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Zulu
...
- Bakary,
il est mort, lĂ !
Les keufs, ils l'ont fumé !
Faut foutre le feu à la cité !
...
- Pardon.
Ça s'est passé très vite.
Votre gars a eu peur, il a tiré.
-Il était armé, Camara ?
-Il avait juste une lacrymo.
- Putain, quel gâchis.
C'est sa 1re affectation.
- Super.
- Une balle dans le dos sur un mec désarmé,
on va prendre cher. Camara était populaire.
Beckriche, M. le procureur.
- Bonjour.
- Ça a servi à percer le coffre ? - Oui.
- Si vous trouvez de l'ADN,
vous le matchez avec celui de Drissa Camara.
- C'est la 1re fois ? - Bonjour.
Commissaire Herville. - Enchanté.
Donnez-moi votre arme,
pour les besoins de l'enquĂŞte.
- On a localisé Drissa ?
- Non, on n'a rien.
- Ça va être la guerre.
- Si on le trouve,
on a mĂŞme pas de flag.
-Il y a le matos sur place, la préparation du casse.
-Il vient de perdre son frère, il va craquer.
Oh, putain.
- Des nouvelles du frère aîné ?
-Il doit se terrer quelque part.
-Il est dangereux. - On n'interviendra pas
sans renforts.
On va pas renoncer maintenant !
- Son frère est mort,
on sait pas de quoi il est capable.
Et on aura tous ses potes sur le dos.
- Tu t'es déjà fait engueuler en public, Beckriche ?
On a rendez-vous chez le préfet.
- Compris, Berthaud ? Aucune interpel sans mon accord.
- Bon, Tintin, tu trouves l'adresse
des parents de Drissa et tu planques.
Nous, on se met sur son pavillon.
*-Bakary, il est mort, les keufs l'ont fumé !
- Putain.
*-Faut foutre le feu à la cité !
- Wesh, lève-toi, gros !
Tiens.
Bakary est mort.
Dépêche-toi.
*-Les keufs l'ont fumé !
Faut foutre le feu à la cité !
Cris
...
- On va leur niquer leurs mères ! - Fils de pute !
- Cassez tout !
*-TV Bac 840 de TNZ 1,
vous vous rendez cité des Fleurs en renfort de TV Bac 860.
On frappe Ă la porte.
- Tu ameutes le quartier ?
- T'es au courant ? - Oui.
- Un de nos gars a tiré.
Drissa veut nous voir.
- D'où tu sais ça ?
- Un de ses potes est passé chez ma mère.
Chez ma mère !
Il sait qu'on l'a balancé ? - Calme-toi.
Il peut pas le savoir.
-Il va forcément nous soupçonner,
on lui a filé le coup.
- Un appel anonyme, ça peut venir de n'importe qui.
- Son frère est mort, le mec a la haine.
J'y vais pas, moi.
- Si on y va pas.
Autant écrire "balance" sur nos gueules.
On a pas le choix.
C'est qu'une petite frappe,
on est plus malins que lui.
On y va, on règle le problème.
- Mais on le règle comment, le problème ?
Le flag a planté, on a plus rien pour choper Drissa.
- On garde la main.
...
- Hé, courage, frère.
...
Il frappe.
...
- Ton père t'attend.
...
- Tu es l'aîné, tu devais veiller sur ton frère.
Viens.
On n'a plus que toi. Il faut marcher
droit, maintenant.
*-De violents incidents cette nuit à Cléry,
après la mort du jeune Bakary Camara,
tué d'une balle dans le dos par un gardien de la paix.
Le ministre de l'lntérieur est attendu sur place.
- Messieurs, je ne vais pas vous faire un dessin.
Beauvau redoute
l'effet de contagion, on a 48h pour calmer l'émeute.
Vous aurez des CRS Ă disposition.
Charge Ă vous
de vous coordonner.
Les rumeurs de cafouillages vont bon train.
Cette patrouille est intervenue
alors que le DPJ était sur place. Vous étiez au courant ?
- J'avais été prévenu, oui. - Pourquoi
y avoir laissé vos hommes ? - Je craignais
des fuites.
Un de nos équipages est sous le coup d'une enquête.
- Mon service en a la charge. On espère faire tomber Drissa Camara
et ses complices. - Drissa Camara ?
Vous voulez embraser
tout le 93 ?
-Il n'y aura
aucune interpellation. - Je l'entends ainsi.
Nouveau point dans 4 heures.
- Vous auriez dĂ» passer la main Ă l'lGPN.
- La maire de Cléry, Fabienne Mangin, vous êtes comment avec elle ?
- On est en mésentente cordiale.
- Elle a ses réseaux.
- Les caïds qui l'ont fait élire ?
Je préfère éviter. - Herville,
faites profil bas et composez.
- La femme de Drissa
part de chez elle, on lui colle au cul.
Vous, ça bouge 7
*-Devant l'immeuble des parents
de Camara, que dalle.
- C'est la cité du Pré Gentil,
c'est chez les parents de Drissa.
- Tintin, elle arrive au Pré Gentil.
Une Mini verte,
tu la vois ?
- Oui, elle vient
de passer. *-On se pose près du tabac.
*-Elle sort, avec les 2 gamins.
- Tiens, elle est lĂ .
- Laure, tu vas pas le croire,
j'ai la voiture des baqueux.
- Putain.
- Jolers et Calvi sortent de la bagnole.
*Vous les avez, lĂ ?
- Non, pas encore.
Ça y est, on les a en visuel.
Rappliquez-vous tous, Drissa est forcément là .
Portable
Ah, le taulier.
Oui, patron,
on a localisé Drissa, on va avoir besoin de monde.
*-Aucune interpellation tant qu'il y a des émeutes.
- Ici, c'est très calme.
*-Pas de renforts ! Vous décrochez, c'est un ordre.
- Putain !
- Quoi ? - On rentre.
- Ils sont tous lĂ , c'est un peu con !
- Ordre de la préfecture.
Il frappe.
- Koffi, ouvre !
...
-Il est pas lĂ , Drissa ?
- Faut attendre lĂ .
- Pas de problème.
Mais on a pas toute la matinée.
- Je t'ai dit, on attend lĂ !
...
-Il y a une sale fouine qui nous a balancés.
T'as pas une idée ? - Non.
-Il y a eu un appel anonyme au 17, sûrement un riverain.
- Te fous pas de ma gueule !
Tous les flics, comment ça se fait qu'ils étaient là ?
- C'était les flics du DPJ, ceux qui vous ont interrogés.
A mon avis,
ils visaient le flag.
- Ils visaient le flag ?
Pourquoi t'étais pas au courant ?
- On avait
aucun moyen de savoir ! Le DPJ, c'est Paris !
On se refile pas les infos !
- Donc, en fait,
vous me servez Ă rien.
On leur fait quoi, aux mecs qui nous servent Ă rien ?
- C'est pas ça qui t'aidera
Ă sortir d'ici.
Il y a moyen de t'aider, si tu veux.
Mais il faut que tu m'écoutes.
- C'est pas un de tes plans foireux ?
- On est sur le mĂŞme bateau.
- Parle, je t'écoute.
- Faudrait déjà savoir ce que le DPJ a sur toi.
Faudrait avoir accès à ton dossier.
- Et tu sais comment faire ça ?
- Sinon, je te le proposerais pas.
- Je peux te parler ?
- Je peux poser ça ?
- Tu te souviens, Roban m'a dit d'en rester lĂ
dans l'affaire Bodin. - Vaguement.
- Mais si, Ă propos de la montre.
Il devait trouver le nom de l'acheteur.
Tu devinerais jamais qui c'est. Machard.
- Le procureur ? - Oui.
Evidemment, il dit qu'il a perdu la montre,
mais personne n'est dupe. Tu te rends compte ? Machard !
- Se tapant des pédés de Sciences Po. - Oui.
Et Roban
le couvre. - Pourquoi ?
Il le déteste.
- J'en sais rien, mais lis l'audition.
Il lui demande mĂŞme pas ce qu'il faisait
le soir de la mort de Nicolas.
- A quoi ça servirait qu'il s'acharne ?
- A ce que ma cliente
sache ce qui s'est passé. On lui doit la vérité !
- Que son fils se faisait enfiler
par un vieux débris du parquet ?
Aide-la plutĂ´t
à tourner la page. - Oui, bien sûr.
Faire comme si
de rien était, c'est plus simple.
Tu aimes chez moi le fait que je lâche jamais rien.
Tu vas pas être déçu.
- Si tu veux t'éclater,
j'ai une pile de dossiers.
- Berthaud !
On fait un point?
- Si on peut pas bosser, je vois pas à quoi ça sert.
- Je sais que c'est dur, mais le contexte est particulier.
- Camara était là , Jolers et Calvi aussi,
il y avait plus qu'Ă les choper. - Et alors ?
Camara est chez lui. Il siffle un coup,
il y a 50 jeunes qui vous tombent dessus.
- Et s'il se tire ? -Il le fera pas.
C'est chez lui qu'il est le plus peinard.
Alors, on se calme, on attend que le soufflé retombe.
Concentrez-vous plutĂ´t sur le pavillon de Moldovan.
OĂą en est la surveillance ?
- On a pas eu le temps, on va le faire.
- C'est le moment.
Allez, Berthaud. - Oh !
- Ça va ?
- J'arrive pas Ă me calmer. - Tu respires.
On va mettre le paquet sur Maria.
Si on la retrouve, on aura plus de billes pour les coincer.
VoilĂ , stop.
Hop, hop, hop, viens par lĂ .
Regarde-moi.
...
- Tintin, tu viens avec nous au pavillon
Moldovan ?
- Non, allez-y sans moi.
Jouez le couple qui cherche une maison.
Crédible, ça.
- On a 2 points chauds, cité des Fleurs et Pablo Neruda.
Le but, c'est d'éviter la contagion aux cités du nord,
Pré Gentil et Mirabeau.
Ou tout le 9-3 s'embrase. - Cette nuit,
ça sera chaud.
- C'est pour ça qu'on aura une compagnie de CRS.
Il faut contenir les émeutes
et limiter les violences.
On ne va au contact que si
on est sûrs
de pas être défoncés.
Les feux aussi, on laisse brûler.
On limite la casse et l'usage
des flash-balles. Rires
Oui, je dis "flash-balles".
- Ils tirent au mortier.
- Alors.
On répondra.
- Vous ĂŞtes oĂą ? Ho !
C'est un gars à nous qui a tué un jeune!
Ça va être truffé de journalistes
et de petits cons qui filment.
- On est épuisés, patron.
On est la cible des terroristes, des casseurs.
- On mélange pas tout. La mission du jour,
c'est éviter la contagion aux villes voisines.
Je sais ce que vous endurez depuis des mois.
HĂ©, ho ! Les gens sont avec nous, les gars.
Oui, une minorité
déverse sa haine contre la police,
mais 99% des gens veulent
qu'on les protège de la violence.
- Oh, putain !
- C'est quoi ?
- Appelez la mairie.
On reste calmes, on va se placer.
Allez, les gars. En place.
Hurlements, invectives
...
...
...
- Et merde, ils se sont tirés.
- Gilou. - Oui ?
- La carte de cantine de Maria Gregoriu.
T'avais raison,
il aurait fallu surveiller hier.
Herville. Oui, patron ?
Quoi ?
C'est quoi, cette embrouille ?
- Quoi ? - OK, on arrive.
Il paraît que ça bastonne au commissariat.
Et il y avait un 3e lascar au bazar chinois.
- On l'aurait vu.
-Il vient de se livrer.
- Pardon.
- M. le juge !
Maître Karlsson vous attend.
- J'arrive.
- Bonjour, M. le juge.
- Maître.
- C'est pour la montre retrouvée dans les affaires de Bodin.
- Je vous écoute.
- Ça a dû vous surprendre d'apprendre que c'était le procureur Machard
qui l'avait payée.
- Plus grand-chose ne m'étonne.
- Enfin, pas au point de croire aux explications du procureur, non ?
Quand il dit qu'il l'a égarée,
il se fiche de vous.
- Je vois pas ce qui vous fait dire ça.
- M. le juge.
Vous ne vous êtes pas demandé si Machard pouvait être Superman ?
Ne me dites pas que ça ne vous a pas traversé l'esprit,
je vais douter de vos capacités.
- S'il vous plaît. Je distingue encore
un témoin qui manipule d'un témoin qui dit la vérité.
Je considère avoir répondu à vos interrogations,
je clĂ´ture l'instruction.
- J'ai encore une dernière demande à formuler.
Vous avez fait saisir une clé chez Nicolas,
une clé utilisée par le dernier client l'ayant vu en vie.
Vous n'avez pas demandé un relevé d'empreintes.
Pourquoi ? - Maître,
c'est moi qui décide de la pertinence
des investigations. - Justement.
Puisqu'on s'interroge sur l'identité de la personne qui l'a vu mourir,
je m'étonne que vous n'ayez pas
fait analyser la clé.
- Si vous l'estimez indispensable, je vais le faire, maître.
- Parfait.
Eh bien, je vous remercie, M. le juge.
Au revoir.
- Au revoir, maître.
Elle sort.
Didier, vous allez chercher la clé pour une recherche d'empreintes.
Dès que le résultat nous parvient, je rends un non-lieu,
et on clĂ´ture.
Vous devriez déjà être parti.
Cris
...
- Hop, hop, hop, hop...
...
Putain de bordel.
...
- Ils disent Bakary.
...
- Reste derrière moi.
...
- Bakary !
...
- Fils de pute !
...
- Ça fait 2 heures qu'ils nous pètent les couilles.
C'est mieux que de brûler des écoles.
Ça va aller ? - Oui.
-Il est lĂ .
Issouf Adjo, 22 ans, entraîneur de boxe,
pas de casier. Il prétend avoir été sur le casse.
- Impossible, on l'aurait vu.
Les 2 frangins étaient seuls.
- Drissa l'a payé pour s'accuser.
- Et il aura accès
au dossier.
Il a le blouson de Drissa.
-Il a jamais foutu les pieds lĂ -bas,
ça tiendra pas.
On va le coincer. - Je récupère
les photos de la planque.
- On se met oĂą ? - Dans mon bureau.
Vous me l'amenez, s'il vous plaît ?
- Pourquoi t'as attendu ?
- J'ai réfléchi.
Et les keufs salissent la mémoire de Bakary.
- Ah bon ? Ils disent quoi ?
- Qu'il a voulu cramer le keuf. Il était pas
armé.
- OK.
On va reprendre depuis le début.
Décris-moi les lieux.
- Une visite guidée ?
- Un dessin suffira.
Tu me fais l'entrée, la rue, la cave.
On a pas des plombes.
Il y avait quoi, dans la cave ?
- Des bouteilles de vin, au fond. C'est là qu'on a creusé.
- Avec quoi ?
- Un marteau et un burin.
- On revient, maître.
Il a bien appris sa leçon, ce con.
Et les photos ? - Rien d'exploitable.
LĂ , il est de dos. LĂ , il a un casque.
Putain, on reconnaît que le blouson.
Ça peut être n'importe qui. - C'est pas vrai,
il y a rien qui marche ?
- Calme-toi, calme-toi.
Il y en a
à qui ça ferait plaisir.
Ça va ?
- On l'a dans le cul, Gilou. Faut déférer ce mec.
- Excusez-moi, commissaire.
J'ai dû réunir un conseil municipal d'urgence,
il y a des départs de feux partout.
Merci Ă votre tireur.
- Tout le monde est responsable de la situation.
Il faut éteindre l'incendie, vous êtes la mieux placée.
- Suivez-moi.
Qu'avez-vous en tĂŞte ? - Une marche blanche.
Il faut convaincre la famille Camara d'y participer.
- Maintenant, je dois me servir de mes relations.
- Mais pas n'importe comment.
Montrez une population indignée mais pacifiée,
un grand moment de communion.
- Les frères Camara seront des héros.
- Si on laissé pourrir la situation, ça va dégénérer.
Accusez la police, si ça arrange
les choses.
- Je ne vous pensais pas capable d'une telle abnégation.
- J'espère en dire
autant de vous.
...
- Maître Camus est sûrement de mèche
avec l'avocat d'lssouf Adjo, vu ce que vous me racontez.
- C'est aussi pour accéder au dossier de l'instruction.
- On ne peut pas empĂŞcher
un avocat de le faire.
- L'avocat d'lssouf Adjo va balancer
toutes nos infos sur les baqueux et Camara.
- Attendez, Laure. A malin, malin et demi.
On va faire un peu de ménage.
Tous les PV récents n'ont pas encore été cotés.
On frappe. - C'est maître Camus.
- Sans doute.
- M. le juge.
- Maître.
- Je représente Issouf Adjo, j'aimerais avoir accès au dossier.
- C'est vous qui le représentez ?
- Au commissariat, c'était un autre avocat.
- Entretemps, la famille Adjo m'a contactée.
- Maître,
je dois faire les choses dans les règles,
Issouf Adjo doit me confirmer son changement d'avocat.
- Aucun problème.
- Didier.
Demandez une escorte
pour aller chercher Issouf Adjo.
Ah, non, attendez.
On est en manque d'escortes, aujourd'hui.
Il va falloir patienter.
- J'attends dans le couloir.
- Merci.
Vous m'aidez ?
- Les écoutes de Paul Bismuth de Jolers et Camara,
les filatures récentes,
les traques,
on l'enlève. - Très bien.
- Les extraits de comptes aussi.
- Ça, on enlève. - Ça aussi.
...
- Cette marche blanche sera
l'occasion de rendre hommage Ă votre fils.
On partirait du Pré Gentil et on irait
jusqu'au club de boxe.
Nous aurons des t-shirts avec sa photo,
vous serez en tête de cortège
avec moi et mes adjoints.
- Je sais pas.
Je voudrais le voir
une dernière fois.
Quand vont-ils nous le rendre ?
- Je vais me renseigner, je vous promets.
Ce moment de recueillement peut vous aider
Ă surmonter votre douleur.
On salue sa mémoire.
- Je veux un drapeau
français.
C'est un Français qui est mort.
- Bien sûr.
On va s'en occuper.
Il faudra des fleurs, aussi.
Le cortège
partira d'ici, demain Ă 11h.
Merci.
- Je peux vous parler ?
- Bien sûr.
- Venez.
C'est beau, comme idée.
C'est une belle opération de com' pour vous.
- Je cherche juste à rétablir le calme,
j'ai besoin de votre famille.
Votre parole a du poids auprès de ces jeunes.
- Qu'est-ce que j'y gagne ?
Vous croyez pas
que je gobe votre discours ?
Vous en avez rien Ă foutre.
Tout ce qu'on a,
on s'est imposés pour l'avoir.
- Drissa, jusqu'ici, on s'est bien entendu.
La boxe, l'aide aux devoirs,
ça vaut de la reconnaissance. - Oui, dans les 2 sens.
- Oui ?
- Je veux investir.
Je veux acheter le terrain
du camp Molière.
- Le camp de Roms évacué ?
Il est pas constructible.
- Vous le rendrez constructible.
- Vous ĂŞtes vraiment naĂŻf. Je suis pas magicienne.
- Vous avez la main sur l'urbanisme.
- Avec quel argent vous comptez payer ?
- Tout sera clean.
- Si vous voulez investir,
il y a des logements place du marché.
- Non, je veux le camp Molière
pour construire un immeuble, mon immeuble.
La mort de mon frère m'a fait réfléchir.
Je veux gagner de l'argent autrement,
devenir quelqu'un de respectable.
C'est pas ça, l'ascenseur social ?
C'est vous qui voyez.
En tout cas, vous avez raison sur un truc.
Ici, à Cléry,
les mômes, les grands-frères, tout le monde m'écoute.
Et ils feront exactement ce que je leur dirai.
- Ça s'arrange pas, la ponctualité.
Alors, Roban, il a décidé quoi,
pour Issouf Adjo ?
-Il l'a placé en détention, les aveux étaient hyper détaillés.
- Et Camara
va pouvoir se balader la bite Ă l'air.
- Entre les émeutes et son pote qui se livre,
il est intouchable.
Mais avec Jolers et Calvi,
on peut peut-ĂŞtre savoir ce qu'il fabrique.
- Comment ?
- En sonorisant leur voiture de service.
- Ne me demandez pas ça.
La nuit va ĂŞtre difficile,
je dois ĂŞtre solidaire.
- Avec des ripoux ? - l'urgence,
c'est de calmer le bordel ambiant.
- Ce matin, on les a vus rentrer chez les parents de Camara !
Ils allaient voir Drissa.
- Je suis désolé, Laure.
- Patron ! - Non, je suis désolé.
La mort de Mercier, c'est pas ma priorité.
Berthaud... Merde !
- C'est bon, ne vous fatiguez pas trop.
Bon...
Herville refuse qu'on sonorise la voiture de Jolers et Calvi.
On peut pas bosser sur eux, on peut pas interpeller Drissa,
on va se coucher ? - Vas-y si tu veux,
on a de quoi faire.
- On a retrouvé
Maria.
- Sans déconner ? Où ça ?
- C'est le PC de sécurité de Chatelet
qui nous a envoyé les images. Regarde.
Tac ! T'as vu ?
- Ils l'ont chopée ? - Non.
Tom et Nico interrogent le vieux.
- Si la ligne a pas été coupée,
on demande le bornage.
- Hm.
- Tintin, si t'es crevé, rentre.
- Laure, lâche-moi, d'accord ?
Tu seras gentille.
- OK.
Bon, je vais voir la petite.
Vous me prévenez
s'il y a du nouveau ? - Oui.
Coups, ahanements
...
...
Maître.
- Va falloir ĂŞtre prudents.
- Ils ont plus rien contre moi.
- C'est pas ce que dit votre dossier.
Ils s'acharnent Ă cause de la mort de ce policier, Laurent Mercier.
Vous n'avez rien Ă me dire lĂ -dessus ?
- J'ai rien à voir avec tout ça.
Et Bakary non plus.
- Et la jeune fille retrouvée ?
- Pareil. Sur les 2 flics, ils ont quoi ?
- Rien, mais il est question d'or.
- Ils ont quoi ?
- Des présomptions suffisantes
pour pas vous lâcher.
Si vous avez de l'or, c'est le moment
de vous en débarrasser.
- Attendez.
Vous connaissez quelqu'un ?
- Et puis quoi encore ?
Ne gardez rien.
Coup
- Ah, maître.
- Mme Bodin.
Je suis désolée, je n'ai pas de bonnes nouvelles.
Malgré lés éléments très troublants du dossier,
le juge a décidé de clôturer l'instruction par un non-lieu.
- On ne peut plus rien faire ?
- Le juge a commis une faute et cherche Ă la dissimuler.
Toutes les demandes d'actes attestent que le juge
a cherché à protéger un magistrat qui fréquentait votre fils.
- Parce que le juge aussi est homosexuel ?
- Non, je ne pense pas que ça soit la raison.
Il s'agit plus de solidarité corporatiste.
- Alors, on ne connaîtra jamais
la vérité. - Mme Bodin, la vérité,
c'est que le procureur Machard se trouvait
avec votre fils quand il est mort.
La montre,
le coup de fil aux pompiers, soi-disant anonyme,
et la clé.
- Ses empreintes
y sont ? - Non, il y a aucune empreinte.
Enfin, la recherche n'a pas été possible.
C'est pourquoi le juge clĂ´ture l'instruction.
J'ai mon idée sur ce qui a pu se passer.
Il faut qu'on rende l'affaire publique.
- Dans la presse ? - Non.
On va les citer à comparaître.
On va dire devant un tribunal comment un juge
et un procureur se sont entendus
pour passer sous silence
les conditions de la mort de votre fils.
Vous pouvez aussi en rester lĂ .
- Si c'est la dernière chose que je peux faire pour mon fils,
alors j'irai jusqu'au bout.
- C'est bien.
Nicolas serait fier de vous.
- Bonsoir. - Je suis venu avec Nathalie.
T'as pas eu mon message ?
- Non.
Mais c'est pas grave.
- Donne-lui. - Non,
tu vas la réveiller.
- Je pensais...
Si Romy va mieux,
il faut qu'on s'organise pour sa sortie.
On pourrait en discuter.
Tous les 3, ce serait bien.
Tu vois les choses comment ?
- Je sais pas, elle est un peu petite pour parler, non ?
- Je vais vous laisser.
- Non,
c'est moi qui pars.
- Tu voulais nous voir ?
- Ça a marché,
le juge a envoyé Issouf en taule.
-Il y a que le coup de la mule qui pouvait te sauver.
- J'ai besoin d'un fourgue.
- T'en connais pas ?
- Ils vont tous essayer de me la faire Ă l'envers.
- Elle a vu le dossier, l'avocate ?
- Oui. - Et ?
On est dedans, ou pas ?
- Ils n'ont rien
sur vous.
- Et pourquoi on te croirait ?
- C'est moi qu'on cherche, pas vous.
On me soupçonne toujours,
pour votre pote. Ils savent aussi,
pour l'or.
- Quelle quantité ?
- Je t'ai demandé si t'avais un fourgue.
- Ça dépend. Il y a à manger pour nous ?
- Tu prends trop
la confiance, toi.
- A toi de voir.
- Présente-moi quelqu'...
Si on fait affaire, vous toucherez.
- Eh bien, voilĂ . - A combien
il achète le kilo ? -25000.
- Je veux le voir demain.
-(Tu joues Ă quoi, lĂ ?)
(On avait dit : plus de bizness avec ce bâtard !)
- Tu veux pas profiter du pognon qu'il gagne grâce à nous ?
- C'est lui qui nous la met. - T'inquiète.
On lui présente Berisha, puis on l'envoie au trou.
- T'arrĂŞteras jamais, en fait.
- Tiens, un café. - T'as dormi là ?
- Non, Tintin. Je pensais que tu me viendrais.
- J'avais besoin de dormir.
- Avec moi, tu dors pas ? - Ben, non.
- Excusez-moi de vous déranger.
La géoloc du portable
est activée. - Où ça ?
- Près d'Aulnay.
Dans un camp rom, dans ce secteur-lĂ .
- Quelle taille, le camp ? -400,
500 personnes.
- On y va pas. On va pas se faire piéger 2 fois.
On envoie JP et on attend que le portable sorte du camp.
Merci, Tintin.
Vibreur
Oui, patron ?
Attendez, je vous mets sur haut-parleur.
*-J'ai peut-ĂŞtre un tuyau pour Jolers et Calvi.
Ils étaient bien au Pré Gentil ? - Oui, hier matin,
pour voir Drissa.
*-Ça bastonne encore à Cléry.
Jolers et Calvi ont échangé
leurs places pour pouvoir aller au Pré Gentil.
Ça peut faire sens. - OK.
Merci, patron.
On prend le soum ? - Oui.
- Vous êtes tarés ? Il y a des émeutes anti-flics partout !
- On va pas dans la cité.
- On peut pas sonoriser, on peut pas interpeller, on planque.
- Que dit-on Ă Beckriche ?
- Beckriche ? Connais pas.
- Bon, Tom, tu viens avec nous.
Nico, tu restes ici pour donner le change.
JP, tu t'occupes du camp de Roms.
- Faites chier.
...
- LĂ , "fuck la police", c'est pas gentil.
*-Laure, la caisse des baqueux
est garée juste après
l'abribus défoncé.
- Je vois rien.
Ils sont sĂ»rement lĂ
pour Drissa.
- Camara, Berisha.
- Tu les connais
d'oĂą ?
- Ecoute.
Moi, j'achète de l'or, toi, tu as à vendre,
c'est tout ce qui compte.
- Je veux savoir oĂą je vais.
- On est lĂ pour faire des affaires.
- Si tu veux, on commence petit.
Pas plus de 1kg,
OK ? Et si ça va, on continue.
- A combien t'achètes le kilo ?
-22 000.
- T'avais dit 25.
- Berish, tu me fais quoi ?
- Non, non, non.
25, c'est quand on vient chez moi.
Là , c'est moi qui me déplace, et vite.
Bon.
Tu as combien en tout?
-20 kilos.
-24, c'est mon dernier prix.
- M. le juge, cette personne est...
- Un huissier.
J'ai un pli de la part de Me Karlsson.
- De quoi s'agit-il ?
- D'une citation à comparaître devant le tribunal.
- Une quoi ? - Une citation à comparaître.
L'acceptez-vous ?
Messieurs.
-"Poursuivi pour avoir, à Paris, mené son enquête"
"en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité,"
"et altéré un objet de nature à faciliter"
"la découverte d'un crime ou d'un délit."
Oh, la pute !
- Wesh, Moktar, bien, ou quoi ?
- Salut, Mouss.
- Bien, ou quoi ? - Wesh.
- Vous ouvrez, hein.
- Hé, on soulève tout, là .
- Vous avez pas de forces, ou quoi ?
- C'est quoi, ce bordel ?
- Qu'est-ce qu'ils foutent ?
- Ils braquent le tabac, non ?
- Un casse en direct ?
*lls s'y prennent
comme des manches.
- Putain !
- Attends !
- Vas-y, vas-y !
Ça monte, les mecs.
- Un, deux, trois. - Allez !
- Vas-y, on y va.
- On n'a qu'Ă foutre le feu.
- T'es con, ou quoi ? Va lĂ -bas !
- Vas-y, ouvrez-moi ça !
Mets plus de force !
- Mais viens nous aider!
- Un, deux, trois !
- Ça bouge, ça bouge !
Ils sont tous lĂ !
- C'est qui, le mec en costard ?
- Attends.
- Allez !
- Ouvre ça !
- C'est relou !
-Il se rapproche
du soum !
- Ho, venez !
Il y a quelqu'un !
- Ouais ?
- Sur la vie de ma mère, ça a bougé.
- Faites gaffe, ils ont des battes.
- Sur la vie de ma mère, ça a bougé.
- C'est chelou.
- Il y a quelqu'un ? Ho ! .
Ho ! - Enculé !
- Hé, bande de bâtards !
Ouvrez, lĂ !
-(Bouge pas.)
(Putain s)
-ll y a qui ?
-Il y a personne. - Je suis pas un mytho !
Si ça se trouve, c'est des keufs.
- Allez, venez.
- Enculés !
-Il y a un mec en costard qui rentre dans une Audi belge.
Note l'immat'.
L'Audi se barre.
On fait quoi, lĂ ?
- Allez !
- Putain, ça craint.
Ils sont combien ?
- J'appelle du monde.
- Non, non, attends. - Si.
- Laisse tomber, j'y vais.
- Qu'est-ce que tu fous ?
Tintin, tu vas te faire défoncer !
- HĂ©, reculez, reculez !
- Bouge!
- Sortez !
Allume, allume !
- Ho !
- OUAIS !
- C'est ma camionnette, ça va !
C'est ma camionnette,
la pétez pas !
Vous l'avez défoncée !
- Pourquoi on a entendu du bruit ?
- J'en sais rien, vous la secouez, il y a tous mes outils.
-Il y a qui ? - Personne !
- T'es un keuf ?
- Non, je suis
plombier.
- C'est un keuf.
- Déconnez pas. - Ouvre la porte.
- Faut que je trouve mes clés.
- Ouvre.
Ou on va tout cramer. - Déconne pas.
- Ouvre la porte !
- Dépêche-toi, dépêche-toi !
- Je crois que ça a commencé.
C'est la marche pour Bakary.
- T'as de la chance. On va se revoir.
- C'est bon, lâche-le.
- Petite pute, salope.
Grosse pute.
- Voilà , c'est mes clés.
- Baltringue.
- Sans toi, on se serait fait lyncher.
Merci, Tintin.
- On passe pas.
Coupez le moteur, s'il vous plaît.
- Putain.
...
Sous-titrage Lizard ST
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