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...
Ouverture de porte
- Quelle est cette horreur ?
- On vous cite aussi Ă comparaĂźtre.
"Complicité par instigation". - Elle a déjà lu le codé pénal,
votre Joséphine Karlsson ? En gros, je vous aurais ordonné
d'organiser l'infraction pour laquelle vous ĂȘtes poursuivi.
- J'aurais servi vos intĂ©rĂȘts. - Je ne vous ai rien demandĂ©.
- Vous le direz Ă l'audience. - Pas question que je m'y rende.
Tout le monde sait que les juges sont indépendants.
Qui croira que le parquet ait pu vous influencer ?
- Vous n'allez pas me laisser seul. On est tous les 2 impliqués.
- Faites comme moi, Roban, prenez un avocat.
On les paye pour mentir.
Claquement de porte
...
- Soit, vous avez pris des risques
en toute conscience.
Mais vous jeter dans la gueule
du loup sans me le dire, c'est stupide.
VoilĂ . A vous, Berthaud.
- On a pris des risques
mais ça a payé. Jolers et Calvi ont retrouvé Drissa au Pré Gentil.
- Je vous demande pas de pas prendre de risques, mais d'agir
dans les rÚgles, pour votre sécurité.
C'est ma responsabilité.
On vous écoute.
- Bon, heu...
- Tiens. - Un pote
de Drissa revient souvent
sur les photos.
On le connaĂźt pas.
- Le type à cÎté,
c'est qui ?
- Miodrag Berisha, un Belge
d'origine yougoslave.
- Que dit le TAJ ?
- Des petites escroqueries.
Pourris et un Belge inscrit au TAJ,
ça sent bon, ça. - Oui, mais on peut plus
retourner à Cléry.
Refuse
qu'on sonorise
la voiture de Jolers et Calvi. - Montrez-lui
les photos du Belge et insistez
pour avoir cette sonorisation.
- Le portable volé
par Maria a bougé.
Il borne Ă Bondy.
- OK. C'est parti.
D'aprĂšs le signal, Maria doit pas ĂȘtre loin.
Elle devrait ĂȘtre lĂ .
Elle est oĂč ? - C'est pas elle, lĂ ?
- Mais pousse-toi avec ton truc, toi.
- Tiens,
la revoilĂ , non ?
- Putain, j'arrive pas Ă voir son visage.
Merde, c'est pas elle.
- Non ? - Non.
Putain, le signal a pas bougé. Fais demi-tour. Tintin, on remonte
le boulevard. *-OK. Nous,
on se dirige vers Porte d'AsniĂšres.
- LĂ , on devrait croiser le signal.
- Putain.
- Tu l'as vue ?
Bips du véhicule de nettoyage
- Bonjour, monsieur.
Police.
C'est à vous le téléphone ? - Non.
Mais... Mais je l'ai pas volé, je vous jure.
- Vous l'avez trouvĂ© oĂč ? - Une poubelle un peu plus haut.
Une bonne femme l'a jeté.
- Pas une jeune fille ?
- Non. Une blonde.
- C'est le téléphone piqué
au vieux. Pourquoi elle l'a jeté ? - J'en sais rien.
Elle l'a arraché des mains de sa fille
qu'elle a poussée dans une bagnole. - C'est
elle sa fille ?
- C'est elle,
oui. - OK.
Suivez-nous pour faire
le portrait-robot de la blonde. - Laisse ton tuyau et suis-nous.
- Je dois faire une déposition.
- Allez, allez.
- Modifier le secteur du camp MoliĂšre
permettra une nouvelle politique de l'habitat...
- Mais enfin, ce terrain est inconstructible.
- AprĂšs l'incendie du camp,
on va pas proposer aux Roms d'y revenir.
Non, ça va devenir un dépotoir.
Autant le rendre constructible. - Dans ce cas, pourquoi vouloir
t'en séparer ?
- Ăa rapportera de l'argent.
Les caisses de la ville en ont besoin.
Alors, je propose un vote à main levée. Qui est
pour le changement de PLU
du camp MoliĂšre ?
Je vous rappelle qu'il faut
une majorité absolue de 11 voix... Qui est pour ?
Qui est contre ?
Et qui s'abstient ?
Motion rejetée.
10 voix contre 9. Le conseil est levé.
Elle chuchote.
Jeanne,
qu'est-ce
qui t'a pris ? - Je refuse
de vendre contre de l'argent sale.
- De l'argent sale ? - Ăa va,
je sais Ă qui tu veux vendre.
- On s'était mis d'accord... - Toi.
Pas moi. - Mais tu te prends pour qui ?
Tu crois que j'ai besoin de toi ?
- De ma voix.
- Jeanne, en politique, pour durer, il faut faire preuve de souplesse.
Je peux appuyer ta candidature au conseil général ou te dézinguer.
- A pactiser avec les voyous, tu es devenue comme eux.
Tu décrédibilises la politique.
- Bon, pour le nez.
- Non, plus fin. Plus petit, plus fin.
- HĂ©, venez voir.
Maria a commencé un SMS
en roumain.
- Tu as le 06 Ă qui elle l'a
envoyé ?
Il tape au clavier.
- Natalia Popescu.
- Passe-la au Canonge.
...
- Jolers et Calvi
se l'ont faite, elle. - On l'a vue
chez les collĂšgues.
- Oui. Condamnée
pour racolage. - Cherche oĂč elle tapine.
Elle peut nous mener Ă Maria. - On se met pas sur Moldovan ?
- On a rien sur lui.
- Tom, la blonde, tu la passeras au Canonge.
Je vais voir
Herville. - Pour?
- Sonoriser la voiture de Jolers.
- Que faites-vous lĂ ?
- Vous avez pas été
trĂšs combative.
J'étais censée faire quoi ?
Mon adjointe m'a lùchée. - Et alors ?
On revient pas sur sa parole.
- Je peux vendre le terrain. Mais pour le PLU, je peux
rien faire. - Je fais quoi d'un terrain
inconstructible, moi ?
- Dans 3 ans, aprÚs ma réélection, je ferai modifier le PLU.
- Quelle réélection ? Sans moi,
il y a pas de réélection... Et c'est aujourd'hui que je veux investir.
Pas dans 3 ans... Alors, vous allez
me régler ce putain de problÚme.
Entrechocs
- On va se revoir, Mme le maire.
Fermeture de porte
Une voiture approche.
- Marre de ces rendez-vous clandestins.
On est lĂ
Ă se terrer comme des rats et eux se baladent dehors.
Alors ? - VoilĂ , la brochette de prix Nobel.
- C'est un petit nouveau, ça.
- Oui. - Son nom ?
- Miodrag Berisha.
Il vit à Anvers. Il doit préparer un coup.
- Avec mes hommes ? - Ben, c'est à vérifier.
- Oh, je vous vois venir.
- Patron, j'aimerais pouvoir faire autrement.
Les émeutes sont finies, là .
C'est pas pareil. - OK,
sonorisez leur bagnole. - Quand on peut intervenir ?
- Cet aprÚs-midi, à la réunion, 15h ? - OK. Merci, patron.
- HĂ©, Berthaud.
DiscrĂ©tion. Les tempĂȘtes
de merde, j'ai ma dose.
- Tu fais quoi ?
Tu pars ?
- J'ai une audience en correctionnelle.
-Importante ? - La routine.
- Machard et Roban cités à comparaßtre, la routine ?
- Je sais que tu n'es pas d'accord. - Ăa t'excite
de les dénigrer ? - Ils ont
dissimulé des faits dans une affaire judiciaire.
C'est grave. - Oui,
mais tu n'as rien
à part une pauvre histoire de montre. Tu seras ridiculisée.
En plus, Machard est défendu
par Guyot.
Il va te bouffer.
Et puis, on aura des rapports exécrables avec les juges.
- Moi, c'est déjà le cas.
- Mais pas moi. Je tiens à la réputation de mon cabinet.
Tu connais le corporatisme forcené des juges. Tu peux encore renoncer.
- Jamais je plierai devant les juges.
Claquement
- Tu es bien, toi, lĂ ? - Impeccable.
-Il a ouvert.
Il branle quoi, putain ? - Attends, il a 2 balises Ă mettre.
Tu es chiée, toi.
Un portable vibre.
- Putain.
Merde. Il y a Calvi qui rapplique.
- J'ai pas fini, lĂ .
*-Tu finiras aprĂšs. Bouge.
Allez, putain.
C'était moins une, putain.
Fermeture
Bip
Bips
Ouverture
Tu crois
qu'il a capté quelque chose ?
-Il a dû penser que sa bagnole était mal fermée.
Alors ? PortiĂšre
- Il se barre.
C'est bon, il se barre. Fermeture
Vas-y, Jo, fonce.
Vas-y, il s'est tiré, là . Vas-y, vas-y.
Oh, putain.
- Qu'est-ce qu'il fout ?
Un portable vibre.
- Réunion terminée.
Jo, ils vont pas
tarder. *-Je termine
de poser la balise.
OK.
- C'est bon ?
Ferme bien
cette fois.
C'est bon, il ferme. VoilĂ .
- HĂ©.
HĂ©, c'est qui le plus fort ?
- C'est toi, mon Jojo.
- Vous ĂȘtes venu ?
Pourquoi vous vous ĂȘtes pas fait reprĂ©senter ?
- L'honneur me dicte de livrer bataille moi-mĂȘme.
- Mais à nos ùges, il faut se ménager.
Vous ĂȘtes prĂȘt Ă vous faire dĂ©gommer
par Karlsson ? - C'est Ă ce point-lĂ ?
- Elle sait pas Ă qui elle a affaire. Elle a intĂ©rĂȘt Ă serrer les fesses.
- M. Roban, avez-vous, au cours
d'une perquisition
au domicile de Nicolas Bodin, saisi
une clé dont le scellé
porte le No 7 ?
- Effectivement.
- Peut-on savoir pourquoi
vous avez saisi cette clé ?
- Car elle était habituellement
sur le palier Ă la disposition
des hommes qui venaient pour des relations
tarifées. - Et vous avez pensé
qu'elle aiderait Ă identifier
le client qui se trouvait avec Nicolas
au moment de sa mort, j'imagine.
- Me Karlsson...
veuillez aller
Ă l'essentiel. - Mais je ne fais
que ça.
Je m'étonne qu'une clé saisie en vue
d'identification n'ait jamais fait l'objet
de la moindre analyse.
- En réalité.
Me Karlsson a demandé une recherche d'empreintes.
- Car étonnamment, le juge n'a pas procédé
Ă ces analyses. - Dans une enquĂȘte,
l'analyse des objets saisis n'est pas automatique.
- Le décÚs de Nicolas Bodin n'étant pas
d'origine criminelle,
pourquoi s'intéresser
à l'utilisateur de cette clé ?
- Parlons néanmoins du résultat de l'expertise
que j'ai sollicitée.
A-t-on retrouvé des empreintes
sur cette clé ? - Aucune empreinte n'a été relevée.
- Sur une clé qui venait vraisemblablement de servir.
N'est-ce pas curieux ?
- Me Karlsson,
vous avez fait citer
l'expert, M. Vannier.
Je propose qu'on l'entende pour avancer un peu.
- M. Vannier
est retenu aux assises et ne pourra venir
que cet aprĂšs-midi. - Bien. Nous l'entendrons
Ă la reprise, 17h30.
- J'ai une écoute. Jolers et Calvi semblent préparer quelque chose.
Ils ont éloigné leur collÚgue.
- Fouad, le nouveau ?
*-Va chez la vieille. On t'attend ici.
- Mais on doit ĂȘtre 2 en intervention.
*-Tu as peur de quoi ? Allez, bouge,
arrĂȘte de discuter.
*-Faites chier.
PortiĂšre
*-On va faire les courses ?
*-On a le temps ? *-On passe reprendre Fouad aprĂšs.
*-OK. - Les courses, c'est
une transaction. - Bien sûr,
Fouad est pas lĂ . - Un rendez-vous avec le Belge ?
- On va les suivre. Nico, tu restes
aux écoutes.
- Regarde qui arrive. Ils sont
tombés dans le panneau. - Les enculés.
- Je savais bien que j'avais fermé la caisse.
- AmĂšne-toi.
- Ils ont quoi sur nous ?
-Il y a sûrement une balise, voire une sono.
- Donc, Drissa a parlé. - Pas sûr.
En tout cas, plus un mot dans la caisse.
-Il faut tout arrĂȘter. - On arrĂȘte rien du tout.
- Avec les collĂšgues au cul ? - Ils me font moins peur que Drissa.
On doit le mettre au frais. - Putain, je te parle pas de...
- Tu as pas le choix.
Ce qu'on a commencé ensemble, on le finit ensemble.
Viens, on va s'amuser.
- Ils prennent un caddie.
- Ils font les courses ?
Place-toi à l'entrée
des 4 Tulipes. *-Reçu.
-Il devrait les suivre.
Ils ont peut-ĂȘtre rencard.
- JP, tu les suis.
Berthaud rit.
Il rit.
- Excuse-nous, Tintin. Pardon. - Pardon.
- Ăa sort. Ils ont bien fait leurs courses.
*Le caddie est plein.
- OK, on décroche.
Nico, ça a donné quoi les écoutes ?
- Que dalle. Ils se disent rien.
- En mĂȘme temps, s'il y a Fouad...
- Mais avant, de quoi
ils ont parlé ? - De foot.
Jolers soutient le Bayern. - Ils ont
grillé les écoutes ? - Attendons,
ça peut encore bouger. - Bon, je me remets sur les écoutes.
- Va dormir.
- Oui.
- On va boire une biĂšre ? - J'ai encore un PV Ă taper.
- Je t'attends. Ăa fait un bail qu'on n'a pas bu un pot ensemble.
On fait que bosser, on se voit plus. - OK. Je fais vite.
- Cool.
- Gilou.
- Ouais.
- J'ai réfléchi pour la petite.
- Tu as réfléchi ? - Je veux que tu viennes avec moi.
Te la présenter.
- Tu es sûre ?
- Tu me rejoins en bas ?
- On y va ?
- Heu, oui... Ecoute, là , ce soir, je suis crevé.
Je vais rentrer.
Demain soir ?
- Oui... - Nickel. Super.
PlutÎt demain. - Si tu préfÚres...
Ciao.
- Repose-toi.
- Ouais. Salut.
...
- M. Vannier, vous ĂȘtes expert
auprĂšs de la cour
d'appel de Paris. A la demande
du juge Roban, vous avez effectué
une recherche d'empreintes sur le scellé No 7.
Quelles sont vos conclusions ? - Ce scellé
était une clé de type radiale classique et de la marque PériclÚs.
La recherche d'empreintes s'est révélée impossible
en raison de la présence de poudre
d'aluminium.
- M. le président,
me permettez-vous
de poursuivre les questions ?
- Oui, mais faites vite. - Merci.
M. Vannier, pouvez-vous expliquer ce qu'est
la poudre d'aluminium ?
- Il s'agit de poudre de métal d'aluminium, métal de couleur
argent et connu
pour sa résistance à l'oxydation.
- Cette poudre est-elle utilisée
par la police
scientifique ? - Oui, pour relever les empreintes
sur des surfaces lisses. On la dépose
sur l'empreinte
et on applique un adhésif
sur lequel se colle l'empreinte.
- L'empreinte est donc détruite
une fois l'analyse effectuée.
- Exactement. - La présence
de cette poudre peut-elle
signifier qu'une 1re analyse
a déjà été effectuée ? - Tout à fait.
- Pourrait-on sortir un moment ?
Je dois vous parler.
- Je sollicite
une pause.
Merci.
Raclement de gorge
- Mais l'expertise a été
réalisée dans quel labo ? - Un labo privé.
-Il y a une trace écrite ? - Non, aucune.
- Alors, vous ne craignez rien. - Mais l'expert a confirmé
l'hypothĂšse d'une 1re analyse.
Comment je vais me sortir de ça ?
- N'ayez crainte, un expert, c'est un Lego.
Ăa se dĂ©monte et ça se remonte dans le sens qu'on veut. Venez.
M. L'expert peut-il nous dire
oĂč on peut trouver
de la poudre d'aluminium hors les laboratoires de police
scientifique ? - On en trouve dans les poudres
explosives, dans les armes
Ă feu, les feux d'artifice
et dans certaines peintures. - Insinuez-vous que Nicolas était
artificier ?
- Peut-on imaginer que la clé, avant la saisie,
ait pu ĂȘtre
contaminée par un dépÎt de poudre
d'aluminium ? - Bien sûr.
- Donc, la théorie d'une 1re analyse
relĂšve de la pure hypothĂšse.
- En effet. - Je remercie ma consĆur
de nous avoir réunis ici pour évoquer
de simples hypothĂšses.
- La montre que s'est vu offrir Nicolas et qui a été achetée
par le procureur Machard en est une ?
- Mais que cherche
Me Karlsson ? aprĂšs ĂȘtre partie d'une histoire de clĂ©
soi-disant expertisée en cachette,
elle prĂȘte Ă mon client une liaison avec un prostituĂ©
qu'il ne connaĂźt pas.
- Me Karlsson, vous avez eu tout loisir
de vous exprimer. On va s'arrĂȘter lĂ .
M. Roban, avez-vous déjà fait
expertiser le scellé No 7
avant que Me Karlsson ne vous le demande ?
- Non, M. le président.
Ouverture
- Que faites-vous lĂ ? - Mme la maire.
- Laissez-moi.
Déclic
- On est jamais trop prudent.
- C'est Tintin.
Il doit m'en vouloir. - Réponds-lui.
...
- Je le rappellerai.
- C'est juste lĂ . Qu'est-ce qui se passe ?
- Prépare de l'adré'.
On la laisse pas partir en tachycardie.
-1, 2, 3, 4, 5, 6...
- MG, une perf'. Restez dehors,
s'il vous plaĂźt.
- On lui donne de l'oxygĂšne.
Bips
-1, 2, 3, 4,
5, 6, 7, 8, 9, 10, 11... - C'est bon, elle remonte.
- Allez, viens.
- Elle doit pas
s'effondrer.
- Ăa va ? LĂ©gers cris
Oh, oh, oh. Reste avec moi.
Reste avec moi. S'il te... Regarde-moi.
Oh. Oh. Regarde-moi.
Respiration saccadée Allez.
Respire. RelĂšve-toi.
RelĂšve-toi. Allez, aide-moi. RelĂšve-toi.
Il souffle.
Léger souffle
Respire. Respiration saccadée
- Ăa va ? - Oui, oui.
- Romy va mieux.
Elle a fait une entéropathie,
une infection qui touche les intestins.
C'est trÚs fréquent
chez les prématurés. - Ah bon ?
- Oui, mais rassurez-vous,
il y a plus de danger. On va la mettre
sous antibiotiques. Tout ira bien.
- Il fallait la laisser en réa. - Non, elle s'alimente toute seule,
respire toute seule. Elle s'en sort trĂšs bien.
- D'accord. - Vous voulez
la voir ?
- On va déjà rester un peu là . Merci.
Respire. Respire. C'est pas grave.
Il chuchote. Respiration
Ăa fait peur, hein ?
Air doux de boĂźte Ă musique
Alors, c'est toi la petite
guerriĂšre ?
C'est toi ?
Viens.
- Non, je vais pleurer. - Ben, pleure.
Léger gazouillis
sanglots retenus
sanglots étouffés
- Tu es prĂȘt Ă revivre ça ? - Ben oui, je suis prĂȘt.
Pourquoi je serais pas prĂȘt ? Je suis prĂȘt pour nous 3.
Sonnerie de portable Hop, hop, hop.
...
Tintin.
Oui, Tintin ?
*Propos indistincts
...
0K, je vous rejoins.
- Qu'est-ce que c'est ? - La BRP a repéré Natalia.
J'y vais. - Non, on y va.
- Non, moi, j'y vais. OK ?
Toi, je te dépose et tu te reposes.
Allez.
-Il se fout de moi. Qu'est-ce qu'il fout ?
- Le voilĂ .
Clignotant
...
- OK, j'arrive
- Tu foutais quoi ? Natalia
- J'étais occupé.
*-Et Laure aussi ? - Laure, tu lui fous la paix, OK ?
- On se calme, une voiture
arrive.
- C'est pas elle qui descend ?
- Si, c'est elle. *-OK, j'y vais.
Putain, quels salauds font tapiner des nanas
enceintes ?
Ouais.
Toi.
C'est combien ?
-20, la pipe. 40, l'amour.
- OK, c'est bon. Viens.
Non, te fatigue pas. Police.
Oh. Non, tu restes lĂ . Tu restes lĂ .
Tu restes lĂ . OK ?
OĂč est Maria ?
- Si je fais pas vite, il tape. - Qui ?
- Moldovan. - C'est ton mac ?
OK. OĂč est Maria ? - Je sais pas. Je l'ai aidĂ©e partir.
- Tu l'as aidée ?
- Lena a dit que Moldovan la vendrait.
Et ils l'ont reprise. - C'est qui Lena ?
- La femme Ă Moldovan. Je sais pas son nom.
Avant, elle était comme nous. Une blonde. Elle a ça ici.
- OK. Et il voulait la vendre Ă qui? - A un gitan. Elle travaillait pas.
Il voulait qu'elle reste vierge.
Ramenez-moi. - Attends, juste un truc.
Lui, tu connais ?
- Oui, je l'ai déjà vu.
- Un client ? - Non, au camp MoliĂšre.
Un policier. Il cherchait
la copine Ă Maria. - Justine ?
- Elle allait avoir un bébé. - Justine était au camp MoliÚre
avec vous ?
- Je dois partir.
- Porte plainte et je t'aide à sortir de tout ça.
- Moldovan sait c'est oĂč ma famille.
Si je porte plainte, il les tue.
Maria, c'est comme ma petite sĆur. On est du mĂȘme village.
Retrouve-la.
- D'accord.
Attache-toi. Je te ramĂšne.
...
Il inspire.
...
- VoilĂ un endroit bucolique pour un rencard.
- ChampĂȘtre. On y vend du cannabis. - Vous connaissez
les bonnes adresses.
Bon, je suis pressé. Vous voulez quoi ?
- Votre aide. - Ah. C'est
nouveau, ça.
- Si la marche blanche a fonctionné,
c'est pas grĂące aux fleurs devant l'immeuble
des parents de Bakary.
- GrĂące Ă quoi alors ? - Attendez, la fin
des émeutes, c'est pas gratuit.
- Dites. - J'ai dĂ» passer un accord
avec Drissa Camara. J'ai pas eu le choix.
Mais ça va trop loin... Il me fait peur.
- Ah, Mme le maire comprend que le feu, ça brûle. C'est ça ?
- Je vous dis tout ce que je sais sur Drissa et vous vous engagez
à me protéger. - Je fais mon job sans qu'on ait
Ă me soudoyer.
Détonation au loin - Mais je vous écoute.
- Drissa cherche Ă investir dans l'immobilier.
- C'est ça,
votre scoop ? - Ce qui est intéressant,
c'est l'argent qu'il veut investir.
Il a de l'or qu'il veut blanchir.
-Il a de l'or oĂč ? - N'importe oĂč.
Peut-ĂȘtre mĂȘme dans un bĂątiment municipal.
Rien ne l'arrĂȘte. Il se croit tout permis.
- GrĂące Ă vous.
- C'est pas si simple. Ce systÚme, je l'ai hérité de mon pÚre.
Pour garder la mairie pendant 23 ans, il a pu
que passer des accords malheureux.
- Je vous suis jusque chez vous
et je cherche quelqu'un
pour votre protection. Pour le reste, j'informerai la DPJ.
- Merci, commissaire.
Sonnerie du tribunal
- Mesdames et messieurs, levez-vous.
Le tribunal.
- Asseyez-vous.
M. Roban, veuillez vous lever. Le tribunal, aprĂšs en avoir
délibéré,
relaxe
MM. Roban et Machard des faits
qui leur étaient reprochés.
Au regard de l'absence de charges Ă votre encontre,
l'infraction poursuivie n'est pas constituée.
Par ailleurs, le tribunal
aurait apprécié
qu'une telle action engagée contre les magistrats
le soit avec plus de discernement. Affaire suivante.
- Ce qu'on a fait n'a servi Ă rien ?
...
- Vous avez menti.
Et vous savez
que je le sais.
Un portable vibre.
...
- Oui, patron ?
Non. Je vous écoute.
Camara veut vendre de l'or ? Qui vous a tuyauté ?
OK, je préviens les gars. Merci, hein ?
Gilou.
Putain.
- On sait que Mercier se tapait pas
les filles du camp.
Pour moi, ça le blanchit.
- Mais ça explique pas qui l'a tué.
- Jolers et Calvi, j'y crois pas.
- Les Camara pas plus.
Ils se débarrassent pas de quelqu'un en le découpant.
- Moi, je les écarterais pas si vite.
- Mais il y a
les Roms. Moldovan, sa femme.
Moi, je sens que c'est par lĂ qu'il faut creuser.
- Rien sur Lena Moldovan. - Le nom de famille ?
- On est dessus. - OK. Isole
les prostituées blondes du nom
de Lena. Oublie pas la cicatrice.
- Bon, on avance. Mais il manque toujours un étage à votre fusée.
- Ouais.
Colle-la-toi dans ton cul, la fusée.
...
- Je t'avais prévenue.
Pourquoi tu m'as pas
écouté ?
Joséphine.
Je te parle.
OK, tu veux pas me parler. Tu m'emmerdes.
Je te vire.
Tu passeras
prendre tes affaires.
Porte qui se ferme.
-Il fallait me réveiller. De quoi
j'ai l'air ? - Tu as l'air toute reposée.
- Les gars.
J'ai une converse. C'est Fouad.
Il téléphonait, il était seul dans la caisse.
*-Ces 2 pourris
m'envoient sur des interventions merdiques pour faire leur business.
LĂ , je les attends, ils sont
dans une agence de location
de voiture. Merde, les voilĂ .
- La bagnole
de loc', ça sent l'embrouille. - Encore
une magouille avec Drissa.
Veut investir dans des terrains pour blanchir de l'or.
-Il avait de l'or ?
-Il doit y avoir
un fourgue alors.
- Et le Belge.
LĂ , Berisha,
c'est peut-ĂȘtre lui le fourgue.
- Regarde sur la balise oĂč est l'agence de location.
Coups de masse
...
- Ăa suffit 2 sacs ?
- Oui, parfait.
On met tout ça dedans.
On y va.
...
- Ils ont loué une bagnole pour une journée.
Une grosse berline, une Renault. Ils la prennent Ă 15h.
- OK. On les attend. Vous vous postez lĂ ?
...
- Oh, oh.
- Ăa sort, lĂ .
Regarde qui arrive.
Bingo.
On se tient prĂȘts. Camara a rejoint Jolers et Calvi.
Ăa va dĂ©coller.
- Ăa va partir.
Il démarre. - Laure à tous, ça décolle.
...
- Laure, de Tintin. On est sur l'autoroute A1, direction Lille.
- Bon, on est tous
sur l'A1, direction Lille. Tom, gardez la Renault en visuel.
On reste
sur la Merco des Camara.
Clignotant
Qu'est-ce que tu en penses ?
- C'est bizarre. Il ralentit, il accélÚre,
il ralentit. - Ils nous font un coup
de sécu, on dirait. Rabats-toi.
Clignotant
Coups de klaxon
Il a quoi, ce connard ?
- Je t'emmerde, connard.
-Il va nous faire repérer. Dépasse-le.
- Je crois pas, non.
-Il nous a détronchés. - Non.
-Il fait quoi ? Il nous double.
- Fais gaffe, tourne la tĂȘte.
- A tous de Laure, la Mercedes est passĂ©e en tĂȘte.
Il y a un truc pas clean.
On l'a en visuel.
Putain. - Je fais quoi ?
- Sors, sors, sors.
OK. On est sortis, lĂ . On est
sur l'aire des Flandres. La station Avia.
Restez sur les mecs de la BAC.
*-Reçu. - Passe là .
...
- Tu le vois, lĂ ?
- Non. - Qu'est-ce qu'il branle ?
- Peut-ĂȘtre qu'il est allĂ© s'acheter
un casse-dalle.
- J'aime pas ça.
Si ça se trouve, il a une caisse garée derriÚre.
- Va voir.
*Tu le vois ?
- Laisse-moi 30s.
- Va falloir nous laisser
maintenant.
Tiens.
Regarde ça. - C'est quoi ? Un porno ?
- C'est pas mal, hein ?
Entrechocs
Ăa, c'est pour toi.
Une copie.
Branle-toi
dessus, bouffon.
...
- Gilou, tu fous quoi ?
Mais tu es oĂč, putain ? Gilou, qu'est-ce tu fous, lĂ ?
La voiture s'éloigne.
...
- Alors ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu l'as vu ?
Wow. -Il a une vidéo de moi
en train de piquer l'or chez lui.
Je suis dans la merde. *-Laure, vous avez repris
la route ?
- Fin de dispo. Laure à tous, fin de dispo, on décroche.
- Tu plaisantes ou quoi ?
*On a la Renault en visuel, lĂ .
- On décroche, OK ? *-Pourquoi ?
- Putain de merde !
- C'est pas vrai.
Sous-titrage Lizard ST
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