est le cas, pourquoi sommes-nous les seuls à l'avoir vue ?
Je l'ignore mais je ne prends plus de médicaments
et je n'ai jamais eu les idées aussi claires.
- Allez. - Quoi "allez" ?
- Que veux-tu ? - Que tu admettes ce qu'on a vu.
Qu'est-ce que tu as vu, Ben ?
Que rien de tout ça n'est réel.
Je m'appelle Sam et je suis alcoolique.
Ça va faire un an que je n'ai rien bu.
L'aide de ce groupe a été comme une bénédiction.
Et pourtant, les groupes, ce n'était pas mon fort.
Mais la méthode des douze étapes m'a remis sur le droit chemin.
Ça ne serait pas arrivé si on ne m'avait pas envoyé ici.
C'est curieux mais cet endroit m'a fait du bien.
Un avocat...
m'a contacté.
Il m'a dit qu'il y avait
eu un vice de forme dans mon procès.
Si on fait appel, il pourrait y avoir un nouveau procès.
Et je pourrais être libre.
Mais je dois payer pour ce que j'ai fait.
C'est là-dessus que je veux me concentrer.
Me racheter auprès de ceux que j'ai blessés.
Ensuite...
je pourrai peut-être tourner la page.
C'est grave si je rate la cérémonie ?
FÉLICITATIONS
Ça me gêne. Et demain...
Il y aura d'autres matchs.
Si ça ne va pas après la commémoration,
si tu as besoin de parler, appelle-moi.
Tu peux compter sur moi.
Bon, tu es prête ?
Bienvenue au club.
Tu as ton badge.
- Qu'est-ce que ça fait ? - Je suis heureuse.
C'est exactement ce qu'il te fallait.
Intégrer une association à l'université est important.
Appartenir à plus grand que soit.
Sans oublier le fait que tu ne sois plus en colère. Qu'y a-t-il ?
Joe ignore mes SMS.
Ça te fera du bien de le revoir, en tant qu'amie.
Tu regrettes ta décision ?
De rompre ? Non.
Mais j'aurais préféré que sa réaction soit plus adulte.
J'aimerais qu'il comprenne qu'il faut savoir tourner la page.
C'est pour ça que tu dois assister à cette commémoration.
Pour rendre hommage à ta mère.
Mais aussi pour montrer à Joe que la vie continue.
Tu lui parleras.
Pourquoi tu ne me réponds pas ?
- Que faites-vous ici ? - Ta mère m'a laissé entrer.
Tu as raté nos trois dernières séances.
Et alors ? À quoi ça me sert ?
J'ai des notes excellentes. Je bosse dur.
Je sais et c'est bien pour ça
que je me demande pourquoi tu veux tout gâcher.
Tu as été accepté à Caltech.
C'est la meilleure école d'ingénieurs du pays.
Pourquoi n'as-tu pas répondu ?
Je vais le faire. C'est juste que...
Je n'ai pas encore eu le temps.
Dis-moi, tu as changé d'avis ?
Je me demande si c'est le moment de partir.
- Mes parents ne... - Ils n'ont pas besoin de toi, Joe.
Quoi que tu fasses...
rester à Chester's Mill ne la fera pas revenir.
Il n'en tient qu'à toi, mais je pense que c'est important
que tu parles d'Angie à la commémoration.
Parle des sentiments que tu as refoulés depuis son meurtre.
De ton chagrin. De ta culpabilité.
Ça t'aidera peut-être à accepter sa mort
et à tourner la page.
Angie n'aurait pas voulu que tu restes ici
mais que tu vives ta vie.
Penses-y au moins.
On se voit plus tard, à la commémoration.
- C'est profond. - C'est le moins qu'on puisse dire.
Je descends le premier.
C'est à Big Jim. Juste au cas où.
Au cas où on m'attaquerait ?
- Il m'a piqué. - Ne t'arrête pas.
Vous lui avez parlé ?
Comment allez-vous, Sam ?
Bien.
Enfin, façon de parler.
- Je vis au jour le jour. - Je comprends. C'est bien.
Je n'ai pas parlé à Joe et je devine votre déception.
La disparition du dôme, votre procès,
toutes les émotions que Joe a voulu réprimer...
C'est normal qu'il essaie de les exprimer maintenant.
Essayez d'être patient.
À quoi pensez-vous ?
- J'ai soif. - Heureusement qu'il n'y a pas de bar.
Vous croyez qu'il n'y a pas ce qu'il faut ici ?
On a l'embarras du choix.
Vous n'avez pas besoin de boire, Sam.
Vous avez besoin de vous pardonner.
Je ne m'en sens pas capable.
- Pas si Joe ne me pardonne pas. - Et s'il n'y arrive pas ?
Ce que vous avez fait est horrible.
Mais ne vous réduisez pas à cet acte.
L'avocat a dit
que vous aviez refusé de faire appel.
- Je mérite d'être ici. - Vous étiez ambulancier, non ?
On ne fait pas ce travail
si on n'a pas le désir profond d'aider les gens,
de les guérir.
Si vous étiez libéré,
pensez à tout le bien que vous pourriez faire.
- La commémoration est aujourd'hui. - Je sais.
Votre avocat aurait pu
vous avoir une permission.
Je ne serais pas le bienvenu.
Vous pourriez peut-être écrire quelque chose que je pourrais lire.
Comme ça, vous participeriez.
Ça pourrait vous aider.
- J'ai besoin de parler à Joe. - Et vous lui parlerez.
Mais Joe doit être prêt à vous entendre
et je ne crois pas qu'il le soit.
C'est quand vous voulez.
Tu es content d'être venu ?
Oui.
- C'était une bonne idée. - Excusez-moi.
- Dale Barbara ? - Oui.
Christine Price.
On m'a envoyée ici après la catastrophe.
- Pour quoi faire ? - Je suis psychologue.
J'aide les personnes qui ont vécu des événements traumatisants.
Je voulais vous parler l'an dernier,
mais vous étiez déjà parti.
Je n'avais aucune raison de rester ici.
Si vous avez besoin de parler, je suis à votre disposition.
- Eva. On est venus ensemble. - Eva. Christine.
J'étais ici pendant les événements.
Vous êtes donc aussi à ma disposition ?
Quand vous voulez.
J'allais oublier.
Pourriez-vous dire quelques mots
sur Julia Shumway ?
Je n'aime pas beaucoup parler en public.
Très bien.
Tu ne me crois pas ?
J'ai la preuve. À plus tard.
Ne fais pas ça.
J'ai essayé de te joindre.
Pourquoi ? Je croyais que tu voulais faire un break ou je ne sais quoi.
Ça ne veut pas dire que je ne t'aime plus.
Ils veulent que je parle d'Angie.
- Tu vas le faire ? - Je ne sais pas.
Je ne sais pas quoi dire...
à part que c'était une sœur sympa.
Elle n'était pas commode...
mais elle me protégeait.
Si seulement j'avais pu la protéger.
- Saute, Junior. - Je ne peux pas.
Mais si. Ne fais pas ta chochotte.
Sois un homme.
Sois un homme.
Papa, je veux descendre.
Si tu ne sautes pas, tu passeras la nuit ici.
Papa, où vas-tu ?
Reviens. Ne me laisse pas ici.
Il n'y a vraiment rien à la télé en ce moment.
Par ici, saletés.
Voilà bientôt un an que le dôme a disparu.
Mais nombre d'entre vous ont perdu des proches.
Des amis, de la famille.
Après une tragédie, rien n'est plus
réconfortant qu'un sentiment profond de partage.
Ces vies ne seront jamais oubliées.
Et leur souvenir sera préservé
grâce à la flamme éternelle de ce monument.
Une commémoration permet d'aller de l'avant.
J'aimerais vous lire ces quelques lignes
que m'a dictées quelqu'un qui n'a pas pu venir.
"Formez un chemin là où tout est sauvage.
"Oubliez les événements passés.
"Oubliez ce qui est ancien.
"Qui marchera dans le feu ne brûlera point.
"La flamme ne l'embrasera pas."
Qui veut commencer ?
Je n'avais pas prévu de parler.
Vous connaissiez quasiment tous ma sœur, Angie.
Soit en tant que serveuse au Sweetbriar.
Soit en tant que bénévole à l'hôpital.
Quant à moi...
Je l'ai toujours connue.
Elle débordait de vie.
C'est dur d'accepter sa disparition.
De lui dire adieu.
De perdre quelqu'un qu'on aimait plus que tout.
C'est dur d'aller de l'avant.
J'essaie.
Joe...
est l'une des premières personnes que j'ai connues ici.
J'étais un étranger, pour lui, pour vous tous.
Il a su me mettre à l'aise.
Ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps.
Les gens de Chester's Mill m'ont ouvert leur cœur.
Et cela m'a permis de leur ouvrir le mien.
En particulier à une femme, Julia Shumway.
Que dire de Julia ?
C'était le courage personnifié.
Tout attisait sa curiosité.
C'était aussi probablement l'être le plus têtu
que la Terre ait connu depuis sa création, il y a 4 milliards d'années.
Elle était loyale. Elle assurait vos arrières.
Elle défendait les opprimés.
Et elle a continué à croire, envers et contre tout,
à la bonté de l'humanité.
Comme Christine l'a dit, même si Julia
et beaucoup d'autres nous ont quittés,
on ne les oubliera pas.
Nous devons comprendre que nous pouvons aller de l'avant
sans pour autant les oublier.
Il a besoin d'aide !
Appelez le Samu.
Ça va ?
- Il y a un docteur ? - Appelez une ambulance.
Où est son inhalateur ? Pourquoi ne l'a-t-il pas ?
Il étouffe. Ben, allez.
- Respire, respire. - Il faut aller de l'avant.
Allez, Ben.
Je suis désolée.
Réveille-toi.
- Tu vas bien ? - Oui, tout va bien.
Tu ne crains plus rien.
Après l'effondrement,
- je ne pensais plus te revoir. - On m'a emmenée ici.
- Où sommes-nous ? - Je vais tout t'expliquer,
mais, d'abord, je voudrais te montrer quelque chose.
Je ne comprends pas. Que voulais-tu me montrer ?
- Il n'y a rien ici. - On est là.
C'est tout ce qui compte. Tu as peur.
Il faut que tu me fasses confiance.
- Tout se passera bien. - Non, je dois...
Julia m'attend.
Je sens ta douleur.
Laisse-moi t'aider.
- Melanie ! - Je suis là. N'aie pas peur.
- Melanie ! - Tu n'es pas seul.
Il est temps d'aller de l'avant, comme les autres.
- Où es-tu ? - Je suis là.
Que se passe-t-il ?
Tout sera terminé
une fois vous serez devenus ce que l'on souhaite.
- C'est notre seul espoir de survie. - Non, ne fais pas ça.
D'abord, on doit s'occuper de toi.
Julia, non.
Dieu merci, tu es vivante.
Que t'est-il arrivé ?
Je ne suis pas sûre. Tout est flou.
Ce n'est pas grave.
Tu es là maintenant. C'est tout ce qui compte.
Il faut que tu m'aides à libérer Barbie et les autres.
C'est impossible.
On ne peut pas les aider.
- Il faut essayer. - Vous ne comprenez pas.
Si vous le libérez, vous finirez comme les autres.
- Comme Junior. - Junior ? Il était avec moi.
On a été séparés dans les tunnels.
Je vais vous montrer.
Après ma chute, j'ai perdu connaissance,
J'étais dans un cocon. Il m'a libérée.
Puis cette chose s'est enroulée autour de sa jambe.
Je n'ai rien pu faire.
Je vous en prie, allons-nous-en.
Je ne vais pas abandonner Barbie et nos amis.
Julia, votre jambe. Vous êtes blessée et épuisée.
- Je vais vous aider. - Regarde.
Ces choses...
qui relient tous les cocons.
Ils viennent tous de là-haut.
- Julia, j'ai peur. - Ce cocon est différent.
Il est plus grand.
Je ne vois pas qui est dedans.
L'œuf, le dôme...
ces cocons.
Il doit y avoir un lien.
Et si l'œuf permettait d'ouvrir les cocons ?
Ton père n'a pas rapporté l'œuf.
Mais vous m'avez dit qu'il venait à Chester's Mill.
- On a besoin de l'œuf. - Comment le sais-tu ?
Vous savez ce qui s'est passé quand ils l'ont pris.
J'ignore comment, mais je suis liée à cet œuf.
J'ai failli mourir. Je ne sais pas pourquoi.
Je sais juste qu'on a besoin de l'œuf.
Il faut envoyer un message à mon père.
Qu'y a-t-il ?
Juste un problème.
Fiche le camp ! Allez !
C'est ça. C'est à moi.
Tout ça est à moi. File. Tu m'entends ?
- Patron ? - Je dérange ?
Après la commémoration,
j'étais déprimé et j'ai eu besoin de...
- ... réconfort. - Dis-lui de partir.
- Maintenant. - Très bien.
Désolé. Le boulot m'appelle.
- Mais... - Je t'appellerai.
Il vous appellera.
Peux-tu le déverrouiller ?
Tu plaisantes ? Vu la veine qui te barre le front
- ce doit être... - C'est important.
Voilà. Il est déverrouillé.
Cette vidéo a été prise hier matin,
juste avant la mort de Ben.
Tu as volé un mort ?
Je n'ai rien dit.
Le flic de Chester's Mill. Le jardinier.
Le coursier. La coupe et les vêtements changent.
La moustache aussi.
Le truc flippant ? Ils ont tous la même tête.
C'est le même type.
Je ne sais pas ce qui se passe ici,
mais rien de tout ça n'est réel.
Comment ça "rien n'est réel" ?
Branche-le et lance la vidéo.
Zoome sur les visages.
Tout de suite.
Ches... Mill...
Que se passe-t-il ?
Je ne sais pas. Le fichier est corrompu.
- Répare-le. - J'essaie. C'est ridicule.
Débrouille-toi mais récupère la vidéo.
C'est bien clair ?
Au Briar, dans une heure.
Je n'arrive pas à croire que Ben est mort.
La malédiction de Chester's Mill.
C'est ridicule.
À l'université, les gens prennent facilement cinq kilos.
Ça m'aide à ne pas trop grossir.
Tu vas adorer la fac.
Je n'ai pas dit que j'irais.
On dirait que tu es toujours sous le dôme.
Ce n'est pas ce qu'Angie aurait voulu.
- C'était ma sœur. - Et elle est morte.
Comme ma mère. Ça craint et c'est injuste.
Mais il faut continuer à vivre.
Partir d'ici m'a fait un bien fou.
Ça m'a permis de rencontrer d'autres gens.
Je me sens différente. Ça te fera du bien aussi.
Tu as changé.
Tes vêtements, tes cheveux. Tu es dans un club ? Sérieux ?
Ça fait du bien d'appartenir à plus grand que soit.
D'être acceptée.
C'est pour ça que tu n'es pas rentrée de l'année ? Pour être acceptée.
On avait décidé de faire une pause.
Ça m'a fait plaisir de te revoir, Norrie.
Zut.
Tu n'as toujours pas fait ton sac !
Je voulais te parler.
Ça va ?
On peut rester un jour de plus ?
La mort de Ben et la commémoration
ont secoué tout le monde. On devrait rester un peu.
C'est vrai. Tu as eu une nuit agitée.
Moi, ça va.
Si ça va...
viens me rejoindre sous la douche.
Je ne peux pas. Je suis désolé. Je...
Vas-y.
Je t'aime.
Si tu as un truc à me dire, dis-le.
Allez !
- Venge-toi. - Il te plante.
Tu le plantes. À ce rythme, il n'y aura plus personne.
Tu veux te venger ? Creuse deux tombes.
- Une pour toi et une pour lui. - Et la tienne ?
Ça suffit.
- Lève-toi. - Debout.
J'ai tout essayé.
La vidéo de Ben a complètement disparu. À croire que...
Elle n'a jamais existé ?
Tu ne vas pas me virer ? Je viens d'acheter un appartement.
Ça ne peut pas être le même type sur la vidéo.
- C'est... - C'est dingue.
Envoie ça à Billingsley, d'accord ?
Je vais voir ce que je peux faire.
- Excusez... - Pardon.
Tu es mort.
- Pas aux dernières nouvelles. - J'arrive.
- Que fais-tu là ? - Désolé
pour la commémoration. Ma moto était en panne.
On ne s'est pas vu depuis...
Marrakech ?
Tu construisais des logements sociaux.
C'est fou de s'être croisés en Afrique du Nord, non ?
Tu vois toujours le canon qui nous a fait boire ?
- Comment s'appelait-elle ? - Eva. Elle est ici.
J'aimerais bien la revoir. Sans tequila ce coup-ci.
On ne va pas rester longtemps.
Pas de souci.
Ça doit être dur d'être de retour.
Je pense constamment à Julia.
Moi aussi.
C'est bien d'avoir tourné la page.
Tu mérites d'être heureux.
C'est gentil. Je vous laisse bavarder.
J'ai un truc à faire. Ça m'a fait plaisir de te voir.
Moi aussi.
Tu crois que ça va marcher ?
Quand Barbie l'a fait pour me contacter,
il s'est fait embarquer par un commando.
- On nous observait. - Les hommes de mon père ?
Espérons qu'ils sont toujours là.
Elle veut l'œuf. Laissez-moi le rapporter à Chester's Mill.
Le dôme doit être sa source d'énergie.
Il y a 25 ans, une pluie de météorites s'est abattue sur Terre.
Un an après,
on a retrouvé des fragments de ces œufs
près d'un de nos sites en Alaska.
Avec l'accord du gouvernement,
j'ai dépensé une fortune pour retrouver
toutes les météorites.
C'est le seul œuf qu'on ait trouvé intact.
Vous pouvez comprendre ma réticence.
Si on ne leur rapporte pas cet œuf, on risque de perdre tout le monde.
Je me fous de Chester's Mill.
Désolée pour votre fille.
Votre fils aussi est prisonnier du dôme, non ?
- La question n'est pas là. - Je ne suis pas d'accord.
Si je vous laisse leur rapporter cet œuf,
je dois être sûr que vous le faites pour nous
et pas pour des raisons sentimentales.
On veut la même chose :
découvrir et exploiter le pouvoir de l'œuf
et tous ses secrets. Coûte que coûte.
Mon père aura vu mon message ?
Oui, je pense.
C'est par là qu'il arrivera.
C'est comment dans le cocon ?
On dort.
Quoi ?
Si mon père vient...
qu'est-ce que je lui dirai ? Ça fait si longtemps.
Tu n'as pas à dire quoi que ce soit.
C'est ton père.
Ça va ?
J'ai la tête qui tourne.
Reposez-vous.
Je peux prendre le premier tour de garde.
Allongez-vous.
Vous avez toujours veillé sur moi.
Vous avez toujours cru en moi.
Laissez-moi vous aider, pour une fois.
S'il vient, je vous réveillerai.
Eagle One, qu'est-ce qu'on fait ?
Attendez l'arrivée des renforts.
Établissez une liaison permanente dès que vous serez sous le dôme.
Je n'arrive pas à croire que c'est toi.
Tu l'as rapporté ? C'est l'œuf ?
Bien sûr.
Je ferais tout pour toi.
Tu es ma fille.
Non.
J'ai eu ton SMS. Que se passe-t-il ?
- Comment s'est-on connus ? - Tu plaisantes ?
C'est important. Comment s'est-on connus ?
Dans un bar, à Marrakech.
Ton ami me draguait mais je n'avais d'yeux que pour toi.
Son nom. Comment s'appelait-il ?
Je crois que c'était James. Mais Hunter et toi l'appeliez Junior.
Que se passe-t-il ?
Ça va te paraître insensé
mais tu dois me croire.
Il s'appelait James Rennie
et son nom était gravé ici hier.
- C'est impossible. - Tout est flou
dans ma tête. Toi et moi, Marrakech,
Kaboul, l'hôtel à Belgrade.
J'ai d'autres souvenirs qui me reviennent maintenant.
J'ai vu le cadavre de Junior.
Il est mort le même jour que son père et Julia.
Quand le dôme a disparu.
Je suis désolée. C'est de ma faute.
Je croyais que revenir à Chester's Mill te ferait du bien.
- Mais c'est le contraire. - Écoute.
Il ne s'agit pas de ça. Ces endroits, ces gens.
Il se passe quelque chose de louche ici.
Pitié.
Je t'ai tué.
- Tu me surveilles ? - Lâche-le. Que fais-tu ?
- Tu ne comprends pas... - Arrête.
Il était dans la vidéo de Ben.
Et la vidéo a disparu. Avant de mourir, Ben m'a dit
qu'il se sentait surveillé.
- Et que tout ça n'était pas réel. - Tu commences à me faire peur.
Prends ma main. Tu es très tendu en ce moment.
On peut rentrer à l'hôtel ou rentrer chez nous.
- On ne reviendra plus ici. - Je ne peux pas.
Pas avant de comprendre ce qui se passe.
Respire profondément.
Concentre-toi.
Laisse tes pensées glisser sur toi jusqu'à ce que tu aies la tête vide.
Tes yeux.
- Mais... - Je suis concentrée.
Pas toi. On recommence.
Respire.
C'est débile.
Tu as vu Norrie, j'imagine.
- Je lui en veux terriblement. - La vie est plus simple
quand on apprend à accepter les excuses qu'on ne nous donne pas.
Elle ne va pas s'excuser d'être heureuse.
Elle dit que je vis encore sous un dôme, à cause d'Angie.
C'est vrai ?
Je vais te poser une question.
Tu as toujours rêvé de devenir ingénieur,
bâtisseur ou inventeur. Alors pourquoi
as-tu tant de mal à accepter l'offre de Caltech,
une université qui te permettra de réaliser tes rêves ?
Je ne le sens pas.
Joe, je ne sais pas ce que tu ressens...
mais si tu veux savoir si tu vis sous un dôme,
il est peut-être temps de pardonner celui qui t'y a mis.
C'est hors de question.
Tu refoules tes sentiments pour Sam depuis trop longtemps.
C'est un poids qui te tire vers le bas.
Ces sentiments ne doivent pas te paralyser.
Je n'ai rien à dire à Sam Verdreaux.
Alors écoute-moi.
Il est aussi prisonnier du passé que toi.
La seule différence, c'est que c'est toi qui as toutes les clés.
- C'est une belle moto. - Merci.
- Vous êtes ? - Christine. Christine Price.
- Désolé. - On m'a dit que vous étiez rentré.
- Qui ? - Votre ami, Hunter.
Un café offert
suffit à délier les langues.
Vous êtes psy ?
Je préfère dire thérapeute.
Mais, oui, j'aide les habitants des villes sinistrées
après une catastrophe naturelle.
Le dôme était tout sauf naturel.
"Catastrophe surnaturelle" me semble trop spectaculaire.
C'est bête qu'on se soit ratés l'an dernier.
Le temps que j'arrive, vous étiez déjà parti.
Plus rien ne me retenait.
Vous nous avez manqué à la commémoration.
Ma moto est tombée en panne.
C'est un peu trop facile, non ?
De rater, à un jour près, l'hommage
en l'honneur des disparus votre père compris ?
Mon père ne manque pas à la ville. Je l'ai tué pour protéger celle-ci.
Si vous voulez savoir comment je vais
depuis la disparition du dôme et de mon père,
sachez que je n'ai jamais été aussi bien. Excusez-moi.
Dites-moi.
Si la disparition de votre père vous réjouit tant,
pourquoi n'avez-vous pas vendu cette maison ?
Qu'est-ce que ça peut vous faire ?
Que ça vous plaise ou non, votre place est ici.
Les habitants de cette ville ont besoin de vous.
Je ne peux pas vivre ici.
À cause de mon père. Vous savez pourquoi je suis parti ?
Tout le monde ici pense que je suis comme lui.
Il est peut-être temps de cesser de fuir.
Montrez-leur qu'ils se trompent.
Debout, la Belle au bois dormant.
Qui est-ce ?
- J'ai dit... - Don Barbara.
Le père de Barbie ?
Que fait-il à Chester's Mill ?
Il vous l'aurait dit si vous ne l'aviez pas tué.
Vous croyez que je l'ai tué ?
Ce ne serait pas votre premier.
Vous avez des couilles
de me dire ça, vu que je suis armé et pas vous.
Où est Melanie ? Et l'œuf ? Vous l'avez tuée ?
L'œuf ? Je m'en suis débarrassé.
Don était venu le rapporter.
Après tout le mal que l'œuf a fait ?
Vous le vouliez ? Ce truc est diabolique.
Tirer sur son fils est diabolique.
C'est lui qui a commencé.
Tout le monde est bloqué dans les tunnels.
- Y compris votre fils. - Junior aussi ?
Si vous n'avez ni Melanie, ni l'œuf,
- dégagez de mon chemin. - Écoutez-moi.
Puisque vous êtes une si grande journaliste, dites-moi
pourquoi, si je l'avais tué,
je vous aurais montré son cadavre ?
Vous vous êtes fait rouler.
Melanie l'a tué, a fichu le camp
avec l'œuf et Dieu sait quoi.
Melanie est loyale, pas comme vous.
Exactement. Elle n'est pas comme nous.
On ne ressuscite pas, nous.
- Vous vous trompez. - Combien de victimes
faudra-t-il pour que vous compreniez ?
L'œuf, le dôme, cette fille...
- m'ont pris ma femme. - Dégagez !
Vous vous croyez plus maligne que nous ?
Je ne suis pas le seul à avoir du sang sur les mains.
Des gens sont morts à cause de vous.
Votre foi en ce dôme vous a rendue aveugle, sourde et bête.
C'est la deuxième fois que vous m'insultez.
C'est une de trop. Alors, si ça vous chante, tuez-moi.
- Sinon, je m'en vais. - Ben dis donc.
- Vous avez un sacré caractère. - Allez au diable.
Il n'y a que la vérité qui blesse.
Je peux voir tes papiers ?
Appel
- Qui est-ce ? - Christine Price.
On s'est vu à la commémoration. Je suis avec Eva à l'hôpital.
Venez dès que possible.
- Que s'est-il passé ? - Elle m'a appelée.
On s'est vues au Sweetbriar après votre dispute.
À un moment, elle s'est tordue de douleur.
Aux toilettes, elle a vu qu'elle saignait.
- Quoi ? - Le docteur
a dit qu'Eva et le bébé allaient bien.
Le bébé ?
Quoi ?
Va-t'en.
Va-t'en.
Allez, va-t'en. Fiche le camp.
Clébard à la noix.
JUNIOR - PAPA
De la citronnade alcoolisée ?
C'est...
Je ne sais pas.
Tu aimes la bière ? Moi, je déteste ça.
Moi aussi.
Est-ce que Joe avait raison ?
Je suis devenue une poufiasse prétentieuse et insupportable ?
Ça allait bien jusqu'à ce qu'on parle de Joe.
C'est pour ça que tu es là ?
Qu'il aille au diable.
J'aime être dans ce club.
J'aime le fait de ne plus être constamment en colère
- à force de rester seule. - Je comprends.
C'est pareil pour moi depuis que je bosse avec Barbie.
Avant, j'étais toujours seul et furieux contre le système mais là...
Je ne sais pas. J'ai l'impression de savoir enfin où je vais.
Je ne pense plus uniquement à moi.
Je ne regrette pas du tout ce que j'étais.
Tu peux faire ce que Joe voudrait que tu fasses
ou tu peux aller de l'avant. Et t'autoriser à être heureuse.
Mais ce doit être ton choix et celui de personne d'autre.
Coucou.
Quand es-tu arrivé ?
Il y a une heure.
Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu étais enceinte ?
Je voulais t'en parler.
Mais après la commémoration.
- Pour que tu ne te sentes pas piégé. - Comment ça ?
Pourquoi dis-tu ça ?
Je vis notre histoire à fond.
Tu as un pied dans le passé avec Julia
et l'autre, dans l'avenir, avec moi.
Je veux vivre avec toi.
Je veux ce bébé.
Mes sentiments pour toi...
sont bien réels.
Et ce bébé est bien réel.
Je sais ce que je veux.
Est-ce le cas pour toi ?
Je serai là en cas de besoin.
Assieds-toi.
Je sais que ce doit être très difficile pour toi.
Je ne t'ai pas demandé de venir...
pour t'expliquer ce que j'ai fait ou pour me blanchir.
Alors pourquoi ?
Dans le cadre de ma peine, j'ai dû aider...
d'autres prisonniers
à reprendre leur vie en main.
Ça m'a forcé
à réfléchir sur ma vie.
Mon alcoolisme.
Ma honte.
Je voulais te voir
pour te regarder dans les yeux
et te dire combien je suis désolé.
Et que je fais tout ce que je peux
pour être quelqu'un d'autre.
Quelqu'un de bien.
Pour mériter ton pardon.
Elle s'appelait Angie.
Vous n'avez pas prononcé son nom.
C'est Angie, et vous l'avez tuée.
- Je... - Vous avez assez parlé.
C'est mon tour. Je ne suis venu ni pour vous,
ni pour connaître vos projets, mais pour ma sœur.
Que j'aimais profondément
et qui n'a pas d'avenir.
Donc si vous avez fini de vous féliciter d'avoir changé,
sachez que je ne vous pardonnerai
que quand vous aurez souffert autant qu'Angie.
À terre !
Fermez les portes !
- Fermez tout ! - À terre !
- Que fais-tu ? - Je ne pouvais pas attendre.
Pourquoi ?
Que se passe-t-il ?
- Qui est dans ce cocon ? - Vous verrez.
Vous me faites toujours confiance ?
Je voulais croire à tout prix que ce dôme était là pour nous.
Mais je ne peux pas me voiler la face.
Surtout, en voyant ça.
Si ce cocon protège ses hôtes
et que Junior t'a libérée,
comment s'y est-il pris, sans couteau ?
C'est quoi ce délire ?
Bon sang.
C'est ce que tu veux, Norrie ?
Je suis vraiment désolé, Joe.
Tu m'aimes ?
Je suis désolée. Le processus a commencé.
- Vous allez tout gâcher. - J'ai cru en toi.
On va aussi s'occuper de vous.
Et moi ?
J'ignore qui est ce "on"
mais je ne te laisserai pas tuer Junior.
Non, ne faites pas ça. Vous allez tout détruire.
Qu'en pensez-vous ?
Allez-y.
Barbie, non. Tout va bien.
C'est moi, Julia.
Tout va bien.
Tu es en sécurité. Ça ira.
Tout va bien.
C'est bon, je suis là.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.