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Original subtitles

...

Brouhaha de la ville

...

Vibreur de téléphone

...

- Oui ?

*-C'est Jean-Etienne. On peut se parler, je suis en bas ?

Ouverture de porte

Bravo pour le verdict.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- J'ai un service à te demander, mais c'est un peu délicat.

- Délicat comment ?

- Tu te souviens de Stéphanie ? - Celle que t'as virée.

- Elle conteste la rupture de son contrat.

Du coup, je passe en commission de conciliation.

Tu m'assisterais ?

- C'est remonté jusqu'à l'ordre ?

- J'ai payé son préavis en retard.

Elle se raconte des histoires.

- A quel sujet ? - Lis, tu vas comprendre.

Vern.

Non, je suis pas au cabinet. J'y serai d'ici...

une demi-heure, un truc comme ça.

Un petit détour dans Paris, un dossier urgent.

Non, c'est rien.

Fais-les patienter,

petit-déj',

jus d'orange, café... j'arrive.

Joséphine, l'audience est à 17h !

Oui, je suis chez Joséphine.

Je compte sur toi.

...

- Pourquoi je suis là ?

- Tiens-toi bien. - Non.

- Tiens-toi bien.

- Justine était enceinte. Tu savais ? - Non.

- C'est toi, le père ? - Pourquoi ? Elle dit que c'est moi ?

- Elle dit rien, elle est morte.

Une infection, après avoir eu son bébé.

Il rit. - Ça te fait marrer ?

Elle a accouché seule, on l'a retrouvée sous des gravats.

- Doucement.

- Ne regarde pas ton avocat. Ça se passe ici !

- T'as 14 ans, tu sais ce que ça veut dire ?

-Il sait pas.

- Tu vas aller dans une vraie prison.

- Des gros pédés

te feront ce que toi et tes copains avez fait à Justine.

-Il a compris.

- Tant mieux, il va pouvoir parler.

- C'est bon. - Alors ?

- On t'écoute.

- Justine m'avait dit qu'elle était enceinte.

J'y croyais pas.

On l'a fait que 2 fois.

Je pensais pas qu'on pouvait tomber enceinte tout de suite.

- Son corps était dans un immeuble rue Gabriel Péri.

Tu le connais ? Regarde. - Non.

- Celui-là ? Et ça ?

Ces gens, tu les as déjà vus ?

T'es sûr ? - Sûr.

- Lui, tu l'as déjà vu ?

Le haut de ton survêt

était dans son casier.

- C'est un flic.

J'ai oublié mon survêt dans son bureau.

- Qu'y faisais-tu ?

- Convocation.

- Pourquoi ?

-Il m'a dit que Justine avait fugué et m'a demandé où elle était.

Il avait l'air inquiet.

- Tu lui as dit quoi ?

- Que je savais pas où elle était, qu'il devait voir avec Maria.

Et il m'a laissé.

- Maria Gregoriu, sa copine de classe ?

- Hum.

Elles sont toujours ensemble.

Enfin... elles étaient.

Elle est vraiment morte ?

- Tu crois qu'on est là pour rigoler ?

Qu'on s'amuse à raconter que les gens sont morts ?

- Personne n'en avait rien à foutre, de Justine, à part un mec,

Laurent Mercier.

- C'est bizarre qu'il s'occupe, comme ça, d'une gamine de 14 ans.

- Elle était seule, personne s'occupait d'elle.

Tu en aurais peut-être fait autant, non ?

Brouhaha, bribes de paroles

...

- C'est encore nous. On peut revoir la principale ?

- Elle est en rendez-vous jusqu'à 16h30.

- Tu vas l'attendre.

Vous pouvez me confirmer que M. Gregoriu est bien en 4e A

et me donner son emploi du temps ? - Je vérifie sur les listes.

- Salle 7.

Normalement, elle est en cours de maths avec M. Chalal.

- C'est là.

- C'est là ?

- T'abuses, arrête.

- On demande aux gamines ?

- Vous êtes en 4e A ?

- Oui. - Maria Gregoriu est là ?

- Vous êtes des keufs ?

- Non, on fait partie de l'agence Elite.

On avait repéré Maria

et on a perdu son numéro.

Rires

- Arrête de mentir. Elle est rom.

D'où il y a des mannequins roms ? Elle fait 1,30 m.

-Il y a les mannequins renois qui marchent.

Il faut me prendre, regardez. - Oui, pas mal.

Tu veux être mannequin ?

- Etre une star.

- Je vous caste,

mais vous nous dites où est Maria.

- Mais Maria, elle vient plus au bahut.

- C'est une lèche-cul, elle se la pète.

- La vieille meuf.

- Vous êtes photographe ? - Ma carte contre son numéro.

- On la calcule pas, cette meuf. - Je lui donne même pas l'heure.

Rires

...

- Bon, tant pis. Ciao, les filles.

Salut. - Au revoir.

- Merci, les filles.

*-C'est Noémie à l'hôpital.

On vous a pas vue, on espère que tout va bien.

N'hésitez pas à me rappeler.

- C'était qui ? - Rien, c'est du démarchage.

Que dit la principale ? - Elle est absente depuis 3 semaines.

C'est la 1re fois qu'elle sèche aussi longtemps.

C'est elle.

- Elle a arrêté de venir en classe quelques semaines après Justine.

- Comment on peut la joindre ? - Elle a pas son portable.

Il y a cette adresse. C'est un camp de Roms.

- On va voir ?

- Non, il faut éplucher les fichiers et si on a rien, on met en place

une surveillance.

Soupir

- J'avais peur que tu viennes pas. - Tu vois, je suis venue.

- Bonjour. - Bonjour.

- Mme Moreau, vous nous avez saisis en raison des soucis rencontrés

lors de votre collaboration avec notre confrère Vern.

Racontez-nous.

- J'ai été engagée par Maurice Vern, le fondateur du cabinet.

J'ai jamais eu de souci avec lui.

Après son départ, j'ai été mise au service de son fils

pour l'assister.

Il a très vite adopté un comportement déplacé

avec des demandes sans rapport avec mes missions.

- Par exemple ?

-Il exigeait que j'aille aux audiences sans culotte.

Une tradition.

- Vous l'avez cru ?

-Il voulait réduire le nombre de collaborateurs,

alors je l'ai fait. Pleurs

- On vous écoute.

- Un autre jour, il a dit que j'avais

de trop gros seins pour être crédible

et m'a proposé de payer une réduction mammaire.

J'ai dit qu'il ne pouvait pas me parler ainsi.

- Sa réaction ?

Rire -il m'a virée.

Le lendemain, sous prétexte que je m'intégrais pas à l'équipe.

Il n'a pas payé mon préavis et fait suivre mes courriers.

Aujourd'hui, je cherche une collaboration, mais c'est dur.

- M. Vern, ça vous amuse ?

Rire - C'est juste ridicule.

Pour ce qui est du préavis,

j'ai envoyé le chèque dès que vous l'avez demandé.

Pour les courriers, c'était une erreur de la secrétaire.

- On vous reproche pas ça.

- Pour le reste, on n'est pas sérieux.

Elle me décrit comme un violeur.

- Personne ne parle de viol.

- Encore heureux.

- Madame prétend avoir été victime de harcèlement durant des mois,

mais n'en a parlé à personne.

Ni à ses collaborateurs ni à l'Union des jeunes avocats,

dont elle est membre.

Et elle se réveille quand elle voit qu'elle ne trouve pas de travail

comme elle espérait. - Ça n'a rien à voir.

- Notre confrère se présente ici dans un esprit d'ouverture.

Il reconnaît avoir été maladroit lors de la rupture du contrat

et est prêt à indemniser madame pour le préjudice.

Pour le reste, aucune preuve,

aucun témoignage. Vous partagiez

votre bureau avec 2 collaboratrices

qui auraient entendu les propos que...

- Elles ont peur de se faire virer.

- On est ici pour trouver un accord.

Votre demande ?

M. Vern se déclare disposé à vous indemniser.

- Je veux

qu'il soit renvoyé en disciplinaire.

- Comment ? C'est absurde.

- Vous avez déjà reçu un blâme

pour des faits similaires.

On va faire une pause.

- Taulier. Claquement de porte

- Votre Maria Gregoriu, je l'ai retrouvée.

- Nous aussi.

Elle a été arrêtée 2 fois la semaine dernière pour pickpocket.

- Les collègues des réseaux ferrés l'ont relâchée car elle est mineure.

- Ça sort d'où ?

- Le patron de la BRF est un camarade, je l'ai appelé.

Et devinez quoi.

Maria traîne avec des Roms à la Gare du Nord.

- Bien joué, patron.

- Allez !

Laure,

vous me faites un topo.

- On vous envoie un texto.

- Et alors ?

Patron au top. Hein ?

Brouhaha

...

- Tiens, regarde.

Les 3 gamines, là.

- Tiens, regarde, là.

...

Ça y est, elles ont repéré.

...

C'est foiré. - En tout cas, elles ont tenté.

...

- Ça n'a pas l'air

d'être une des 3.

Regarde, regarde, elles recommencent.

Allez, hop !

...

- Elle lui a filé le portefeuille.

Regarde, elle lui file. C'est pas elle.

- C'est pas elle.

...

C'est elle, non ? On la voit bien, c'est elle.

Maria a un pull bordeaux, une veste en jean sans manches.

Elles sont près du kiosque à tabac.

-Il faut les tapées en flag'. Je tente un truc.

- On va taper le flag. Tintin se met en position.

Près du kiosque à tabac.

- Je descends les marches, je me mets

devant le tabac. Hein ?

On se retrouve là, ça marche.

A tout de suite.

Brouhaha

...

- Hé, hé ! Elle se barre, elle se barre !

...

*-Gilou, elle vient vers toi !

...

- Ho, ho, ho !

- Reste là, reste là.

Calme-toi, calme-toi.

- Lâche-moi, lâche-moi !

- Maria Gregoriu, c'est toi ? Maria Gregoriu ? Regarde-moi.

Maria, réponds-moi. Regarde-moi, je vais pas te bouffer.

- C'est elle. Gregoriu, Maria.

On s'en fout que tu voles. On est là pour Justine Fabre.

Tu sais pour elle ?

...

Et l'école ?

T'y vas plus. Que s'est-il passé ? - Le bébé, elle l'a eu ?

- Oui, mais on ignore

où il est. - Justine est où ?

- Elle est morte

après avoir eu son bébé.

On est là pour comprendre ce qui s'est passé.

- Elle m'a piqué

mon portefeuille. - S'il vous plaît...

On travaille là.

On est de la police.

Ho, ça va ! - Laissez-nous travailler.

On est en train de travailler.

...

- Oh, putain !

...

Cris

- Ho !

- Poussez-vous !

- Hé, ho !

Brouhaha

...

- Grouille, avance !

...

...

- Ah, putain ! - Putain, mais elle est où ?

- Laisse tomber, c'est mort. Fait chier !

- Putain !

Brouhaha

...

Ça va. toi ?

...

- Elle est complètement hystérique.

Je pensais que l'argent la calmerait.

- Manifestement, tout le monde n'est pas à vendre.

C'est quoi, ce blâme ?

- Une stagiaire a allumé tout le cabinet.

Elle racontait que je lui mettais des mains au cul.

- C'était vrai ?

- Depuis quand ça t'intéresse que ce soit vrai ou pas ?

Quoi ?

Il soupire.

- On peut se parler ?

- Comment tu peux le défendre ? - Ecoute-moi.

On va aller en disciplinaire si tu le veux,

mais voilà comment ça se passera.

Au pire, il aura un blâme et dans 2 mois, ce sera oublié.

Par contre, toi, tu resteras la fille qui a porté plainte.

T'auras une étiquette de victime

et personne ne veut travailler avec une victime.

- Je veux pas qu'il s'en sorte. - Pense d'abord à toi.

- Si personne ne dit rien, ça changera jamais.

- Tu veux jouer les martyres, bien,

mais tu peux aussi être raisonnable, penser à ton avenir

et accepter un accord. - Attends...

- On connaît Werner et Wilson. Ils cherchent une collaboratrice.

Je te laisse réfléchir.

- Un jour, il te fera la même chose.

- S'il me fait la même chose, ça se réglera autrement.

Soupir

- Je prends la responsabilité de ce qui s'est passé.

J'ai pensé que c'était inutile de la menotter.

- Une interpellation...

On peut jamais savoir.

C'est ce que disent les flics de terrain, non ?

Reste à surveiller le camp de Roms et espérer qu'elle s'y trouve.

Essayez de pas vous louper.

*-Vous êtes sur le répondeur de Joséphine Karlsson.

Laissez un message.

- Joséphine, c'est Laure. J'ai du nouveau, rappelle-moi.

- Vous avez entendu madame. Qu'avez-vous envie de lui dire ?

- Notre confrère a pris le temps de la réflexion.

Il reconnaît avoir fait des plaisanteries de mauvais goût.

Il ne mesurait pas que son attitude

pouvait être blessante.

Il est disposé à s'excuser

et à verser pour le préjudice 2 mois de rétrocession d'honoraires.

- Consœur,

qu'en pensez-vous ? - Je ne sais pas.

- Vous connaissez

l'esprit de la conciliation.

Si on peut s'épargner une procédure disciplinaire,

c'est mieux.

- Je pensais pas qu'elle céderait. Tu lui as dit quoi ?

- La vérité, que t'étais un pervers, un sadique

et que sa carrière était foutue si elle s'écrasait pas.

- Tu lui as vraiment dit ça ? - A ton avis ?

Non, que tu lui trouverais un poste chez Werner et Wilson.

N'oublie pas de les appeler. - OK. Bravo, t'as assuré.

Une coupe ?

- Non, ça me réussit pas, le champagne.

Appelle-les.

- OK.

- Vous pouvez siffler ?

Tentative de sifflement

- Tendez les bras devant vous. Hum... baissez les bras.

Ouvrez les yeux le plus grand possible.

Plus grand encore, voilà.

Combien de doigts ? -3.

- Vous pouvez sourire aussi ?

Tout ça me paraît en ordre.

Pour les résultats, on vous rappellera dans 7, 10 jours.

- Pas de pronostic, j'imagine ?

- Ça peut être bon, ça peut être mauvais, très mauvais...

Il faut attendre.

- Un problème ?

- Oui, je vois pas le nom de la personne qui vient vous chercher.

- J'ai rien marqué, je repars seul.

- C'est pas possible après une opération comme ça.

Vous n'avez pas un ami, un proche...

- C'est pas nécessaire.

- Si vous n'avez personne à joindre, je n'autorise pas votre sortie.

Vous partirez

demain. - C'est insensé.

Je vais appeler quelqu'...

Allô ?

Didier ?

...

- Toujours pas de café ? - Non, merci.

Tintin, toujours rien ?

*-On n'a pas Maria en visuel.

Ils sont autour du feu,

ils sont tranquilles, rien à signaler.

- JP et Nico, de votre côté ?

- Toujours rien non plus. Pas de Maria en visu.

- On débande pas, les mecs.

- T'appelles qui ? - Herville.

Je vous dérange pas ?

Le camp Molière, vous pouvez m'en dire un peu plus ?

- Mme le maire a permis aux Roms de s'y installer:

branchement EDF, ramassage des ordures...

- Aucune procédure d'expulsion ?

- Ce camp est légalisé.

Ce sont des citoyens européens qui peuvent voter aux municipales.

Je vous rappelle.

Pas de connerie, ce camp est la chasse gardée

du maire.

Da Costa.

- Que puis-je faire

pour vous ?

-12e congé maladie d'un collègue, membre aussi de votre syndicat.

Vous en pensez quoi ? - Que les gars sont sur les rotules.

-Il fait des tarifs de groupe,

votre toubib ?

- Vos hommes ont été très choqués par la mort de Mercier.

- Pourquoi j'arrive le 1er au service et je repars le dernier selon vous ?

Je veux que mes gars sachent que je pense à Mercier

et rêve de leur dire qu'on tient les coupables.

Il faut leur donner

du courage et de la dignité.

On choisit pas la police

pour rester le cul sur une chaise !

- Ah. ça bouge !

Une Mégane grise se pose devant l'entrée du camp.

*Deux mecs à l'intérieur.

- C'est les coéquipiers de Mercier.

C'est Jolers et Calvi.

- C'est les collègues, c'est la BAC. - Ils font quoi là ?

Ils ont pas l'air en service. - Ils ont l'air de se connaître.

C'est quoi, ces meufs ? - Peut-être des tontons.

- Elles sont hyper jeunes. - C'est des putes.

- Elles ont 14 ans.

-Il lui touche le cul, j'y crois pas, lui.

- Non, mais attends.

On fait quoi, on les suit? - Oui, oui.

Il se passe un truc chelou. On va suivre les baqueux.

*Tom et Tintin, suivez-nous.

- OK, reçu.

Je me mets à l'arrière, ils me connaissent.

- JP, Nico, vous restez en chouffe

au cas où Maria apparaît.

*-OK, reçu pour Nico.

On reste en place.

Crissement de pneus

- On va les avoir, on va les avoir.

...

Vas-y, reprends, Tom.

Tom, reprends.

Vite, vite ! *-OK.

Coups de klaxon

- Ils ont pris

à droite.

- Ils se foutraient pas de nous ?

-2e à gauche entre les immeubles.

- A gauche, à gauche. Tu crois qu'ils nous ont repérés ?

*-Gauche encore une fois.

*lls prennent à gauche au stop. Ils prennent à gauche au stop.

Ils sont en train de se poser.

Ils sont en train de se poser.

- OK, Tom, on le prend.

Photos en rafale

- Tu les as ? - Je les ai, impeccable.

...

Nouveau contact.

Un type blond.

...

...

Ça rentre dans l'immeuble.

On les a plus. Tom, prends le relais en piéton.

On passe en portable.

...

- Je rentre dans le hall, Laure.

- OK. Tu fais la vérif ?

-Il y a des boîtes aux lettres.

Elles sont pas déballées, elles sont sous cellophane.

C'est en travaux, ici. Y a rien, y a personne.

Y a un local à vélos, mais il est vide.

Personne habite ici. *-D'accord, reviens, Tom.

- OK, j'arrive.

Il prend une photo.

- Les filles sont des prostituées ? -Il y a pas de doutes là-dessus.

- Mercier devait faire comme eux.

-Il était célibataire. Pourquoi se priver ?

-Il devait coucher à l'œil.

Justine et Maria en faisaient partie ?

- Je sais pas. Elles ont arrêté l'école.

C'était peut-être pour faire le trottoir.

- Qui dit putes dit mac.

Pour qui elles bossent, jusqu'où la BAC est mouillée...

- Un motif d'embrouilles. - Le 3e homme est de la BAC ?

- Ils se sont salués comme s'ils se retrouvaient.

- Roban, vous l'avez prévenu ? - Oui.

Je le vois tout à l'heure avec le collègue de l'IGPN.

Est-ce que je pourrais parler avec Me Karlsson ?

C'est personnel.

Vous pouvez lui laisser une message ?

Quand finit la réunion ?

Soupir

Vous pouvez pas lui laisser un message ?

Au revoir.

...

Soupir

- Madame.

Madame.

Vous avez rendez-vous ? - Je cherche J. Karlsson.

- Elle est en réunion. - Où ça ?

- Plus loin, sur votre gauche. - Merci.

- Excusez-moi.

Que fais-tu là ?

- Ne reste pas là, prends tes affaires,

on s'en va. - Quoi ?

- Je t'ai parlé de 3 voitures quand t'attendais ton taxi.

Dans le lot, il y a celle de Vern.

- Je sais, j'ai retrouvé ma boucle d'oreille dans sa voiture.

- Pourquoi t'as rien dit ? - J'arrête.

On pourra pas prouver que c'est lui.

On n'a pas d'ADN, rien.

Il peut nier pour la boucle d'oreille.

C'est ma parole contre la sienne. - Je peux continuer la procédure.

- Non, c'est non. Tu m'entends ?

Je ne veux pas me retrouver avec lui aux assises.

Je supporterai pas d'être humiliée encore une fois.

- Je comprends pas.

Tu me demandes de m'en occuper et quand j'ai un truc, t'arrêtes.

- Je viens de te prévenir. - Parce que je suis venue.

- Parle moins fort. - Pourquoi bosser avec ce connard ?

- Ça me regarde. - Comment

tu fais ?

- Un problème ?

- On avait terminé. Merci, mais c'est tout vu.

- Que veut ta copine ? - Ma cliente.

Je lui ai fait ses divorces.

Elle m'a jamais payée.

- T'as 2 minutes ? C'est toi que je viens voir.

- A propos des Camara ? - Non, pas des Camara, de Laure.

- Elle est pas là. Qu'est-ce qui se passe ?

- Elle vient plus voir sa fille. Tu le savais ?

- Elle vient plus voir sa fille...

- Je pensais qu'elle t'en aurait parlé.

Elle supporte plus l'hôpital, elle veut plus y venir.

- Elle a peur, tu sais.

- Un prématuré qui reste des jours sans voir sa mère dépérit.

Romy, elle est grande comme ça. Sa vie ne tient qu'à un fil.

Il faut que tu parles à Laure.

Moi, elle m'écoute pas.

- Compte sur moi.

Téléphone

...

- Oui, allô ? Permanence pénale, oui.

Oui ?

Faites suivre par la préfecture.

Par la préfecture.

Oui, je le faxe.

Très bien, OK.

C'est à quel sujet ? J'espère voir mes enfants.

- C'est pour mon affaire de viol. Téléphone

- Rappelez-moi dans 3 minutes, s'il vous plaît, merci.

- La plaignante flanche, mais on a du nouveau.

- Quoi ?

- J'ai un suspect. C'est un avocat, d'où ma visite.

- Le nom de la victime ? - Karlsson,

Joséphine.

- Joséphine... je l'avais là.

Ah, le voilà.

Alors...

Elle fait pas que flancher, elle retire sa plainte.

Elle écrit qu'elle a trop bu et qu'elle a tout imaginé.

- C'est déjà bouclé ?

- Bien sûr.

- Mais c'est faux.

- Avec une lettre pareille, elle a tué le dossier.

Il sera classé "sans suites".

Téléphone

Permanence pénale, un instant.

Je suis désolée pour votre copine. J'ignore à quoi elle a pensé.

- Pourquoi ce serait ma copine ?

- Les flics, ça appelle.

Oui ? Oui. Claquement de porte

Elle soupire.

- Vous êtes le 2e DPJ ?

Capitaine Etcheverry, IGPN.

- Laure Berthaud.

- Roban a dit qu'il aurait du retard.

- Vous m'excusez.

M. le juge. *-Oui ? Commandant?

- Je peux vous parler en privé ?

- Oui, on a rendez-vous, là.

- Avant le rendez-vous avec l'IGPN. Vous allez comprendre.

- Vous êtes où ? - Je vous vois.

- Ah...

Quoi ?

- Le capitaine Etcheverry qui est là, on l'a shooté avec Jolers et Calvi.

Vous aviez raison. C'est un équipage pourri.

- C'est lui qu'on aurait dû

mettre sur écoute. Je comprends

pourquoi l'enquête pataugeait.

- Que fait-on ?

- On va commencer par se débarrasser de ce monsieur en toute discrétion.

- Ça va pas, M. le juge ? - Non...

C'est un vertige.

- Si je peux...

- J'attends le résultat d'une biopsie cérébrale.

C'est comme le tirage du Loto en moins enthousiasmant.

- Je suis désolée.

Si je peux faire quelque chose... - J'ai encore de la ressource.

On y va ?

J'ai relu votre rapport de synthèse concernant cet équipage de BAC.

Les écoutes, les comptes n'ont rien donné.

Reste ce qui a déclenché l'ouverture de l'instruction,

à savoir le témoignage du dénommé Momo,

interpellé pour détention de cannabis,

qui a accusé la BAC de lui avoir volé son argent.

J'ai rien contre ce M. Momo, mais c'est un peu léger.

- Parfois, il y a rien à trouver.

C'est un équipage sans histoire.

- A l'exception d'un gardien de la paix assassiné.

Qu'est-ce que vous en pensez ?

- Je partage le sentiment de mon collègue.

On s'oriente vers une piste privée,

sans lien avec l'entourage de la victime.

- Puisque vous êtes d'accord, on ne va pas s'acharner.

Clôturez le dossier

et faites-moi une transmission.

Désolé si vous pensez avoir perdu du temps.

- Aucun problème, M. le juge. C'est notre travail de vérifier.

- Des bonnes nouvelles ?

- M. Gregoriu est toujours dans le camp de Roms.

Des collègues l'y ont vue.

- Ils l'ont pas interpellée ? - Ils étaient 2.

On entre pas comme ça dans ce genre d'endroit.

On va y aller, mais ça se prépare. - Vous avez raison.

Surtout maintenant qu'on sait que des policiers sont corrompus.

- C'est Herville qui va être content.

- Vous allez récupérer l'ensemble du dossier de l'IGPN.

Je vous le ferai porter demain.

Vous avez voulu cette affaire, vous l'avez.

...

- Joséphine.

- Que fais-tu là ? - A quoi tu joues ?

- Je ne veux plus en entendre parler.

Maintenant, je suis crevée. Je peux rentrer chez moi ?

- Arrête, je te connais. - Non, tu me connais pas.

Tu crois que je suis ta copine.

J'ai eu besoin de toi pour un nom, maintenant, je l'ai.

- La prochaine fois, va te faire enculer.

...

Roban nous refile le volet IGPN sur la surveillance des baqueux.

- J'y crois pas.

C'est à nous de surveiller ces enculés !

- Si on veut pas de fuites, c'est mieux de tout centraliser ici.

- Je leur ai payé un verre !

- T'as eu Herville pour le camp de Roms ?

-Il nous fournit des équipages de BST et de BSQ.

Il dit que ça suffira.

Sinon, les Roms penseront à une évacuation.

- OK. - Hein...

Elle soupire.

- Je finis les PV, on se voit là-bas. - Non, tu finis rien.

Tu tiens plus debout.

Je te raccompagne, hein ?

Grincement du portail

...

Bribes de paroles

...

- Ton portable, tu l'as mis où ?

- Dans ma poche.

- Que fais-tu là ? - On récupère Ruben.

Voici Pascal. - Salut.

- Et les jumeaux et Marius ? - Ils sont chez ma mère.

- Ruben devait rester jusqu'à samedi.

- Tu lui files des raclées ?

- Qu'es-tu allé lui raconter ?

- Que tu m'avais foutu une baffe.

-Il disparaît pendant 24 heures, j'ai flippé, ça m'a échappé.

C'est pas grave ! - Allez, viens.

- Je voulais pas partir.

- Si t'as pas envie de partir, tu peux rester.

- On n'a pas fait ce trajet pour rien.

- Vous avez pas fait ce trajet pour rien.

C'est les papiers du divorce.

Tu me fais chier avec ça. Prends-les et va-t'en.

- Ça aurait pu se passer autrement. - Je suis bien d'accord.

- Excuse-moi.

Grincement du portail

Claquement de la porte

...

- Qu'est-ce qu'on fout là ?

Pourquoi tu t'arrêtes ici ?

Putain !

- Allez, va voir ta fille.

- Quand on me dira qu'elle va vivre. - Elle vivra pas si tu n'y vas pas.

T'es sa mère.

Je suis à court d'arguments et mal garé, vas-y.

Hop !

Dépêche-toi ou je te saute dessus.

Allez.

...

- Il y a quelqu'un ?

...

Il y a quelqu'un ?

Pleurs

Il y a quelqu'un ?

Il y a quelqu'un ?

Vous avez vu quelqu'un ?

- Que se passe-t-il ? - Où est Romy ?

- Elle a été transférée en néonat.

On n'a pas eu le temps de vous prévenir.

C'est une bonne chose. Ça veut dire qu'elle va mieux.

- Vous êtes sûre qu'elle peut respirer ?

Comment elle fait sans machine ? - Elle en a plus besoin.

Elle respire toute seule.

Pleurs du bébé

...

...

...

- Je l'avais jamais entendue pleurer.

- Et c'est pas fini.

...

Bribes de paroles

...

- C'est elle. Vous l'interpellez.

Elle est pas grande, mais cavale vite.

Je l'ai pratiquée. - Ça marche.

- Ça va ? - Oui.

- Et Romy ? - Ça me fait plaisir de te voir.

Elle est plus aux soins intensifs. - C'est une bonne nouvelle, ça.

- Mais il faut rester prudent, ça peut dégénérer.

J'ai une boule au ventre, ça m'a jamais fait ça.

- Tu commences à l'aimer, tu flippes. -(J'ai envie de t'embrasser.)

- Ça va ?

- Jolers et Calvi sont sur une autre mission ?

- On a des vols à la portière, on les a mis là-dessus.

- Vous êtes toujours porteuse de bonnes nouvelles.

Deux bons flics qui plongent.

- J'avais pas mieux pour recollaborer.

- Ça me coupe l'appétit.

Cet équipage était bien et voilà, qu'ils se tapent des mineures !

Je comprends pourquoi Mercier voulait être muté.

- Comment ça ?

-Il aurait envoyé une demande, mais j'ai rien reçu.

-Il était peut-être pas d'accord avec ses collègues.

Il était pas comme eux.

- S'il a fait une demande, il y aura forcément une trace.

Allez, on y va, les gars, allez, allez !

On bouge, là, allez.

-Il est où, Tintin ? - Je sais pas.

- Ah ben dis donc,

ça va pas, toi ! - Non.

- Qu'y a-t-il ?

- J'ai pas envie d'en parler.

...

- Les gars, ils sont là !

- Il y a les flics, il y a les flics !

- SO, SO, SOLIDARITE, SO, SO, SOLIDARITE,

SO, SO, SOLIDARITE, SO, SO, SOLIDARITE,

SO, SO, SOLIDARITE,

SO, SO, SOLIDARITE !

- Allez, on y va, là !

- Qui les a prévenus ? - Il a dû y avoir

une fuite chez nous. Brouhaha, cris

...

- Je dis quoi aux gars ?

- Tiens-les au chaud et personne ne bouge.

- On va leur parler.

...

- Vous n'avez rien à foutre là. - Barrez-vous !

...

-Il y a un responsable ?

- On vous laissera pas les expulser sans une solution durable !

- On ne veut expulser personne !

C'est une opération de police judiciaire !

On recherche un individu.

- On connaît ça.

Non aux expulsions ! - Vous comprenez pas.

On veut juste interpeller !

Si vous. .. - Le campement est en règle.

On a...

Brouhaha

- Laissez tomber, ça sert à rien.

Brouhaha Ca sert à rien.

...

- On est en sous-effectif.

Là, ils sont bien réveillés, chauffés à blanc par les débiles.

- Cassez-vous, cassez-vous !

- Cassez-vous !

- Que proposez-vous ?

- Les CRS, dans 45 minutes.

-Il faut taper tout de suite, sinon on perd l'effet de surprise.

- Je rentrerais pas là sans renfort.

Ça peut vite dégénérer. - Ou bien se passer.

On va pas se laisser impressionner par une bande de guignols, non !

-Il faut tenter le coup.

- NON AUX EXPULSIONS ! - Vous faites chier, Berthaud.

- NON AUX EXPULSIONS, NON AUX EXPULSIONS !

- Bon, je m'occupe de ces cons. Brigadier, allez !

Coups de sifflet

Brouhaha, cris

...

- Bonjour. Vous la connaissez ?

...

- Maria, vous connaissez ? - Je ne connais pas, non.

- Police. On cherche une femme.

...

- Maria, vous la connaissez ?

Regardez-la bien.

Vous l'avez vue ? Regardez-la bien.

- Vous la connaissez ? On la cherche.

- C'est elle qu'on cherche, Maria.

- Vous la connaissez pas ?

...

- Hé, hé !

- Vous l'avez vue ? Regardez-la bien.

- Tu connais ?

- Me regarde pas moi, regarde la photo.

Regarde, hé, regarde. - Vous faites quoi ?

C'est illégal.

- Tu vas me dire ce qui est légal ?

- Dégage! - Ho !

Fracas

- Putain !

Coups, gémissements

...

- Ho, ho, ho !

- Ho !

Coups - Dégage !

- Lâche-moi !

- Putain, viens là !

Fracas

...

Gémissement

Brouhaha, cris

...

- Ça va, Tintin ? - Oui.

- Laure !

...

Laure, regarde-moi.

Réveille-toi, ça crame.

...

Marche tout doucement.

-(Maria...)

- J'en ai rien à foutre de Maria. On verra plus tard.

Doucement. Ça va ?

Pousse-toi, pousse-toi !

- Alice, je cherche les conclusions

de l'affaire Loubière. - Oui.

Elles sont arrivées hier soir.

Vous voulez regarder ? - Je veux bien, merci.

- Tenez. - Merci.

- Je vous en prie.

- D'accord.

Ça avance.

Vous pouvez éventuellement me les scanner

pour que je les aie ce soir ? - Je peux vous faire ça

dans un quart d'heure.

- Du coup, je vous laisse ça. - D'accord.

- Et euh...

- Vous avez vu la convocation ? - Oui, très bien.

-Il y a un changement d'horaire. - J'ai vu. Merci beaucoup.

Brouhaha, bribes de paroles

...

- Madame le maire.

- Commissaire. Il y a des victimes ?

-2 blessés parmi les collègues, 4 ou 5 parmi les habitants,

dont une fillette.

- Vous pouviez pas nous prévenir ? Une opération, ça se prépare.

On a des relais dans le camp. - J'ai pas à prévenir les mairies.

- Vous balayez les efforts de la municipalité.

On travaille pour leur offrir

des conditions de vie acceptables.

Ça vous passe au-dessus ? - Voilà, je suis un con.

- D'accord. - Un con.

- Julien, on y va ?

- Ah là là !

- Ça va, patron ?

- Oui, oui, ça va.

Je suis désolé, c'est ma faute.

J'aurais dû écouter Herville.

- C'est aussi la mienne.

- Votre tête, ça va comment ? - Ça va.

- Allez à l'hôpital, faites une radio.

- Je suis allée voir les pompiers. - Ils y connaissent que dalle.

Allez. Escoffier, emmenez-la.

...

Il souffle.

- Tu veux pas qu'on aille chez toi ?

J'en ai marre des hôpitaux.

- Mais ça va aller, ton truc, là ? - C'est juste une égratignure.

- Oui...

Euh... OK.

OK, d'accord.

- Aïe , aïe

Aïe, aïe...

Gémissement

Aïe, aïe, aïe.

...

Aïe !

...

Sous-titrage ST' 501

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