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Notre force nous empêche de sombrer dans le chagrin...
grâce à la paix et à la lumière de Ta présence.
Animés par notre foi en Jésus-Christ...
nous portons en terre notre soeur Lilly Rawley...
et l'enterrons, en toute humilité.
Puisse Dieu lui accorder miséricorde...
et pardonner tous ses péchés.
Que Jésus-Christ, notre Berger...
la guide au royaume de Dieu notre Père.
Qu'elle connaisse le bonheur éternel...
parmi les Saints, et dans la lumière de la foi éternelle.
Puisse le Seigneur qui t'a rappelée, Lilly, te mener à Lui.
Puissent ses anges te guider aux côtés d'Abraham.
Nous t'implorons, Seigneur, reçois cette âme...
au Royaume des Cieux.
Seigneur, entends notre prière aujourd'hui.
Accueille Lilly au Paradis.
Aide-nous à nous réconforter mutuellement par notre foi...
jusqu'à ce que nous revivions en toi, avec Lilly, pour l'éternité.
Seigneur, écoute notre prière.
Regarde les tiens avec amour.
Regarde le mari de Lilly, Ned, qui pleure et prie pour elle.
Soutiens-le dans son désarroi et sa peine...
aide-le à partager ce malheur avec ses fils Andrew et Miles.
Et... maintenant ?
Rentre chez toi. Repose-toi.
Will... Je n'ai encore rien dit aux enfants.
Pourquoi ?
Je les ai envoyés chez les Jabouli...
et quand elle est morte,
j'ai prétendu que nous étions à Londres.
Je ne sais pas quoi leur dire.
La vérité. Il le faut.
Je peux en parler à Andrew, il est assez grand, mais Miles...
C'est un bébé... fragile... Comme sa mère.
Tu exagères. Ma soeur n'était pas si fragile.
Il faut parler au petit.
Je leur dirai à mon retour du désert.
Qu'est-ce que tu racontes ? Kate peut y aller.
Kate a déjà assez à faire au bureau.
Alors, j'irai à ta place.
Tu viens d'arriver.
Justement. Je n'ai pas défait ma valise.
Je pars tout de suite, comme ça, tu verras tes gosses.
Je peux faire quelque chose ?
Non. Si. Occupez-vous des remerciements.
Je prends le dossier, et Fouad me mettra au courant.
Je t'appellerai de Borma.
Je vais chercher les enfants.
Vu !
C'est pas trop tôt ! Ca pue là-dedans.
Dire que le chien supporte ça !
Eh ! Qu'est-ce que vous fabriquez ?
Kate, on rentre chez nous, dis ?
Eh ! Du calme !
Papa et maman sont là ?
Allez, souffle. Ah, là là...
J'ai un rhume.
Filez chercher vos affaires. Je vous ramène chez vous.
On rentre !
Andy, ce que j'ai à te dire n'est pas facile...
Ce que j'ai à te dire...
Ici... ce ne sera plus pareil.
Papa !
Où est maman ? Encore à Londres ?
Bien amusé chez les Jabouli ?
Drôlement bien.
Assis, les enfants !
Sages ! Pas touché ! Ne respirez pas !
Martyr !
Non ! Pas de piqûre ! Non !
Voici Mme Paley...
votre gouvernante.
Miles... et Andrew.
Pourquoi une gouvernante ?
Nous allons être de grands amis, vous verrez.
Venez embrasser Nanny.
Miles... voyons !
Allons.
Mme Paley connaît plein de jeux.
Vous avez un sac magique ?
J'ai un sac.
Venez voir ce qu'il y a dedans.
Je t'accompagne.
Viens, Andrew.
Je l'emmène.
J'ai à lui parler.
Ce que j'ai à te dire n'est pas facile.
Ici...
ce ne sera plus pareil, c'est pour ça qu'il y a une gouvernante.
Quand vous étiez chez les Jabouli...
on vous a dit que nous avions été appelés à l'étranger.
Ce n'était pas vrai.
Maman est morte.
Ta mère était ici...
elle allait de plus en plus mal...
Maman est morte ?
Oui.
Andrew, ne dis rien à Miles.
Tu aurais dû me le dire !
Je t'en prie...
Miles...
un petit frère comme toi, y en a pas deux.
Y a pas mieux.
Miles, ne pignoche pas, mange.
Maman lui coupe sa viande.
Oh, bien sûr.
Je la déteste, la gouvernante.
On dirait un pingouin. Je veux maman !
Mme Paley est très gentille. Elle vous aime beaucoup.
Elle me laisse pas jouer avec Andrew.
Ce n'est pas vrai. Et puis, je rentrerai tôt maintenant.
Je jouerai avec toi.
A quoi ?
Je ne sais pas. Aux gendarmes et aux voleurs.
Moi, je serai un voleur.
Pourquoi ?
Maman dit que toi et oncle Will, vous étiez des bandits.
Quoi ?
T'es devenu riche dans l'Armée.
L'aviation.
Marché noir.
L'argent du marché noir, nous, on le changeait en dollars.
On a su bien investir, c'est tout.
C'est pas ce qu'a dit maman.
Après la guerre, on est resté...
en Afrique du Nord. On a acheté un avion...
et puis, il a fallu un bateau.
Ca vous intéresse, tout ça ?
Continue.
On en a acheté un, et...
de fil en aiguille, on a fondé une affaire de fret.
Très rentable.
Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant ?
On a gagné beaucoup d'argent.
Pour quoi faire, tout cet argent ?
Pour que vous ayez une affaire florissante à ma mort.
- Je ne veux pas que tu meures ! - Pas aujourd'hui !
Non et non, si tu dois mourir !
Parlons d'autre chose.
Oui. Maman revient quand ?
Tu as du mal à faire ta rédaction ?
Non, il me faut plus de temps.
Je t'en donnerai.
Merci.
Elle sera bien.
Je sais. Je te donne une semaine.
Tu viens jouer au basket ?
Non, faut que je rentre.
Toujours pareil avec toi.
Assez !
Encore un peu. Une pour le petit Jésus...
Le petit Jésus ne boufferait pas cette saleté.
J'aime pas la soupe noire.
- Soupe aux lentilles. - Noire.
Allons, vous ne voulez pas que Mme Paley se fâche, hein ?
Soyez sage et ouvrez la bouche.
Super Agent 4... arrive à la base.
Sauve-moi !
T'en fais pas, XKY. Je te sauverai ! Super Agent 4 est invincible !
Sauve-moi !
Elle m'empoisonne à la... soupe noire !
Bravo... voilà.
C'est bien de la soupe noire.
Andrew, allez boire votre lait.
J'ai pas soif. Et puis, j'attends papa.
Moi aussi.
Il ne m'a pas appelée. Pourquoi croyez-vous donc qu'il rentrera ?
Il... il l'a dit.
Il a insisté pour que Miles fasse la sieste.
Nous ne voulons pas lui désobéir, n'est-ce pas ?
Andrew, sortez ! Laissez Miles au calme.
Je déteste le calme ! Y a trop de silence !
- Ne faites pas le bébé. - J'ai pas de température !
On va voir ça. Tournez-vous.
Voilà. Descendez ce pantalon.
Comment pouvez-vous être si maladroit ?
Fermez cette fenêtre.
Rangeons cette pagaille.
Pagaille noire !
Je m'en doutais.
Presque 38.
Donnez-moi ça.
C'est normal ! Il n'a pas de fièvre !
Rendez-moi ça.
Vous inventez !
Rendez-moi ça tout de suite !
Je suis plus malade !
Il faut vous reposer.
Non, jouer !
Oui, jouer avec lui !
Laissez-le tranquille.
Donnez-moi ça.
Dehors ! Dehors !
Quoi encore ?
Mon cartable.
Restez là.
T'en va pas, Andrew. Je veux jouer avec toi... Andrew !
Reviens !
J'ai appris la mésaventure de votre associé...
chez mes concurrents grecs.
Avec moi, votre pétrole ne disparaîtra pas dans l'Atlantique.
Si je le pensais, je ne serais pas là.
Ces messieurs resteront-ils dîner ?
Non. Mais j'aimerais qu'ils voient les enfants.
Miles dort, Monsieur.
- Et Andrew joue dehors. - Où ?
Je ne sais pas.
Un problème ?
Je voulais voir Andrew un moment.
Alors, on les regarde, ces contrats ?
Ahmed.
Andrew.
Il n'y a pas de raison de pleurer.
Mon père était un vieil homme. 90 ans au moins...
Viens. Accompagne-moi.
La tradition veut...
que la famille en deuil ne cuisine pas.
Alors...
nos amis et nos voisins nous apportent à manger.
Dans trois jours, ils viendront chez nous, et il y aura un banquet.
C'est un geste de reconnaissance envers mon père.
Ici... c'est ma maison.
C'est du thé.
C'est chaud.
Pas comme ça. Comme ça.
C'est bon.
Votre père vous manque ?
Oui.
Mais rien n'est plus beau que le Paradis.
Avec son zéphyr d'huiles parfumées.
Ses fontaines d'où jaillit de la limonade.
Ses plats de dattes pour tous ceux qui ont faim.
Il est heureux. Et je suis heureux.
Goûte un peu de couscous.
C'est bon.
Tu seras toujours le bienvenu chez moi.
Il faudra venir me voir. Papa vous aimera beaucoup.
Papa ! T'es rentré !
Où étais-tu ?
Comme tu n'arrivais pas, je suis parti en exploration.
Je t'ai attendu tout l'après-midi.
Je t'interdis de partir sans dire où tu vas. Mme Paley dit...
Elle ment ! Elle me déteste !
Tu lui as désobéi. Miles n'a pas fait sa sieste, et il a de la fièvre.
Non. J'ai regardé le thermomètre.
Si c'était moi qui m'en occupais, il...
Andrew, il nous faut quelqu'un.
Tu sais qu'il est fragile.
Il faut que tu sois gentil avec lui.
Je suis gentil avec lui...
Va voir si Maria t'a préparé à dîner.
Tu ne manges pas là ?
Non. Dîner d'affaires. Aide-moi à boutonner ça.
Pourquoi tu mets ce vieux truc ?
Je l'aime bien.
Un corbeau noir...
sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage...
quand vint à passer un éléphant affamé.
"Lâche ton fromage, Corbeau, sinon... gare à la douche !"
Mais le corbeau ignora la menace, et soudain...
de la trompe de l'éléphant... jaillit une cataracte.
Coasse.
Quoi ?
Maman imite toujours les animaux.
L'éléphant eut un gros rire.
Je ne dors pas.
Puis, arriva un énorme tigre.
"Descends de ton perchoir, Corbeau", dit-il.
"Mets ton fromage sur mon nez, et je t'apprendrai un jeu..."
N'éteins pas.
Pourquoi ? Il est tard.
Reste encore un moment.
Tu veux que je finisse l'histoire ?
Excuse-moi de m'être emporté.
Mais il faut que tu sois plus raisonnable.
Compte sur moi.
- Papa... - Oui ?
Il y a rencontre de judo demain. Tu crois...
que tu pourras venir ?
Je tâcherai.
Papa... les autres parents viennent tous.
Je t'ai dit que je tâcherai. J'ai du travail, mais je tâcherai.
Je risque de gagner.
J'ai quelque chose pour toi.
Merci.
Tournoi suivant :
Andrew Rawley...
et Lucien Tesich.
Maman ! Y a pas de serviette !
Ca me révolte.
C'est comme si...
je ne pouvais pas la rejoindre.
Et elle ne revient pas.
Je téléphone dans le vide, le courrier n'arrive pas.
Elle ne pense pas à moi.
Ni aux enfants.
J'ai perdu tout contact avec elle. Elle m'a quitté.
Sans raison valable.
Elle m'a quitté...
Moi, son aîné, je l'ai découverte quand tu l'as épousée.
J'ai compris qui c'était...
en voyant comme elle te rendait heureux.
On peut dire qu'elle t'aimait.
Tu l'aimais beaucoup aussi, non ?
Elle était merveilleuse.
Avec elle, on se montrait sous son meilleur jour.
Pourquoi ne rentres-tu pas aux USA ?
Je ne pourrais plus y vivre.
J'ai vécu toute ma vie d'homme ici.
L'Afrique du Nord commence sa prise de conscience.
Je veux y contribuer.
Et les garçons ?
Ils sont heureux ici.
Tu en es sûr ?
Oui.
Je sais, Will... Il faut me donner du temps.
Arrête !
Ca suffit !
Enlève ces lunettes.
C'est pas des lunettes.
Si t'as peur, mets ton oreiller sur ta tête.
J'ai oublié.
Au secours ! J'étouffe !
La lumière est revenue.
Je peux venir dans ton lit ?
Dis, elle revient quand, maman ?
Dors.
Mais pourquoi elle revient pas ?
Elle peut pas.
Pourquoi ?
Elle est dans un endroit très beau...
avec un zéphyr d'huiles parfumées...
des fontaines de limonade...
et des plateaux de dattes, quand elle a faim.
Qu'est-ce que maman fait là-bas ?
Ce qu'elle faisait ici avec nous.
Elle prépare le petit déjeuner, le matin. Et...
elle se met du rouge à lèvres...
Et...
tout le monde lui obéit parce qu'elle est belle.
Pourquoi elle fait pas ça ici, avec nous ?
Parce qu'elle peut pas.
Pourquoi pas ?
Dors.
Au secours !
Que fais-tu là, toi ?
Je peux venir dans ton lit ?
J'avais peur de l'orage.
L'orage est fini, maintenant. Allez, viens !
Je veux maman. Elle ne reviendra plus jamais.
Andrew, qu'est-ce que tu lui as dit ?
Je ne lui ai rien dit.
J'ai rien dit !
Attends !
Papa ! Je lui ai rien dit !
Il ne comprend pas.
Maman était la seule qui aimait me voir foncer en vélo.
Elle m'a donné la médaille de champion du monde des benjamins.
Et puis ?
Elle aimait tricher aux cartes.
C'est vrai ?
Oui.
Elle disait que tout le monde le savait,
mais qu'elle aimait gagner.
Tu lui ressembles.
Comment ça ?
Les yeux... la bouche.
Tu ris comme elle.
Maman riait tout le temps.
Comment c'est, quand on est mort ?
Je ne sais pas, c'est... dur à expliquer.
Comment tu crois que c'est ?
Ferme les yeux.
Mets tes mains sur tes oreilles.
Et...
retiens ton souffle.
Mais j'y vois rien !
Tu croyais voir quoi ?
Maman.
Il n'y a que les morts qui voient les morts.
Si tu veux voir maman, faut que tu meures.
Elle a transformé ma vie.
Je pouvais être déraisonnable... idiot...
heureux.
Je pouvais tout, avec elle. Même être un raté.
Elle m'aurait aimé quand même.
Miles lui ressemble tant.
Parfois, je trouve qu'il a l'air... d'un ange.
Neuf... huit... douze...
quatorze...
dix-sept... C'est quoi, après dix-sept ?
Miles ! Oh, mon Dieu !
C'est quoi après dix-sept ?
Pour l'amour du ciel ! Descendez ! Ne bougez surtout pas !
C'est quoi, après dix-sept ?
J'en sais rien. Qui vous a mis là ?
C'est moi qui compte les tours.
Arrêtez-vous !
Vache sur la piste !
Attention... chameau !
Restez pas là !
Vas-y, Andrew ! Tu vas l'avoir ! Allez !
Assez, ou je le dirai à votre père. Obéissez ! Descendez !
Regardez ce que vous avez fait !
Imbécile, à cause de vous, il l'a cassé !
Je vous interdis de me parler sur ce ton. Je vous l'interdis !
C'est vrai que vous êtes une imbécile !
Ne le giflez pas !
Je veux descendre ! Descendez-moi !
C'en est trop.
Descendez-moi !
Que votre père se débrouille !
Je pars.
Finies les soupes noires !
Andrew, descends-moi.
D'acc. J'arrive.
Elle t'a fait mal ?
Non.
Sinon, je lui aurais filé mon pied au cul.
Qui t'a appris à parler comme ça ?
Toi.
Tu crois que papa va être fâché ?
Oui, sans doute.
Si on en profitait avant qu'il nous punisse ?
Oui. Tiens bon ! Promenade à cheval !
C'est la "branche du courage".
Je mets... à l'épreuve mon courage.
J'avance...
Attention, tu vas tomber !
Premier crac.
Plus ça craque...
plus j'ai de courage.
T'arrives à combien ?
Jusqu'ici, deux. Mais je suis pas loin de trois.
Deux.
Pas trois, je t'en supplie.
Tais-toi, sinon j'entends pas.
Trois !
Trois ? Tu ne peux pas prendre trois desserts.
On peut aller les regarder ?
D'accord, allons-y.
Tu crois que papa sera fâché ?
Je lui expliquerai.
Elle n'avait pas à te gifler !
On a combien ?
Pas assez.
J'ai une idée.
Elle a oublié son argent.
Miles, tu es génial.
Combien on a ?
Aucune importance. L'important, c'est d'avoir une super idée.
N'oublie pas : si Aïcha me demande, je suis parti en vélo. D'accord ?
Et moi ? Je viens avec toi.
Eh ! T'es notre couverture, toi !
Mais je suis génial !
C'est vrai, mais... quand même, je t'emmène pas !
Je veux y aller aussi !
Non ! Pas sur mon poste !
C'est le dernier jour où on peut faire ce qu'on veut.
Miles, pousse-toi ! Fais pas le bébé.
Je ferai le bébé !
Pleurniche quand je serai parti.
Je ne t'emmène pas aux souks.
Je ne peux pas t'emmener. Pas question !
Pourquoi pas une moto ?
Dis pas de bêtises.
Un tapis, alors.
Que veux-tu qu'il fasse d'un tapis ?
Si on lui achetait une robe ?
Papa n'en porte pas.
Pourquoi ? Tous les hommes en portent ici.
Oui, mais pas papa.
Miles, jette pas tes papiers dans la rue.
Ramasse, et va mettre ça dans la corbeille, là-bas.
Attends. Prends le mien aussi.
Fais-le encore tourner.
Je t'ai cherché partout.
Ne refais plus jamais ça. J'ai eu une de ces peurs !
J'étais fou d'inquiétude. Je te croyais kidnappé.
Je voulais juste faire un tour de chameau.
Tout ce que tu veux... Tout ce que tu veux.
Tâchons d'arriver une minute avant papa.
Inutile de te gronder, tu ne sais pas prendre tes responsabilités.
Fais ce que tu veux, tu es libre ! Mais pas avec Miles.
Je voulais pas l'emmener !
Pourquoi l'as-tu fait ?
Il m'a forcé.
Forcé ? Ce gamin...
Oui, il me colle après.
Parce qu'il t'aime.
Tu comprends pas.
- Pour toi, c'est un jouet. - Non !
Non ? Pour toi, c'est un jouet.
Qu'est-ce que tu veux ?
Bon anniversaire, papa.
Mon anniversaire...
Ouvre.
Ca te plaît ?
Oui. Ca me plaît.
Moi, je voulais t'acheter une moto.
Faut pas gronder Andrew, papa. Il a pédalé aussi fort qu'il a pu.
Et je suis lourd.
Une moto, hein ?
Tu devrais m'envoyer en pension.
Je serais peut-être moins insupportable.
Tu ne l'es pas, mais tu ne penses à rien.
C'est ça qui m'a mis en colère.
Mme Paley a plus fière allure que vous.
Je peux la faire revenir.
Merci, Andrew.
Sympa.
Je te vois... Oncle Will.
On peut aller faire un tour de chameau ?
J'aimerais aller... au cimetière.
J'ai gaffé ?
Oui, allons-y. On verra maman.
Oui. Après, on tuera un agneau, et on fera un banquet.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Rien.
Allons-y !
J'aime mieux pas.
Pourquoi pas ?
Ce n'est pas une bonne idée.
Oh, merde !
Au lit, c'est ça ?
Fâché ?
Bonne nuit, Oncle Will.
Il y a longtemps que je n'ai pas eu un bon baiser comme ça.
Bonne nuit, papa.
Bonne nuit, mon grand.
Bonne nuit.
Trop vieux pour les câlins. Allez, viens toi !
Bonne nuit, papa.
Bonne nuit, fiston. Dors bien.
Je ne comprends pas. Pourquoi ce refus d'aller au cimetière ?
Tu les as vus ? Ils ont envie d'y aller. Et moi aussi.
Eh bien, allons-y, alors !
Tu traites ce gosse comme si tu avais peur d'attraper son rhume.
Je ne vois pas.
Je ne vois pas.
Je le traite en adulte.
Oui, mon Colonel.
Miles, où as-tu caché mes chaussures ?
XKY à base.
Espion ennemi dans votre direction.
Bien reçu XKY. Espion ennemi dans le secteur.
Vaisseau spatial "Rawley" en approche...
de la stratosphère. Deux bandits galactiques...
foncent sur vous.
Je les détruis. Alerte vaisseaux...
OK. XKY a un problème.
Oui, XKY ?
XKY doit aller faire pipi.
Bon, mais grouille.
Appelez ma famille. Dites-leur que je suis ligoté.
Qu'ils dînent sans moi.
Et augmentez la nouvelle gouvernante. Elle est super.
Je ne sais pas danser.
Tout le monde sait. Même toi.
- Ah oui ? - Oui, viens.
Tu sais... je me fais du souci pour toi, quand je suis loin.
Ah oui ?
C'est vrai.
Moi, je me fais du souci pour toi, quand tu es loin.
On danse ?
Viens t'asseoir là.
Où aimerais-tu aller ?
A Paris.
Accordé. Un mois, ça te va ?
Andrew sera un homme quand on reviendra.
Il change tous les jours.
Ce truc était branché ?
Oui.
Tout a été enregistré ? Alors, pas moyen de revenir en arrière !
Je t'aime.
J'ai une longueur d'avance : je t'ai aimée le premier.
Bon. Signal compris.
Je vais t'en placer une dans le mille !
Je dois consulter mon co-équipier.
Quelqu'un a touché à ma mini-cassette ?
Quelqu'un y a touché.
Ca va ?
Oui. Ca va.
Papa... Je n'ai jamais touché à ta mini-cassette.
Je ne sais même pas...
où tu la ranges.
Je te jure.
Andrew... viens jouer !
Lui, là-bas, c'était un militaire.
Elle, une romancière connue. Je l'ai cherchée dans l'encyclopédie...
elle n'y était pas. Pas si connue que ça.
C'est un bébé, là. Je le sais parce que tout est petit.
Là-bas, il y a maman.
Tu viens ici souvent, toi ?
Non. Pas tant que ça.
Va chercher de l'eau, Miles.
Incroyable...
Tiens.
Complètement insensible à tout ça.
Il a besoin que tu le cajoles. Il vient de perdre sa mère...
c'est normal qu'il soit bizarre.
Tu n'as pas idée de ce qu'a été cette quinzaine.
Deux jours m'ont suffi.
Si tu es de glace, il croit devoir en faire autant.
La prochaine fois que je pleurerai, rappelle-moi de le lui montrer.
Je t'en prie... je voulais seulement te rappeler que c'est un gosse.
Ton gosse.
A toi de faire le premier pas.
Consacre-lui un peu de temps.
Tu t'y connais, en gosses ?
En tout, d'ailleurs ! Tu crois avoir bien fait, pour le marché belge ?
Oui. Avant qu'on ait une inflation de plus de 10%.
Et puis zut, quel rapport ?
Tu sais tout mieux.
Tu fais tout mieux que tout le monde.
Parfaitement.
Premier là-haut !
50 dollars.
Vas-y, Oncle Will !
Vas-y, papa !
Ca fait rien, Oncle Will.
Si tu venais au bureau avec moi, aujourd'hui ?
Sérieux ?
Oui, bien sûr. Ca me déchargera d'un peu de travail.
Je vais avec papa ! Il veut que je l'aide.
Je veux y aller !
Pas aujourd'hui, vieux.
Pourquoi ?
Tu dois m'aider à faire mes valises. Je pars pour New York demain.
Je veux y aller !
Je vais t'apprendre...
à jouer au poker, à boire de la bière, à fumer le cigare !
Voilà, moussaillon.
Monte !
Par là.
Tu n'étais jamais monté à bord !
J'étais là quand on l'a baptisé, mais à bord jamais.
Bonjour, Rachid. Mon grand fils Andrew.
Mon aîné.
Beau petit gars.
Tu vois cette caisse ?
Conduites tubulaires.
Pour les puits dont je t'ai parlé.
Viens que je te montre.
Halte ! Halte !
Appelez une ambulance !
La planche, là ! Vite !
Attendez !
Faites descendre !
Que s'est-il passé ?
Tu as appelé une ambulance ?
Oui. C'est grave ?
On embauche des amateurs, ici ?
On dirait qu'ils n'ont jamais fait ça !
Ca aurait pu le tuer.
Ils ont repris le travail.
C'est dangereux ?
Pas si c'est bien fait.
Il s'en tirera ?
Oui. Jambe cassée, c'est tout. Ce ne sera rien.
Ecoute... je pars dans le désert vendredi, tu veux venir avec moi ?
Sérieux ?
Oui. A quelle heure tu sors de classe ?
Midi et demi.
Départ : midi et demi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Rentre à la maison !
Tu fais une fugue ?
Non. Rentre !
Pourquoi tu prends la voiture, si c'est pas ça ?
Je fais une surprise à papa. Je la lave.
Rentre !
Je veux faire la surprise aussi.
Papa m'emmène à Borma, aujourd'hui, après l'école.
Je te crois pas.
C'est vrai.
Je veux y aller aussi.
C'est impossible.
Maintenant, papa et moi, on a des choses à faire ensemble.
Rien que nous deux. S'il te plaît, gâche pas tout. S'il te plaît.
Je veux aller avec toi.
Allons, Miles, ne pleure pas.
Ecoute... tu peux laver la voiture avec moi.
Tu promets d'aller te recoucher après ? Allez, quoi !
Alors ?
Attention.
T'iras couper l'eau quand je te le dirai. Ne te mouille pas.
Je veux laver.
Miles, non ! C'est tout trempé ici ! Tu vas t'enrhumer.
Enlève le tuyau, et coupe l'eau.
- Je l'ai pas fait exprès. - Si !
Avec toi, y a toujours des histoires !
Non. J'ai pas fait exprès.
- Si, exprès ! - Non. Juré.
Rentre !
Dis à Lucy de te sécher.
Papa, c'est pas...
File à l'école.
C'est pas ma faute.
Ne dis pas de bêtises. Il ne l'a pas fait exprès.
Si. Je l'ai vu !
- Même pas vrai ? - Si ! Et je le dirai à papa.
Il me croira. C'est plus pareil.
Tu vas être en retard.
Il éternue exprès, même !
Tu prends pas ma température ?
Petit cabotin !
Lucy, papa est parti pour Borma ?
Oui. Avec Kate, il y a vingt minutes.
Tu lui as expliqué ?
Papa est furieux contre toi.
Oui, mais... Tu lui as pas expliqué ?
Andrew, joue aux soldats avec moi.
Rawley ! Téléphone !
Pour moi ?
Ne me gronde pas.
Au bureau, on m'a donné ton numéro.
Un problème ?
Pourquoi tu m'appelles ?
T'en fais pas, je paierai la communication.
Avec mon argent de semaine.
Je voulais te dire que je comprends que tu aies emmené Kate à ma place.
Ce qui compte, c'est que tu me croies.
J'y suis pour rien, si Miles a de la fièvre.
De la fièvre ?
Pas beaucoup.
Passe-moi Lucy !
Oui, après. Pour ce matin...
Passe-moi Lucy !
Où es-tu ?
Au salon. Papa veut te parler de Borma.
De Borma ?
Oui. Je l'ai appelé.
Bonjour, M. Rawley. Nous n'aurions pas dû vous déranger.
Non... il n'y a pas lieu de vous inquiéter...
Un simple rhume. Oui, il dort.
La fièvre est tombée.
Non... inutile de bouleverser vos projets.
M. Rawley, je peux vous repasser Andrew ?
Il était pressé.
Il t'appellera demain matin.
Il s'en fiche pas mal.
Des clous que je le paierai, cet appel !
Tu m'en veux toujours ?
Sûr ?
Je sais pourquoi papa m'a pas emmené, en réalité.
Maintenant, je le sais.
Pourquoi ?
Dis-moi pourquoi.
Andrew ?
Tu dors ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Tu ne devrais pas être à l'école ?
Je voulais te dire que...
je veux bien que tu te maries avec mon père.
Miles aussi. Même s'il ne comprend pas encore.
Mais je ne veux pas l'épouser.
Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
Il t'a emmenée en voyage... à ma place.
Il t'aime bien. Tu comptes pour lui.
Toi aussi.
Oui, mais c'est autre chose. Papa aime être marié.
Avec maman, il était toujours heureux.
C'est plus pareil.
On travaille ensemble.
Dans un sens, on est très liés. Mais je ne veux pas épouser ton père.
C'est ta mère qui lui manque.
Je ne peux pas la remplacer.
Il faut. Tu es la seule avec qui ce sera comme avant.
Non... je ne peux pas.
J'aimais très profondément ta mère...
je ne peux pas prendre cet amour, et le transplanter.
Je devrais peut-être aller en pension.
Tu en as envie ?
Ce serait peut-être mieux.
Tu serais plus heureux ?
Et toi ?
Je ne veux que ton bien, Andrew.
Alors, j'irai.
Quoi ?
J'irai.
Ca marche à l'école ?
Très bien.
Fais voir.
Ca marche vraiment bien ?
Je peux t'aider ?
On va jouer aux soldats ?
Non. Je trie. Ces tas-là, c'est pour toi.
Mais c'est les tiens.
Je pars en pension.
Je peux pas les emporter tous.
Comment ça, tu pars ?
Papa veut.
Et moi aussi.
Alors, tout le monde sera parti.
Papa sera là.
Et je reviendrai aux vacances.
C'est pas pareil. S'il te plaît... pars pas.
Il faut.
Sois grand garçon.
Je suis pas grand. Et je t'aime.
Attends... j'arrive.
Combien de "cracs" t'as fait ?
Combien de "cracs" t'as fait ?
Trois. Reste en bas.
Je veux faire l'épreuve aussi.
Non ! Ne viens pas !
Je vais me pendouiller aussi.
Non ! Pas assez solide !
Si ! Je suis petit... et j'ai pas déjeuné.
Descends !
Je veux être avec toi.
Il y a eu un accident !
- Quoi ? - Un accident.
Lucy a appelé.
Andrew est là. Le docteur s'en occupe.
La branche du courage s'est cassée.
La quoi ?
Qu'est-ce qu'il a ?
Chute sur le dos.
Je ne peux pas me prononcer.
Je lui ai fait une piqûre antidouleur.
Il faut des radios.
Paralysie partielle.
Ca peut n'être que le choc.
Tâchez de ne pas le bouger. Je peux téléphoner...
à l'hôpital ?
Oui, bien sûr.
Kate, conduis-le.
Qu'il m'appelle de mon bureau, et appelle Will à New York...
pour un spécialiste.
Oui... je suis là.
Je veux rester avec Andrew.
Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Viens !
Tu le verras quand il ira mieux.
Je veux rester.
Non, va avec Lucy. Sois le grand garçon de papa.
Oui, je suis là.
Tu m'en veux ?
Non, pourquoi je t'en voudrais ?
Je savais que c'était dangereux. Je l'ai fait quand même...
pour voir si j'aurais le courage d'aller en pension.
Repose-toi.
Je peux te demander quelque chose ?
Ce que tu veux. Quoi ?
Si... je peux pas...
si je peux pas marcher...
si je vais pas mieux...
Je t'en prie...
Je sais ce que c'est, une paralysie partielle.
- J'ai pas peur de mourir. - Repose-toi.
- Maman est morte. - Repose-toi.
Maman est morte...
il y a de la limonade... et... et des dattes.
Renvoie le docteur.
Je veux pas vivre sans maman.
Moi, je serai là...
Tu n'aimes que Miles.
Papa, mes oreilles vont exploser. Arrête ça.
Il fait noir...
Pardon. J'ai pas fini ma rédaction.
C'était trop dur.
Je vais t'aider.
J'avais plus d'idées.
C'était trop dur.
Ca explose dans mes oreilles...
Fais quelque chose... arrête ça.
Il fait noir...
Tu peux m'apporter le cartable d'Andrew ?
Je vais voir si le docteur a besoin de moi.
Je suis là... je suis là.
Serre-moi.
Tu as dormi un peu. Tu te sens mieux ?
Où t'as trouvé ça ?
Tu en as parlé, en dormant.
Tu as lu ?
Je n'ai pas fini. Ne lis pas.
Oui, j'ai vu. J'ai pensé qu'on pourrait travailler ensemble.
On essaie ?
"Décrivez votre meilleur ami, et sur quoi se fonde votre amitié."
"Mon meilleur ami est mon... père.
Il est bien plus âgé que moi, mais peu importe...
il peut me soulever d'une seule main...
et parle beaucoup de langues.
On est de grands amis... on joue ensemble... et...
si parfois je suis triste, il comprend, et il...
il me prend dans ses bras.
Il me serre fort, et il dit..."
Pourquoi tu n'as pas fini ?
Tu ne me dis jamais rien.
Tu me prends jamais dans tes bras.
Jamais... jamais tu ne comprends.
Tu ne me serres jamais fort.
Alors...
on finit ! On travaille ensemble ?
Si tu veux.
"On est de grands amis, et...
si parfois je suis triste, il comprend.
Il me...
prend dans ses bras, me serre fort, et il dit...
il dit..."
Pardonne-moi. Je n'ai pas compris.
J'étais aveuglé par mon propre chagrin, je...
je n'ai pas vu que tu souffrais aussi.
Peut-être même plus que moi.
Ca m'a pris longtemps d'y voir clair.
Quand maman est morte...
je suis resté avec toi...
mais... si maman m'appelle...
Je t'aime, Andrew.
Il faut guérir.
Je peux marcher...
Je guérirai, tu verras.
Adaptation : Anne et Georges DUTTER
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