All language subtitles for Le Calde Notti Di Don Giovanni.FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan Download
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Concetta, mon amour ! Lumière de mes nuits.

L'âme me fait mal, ça fait mal de parler sans vous voir...

- Pourquoi vous bégayez, Don Juan ? - C'est l'émotion !

L'amour sans baiser est comme un bouquet de fleurs sans parfum.

Mon père a fait mettre ces barreaux pour vous.

Il dit que là où vit Don Juan, toutes les précautions ne suffisent pas.

Mon père est terrible. S'il vous trouve ici ...

Je sais, il me tuera. Mais votre amour vaut de risquer sa vie.

Je mourrais heureux si je pouvais vous voir, vivre l'émotion d'un baiser.

Comme vous parlez bien, Don Juan !

Je vous écouterais toute la nuit !

Je voudrais sortir sur le balcon et faire mourir d'envie toutes les femmes de Séville.

Je crierais à pleine voix : "Don Juan est là !"

"Il était dans mes bras et m'a rendue heureuse."

Mais il faut cacher la vérité, de peur que mon mari découvre tout.

Je sais, il me tuerait.

Mais le bonheur de ton amour vaut de risquer ma vie.

Je mourrais heureux si je pouvais te voir, vivre l'émotion d'un baiser.

C'est la clé qui ouvre le jardin.

Je t'attendrai, pour avoir seulement un baiser.

Un baiser !

Don Juan !

- Concetta ! - Oui, père !

A qui parlais-tu ? Je comprends !

Attrapez cet homme, vite !

- Quelqu'un vient. - Je n'ai rien entendu.

Mais moi si !

Ils cherchent quelqu'un dans le jardin.

Qu'est-ce que ça peut faire ?

Viens près de moi, mon amour !

- Esmeralda ! - Mon mari !

Va dans le boudoir ! Dépêche-toi !

Ouvre, Esmeralda !

Qu'y a-t-il, Consalvo ?

Entre, trainée !

- Puis-je savoir ce qui s'est passé ? - Demande-lui.

Allons, parle !

Tu manques de courage ? Le courage de te confesser devant ta sainte de mère !

Tu devrais prendre exemple sur elle !

- Vous devriez parler le premier, Consalvo ? - Je l'ai surprise parlant à Don Juan !

- Avec qui ? - Avec Don Juan Tenorio !

Puis-je connaître la raison de ce rire, que je qualifierais d'inapproprié ?

- Juste scandaleux ? - Tout cela me parait absurde.

Don Juan Tenorio n'aime pas les jeunes filles, mais les femmes.

- Et Concetta n'est pas encore une femme. - Esmeralda !

Don Juan est un individu sans aucun scrupule !

Il a le titre de Grand aventurier d'Espagne avec des femmes nobles !

Une vraie malédiction pour notre pays, pour la moralité...

Il y a quelqu'un là-dedans !

- Vous ? - Oui, je passais par là.

Je ne veux pas vous écouter, Don Juan Tenorio.

Je veux juste vous tuer !

Laissez-moi vous éclairer, comte !

Tout est clair !

Nous vous avons surpris à parler à ma fille. Vous fuyez pour éviter d'affronter mes hommes !

Vous avez trouvé la fenêtre ouverte...

Je t'ai dit, Esmeralda, de ne pas dormir les fenêtres ouvertes.

vous avez sauté...

et avez commis le forfait de vous réfugier dans le boudoir...

... où vous prenez l'air d'un innocent !

Voici l'homme après lequel courent toutes les femmes de Séville !

- Gardes ! - Comme vous voulez.

Si vous aviez écouté mes explications, cela ne serait pas arrivé.

Bonne nuit, De Vargas !

Esmeralda !

Concetta !

Je suis ici ! Sautez la clôture !

Saute !

Vite !

- Pour vous ! - Merci !

Tu vois les conséquences de ton imprudence ? Ne nie pas que tu parlais avec Don Juan !

- Oui, c'était lui - Que dis-tu, Concetta ?

Il est préférable de te renvoyer au collège d'où tu es sortie depuis peu.

Ne dites pas de bêtises, Don Consalvo ! Ne nous faisons pas d'illusion.

Même si ce n'est pas ma fille, j'ai trop à coeur sa réputation.

Quoi qu'il se passe ce soir, on en entendra parler.

Demain a lieu la réception au palais Gonzales. Tous attendent la présentation de Concetta.

Que dirait-on si on ne la voyait pas ?

Voulez-vous compromettre le nom de Vargas pour une simple bêtise ?

C'est juste ! Vos paroles sont pleines de sagesse.

Nous participerons à la fête comme si de rien n'était !

Si Don Juan ose venir, malheur à lui !

Bonne nuit. Et ferme la fenêtre.

Dis-moi, Concetta, tu es sûre que l'homme qui te parlait était Don Juan ?

Entièrement sûre ! Vous l'avez vu vous aussi !

Seul Don Juan peut dire ces merveilleux mots d'amour.

"Même si je devais me tuer, je mourrais heureux de sentir votre regard."

"l'émotion d'un baiser..."

Excuse-moi ! Mais ta mère aurait réagi de la même façon.

N'écoute pas les paroles du premier venu !

Don José de Grados et sa femme Matilda !

Isabela ! Ma chère !

Don Pedro de Alcantares, Baron de Majorque.

- Bienvenu, cher Alcantares ! - Don Ignazzio.

Excusez-moi, Alcantares. Vous savez quelque chose sur ce...?

Bonjour, Don Alfonso !

-... sur ce qui circule en ville ? - A propos de quoi ?

De ce qui s'est passé la nuit dernière au palais Vargas !

Ignazzio ! Pedro Alcantares est le meilleur ami de Don Juan !

Honnêtement je ne sais rien, je reviens de la chasse. Excusez-moi !

Ignazzio, de quoi as-tu peur ?

Que le désordre continue chez moi ce soir !

Son Excellence le grand d'Espagne Don Juan Tenorio !

Seigneur de Ponte Vedra de Soria. Grand tributaire de Huelva.

Conte d'Albasete !

Choisissez-moi ! Tout croît dans les mains d'une inconnue !

- Je ne pensais pas que vous viendriez. - Pourquoi ?

Après le scandale au palais Vargas cette nuit ...

- Toute la ville prononce ton nom. - De la publicité !

Tu oublies que le pauvre Don Consalvo vient juste de se marier ?

Plus jeune est la femme, plus grandes sont les cornes !

Cela montre qu'il ne le savait pas !

Mais tu voudrais mettre des cornes à la mère, à la fille, et vice versa !

Non, Concetta est encore trop jeune.

Je la cultiverai, et quand elle sera grande, je la cueillerai.

Un joli jardin que la famille !

Excuse-moi un instant.

- Donna Matilda, êtes-vous heureuse ? - Bien sûr, mon mari m'aime.

- Il faut aimer seulement quand on est aimé. - J'aime mon mari.

C'est un amour sincère et constant, et non celui d'un papillon sur la fleur !

Les papillons s'adaptent aux fleurs par la couleur de leurs ailes.

- Attention ! Mon mari s'en vient ! - Je te cherchais, Matilda.

- Bonjour, Don Juan ! - Au revoir !

- Vous verrez, Sevilla est petite ! - Je l'espère !

Don Juan est du type spécial !

Sinon, comment toutes les femmes seraient-elles à ses pieds ?

- Ses connaissances en disent du bien. - Vraiment ? Qu'est-ce qu'ils disent ?

Tu es trop jeune pour l'entendre !

Don Juan n'est pas d'un genre spécial. Il veut nous faire croire en son mythe.

Toute femme sait se procurer des sources de plaisir.

Parfois, nous nous défendons, pour ne pas capituler.

Don Consalvo de Vargas !

Je suis ravi de vous revoir ! Merveilleuse vision !

Vous voudrez peut-être vous asseoir à l'intérieur ?

- Faites comme chez vous ! - Merci, mais je ne vois pas pourquoi !

Je vois que tout le monde est là et se sent bien. Merci !

Rappelez-vous de vous comporter comme si de rien n'était.

Tout Séville nous regarde !

Qui sait comment ça va finir ?!

Don Consalvo, quel plaisir de vous rencontrer ! Je voulais vous voir, mais je n'ai pas eu le temps.

Madame ... Mademoiselle.

Mon cher ami, Don Juan ! Ça fait un siècle !

Eh bien alors ...?

- Vous connaissez ma femme, dona Esmeralda ? - Je n'ai pas encore eu le plaisir.

Enchanté.

Voici la petite Concetta, revenue depuis peu du couvent

Elle fait son entrée dans la société.

Concetta, vous êtes très belle. Enchanté.

- Regardez et apprenez. - Oui.

Et commençons à danser.

Mesdames et messieurs, prêts pour le bal !

Avec votre permission, je voudrais inviter Concetta.

Pour Concetta, ce sera un grand honneur.

Après la première danse, rentre à la maison.

- Permettez que j'invite dona Esmeralda ? - Je vous en prie.

Cavaliers, un pas en avant. Une révérence et une invitation à la danse !

Les couples formés commencent à danser.

Don Consalvo, on dirait que tout va bien !

- Pourquoi ça n'irait pas ? - Je voulais dire le temps, le bal...

Un, deux, trois... Tournez !

Après le bal, je pars. Je serai seule à la maison.

Un, deux, en avant !

Don Consalvo, quelqu'un désire vous parler.

- Avec votre permission. - Biern sûr !

- Vous savez quoi faire. Prévenez les hommes. - Bien, monsieur.

C'est cette fenêtre.

- Que se passe-t-il ? - Essaie !

- Don Juan. - Pas du tout. Cache-toi !

Au même arbre... Voilà la clé.

Concetta !

Concetta !

Vite ! A la chambre de Concetta !

Maître, on ne devrait pas laisser tomber ? Quelle histoire ...

Mon amour !

Je t'attendais, mon amour ! J'étais si impatiente....

que je ne t'ai pas averti que j'étais enfermée.

J'étais sûre que tu arriverais à trouver ton chemin !

Aucun obstacle ne peut te résister, ni aucune femme !

Maudits !

Vous allez le payer !

- Quoi ? - Je dois y aller.

- Pardon. Je reviendrai. - Attends encore un peu.

- Concetta ! - Vite, cache-toi !

Remercie ton père que ton honneur soit sauf !

Demain tu retournes au couvent, d'où tu sortiras pour épouser celui que nous aurons choisi !

Concernant l'homme qui a essayé deux fois d'offenser notre honneur,

moi et ton père irons demander justice au roi !

Au roi ?

Don Juan doit cesser de séduire nos filles.

- Il doit payer ses fautes une bonne fois ! - Juste ! Nous irons voir le roi.

Je vous en prie, Don Pedro !

- Dis-moi ??? - Pourquoi ?

Don Consalvo a décidé d'aller à Madrid pour demander justice au roi.

- Et toi, tu veux faire une fête ! - Une fête pour hommes,

en l'honneur de Don Ignazzio Gonzales, pour que sa femme Isabelle soit seule chez elle.

Et la pauvre Concetta ?

Tu ne sais pas qu'Isabelle est un modèle d'honnêteté ?

J'ai un compte avec elle.

Ce soir, la solitude me fait suffoquer.

- Il vous faut autre chose, madame ? - Non. Tu peux partir.

Bien.

- Bonne nuit, madame. - Bonne nuit.

Paco !

- Un instant ! - J'ai tant à te dire !

Je suis occupée. Ne sois pas trop long.

Le maître peut revenir d'un instant à l'autre.

Tu mérites de risquer ma vie !

Je mourrais heureux si je pouvais voir ...

... vivre l'émotion d'un baiser.

- Viens ! - Où tu m'emmènes ?

L'amour a besoin d'un lit.

- A la maison, ce n'est pas possible ! - Alors un lit de feuilles, pour aimer une fleur !

Mais que fais-tu ?

D'autres oiseaux répondront, de leur chanson céleste.

- Qu'attendez-vous de moi ? - Ne craignez rien.

- Je suis un ami. Vous me reconnaissez ? - Don Juan Tenorio.

- Calmez-vous ! - Comment osez-vous ?

Mon mari peut revenir à tout moment. Il pourrait vous tuer.

Qu'importe ? Votre amour vaut bien de risquer ma vie !

Je mourrais heureux si je pouvais vivre l'émotion d'un baiser.

Enfin, je vois que moi aussi j'existe pour vous !

Je voulais attirer votre attention.

- Vous m'attendiez ? - Depuis toujours. Je n'existais pas pour vous.

- J'ai voulu vous provoquer. - Un piège !

Un piège subtil froidement calculé. Vous avez tout gâché.

Pourquoi dire ça ? Qu'est-ce qui vous arrive ?

Le rêve a été brisé, maintenant je suis réveillé, et vous ne m'intéressez plus.

Et vos paroles, quand vous parlez de l'émotion d'un baiser ?

Je dis toujours ça ! C'est efficace !

Une formule, comme dans la nécromancie !

"Abracadabra !"

- Oserez-vous me rejeter ? - Je n'oserais pas.

Ça m'ennuie d'être dérangé.

Vous n'êtes qu'un fils de pute ! Votre mère...

Vous pouvez vous vanter d'être la seule que Don Juan n'a pas voulue.

Pourquoi ? C'est sans importance.

Je jure que je vous ferai tuer comme un porc !

Ordonnons à Don Juan Tenorio de quitter Seville, et de regagner ses terres...

... tant que Sa Majesté le voudra, et jusqu'à révocation de l'ordre.

L'ordre prend effet immédiatement.

Dites au Roi que j'obéirai à sa volonté.

Et maintenant, mon seigneur ?

Paco, tu as le défaut de ne pas comprendre les évidences.

- Alors vous partez ? - Tu n'as pas d'oreilles ?

Enfin, un peu de tranquilité !

Allons-y.

- Que tes hommes ne fassent pas d'erreur. - Ils ne se trompent jamais.

Le reste quand ce sera fait.

Ne bouge pas.

C'est lui.

Je suis là, mon seigneur !

- C'est fini, Don Juan ! - C'est toi qui le dis !

- Don Juan ! - Paco...

Dieu merci ! Il ouvre les yeux.

Maître !

- Où suis-je ? - Au couvent de Notre Dame de la Croix.

Moi, dans un couvent !

Vous êtes ici depuis dix jours.

- Donc, nous sommes guéris. - Non, vous n'êtes pas guéri !

Vous ne devez pas bouger !

Je dois aller à l'église. Je vais prier pour votre guérison.

Restez là jusqu'à mon retour.

Sans aucun doute, soeur Magdalena.

- Tu as vu comme elle est belle ? - Qui ?

- Soeur Magdalena ! - Maître...

Tu ne pouvais pas trouver un autre endroit ?

C'était le plus proche, vous perdiez votre sang comme une fontaine.

Je n'avais pas vraiment le choix.

- Merci, Paco ! - Je n'ai rien fait.

- C'était la... - Tais-toi !

Bonjour ! Comment va le patient, ce matin ?

Très bien ! Je vous attendais, je suis affamé !

Soeur Crescenzi vous a préparé un plateau spécial.

- Elle veut avoir votre avis. - Ce sera sûrement positif !

Dites à sa soeur Crescenzi de ne pas exagérer.

Je ne fais rien d'autre que manger !

- Après ça, je devrai faire un régime ! - Vous avez perdu tant de sang !

C'est un miracle que vous ayez été sauvé !

- Pas d'appétit ? - Si, au contraire.

Délicieux !

C'est fait ! Je suis allé à San Diego, et j'ai acheté deux chevaux.

- Bien ! Nous partons après-demain. - Si vite ?

Je veux dire que c'est une imprudence.

Je n'ai plus faim, ramène tout à la cuisine.

Qu'est-ce que tu attends ?

Soeur Magdalena !

Pardon, soeur Magdalena. J'ai une question qui m'obsède depuis plusieurs jours.

- Si elle vous déplait, réprimandez-moi. - Dites !

Comment une si belle femme que vous a pu renoncer au monde ...

et s'imposer le châtiment de ne pas aimer et ne pas être aimée ?

J'aime quelqu'un, et j'espère être aimée en retour.

De qui ?

Celui que j'ai choisi comme époux.

Le Seigneur !

- Un tel amour vous suffit ? - Je n'en veux pas d'autre.

Peu de femmes sont spirituelles au point d'en oublier qu'elles sont belles.

- Vous êtes très belle. - Comment osez-vous ?

- Vous m'avez fait appeler. - Je ne vous ai pas vue depuis deux jours.

J'étais occupée et...

Vous avez tout fait pour ne pas me voir.

Non !

Magdalena.

Mère !

Cet homme, non content de déshonorer des dizaines de familles espagnoles,

a osé profaner la maison du Seigneur !

Il doit être sévèrement puni !

La justice l'exige, l'Espagne l'exige !

Mais surtout, le demande par ma bouche la Sainte Inquisition !

- Que justice soit faite. - Majesté.

Messieurs les conseillers, je reconnais que les paroles du primat

ont atteint l'âme de Sa Majesté, et la mienne, ainsi que la vôtre.

Nous reconnaissons fondées les craintes de Son Éminence...

mais je pense qu'il est plus pratique de taire certaines choses,

plutôt que d'en donner une publicité excessive.

- Incroyable ! - Don Juan Tenorio

Grand d'Espagne, seigneur de Puente Vedra de Sansoria, Grand Tributaire de Huelva...

Comte d'Albasete, est l'un des noms les plus illustres de toute l'Espagne.

Ami des plus importantes familles d'Europe.

Il est tout à fait impossible qu'il ait un procès public.

Si cela se produit, il parlera, il citera beaucoup de noms.

Je vous le demande : est-il dans votre intérêt que cela se produise ?

Au fond, Don Juan n'a pas volé ni trahi l'Espagne.

Il reste l'un des plus importants tributaires de la Couronne.

- Ses fiefs peuvent être confisqués ! - Seulement après une condamnation à mort !

Votre éminence, vous condamneriez un homme à mort juste parce qu'il aime trop les femmes ?

Dans ce cas, je demande à Votre Majesté quelle est sa décision ?

L'exiler, mais je ne crois pas que ...

Capitaine ! Faites entrer Don Juan Tenorio !

Don Juan Tenorio.

Savez-vous que nous n'avons aucune raison d'être content de vous et de vos actions ?

Pourquoi ? Je pense que l'Espagne sera à l'avenir très reconnaissante.

On dira un jour "Don Juan" comme on dit "amour".

La conquête de la plus belle des créations : la femme !

Un jour, nos descendants désigneront un homme comme moi en disant : "C'est un Don Juan".

Et Don Juan était un Espagnol.

Majesté ! Ce ton et ce comportement m'obligent à renouveler ma demande !

Sa Majesté la Reine !

Prenez place, messieurs.

- Vous ici, ma chère ? - Ce n'est pas la première fois que j'assiste à un procès.

Mais nous jugeons don Juan, et les arguments sont un peu ... embarrassants.

Vous pouvez continuer.

Don Juan Tenorio, nous avons conclu que vous devez vous éloigner de l'Espagne.

Nous vous exilons auprès d'un peuple où les Espagnols sont très respectés.

- Les Berbères. - Les Berbères ?

Ce n'est pas possible !

Vous devez reconnaître la générosité de Sa Majesté.

- Mais les Berbères ! - Je sais. Vous ne trouverez pas la même ambiance.

Chaque pays a ses coutumes, c'est bien connu.

Ces Berbères sont des barbares, un peuple qui enferme les femmes dans des harems !

Préférez-vous rendre des comptes devant la Sainte Inquisition ?

Dans ce cas, je préfère les Berbères. Merci, Votre Majesté !

Vous pouvez vous retirer.

Neuf heures, au pavillon de chasse.

Bonjour, mon seigneur ! Lumière de l'Orient, phare de tous les croyants !

- Notre guide infaillible... - Change de musique !

- Dis-moi, plutôt : il est arrivé ? - Oui, mon seigneur !

- Allah nous protège ! - Que veux-tu dire ?

Vous savez ce que sont les nouvelles ! Du vent, de l'air !

- Qui pénètre partout ! - Comment ?

- Tu veux dire...? - Malheureusement.

La nouvelle sur ce Don Juan a atteint le monde arabe.

Et quelle a été la réaction ?

Je dirais qu'elle a causé une certaine nervosité !

Je le savais !

- Il est du genre commun. - Oui, comme toi !

Si je n'avais pas eu cette opération, je serais un peu ...

???

Vous ne devez pas l'envier, maître. Votre harem a les plus belles femmes de l'islam !

J'achète mes femmes, pas lui ! Ça fait une différence !

- Si Allah le veut ! - Il appelle Allah, maintenant !

Allah est grand, et Mahomet est son prophète.

- Quelles mesures nous prenons ? - Je renforcerais les barreaux du harem.

- Il a la clé de toutes les portes. - Laissez-moi faire, mon seigneur !

- Je rassemble les gardes et je le ... - Crétin !

Je ne veux pas d'ennuis avec l'Espagne.

Faites-en un ami, mon seigneur. Peut-être qu'il respectera l'amitié.

Bonne idée ! Bravo !

Je suis curieux de le voir en face, ce grand fornicateur.

Cette malheureuse reine...

Elle m'a promis le pardon, mais je suis devenu pire que le serpent !

???

C'est un spectacle que je ne supporte pas. Allons-y, Paco.

Aucune femme. C'est une prison géante où elles sont gardées par les hommes !

Qu'attendiez-vous de gens qui ne boivent pas de vin ?

Un jour, je ferai un esclandre, et on me prendra pour un fou.

Beaucoup ont été pris pour des fous : Socrate, Diogène, Colomb, Gaudenzzio...

- Qui est Gaudenzzio ? - Mon oncle !

C'est un vrai fou.

Qu'Allah te protège ! Mon seigneur m'envoie vers toi.

- Qu'est-ce qu'il veut ? - Te voir.

- Dis-lui que dans une heure, je serai là. - Merci !

- Qu'est-ce qu'il veut ? - Nous verrons.

- Il a un très grand harem. - Et alors ?

Je pourrais l'aider un peu, non ?

Continue, Don Juan, tes histoires d'amour sont mieux que les "Mille et une nuits" !

- Alors, cette Rosalda ? - Merveilleuse !

Elle était blonde comme les blés, belle comme un fruit mûr.

- Honnête ? - La vertu faite femme.

- Comment l'avez-vous conquise ? - Elle était vindicative.

- Mais c'était la vertu faite femme ! - En théorie, mais pas parfaite !

Quand je lui ai dit que son mari la trompait, elle a voulu se venger.

- Magnifique ! - Parlez-moi de vos aventures.

Moi ?

Quelqu'un me dit : Seigneur de l'oasis, des plus belles fleurs,

du miel de toutes les abeilles, l'eau claire d'une source...

Son nom est Epsilon, son père veut trois chameaux et vingt chèvres.

- Et vous ? - J'envoie des chameaux et des chèvres !

- Alors ? - Epsilon arrive, humble, soumise ...

prête à assouvir tout désir.

C'est comme les autres. Les mêmes caresses,

c'est d'un ennui à mourir !

Aucune n'a refusé de se laisser acheter, n'a voulu être conquise ?

Au centre du massif de Riffi vit une femme merveilleuse.

La plus belle de toutes, mais aussi le plus inaccessible.

Elle s'appelle Aisha. J'aurais donné 300 chameaux et toutes les chèvres du royaume !

- Elle est si belle que ça ? - Elle réanimerait un eunuque !

- Elle n'a pas voulu de vous ? - Elle ne veut personne.

Elle a refusé tous ceux qui lui ont demandé sa main.

- Incroyable ! - Incroyable, mais c'est ainsi.

Elle déteste l'homme parce qu'il rend la femme esclave.

Si elle le pouvait, elle prendrait la tête d'une armée pour se battre !

C'est pour ça qu'elle refuse l'amour ?

Son père, Omar, est le chef de toutes les tribus du Riff.

Aisha est sa seule fille.

Je l'adore et j'approuve tout ce que fait cette femme sauvage et cruelle.

Cruelle ?

Comment appeler une femme qui fait chuter un prince dans un ravin...

juste parce qu'il l'a surprise en train de se baigner ?

Qui a coupé la main à celui qui a osé la toucher ?

Malgré tout cela, je donnerais tout pour qu'elle soit mienne !

Mais jusqu'à présent, vous n'avez rien fait.

Pourquoi ? Toi à ma place...

Je l'aurais enlevée, et je l'aurais ramenée ici.

Simple !

Tu crois que je n'y ai pas pensé ?

Regarde !

Voici la ville de l'Emir Omar, chef des tribus nomades du Riff

C'est là que vit l'émir avec sa fille Aisha. Tu vois, j'ai étudié tous les détails.

Suivant.

- Sors ! - Maître.

- Pourquoi n'avez-vous pas osé ? - Car il me ferait couper la tête,

même si je suis le Sultan des Berbères.

Alors résignez-vous. L'amour ne veut ni beauté ni jeunesse.

Il ne veut que du courage.

Tu penses que si je l'enlève et la ramène ici, je la conquerrai ?

Soyez-en sûr, elle vous tomberait aussitôt dans les bras !

Ça me tente ! Veux-tu m'accompagner ?

Je ne sais pas. Je vais étudier la situation.

Étudie ! Quelle équipe nous ferons !

- Je fais entrer les gens ? - Oui.

Allyl ! La force !

Semur ! L'agilité !

Maidel ! La ruse !

Je pense que tu as bien choisi. Je te fais confiance.

Ceci est la liste de nos fournitures. Essaie de ne pas attirer l'attention.

Merci ! Qu'Allah vous garde !

Qu'Allah vous garde !

- La caravane et les domestiques sont arrivés. - Et les chefs ?

- Là, avec toute l'escorte. - Là ?

Oui.

- Grande nouvelle ! Allah veille sur nous. - Sois plus clair.

Un événement extraordinaire, un vrai coup de chance !

Allah a tourné son regard vers nous. Remercions Allah !

Tu vas parler, oui ou non ?

Une caravane arrive, directement de la ville d'Omar !

Elle fera un arrêt.

- Vous ne pensez pas que je vais intervenir ? - Allah nous garde !

- Il y a quelque chose de plus important ! - Tu es un brave homme.

Mais ne parle pas tant d'Allah. Tu vas parler, oui ou non ?

L'attente rend les nouvelles plus désirables.

Ou les gâche...

Tu te décides à parler ?

Cette caravane transporte la plus brillante des étoiles.

Le parfum de toutes les fleurs, l'arôme le plus précieux,

la fille de l'Emir Omar. - Aisha ?

Oui, mon seigneur.

Par tous les saints !

Pourquoi est-il traité ainsi ?

On l'a surpris à la tente d'Aisha. Ça serait un prince.

Il s'est permis de regarder la fille d'Omar sans son voile !

Je ne voudrais pas être à sa place.

Vous voulez juste visiter ces hyènes ?

Plus que jamais !

Madame, un commerçant veut vous montrer ses tissus et ses bijoux.

Je ne veux pas le voir. Attendez !

Que fait dans un oasis un marchand de bijoux ?

Il va vendre ses articles au Sultan Selim, pour les femmes de son harem.

Bien, laisse-le entrer. Mais si ses

articles ne me plaisent pas, je le ferai fouetter pour son impertinence.

Avance ! Montre-moi tes articles !

Précieux. De Lyon et de Côme.

Pour couvrir votre corps magnifique.

Des tissus de Bruxelles et de Murano, pour faire ressortir

votre merveilleuse beauté.

Pour le velours de votre peau.

A Florence, sur un pont miraculeux,

des ateliers célèbres créent ces bijoux...

pour orner la beauté de leurs femmes.

Regardez, Aisha ! La couleur de ces bijoux est en harmonie avec celle de vos yeux.

Tu sais bien vendre tes affaires. Comment t'appelles-tu ?

Mohamed Benseiahi, et je ne suis pas commerçant. Je suis un prince.

- Comment ? - Je viens de très loin.

Jusqu'à mes terres est arrivé l'écho de votre beauté.

J'ai traversé les mers, les montagnes, les déserts pour vous voir au moins une fois.

Même si cela doit me coûter la vie.

Tu as risqué la mort pour voir mon visage.

Alors regarde-le !

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça !

Peut-être que j'ai trop regardé au fond de tes yeux.

Mais je ne suis pas une femme comme les autres !

- Personne ne me gardera dans un harem ! - Je vous jure ...

Ne jure pas, ce serait inutile.

Je sais bien que tu ne tiendras pas ta promesse.

Maintenant, va-t'en !

Commandez, mon seigneur !

Cet homme a fini, tu peux appeler son serviteur.

Un instant ! Inutile d'appeler mon serviteur.

La princesse Aisha a pris tous mes articles.

Permettez-moi de vous offrir ce cadeau, madame.

Il faut un permis pour passer !

On lui en a porté il y a trois jours !

Je sais, mais c'est du pétrole pour la défense. Regardez !

Le liquide du fameux feu grégois !

Le vent du désert apporte vite les nouvelles !

Il parait que le Cheikh Abdel Khair n'a pas accepté le dernier refus d'Aisha.

Attendez Je ne vous ai pas tout dit !

Il voudrait tenter une attaque contre le château.

Et notre sage emir Omar prend toutes les précautions.

- Regardez le pétrole que je transporte ! - Oui, je regarde !

Attention, c'est plein, ça pourrait vous salir !

- D'accord, tu peux passer ! - Merci, maître !

Attend ! Race de voleur !

Tu crois que je n'ai pas vu ton jeu ? Tu voulais me tromper !

- Enlève la bâche ! - Pardon, mon seigneur !

Excusez ma pauvre cervelle !

J'étais trop préoccupé par les dangers que court le sage Omar !

Regardez ! Tenez !

Excusez-moi !

- Laissez-le passer. - Au revoir !

Et gardez les yeux ouverts pour les espions d'Abdel Khair !

Courage les amis, nous arrivons !

Plus vite !

Craie, marteau.

Par Allah, petit format !

- Que les chevaux nous attend au bois. - Bien.

Force.

Reste ici. Venez !

Tout pour la fille d'omar.

- Toi, reste ici. Allons-y ! - Bien.

J'ai repéré un arbre, maître. Espérons que le Seigneur nous aidera.

Aisha, Lumière et délice de mes yeux !

As-tu déjà pensé qu'un jour tu pourrais tomber amoureuse ?

- De qui ? - De l'Emir El Shalac, par exemple.

Il est fou de toi. Il possède les troupeaux les plus riches du pays.

Et je serais sa 24e femme ? Non merci !

Il y a Abdel, lui n'a pas de femme, sa collection ses pierres est la plus grande du monde.

On ne peut pas dire que c'est un bel homme...

Je ne suis pas un objet à vendre !

Le sultan Selim est un peu vieux, mais il est le seigneur du pays.

- C'est le seul qui a ??? - Que m'importe ?

Je serais un des esclaves enfermés à jamais dans son harem !

- Non père, merci ! - Ça suffit, Aisha !

Il n'est pas possible de tu méprises les usages de notre peuple !

Tu dois suivre, une bonne fois, ton destin de femme !

Oui, je suis née pour le plaisir des hommes, pour procréer, et être ensuite répudiée !

Comme tu as fait avec ma mère !

Je vois. C'est moi qui déciderai ! Tu épouseras l'homme de mon choix !

Tu as le pouvoir de le faire, père, mais je te jure que je me suiciderai !

Toi, Mohamed bin Seiahi ! Comment oses-tu ?

- Au péril de ta vie. - Je ne m'appelle pas Mohamed ben Seiahi.

Je ne suis pas prince. Mon nom est Don Juan Tenorio. Je suis Espagnol.

Un infidèle, ici ! Tu sais que je pourrais...

Me faire tuer.

Je sais. Mais je sais que votre amour vaut de risquer ma vie.

Vous pouvez appeler vos serviteurs, vos soldats, si vous voulez.

Je mourrai heureux par la seule caresse d'un regard...

et l'émotion d'un baiser, mon amour !

- Que faites-vous, vous êtes folle ? - Tu mourrais heureux pour un baiser ?

Bien ! Tu seras satisfait !

Emmenez-le !

L'émir m'envoie vous demander votre décision sur le sort de l'infidèle.

Allah est grand ! J'ai réussi !

- Merci Allah ! - Qu'as-tu appris ?

Beaucoup de choses importantes. Allah nous garde.

Parle !

La princesse a décidé. Notre maître sera jugé.

- L'exécution aura lieu demain matin. - Que sais-tu sur la prison ?

Elle est surveillée par des gardes. Les soldats ne sont pas nombreux.

Une vingtaine, séparés du reste des troupes du château.

- Il ne sont que quatre. - Avance.

Au secours ! Sortez-moi !

Barricadez la porte ! C'est bientôt la relève de la garde !

Les voilà !

Attrapez-les !

- Vite ! - Il est lourd !

Aide-moi !

Qu'est-ce qui se passe ? Husein ! Tu ne réponds pas ?

???

Qu'est-ce que tu fais ? Qu'y a-t-il ? Tu ne dis rien ?

Qui est-ce ?

C'est ici.

La craie.

Dépêche-toi !

- Seigneur ! - Maître !

Vite !

Derrière !

Viens, Paco !

Et comme ça ?

Je crois que nous avons exagéré !

- Saute ! - L'épée.

- N'aie pas peur ! - Quelle peur ? Je suis comme un kamikaze !

- Tout va bien ? - Tout va bien !

Retournez à vos postes. J'ai un problème personnel à résoudre.

- Vous n'en avez pas assez ? - Tu m'as déjà vu abandonner ?

- Après le tumulte qu'on a fait... - C'étaient les gardiens de prison.

Les autres ne s'en rendront compte que demain !

- Toi ? - Oui, moi ! Libre.

J'aurais pu partir, mais demain vous auriez été déçue.

Mais je suis revenu... parce que je t'aime.

Tiens ! Appelle tes soldats !

Tu ne le feras pas.

Et tu sais pourquoi ? Parce que tu m'aimes.

Non.

Depuis le premier jour, quand tu m'as vu sous la tente.

Non.

Tu m'aimes parce que nulle femme au monde de peut nier la joie de l'amour.

- Non !

Je suis cet amour dont tu as rêvé, comme tous les êtres !

Non.

Laisse-toi aller, Aisha. Pense que c'est une nuit d'amour

qui vaut la peine d'être vécue.

- Il fait jour, je dois m'en aller. - Reste ! Encore un peu...

Attend !

Je suis prête, je viens avec toi !

Que dis-tu ?

- C'est de la folie ! - La folie serait de rester ici.

- Tu ne penses pas au danger ? - Nous le vaincrons avec notre amour.

- Nous serons obligés de combattre ! - Et je combattrai avec toi.

- Je dois rentrer en Europe. - Je te suivrai, pour toute la vie !

- Je pourrais être tué ! - Je serai heureuse de mourir à ton côté.

Tu n'es pas obligé de risquer ta vie deux fois pour moi ?

Qu'est-ce que tu as ? Tu ne me veux plus ?

Figure-toi, je ...

- Allons-y, on n'a pas de temps à perdre ! - Enfin !

Mais ... qui êtes-vous ?

- Qu'est-ce qu'elle fait là ? - Elle avec nous !

Dépêchons-nous.

Cette femme a une grande valeur. Qu'est-ce qui a mal tourné ?

Mal tourné ? Ça s'est trop bien passé !

Là-bas !

C'est Omar.

Que faisons-nous ?

On n'a pas le choix. On doit vendre cher notre peau !

Il est inutile de combattre. Ils nous massacreront tous !

Laissez-moi rejoindre mon père, je vais tout arranger !

Tu ne feras pas tuer ! Je te préviens !

Bien, je ne le ferai pas, mais tu dois me donner une raison !

Il est le seul... Il est le seul homme que j'aimerai toute la vie.

- Le seul qui me fait sentir femme. - Tu es décidée à épouser un infidèle ?

- Avec quel rituel ? - Avec n'importe lequel !

Ça n'a aucune importance.

Je te conseille le catholique, car il n'admet pas le divorce.

Tu devras renier ta foi.

Du moment où je suis tombée amoureuse, l'amour est ma seule foi.

Le grand Omar, mon seigneur, veut vous voir. Détachez-le !

Allons-y.

Notre maître s'en sortira. Filons immédiatement.

Formidable.

- Tu ne viens pas avec nous ? - Non. Quoi qu'il arrive, je suis mon maître.

- Je refuse. - Comment ? Ce n'est pas possible !

Je t'ai dit que ces chiens sont infidèles, même au lit !

Tais-toi, père, c'est lui qui doit répondre !

Aisha, essaie de me comprendre.

Le vrai amour est une flamme qui ne peut jamais être éteinte...

mais elle se consumme, tristement, jour après jour. Tu resteras dans mes souvenirs,

comme hier soir, jeune, forte. Ta beauté vivra éternellement dans mes souvenirs.

Dans chacune de mes nuits, je sentirai dans mon coeur et mes sentiments

tout ce que j'ai ressenti dans cette nuit unique, où j'ai été vraiment heureux.

Des mots, pour me dire que tu ne me veux plus !

- Tu sais ce qui t'attend, maintenant ? - Je m'attends à tout.

Sauf au mariage.

Défends-toi ! Dis quelque chose !

Je suis Don Juan, et je dois me résigner à mon destin.

Tu vois ? Tu veux un seul homme, mais je suis destiné à toutes les femmes.

- Bienvenue, seigneur de toutes les terres ! - Lève-toi, je dois te parler d'un sujet grave.

Et j'ai une grave question pour toi.

J'ai peur qu'il s'agisse de la même chose.

- Pourquoi dis-tu que tu as peur ? - On ne peut pas en parler en public.

Daigne entrer dans mon humble tente !

Je comprends ! Quand je pense que j'ai toujours...

Que j'ai toujours aimé la calme, la plus belle fleur des montagnes,

ta fille Aisha, la plus belle fleur...

Mais après que tu m'as dit, comprends que cette fleur n'est plus la même.

Je comprends. La malédiction est arrivée avec cet infidèle !

Nous devons faire justice !

Cet infidèle, Don Juan Tenorio, grand d'Espagne,

je suis responsable de sa vie. Nous ne pouvons pas mener une guerre contre l'Espagne !

- Promets-moi que tu le puniras. - Je le punirai !

- Je te le jure sur mon honneur ! - Écoute !

Il s'est servi de trois musulmans pour entrer dans mon château.

Permets-moi de les punir de mes mains !

- Musulmans, tu as dit ? - Oui, mon seigneur !

- Tu as la permission, mon ami ! - Merci, mon seigneur !

Ces hommes t'appartiennent !

Par là !

Je le mérite. ???

- J'ai eu l'illusion de rajeunir ! - Je pensais que vous ne l'auriez pas fait,

et j'ai agi pour vous ! J'aurais ramené Aisha. Croyez

que je vous l'aurais donnée ! - Tu aurais pu en faire ce que tu veux.

Je suis vieux, mais je ne prends pas des biens de seconde main.

Ne mens pas ! Aisha a tout dit. Je suis bête, mais jusqu'à un certain point.

J'ai envoyé mes espions.

L'émir Omar est un puissant. Il veut que tu sois puni.

Sinon, un conflit se produira.

Si c'est comme ça, je suis prêt à mourir.

Mourir ? Non ! Tu es un fils de pute, mais sympathique, et puis noble !

Je ne veux pas de complications ni de guerre avec ton pays !

Tu ne mourras pas, mais tu seras équitablement puni.

Comment ?

- Non ! - Et si !

Tu seras trois jours en cage, toi et ton serviteur.

Et puis ... tchac !

Si nous avions au moins une échelle, je les bastonnerais tous...

Gloire au Sultan Selim Ier !

Et à la reine de Chypre ! Notre distinguée invitée !

Place au Sultan ! Qu'Allah le protège !

Gloire au sultan Selim Ier !

Et à la reine de Chypre ! Notre distinguée invitée !

Arrêtez !

- Qui est cet homme ? - Un porc d'Espagnol.

Qu'a-t-il fait ?

C'est fascinant !

Merci ! En avant !

Gloire au Sultan !

Paco ! Tu as vu cette merveilleuse femme ?

Maître ! Nous sommes prisonniers dans une cage...

et vous pensez encore à ça ?

Si je ne pense pas à ça, je ne me sens pas bien !

Encore quelques heures et puis...

- Je t'envie, Paco. - Je vais perdre ma tête !

Mieux vaut perdre la tête que ses testicules !

C'est déjà l'heure ?

- Votre Majesté ? - Ne perdons pas de temps.

- La garde va être relevée, et il sera trop tard. - A vos ordres, votre majesté !

Viens, Paco !

Maître ! Abdul ! De mauvaises nouvelles !

Fais-le entrer.

Si je ne dors pas, je ne suis bon à rien.

- Le prisonnier s'est enfui ! - Qui l'a aidé à s'enfuir ?

La reine de Chypre. Si vous l'ordonnez, on peut bloquer le navire au port !

- Non, Abdullah, laissons-la aller. - Comme vous voulez, mon seigneur.

- Maître ! - Quel homme, par Allah !

Je voudrais vivre un seul jour comme lui ! La reine de Chypre !

Comme je voudrais être à sa place !

- Celle de la Reine de Chypre ? - Qu'est-ce que tu crois ?

- Sors ! - Oui, maître !

Maître !

Venez !

???

Tu as bien fait. Nous avons du beau temps.

C'est ce que je disais.

Aujourd'hui, tu seras ... mon sultan.

... et à aucune autre. - Qu'est-ce que tu veux dire ?

Toi et moi vivrons heureux...

dans ma petite île. Seuls avec notre amour...

Toutes les années qui nous attendent encore. Tu n'es pas content, chéri ?

Comme toi ...

- Réveille-toi, Paco ! - Le Sultan !

- Allons-y ! - Où ?

- Partons d'ici. - Nous sommes en pleine mer !

Je préfère me noyer que de me marier.

- Regarde ! - C'est une île.

Exact. Nous y allons.

- La pauvre reine, elle nous a sauvés. - Ça ne suffit pas pour me rendre fidèle.

Ce serait contre nature.

Elle a promis une terre avec des animaux...

Alors reste ! Adieu, Paco!

C'est la fin, maître. Nous sommes sur une île déserte.

Attend. C'est trop tôt pour le dire.

Attendez, maître ! C'est peut-être un mirage !

Quelle importance, Paco ? Il y aura toujours le mirage d'une femme !

Une femme !!

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.