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C 'est une bien étrange histoire et difficile à croire qui s 'est déroulée
ce château.
Comment pouvoir soupçonner des faits pareils alors que tout semble si
? Évidemment, l 'ambiance du château n 'était pas très gaie.
C 'était un château vétuste où les meubles étaient aussi vieux que les
qui l 'habitaient.
À quelques lieux de là, dans la jolie campagne de l 'île de France, un
village, Mussi -sur -Plouc.
C 'est le cafetier André Pommard qui nous a raconté cette aventure.
André est le meilleur ami du boulanger Fernand Castagné, notre héros.
Je serai en auto, je garde bien la maison.
Bien, monsieur Fernand.
Bonsoir, boulanger. Alors, on va chercher la fortune. Bonsoir, madame
Il ne faut bien pas me tomber dans l 'ordre, laissez de boule. Bonne chance.
Merci, merci, madame Bougoujou.
Toujours là, coquine de Dieu, on passe en troisième division.
J 'achète l 'entraîneur, un avant -centre, et l 'équipe de Mussi sur Plout
au parc en deux ans.
Je te dis, en deux ans fois de président.
Et alors là, waouh ! Salut Fernand ! Bonjour M. Castanier ! Pardon, je
Waouh !
Je peux
te
dire que quand je vais gagner, tu seras mon bras droit.
Ça fait 15 ans que tu joues à 2, 3, 4, 5, 6, 7. Tu n 'en as jamais eu même 3,
alors change, Fernand. Ça fait 15 ans que tu dis des conneries et que tu ne
changes pas.
Alors, valide.
Valide.
Voilà l 'impression, Président.
Voilà, il y a deux façons d 'être riche.
Le loto et les mauvais coups, pas catholiques.
Allez, à la bonne vôtre, monsieur, dame.
Ça sera toujours un peu couillonne.
Fernand ne croyait pas si bien dire.
Les mauvais coups, pas catholiques, n 'étaient pas loin.
mon petit Louis.
Je n 'y crois plus.
Quel genre, maman?
Élégant.
Je suis le nouvel oncle lui, je voudrais le voir. Bien, monsieur.
Foiré.
Ah! Ah, frère, mon petit frère, ma poulette.
On l 'envoie à l 'hôtel à Lido.
Mais qu 'est -ce qui se passe tout de suite?
Mais qu 'est -ce qui se passe, mon grand?
Alors, pas de nouvelles?
Je me disais, c 'est pas vrai, il m 'a oublié.
J 'étais inquiet, naturellement. J 'en parlais encore à la comtesse. Je ne
faisais pas de nouvelles du petit, rien.
C 'est un peu de négligence. Alors la comtesse, évidemment, qui est une femme
qui a une grande sensibilité, me disait, vous n 'inquiétez pas, monsieur Luc, c
'est rien.
Bon, il est sûrement à la place. Il ne faisait pas attention.
C 'est encore un gosse.
Toi, tu sais.
Je m 'inquiétais.
C 'est peut -être encore un gosse, mais j 'ai des nouvelles à te donner.
Oh, nom de Dieu, nous aussi.
De la part de qui tu sais ? Une carte postale.
en forme d 'ultimatum. Est -ce que je me fais bien comprendre ? Très bien, très
très bien.
J 'ai besoin d 'une réponse, par retour du courrier.
C 'est urgent ? Très urgent.
Plus urgent que ça encore ? Il n 'y a pas plus urgent.
T 'as intérêt à te manier le cul.
N 'oublie pas que tu parles à ton oncle.
Mon oncle ou pas, on me demande ce que sont devenus les 500 plaques que tu
devais rembourser à l 'épiphanie.
On se demande les 500 plaques que je devais rembourser.
Non mais attendez, je rêve ou quoi ? Dis -moi, je devais rembourser les 500
plaques à l 'épiphanie ? Non, je ne fais que transmettre. Vous, dieu ! Vous avez
un culot ! A l 'épiphanie, vous remboursez 500 plaques ! Mais les
500 plaques ! Les 500 plaques !
Non, non, c 'est pas de la merde. Ben, regarde, viens par ici un peu. Alors, tu
te rends compte, ça, c 'est pas un pavillon de banlieue, non ? Restez pas
cocotte. Non, c 'est plus grand qu 'un pavillon de banlieue. Ben, évidemment
c 'est plus grand qu 'un pavillon de banlieue, évidemment.
En plus, il y a les étages, il y a trop d 'étages. T 'as des chambres, des
chambres. Regarde.
Alors, c 'est pas beau, ça, hein ? Ça a de la gueule, hein ? Ça a de la gueule ?
Quand je suis arrivé ici, il y avait un couloir. Et maintenant, moi, j 'en ai
fait une salle de réception.
Alors, regarde un peu ça, ça te plaît ? Les peintures sont belles. Ah ben, les
peintures sont magnifiques.
Tout ça a été ripolliné. C 'est formidable.
C 'est beau. Regarde. Regarde -moi ça.
Regarde -moi quand t 'arrives comme ça dans une bicoque comme ici et que tu
tombes sur un Léonard ou un Vinci.
Il y a tout à refaire.
Tout à repeindre.
Ça prend du temps. Même au rouleau, crois -moi. Tiens, Franck.
Viens là. Regarde -là.
Mets -toi là et regarde.
Qu 'est -ce que t 'en penses ? Ça, c 'est le pompon.
Je ne sais pas si c 'est l 'expression qui convient.
C 'est réussi, hein ? Tu vois, au départ, il n 'y avait qu 'un cadre.
J 'ai tout repeint.
On peut dire que tu l 'as réussi.
Tu crois ? Oui, c 'est pas mal.
Peut -être que, quand même, il y a la tête qui me... Oh, et encore, regarde.
Non, non, non, il faut bien que c 'est une tête.
Évidemment, c 'est pas un fer à repasser, évidemment.
Ça te plaît, toi ? Je te le donne.
Et tu l 'emportes avec toi ? Non. Si. Non. Alors je te le mettrai au vésiné au
-dessus de la cuisinière.
Oui, mais faites attention aux sardines et aux frites parce que ça salit
terriblement.
Je te remercie encore, mon oncle. Au revoir, monsieur.
Hubert ! Monsieur ! Bon, alors, décrochez l 'ancêtre.
Faites un paquet avec un ruban, c 'est pour le petit.
Ah, ben, certainement, monsieur.
Mais faites attention à un scientien. Oui, mais bien sûr, ça peut voir rien.
Non, non, je sais, j 'ai l 'habitude, monsieur. Eh, vous pourriez parler sur
autre temps à mon oncle, hein ? Mais qu 'est -ce que tu en fais ? Vous m 'avez
entendu comment il parle ? Mais il parle comme ça tout le temps ! Non, mais ça
va pas, ça ! Bon, qu 'est -ce que tu veux, toi ? Eh bien, si je pouvais
avec les 500 briques, ça me... Oh ! Les 500 briques, les 500 briques... Mais
enfin, vous comprenez un peu les choses, non ? On n 'est pas des filles ! Est
-ce que je suis une fille ? Non, mon oncle.
Bon, Hubert ! Monsieur ! N 'oubliez pas d 'aller faire toi les télédégalements.
Du secrétaire d 'État à la condition féminine.
Et de gagnant.
Bien, monsieur.
Mais bon, ben, allez -y.
Oh, non, ça a l 'air de rouler. Comment ça roule ? Cinq étoiles.
Cinq étoiles dans tous les guilles. Ça se mérite.
Et la bouffe, c 'est comment ? C 'est nettement moins bien.
Ah, nous a quand même enlevé cinq toques.
Le maximum, c 'est quatre.
D 'accord, mais ici, on en est à moins une.
En tout cas, ici, on trouve tout ce qu 'on veut.
Tout ? Sauf les 500 plaques. Oh, Dieu ! Pratique pas avec ça, non ? Mais moi, je
suis pas le patron, mon oncle.
Il y a le PDG au -dessus de moi.
Le PDG.
C 'est l 'Amérique du Sud. Le PDG.
Téléphone. Moi ? Oui.
Ah, si, c 'est -à -dire ? Si.
Non. C 'est l 'Amérique du Sud. C
'est l 'Amérique du Sud.
Alors, bonne nouvelle ? Non, pas très bonne.
Ils nous envoient du monde de là -bas.
Ah bon ? Il n 'y a plus de délai pour ces échéances, d 'accord ?
Alors il faut que tu fasses un effort, Franck.
Oui, enfin, tu vas pas faire le méchant avec moi, Franck.
On a été suffisamment malhonnêtes ensemble pour que tu me crois.
N 'oublie pas que c 'est moi qui ai fait ton éducation.
Tout jeune encore. Qu 'est -ce que je t 'ai appris, hein ? T 'as été un vrai
dégueulasse.
Et toi ? Eh ben, oublie pas non plus que je t 'ai embarqué sur tous mes coups,
hein. Et tu les as fait foirer. À 80%, tu les as fait foirer. À 80 % ? Un
de la poste.
Bon, ça ne marche jamais, le poste. Et les égouanistes ? Qui a oublié la
perceuse avec la garantie à mon nom ? Mais tout ça, c 'est oublié ! Allons,
voyons ! Qu 'est -ce que c 'est que ce tintamarre
? C 'est la chasse à courses.
On en fait de temps en temps, c 'est pour distraire les clients.
Ceux des riches, c 'est comme les gosses, il faut s 'en occuper, il faut
distraire.
Qu 'est -ce qui te fait cette allure ? Ne me dites pas que c 'est une invention
de Luc pour sonner l 'air propre.
Nous n 'avons plus grand -chose à sonner, maman.
Vous voulez une demi -banane ? C 'est tout ce qu 'il nous reste.
Ne me dites pas que nous sommes une nouvelle fois ruinés.
C 'est ce que je tente de vous expliquer depuis quatre jours, maman.
Oh, merde, alors.
Alors, tu diras au PDG qu 'il va récupérer son pognon rendu Amérique
petites coupures.
Maintenant, je te laisse parce que tu sais le client est roi et tu sais ce que
'est.
Samedi, hein ? Quand même, samedi, quand même. Non, non, non, dernier délai, je
te l 'ai dit.
Là, tu m 'assassines.
Ça se pourrait bien qu 'on me le demande.
Même si ça me fera de la peine, je le ferai. Tu peux bien me défendre, tu me
connais. Justement, j 'ai du mal.
Tu ne vas pas me traiter comme si de con, non ? Moi, j 'ai des ordres.
D 'accord, mais laisse -moi deux mois.
Deux petits mois.
Samedi, d 'accord ?
Allez, venez, je suis venu.
Allez, venez, venez.
François.
Tu m 'irais faire un naufrage. Non, non, je sais que tu y arriveras. Tu fais des
conneries quelquefois, mais t 'as du génie.
Allez, dis -toi au revoir, les gars. Sors, François. Allez, venez.
Bonne aventure.
On n 'est pas trop vite.
Premier numéro de notre super cagnotte, ça tombe bien, c 'est le 1.
Deuxième numéro, le 2.
Le troisième numéro, le 3.
Alors le quatrième numéro, c 'est le 4.
Le cinquième numéro, c 'est le 5.
Un tirage extraordinaire, nous attendons maintenant le sixième numéro.
Un sixième numéro qui porte... Et nous attirons maintenant au tirage du
complémentaire. Un tirage qui va peut -être... Qui porte le numéro sept.
On est riche, Fernand.
Riche comme tu ne peux pas savoir.
Il y a des chiens cons comme toi pour faire la mule avec des... Un, deux,
quatre, cinq, six, sept.
Allez, ouvre. Mais qu 'est -ce que tu fais là ? J 'ouvre à six heures, moi.
On est riche. On ne brasse pas mon tout petit.
On boire à 10 centimillions tous les jours.
Va te coucher, j 'ai à travailler, mon homme.
Il faut garder le secret. Il est où, le ticket ? Mais quel ticket ? Le nôtre,
celui que j 'ai validé tout à l 'heure.
Il est où ? On a gagné, va le chercher.
J 'ai gagné.
J 'ai gagné. Je vais voir si le pain n 'a pas brûlé.
Mais tu vas pas commencer à faire bande à part alors que moi j 'attends cette
fortune depuis des années.
Le pain à deux heures du matin, il y a un boulot au fermier.
Tu sais bien que si j 'avais gagné, je t 'aurais tout donné.
On va acheter. Non, je n 'achète rien du tout. Je ne veux pas m 'énerver.
Mon petit lapin, tu ne vas pas me crever le cœur comme nos femmes l 'ont déjà
fait.
Souviens -toi quand on était cocus, toi et moi.
Et on n 'est pas plus heureux maintenant.
Surtout qu 'on est riches.
5 milliards.
Tu te rends compte ? 5 milliards ? Non, pas encore. Je n 'avais pas réalisé.
On peut s 'acheter une île, un peu pacifique autour.
Avec qui on irait, hein, mon pauvre Dédé ? Avec qui on irait ? En tout cas, si
jamais tu vas à Paris chercher les chèques, tu m 'emmènes, hein ? Oui, oui.
On y va demain ? À demain.
Hé, va te coucher, mon Dédé.
C 'est plus le tonnage, les émotions magnifiques.
Tu n 'oublieras pas, hein, quand on est écoqueux et qu 'on se pleure là -dessus.
Ce sont des choses qui ne s 'oublient pas, mon Dédé.
Travaillez bien, pardon.
Madame, bonjour.
Monsieur, qu 'est -ce que vous voudrez ? On voudrait féliciter le milliardaire.
Qui c 'est ce Fernand ? Notre boulanger, vous connaissez ? Ah, le boulanger, si
on le connaît. On a même une ardoise, celui -là. Oui, on voudrait bien aussi
aller le féliciter parce qu 'il l 'a bien mérité, l 'artiste.
Mais il n 'est pas là aujourd 'hui, il y a le Bastien. Qu 'est -ce que je vous
sers ? Ben, ma cocotte, on voudrait des... Qu 'est -ce qu 'il nous faut ? Il
un cigare. Il nous faut des cigares. Qu 'est -ce que vous avez ? Carédate, fleur
de pavane. Ah non, non, non. C 'est plutôt le genre déchet de voltigeur. On
nos mélanges nous -mêmes.
Les crapauds, c 'est les moins chers.
Ça, c 'est pas le problème.
On peut aussi les vider dans l 'eau. Ça fait une solution pour vaporiser les
rosiers. Ça tue les pucerons.
Vaporiser les rosiers ?
C 'est bien ça, non ? Bon, vous m 'en mettez deux, c 'est pour les fumer tout
suite, alors il n 'y a pas de problème.
Vous avez des charantaises ? Quelle pointure ? 43, mais ce n 'est pas pour
c 'est pour un client, pour le week -end.
Dites, on ne peut pas les louer, non ? Ah non, pas les pantouches.
Bon, on va les prendre, on les revendra, mais c 'est rare. Dis -donc, t 'entends
? Il ne loue pas les charantaises.
C 'est avec ça ? Hubert ! Hubert ! La liste, la liste, la liste, la liste.
Voilà.
Ta carte bleue, coucou. Ah non.
Non, non, j 'en suis déjà à 4500 balles et vous me devez deux mois de salaire.
Je te dois, je ne te dois pas. J 'ai signé les prêtres.
Oui. Tu mettrais ma part aujourd 'hui ? C 'est bon.
Carte 2.
C 'est ça ? Oui,
c 'est ça.
Bon, maintenant, c 'est ma tournée.
Qu 'est -ce que tu prends ? Les grenadines.
Les grenadines.
De les grenadines.
De les grenadines.
Vous invitez sur notre TikTok M.
Pagentimon.
Tu les entends ? Tu les entends ? Tu les entends ? Vive le président Castaner !
Ils crient tous.
La coupe.
Tu la vois déjà, la coupe. Tu la vois, la coupe ? Pas petit, elle est plus
grande, la coupe. Tu la vois, la coupe ? Tu la vois, la coupe ?
Eh, descendez, ce soit gentil, descendez.
Pousse, cette salope fait la guerre d 'électricité maintenant.
La voiture d 'un milliardaire, merde quand même.
Merci monsieur, à part la voiture.
C 'est une catastrophe, j 'ai rendez -vous à Paris dans une heure, vous vous
rendez compte ? Allez, ventez, ventez avec moi parce que moi aussi je vais à
Paris.
Affaire ? J 'ai une petite course à faire, oui.
Ah, j 'ai oublié d 'aider, j 'ai oublié d 'aider. Oh, bonne perdue, 10h tournée,
allez rouler.
Ah non, il faut faire demi -tour.
Non, mais vous n 'y pensez pas, non, à la barre. Moi, je suis en retard, j 'ai
rendez -vous, non ? Non, je ne peux pas laisser Dédé comme ça. On s 'en fout,
Dédé, allez -y, allons -y, allons -y, on perd du temps, là.
Il me semble que je vous connais.
Vous n 'êtes pas venu à la boulangerie ? Ah, ben, certainement.
Je suis M. Luc, le régisseur du château. Ah, moi, je suis Fernand, boulanger de
vos chichots. Ah, oui, enchanté.
Bon, ben, embrayez, l 'on a chien.
Ben, maniez -vous le cul, voyons.
J 'ai rendez -vous avec un ministre.
Allons -y, cher ami.
Et qu 'est -ce qu 'un boulanger pâtissier comme vous peut bien aller
Paris ? De la farine ? Du blé, par exemple.
Qu 'est -ce que c 'est que cette opérette, là ? Comment vous vous arrêtez
maintenant ? J 'ai une petite course à faire, un petit sac de levure, c 'est
spécial. Bon, ben allez -y, moi j 'attends ici, puis c 'est tout.
Vous n 'allez pas voir le ministre ? Mais non, il attendra bien cinq minutes.
Allez -y, pressons, pressons !
Allez -y.
Monsieur, monsieur, on n 'entra pas, c 'est la grève.
Quelle genre de grève ? Personnelle.
Ah, mais si c 'est personnel, ça va au regard de pas.
C 'est quoi ? Pardon, pardon.
Ça fait dix ans qu 'on a le droit au café au croissant le matin.
Il n 'est pas question de s 'aider sur le croissant.
C 'est un avantage acquis.
Aucune reprise du travail avant négociation. Non, négociez tout de suite
par mois. J 'ai trois enfants.
Vous croyez que c 'était un luxe, vos petits croissants, tous les matins ? Oh,
ça y est.
Ça aurait été facile, croyez -moi, mes amis.
Tout le monde m 'a mangé. Tout le monde m 'a mangé, croyez -moi. J 'ai obtenu
cinq croissants par jour. On aura aussi, alors, une galerie pour les enfants et
pour les animaux. À 16h. À 16h, le thé avec distribution gratuite de yaourt
les femmes enceintes. Il faut le faire. Quand même. C 'est formidable.
Maintenant, il faut payer, monsieur, parce qu 'on est pressé,
Il faut y aller. Mais qui vous êtes, vous ? Le délégué syndical.
Pas le nouveau.
Oh ! Oh, le délégué syndical, c 'est moi.
Oui, non, mais c 'est de toute façon...
Moi, je représente le syndicat des ministres en exercice.
Donc, appel à l 'article 49 .3.
Oui, bien celui -là. Bon, il n 'y a pas de problème. Je suis d 'accord pour la
grève des croissants.
Mais en ce qui concerne le brelon, il n 'en est pas question.
Alors, on paie, monsieur, car je vous dis, moi, c 'est la moindre des choses.
'il vous plaît.
Oui, pardon.
Ne vous inquiétez pas. Vous me direz celui -là aussi.
Ne vous inquiétez pas, parce que j 'ai la situation bien en main.
Oui, oui, c 'est pas grave.
Alors, bonbon. Vous retrouvez votre jeunesse.
Tout en face.
Ça me paraissait plus grand. Je ne sais pas pourquoi.
Là, je me souviens, il y avait un champ de blé avec des coquelicots. Il y avait
des bleuets. Il y avait des bleuets.
Oui, nous, on a tendu.
On a fait des jardins à la française avec des cactus.
C 'est dommage.
A ce jour, vous avez fait un vrai château.
Mieux qu 'un château.
Votre château, le temps de votre séjour.
C 'est la devise de la maison.
Ils sont tous venus ici, tous descendus là.
Les rois, les reines, le premier ministre. Et puis alors, maintenant...
Fernand. Fernand Castagne.
Je me souviens, il y avait des vaches. Des vaches tout autour.
Les batailles de pieds.
De pieds ? De pieds, des pieds de vaches.
Des pieds de vaches.
Il fallait prendre des vaches de bonne humeur. Alors, elles sont ruinées.
Déjeuner.
Oh, on était pas mal joués, c 'était pas court. Non, sûrement.
Vous avez dû vous amuser.
D 'ailleurs, le vicomte est resté très joueur.
Lui ? Loulou ? Il est toujours là, je veux dire. Mais comment ? Il est là, il
est toujours là.
Il vous attend.
Oh, je m 'en jure.
Et la vicomtesse ? Pas du tout.
Solide. Solide comme un roc.
C 'est toujours elle qui cueille les cerises. En novembre, toujours,
En novembre ? En novembre, les cerises... Oui, c 'est une variété
C 'est à l 'école, fin novembre. Ce sont des remontants. Ah oui, comme les
roses. Comme les roses.
Alors là, vous avez un souterrain de 600 mètres.
Creusé entièrement à la timbale.
par un prisonnier pendant la guerre de Centaure, de l 'art à la mort.
Ah oui, quelle époque, quelle époque. Roger Marne a fait des progrès depuis.
Mais je le connais, ce Souterrain, parce que il lui a caché le vicomte.
D 'après les archives de la famille qui sont très discrètes, l 'homme à l
'intervalle aurait peut -être été le premier des Montverdiers à devenir l
de la comtesse. Mais ça, on dit, peut -être.
Alors... Vous me racontez rien sans temps, M. Luc.
Justement, c 'est ce que je vous dis, ça m 'inquiète, parce que tout n 'est pas
clair là -dedans.
Non.
Oh, regardez, le petit vin, il est toujours là.
Oh, c 'est un monsieur que j 'ai embrassé, Marie -Louise, pour la
vous savez.
La maman de ma petite Alice.
Et qu 'est -ce qu 'elle est devenue, Marie -Louise ? Je ne sais pas.
Elle était très colorée, vous savez.
C 'était une mondaine, une chanteuse aux forêts.
Tu voyais, elle avait les bijoux, les voyages, les vêtements un peu d
C 'était une femme de goût, certainement.
Oui.
Elle m 'a demandé de lui prêter sa femme.
Et alors, on avait la petite, ici, là -dessous, là, là.
C 'est bien, c 'est bien, Ferdinand.
Sa femme, c 'était tout le soir, me répond.
Et alors, à peine a dit ce livre, encore chiffonné comme une vieille, ma
femme, ma femme, ma femme est partie dans la ville.
Ça fait 32 ans que je ne l 'ai pas revu.
Vous savez, c 'est pas des ménages heureux, ça. Mais c 'est bien, c 'est
Vous savez, au salon, on n 'a pas été heureux.
Il ne faut pas pleurer comme ça, Ferdinand. Il n 'est pas été heureux. Je
mais il ne faut pas pleurer. Il n 'est pas été heureux.
Où il est ? Le loto ? Il est là ou il est là, le loto ? Il a le loto, là.
Il est là ou il est là ? Il ne faut pas pleurer comme ça.
Il ne faut pas pleurer comme ça, je suis sûr. Des fois, il devient tout beau.
Il faut me le donner, le loto. Avec moi, il sera en sécurité.
Il devient de tout beau.
Vous savez, ma merveilleuse fille, elle n 'ira pas à la ville sans moi.
Ou qu 'est -ce qu 'il voulait, lui.
Cernan, Cernan ! Un petit casse -feu comme d 'autres fois avec les amis,
Et puis je retourne, hein ? Ouais ! Parce que Bastien est seul à la boutique
le pince, c 'est pas son affaire. Il voulait enseigner la sarvone, mais il
un peu naïf. Oui, en bas, s 'il est honnête, c 'est ce qui compte.
Notez, il cache peut -être son jeu, parce que j 'ai noté que chaque fois que
fille vient le samedi, il lui fait des yeux de poisson.
Il serait un peu riboujaille.
Riboujaille, qu 'est -ce que ça veut dire ? Riboujaille, c 'est un guillon
cache son jeu, qui serait pas contre la gauderie. Oui, ça va.
Ça va,
j 'ai compris.
Allez, attendez.
Vous voulez mettre la main, il peut pas la mettre.
Allez -y.
Mes chers amis, nous avons l 'honneur d 'accueillir au château notre boulanger,
Fernand Castagné, qui va rester avec nous quelques jours.
Ça vous plaît ? Oh, mais c 'est Fernand ! Ah,
c 'est Loulou ! Oh, Fernand ! Oh, Fernand ! Ah,
Loulou ! Mais je ne peux pas rester, j 'ai ma fournée.
Parce que je suis boulangère ici, je ne peux pas venir du football club, je ne
peux pas me promener dans le château pendant que Martinez se décarcasse dans
boutique. Non, non, mais la journée, vous la ferez ici. Non, ce n 'est pas
possible. Si, si. Ce n 'est pas possible.
Tout va brûler, tout va brûler. Non, mais votre Bastien, votre nom, il est un
peu gibouraille. Non, il n 'est pas gibouraille, il ne rit pas.
Bon, je vous laisse alors.
Marinette, mon petit, qu 'est -ce qui se passe ? Vous avez vu la comptette ?
Mais j 'y vais tout de suite. Pardon, monsieur le ministre ? Oui, pardon.
C 'est prêt, M.
Lucas. Oui, M. le ministre, oui.
Préparez -moi et j 'accuse -y pour 19 heures.
Piquez les clés de la voiture et fermez la clé, la clé, la clé.
Voilà.
Au revoir, M. le ministre.
Au revoir, M. le ministre.
Au revoir, M. le ministre.
Au revoir, au revoir, les petits.
M. le ministre.
Fernand, un petit encas, une petite pâte de homard.
Vite fait. Écoute. Alors légère. Non, mais installe -toi.
Mais où je me mets ? Mets -toi en face de moi. On ne va pas se préparer comme
ça. Je me mets là.
Vous avez tout ce qu 'il vous faut.
Bon, je vous laisse.
Ça fait drôle, hein, depuis le temps que je ne t 'ai pas vu.
Entre nous, on ne fait pas de manière.
Hein, Fernand ? Non.
Tu fais une partie des boulettes ? Tu te souviens des boulettes ? Ah,
si je me souviens. Tiens.
Ah, voilà.
Oui, monsieur Franck.
Ah, c 'est le vicomte de Montverdier à l 'appareil.
Ah ben non, monsieur Luc ? Ah ben, je vais... Oui, qu 'est -ce qui se passe ?
Ah non, monsieur Luc, il est absent pour le moment, oui.
Il est parti ? Où il est allé ? Ah ben,
il est... Il doit être... Il doit être exactement... Il doit être...
Il est mort, me dit -on.
Non. En petit suisse.
Non. Non, en Suisse, M.
Franck, oui.
Où il est allé ? Eh bien,
il est allé... Il est... En Suisse, partir en Suisse, partir
en Suisse, acheter, acheter, acheter une manette, une manette.
Eh bien, il est allé...
Il est allé acheter une valise.
Madame, c 'est le prix de votre valise.
Vous l 'avez, votre valise ? Pour ? Non, moi... Non, chercher de l 'argent.
Pour mettre dans la... Oui, eh bien, l 'argent qu 'on mettra dedans, là.
Bien sûr.
Non, mais... La force dans la lettre.
Mais oui, oui, oui, pour vous.
Eh bien, bien sûr.
Bien sûr, évidemment.
Voilà. Alors, samedi.
Samedi ? Comme prévu.
Comme prévu. Donc, tu raccroches. Maintenant, je raccroche. Bon.
Au revoir, monsieur.
Mes pauvres amis, c 'est Waterloo.
Si on ne veut pas brader le château dès samedi à mes banquets, il faut s
'occuper dès son réveil du boulanger.
Dans leur montée marinette, vous allez monter la roue.
Vous vous occupez de lui gentiment. Maintenant, c 'est un ami de la maison.
Vous faites tout ce qui est nécessaire.
Mettez -vous en tenue, que soyez à l 'aise. Enfin, vous voyez ce que je veux
dire.
Si M. Luc n 'y sait pas, le prédicé le dira.
Ma gueule, qu 'est -ce qu 'on est de malade ? Il est hors de question de
Vous savez, ils ont des arguments qui ne sont pas du tout prévus. Au cadastre !
Si vous voyez ce que je veux dire... M. Luc, ma mère et moi, nous n 'avons en
aucun cas...
J 'ai changé à transformer notre château en room service.
C 'est ça.
Excusez -moi.
Nous n 'avons pas garanti vos emprunts.
Nous vous avons seulement gracieusement prêté les lieux. C 'est ça. En espérant
rappeler 20 % des recettes. Ouais, gras. Bon.
Oh, ça va,
monsieur Luc. C 'était un art quand les salles de bain ont commencé à fleurir.
Mais maintenant qu 'il a une échéance douloureuse, elle est raquite le navire.
C 'est une honte.
Vous oubliez que mère vous a donné tous ses bijoux avant.
Ça n 'a rien pour ce que j 'en ai tiré.
Nous aimerions bien le savoir.
Eh bien, vous ne le saurez pas.
Puis franchement, de quoi elle avait l 'air avec ça sur la tronche ? Elle avait
l 'air d 'un lustre. Maman, un lustre ? Je ne sais pas si j 'avais l 'air d 'un
lustre, cher monsieur.
Mais vous ne vendrez le château ?
Pas de personne.
Mais madame la comtesse, mesdames, il n 'en est pas question. Après tout ce que
j 'ai fait ici, dans la dernière ligne droite, je lui aime cette demeure. Bon,
actuellement, j 'ai une petite difficulté de trésorerie, mais rien,
tout. Ça va s 'arranger dans le week -end. Vous savez que nous allons
le docteur et sa... Sa pouffe.
Oui, si vous voulez, sa partenaire. Ils auront beaucoup, beaucoup de clients
réguliers, comme... Est -ce que Louis vous a seulement dit qui...
Faisait la sieste, en ce moment, dans la chambre Pompadour.
Hein ? Euh, non.
Il n 'a pas parlé à maman ? Non, non, non.
Rien ? Pas un mot ? Et vous ? Non.
Personne.
Fermant.
Ferme Castagné.
Castagné ! Il a gagné au loto, ce con.
Oui, il est con, il est con.
Mais, par contre, il a... 5 milliards.
5 milliards.
Et ça m 'excite.
Et j 'ajouterais que si vous voulez bien me donner un dernier coup de main, tout
se passera très très bien.
Et qu 'attendez -vous de moi ? Une grande complicité.
Nous allons plus m 'efferner.
Un bon loto ? Enfin, un bon dodo ? Je suis sûr que vous avez pensé, en
à tous vos projets, non ? À tous nos projets.
Projets ? Quelle heure il est ? Il est l 'heure.
Il est l 'heure. Il est 17h. C 'est le moment d 'une petite relaxation.
Petite heure avec Marinette. Vous la connaissez ? Venez m 'enchaîner.
Alors, je vous propose bain d 'algues, enveloppement de boue et massage
pour commencer.
Bon,
pour le moment, on va se mettre tout nu.
Oh non ! Attends -moi ! Non, non, parce que ça gêne. Je ne veux pas ça ! Tout nu
! Tout nu, pas tout nu ! Tout nu, tout nu ! J 'en profiterai pour donner un
de fer à vos vêtements. Non, non, pas du tout, pas du tout. C 'est 17h, je suis
dans le pétrin. Vous êtes endormi tout le temps.
Vous vous rendez compte, depuis 9h ce matin, je n 'ai rien fait.
Allez, après ! Sébastien ! Sébastien !
La comtesse vous a réclamé ? Deux fois.
La comtesse ? Mais naturellement, la comtesse, elle ne soyez pas ingrat. Elle
vous attend depuis trente ans, et trente ans pour une femme.
Croyez -moi, Fernand, c 'est long, c 'est très très long. Allez, venez.
Venez. Vous l 'avez connue, la comtesse ? En culotte courte ? Qui, elle ? Non,
vous.
qui marche.
Oui, ça marche, mais je dirais même que ça marche trop parce qu 'il faut
continuer dans le même sens, c 'est -à -dire embellir, construire, il faut
repeindre, il faut entretenir, quoi. Mais c 'est une affaire, c 'est une
comme ça. Et je veux dire qu 'au bout d 'un certain temps, ça pèse, ça pèse, ça
pèse, c 'est lourd, mais aussi c 'est intéressant.
Et vous devriez, mon cher Gaston, non, mon cher Non, vous devriez investir,
croyez -moi.
Alors, je te donne trois francs.
Plus mort en douze. Bon.
N 'est -ce pas, madame la comtesse ? Je veux, mon cher Luc.
Un frangot persilé, un chou -feu à vinaigrette. Attends qu 'il retache.
Une seule, un coco -goin direct.
Je t 'impatiente, là, en pression. C 'est parti.
On parle de nous à la télé. prétendent qu 'il se serait réfugié au château de
Montverdier où la comtesse des lieux serait depuis fort longtemps déjà la
compagne discrète de cet homme hors du commun.
Vous savez, il est... Oh, quelle horreur ! Et mes rumeurs ! Un peu de rouge !
Pourquoi pas, c 'est sûr ! Vous entendez, les coleriques, ils peuvent
télé ! Ah non, il faut qu 'il aille ! Lâchez ! Pourquoi me faire
léger ? Parce que vous êtes un monstre ! Un monstre ! Vous ne vous rendez pas
compte, mais vous êtes le personnage le plus important de la région !
Les yeux du monde sont fixés sur vous et vous allez payer.
Payer ? Oui, payer parfaitement. C 'est la guerre.
La guerre ? Oui, la guerre. Nous avons une fortune à défendre. Oui, l 'ennemi,
'ennemi est à nos portes.
La guerre, mon pauvre Fernand. Mais la guerre, enfin, vous avez vu vous -même,
vous n 'êtes pas l 'enfant.
Bon.
Alors, j 'investis tout.
Dans le foot.
Dans le foot ?
On dit que c 'est vulgaire. Non ! Si ! Le foot, mais enfin, Fernand, tu ne
parles pas sérieusement.
Mais si, je marche derrière, je marche, je vais dans le foot. Oh ! C 'est pas
du... Foutez -moi la paix ! Fernand.
Si, Fernand.
C 'est bon, on est autour, on gagne.
Non, parce que si vous voulez, le stade, moi, je peux l 'installer dans votre
parc, parce que ça fera l 'animation.
Je vais acheter un bon prix.
Ma mère, je vous l 'achète à un bon prix.
Et pour toutes les achats, vous faites petit état.
Petit état.
Mais c 'est énorme.
Encore un coup, mon petit Fernand.
On va s 'entendre tous les deux.
Et alors, vous n 'avez pas raconté l 'histoire du gros qui n 'a
pas lassé ? Non, non, non.
Vous n 'avez pas raconté ? Alors, c 'est un peu...
Il est complètement abruti.
Alors, il se met en face des bogadouilles.
Les bogadouilles, c 'est des bêtises.
Je crois que je bois beaucoup.
C 'est un détail.
Alors là, quand il se met en face des bogadouilles, il s 'aperçoit qu 'il n 'a
pas d 'assiette.
Il n 'a pas d 'assiette ? Alors, il dirait que c 'est...
Il est bon, hein ? Franchement, je ne sais pas pour...
Il tient avec ses caillounettes, hein. Ses caillounettes.
Ses caillounettes.
Mais quoi ? Il est con, ses caillounettes.
Il n 'y a pas de... Il n 'y a pas de lierre.
C 'est ça.
Bon, Ferdinand.
Moi, je vais... Je ne sais pas pourquoi.
Pour moi, c 'est... C
'est...
Le billet d 'automne, il est dégoûtant, ce gros cochon.
Merde ! Tu ne restes pas là pour nous chanter ? Je me retire.
Je n 'ai aucune envie d 'assister à la levée du corps.
Barre -toi maintenant.
Il faut lui dire.
Sur quel point il faut lui chanter ? Il n 'y a rien.
Vous allez bien le remonter dans le champ.
Il n 'y a pas la peine de rester là.
On est peut -être surveillés, on est peut -être... Soulevez -le, prenez la
cuisse là, la cuisse, ou la haine, comme vous voulez. Allez, un mot comme un,
un, deux, et un ! Non, non, non, non, non, non, non.
Allez ! Non,
pas rester !
Tout était calme enfin.
Fernand dormait, prisonnier de la chambre de Pompadour.
Qu 'est -ce qu 'il a pu nous emmerder avec ses reboujailles, ses bogadouilles
ses caillounettes ? Mon Dieu, est -ce qu 'il ne faut pas inventer pour gagner
trois sous ? Si M. Luc n 'y fait pas, le pénisier le tuera ! Tu vas la fermer,
sale corbeau ! Mais M.
Luc n 'avait pas encore gagné la partie.
Le lendemain, aux aguets, Il surveillait les abords du château guettant l
'arrivée d 'un danger. Le premier danger, c 'était Alice, la fille de
qui cherchait son père. Bastien ! Il est là, papa ? Il m 'a téléphoné. Il est
resté au château de Montverdier.
Comment elle va, la petite Alice ? Comme tu vois.
Il lui a fait ses petites galettes, le petit Bastien ? Je te les donne et tu
portes, d 'accord ? D 'accord.
Alice, si tu voulais, nous deux... Ça va, Bastien, on ne va pas recommencer.
C 'est pas un peu fou, le petit Bastien ? La digue du cul s 'envole de Nantes,
de Nantes. La digue du cul s 'envole de Nantes, de Nantes. De Nantes à Montaigu,
la digue, la digue. De Nantes à Montaigu, la digue du cul.
C 'est la voiture de papa, ça ? Je sais qu 'il prend la petite Alice, vous.
Oui ? Votre papa m 'a demandé de vous ramener au château.
Ah oui.
Vous avez entendu ? Il y a un loup dans les forêts.
Un loup dans les... Dans les forêts. Ah bon ? Et moi, je suis votre grand -mère,
non ? Montez, chérie, montez.
Un loup dans les forêts.
Je vais vous montrer le loup, vous allez voir.
Il ne se préoccupe pas de visiter ton vieux père dans sa nouvelle demeure.
Ouvre un moment historique.
T 'as apporté une galette et un petit pot de beurre, papa.
C 'est très imprudent de la laisser gambader comme ça en ce moment avec les
loups, les gangsters.
Les loups ? Les loups.
Monsieur Luc m 'a sauvé la vie.
Ouvrez ! Ouvrez ! Oh, ce qu 'il est beau, monsieur Luc. Ce qu 'il est
impressionnant avec ton chapeau. Ouvrez ! Ouvrez ! C 'est le banquier de
monsieur Castanier ! Qu 'est -ce que vous foutez là -bas ? Je vous ai dit de
vous barrer, hein ! Alors, je vous préviens, ne remettez pas les pieds ici.
Sinon, vous allez vous retrouver dans le pétrin.
Mon ami, ma banque ! Il est là, le banquier ! Le
banquier, il est là ! Miracle, monsieur Castanier, vous avez gagné.
Miracle.
Conduis -le à ma chambre. Voilà, maintenant, alors, conférence à trois,
allons parler un peu de l 'avenir. À deux, on va parler de l 'avenir à deux.
Merci.
M. Castanier. Non, non, non, c 'est pas... C 'est la tête comme une
'il vous plaît.
S 'il vous plaît.
Attrapez ce que vous voyez.
Prenez celui -dessus.
C 'est comme un pétard que j 'ai dans le cul qui risque d 'y aller explosé.
Bon, allez.
Remettez les autres là.
Gardez celui -là.
Investir.
Alors, à 6 % d 'impôts, nous avons les SELCAF, petits bolides de la finance
plafonnés à 50 000 francs par titre.
Stop ! Alors, nous limitons aux SELCAF pour commencer.
Le foot ! Hello ! C 'est la contestation.
Il vous a donné des instructions ? Non, non.
M. Castanier est assez dépressif. Dépressif avec 5 milliards ? Il est
sous le choc, que voulez -vous.
Je crois qu 'il devrait garder la chambre encore pendant quelques jours.
Je repasserai ce soir. Oui, oui, bon, rien de près.
Vous vous occupez bien de lui, hein ? Oui, ne vous inquiétez pas.
On s 'en occupe. Croyez -moi, il y a du monde autour de lui.
Salope.
Bon, je crois bien.
Ça t 'apprendra à m 'emmerder.
Qu 'est -ce que vous faites, mon petit Lucas ? Vous faites la cuisine,
maintenant ? Nous en sommes là ? C 'est pour me changer les idées, madame la
comtesse, parce que, malheureusement, un grand malheur nous a frappés cette
nuit, madame la comtesse. Vous me faites frissonner.
L 'oiseau a repris sa liberté.
Madame la comtesse, personne.
L 'oiseau a écarté les barreaux de lui -même et il s 'est envolé dans la
cuisine. Dans la cuisine.
Il avait une chaîne au pied.
Enfin, je veux dire, à la place. Mais madame la comtesse, évidemment, l
a été enchaîné, si vous voulez.
Mais malheureusement, bon, Marinette a voulu le rattraper.
Elle a attrapé la chaîne.
C 'est pour dérembarquer, comme on dit, n 'est -ce pas? Et bon, Marinette a été
traînée sur quoi?
Sur 25 mètres.
Dans le couloir, traînée.
Elle est couverte d 'équimaux à cause de cette salbette.
Oh, salbette ! J 'ai dû lâcher quand il s 'est élevé, Madame la Comtesse.
Il m 'aurait emmenée dans les nuages.
C 'est incroyable, la force de ces petits passereaux et petits.
Mon petit oiseau reviendra bien. Je meurs de faim.
Qu 'est -ce que vous retissez là ?
Une bécasse.
Ah, une bécasse.
Elle est énorme.
On n 'a plus tellement le droit de les chasser.
Alors, elle profite.
Oh, ben non.
Allez -y vite, Farina.
Vous m 'ajouterez une petite purée.
D 'accord.
Je t 'agis. Il faut vraiment avoir tous les pères et mères ce soir.
Dîner, balles costumées, vous trouverez vos costumes dans vos chambres. Les
vins, le menu, on s 'en fout. Il n 'y a rien.
Tout le temps, s 'occuper de tout.
Il y a des moments où on se demande vraiment... Oh ! Monsieur le docteur,
plaisir de vous avoir.
Oh, Dieu, quelle fidélité.
Merci, merci, madame. Mon ami.
Ursula von Lovelace. Oh, monsieur charmant, monsieur charmant. Vous avez
cigare, les charentaises et le martinet. Alors, malheureusement, j 'ai une
mauvaise nouvelle.
Le martinet nous a été déroulé. Oh, non.
Vous savez, c 'est un... C 'est impensable. Les gens volent tout, tout,
Alors, j 'ai un fouet qui ne pense pas la faire.
Un fouet. Un fouet.
Une pêche.
Pardon ? Une pêche.
Oui, c 'est possible.
C 'est pour madame. C 'est pour vous, madame. C 'est pour madame. J 'espère
vous serez contente.
Je vous sers encore un peu de purée, madame.
Ne quittez pas.
Demain, l 'heureuse balle de revolver, elle n 'est pas foutue de les avaler. Il
faut qu 'elle s 'étrangle. Bon, allez chercher le docteur Zucca. Il vient d
'arriver. Dépêchez -vous, le docteur.
On est embêtés.
Qui va finir la purée ? Ça, c 'est toujours le problème.
Docteur ! Docteur, faites -la côté.
Faites -la côté.
Docteur.
Ça s 'est passé comment ? C 'est au cours du repas.
La comtesse s 'est étranglée avec sa purée.
Allez, aidez -moi, on va le monter dans sa chambre.
Je vais enregistrer la conversation.
Vous avez la manière de toujours.
Doucement, alors.
Doucement, allez -y, emmenez -la.
Allez -y, allez -y.
Je te le jure.
On n 'a pas fini de nous faire chier, ce piaf.
Oui ? Vous avez terminé ? Quand on vous prendra à l 'office, alors.
Il n 'y a pas de problème.
Décidément, c 'est pour jamais de vacances.
Pour prendre des vacances, j 'ai besoin de 500 plaques.
Comment 500 plaques ? On avait dit samedi.
C 'est l 'itinéraire.
Faut que je parte maintenant.
Non, c 'est l 'itinéraire du PDG.
Montez vidéo.
Naples. Première escale.
Saint -Martin -les -Chaussures.
Là, il embrasse sa mère.
Et il arrive où ? Lui, c 'est sur Plout.
Je le fais pas dire.
On a plus de 24 heures, mon nom.
Je me demande quand même si j 'aurais dû t 'amener, moi, dans cette histoire
-là. Se foutre dans un coup pareil, un gosse comme toi.
C 'est pas seulement pour ça que je suis venu. Je sais pourquoi alors que t 'es
venu.
Moi aussi, j 'ai peur. T 'as peur ? T 'as peur de quoi ? Je ne peux plus
chez moi depuis l 'arrivée du PDG. Qu 'est -ce que t 'as fait ? T 'as fait une
connerie ? Oui, j 'ai fait une connerie.
Moi aussi, j 'ai 300 balles sans payer.
Ils ont abusé.
Ce n 'est pas vrai.
J 'en étais sûr.
Écoute -moi.
Dans cette sienne de vie, quand les vitesses grattent, quand le volant vous
reste dans les mains, on a envie de tout foutre en l 'air. Moi, j 'ai envie de
tout foutre en l 'air. Si je ne me redonnais pas, je me foutrais dans le
Dans le fond.
Ce n 'est pas le moment.
Ce n 'est pas le moment.
La digue du cul.
La rigue du cul. La digue du cul. C 'est toi,
Marinette ? Marinette, c 'est toi ? Mais qui est la chambre du roi qui... Non, d
'un chien qui ne me répond pas.
Hein ? Ah, ça me brûle, cette douche.
Merde, quelle plomberie.
Saloperie de plomberie. Ah, ça me brûle.
Allons.
Paradeux. D 'accord, paradeux.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
Attends, c 'est quoi la date ? La semaine dernière.
Et semaine d 'avant.
C 'est foutu, ils sont tous vieux.
On a dans le cul.
C 'est pas si c 'est l 'expression qui convient, mais ça on a bien dans le cul.
Fernand, vous nous faites des émotions, mon petit. Comment ça va ? Fernand,
Fernand, on est là.
Il ne nous reconnaît pas. C 'est Franck, mon neveu. Franck, Franck, il est là.
Alors, Fernand, on se douche trop chaud ?
J 'ai fait un rêve abominable. Ah bon ? Quel genre ? De jeter la gouverne à
retourner toute la chambre pour me voler mon billet de loto.
Oh, on vit dans un monde.
Ah, c 'est fou. Vous le saviez, M. Luc, que j 'avais caché un billet de loto ?
Si, je le savais moi.
C 'est moi qui vous l 'ai conseillé.
Et vous l 'avez bien mis où j 'ai dit le billet. Oui, oui, oui.
Où ? Où ? En sécurité.
Je sens la moutarde qui me monte.
Je sens la moutarde qui me monte. Je ne te raconte pas la moutarde.
Qu 'est -ce qu 'il a, le neveu ? Il n 'a rien, le neveu.
C 'est un ami. C 'est votre garde du corps. Je vais vous protéger.
Bon, debout, maintenant. C 'est fini, le cauchemar. Allez, hop.
Allez, debout, ici.
Bonsoir. Bonsoir. Allez, envolez.
Envolez tous les ennuis. Allez.
Voilà.
Si c 'est un cauchemar, comment ça se fait que tout soit tourneboulé ? Il ne
souvient plus du tout. Il ne se souvient pas ? Vous êtes sorti de la douche, là,
comme une vache cordaise. Vous avez tout renversé sur votre passage.
Les vêtements, tout, tout, tout.
Regardez plutôt si votre billet de loto est en place.
Il est en place.
Où ? En sécurité.
Alors, ça y est, il a parlé.
Occupez -vous de votre ciel.
Je vous habille ou vous débrouillerez tout ça ? Je m 'avais tiré moi -même.
Franck, il faut que je te cause.
Oui.
Madame la comtesse de Montverdier.
C 'est ta fin, c 'est fait. Oh, ma mère, enfin, quoi.
Monseigneur.
Monseigneur l 'évêque cochon.
Les ducs de Gloucester et Buckingham.
Il parle avec l 'accent anglais, maintenant, ce con.
Monsieur Hamlet, prince danois et sa fille, Marinette.
Frère sauveur et son cousin Noël, chevalier de milieu.
Qui es -tu, l 'homme ? Comment es -tu venu ici ? Je veux parler à Clarence et
suis venu sur mes jambes, mon oncle.
Pour quel délit?
Le roi!
Non, un gastonnier.
Bravo! Le petit chaperon rouge et son loup.
Clique!
Relevez -vous, mon enfant.
Docteur Ducas est à l 'horloge.
Prenez place, mes amis.
Merci. Vous l 'avez à la fin.
Vous l 'avez au jambon.
Excusez -moi, je suis un peu en retard.
L 'exactitude et la politesse des roues, mon fils.
Mais d 'où il sort cet oiseau ? Pardonnez -moi, maire. Je vaquais sur
remparts. Monseigneur, vos amis sont debout. Ils revêtent leur armure.
On a gesté, mais je vous fais très emboutir.
Bon, allez, suce au dîner parce que moi j 'ai eu faim que je mangeais un arne.
Alors, quoi de neuf à la cour, madame?
Qu 'est -ce que c 'est?
Petite contrariété des cervicales, mais ça ne sera rien, votre honneur. Ah, tant
mieux. On peut boire ou pas? Bon, alors le roi a soif, hein?
Champagne tétangé.
Compte de champagne 1985.
Je vous écoute.
Monsieur Luc, je vous aime.
Vous perdez la raison, ma fille.
Je pourrais être votre père.
Eh bien, mon père, vous n 'avez qu 'à regarder comme une femme.
Combien de fois ? Prenez garde, mon seigneur.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur votre tête ? Misez -y le mot.
Allez ! Thérèse, on n 'a pas un moment à soi. Les pénitentes sont assoiffées d
'absolution.
Comme d 'habitude, comme à l 'époque, avec les mains.
Puisque nous avons la chance d 'avoir un héritier royal et milliardaire à la
table, nous pourrions peut -être envisager de quelle façon employer cette
fortune miraculeuse.
Et si l 'on pensait aux œuvres de charité ? Oh, quel vilain mot ! Qui c
cette brillance ? On voit qu 'une chose a rangé notre demeure, mes seigneurs.
La toiture fuit.
Les écuries doivent être aménagées. Un bassin, à l 'image de celui de
Versailles, serait bienvenu.
pour orner le devant du château. René, garde.
Et si nous faisions dans le parc une clinique ultra -moderne ? Seigneur,
garde. Pourquoi pas ? Une épongerie ou bien un enclos puant où les animaux
iraient mourir de la peste.
Un mal qui répand la terreur. Mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir
les crimes de la terre.
La peste ? Mais qu 'est -ce qui se produit, con ?
L 'ennemi se pavane dans la plaine, madame. Mais dites -moi, votre
Altesse, ces petits milliards qui tomberont dans votre escarcelle dès
nous les employions à créer des espaces naturels aux abords du château, où
biches et girafes pensent et jolis zèbres rayés divertiraient quelques
touristes. Qui sait ? Qui sait ? Qui sait ? Qui sait ? Qui
sait ?
Je ne sais pas.
Mais pourquoi s 'entourer d 'animaux qui vont chier partout, grand Dieu ? Grand
Dieu ? Bon, ça, ça ne vous ressemble pas.
Adieu, pauvre âme qui de la gloire prend congé. Voilà,
ben ça, c 'est joli. C 'est con, mais c 'est joli.
Merci, mon oncle. Moi, je dis qu 'une clinique à moitié subventionnée par...
Non, merde ! On est en pleine poésie, merde ! Vas -y, mon oncle.
Adieu, pauvre âme.
Qui de la gloire prend congé. J 'ai l 'impression qu 'on veut faire des
sans moi. Mais qui est le client ici ? Pas à vous, grec discommunié.
Qu 'est -ce que je fais ? Messieurs -dames, soyez calmes.
Tordus.
Nous avons toute la nuit pour dépenser notre avantage.
Oui, mais enfin, mon bon roi, on fait quelque chose. On investit ou quoi ? On
investit. Ah, enfin une parole raisonnable. Sire, prenez garde.
Il nous fait chier avec son foot, ce groupe.
Mais madame, je vous en prie. Oui, on va, ça va. C 'est ton roi de France que
vous parlez.
Oui, mais on s 'en fout, elle a raison.
Romaine, il ne faut pas exagérer, non ? Il y a des moments où il faut prendre
des décisions. Il y a un petit mot, elle fait. Un moment.
Pardon ? Il est hier au monde, vous en faites quoi ? Je ne sais même pas ce que
je fais. Mais on vous expliquera ce que c 'est. Vous posez tout le temps des
questions. Au moment où il ne faut pas. Alors non, je vous dis non.
Faire une clinique, c 'est aussi aider les pauvres.
Merde !
Dansons. Le genou est encore fou.
Je suis gêné avec ma robe.
J 'ai l 'impression d 'avoir m 'encher au genou.
Tout ça, c 'est bien beau, mais je vous ferai remarquer que depuis trois ans, ma
mère et moi, on se fait à manger sur un but à gaz.
Comment ? On se fait à manger sur un but à gaz ! Vous avez raison, Vicomte. N
'oublions pas notre entreprise.
C 'était le moment d 'agir, avant que tout ne soit perdu.
Les conjurés se passèrent le mot. On ne pouvait plus attendre. La diplomatie
devait céder le pas à la violence.
Nous, on ne pouvait plus attendre.
C 'est alors que devant l 'ampleur de l 'enjeu, 5 milliards, les passions se
déchaînèrent.
Le billet de l 'automne ! Le billet de l
'automne
!
Le billet du loto !
C 'est non -dato.
Et alors, le billet du loto ? Pouf, con.
Faites sonner la lamine !
Alors, alors, alors.
Ne t 'inquiète pas, ne t 'inquiète pas. Tu fais partie de la famille maintenant.
Maman t 'attend.
Là -bas.
À moi, comtesse.
Comtesse. De bon.
De bon.
C 'est vraiment bien raisonnable.
Maman, sauvez -moi. Que se passe -t -il, mon tout petit, mon tout joli?
Ils veulent ma peau.
Qu 'est -ce que c 'est?
Le chevalier.
Vous ne m 'oublierez pas si je vous fais fuir?
C 'est promis. C 'est promis? C 'est promis, maman.
Calme, calme, calme.
La voie dans votre liberté.
Oh, madame.
Je ne sais pas comment... Dépêchez -vous, j 'entre les chevaux dans l
Les chevaux?
Merci.
Ouf!
Tu l 'as dans le cul, pauvre con.
Ainsi, c 'est toi la petite bergère qui entend des voix.
La petite bergère ? La petite bergère, mon seigneur.
La petite bergère, mon seigneur.
Est -ce Dieu qui t 'a soufflé les six numéros, plus le complémentaire ? Mais
les joue depuis 15 ans ! Depuis 15 ans, qui ? Qui ? 15 ans, qui ? Moi ! Qui joue
? C 'est moi ! C 'est moi qui... Moi qui joue les... Ah !
Bonseigneur.
Est -ce vrai que tu voulais boucher les investisseurs hors du château ?
Où as -tu mis ton bulletin de l 'auto, Jeanne ? Comment ?
Jeanne, où as -tu mis ton bulletin de l 'auto ?
Je ne sais pas, Jeanne.
Je ne sais pas, Jeanne. J 'ai fermé un boulanger de mousses et je proute.
Attends.
Réponds à la question. Mais enfin... Répondez, répondez à la question.
Mais enfin, écoutez, quand même... Non, ça, alors, non. Mes chers dames, soyez
sérieux. Où voulez -vous que le soit la grille gagnante ? Et chez mon banquier ?
Ah, dur ! Femme perdue ! Chez le... le
banquier de Mussi.
De Mussi ? Eh, oui.
Surtout. Tu m 'as...
Mais... Tu mens ? Non, je ne mens pas, non.
Ah, Jeanne, tu vas en prendre une. Tu vas en prendre une. Tu mens, Marron, tu
mens. Tu mens et tu sais que tu mens. J 'abjure tes mensonges, j 'abjure. J
'abjure, mais quel ressent -je ? Il nous faut un désaveu public.
Je pense qu 'il est vrai. Oui, mais il faut qu 'il nous signe un papier comme
quoi il nous lègue toutes ses fortunes. C 'est ce qu 'il faut faire. Si vous
payez chez l 'homme, tu ne peux pas rentrer chez moi.
J 'ai plein de cours de mer.
Permettez. Qu 'est -ce qui mène le procès ? C 'est moi. Où sont les
machin ? Ils arrivent tout de suite, monsieur.
Attendu que j 'en entende, regardons si, Bobby, les numéros dictés soi -disant
par Dieu et que le boulanger de Mussi répercute les dix numéros sur une grille
de l 'auto qui disparaît aussitôt.
C 'est faux.
C 'est faux.
Je ne connais pas cette genre de... Vous avez gagné au loto ?
Oui. Vous avez remis votre bulletin au banquier ? Oui.
Vous êtes potentiellement riche. Oui.
Donc, par ces motifs, condamne Jean d 'être Fernand Castagné, à être brûlé et
vivre comme son pain.
En quelque sorte, sur un bûcher convivial que nous allons dresser dans
Écoutez, je préfère être brûlé, mais je garde mon billet de l 'auto.
Ou alors, tu nous signes une reconnaissance de dette. D 'accord ?
Putain de numéro fort.
Mais pourquoi il fallait que j 'attende sur moi ?
Il y a 50 millions d 'habitants.
Mais il y a un con, c 'est moi.
Oh, oh,
oh, c 'est Alain.
Tu vas me renvoyer.
Pardon.
Oui. C 'est moi, c 'est moi, Luc. C 'est déjà l 'heure du barbecue.
Il dort.
Dépêchez -vous et habillez -vous. Les vêtements sont là. Dépêchez -vous. Mais
'est -ce qu 'il a chez M. Luc qui retourne si vite de sa robe de mec ?
c 'est vrai. J 'ai volé et j 'ai menti. Mais je n 'ai jamais tué personne.
Vous n 'avez jamais trop tard pour commencer.
C 'est vrai, c 'est vrai. Mais vous avez bien mérité la liberté.
Dépêchez -vous.
Habillez -vous.
Alors ? Mais vous ne venez pas ? Non, je ne suis pas digne, mon pauvre ami.
Je ne suis pas digne.
Allez.
Laissez -moi là, je vais prendre votre place. Habillez -vous, foutez le camp,
n 'a pas d 'importance. Croyez -moi, ne vous en faites pas, on repouvra à mes
eaux ici dans quelques mois.
Je serai peut -être canonisé.
Ce qui l 'avra d 'un coup ma vie de pauvre péché.
Partez, Fernand, partez.
Allez profiter de vos milliardaires.
Laissez -moi derrière comme je le dois, dans la forme et le noir.
Qu 'est -ce que c 'est que ce gangster d 'opérette ?
Faut quand même pas exagérer. Il n 'y a pas une goutte de sang sur les mains. Je
suis un malfrat.
Un tout petit malfrat.
Oui, mais malfrat quand même, hein ? Mais toutes les meilleures affaires de
vie, je les ai ratées. C 'est vous dire que le sang est bon ? N 'empêche que
vous m 'avez pris en otage.
Et que vous avez tout fait pour me scroquer.
Oh ! Fernand, comment tu oses ? Moi qui t 'aime tant.
Mais je t 'adore, Fernand. Je t 'ai toujours aimé, tu le sais bien.
Hein, mon Fernand ?
Je peux vous parler avec l 'action du midi, ça me ferait plaisir. Et on se
comprendra mieux, non ? Au point où on en est.
Ferdinand, appelle -moi Micoulin.
Quand je pense que j 'étais tranquillement en train de faire mon
suis tombé sur cette bande de fêlés, cette cérémonie à la colle ! Ah non,
Ferdinand, ne fais pas la colère.
Écoute -moi bien, j 'ai une chose importante à te dire.
Je peux te faire une confidence.
La petite Alice, je crois que je l 'aime.
Je l 'aime, la petite Alice.
Dis, tu ne serais pas en train de me lorgner l 'héritage?
Ah non, non.
Tu oses me dire, sers -moi, regarde -moi ta mission.
Et maintenant, si tu oses, Fernand, répète un peu, répète.
Tu serais pas en train de me bouffer l 'héritage?
Moi, je vais te dire une bonne chose.
Fernand, l 'argent, ça ne m 'intéresse pas.
Ce que j 'aime, moi, c 'est les fleurs.
Maintenant, si tu veux, je vais te faire une surprise.
Viens et regarde le chemin de la liberté.
Allons -y, crois -moi, je connais l 'endroit.
C 'est ici que je me planque chaque fois que je suis un créancier.
Eh bien, ça doit sonner souvent. Eh oui, mon pauvre Fernand, oui, ça sonne
souvent. Mais que veux -tu, comme on dit, sur les inconvénients du métier.
Fernand! Oh, Fernand, un peu plus généreux.
La démotion, la spéléologie... Encore son crâne ? C 'est le réveil de ce soir.
Vous bougez soif, moi ? Vous inquiétez pas, parce que... Tout est prévu.
Ça vous fait rire, vous.
Garçon ! Deux pierres pressions.
Qu 'est -ce que vous faites chez moi, vous ? Oh, bébé ! C 'est un homme d 'où
que tu viens ? Du château.
Du château ? Oui.
À pied, par là ? Oui.
Mais tu sais qu 'en me laissant vendre la route, tu m 'as fait vraiment de la
peine. Ah, excuse -moi, pardonne -moi, tu sais, j 'étais plus moi -même, j
'embrouillais tout.
Et maintenant, on est amis de nouveau ? Oh, on sera toujours.
Oh, Fernand.
Pour vous aider.
Pour vous aider.
Pour vous aider. Pour vous aider.
C 'est moi, Ferdinand. Ferdinand, tu me pardonnes aussi ? Non, monsieur ! Ah,
pourquoi ? Non ! Ah non, Ferdinand, fais pas ça ! Non ! Il t 'a vraiment...
Pardonne -moi, mon ami ! Non, tu me l 'as fait trop voir ! Ne pardonne -moi,
t 'en supplie ! Je peux pas ! Ferdinand... Je peux pas, je peux pas !
quelque chose ! Il a fait trop de choses ! Pardonne -moi ! Il a torturé ! C 'est
un bonjour, Ferdinand, c 'est un bonjour ! C 'est un bonjour ! C 'est un bonjour
! Ne m 'attire pas, toi !
Mais la bonté de Fernand ne connaissait pas la rancune. Plutôt la grève
terminée, l 'argent encaissé, il paya les dettes de ses amis, ou plutôt de ses
ennemis, et racheta le château.
Serrez -vous la main.
Baissez la banderole.
Encore, encore, baissez la banderole encore. Encore.
Voilà.
Souriez.
Voilà, regardez -moi.
Souriez.
Embrassez -vous.
Bien.
C 'est bien, là.
C 'est bien.
Oui.
Ah bon, parce que si j 'ai bien compris... Arrêtez.
Oui, oui.
La main, la main, la main.
Allez.
Voilà.
Jouer.
Terminé. Merci à tous.
Eh bien, Fernand, au revoir et merci pour tout. Oui, car vous reviendrez,
aurez les buts, les filets.
Je vais faire le terrain là, à peu près, madame la comtesse.
Juste, juste. Oh, quel dommage que vous ne restiez pas avec nous. Oh, tout est
une fin, madame la comtesse. Même les contes de fées.
La terre est ronde. Peut -être une autre fois sur le chemin du retour.
Eh oui.
Au revoir. On y va, mon oncle ? Oui, en merde ! Allez, au revoir. Au revoir.
On n 'est déjà pas en avance. Au revoir.
Au revoir. Au revoir.
Au revoir.
On n 'a pas mal de boulot encore.
On est des aventuriers.
Allez, vas -y, mon neveu.
Ils partent avec ma vieille camionnette.
Ils m 'ont tout fait.
Ils ont même emporté ton appareil photo, maman.
Avec la pellicule.
On n 'aura même pas de souvenirs.
Les aventuriers, les gens du voyage.
Nous sommes les aventuriers, les gens du voyage.
Hé, hé, hé ! Franchement !
Regarde, regarde ce qui arrive.
J 'ai une idée, mon oncle. Je ne sais pas si j 'ai la même.
Stop ! S 'il vous plaît ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête
!
Tu vois ce que je veux ? Dans la vie, en principe, ça n 'existe pas.
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