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Yoruba
Zulu
...
Quelqu'un souffle.
- On attend pour rien, lĂ . Jolers a dĂ»
déposer ses récup' pour faire une grasse mat'.
- Un type en cheville avec les Camara a d'autres priorités.
- Bon, je suis désolé,
mais j'en peux plus.
- Oh non.
Tu fais quoi? Oh non.
- Désolé, j'en peux plus.
- Oh ben oui...
Il urine.
...
Oh... Oh, oh, attention.
Vrombissement
- C'est la caisse de la BAC, ça.
- Ăa bouge. Allez, hop.
C'est bon derriĂšre ? - Ouais.
- Qu'est-ce qu'ils font, ces cons ?
...
- Elle deale, la meuf, lĂ .
- Avec le landau ?
- Oui. Déclic d'appareil photo
Déclics Un client
arrive. Regarde,
regarde.
Déclics d'appareil photo
- Ăa va ĂȘtre bon, lĂ .
On se positionne.
...
- Police.
ArrĂȘte-toi.
- Oh, pop, pop. VoilĂ . Bien.
- ArrĂȘte-toi. Tu bouges pas.
Bouge pas.
- Allez, avance.
- Ils assurent, non ?
- Ouais.
- Hein ? - Ils sont bons.
C'est propre. - Putain.
Putain de gĂąchis.
...
Bon, Jolers et Calvi cachent bien
leur jeu. Ce qu'ils trament
avec les Camara,
ça va pas nous sauter
aux yeux. Donc, on reste
aux aguets. Ecoutes, surveillance, déplacements,
on décortique tout. - Laure,
on a que 2 bagnoles. Ils vont finir
par nous griller.
- Exact. Patron ?
- Besoin de quoi ? - D'autres
caisses.
- J'ai pas le budget pour ça. - Demandons au directeur de la PJ.
- Je me renseigne. En attendant, on continue.
OK ?
Tout ça a peut-ĂȘtre aussi un lien avec la mort de Mercier et Justine.
- Oui ?
- Lui-mĂȘme. *-On a les rĂ©sultats de la biopsie.
Le Dr Keppel aimerait vous voir. 17h, c'est possible ?
- Heu... Oui, oui. Mais ils disent quoi ces résultats ?
*Le Dr Keppel est seul habilité à les commenter. A tout à l'heure.
- Les Camara sont revenus dans la boucle.
Vous faisiez pas complĂštement
fausse route. - Oui. Jolers, Calvi,
les Camara,
Mercier, Justine,
tous connectés.
- Et Maria ? - La surveillance
sur les marĂ©chaux donne rien. Les filles, c'est jamais les mĂȘmes.
- Quelle est la prochaine étape ? - On a Alain Melon et Gilbert De Niro
sur écoute.
On sait au moins que Jolers et Camara magouillent
ensemble. - Au point de découper un flic
en morceaux ?
Et Calvi iraient pas jusque-lĂ .
Vous y avez pensé ?
- On va baliser leur voiture.
- TrĂšs bien.
Ben, tenez-moi au courant.
Au revoir. - Au revoir,
M. le juge.
- M. le juge... ça a donné quoi, vos examens ?
- Ah, j'ai rien du tout. Tout va bien.
- Je suis contente pour vous. - Merci.
- Laure, Tom a chopé un SMS de De Niro.
Il donne rendez-vous Ă Jolers chez Mimi,
la friterie à Cléry. Laure ?
- C'est parti.
- On a établi un lien
entre 2 policiers de la BAC et les Camara.
J'ai besoin de 3 nouveaux vĂ©hicules pour poursuivre l'enquĂȘte.
- Les soupçons de corruption
d'un équipage de la BAC
se confirment donc. - Oui.
- Dans ce cas, cessez
les investigations et laissez l'IGPN
prendre le relais.
- M. le directeur... - Des policiers
sont impliqués. C'est donc désormais l'affaire de l'IGPN.
- Pas question que cette enquĂȘte quitte mon service.
- Pardon ?
- Un commandant de l'IGPN est impliqué.
On peut faire confiance Ă personne
dans ce dossier... Il faut cloisonner. Vous seul
devez rester au courant
de l'avancement de l'enquĂȘte.
- Je vais vous donner
des voitures de saisie. - Non, il faut
des voitures de location.
Si les policiers de la BAC contrĂŽlent les immatriculations,
alors, on sera couverts.
- Bien. Je vous débloque un budget pour 2 véhicules de location.
3, M. le directeur. 3.
- Cadeau de bienvenue.
Ăa devrait Ă©gayer un peu ton bureau.
- Qui a fait ça ? C'était
Ă huis clos. - Un huissier.
C'est histoire de fĂȘter
notre "attelage" comme on dit
dans notre jargon.
- Merci.
- Sur ce dessin, on dirait pas
que je suis un connard.
Ni que tu me surpasses.
Tu as trouvé ton bonheur ?
- Oui. Celui-ci m'intrigue.
C'est du cÎté
de la partie civile. Tu vas
t'emmerder. - Pas avec Roban.
Tu l'as lu, le dossier ?
- Parcouru. - Un truc cloche. Le parquet demande
une enquĂȘte pour homicide qu'on confie Ă Roban,
qui conclut que le jeune homme a consommé trop de poppers
et s'arrĂȘte lĂ . -Il y a rien de folichon.
C'est juste une mĂšre qui supporte pas que son fils
soit mort en s'envoyant en l'air.
C'est quand mĂȘme mieux que de se faire renverser
par une bagnole comme ce pauvre Vern.
-Il est mort ?
- Non, c'était un exemple. J'en sais rien. Tu as pas
de nouvelles ? - Non.
- T'inquiĂšte,
les Vern ont
la peau dure.
- Bon, laisse-moi travailler.
Soupir
- J'ai faim.
- C'est bon. VoilĂ les Camara.
VoilĂ la BM qu'il faut baliser. - Pas ici, il y a trop
de monde.
- Fouad, fais le plein et profites-en pour faire nettoyer la caisse.
- Maintenant ?
- T'as mieux Ă faire ?
- Prends-moi
un Coca.
J'ai réfléchi à votre plan.
On va le faire... Mais mon frĂšre veut ĂȘtre sĂ»r niveau
fiabilité. - C'est fiable
à 100%. Ce Chinois brasse tout le pognon de la communauté
dans un rayon de 5km. - Les immeubles autour,
c'est quel genre ? - Des HLM, 2-3
commerces. - Sur ce coup-lĂ ,
on veut 20%.
- Tu délires. C'est toi qui les prends, les risques ?
- Je peux toujours mettre
une autre équipe sur le coup. - Ton plan, on peut s'en passer.
-Il y a rien à négocier.
Le matos,
qui l'a planté ?
De Roms, on était pas
au courant. Vous marchez,
ou pas ?
- On va déjà prospecter.
Merci pour les boissons.
- Ils s'arrachent.
Déclics d'appareil photo
- Ces enculés,
comment ils nous parlent ? - On va la leur mettre
bien profond.
- Putain, ils sont oĂč
ces blaireaux ?
- Ils sont lĂ .
Laisse
une petite distance tranquille.
...
Coups
...
- Qu'est-ce que t'as ?
Pourquoi tu fais la gueule ? - Je les sens pas, ces mecs.
Le blond, j'aime pas son regard.
C'est un gros vicelard. - Jusqu'à présent, ils ont toujours
été réglos. - Je sais.
- Ăa coĂ»te rien d'aller voir.
S'il y a autant
qu'ils disent, ça serait con
de passer à cÎté, non ?
Tu me fais confiance ou pas ? - C'est bon,
j'ai juste un mauvais feeling. - FrĂšre,
c'est nous qui tenons les keufs. Pas eux.
OK ? Hein ?
- Je vois rien avec les arbres.
Bon, il est oĂč le Jo ? - On est mal placĂ©s, lĂ .
Je vois rien non plus.
PortiĂšre
- Alors, la balise ? - Eh ben ?
- Tu l'as posée ? - Non, trop
de monde. Je l'ai bazardée.
Mais bien sûr que je l'ai posée.
Démarrage
- Super Jo. - Tu sais
que toi... Tu sais
que t'assures ? Prends ça quand mĂȘme.
- Ah, pour une fois, j'ai une bonne nouvelle.
J'ai convaincu le directeur de PJ.
Vous irez louer 3 véhicules catégorie B.
Les plantez pas, OK ?
- Ăa tombe bien, on a balisĂ© celle des Camara.
- Parfait. Et reposez-vous, on dirait des zombies.
Et lavez-vous aussi.
On frappe Ă la porte.
- Oui, entrez, installez-vous.
Ah, lĂ , lĂ .
A nous.
Alors...
Comment on se sent ? - C'est Ă vous de me le dire.
- C'est pas terrible.
La biopsie révÚle des cellules anormales dans la substance blanche.
Vous souffrez donc de ce qu'on appelle...
un astrocytome anaplasique
de grade 3... - Ce qui veut dire ?
- Cancer.
-Il y a combien de grades ? - Le grade histopronostique tente
de quantifier en fait
la progression... - Peu importe.
Il y a combien de grades ?
-4. Selon la classification de l'OMS.
- Et mes chances de survie sont...? - Eh bien, la chirurgie,
c'est le 1er traitement, nous permet
d'enlever une partie de la tumeur.
Puis, généralement... - Pardon, je... je m'en fous.
Je veux juste connaĂźtre mes chances de survie.
- Vous savez...
ce type de tumeur est assez capricieuse.
Une fois retirée, elle peut tout aussi bien rester tranquille
pendant des années que se propager dans les tissus voisins.
- Donc, on ne peut jamais en guérir.
- Exactement.
- Et si je fais rien ?
- C'est comme laisser un fou furieux en liberté.
Dans votre métier, vous le feriez pas.
- Nicolas a été drogué et torturé. Et le coupable court toujours.
Je veux qu'il soit jugé. C'est trop demander ?
- Non. C'est normal.
Mais pourquoi penser qu'il a été torturé ?
- Les traces de liens
sur ses poignets. Et les produits qu'on lui a fait absorber.
Nicolas était un garçon sain.
Il faisait du sport. Il n'avait pas besoin de ces poppers.
- Vous connaissez leurs propriétés ?
- J'ai regardé sur Internet.
C'est un euphorisant sexuel. - Pour parler crûment, c'est surtout
un produit prisé par les homosexuels favorisant la dilatation de l'anus.
Votre fils était gay,
vous le saviez. - Mais non. Que racontez-vous ?
- Le juge Roban ne vous a rien dit ?
- Ben, absolument rien. -Il n'a pas dit non plus
que Nicolas se prostituait ?
- Vous me faites marcher, lĂ . - En vous constituant partie civile,
vous aurez accĂšs
au dossier. Tout est dedans... - MĂȘme le nom de l'homme
qui a appelé les pompiers ? - Non, lui, on l'a pas encore trouvé.
- Et ça ne dérange que moi ?
- Non. Aussi vais-je demander
au juge que soient éclaircis les points qui posent question.
De votre cÎté,
passez en revue vos derniĂšres conversations avec lui.
Vous étiez proches ? - Oui.
Enfin, je croyais.
-Il venait vous voir réguliÚrement ? - Oh, une fois
par semaine, il apportait son linge.
J'arrive pas Ă y toucher.
Il y a encore son odeur. - Mme Bodin,
ne vous laissez pas envahir par le chagrin,
ça empĂȘche de rĂ©flĂ©chir.
- Pardon. Vous avez raison.
Je ne vais plus pleurer.
- Ăa tourne Ă droite.
Drissa rentre dans Aubervilliers. Tintin, tu es toujours
derriĂšre ? *-Oui, oui, on suit.
- JP ?
*-Moi, c'est bon, je te vois.
- Ăa ralentit.
Ils ont tourné à gauche.
Clignotant
...
Pose-toi lĂ .
Frein Ă main
Ils se sont arrĂȘtĂ©s derriĂšre le marchĂ© couvert.
Restez au début de la rue Pasteur.
*-Ăa marche. - Je vais checker.
Une moto démarre.
Vrombissement
...
- JP, prends-les.
Ils sont sur le mĂȘme TMAX
qu'hier. *-OK, Laure.
- Tintin, tu suis ? *-On vient de passer.
...
Un homme crie.
Exclamations
Cornes de brume
- Tintin, ils en sont oĂč les frangins ?
- Ils sont rentrés au No 6.
- Ils foutent quoi lĂ -bas ?
*-ils vont voir le foot avec les potes.
- Avec l'écran de malade qu'ils ont chez eux ?
- Moi, je sais pas vous, mais j'ai la dalle.
*-J'ai vu une pizzeria
au rond-point. Tu nous en prends une ?
*-Ăa marche. Vous me prĂ©venez
si ça bouge. Hein ?
Tu veux quoi, toi ? - Une... Une calzone.
- VoilĂ .
Les pizzas sont prĂȘtes ?
- Astrid, c'est ton vrai prénom ?
- Non, c'est Georges.
- C'est original. Et tu finis Ă quelle heure,
Georges ?
-2h. Mais oublie, aprĂšs, je vais me pieuter.
- Ăa me va.
- Des boissons ?
- Oui. Heu, 5 biĂšres, s'il te plaĂźt.
- Foot avec les potes ? - Non, boulot
avec les collĂšgues.
55, tu m'as dit.
- Tu auras fini Ă 2h ?
- Ăa dĂ©pend de toi.
- Appelle-moi.
OK... Ben, Ă tout Ă l'heure...
Georges.
- Tintin, ça bouge.
Tu en es oĂč ?
Tintin, ça bouge.
Tu en es oĂč, toi ?
*-J'arrive.
- Ils sortent
de l'immeuble et vont monter sur le TMAX.
*-Ăa marche.
*-Tom et Tintin, vous fermez le dispo.
Entrechocs
Nous, on reste un peu. - Ăa roule.
Une moto démarre.
- Ils ont foutu quoi ici pendant 2h ?
Il y a une dizaine de noms.
Il faudra voir avec le bailleur. -Il faut prendre toutes les immat'
des bagnoles de devant, éplucher le quartier,
les PV sur la zone.
HĂ©, Gilou.
- Ouais.
Quoi ?
- Embrasse-moi. -"Embrasse-moi."
- Oh, merde.
- Bonsoir, madame.
- Bonsoir.
Un portable sonne. - Bonsoir.
Oh, putain.
...
Ouais, Tintin ?
En riant Non, on a rien trouvé.
Non, je rigole parce que je me suis cassé la gueule... D'accord.
A tout de suite.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? - Le TMAX est rentré au box.
Tu crois qu'il a compris ? - J'en sais rien.
Et je m'en fous.
- VoilĂ .
On a juste quelques
habitants de l'immeuble qui sont fichés
et un hooligan un peu excité au 3e.
Et sinon, un dentiste, un kiné.
- Herville dit quoi
de la rue des Pommiers ? - Rien
de spécial.
Des bagnoles ? - Oui, tout est en ordre.
- Mais qui ils sont venus voir ?
- Et leur box
appartient à qui ? - A une société,
loué au nom de Drissa Camara. - Le TMAX,
l'immat', elle est au nom de Thibault ClaviĂšre.
Le box, au nom de Drissa.
Ils préparent un coup. Sinon, ils auraient pas pris le TMAX.
Bips Et sinon,
Jolers et Camara
se sont parlés ce soir ? - Non. Melon
et De Niro sont restés éteints. - Bon, allez,
les Camara sont rentrés, on va en rester là ce soir.
Allez dormir. Demain, on mettra tout
à plat. - Moi, j'y vais, je suis crevé.
- Heu, qui surveille le pavillon Jolers ?
- OK pour moi.
- Je t'accompagne.
- Je vous dépose quelque part ? - Chez moi.
- Tu es encore lĂ ? - J'essaie de comprendre.
Jolers et Calvi
magouillent avec les Camara, OK.
Mercier était avec eux, ou pas. Mais Justine
et Maria,
elles foutent quoi dans le décor ?
Des gamines de 14 ans mĂȘlĂ©es Ă tout ce bordel, ça colle pas.
- Tu veux pas
t'arrĂȘter 30s ?
- Et Maria, elle est oĂč ? La BRP l'a pas repĂ©rĂ©e.
Soupir.
- Bon, 15s alors.
- Tu fais quoi ?
- Une petite ambiance romantique.
- Tout le monde
est parti ? - Je crois.
Elle pose son arme.
Entrechocs d'objets
Elle frappe.
- Bonjour. M. le juge
est-il lĂ ? - Heu...
- Ah, Me Ka... Karlsson.
Que me vaut votre visite ?
- C'est Ă propos de l'affaire Bodin. - l'instruction est close.
J'ai rendu un non lieu. - J'en doute. Je défends
les intĂ©rĂȘts de la mĂšre.
Si l'instruction était close,
on le lui aurait dit.
- Didier, vérifiez
oĂč en est cette affaire, je vous prie.
- Vous deviez la clore,
mais vous ne l'avez pas fait.
- Je comprends que vous ayez caché
Ă ma cliente que son fils se prostituait. Cependant,
il reste des zones
d'ombre.
- Je ne vous suis pas trĂšs bien. OĂč voulez-vous en venir ?
- M. le juge, vous ne pouvez nier
que l'enquĂȘte a manquĂ© de rigueur.
On ignore l'identité du dernier client
de Nicolas ainsi que l'origine des traces de liens
sur les poignets. - Ne donnez pas
de faux espoirs Ă la mĂšre.
Ces investigations n'ont rien donné. L'important, c'est d'avoir déterminé
que la mort n'était pas d'origine criminelle.
Savoir avec qui Nicolas Bodin a couché ne changera rien.
-Il a pu absorber du poppers sous la contrainte.
- Son colocataire dit lui-mĂȘme qu'ils en prenaient rĂ©guliĂšrement.
Ses reins ont lùché. C'est tout. - Oui, et les traces de liens,
c'est ses reins aussi. - Sans doute un jeu
pour pimenter la partie.
- Je vous ai connu
plus rigoureux.
- Si vous n'avez rien qui puisse remettre en cause
la thĂšse de l'accident, je...
- Non, mais j'ai
de quoi pousser
plus avant les investigations. La mĂšre de Nicolas Bodin
a retrouvé son téléphone portable.
Dans son linge.
Par miracle, elle a eu la bonne idée de ne pas le laver.
Alors, par curiosité,
elle a regardé
les derniers SMS de son fils. Le jour de sa mort,
il avait rendez-vous avec un certain Superman.
Je n'ose imaginer la tĂȘte
du type qui porte un tel surnom.
- Vous avez le numéro de portable de... Superman ?
-Il s'agit de celui qui a appelé les pompiers le soir du drame.
- C'est un numéro de portable prépayé.
On ne peut identifier le correspondant.
- Oui, mais dans les échanges de SMS, il est question d'une montre,
une montre de luxe
que Superman aurait offerte Ă Nicolas.
En faisant une réquisition
auprĂšs du fabricant... - Merci,
je sais ce que j'ai Ă faire.
Didier, veuillez placer le portable
sous scellés.
- Eh bien, je vous remercie, M. le juge. Au revoir.
Un téléphone sonne.
...
- AllĂŽ ?
Oui.
Et sous son lit ?
Si tu lui faisais faire ses devoirs,
tu aurais vu qu'il avait pas son cartable.
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
-Il a encore raccroché. Il appelle toujours
quand il faut pas. C'est le 6e sens des ex.
Tu veux un café ? - Non,
je dois y aller. Je suis Ă la bourre.
- Tu es déçu ?
Tu pensais trouver
l'amour ? - Non.
Enfin, je... je sais pas. Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que j'ai été à ta place. Je pensais que j'allais revivre
aprĂšs mon divorce, mais on cicatrise plus pareil.
Tu verras. Mais bon,
une passade, ça fait pas de mal. - Oui.
- Je vais me doucher.
Claque la porte
en sortant.
- OK.
- Ici. Une montre de la marque de Frédérique Veille.
- Il y a une référence ?
On a mĂȘme un numĂ©ro de sĂ©rie.
-Il me faut les coordonnées de la maison mÚre.
- Je recherche ça.
*-Nous nous efforçons
d'écourter agréablement votre attente.
Merci de bien vouloir patienter quelques instants.
*-Pardon pour l'attente.
La montre a été réglée par carte bancaire
au nom de M. Edouard Machard. Ăa s'Ă©crit M comme "marmelade"...
- Heu, merci, ça ira. Heu, faxez-moi les informations, s'il vous plaßt.
*-Bien, monsieur.
- Didier,
veuillez porter une convocation pour le procureur Machard.
- Une convocation ?
- Pour une audition.
- Salut.
Ăa va ?
- Pourquoi ? - La pute qui a piqué
la carte d'identité
de Maria est chez Jolers. - Elles sont 2.
Elles peuvent nous mener Ă Maria.
- Bon... Tu as dormi lĂ , ou quoi?
Tu as chopé
une meuf ?
- On y va.
- Hé, t'as pécho ?
- Magne-toi.
- Vas-y,
c'est qui ?
Il frappe.
- Ăa va ? - Et toi ?
- Des nouvelles des 2 connards ? - On parlera plus tard.
AprĂšs s'ĂȘtre amusĂ©s.
- Attends,
il est 10h
du mat'. - Ben quoi ?
On va juste bien commencer la journée.
- C'est lĂ , hein ?
- Tom, on est
- Oui, c'est bon.
Dis-moi, Calvi vient de rentrer chez Jolers.
*-OK. Allez-y, on prend le relais.
- OK. Bon courage.
'Ăa bouge.
Fais gaffe.
- C'est qui, lui?
- C'est un nouveau. Tintin, il y a un type
qui est en train d'embarquer les filles.
C'est pas Moldovan. Il est dans une Ford Transit blanche.
On le suit, on le colle pas. *-Reçu.
La voiture démarre.
- Avance, avance.
Vas-y, rapproche-toi.
Oui, Tintin, j'ai une immat'. 630, Bravo, Charlie,
HÎtel, 77... C'est bon, t'as noté ?
*-Oui, oui, je l'ai.
- OK, Tintin, on décroche, nous... *-OK, on se met
Ă son cul. - Ouais. D'accord.
Un portable vibre.
...
Ouais ?
Oui.
Oui. D'accord, Ă tout Ă l'heure.
- C'était qui ? - l'hÎpital,
pour savoir si je voulais donner le bain Ă Romy.
J'ai dit oui. Tu veux venir ?
- Heu, je sais pas... Tu veux, toi ?
- Mh.
- La camionnette se pose devant un petit pavillon.
*62, rue Emile Zola.
Je vais jeter un Ćil.
- Reçu. On arrive.
*-Volets fermés. Mais du linge sÚche dehors.
- Oui, patron ? -Il y a un nom sur la boĂźte
aux lettres ? *-Ni nom, ni courrier.
- C'est peut-ĂȘtre lĂ que Moldovan loge les filles.
- Ouais.
Herville a pigé ce que les Camara
foutaient rue des Pommiers.
Il veut qu'on passe. - OK.
- OK, on arrive. - Heu, Tintin.
Propos en langue étrangÚre
Claquement de porte, loquet
- Salut, tout le monde. Vous savez danser la polka, Berthaud ?
- Pourquoi ? - Vous allez le faire dans 30s.
Il y a peu, Jolers et Calvi sont intervenus
sur un incendie dans un bazar chinois,
impasse des AmĂ©riques. - C'est oĂč ?
- Cette impasse... jouxte
la rue des Pommiers.
Elle est ici.
LĂ , le bazar. -Il appartient
à qui ? - A la famille Tao, la trésoriÚre
de la communauté chinoise
du 9-3. Donc... - Ils ont un coffre bien rempli.
- Bravo, Fromentin.
Suite Ă l'incendie, un rapport
fait état d'un coffre fort
scellé dans la piÚce
oĂč le feu s'est dĂ©clarĂ©. - Le voilĂ
leur plan.
- Les Camara ont le matos
pour ouvrir ce mastodonte. - Ces enculés
font une termite. - Heu,
une termite ? - Oui,
ils creusent pour pécho
le coffre. On a les plans
de la cave ? - Tenez.
- On devrait vérifier,
non ? - Que dit la balise ?
- La voiture a pas bougé.
- OK. Gilou et Tintin, on y va.
- Je vous prends ça.
- Au boulot.
- Combien ?
-217, 213.
On cherche.
Il murmure.
- LĂ , j'ai.
C'est ouvert.
C'est crocheté. - Pour tromper le proprio.
Entrechoc
Tiens, regarde, des traces de vin.
- Tintin, aide-moi.
Fais gaffe, c'est lourd.
- Ouais.
Bingo. - Ah, ben, ils sont bientÎt passés
de l'autre cÎté. - On a plus qu'à attendre
qu'ils tapent. Ce serait con de passer à cÎté de ce flag'.
On frappe Ă la porte.
- Oui.
- Vous ĂȘtes seul ? - Et vous en avance.
- Qu'est-ce que c'est que cette convocation ?
- Je dois vous entendre comme tĂ©moin dans l'enquĂȘte sur la mort
de Nicolas Bodin.
- Comment ? Vous deviez rendre un non lieu.
- En effet. Mais la mÚre s'est constituée partie civile
avant la fin de l'instruction.
- Qui la représente ?
- Me Karlsson. Je sais, c'est une mauvaise nouvelle.
- Que dois-je faire ?
- Bonjour. - Bonjour.
- Heu, Didier, nous allons commencer l'audition de M. Machard.
Le mieux est...
de répondre le plus simplement du monde.
Heu, M. le procureur...
connaissiez-vous un certain Nicolas Bodin ?
- Jamais entendu parler.
Ah, si, j'ai connu un Bodin sur les bancs de la faculté en 72.
Il était d'origine africaine. Je doute que ce soit
le mĂȘme. - Celui dont je parle Ă©tait
en 3e année à Sciences Po.
Il est décédé au cours d'une relation homosexuelle
le mois dernier. - Puis-je connaĂźtre
le rapport avec ma présence ici ?
- Avez-vous acheté une montre
de la marque Frédérique Veille le 27 février dernier ?
Une édition limitée
appelée "Phase de lune".
1888 exemplaires. - Une Runabout en bois
d'acajou verni en effet. - Avez-vous
cette montre en votre possession ? - Figurez-vous que je l'ai
égarée... Ou on me l'a volée.
- Vous avez porté plainte ? - La police a mieux à faire, non ?
- On parle d'une montre Ă 2 400E.
Vous auriez pu porter plainte.
- Je l'ai peut-ĂȘtre bĂȘtement oubliĂ©e sur le rebord d'un Ă©vier
aprĂšs m'ĂȘtre lavĂ© les mains
ou sur une table de nuit dans un hĂŽtel.
Pourquoi ? Vous l'avez retrouvée ?
- Dans les affaires personnelles du fameux Nicolas Bodin.
C'est pourquoi...
je me demandais si pour une raison quelconque...
vous auriez pu lui en faire cadeau.
- Je ne connaissais pas ce jeune homme. La montre,
je l'ai achetée pour moi et je l'ai égarée.
Ma réponse est-elle
suffisamment claire ? - Parfaitement.
Légers pleurs d'un bébé
- La température
entre 36 et 37 degrés. Pas plus.
...
Gardez une serviette
à proximité pour sécher votre bébé
dĂšs que vous le sortez.
Vous ĂȘtes prĂȘte ? - Ouais.
- On peut attendre
encore un peu. - Non. Il a dĂ» avoir un empĂȘchement.
- Mettez bien votre main sous son bras.
Allez-y.
VoilĂ .
Léger cri du bébé
- VoilĂ .
Le bébé gazouille.
Ăa lui plaĂźt ? - Ah, ben, on dirait bien.
Oh...
- Ăa te plaĂźt ?
Hein, Romy ? Oui?
...
...
Alors, vous en ĂȘtes oĂč ? - Le pavillon rue Zola
est loué depuis 11 mois. Devine par qui.
Virgil Moldovan. Donc, c'est bien lui
le proxo.
- Donc, tu avais raison.
- Demain, on installera
une surveillance. - Pourquoi pas maintenant ?
- D'abord les Camara. Ils vont sûrement revenir creuser.
- Oui, surtout que Melon
a demandé à De Niro si ça avançait. Et l'autre a répondu :
"On est bientĂŽt OK."
- Et les Camara sont oĂč ? - Chez eux.
- TrÚs bien. Prévenez-moi quand ça bouge.
Il frappe.
- Tu m'en veux ?
- Je comprends pas.
- Tu sais, moi... moi, mes parents, je les ai pas connus.
Ils ont eu un accident aprĂšs ma naissance.
C'est ma grand-mÚre qui m'a élevé... Elle est morte quand j'avais 5 ans.
J'ai été dans une famille d'accueil, chez des gens trÚs bien
que je pouvais appeler papa, maman. VoilĂ . Et...
Et puis du jour au lendemain, c'était fini.
Je devais les appeler et M. et Mme Perroni.
Tu vois ? Ils m'ont expliqué qu'ils avaient touché de l'argent
pour m'élever jusqu'à mes 17 ans et que maintenant c'était terminé.
Ce que je veux dire, c'est que quand tu décides de rentrer...
Larmes dans la voix dans la vie d'un enfant...
tu as pas le droit d'en sortir.
C'est pour ça que je suis pas venu.
Parce que je veux que tu sois sûre de toi.
Regarde-moi.
Sinon je préfÚre pas la rencontrer ta petite.
Tu comprends ça ?
On frappe.
- Ăa bouge, lĂ .
La bagnole des Camara
s'est posée à cÎté
du box. - OK, on y va.
-Ăa va pas ?
- Non, ça va. C'est
du pollen, j'ai les yeux qui me piquent.
- Du pollen. - Oui, du pollen.
Porte qui claque.
Natalia.
Porte, cadenas
La camionnette démarre.
Vrombissement de la camionnette
Porte en métal qui se ferme.
Vrombissement de la camionnette
Coups réguliers
...
...
- OK, les Camara
sont lĂ . On bouge pas, lĂ ,
pour l'instant. *-C'est reçu pour Tom.
...
- Mate un peu la bĂȘte.
- Ils se sont pas foutus de nous
les 2 tarlouzes. - Viens, on a pas toute la nuit.
Un chien aboie au loin.
...
Un chien aboie.
...
-Il a quoi ce chien ?
...
Il était pas là hier.
Il va tout faire foirer.
Le chien aboie au loin.
...
- Ouvre l'oxygĂšne. - Attends, attends.
- Quoi ?
- T'entends pas ? Le clebs, il arrĂȘte pas d'aboyer.
- C'est qu'un chien.
Vas-y, ouvre.
...
Souffle du chalumeau
...
Le chien aboie. - Putain.
...
- Je m'en occupe.
...
- Tu fais quoi ? - Le voisin énervé.
...
...
-Il fait quoi, Gilou, lĂ ?
- Le voisin énervé.
...
- Excusez-moi. J'habite juste en face, lĂ .
J'ai mon petit
qui arrive pas Ă se rendormir Ă cause du chien.
- Je sais pas ce qu'il a, il a senti un truc.
- Vous pouvez l'éloigner que le petit puisse dormir ?
- Oui, bien sûr. - Merci.
Vrombissement d'une moto
- Une cabine, s'il vous plaĂźt.
- Cabine 3.
- Merci.
Tonalité d'appel
*-Le 17. Quel est le motif de votre appel ?
- C'est pour signaler un cambriolage au 66, impasse des Amériques
Ă la Courneuve. *-Et vous voyez
les auteurs ? - C'est 2 Blacks assez baraqués.
Ils sont venus en TMAX. *-On envoie un équipage.
Donnez-moi votre nom... Il raccroche.
Chuintement du chalumeau
...
-Il y a au moins 7cm. On a pas fini.
- Le chien s'est arrĂȘtĂ©. Je prĂ©fĂšre.
- Attention. Recule.
...
SirĂšne de police - Putain, merde, une patrouille.
...
- Putain.
SirĂšne de police au loin
Chalumeau
- ArrĂȘte. Les keufs. Attends.
*-Un collĂšgue
descend.
- Merde, merde, merde.
- Putain.
Ronronnement d'un moteur
Il est parti, je crois.
- Ouais, c'est bon. - Vas-y,
on se tire.
- Tom, il se passe quoi ? *-Le collĂšgue monte dans la caisse.
Je crois que ça débriefe.
- Allez, tirez-vous.
- Fais vite.
- Putain,
on fait quoi, lĂ ?
- Rien. On peut rien faire.
*-Les collĂšgues repartent. Ăa descend vers vous.
Le TMAX démarre.
- Plus vite.
Vrombissement
- Police.
Bouge pas.
Bouge pas.
- Vas-y, monte.
- Putain.
- Police.
Bouge pas !
Coup de feu
- Putain, non.
- Bakary !
Drissa crie.
...
-2e DPJ. On était en dispo. Pourquoi vous avez tiré, là ?
- Oh, putain.
Allez, reste avec nous, Bakary.
- J'appelle les secours.
- Reste avec nous.
- On a un blessé par balle.
-Il est mort.
Il est mort.
- Putain de merde !
Sous-titrage Lizard ST
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