All language subtitles for pale-rider-le-cavalier-solitaire-1985

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Regarde, t 'as la couleur d 'or.

Mais t 'as fini de me lécher.

On ne croit pas qu 'il y ait grand chose par ici.

Quelqu 'un a vu Sarah ?

L 'éternel est mon berger et je suis comblée.

Mais je ne le suis pas.

Il dirige mes pas vers les eaux pénibles.

Il nourrit mon âme.

Mais il s 'en tuait mon chien.

Oui, quand je marche dans la vallée des ombres de la mort, je ne crains pas le

mal.

Mais j 'ai peur.

Quand tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent.

Mais il nous faut un miracle.

Ton amour et ta miséricorde me suivront tous les jours de ma vie.

Si tu existes, ainsi j 'habiterai sa maison pour

l 'éternité.

Mais avant, j 'aimerais jouir de cette vie.

Si tu ne nous aides pas, on va tous y rester.

Je t 'en prie.

Fais un petit miracle.

Vous quittez le pays ? Non, Eddy, je vais juste faire un tour en ville.

Vous trouvez ça intelligent, monsieur Barret ? Vous avez oublié ce qu 'ils

ont fait la dernière fois ?

Vous quittez le

pays, monsieur Barret ? Non, je vais faire un tour en ville, peut -être. C

intelligent, ça, après ce qu 'ils vous ont fait la dernière fois.

C 'est barrette.

Bonjour, Madame Blanc.

Bonjour, Henri.

C 'est Blanc. Oh, idiot.

J 'attends que la fumée se dissipe, au moins.

C 'est que voilà, on a besoin de quelques fournitures.

C 'est d 'un nouveau campement que vous avez besoin.

Ah, t 'as de l 'estomac, mais Dieu t 'a donné autant de cervelle qu 'un sac de

Fayot. On n 'a pas le choix. Ils ont renversé la cabane à Macpherson.

Ils ont démoli les autres, et dès la première neige, les enfants vont

la trêve.

Clarence, serre -le.

Tu vas me dire que tu paieras en or, hein ? C 'est bien ça ? Oui.

Dès que j 'aurai tamisé deux onces de poudre, je vous les apporterai.

Il faudra beaucoup plus que deux onces pour régler vos dettes. Allez, donne

le livre.

La dernière fois que votre village m 'a payé, c 'était il y a huit mois, lorsque

l 'Inquist a apporté sa joncaille.

On t 'a jamais dit qu 'il ne reste plus de joncaille à Carbon Creek ? S 'il n 'y

en a plus, pourquoi la houte cherche à nous chauffer de l 'art ? Peut -être

parce qu 'il n 'aime pas qu 'on lui résiste.

Oh, il y a de la gentille, il y a des pépites aussi. Spider en a sorti une ce

matin, grosse comme le pouce. Spider Conway ? Eh bien, tu diras à ce salopard

que son compte est débiteur de 85 dollars et 33 cents.

43 cents. Il a besoin d 'un peu de tianure pour ses lavages. Ah, il est

Dis à Spider et à tous les autres que j 'arrête les frais.

La vache à lait est morte et est mort le crédit aussi, tu entends ? Vous êtes un

homme honnête et vous savez que je...

Nous vous sommes reconnaissants pour tout ce que vous faites. Arrête de

-lui. Je ne le fais pas pour vous.

Je suis le seul commerçant ici que la houle n 'a pas acheté.

Ça me met le cœur en fête d 'être un cactus dans son derrière.

Un jour, on trouvera le filon.

Ce jour -là, je viendrai vous payer rubis sur l 'ongle.

Avec intérêt, madame Blanc.

Au revoir.

Entasse tes achats dans ta charrette et déguerpe -y en vitesse.

Et quoi qu 'on te dise, ne te retourne pas.

Salut.

Fais attention, Henri.

Tu nous dois des excuses, Barrette.

Quand on est passé chez vous ce matin, t 'as pas dit bonjour, c 'est vexant.

On t 'avait pourtant dit de rester chez toi, pourquoi t 'es là ? La trempe que

je t 'ai foutue t 'a fait perdre la mémoire.

Eh, remets ça, il reviendra peut -être. T 'as raison.

Parle -nous un peu de la mère où elle a l 'air et de sa fille.

Tu te contentes de sauter la vieille ou tu te tapes les deux ? Ouais.

Et peut -être les deux en même temps, hein ? Elle est pas encore sortie du

berceau, la mouflette.

C 'est un vrai fruit vert sur lequel moi je voudrais bien m 'agacer les dents.

Qu 'est -ce qu 'il faut te faire pour que tu te battes comme un homme ? Je ne

suis pas venu me battre.

Qu 'est -ce que tu fais là alors ? Tu as fait une grosse erreur en venant te

pavaner chez nous.

Je peux voir ce que tu as acheté ? Je ne t 'en garde pas.

Descends de là.

Tu n 'aimes pas ta misère ?

Les salauds.

Allez, sort de là. Tu vas t 'apprendre à vivre.

Je le tiens.

Sors -le de là.

Voile de tente, bois de charpente.

Voilà qui ferait un joli pneu, c 'est pas vrai ? Oui, surtout qui fait un peu

piquer.

Faut pas jouer avec les allumettes.

Un peu d 'exercice, ça fait jamais de mal.

Tu ! Hé ! Hé, monsieur ! Hé !

Je m 'appelle Henri Barrette.

Vous êtes du pays ? Non.

Vous êtes de passage, alors ? Passage, oui.

Parce que vous n 'êtes faire, j 'éviterais de coucher en ville cette

J 'habite une cabane de deux pièces pour en prendre une, si vous voulez.

Non, je ne veux pas m 'imposer à vous ou à votre famille.

Non, pas du tout. Je suis seul, bien que, j 'en sais un peu plus.

Mais... Ça me fait vraiment plaisir.

On a bien le gîte et le couvert pour aujourd 'hui.

Oh, merci.

Adieu, Henri.

Tu t 'en vas comme ça, Uri ? Je pars.

Je m 'en mords toujours.

Je sais que tu iras.

Loin d 'ici.

C 'est fini, j 'abandonne.

Et je ne suis pas le seul.

Allez, bonne chance, Barrette, mais si t 'es intelligent, tu feras comme moi.

Avance, celle -ci, avance.

Et le pouvoir fut donné à son cavalier de bannir la paix sur la terre, afin que

les hommes s 'entretuent.

Et une grande épée fut mise entre ses mains.

Quand il ouvrit le troisième seau, j 'entendis la troisième bête dire, viens

regarde. Très bien.

Apporte -moi du beurre et de la mélasse.

Et il apparut un grand cheval noir.

Et celui qui le chevauchait tenait une balance à la main.

Et j 'entendis une voix venue des quatre bêtes qui disait, une mesure de blé

pour un denier et trois mesures d 'orge pour un denier.

Et veille à ne pas abîmer l 'huile et le vin.

Et quand il ouvrit le quatrième seau, j 'entendis la voix de la quatrième bête

qui disait, viens et regarde.

Je regardais et voici que parut un cheval de couleur pâle et celui qui les

chauds rochers se nommait mort.

Et l 'enfer l 'accompagnait.

Tenez, voici une serviette.

Dans quelques minutes, on passe à table.

J 'aurais dû voir cette tripotée qu 'il a foutue à ces quatre salauds. Eh bien,

à t 'entendre, il n 'est guère différent des hommes de main de M.

Laoud. Ils ne l 'ont pas impressionné, en tout cas.

Il nous faut un homme qui n 'a pas peur de ces gens -là.

Tu as peur d 'eux, toi ? Il devrait avoir peur, mais il est têtu, pire que

mules.

Mais j 'avais peur, justement, et il le savait.

Laoud a semé la terreur parmi nous tous.

J 'ai vu Lundquist partir.

Je ne sais même pas où il allait. Je m 'en vais, qu 'il m 'a dit.

Le village est sur les genoux, Henri. Tu le saurais si tu voulais ouvrir les

yeux. Je ne suis pas sur les genoux, moi. Je refuse de laisser la place à ce

millionnaire et à ces hommes. Ratais -toi, Mélanie.

Tu as vu cette petite, Henri ? Elle parle comme si c 'était ta fille et pas

mienne.

Allez, dis -lui que c 'est idiot, que c 'est bagarde ou pas de sens.

Qui a prononcé le mot bagarde ? Tu vois, Henri, en nous parlant de cet étranger,

c 'est un tueur professionnel.

Je n 'ose pas l 'espérer car je donnerai volontiers une once d 'or pour être

protégé. Par un tueur à gage. Qui te dit que c 'est un tueur à gage ? Oh, bon,

tu viens, Mélanie. On rentre à la maison. Sarah, je t 'en prie. Alors,

débarrasse -toi de lui. Très bien, je te promets qu 'il s 'en ira. Il s 'en ira

après le repas. Non, non, je veux qu 'il s 'en aille maintenant.

Écoute, Sarah, il m 'a sauvé la vie.

Bonsoir.

J 'espère ne pas être la cause de ces éclats de voix.

Servez -vous, allez -y.

Il n 'y a rien de tel qu 'un coup de whisky pour vous mettre l 'appétit.

Cette fricasse est malhéronnette, madame.

Il ne faut pas la laisser refroidir.

Eh bien, je vous prie de m 'excuser. Je n 'ai pas... Enfin, j 'étais à cent

lieues de penser que vous... Ce n 'est pas croyable.

Tenez, venez vous asseoir.

Je vais chercher les biscuits et voici votre assiette. J 'apporte le beurre et

la mélasse, mais si vous voulez autre chose, dites -le.

Juste votre compagnie. Vous dînez avec moi ? Maman ? Oui, bien sûr.

Enfin, je suis enchantée.

Merci pour votre intervention aux côtés d 'Henri ce matin.

Voilà, je m 'appelle Sarah Weller.

Voici Mélanie, ma fille.

Tout à l 'heure, on s 'est laissé emporter, mais après la leçon que vous

donnée à ces messieurs en ville, je n 'aurais jamais cru que vous étiez un...

Vous dites le bénédicité.

Avec joie.

Pour ce que nous allons recevoir, nous te remercions à l 'avance.

Amen.

Vous auriez dû être au boulot il y a une heure.

Mais excuse Joe, on aurait bien voulu, mais on a été retardé chez le docteur.

Quoi ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? On a eu une discussion avec Barret.

On était en ville et... Vous vous êtes fait moucher ? À Laoud, en Californie,

par un tamiseur ? Ben, il y avait un étranger qui l 'a un peu aidé.

Un étranger ? Oui, un type assez grand.

Tu sais ce type -là ? Il est parti avec Barret. Nous, on n 'a pas cherché à

savoir.

McGill, occupe -toi du Swiss.

Jagu, Tyson, Elam, au canon hydraulique. Oui, cher.

Si je comprends bien, c 'est ce là -haut qui...

Ah oui, lui et son fils.

Le vieux Roy Laoud est un homme très puissant.

Il est arrivé ici en 1854 ou 5, je crois, et il a été le premier à trouver

bon filon. Il se constitue un petit magot, il s 'attribue de nouvelles

concessions. Quand il les a épuisées, il en achète à d 'autres mineurs.

Ça doit faire deux ans qu 'il emploie un système hydraulique pour extraire.

Ah oui ? Ils font péter cette putain de roche.

Excusez mon langage.

Oh, bonjour, Mélanie.

Bonjour. Aujourd 'hui, Laoud est plus puissant que jamais.

Notre Carbon Canyon est la seule mine qu 'il n 'a pas encore ravagée.

Il la convoite aussi.

Il a un droit légitime sur votre canyon ? Oh non, ma concession est enregistrée

à Sacamento, comme celle de mes camarades.

La hône ne peut se faire concéder le canyon que si on l 'abandonne.

Il a dû se montrer très persuasif.

Je resterai, moi, je resterai même si je suis la seule.

Ils ont tué mon chien et mon grand -père.

La justice n 'existe pas ici.

Vous ne pouvez pas intenter une action ? Moi -même, s 'il y avait une justice,

Laoud l 'aurait acheté comme tout le reste.

Et un homme de loin ne pourrait rien intenter contre Laoud.

Jusqu 'ici, ces hommes et lui n 'ont eu personne.

Le grand -père de Mélanie est mort d 'une crise cardiaque.

Depuis ce jour, j 'essaie d 'aider Sarah et Mélanie à s 'en sortir.

Il ne faut pas croire qu 'on est là à vivre dans l 'adultère ou que je

à épouser Mme Mueler.

Il faut vous dire qu 'un beau jour, il y a quelques années, son mari, le père de

Mélanie, a déserté le foyer en l 'abandonnant avec son enfant.

Alors, les gars, elle s 'en méfie un peu maintenant. Et bien sûr, je la

comprends, c 'est pas facile pour elle.

Mais quand elle se décidera, vous bénirez notre union.

Et quand on attend qu 'une femme prenne la bonne décision, on peut attendre

longtemps.

Bon, si vous me donniez du travail.

Oh non, ce serait inconvenant.

Peut -être que ce serait possible dans le domaine spirituel. Ce domaine ne vaut

pas tripette sans exercice quotidien. Allez -y, montrez -moi.

Oui, eh bien, d 'accord.

Ça fait un moment que je me dis ceci.

Henri, si t 'arrives à casser ce rocher, je suis sûr que dans la caillasse en

dessous, il y a de l 'or qui attend là depuis la nuit des temps.

Alors, chaque matin, depuis deux ans, je passe voir par ici.

Je sens que ce rocher et moi, on se comprend, même qu 'on a fait un pacte.

Ou bien je l 'aurai, ou c 'est lui qui m 'aura.

Pas facile de dire qui va gagner ou qui va perdre.

Oui, j 'ai pensé, il faudrait un trou et faire sauter ce fils de cochon, mais c

'est risqué, ça pourrait... Détourner la rivière. Et la bloquer en amont et ça

serait foutu.

Bien, il y a très peu de problèmes qu 'on ne puisse résoudre avec un peu de

sueur et d 'huile de coude.

Henri ? Mon révérend, j 'ai cavalgué.

Vous connaissez ces hommes ?

Oui, celui à gauche, c 'est Jean, le fils là -haut.

Et l 'autre, le grand ? Non, je ne l 'ai jamais vu par ici.

Mélanie ? C 'est un ami à toi ?

Oui, notre nouveau pasteur.

Pasteur, hein ? Alors comme ça, on malmène mes ouvriers, Aveyron ?

Je ne malmène personne.

Ne croyez pas que je vous en veuille, mais vous allez calter de carbone

Mais j 'ai quelques oeilles ici qui sont dans le péché. Vous ne voulez pas que

je les abandonne à la merci du malin ? Flamme.

Ouh ! Nom de Dieu !

Alors, votre travail est fini, révérend ?

Partiellement, du moins.

Il va falloir mettre de la glace dessus et tu les retrouveras intacts.

Allez, doucement.

Merci pour cette petite visite, jeune homme.

De la glace.

Donne.

Enfin.

On dit que les voies du Seigneur sont impénétrables.

Pasteur, mes fesses.

Mettez -y un coup, les gars.

Bonjour, monsieur. Bonjour.

Attends, tu vois la marche, monsieur. Pourquoi ? On l 'a déplacée depuis qu

a quitté Sacramento ? Oh, merci, monsieur La route.

Bienvenue, papa.

Bonjour, mon fils.

Bonjour. Padron, comment c 'était Sacramento ? Un paradis. Ils ont deux

politiciens pour un immigrant chinois et deux putes pour un politicien.

S 'il y avait de l 'or dans le secteur, j 'y habiterais.

La mine, ça va ? On tire encore du minerai pauvre sur le numéro 5, mais il

déjà presque épuisé.

On a creusé 6 mètres de plus au plus douce pour ramener un peu de manganite

intérêt. Le gisement orifère de Cobat Canyon commence à starir aussi.

Et de carbone, Canyon.

Il y a quelques jours, on leur a fait une autre visite, plutôt musclée.

On leur a foutu une sacrée pétoche, pas vrai, McGill ? Oui, oui. Après la moitié

des mineurs ont parlé de se barrer.

Et alors ? Et alors ? Une espèce d

'étranger qui était de passage leur a monté la tête.

C 'est ton avis aussi, McGill ? C 'est ce qu 'il a fait, il les a complètement

retournés. Il a fait ça à lui tout seul ? C 'est parce que vous ne lui avez pas

expliqué qui nous étions.

À mon avis, quand vous lui aurez expliqué la situation, il partira sans

son reste.

D 'ailleurs, dans ce pays, un pasteur n 'aurait pas grand -chose à faire.

Un pasteur ? Il y a un pasteur à Carbon Canyon ? On ne l 'a pas invité, lui.

Il loge avec Barrette.

C 'est contre les pasteurs ou quoi ?

Avant que je parte pour Sacramento, tous ces tamiseurs étaient prêts à

déguerpir. Leur moral en avait pris un coup. Et un homme sans son moral, il est

foutu.

Mais un pasteur, il va leur rendre l 'espoir.

Quel chienlit ! Une once d 'espoir et ils vont s 'accrocher pire qu 'une tique

sur un chien.

Très bien.

Je veux qu 'on aille capturer ce pasteur et qu 'on l 'amène pied et poing lié.

Non ! Non.

Si on y va trop fort, on en fera un martyr et je ne vais pas leur faire

'un martyr.

C 'est juste. Mais vous n 'avez rien obtenu à Sacramento ? Cette ville est

pourrie par les politiciens.

Ils n 'ont pas signé le décret d 'expropriation ? Ah, si c 'était que ça.

Les salopards de politiciens. Voilà.

Les salopards de politiciens prétendent interdire carrément l 'extraction

hydraulique.

Ils disent que c 'est un viol de la terre.

Il faut annexer Carbon Canyon rapidement.

Et creuser profond.

Avec la chienlit actuelle, d 'ici un ou deux ans, il faudra faire mes boutiques.

Cette bande de pouilleux doit nous laisser la place.

Quant au pasteur, il va falloir trouver le moyen de le neutraliser.

Grand -père et grand -mère, ils étaient heureux que tu te maries ? Ça, ils ne me

l 'ont pas dit.

D 'ailleurs, personne ne leur a demandé.

Ils ont été surpris ?

Ton grand -père a eu la rougeole et ta grand -mère s 'est saoulée.

Dans un sens, oui, ils ont dû être surpris.

Parce qu 'ils pensaient que tu étais trop jeune ? Ta grand -mère avait 15 ans

quand elle s 'est mariée.

Non, ce qu 'ils refusaient d 'accepter, c 'était l 'homme que j 'épousais.

Ça te plairait d 'épouser Henri ? Qui a dit que j 'épouserais Henri ? Henri est

un gentil garçon.

Oui.

Il est gentil.

Les pasteurs, ça se marie ? Et pourquoi il s 'abstiendrait

? Comment je suis ?

Tu es ravissante.

Tu es la plus jolie.

Parce que tu es une enfant de l 'amour.

Tu t 'es cassé la main ? C 'est une pépite.

Je n 'ai jamais vu une pépite aussi grosse.

Regarde.

Regarde ça.

Elle est magnifique.

Tiens, elle est aussi belle que Sarah.

Sarah !

ramassé sous ce gros rocher.

Il l 'a trouvé sous le gros rocher.

Tu vois, j 'avais raison.

Je te l 'avais bien dit.

Ce petit caillou doit faire trois ans. C 'est un bon quart d 'olive. Regarde.

Regarde. C 'est du vrai or.

Du vrai.

Du premier choix.

On devrait célébrer ça.

On pourrait aller en ville.

Non, on a tout ce qu 'il faut chez nous.

Tu en tireras bien de quoi régler l 'argent que tu dois.

Oui, sûrement, il m 'en restera encore en rab.

Oh, s 'il te plaît ! Qu 'est -ce que t 'en dis ? Pourquoi pas ? On est libres d

'aller en ville autant que n 'importe qui.

Vous retournez à la ville,

M. Barret ? Exactement.

Vous venez avec nous ? Non, papa nous interdit d 'aller à la ville.

C 'est pourtant une belle journée.

Dommage.

Amusez -vous bien.

Pas pour longtemps, j 'ai réglé, monsieur Blanc.

Veille sur les dames.

Conte sur moi.

Plus tard, on prendra des limonades.

Regardez.

Je vais chercher Henri.

C 'est inutile.

Il ne risque rien.

Madame Waller ? Mélanie ? Mon père désire vous voir, Everant.

Ah oui ? Entendu.

N 'y allez pas, c 'est un piège. Ne craignez rien.

Bonne journée.

Ils vont lui faire du mal. À la ferme, Mélanie.

Je suis désolée. Je n 'ai pas voulu.

C 'est rien.

Révérend, je m 'appelle Roy Lahout.

Je sais.

Est -ce que vous buvez, révérend ?

Pas avant 9 heures du matin.

Quand on m 'a dit qu 'un homme d 'église était chez nous, j 'ai imaginé un homme

pâle, décharné, grandissant sa Bible en vociférant et crachant ses poumons dans

un mouchoir de lin.

C 'est moi.

J 'en doute.

À votre santé.

Vous savez, ça ne doit pas être facile pour un homme d 'église.

de répandre la divine parole, la bourse et le ventre vide. Alors je me suis dit,

il faudrait inviter ce dévot, cet humble prêtre à prêcher ici.

Pourquoi cette ville ne serait -elle pas sa paroisse ? En fait, pourquoi ne pas

lui bâtir une nouvelle église ? Oui, je suis sûr qu 'un homme d 'église pourrait

être séduit par cette offre alléchante.

Je le crois aussi.

Avant tout, il voudrait peut -être s 'offrir des vêtements un peu moins

vétustes. Elle lui fera faire sur mesure.

Ensuite, il aurait l 'esprit tourné vers les deniers du culte. Eh bien, Laoud

est une ville assez riche et son pasteur serait à l 'abri du besoin.

Ça ne marcherait pas.

On ne peut servir Dieu et Mammon.

Mammon veut dire argent.

J 'ai ouvert ce pays.

J 'ai donné mon nom à cette ville. J 'y ai créé des emplois, des industries.

C 'est un empire que j 'ai bâti de mes propres mains.

Et je n 'ai demandé l 'aide de personne, jamais.

Ces miséreux sont en train de barrer la route au progrès.

Le leur ou le vôtre ? Tenez, regardez ça.

Lisez ce décret.

signé par le gouverneur qui m 'accorde les droits d 'exploitation minière sur

toute l 'étendue du territoire.

C 'est assez difficile à croire. Si vous aviez ces droits, vous les auriez

exercés.

Les concessions de ces prospecteurs sont légitimes.

Vous n 'exploiterez ce canyon que s 'ils l 'abandonnent. Ces droits m

'appartiennent. Lisez ce décret.

Vous n 'auriez nullement besoin de me soudoyer si votre papier était valable.

Écoutez, pourquoi est -ce que vous vous intéressez à cet amiseur, révérend ? Ce

sont des amis.

Eh bien, vous et vos amis, vous avez vingt -quatre heures pour plier bagages

filets. Sinon, mes hommes se chargeront de vous déloger, de gré ou de force.

J 'ai toujours respecté la loi, mais j 'ai perdu patience.

Et si jamais le sang est versé, il retombera sur votre tête.

Vous êtes un agitateur professionnel, l 'étranger.

Vous êtes venu pervertir cette région avec vos idées subvertives.

Merci pour le verre.

Révérend, très bien, j 'ai discuté, chicané, marchandé avec vous.

Ça n 'a pas marché, mais ce qui est à moi est à moi.

Et si vous m 'obligez à me battre, je me battrai.

Je connais un homme, un shérif, et il fait respecter la loi et l 'ordre

Il s 'appelle Stackburn, et il ne sera pas aussi arrangeant que moi.

Ces prospecteurs de Carbon Canyon, vous accepteriez de leur payer, comptant une

certaine somme, pour les dédommager ? Eh bien oui, je ferai tout pour éviter un

bain de sang.

J 'offrirai 100 dollars à chacun d 'eux.

1000 dollars.

Non, écoutez, non, c 'est très drôle. Allez, je veux bien leur offrir 125.

Stockburn et ses suppléants vous coûteront plus que ça.

Qu 'est -ce que vous en savez ? Combien ça vaut d 'avoir la conscience

tranquille ?

1000 dollars par tête de pipe.

Mais qu 'il parte dans les 24 heures.

J 'ai payé tout ce que je lui devais, Sarah.

Et il m 'en reste pour régler Spartaire.

Où il est ? Là -dedans.

Eh bien, Henri, fais quelque chose.

Qu 'est -ce que tu faisais là -dedans ? Laoud m 'a offert un verre.

C 'est gentil de t 'inquiéter.

Tout le monde est d 'accord ? Oui.

Alors vous acceptez l 'offre de Laoud ? Oui.

Alors qui c 'est qui compte ? Moi, nom de Dieu.

Oui, moi aussi.

J 'ai beaucoup roulé ma bosse avec Roy Laoud au début de la ruée vers l 'or.

C 'est peut -être un rapace, mais il n 'est pas idiot.

S 'il accepte de cracher mille dollars la concession, c 'est parce qu 'elle en

vaut cinq fois plus.

C 'est peut -être vrai avec les moyens qu 'il a.

Mais nous autres, si on en tire mille dollars par an, c 'est le bout du monde.

C 'est juste.

Moi, j 'accepterais son offre.

Oui, Jacques a raison.

Moi aussi. Si tu trouvais une pépite de mille dollars, tu irais chercher fortune

ailleurs ou tu remèderais ça ? Une pépite de mille dollars ? Mais il

rêve ! Je sais pas.

Votre avis, révérend ? Mon avis ne compte pas.

C 'est vous qui trimez.

Vous devriez y réfléchir et prendre votre décision demain.

S 'il ne se passe rien demain, si on n 'arrive pas à se décider... Eh bien,

alors j 'imagine que Laoud croira que vous refusez.

Et après ? Il a dit qu 'il ferait appel à un shérif.

Ça, c 'est une menace.

Il oublie que la loi est pour nous. Bien sûr. On respecte la loi. Ce shérif -là

est quelqu 'un de spécial.

Il s 'appelle Stockburn. Il voyage avec six suppléants.

Il faut respecter la loi de celui qui paye le plus.

Tuer, c 'est leur métier.

Si je vous dis ça, c 'est parce que si vous décidez de rejeter cette offre,

aurez affaire à eux.

Vous le connaissez, ce Stockburn ? J 'en ai entendu parler.

C 'est bon.

Notre situation est loin d 'être facile.

Laoune ne nous demande pas notre avis. Il dit accepter mon offre ou gare à

On a une famille à protéger.

On n 'est pas taille contre sept fusils.

Eh bien, moi, je dis qu 'ils ne sont que sept, alors que nous sommes vingt.

Je sais ce que le révérend a dit. Ces hommes sont des professionnels.

Mais nous sommes vingt et ils ne sont que sept.

Et nous savons tous nous servir d 'un fusil, non d 'un chien.

Écoutez -moi, s 'il faut en arriver là, je suis prêt à me battre plutôt que d

'abandonner, mais... Mais enfin, merde, son offre est honnête.

Alors je dis, prenons nos mille dollars et allons nous installer ailleurs.

C 'est la solution facile d 'aller s 'installer ailleurs quand ça va mal.

Mais avant qu 'on décide de partir, de plier bagage, il faut savoir une chose.

Pourquoi on est ici ? Si c 'est rien que pour la poudre d 'or, on ne vaut guère

mieux que la haute lui -même.

Spider a posé une question.

Si l 'un de nous trouvait pour 1000 dollars de pépites, est -ce qu 'il s 'en

irait ? À ça, j 'en doute.

Il s 'offrirait une plus belle maison.

Ses enfants seraient mieux vêtus.

Il serait construire une école ou une église.

Si on était fermier, on planterait notre maïs.

Si on était éleveur, on soignerait nos vaches. Mais on est prospecteur. Alors,

on creuse, on lave, on tamise.

On se casse les reins pour trouver de l 'or.

Mais l 'or, ce n 'est pas toute notre vie.

Ce n 'est pas la mienne, en tout cas.

Je suis venu dans l 'Ouest fonder une famille.

Ici, je me sens chez moi.

Je réalise mon rêve.

Mes racines sont ici.

Nous avons tous un ou plusieurs membres de notre famille enterrés ici.

C 'était aussi leur rêve. Ils y ont consacré leur vie.

Est -ce que pour 1000 dollars, nous allons laisser leur sépulture à l

Nous ne leur devons plus que ça, non ? Nous le devons aussi à nous -mêmes.

Si nous vendons aujourd 'hui, à quel prix nous estimerons notre dignité

? Deux mille dollars ?

Moins ?

Ou au plus offrant ?

Alors je dis, gardons notre terre.

T 'as raison, je suis avec toi.

On reste là.

Je ne suis pas très brave, mais je ne suis pas un lâche.

On a pris des risques jusqu 'ici. J 'abandonne pas.

Oui, oui.

Que la houdaille au diable.

Qui vienne, on saura les recevoir.

Oui, oui, c 'est vrai.

Restons unis les gars.

Bonsoir. Bonsoir.

C 'est ici que j 'ai enterré mon chien.

Mais alors, cette terre est sacrée.

J 'ai dit une prière pour lui quand les vandales sont partis.

J 'ai prié pour qu 'il y ait un miracle.

Peut -être qu 'un jour il arrivera, ce miracle.

C 'était le jour où vous êtes arrivé.

Je crois que je vous aime.

Il n 'y a aucun mal à ça.

S 'il n 'y avait plus d 'amour sur cette terre, la mort frapperait moins d

'innocents.

Et bien alors, il ne peut y avoir de mal à faire l 'amour.

Il serait plus indiqué de pratiquer le sentiment d 'abord avant de penser à l

'acte.

Si je pratique le sentiment quelque temps, vous voudrez m 'enseigner l 'acte

Pour la plupart des gens d 'ici, l 'acte est lié à la notion de mariage.

Je vais avoir 15 ans, mais... Maman s 'est mariée quand elle avait 15 ans.

Alors vous voulez bien ? Je

connais très peu d 'hommes qui ne seraient pas fiers de cet honneur,

Mais la jeune fille, la jeune femme que tu es,

ne joue pas son avenir sur un homme comme moi.

Pourquoi ? Les choses sont ainsi.

Ça ne veut rien dire.

Je ne vous crois pas.

Je ne veux pas vous croire.

Vous dites des choses qui ne sont pas vraies.

Ce n 'est pas juste.

Calme -toi.

Il te reste une chose à acquérir.

Quoi ? La confiance.

Car si tu aimes un homme, tu dois avoir confiance.

Tu dois croire en ce qu 'il te dit.

Et cela même si on est séparés l 'un de l 'autre ?

Un beau jeune homme viendra te demander, et tu l 'aimeras.

Et il te fera oublier tout le reste.

Si j 'étais à la place de ta mère, je me demanderais où tu es.

Vous aimez ma mère, avouez -le.

Je respecte infiniment ta mère, et tu es une gentille fille.

Sa façon de vous regarder et votre façon de la regarder, j 'en suis sûre, ça m

'est égal. Je vous la laisse.

Je ne veux plus vous revoir.

Mélanie.

J 'espère que vous mourrez et que vous irez en enfer.

Dis à ton père qu 'il refuse de vendre.

Salut, McGinn. T 'arrives à temps pour un peu. On s 'en fout.

Le patron veut que ce télégramme parte maintenant.

Révérend !

Qui

? Le pasteur.

Il a emporté ses affaires.

Pourquoi ? Pour aller où ? Je ne sais pas. Il a dû partir avant l 'aube.

Ah ben ! Il est peut -être allé chez Laoud l 'informer du vote d 'hier soir.

Avec son manteau et sa couverture ? C 'est curieux, je n 'arrive pas à le

croire. Je veux dire, pour lui, ce n 'est pas normal.

Il nous aurait donné une raison.

C 'était pas... Bon, attends.

Après tout, on n 'en mourra pas.

Quand il y a de la bagarre dans l 'air, je comprends qu 'il rentre chez lui.

Ça veut dire quoi, cette remarque ? Au diable, Laoud et le shérif Stockburn. C

'est ce que tu as dit hier soir, non ? J 'ai exprimé mon idée, tout simplement.

Tu as convaincu les autres de voter comme tu le souhaitais.

Ils ont voté selon leur conscience.

Ils ont voté pour la violence.

Exactement. S 'il faut, on arrive là.

Tu crois qu 'ils auraient accepté d 'en découdre avant l 'arrivée du pasteur ?

Tu crois qu 'ils auraient voté comme ça, sachant qu 'il allait partir ? Ils ont

choisi de rester ensemble. C 'est le pasteur qui a tout fait pour les

influencer. Ils savent qu 'il t 'a sauvé la mise.

Ils ont bien vu ce qu 'il a fait à cet animal géant qui prétendait le chasser d

'ici. C 'est sur lui qu 'ils comptaient pour battre Laoud et son shérif.

Tu me trouvais assez combattu avant son arrivée.

Vrai ou faux ?

Les fumiers, là, c 'est foutu.

La haute a bloqué la rivière.

Si vous aviez accepté de lui vendre vos concessions, ce ne serait pas arrivé.

10, 20 et 30.

Voici, mademoiselle, à bientôt, j 'espère.

A l 'airant.

Qu 'est -ce qu 'il y a pour votre service ?

Je vais dire à mon épouse de se préparer à des guerres pires d 'ici.

On n 'a pas tellement le choix des... Qu 'en penses -tu, Barret ? T 'as une idée

? Où est le pasteur ?

Il saura quoi faire, lui.

S 'il était là... Comment ? Il est parti ?

Il...

Il est allé dire à la haute que nous ne vendrons pas.

Mais avant de partir, il a dit qu 'en cas d 'incident, il espérait que nous...

que nous ferions ce qu 'il aurait fait.

S 'il avait été ici.

Ha ! Connerie !

Écoutez...

On pourrait, je sais pas, essayer de tamiser à sec pendant quelques jours. Je

serais déçu qu 'on abandonne sans avoir fait tout ce qu 'on pouvait.

Pourquoi ne pas attendre et voir venir ? On n 'a rien à perdre.

Une pépite, une seule.

Je veux me trouver une grosse pépite.

Et l 'enfoncer si haut dans le cul de la houle qu 'il pourra l 'admirer en se

brossant les dents.

Tu as du cran, mon gars.

Mais pour mentir, t 'es pas doué.

Quand le pasteur était là, ça allait, mais maintenant, ta vie ne vaut pas un

pet.

A ta place, je foutrai le camp avec mes deux bonnes femmes.

T 'es furieux contre moi ? Qui c 'est qui t 'a mis ça dans la tête ? C 'est

contre maman, alors.

Je ne dirais pas ça. Je n 'ai aucune raison d 'être furieux.

Elle t 'a humiliée, c 'est ça ? Je sais ce qu 'on ressent.

Ah oui ? Eh bien, on en parlera une autre fois, d 'accord ?

Je peux prendre la jument ? Tu sais la

sceller ?

C 'est déjà fait.

D 'accord, va faire un tour.

C 'est pas vrai, mon Dieu. Je suis tombé sur le fil.

Ça y est.

Regarde ça. Il est beau, non ? Ça, c 'est de la jonquille.

Hé, les gars, Spider a trouvé quelque chose.

Bête ! Viens voir ça.

Venez, venez.

Teddy ! Teddy ! Venez, mes petits bouchers.

Regardez ce que papa a tiré du ruisseau.

Vieille douille en cloque, je t 'ai possédé.

Regarde ça.

Le vieux spider a touché le gros loup.

Mais quoi ce gros caillou ? Ça ressemble à quoi ? Petit corneau sans cervelle ?

C 'est de l 'or ! T 'en verras jamais autant de toute ta vie.

Va chercher les bulles.

Nous allons en ville.

Nous ? Nous allons en ville ? Nous allons en ville !

Tu n 'as pas à t 'excuser d 'avoir fait ou dit quoi que ce soit qui puisse nous

brouiller tous les deux.

Tu n 'as pas à t 'excuser.

Aujourd 'hui, Spider passe à la caisse.

Oui,

il fallait bien que son tour arrive.

C 'était bien le tien il y a quelques jours.

Oui, au moins l 'un de nous quittera Carbon Cayenne un peu plus riche. C 'est

toujours ça.

Quand notre barda sera prêt, j 'ai dans mon chariot assez de place pour tenir

tous les colis que tu voudras emporter.

Tu as l 'intention de nous emmener avec toi ? Mais il me semble que nous partons

tous, non ? Enfin, tu sais bien que depuis la mort de ton père, je

me suis efforcé de vous aider, Mélanie et toi, autant que j 'ai pu, sans poser

la moindre condition.

Mais à présent, tu me dois la vérité.

Qu 'est -ce que tu as compris ? contre moi.

Mais rien.

Je peux compter qu 'un jour, toi et moi, on sera unis.

Henri, s 'il existe un homme honnête dans ce vaste monde, c 'est bien toi.

Alors je dirais oui, Henri.

Oh, Sarah.

Henri.

accepte mes excuses pour avoir été aussi irritable ces derniers temps.

C 'est que j 'avais l 'esprit dans une telle confusion.

C 'est pas étonnant. Avec toutes ces histoires, on a failli devenir cinglés.

Maintenant, on n 'a plus à s 'inquiéter.

On ira s 'installer ailleurs et on repartira à zéro.

Tous les trois.

Et à la première ville où on s 'arrêtera...

Je me mettrai en quête d 'un autre pasteur.

Oui.

Oui, un autre pasteur.

Viens voir comment vivent les spécialistes.

Pourquoi pas.

Ta maman, elle sait où t 'es ? Je ne lui raconte pas tout.

Eh bien, elle n 'aimerait pas beaucoup que tu viennes rôder par ici.

Je vais avoir 15 ans, le même âge qu 'elle quand elle s 'est mariée.

Et je fais ce que je veux.

Tu veux visiter l 'installation ? T 'es venue pour ça, hein, vous deux ?

À environ 1300 mètres en amont de Cobaltic, on a dévié la moitié du flot

faire couler le long d 'un fossé qui suit les contours de la pente et qui

aboutit à 100 mètres là -haut.

Et l 'eau s 'arrête ? Pas exactement.

Elle passe dans un tuyau d 'un mètre de diamètre et coule le long d 'une pente

dorée.

Puis elle passe dans un tuyau plus étroit et dans un autre encore plus

Tant que l 'eau descend la pente, elle gagne de la vitesse et augmente sa

vitesse en passant dans un tuyau plus étroit.

J 'en ai mal aux oreilles.

Puis quand l 'eau parvient à la lance hydraulique, elle me donne une pression

14 kilos au centre de cette carré.

Il faut pilonner cette falaise et en extraire le gravier, puis le flot

les barrières en passant par les eaux tout suisses.

Quel homme !

Tu sais que j 'extrais 22 tonnes de gravier par jour de ces colis.

Alors maintenant, dis -moi pourquoi t 'es venue.

J 'ai eu une balade.

J 'ai eu envie de venir voir.

Ouais.

Et moi aussi j 'ai envie de voir.

Te voir.

Te toucher.

Ça fait plaisir ! Allez, go ! Vas -y, vas -y !

Avec un vrai mineur, vieille paverne ! C 'est pas de beaux

adversaires, c 'est de la racaille.

Celui -là, c 'est Spider Conway. Il a travaillé pour moi autrefois.

Ah, c 'est dommage. J 'ai cru que je les avais intimidés.

Quand ce pasteur est venu leur insuffler ses idées subversives.

Un pasteur... a eu à lui son compte.

Dans la même foulée.

Il m 'a fait perdre la face devant mes hommes.

Il m 'en a tabassé quatre.

Un pasteur a fait ça ? Oui. Il n 'y a plus de religion.

Il ressemble à quoi, ce type ? Il est maigre, grand.

Et ses yeux... Ses yeux ont une expression étrange, inquiétante.

Ça te rappelle quelqu 'un ? On

dirait un homme que j 'ai bien connu.

C 'est possible.

Il connaissait ton nom.

Ça ne peut pas

être lui.

L 'homme dont je parle est mort l 'année dernière.

Je

crois

que

votre papa dit un tas de bêtises.

Vous devriez le ramener à la maison. Allez le chercher. Non, écoutez, M.

on vient en ville qu 'une fois par an.

Il est chez lui.

Qu 'est -ce que tu lui veux ? Si tu vas se perdre.

Oui.

Voici mes suppliants.

Messieurs, je vous présente M.

Conway.

C 'est pas à toi que j 'en veux.

J 'ai quelques mots à dire à Roy.

Il t 'écoute.

Laoud ! La... Vampire, je sors de sang.

Je crois que monsieur Laoud refuse de discuter avec toi, le tamisère.

Mais il préfère sans doute te regarder danser.

J 'ai... La danse, je n 'y connais rien.

C 'est facile.

Il n 'y a qu 'à remuer les pieds.

En cadence.

Papa !

Les enfants,

restez où vous êtes ! Alors, musique, messieurs.

Allez, ramenez -le à Carbon Canyon.

Dites à ce pasteur de me retrouver ici demain matin.

Arrêtez ! Qui êtes -vous ? Attention, t 'amuses pas avec ça, c 'est dangereux.

Révérend, il s 'en est passé depuis votre départ. La houle a bloqué la

Le vieux spider a trouvé un bloc de pierre tout farci de pépites. La jument

Mélanie est revenue sans elle. Tout le monde est parti.

Ah ben merde alors !

l 'a un peu bousculé, mais c 'est pas très grave.

Tu es chez toi, Mélanie.

Ta maman est là.

Alors, ces hommes et lui, ils l 'ont abattu.

Et il l 'a achevé.

Les balles n 'en finissaient pas de pleuvoir.

C 'était lui, n 'est -ce pas ? C 'est ce fameux shérif dont vous parliez ?

Stockburn.

Stockburn et ses suppléants.

Il a dit que le pasteur me retrouve ici demain matin.

Pourquoi toi ? L 'autre soir, quand vous nous avez prévenus contre Stockburn,

vous aviez l 'air de bien le connaître.

C 'est Spider qui vous avait posé la question.

Vous le connaissez ?

L

'autre soir, vous avez pris une décision courageuse, celle de rester unis.

Je dis, il faut continuer.

Spider a commis l 'erreur d 'aller en ville tout seul.

Il est devenu ainsi une proie facile.

C 'est seulement en restant unis que vous pourrez vaincre les salauds comme

Laoud. Et quoi qu 'il arrive demain matin, souvenez -vous -en.

Cet homme avait du courage.

Qu 'il repose en paix.

Président !

Vous êtes décidé à aller en ville demain, c 'est pas vrai ?

Voilà une question idiote.

Mélanie va mieux maintenant ? Elle dort.

Merci. de l 'avoir secouru.

Je vous en prie.

Une chance que je sois passé par là.

Dès le premier jour, lorsque Henri m 'a rapporté votre intervention à ses côtés,

j 'ai su que vous étiez un professionnel.

Porter une arme à feu est très courant.

Mélanie m 'a raconté ce que vous aviez fait à Jolaoud.

Je ne vois qu 'un professionnel pour le ridiculiser de cette façon.

Vous voulez un peu de café ? On raconte dans le voisinage que vous allez

rencontrer le shérif Stockburn pour une explication.

C 'est vrai.

N 'y allez pas.

S 'il vous plaît.

On a un vieux compte en suspens tous les deux.

Je voudrais tellement trouver quelque chose à dire, quelque chose à faire pour

vous empêcher d 'y aller.

Lorsque vous êtes parti l 'autre jour, je me suis souvenu d 'un autre homme qui

était parti également.

Après son départ, j 'avais juré de ne plus jamais souffrir par quelqu 'un, ni

'aimer quelqu 'un.

Ensuite, vous êtes entré dans notre vie.

J 'en ai été bouleversée.

Si seulement j 'avais le contrôle de mes émotions.

Quand vous êtes parti, j 'ai cru que c 'était pour toujours.

Ça m 'a rendu plus raisonnable.

J 'ai regardé les choses autrement.

J 'ai appris à apprécier ce que j 'avais.

J 'attends l 'homme qui ne me quittera jamais.

Est -ce que vous comprenez ça ? Mais vous, vous partiriez un

jour, j 'imagine ?

Alors il vaut mieux en rester là.

Je vais épouser Henri.

C 'est un homme honnête.

Oui, il est honnête.

Je vais vous embrasser.

Ainsi je ne m 'éveillerai plus chaque nuit pendant ce qui me reste de vie.

Avec le doute au cœur.

Adieu. Adieu, Sarah.

Qu 'est -ce que c 'est ? Une voix

qui vient du passé.

Fermez la porte.

Qui êtes -vous ? Oui, qui êtes -vous, en

vérité ? En vérité ?

C 'est sans importance.

Vous ne croyez pas ?

Bonjour, Barrette.

Tu es matinal ? Si on veut.

Bon fusil pour le bison.

Malheureusement, il y en a guère dans les parages.

Je viens avec toi.

Là où je vais, le bison est plutôt rare.

Je sais.

Et même avec ce fusil, t 'auras jamais l 'avantage.

Ça, c 'est moi que ça regarde, non ? À ton aise.

Nom de Dieu ! Foutez le corps ! Foutez le corps !

Hé, dis donc !

Qu

'est -ce que tu

fais, voyons ? T 'es un brave type, Barrette.

Y a Sarah et Mélanie qui t 'attendent.

Adieu, pasteur.

J 'aurais juré que tu dormais. Tu es déjà habillée ? Le pasteur est parti.

Oui.

Tu lui as avoué ton amour ?

Il sait très bien que toutes les deux, nous l 'aimons.

Il lui a fait des adieux ? Oui.

Il l 'a déjà vue avant.

Je ne distingue pas son visage d 'ici.

Bonjour,

vous allez bien ? Madame.

Tenez, il est brûlant.

et aller faire un tour avec M. Blanc.

Ce salopard était assis en train de siffler son café.

Le dos à la porte, en plus.

Et alors ? On n 'a pas du tout besoin du shérif, les gars.

On est assez grands.

J 'ai l 'impression que je t 'ai fait venir juste ici pour rien.

Vous avez fini ?

Qu 'est -ce qu 'il est en train de mijoter encore ? Il nous invite à le

rejoindre.

Déployez -vous.

Trouvez -le.

c 'est long à pied

Où est -il ? Il est parti.

Mon enfant, il est parti.

Elle a mis ses chevaux sans fourbu, tu vas les achever.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.