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Original subtitles

LA FUREUR DES APACHES

Territoire de l'Arizona, 1879

Les Apaches Mescaleros, command�s par Victorio,

le plus fier, le plus redout� des chefs de guerre apaches,

ont fui la r�serve de San Carlos.

Une fois de plus, ils allaient livrer la guerre

� ceux qui avaient os� envahir la terre de leurs anc�tres.

Deuxi�me escadron, Cavalerie des �tats-Unis.

Ces hommes tentaient co�te que co�te de ramener Victorio dans la r�serve.

Serrez, serrez !

Remuez-vous un peu, bon sang !

D�p�chons, les gars, d�p�chons !

Capitaine Green !

Escadron, halte !

Capitaine Green ? Je suis Jeff Stanton.

J'ai des ordres qui vous concernent.

On me rel�ve de mon commandement.

Bonne chance � vous.

O� est le reste de vos hommes ?

Ils sont morts.

�a fait trois semaines que nous essayons d'appr�hender ces Indiens.

A chaque fois que nous nous en approchons...

ils prennent la fuite sans laisser de traces.

Ils sont chez eux ici, capitaine.

Comme vous, vous serez chez vous � Saint Louis.

�a me fera tr�s plaisir d'y retourner.

Ce mis�rable endroit...

Les hommes et les chevaux sont � bout. Je leur ai demand� trop d'efforts.

Pas autant que Victorio � ses hommes.

Je ne lui ai pas donn� une minute de r�pit pour manger ou dormir.

Ils s'en sont pass�s.

Un Indien peut se nourrir de l�zards et de rongeurs pendant des semaines.

Nous devrons en faire autant si nous voulons les rattraper.

Je vous plains, capitaine.

Voici les instructions du G�n�ral Crook concernant Victorio,

j'esp�re que vous aurez un jour l'occasion de les lui remettre.

Sergent Cobb !

Le Capitaine Stanton prend le commandement.

Entendu, capitaine.

Eh bien, capitaine, ils sont � vous.

Bonne chance.

Il m'en faudra.

Bonne chance � vous, sergent.

Merci, capitaine.

Comment allez-vous, sergent ?

C'est bon de vous revoir, capitaine. �a faisait longtemps.

C'est vrai.

Que les hommes mettent pied � terre.

Escadron... Pied � terre !

Cavaliers, mon nom est Stanton.

La mission de cet escadron reste la m�me :

retrouver les Apaches.

Pour cela,

nous devrons couvrir autant de terrain qu'eux.

Dormir aussi peu qu'ils dorment.

Et manger ce que nous trouverons.

Il nous faudra voyager l�gers.

Nous d�barrasser de ces tapis de couchage,

et de tout aliment ou v�tement superflu.

Sergent !

Les hommes ont 5 minutes pour ex�cuter ces ordres.

Oui, capitaine.

Vous avez entendu le capitaine.

Alors, du nerf !

A�e, pauvres de nous.

Ce capitaine est pire que jamais.

Qu'est-ce que tu racontes, Ramirez ?

Je disais : le capitaine Stanton est dur comme jamais.

Il n'a pas l'air si dur que �a, pour moi...

Laisse-moi te dire une bonne chose.

J'ai combattu les Sioux avec lui.

Il peut en remontrer � n'importe qui d'entre vous.

Apr�s quel but court-il ?

Son p�re a eu tort de faire confiance aux Indiens.

Ils ont massacr� la moiti� de sa troupe.

Il a �t� traduit en conseil de guerre et renvoy� de l'arm�e.

Depuis lors, le capitaine essaie de racheter l'erreur de son p�re.

En tuant des Indiens.

Pr�ts � partir, capitaine.

Bien.

Nous allons m�nager ces chevaux

et continuer � pied. - Bien, capitaine.

Cavaliers...

Chevaux � la bride !

En avant, marche !

Une petite bande de pillards, capitaine.

Une de plus...

Depuis deux semaines, nous n'avons fait qu'en poursuivre.

Il va falloir faire demi-tour, capitaine.

Les hommes et les chevaux ont besoin de repos.

Prenez des hommes pour enterrer les corps.

Oui, capitaine.

Une corv�e.

Apporte des pelles.

Alors, caporal ?

Peut-�tre huit, ou dix.

Dans la direction du Sud-Ouest.

- Une demi-heure, tout au plus ? - Oui, capitaine.

Les bords sont encore ac�r�s.

Pas encore �mouss�s par le vent.

Pas plus d'une demi-heure, en effet.

- Sergent Cobb ! - Oui, capitaine ?

Je veux essayer une autre m�thode.

Prenez 6 de vos meilleurs tireurs.

Donnez-leur une cinquantaine de balles,

mettez-les dans le fourgon de vivres et dites-leur de bien se planquer.

Vous commanderez ce d�tachement.

Et vous, o� serez-vous, capitaine ?

Pas tr�s loin, sergent.

A vos ordres, capitaine.

Toi, prends ta carabine.

Toi aussi.

Et toi.

Allez, les champions de tir, gagnez votre solde !

Cessez le feu !

Sergent, vous avez perdu combien d'hommes ?

Aucun. Je n'ai que trois bless�s.

- Des survivants, Hogan ? - Aucun, capitaine.

Ces Apaches pr�f�rent la mort � toute reddition.

Capitaine ! Celui-ci est encore en vie.

Non, capitaine !

C'est Aigle Rouge, le fils de Victorio.

- Tu en es s�r ? - Oui.

C'est le seul fils de Victorio.

Faites attention � ce que vous dites.

Il est all� chez les missionnaires, il parle anglais.

Tout mon peuple te comprend, capitaine Stanton !

Tu es comme un loup enrag� !

Qui tue pour le plaisir de tuer.

J'ai des ordres � transmettre � ton p�re.

Tu attends de moi que je trahisse les miens ?

Pour pouvoir les tuer ?

- Sergent. - Capitaine.

Je veux qu'on fixe un drapeau blanc � ce guidon.

Mon p�re ne se fiera pas � ton drapeau blanc.

Pas plus qu'� toi et ton peuple.

Ce n'est pas le drapeau qui servira d'app�t, Aigle Rouge.

C'est toi.

Toi et moi savons qu'un Apache se trouve derri�re chacun de ces rochers.

Et si je me trompe, alors tu es dans un dr�le de gu�pier.

M�me un animal ne tiendra pas plus de trois heures sous ce soleil.

Qu'est-ce qu'il attend ?

Pourquoi ne l'ach�ve-t-il pas, qu'on en finisse ?

Parfois, la fin justifie les moyens.

L�-bas !

Un drapeau de tr�ve !

Je sais. Cela fait cinq minutes que je l'ai dans mon champ de vision.

- Sergent Cobb. - Oui, capitaine.

- D�tachez-le. - Oui, capitaine.

Pansez ses blessures, donnez-lui de l'eau et attachez-lui les mains derri�re le dos.

Et mettez-le sur un cheval.

Caporal...

Prenez ce drapeau et venez avec moi.

Oui, capitaine.

Vous n'allez quand m�me pas y aller seuls tous les deux ?

Pourquoi pas ?

Si Victorio rejette ma proposition, plus personne ne pourra nous aider.

Votre renomm�e vous pr�c�de, capitaine.

Et votre r�putation de tueur

d�passe de loin la n�tre.

- Eh bien, traduisez. - Oui, capitaine, mais...

Je ne pense pas que...

Mon p�re a dit que ta r�putation de tueur est bien connue ici, capitaine.

Dis au grand Victorio que j'ai un message pour lui du g�n�ral Crook.

"Le capitaine Stanton vous apporte un message."

Un moment.

Le capitaine doit d'abord lib�rer mon fils.

Il veut que vous rel�chiez son fils, capitaine,

avant d'�couter le message du g�n�ral Crook.

D�tachez-le.

Capitaine, si vous faites �a...

nous ne sortirons jamais d'ici vivants.

Il faut montrer notre bonne foi d'une fa�on ou d'une autre.

D�tachez-le.

Oui, capitaine.

Tuez-les, tuez-les !

Non, mon fils.

Il ne faut pas leur faire de mal.

Inutile de traduire, capitaine.

Dites-lui que le g�n�ral Crook veut son retour � la r�serve.

Il ne doit plus enfreindre le trait� qu'il a sign�.

"Le g�n�ral Crook veut que vous rentriez � la r�serve

et respectiez le trait�."

Je n'ai pas manqu� � ma parole.

"Ce n'est pas moi qui ai rompu la promesse entre nous."

Le g�n�ral Crook le sait bien.

Les responsables seront punis.

Dites-lui qu'un nouveau d�l�gu� sera envoy� ici.

"Le g�n�ral Crook sait cela."

"Les responsables seront punis."

"Et un nouveau d�l�gu� sera d�p�ch� ici."

Que ferez-vous des chercheurs d'or ?

Le g�n�ral avait dit qu'ils ne viendraient pas sur nos terres.

Mais ils y sont.

Ton peuple a bris� le trait�.

Pas mon p�re.

Si vous d�posez les armes et retournez � votre r�serve,

je vous promets de chasser les mineurs de vos montagnes.

"D�posez vos armes,

"retournez dans la r�serve,

"et je promets de chasser les mineurs de ce territoire."

Vous le promettez ?

"Vous le promettez ?"

Vous avez dit que ma r�putation n'�tait plus � faire ici.

Alors vous savez que je tiendrai parole.

"Vous avez dit que ma r�putation n'est plus � faire, ici."

"Alors vous savez que je tiendrai parole."

Tr�s bien, capitaine.

Quand nous verrons que vous avez tenu votre promesse,

nous retournerons � la r�serve.

Non !

Il a dit qu'ils rentreront, capitaine,

quand les mineurs auront quitt� leurs terres.

Accord�.

"Accord�."

Dis-leur que nous emmenons leur prisonni�re avec nous.

Nous n'avons pas de prisonni�re, capitaine.

Nous vous emmenons avec nous, Madame.

De force, capitaine ?

Ils ne feront rien s'ils n'ont pas le temps de r�agir.

Vous ne comprenez pas, capitaine. Je ne suis pas une prisonni�re.

Vous n'�tes quand m�me pas ici de votre plein gr� avec...

...ces b�tes sauvages... Ces mangeurs de chiens...

Vous les avez forc�s � s'en nourrir en chassant les rennes des collines.

Ecoutez...

Qui �tes-vous, vraiment ?

Je me nomme Gillis.

Je suis une missionnaire de l'�cole de Santa Fe.

Une missionnaire ?

Alors... la civilisation arrive enfin chez les Apaches !

C'est un bien grand travail pour une petite dame comme vous.

Mon travail se passait tr�s bien jusqu'� notre d�part forc� de la r�serve.

Vous n'auriez pas dit cela ce matin en voyant ce que j'ai vu.

Ces mineurs massacr�s.

Avez-vous d�j� vu ce que ces mineurs peuvent faire � une femme apache ?

L'avez-vous jamais entendue implorer l'aide de Dieu ?

"Dieu" !

Ils ne connaissent qu'un seul Dieu : celui de la guerre !

Qu'est-ce qui vous fait croire que votre Dieu est si diff�rent du leur ?

Mlle Gillis...

Je me demande lequel convertit l'autre...

Dites-leur que les mineurs quitteront la r�serve d'ici trois jours.

"Les mineurs quitteront la r�serve dans trois jours."

Partons.

Fais-tu confiance au capitaine ?

Crois-tu qu'il a dit la v�rit� ?

Il pense que les Indiens sont la pire race de b�tes sauvages.

Tu ne m'as pas r�pondu.

Lui fais-tu confiance ?

Je n'en sais rien.

Comment croire quelqu'un qui a tant de haine pour notre peuple ?

Bien, soldat. Va te recoucher.

Satan�s Indiens.

Vous savez, capitaine, j'ai charcut� un tas d'Indiens.

Et c'est curieux, sous leur peau, ils sont comme nous !

C'est pas vrai ? Et que dois-je comprendre ?

Venez donc par ici,

je vais vous donner quelque chose pour diluer un peu de votre bile !

Vous savez, avant que vous n'arriviez, je passais le plus clair de mon temps

� me tourner les pouces en maugr�ant.

Mais vous avez tout chang�.

Non que je roupille davantage, mais...

gr�ce � vous, j'ai une client�le bien fournie !

Si vous connaissez un meilleur moyen pour maintenir la paix, je vous �coute.

Je me demandais comment vous appeliez �a.

"Maintenir la paix" ?

Vous n'�tes pas comme votre p�re, �a c'est s�r.

Je l'ai bien connu.

Vous ne m'aviez pas dit �a.

Non, mais c'est vrai.

Et m�me apr�s la condamnation de la cour martiale,

il continuait de penser que les Indiens �taient des �tres humains.

Cela montre que c'�tait une t�te de mule qui refusait de voir la r�alit�.

La r�alit�, �a peut �tre une affaire de point de vue.

Je l�ve mon verre � cela.

Major...

Connaissez-vous une �cole de missionnaires � Santa Fe ?

Si vous pensez vous y inscrire, laissez tomber.

Ils ne prennent que des femmes.

RESERVE INDIENNE ENTREE INTERDITE

PROSPECTION, EXPLOITATION MINIERE ET CHASSE INTERDITES

Le capitaine Stanton d�logea les chercheurs d'or de la r�serve.

Les mineurs pensaient que leurs concessions

leur donnaient des droits sur la montagne.

Mais le capitaine �tant pr�t � faire usage de la force si n�cessaire,

le territoire de l'Arizona s'installa dans une tr�ve difficile.

- D�chargez ces vivres. - Bien, capitaine.

Victorio et son fils Aigle Rouge.

C'est un honneur de pouvoir ainsi les rencontrer.

Les nouveaux d�l�gu�s ne sont pas si facilement accept�s.

Victorio ne parle qu'espagnol. Je vais t�cher de vous pr�senter.

Je peux m'en charger tout seul, capitaine.

Je ne crois pas qu'ils vous voient d'un tr�s bon �il...

Je suis le nouveau d�l�gu�.

Mon nom est Thompson.

Bienvenue, Fr�re.

J'appr�cie beaucoup que vous parliez notre langue.

Les enfants !

Venez !

C'est �tonnant ce qu'un peu d'eau et de savon peut faire, n'est-ce pas, capitaine ?

Oui, Madame.

Comme vous dites.

Alors, cette fois, vous me trouvez apparence presque humaine ?

Pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Oh, je le m�ritais.

Je veux vous remercier pour la nourriture et les v�tements.

Mais il nous manque encore des choses tr�s importantes.

Quoi donc ?

Eh bien, nous avons besoin de tableaux, de livres et de bibles.

Des bibles ?

Pour les Apaches ?

Vous ne comprenez toujours pas, n'est-ce pas, capitaine ?

Je comprends que vous �tes une missionnaire,

envoy�e ici par une �cole.

Non.

C'est la foi de mon p�re qui m'a amen�e ici.

Il �tait d�l�gu� aux Indiens. Il est mort quand j'avais 14 ans.

En luttant pour leur cause.

Mais il avait d�couvert sa propre impuissance � aider ce peuple ami.

Vous ne pensez pas que ces gens puissent �tre vos amis, n'est-ce pas ?

Non.

Eh bien, vous avez tort.

Apr�s la mort de mon p�re, je suis rest�e avec la tribu pendant deux ans.

J'ai vite r�alis� qu'il leur manquait plus que des vivres et des v�tements.

J'ai donc d�cid� d'aller dans une �cole de missionnaires.

Apr�s la fin de mes �tudes, j'ai demand� une mission difficile.

Je vis ici depuis au moins six mois.

Ils m'ont accept�e.

J'en suis tr�s fi�re.

Capitaine Stanton...

Les provisions sont d�charg�es. Nous sommes pr�ts � repartir.

Tr�s bien, sergent.

Allez-vous rester ici ?

Oh oui. O� ils vivent, je vis.

Je veillerai � ce que vous ayez ce qu'il vous manque.

Surtout des bibles.

Merci.

Je n'ai pas pu m'emp�cher d'�couter.

Tu as laiss� de c�t� la moiti� de ton histoire.

La meilleure moiti�.

Je sais.

Je n'ai pas honte que ma m�re ait �t� une Comanche.

Vise un peu �a !

Tout comme les deux derniers dimanches !

Et il arrive toujours pile pour le sermon.

Il para�t que le pr�tre doit faire un sermon magnifique, aujourd'hui.

Vous feriez mieux de l'�couter. Pour votre gouverne.

Vous croyez ?

Alors, Madame la Sainte...

N'y faites aucune attention.

Comment �a fait de vivre avec ces sauvages ?

La plupart des blanches disent qu'ils puent comme des boucs.

- Pardon de m'�tre emport�. - S'il vous pla�t, ramenez-moi.

Qu'est-ce que �a peut vous faire ce qu'ils ont dit ?

Raccompagnez-moi, je vous en prie.

Je ne vous comprends pas.

Vous voulez que je continue � vous faire cr�dit sans voir l'oseille ?

C'est termin� !

Ferme cette porte !

Hodges, tu me dois maintenant 400 dollars.

Wilson, 560 !

Toi, Black, 225 !

Et toi, Miller, 350 !

Tu nous a fait venir ici pour nous dire combien on te doit ?

Je ne te dois rien du tout !

Tu m'as avanc� cet argent en �change de 50 % de ce que je trouve.

- C'est vrai, c'�tait une avance ! - D'accord, d'accord !

Je vous ai avanc� cet argent contre une part du filon.

Il y en a parmi vous qui allaient �tre riches.

J'�tais si proche de cet or que je pouvais le sentir.

Jusqu'ici, vous ne m'avez pas rembours� un sou.

Comment esp�res-tu �tre pay� quand l'arm�e nous d�loge de la mine ?

Cette terre nous appartenait bien avant les Indiens.

C'est vrai. On a trim� pour l'avoir.

Pourquoi ne pas faire un proc�s au gouvernement ?

Pour que l'affaire tra�ne pendant dix ans ?

Alors, essayons de raisonner un peu ce capitaine...

Ce capitaine Stanton.

- J'ai d�j� essay�. - Et le nouveau d�l�gu� aux Indiens ?

D'accord, d'accord, on va encore essayer.

Ferme la porte !

Eh, �a va. J'ai pris un gnon sur le menton,

mais comme vous le dites, M. Owens, il faut plus que �a...

pour descendre un malabar !

Que veux-tu dire, Greer ?

Que s'est-il pass� ?

Je me suis fait refaire les dents par un capitaine de cavalerie.

- Du nom de Stanton. - Y'a des t�moins ?

Toute une assembl�e de fid�les.

Des hommes comme Stanton sont n�cessaires en temps de guerre.

Mais la guerre est finie.

Et maintenant, la paix du territoire,

les droits, les privil�ges et la dignit� du citoyen

doivent �tre reconnus.

- D'accord, Messieurs ? - D'accord !

Ce sont les mots que je vais envoyer par t�l�gramme � Washington.

Si le d�l�gu� territorial est avec nous,

on va pouvoir revenir dans les montagnes avant la premi�re neige.

La question est de savoir si la mani�re forte du capitaine Stanton

peut �tre tol�r�e.

G�n�ral, les droits de nos citoyens priment et doivent �tre respect�s.

M�me si cela co�te la vie de tous les Indiens dans le Sud-Ouest !

Le d�l�gu� de l'Arizona

omet de nous rappeler que les Indiens n'ont pas acquis le droit de vote.

Ce n'est pas mon intention.

Mais je veux vous rappeler vos obligations envers des hommes honn�tes et pieux

qui ont install� leurs foyers dans une nature sauvage.

Et je vous assure que si nous n�gligeons nos devoirs envers eux,

l'Arizona retournera � l'�tat sauvage.

Ce n'est certainement ni la volont� ni le d�sir de l'arm�e

d'exterminer les Apaches,

mais il y a du vrai dans ce que vous dites.

Depuis que la paix a �t� d�clar�e,

les m�thodes impulsives du capitaine Stanton

ont l'air effectivement d�plac�es.

Je vais mettre la question � d�lib�rer imm�diatement.

Merci, g�n�ral.

Soutenus par le d�l�gu� de l'Arizona,

attir�s par cet or qu'ils savaient �tre � leur port�e,

les mineurs d�fi�rent ouvertement les ordres du capitaine Stanton.

L�-bas ! Allons voir.

De l'or ! Je te l'avais dit.

J'ai jamais vu un morceau de minerai aussi riche !

Regarde �a...

Je vais aller chercher les sacs.

On en emportera autant qu'on pourra.

Ce filon doit bien faire 1 m�tre de large !

Attends !

Ne le descends pas !

De l'or...

Presque pur.

Il est plus riche que le n�tre !

Tu te rends compte...

Les coups de feu et l'explosion

provenaient du Grand Canyon,

entre ce lieu et le campement de la cinqui�me patrouille.

- La cinqui�me patrouille ? - Oui, capitaine.

Nous en sommes plus pr�s qu'eux.

Allons voir.

D'o� tu sors �a ?

D'o� tu sors �a ?

Tu ferais mieux de parler vite.

Stupide Indien !

Qu'est-ce que tu veux faire de ton or ?

Tu vas nous le dire ?

Tu parleras...

ou tu y laisseras ta peau.

Arr�tez !

Jetez vos armes.

La prochaine fois, je t'embroche.

On a trouv� de l'or, capitaine.

Dans cette mine, de l'or.

Vous n'avez trouv� que des emb�tements.

Cette concession est � moi depuis plus de deux ans. Vous n'avez pas le droit.

Vous n'avez pas le droit !

Sergent !

Conduisez Aigle Rouge � l'infirmerie.

Dites au major de le garder.

J'emm�ne ces deux-l� � la ville.

Bien, capitaine.

De quel droit donnez-vous notre terre aux Apaches ?

Oui, de quel droit ?

Mes ordres sont de vous tenir � l'�cart de la r�serve.

On fait le jeu des Indiens, hein ?

Sh�rif, ces deux l� passeront en jugement.

Ecoutez, capitaine,

je ne peux pas les arr�ter pour avoir mis les pieds sur cette terre.

Peut-�tre pas.

Mais vous le pouvez pour avoir tortur� un Indien.

Il �tait temps de leur rendre la monnaie de leur pi�ce !

Ouais !

- Je les ai vus torturer une femme, aussi ! - Du calme, les gars.

Le capitaine et le sh�rif ne font que leur devoir.

Si ces hommes ont fait du mal, ils devront �tre jug�s devant un tribunal.

Sh�rif, bouclez-les.

Jusqu'au versement de leur caution.

D'accord...

Tr�s bien, capitaine, je vais les mettre sous les verrous.

Vous ne pouvez pas reprocher � ces mineurs de s'�tre emport�s, capitaine.

Je vous avertis : n'allez plus dans les collines.

�a vaudra mieux. - Ce sont des menaces, capitaine ?

Non, mais...

Je me demande seulement ce que Victorio va penser

quand il va voir ce que ces deux-l� ont fait � son fils.

- Allez, les gars, on y va... - George...

Je passerai tout � l'heure pour la caution.

N'as-tu pas dit que Stanton devait �tre remplac� ?

Il l'est. Il ne le sait pas encore.

Le colonel Perry est arriv� en ville il y a quelques heures.

- Capitaine ? - Major.

O� est Aigle Rouge ?

Oh, vous allez �tre �tonn� : sa peau cloque comme la v�tre,

si elle �tait soumise aux m�mes conditions.

Epargnez-moi vos le�ons. O� est-il ?

Parti.

Juste apr�s avoir re�u l'ordre de le virer d'ici.

Qui vous a donn� cet ordre ?

Le colonel Nathan Perry.

Notre nouvel officier sup�rieur.

- Combien d'hommes � ce poste, sergent ? - Cinq, colonel.

Il y a un total dans les avant-postes de...

Capitaine Stanton au rapport, colonel.

Bonjour, capitaine.

Content de vous voir parmi nous. Je suis � vous dans un instant.

Il y a donc un total de trois pelotons.

L'emplacement de ces avant-postes �tait-il votre id�e, capitaine ?

Oui, colonel.

Tous nos avant-postes contr�lent des points d'entr�e dans la r�serve.

Les hommes sous votre commandement

sont donc dispers�s sur une distance de 160 km, c'est bien �a ?

C'est bien �a, colonel.

Selon vous, qu'arriverait-il si Victorio d�cidait

de s'�vader de la r�serve en force ?

Il n'y a pas de danger, colonel.

Vos hommes seraient massacr�s, sans une chance de se d�fendre.

Sergent, est-il exact que lorsque le soleil est au z�nith,

vous pouvez envoyer des messages par h�liographe � tous nos postes ?

Oui, colonel.

Alors, envoyez ces signaux sur le champ.

Ordonnons � toutes les patrouilles de lever le camp et rentrer ici.

Bien, colonel.

En cas de soul�vement, j'aurai ainsi une force mobile pr�te � l'emploi,

comme contre les Indiens Iowa.

Colonel, un Apache vaut dix Indiens Iowa au combat.

Un Apache consid�re la guerre comme une sorte de religion.

Exactement.

Mais comment les contr�ler avec un escadron autant dispers� ?

Il n'y aura pas de danger de soul�vement.

Des patrouilles gardent la r�serve contre la convoitise de l'�l�ment blanc.

Victorio n'est pas un saint mais tiendra sa parole si nous tenons la n�tre.

La derni�re fois que j'ai entendu un officier exprimer une opinion si ridicule,

350 cavaliers de son escadron ont �t� massacr�s deux jours plus tard.

Je pense que vous savez que l'officier responsable �tait votre p�re.

Si je n'avais pas �t� affect�

� l'�tat-major du r�giment en tant qu'aspirant,

je serais un homme mort.

Puisque j'ai �t� relev�, colonel,

puis-je avoir un double de mes ordres ?

Voil�, capitaine.

D�sormais, vous serez mon adjoint.

Veuillez faire transf�rer vos effets personnels.

Vous pouvez disposer, capitaine.

Les ordres du colonel furent transmis.

Les avant-postes furent rappel�s au quartier g�n�ral.

Capitaine Stanton.

Toutes les patrouilles reviennent, capitaine.

- Tr�s bien, sergent. - Mais, capitaine...

Je peux vous dire un mot, de vous � moi ?

De quoi s'agit-il ?

Capitaine, je suis dans la cavalerie depuis longtemps.

Mais de toutes les manigances politiques qu'il m'a �t� donn� de voir,

celle-ci est la plus ignoble.

Apr�s tout ce que vous avez fait pour maintenir la paix.

Je suppose que vos hommes pensent tous comme vous.

Oui, capitaine. Et comment !

Eh bien, laissez-moi vous dire une chose, sergent.

Si jamais j'entends l'un de vous dire du mal du colonel,

je le suspends par les pieds � l'arbre le plus proche. C'est compris ?

- Oui, capitaine. - Pr�parez-vous pour l'inspection.

Oui, capitaine.

D�tachement, halte !

Je vous le dis, les gars,

toute cette affaire sent mauvais.

Maintenant, l'arm�e a mis les voiles.

Mais je ne peux pas envoyer des hommes dans cette mine.

Les Indiens nous tomberaient dessus en moins d'une heure.

On a le filon le plus riche que j'ai jamais vu.

Et on ne peut pas l'exploiter.

Je commence � en avoir marre de tout �a !

Et le d�l�gu� aux Indiens ?

J'essaie de l'amadouer depuis ces trois derniers mois.

Il ne vaut pas son pr�d�cesseur.

Je lui ai m�me propos� une part de mon pourcentage dans les mines.

Et un gars qui gagne si peu � la fin du mois rejette une telle offre ?

Il l'a non seulement rejet�e,

il a menac� d'aller me d�noncer au capitaine Stanton.

Remarque, j'ai bien d�couvert une chose.

Quand Geronimo a fait trop de p�tard, ils l'ont exp�di� en Floride.

On pourrait faire la m�me chose avec Victorio.

Mais Victorio se tient tranquille � pr�sent.

Pour le moment, oui.

Mais si on le taquine un peu...

Tu en es s�r ?

Absolument.

Pas le moindre doute...

Une simple fl�che indienne

suffit � cr�er les d�sordres que ces hommes recherchaient.

Ils l'ont tu� ! Devant le bureau de l'agence, hier soir.

Greer a tout vu, n'est-ce pas, Greer ?

Ouais, c'est vrai, j'ai tout vu de mes propres yeux.

�a montre comment les Apaches traitent leurs amis !

- Maudits Apaches ! - Tuons-les tous !

Voil� pourquoi personne voulait qu'on aille dans les montagnes !

Je voudrais bien savoir si on va laisser passer �a !

Ecoutez-moi !

Je ne vous laisserai pas jouer les justiciers !

N'essayez pas de nous en emp�cher, sh�rif !

Je vous rappelle que vous deux �tes en libert� sous caution.

Je vous conseille de rester en dehors de �a.

Et de laisser les Indiens impunis ?

Maintenant, �coutez...

Allez, tous � la r�serve !

Scellez vos chevaux ! Allons-y !

L'arm�e a quitt� les collines.

Je suis venu voir M. Thompson afin de savoir pourquoi.

Il n'est pas encore arriv� ce matin.

Sa porte est rest�e ferm�e.

Peut-�tre s'est-il rendu au campement de mon p�re ?

Le capitaine Stanton a-t-il parl� du d�part de l'arm�e ?

Je n'ai pas vu le capitaine depuis au moins dix jours.

10 jours ?

Et pas de message ?

Aucune explication ?

A-t-il d�couvert la v�rit� sur toi ?

Sait-il que tu es � moiti� indienne ?

Pourquoi est-ce si important ? Quelle diff�rence cela fait-il ?

Pour certaines personnes, aucune diff�rence.

Pour des hommes comme le capitaine Stanton,

�a change tout.

Diane...

Mes sentiments envers toi n'ont pas chang�.

Je peux m�me oublier que tu es � moiti� blanche !

Rentrons les enfants.

Allez, descendons-les tous !

Tout le monde en rang sur la droite !

Si vous venez pour un coup de main, capitaine, on vous attend !

Arr�tez ces mineurs et escortez-les jusqu'� la ville.

La loi punit bien le crime chez vous, sh�rif ?

Naturellement, capitaine !

Voil� notre loi !

Ces Indiens ont tu� M. Thompson, capitaine !

Greer les a vus faire !

Et on s'en ira pas avant d'avoir fini le travail !

Salve de semonce � mon commandement !

Vous bluffez, capitaine !

Feu !

Le capitaine ne tirera pas sur des Blancs !

Greer !

Le prochain tir sera mortel !

On s'en ira pas, capitaine !

Non !

- Meurtriers ! Bouchers ! - �cartez-vous !

On a rien contre vous !

Tuez-moi aussi ! Je suis � moiti� indienne !

Tuez-moi !

Allez, les gars ! Qu'on en finisse !

Feu !

Cessez le feu !

Il faut soigner les bless�s.

O� l'emm�nes-tu ?

Chez notre docteur.

Qu'avez-vous � dire pour votre d�fense ?

Pas plus que ce que je vous ai d�j� dit, colonel.

J'ai ordonn� d'ouvrir le feu pour prot�ger les hommes de Victorio.

Capitaine, vous oubliez que vous �tes un soldat, pas un juge !

Il n'y a aucune preuve qu'Aigle Rouge et ses hommes aient tu� Thompson.

Cette fl�che a pu �tre mise apr�s coup.

Que faites-vous du t�moin ? Un d�nomm� Greer a tout vu.

- Greer est un menteur ! - �a suffit, capitaine !

Votre sympathie pour cette missionnaire a manifestement voil� votre jugement.

La sympathie que j'�prouve pour elle est une affaire personnelle !

Je doute que les Apaches aient tu� Thompson.

Je veux bien miser mon avenir militaire l�-dessus !

Vous ne croyez pas si bien dire, capitaine !

Jusqu'� ce que j'aie retrouv� vos amis indiens,

vous demeurerez aux arr�ts ici m�me. Pas de questions ?

- Non, colonel. - Sergent !

Les hommes sont pr�ts, colonel.

- Tr�s bien. - Colonel...

Une d�l�gation des gens de la ville demande � �tre re�ue.

- Dites-leur que je n'ai pas le temps. - C'est bien ce que je leur ai dit.

Vous feriez mieux de venir nous parler, colonel !

L� ! C'est lui !

- C'est lui qui a tu� mon mari ! - Et mon fr�re !

Justice doit �tre faite !

C'est mon devoir d'y veiller !

S'il est coupable, il sera jug� en cons�quence.

Je vous assure que l'arm�e fera tout pour �claircir cette affaire.

Maintenant, rentrez en ville et barricadez les rues !

Barricader ? Vous voulez dire que nous allons �tre attaqu�s ?

C'est une mesure de pr�caution.

Je suis s�r de pouvoir intercepter Victorio avant qu'il n'atteigne la ville !

Esp�ce d'assassin qui prot�ge les Indiens !

- Sergent ! - Oui, colonel !

Compagnie !

Au trot !

En avant !

Comment va-t-elle ?

J'ai localis� la balle. Je vais l'extraire.

Vous lui avez donn� un calmant ?

Je n'ai que du whisky. �a la rendrait malade.

Tenez bon. Je vais proc�der aussi doucement que possible.

Jeff...

Parlez-moi.

Jeff... Le docteur a dit...

que Victorio et mon peuple quittent la r�serve.

Oui, c'est vrai.

Emp�chez-les. S'il vous pla�t, emp�chez-les.

Faites-les revenir.

D'accord, je...

Elle s'est �vanouie.

C'est une b�n�diction.

Je l'ai eue.

Sergent !

Chargez les carabines ! Soyez pr�ts !

En avant !

Qu'est-ce qu'on pourchasse ? Des Apaches ou des fant�mes ?

En avant ! Allez !

Voil� nos fant�mes !

Sonnez la charge !

Que Dieu nous prot�ge !

Je disais : "Que Dieu nous prot�ge", colonel.

Nous avons �t� attir�s dans un pi�ge.

Escadron, � couvert ! En avant !

Pied � terre ! A couvert !

Couchez le chariot ! Allez !

On va panser votre jambe, colonel.

Sergent...

Nous ne sortirons jamais d'ici sans aide.

Je veux un volontaire pour porter un message � Fort Tucson.

Bien, colonel.

Ramirez !

Oui, sergent.

Vous voil� tir�e d'affaire.

Prenez une gorg�e.

Je reviens tout de suite.

La tribu est dans les collines.

Je suis venu te chercher.

Non, ma place est ici.

Tu parles comme un enfant sans exp�rience.

La haine que cet homme a pour nous est dangereuse.

Non, il m'aime.

Vous allez mieux ? C'est bien.

Je suis venu la chercher.

Elle est en danger, ici.

Elle sera bien plus en danger avec toi.

Peut-�tre.

Mais au moins, elle ne mourra pas le c�ur bris�.

Tu n'as pas oubli� que c'est une sang-m�l� ?

Sa m�re �tait une squaw.

Une Comanche.

Tu vas l'�pouser, capitaine ?

Tu ne seras pas fier quand tes enfants seront trait�s de Peaux-Rouges.

D'animaux ?

Alors, capitaine ?

Je suis pr�te � te suivre.

Et c'est vous qui m'avez dit que votre p�re �tait une t�te de mule

qui refusait d'affronter la r�alit� ?

Tout le peloton est bloqu� � Snake Canyon, capitaine.

Je n'aurais jamais pu aller jusqu'� Tucson.

Je savais que vous seriez l�.

Les fils du t�l�graphe ont �t� coup�s.

Jeff, ils vont massacrer le peloton, peut-�tre aussi la ville,

et �a ne fait que commencer.

Vous montez encore � cheval ?

D�s que je l'aurai retap�, je serai pr�t � partir.

Il faudra aller � Tucson, pour ramener des renforts.

Je vais aller en ville.

Je ne pense pas que les Apaches aient tu� Thompson.

Si j'arrive � le prouver, je pourrai peut-�tre raisonner Victorio.

D'accord.

Je vais au magasin. Appelez-moi dans une heure et je vous remplacerai.

Si tu n'as pas besoin de moi, je vais aller piquer un somme.

Vous !

Je vous croyais aux arr�ts. Que faites-vous ici ?

Approchez-vous.

Qu'y a-t-il ?

Je n'aime pas les surprises.

Asseyez-vous l�.

Je vais vous poser quelques questions.

A propos de votre ami Greer.

Et de la fl�che qui a tu� M. Thompson.

Vous avez des pr�cisions ?

Une fl�che, �a ne me dit rien.

Vraiment rien ?

Non.

Je pense que vous avez besoin d'un remontant.

�a va vous rafra�chir la m�moire.

�a suffit.

Buvez tout.

Cette fl�che qui a tu� M. Thompson...

Elle �tait Arapaho.

Mais vous n'en savez rien, bien s�r ?

Non.

Assez, je vous en prie.

Avalez-le.

Je ne peux pas vous dire ce que je ne sais pas, capitaine.

Vous ne savez vraiment rien sur cette fl�che ?

Si elle est pas Apache,

je vois pas ce qu'elle est. Elle est Apache.

Buvez.

Qui est l�, que voulez-vous ?

C'est Hodges, M. Owens. Je dois vous voir, c'est important.

Qu'est-ce qui peut �tre important � une heure pareille ?

Mais tu es saoul !

Vous passerez en court martiale pour �vasion, capitaine !

Que voulez-vous ?

J'ai � vous parler. Qui a tu� Thompson ?

Vous devez avoir perdu l'esprit !

Peut-�tre. Les Apaches n'y sont pour rien.

Ils n'utiliseraient pas une fl�che Arapaho.

- Arapaho ? - Exactement.

Cette fl�che �tait si tordue qu'elle ne serait jamais partie.

C'est donc �a.

Je savais bien que Greer mijotait un coup fourr�.

Continuez.

Eh bien...

Vous connaissez ma position, capitaine.

Ces hommes me consid�rent comme leur chef.

Malheureusement, je ne peux pas tous les contr�ler.

Greer est venu me trouver il y a quelques jours, car il avait un plan

pour servir notre cause.

Il m'a bien demand� si je pouvais lui pr�ter une de ces vieilles fl�ches.

Je vois...

Restez l�.

Venez, on va sortir par derri�re.

Mais ce n'est pas ce que vous croyez...

Je vous ai dit que c'�tait Greer...

Capitaine, on pourrait pas s'arranger ?

L�che ton arme.

Owens allait dire au colonel comment vous avez tu� Thompson.

Il va plus pouvoir lui dire, pas vrai ?

Non, effectivement.

Mais toi, oui.

Je vous dis qu'on pourra pas �chapper aux Apaches.

- Vous me d�tachez ? - C'est ce que je fais.

Vous avez besoin de moi, hein ?

Oui. Pour m'aider � nous d�barrasser de ces deux-l�.

Ah non. Tuer un Apache, c'est contre la loi.

Je tiens pas � passer les prochaines ann�es en prison...

Tu pr�f�res savoir ce que ces Apaches feront de toi s'ils t'attrapent ?

D�cide-toi.

C'est d�cid�.

Vous avez besoin de moi aussi, hein ?

Allez !

Colonel, le peloton est dans un sale �tat.

Cessez le feu.

C'est le capitaine.

Tenez-le, sergent.

Colonel Perry, j'ai �t� inform�. Les renforts vont arriver.

Je consignerai dans mon rapport ce que vous avez fait.

Envoyez-le moi, sergent.

Voici l'homme qui jure avoir vu un Apache tuer Thompson.

Je pense qu'il est pr�t � dire la v�rit�, maintenant.

Je vous �coute.

Je l'ai d�j� dit, colonel.

Les Apaches ont tu� Thompson.

- Sergent Cobb. - Oui, capitaine.

Mettez-le � d�couvert, qu'il soit dans la ligne de tir !

D'accord !

Les Indiens l'ont pas tu�.

C'est moi qui l'ai tu�.

Je veux des aveux sign�s.

Du papier et un crayon, sergent.

Colonel, si j'arrive � joindre Victorio et � le persuader

que vous et les gens de la ville avez �t� tromp�s par Greer et Owens,

je suis s�r d'obtenir une tr�ve.

J'ai votre permission, colonel ?

Permission accord�e.

Si je r�ussis, j'enverrai des signaux du sommet de cette colline.

Bonne chance.

Victorio ? O� est Victorio ?

Mon p�re, capitaine.

Alors, capitaine ?

A toi de choisir, Aigle Rouge.

Tu es leur chef, maintenant.

C'est � toi de prendre une d�cision.

La guerre prescrit tout avenir pour toi et ton peuple.

Mais si tu veux la paix, lis ceci.

Les aveux sign�s de l'homme qui a tu� le d�l�gu�.

Ton colonel a-t-il vu �a ?

Oui. Il demande une tr�ve.

Je veux parler au colonel.

Il attend mon signal.

Et Mlle Gillis...

Comment va-t-elle ?

En ce qui te concerne, elle est morte.

Colonel.

Le capitaine Stanton a r�ussi. Le signal.

- Sergent, mon cheval. - Oui, colonel.

Colonel, regardez.

Ce sont les renforts appel�s par le capitaine Stanton.

Ils sont en position et attendent vos ordres.

Mais nous n'en aurons plus besoin, n'est-ce pas ?

Sergent, sortez l'h�liographe du fourgon et montez-le.

Je veux envoyer un message. - Bien, colonel.

Voici le message.

Colonel, voici Aigle Rouge.

Il est maintenant le chef des Apaches Mescaleros.

Discutons les conditions de paix.

C'est moi qui vais t'en dire les termes.

Mon peuple va repartir pour la r�serve.

Il n'y aura pas de repr�sailles, de toi ou ton gouvernement.

Cela me para�t raisonnable, colonel.

Tu donnes ta parole ?

Colonel ?

Je crois que je n'ai pas le choix, capitaine.

Est-ce qu'on a ta parole, colonel ?

Tu as sa parole.

C'est � lui de me le dire.

Je suis d�sol� de ne pouvoir tenir ma promesse.

Ordonne � ton peuple de d�poser les armes. Je t'arr�te.

Colonel, vous m'avez fait donner ma parole.

C'�tait pour gagner du temps.

Menteur !

Apr�s trois semaines d'h�pital,

le capitaine Stanton re�ut l'ordre d'attendre l'arriv�e du g�n�ral Nelson,

de Washington.

Colonel, votre travail ici est termin�. Vous serez re-transf�r� dans l'Est.

Bien, g�n�ral.

C'est vous qui commanderez ce poste,

major...

Je vous sais gr� de votre confiance, g�n�ral.

Mais je ne peux pas accepter.

Voici ma d�mission.

Votre d�mission ?

Je croyais vous faire plaisir.

�a m'aurait fait plaisir si nous avions pu �tablir une paix honorable...

Stanton...

J'avais ordre d'obtenir des Indiens une reddition sans condition.

Je suis d�sol� d'avoir d� vous utiliser, je n'avais pas le choix.

Vraiment ?

Voudriez-vous nous laisser, colonel ?

Les officiers poss�dant le sens du devoir et faisant preuve de compassion

sont durs � trouver.

Votre p�re �tait un de ces hommes.

Malheureusement, je ne l'ai compris que trop tard.

J'aimerais que vous reveniez sur votre d�cision, mon gar�on.

Ma d�cision est prise, g�n�ral. D�sol�.

Moi aussi.

Aigle Rouge...

Je veux que tu saches quelque chose.

Je ne suis pas d'accord avec l'arm�e et le minist�re de l'int�rieur

pour que ton peuple soit envoy� au Texas.

Je ne peux pas changer ce qui s'est pass�,

mais en signe de protestation, j'ai remis ma d�mission.

On dit que la r�serve du Texas

est travers�e par un fleuve. Et que l'herbe est haute.

Ce sera un nouveau d�part pour mon peuple.

Les Texans n'ont pas de vieilles blessures qui leur rappellent les mauvais jours.

Mais tu ne dois pas abandonner l'arm�e.

Tu es la derni�re personne de qui j'attendais ces mots.

Quand on s'est rencontr�s � c�t� de la d�pouille de mon p�re,

tu as parl� de la responsabilit� que j'ai envers mon peuple.

Et son avenir.

Tu as la m�me responsabilit� envers les tribus

qui s'installeront ici apr�s notre d�part.

Si tu restes...

tu ne seras pas seul.

On ne peut pas aller contre son c�ur.

Viens me rendre visite un jour au Texas.

Avec tes enfants.

Garde � vous !

Regard fixe !

Traduction & adaptation : Robin Gatto / One Shot Audiovisuel

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