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...
Déclic
...
Téléphone
...
- Oh, putain...
...
- Ouais. *-Je suis lĂ . Je monte ?
- Non, monte pas, monte pas !
J'arrive, moi. Oui.
Soupir
Tu veux ton chèque ?
- Quoi ?
- Tu vas te foutre de moi longtemps ?
Ta mère, Alzheimer, c'est quoi, ces conneries ?
Ta mère, elle est morte depuis 5 ans.
T'es con.
Dis quelque chose.
- A cause de la formation, j'ai plus un rond.
- Je vais pleurer.
T'es une meuf de voyou. Mentir, tu peux pas t'en empĂŞcher.
- Ça t'a pas toujours gêné.
Ça t'excitait de me piquer à ton indic.
- C'est toi qui m'excitais.
Avec qui tu traînais, je m'en foutais.
Je me suis mis dans la merde pour que tu dépendes plus de Djibril.
Je suis vraiment le roi des cons.
Tire-toi. - ArrĂŞte !
- Lâche-moi ! - S'il te plaît.
Ecoute-moi, s'il te plaît. Je n'ai pas voulu...
J'ai pas voulu te mentir !
- ArrĂŞte ! - Ecoute-moi 2 secondes !
S'il te plaît !
Porte
Elle pleure.
Putain !
Coups, grognements d'effort
...
Essouflement
...
Quelqu'un approche.
- Je vous cherchais partout.
J'ai un truc
Ă vous montrer.
Je vous attends.
- J'arrive.
- Ah, viens voir.
Ça y est, tu sens bon ? T'es propre ?
Alors...
Ça vous rappelle rien ?
- La coque du portable de Mercier. - La mĂŞme.
Bryan Dupuis est seul Ă les vendre.
Mercier le connaissait,
il l'a achetée dans sa boutique. - Et ?
- Ça veut dire
que Mercier connaissait Dupuis ! Mercier, les Camara, Bryan Dupuis.
Tout ça pouvait fricoter ensemble.
Mercier a pu être buté pour une histoire de business.
- Tintin, Bryan Dupuis, c'était l'indic de Brémont.
Il l'a tuyauté sur les lingots.
- Faut appeler Brémont.
- Bryan Dupuis est mort.
- Tu te fous de moi ?
- On l'a retrouvé hier. Brémont nous a prévenus.
Ça aurait un rapport avec les Camara.
- Je comprends rien.
Bryan a pas bougé de chez lui.
Ils l'auraient chopé quand, les Camara ?
- On a retrouvé un corps
dans les décombres de l'immeuble rue Péri,
oĂą Mercier a vu les Camara.
Soupir - Un corps ?
- Une ado.
Allez voir si ça a un lien avec notre affaire.
Tenez-moi au courant.
Photos
...
- On se quitte plus.
- Qu'est-ce qu'on a ? - Une ado de 13-14 ans.
Des ouvriers l'ont trouvée en creusant.
Elle devait dormir dans une cave. - Vous avez fait les constat' ?
- On attend le SDPJ 93 saisi par le proc.
Commissaire Herville.
Chef du district. - Capitaine Lassac,
Lt LOĂŹC Fustec.
- Commandant Berthaud, 2e DPJ, Capitaine Fromentin, Lt Escoffier.
-2e DPJ ? La proc nous a saisis. - Mais je les ai appelés.
- On est sur un homicide
qui peut être lié à cette affaire. - C'est vous ou nous ?
- Pour l'instant, c'est vous.
Le parquet décidera plus tard à qui revient l'affaire.
- Si vous la voulez, c'est cadeau.
- Excusez-moi.
On peut rester en observateurs ? - Pour observer quoi ?
- Si on lie ça à notre affaire, on pourra la récupérer.
- Si ça vous amuse.
Adolescente
type européen, brune. Age, entre 13 et 16 ans.
Le corps est dans un godet, recouvert de gravats.
Dans un sac de couchage rouge.
OK, on déblaye.
Fais le haut,
je fais le bas.
OK...
PrĂŞt ? - Oui.
Il tousse.
- Les vĂŞtements sont sales.
Elle porte un jean bleu sombre.
Un pull rouge.
Aucune plaie apparente
mis Ă part...
une compresse ensanglantée au niveau du bas du ventre.
- Grosse tache de sang au pubis.
- Le visage est intact, mais la mort date.
Sur l'aile droite du nez, elle a un piercing.
- On dirait un strass.
- Berthaud, c'est ça ? J'ai pas besoin d'une mouche du coche.
- Je voulais juste filer un coup de main.
- Bon.
OK, on remballe. On en saura plus Ă l'autopsie.
...
- Comme vous le savez, j'ai ordonné une expertise en urgence
du marteau qui a été retrouvé
dans la fosse de l'ascenseur.
L'expertise est négative.
Le marteau ne comporte ni trace de sang
ni résidu de détergent.
- Des empreintes ? -Il est neuf.
Vous questionnerez l'expert, mais après ça, je clos les débats.
Nous entendrons les réquisitions et vos plaidoiries.
Je compte sur vous tous pour maintenir un climat serein.
Me suis-je fait comprendre ?
Je vous remercie.
- Ce marteau, il a servi Ă quoi ?
- A rétablir la vérité. - Tu ferais un grand magistrat.
- Ça accrédite la version de Thomas.
Il n'a que commandité la mort de son père.
- Ça nous fait une belle jambe.
-Il faut plaider l'indulgence. - Ça marche pas, aux assises,
tu le sais très bien.
On va prendre perpète tous les deux.
- J'ai eu le SDPJ 93.
Une DNU pour disparition tournait sur la gamine
depuis un mois et demi.
Justine Fabre, 14 ans.
Une gamine Ă la cave
peut expliquer que Mercier les ait pris en photo devant l'immeuble.
- Le SDPJ a quoi, sur Justine ?
- Rien, ils vont voir le père.
On peut venir si on la met en veilleuse.
Téléphone
- Oui, Christine. Je peux te rappeler plus tard ?
Il a dormi chez Mathias hier.
Il doit dormir.
Il te rappellera, t'inquiète pas.
Sinon...
Putain !
- Je savais que c'était pas une fugue normale.
- Elle fuguait souvent ? - Sa mère s'est tuée
en voiture il y a 2 ans.
Depuis, tout va de travers Ă la maison.
- Pourquoi c'était pas "une fugue normale" ?
- Elle a laissé un mot. D'habitude, elle partait sans rien dire.
LĂ , non.
-Il disait quoi, ce mot ?
Il pleure.
- De pas m'inquiéter.
Que j'aurais bientĂ´t des nouvelles.
- Vous l'avez gardé ? On peut le voir ?
...
- Pourquoi avoir mis
3 jours à déclarer sa disparition ?
- J'ai attendu qu'elle appelle, qu'elle donne des nouvelles.
Rien. Alors, je suis allé à la police.
Il y a un gars que j'aime bien, lĂ -bas.
Il m'avait ramené Justine 2 ou 3 fois.
Mais il était pas là .
- Est-ce que je peux...
Il s'appelait comment ?
- Laurent Mercier.
On m'a dit de rentrer chez moi,
de pas m'inquiéter, qu'elle reviendrait, comme les autres fois.
- On peut regarder dans sa chambre ?
- Au fond Ă droite.
- Vous ĂŞtes taxi ? - Ouais.
Pas souvent Ă la maison.
Pas assez, peut-ĂŞtre.
...
- Te dérange pas.
- Désolée.
(Justine, c'est Bambi.)
(Qui envoyait les SMS Ă Mercier.) - Stop, les messes basses.
- Shoote-le.
Tu trouves un truc ?
- Pourquoi tu prends ça ?
- Faut tout embarquer, lĂ .
Toutes les photos... Les cartes postales...
L'agenda... - Tu vas gérer les scellés ?
- Une ado morte et tu veux pas te faire chier pour 3 scellés ?
- Cassez-vous.
- Faut rester calme. - Allez.
- On y va.
- Ça va pas ? - C'est mon enquête. Dégagez.
- T'es grave, toi.
- Pour nous, c'est bon. Ton collègue t'attend pour les saisies.
- OK. Merci. - De rien.
Cet immeuble rue Gabriel Péri vous dit quelque chose ?
Un ancien squat.
Et ces deux messieurs ?
- Non. - D'accord. OK.
Merci, monsieur.
- On va vous laisser.
- Au revoir.
- Mercier cherchait Justine. Elle répondait pas à ses SMS.
Mais pourquoi il s'intéressait à elle ?
-Il se la tapait. -14 ans !
- Je cherche.
-Il voulait retrouver Justine et il s'intéressait aux Camara.
C'est quoi, le lien ? - Que foutait Justine rue Péri ?
- Peut-être qu'elle squattait. - Ça, c'est possible, oui.
- Parlons des Camara aux autres guignols.
- On va pas leur refiler un tuyau !
La carte prouve que Justine et Mercier se connaissaient.
On peut récupérer l'enquête. Je vois avec Roban.
- Ruben, c'est papa. Rappelle maman.
Elle me bombarde de textos, elle est inquiète.
Rappelle-la. Ciao.
- Je tenais à vous faire part des résultats
sur la mort de votre fils.
D'après les examens, Nicolas souffrait
d'une insuffisance rénale chronique.
- Je l'ignorais. -Il est décédé
car ses reins ont pas réussi à éliminer certaines substances
qu'il avait absorbées.
- Quel genre de substances ? - Des excitants.
Des vasodilatateurs, précisément.
- Quelqu'un lui a donné ces vasodilatateurs ?
-Il est plus envisageable qu'il les ait pris lui-mĂŞme.
- Pour quoi faire ?
- Ça peut améliorer les performances sexuelles.
- A 24 ans ?
- Quoi qu'il en soit, sa mort n'est pas d'origine criminelle.
- Les traces sur ses poignets ?
- C'est sans aucun rapport avec le décès.
- Qui a appelé les pompiers ? - Peu importe
puisque ce n'est pas un homicide.
Je vais donc rendre un non-lieu et clore l'instruction.
Le légiste a signé le permis d'inhumer.
Vous pouvez disposer de sa dépouille et organiser les funérailles.
Je vous souhaite beaucoup de courage.
J'allais pas lui dire que son fils était un prostitué homosexuel.
Ça l'aurait achevée.
On frappe.
- Je peux vous parler ? - Bien sûr, commandant.
Soupir
- On a du nouveau.
On est allés chez le père de Justine.
On a trouvé une carte
avec: "Joyeux anniversaire, Bambi".
- Oui ? - Donc Justine, alias Bambi,
et Mercier se connaissaient. Les deux sont morts assassinés.
- Oui, intéressant.
Mais c'est pas suffisant pour faire dessaisir le SDPJ.
Il faudrait un lien entre l'infraction et les auteurs.
- C'est les Camara. Mercier cherchait Justine dans leur entourage.
- Ça, c'est ce que vous racontez.
Elle a été tuée comment ? - On voudrait le savoir mais pas sûr
que le SDPJ 93 nous laisse assister Ă l'autopsie.
- J'ai peut-ĂŞtre une solution.
Je vais voir.
- Merci, M. le juge.
- Les collègues de BAC de Mercier ? - Ça a rien donné.
- Vous lâchez pas, hein.
Rire
- Alors ?
- J'ai reçu le résultat ADN.
Aucune trace.
- Le portable d'Edelman ? - Borné toute la nuit dans le 17e,
pas lĂ oĂą tu te trouvais.
- Edelman habite le 17e, il a pu m'y amener...
- C'est pas une preuve. - Trouves-en !
- Qu'est-ce que tu crois que je fais ?
- Edelman est sur la vidéo du distributeur.
- Mais pas toi.
Tu as pu suivre n'importe qui. - C'est lui.
Il me tétanise. -Il y avait une sortie de parking
à côté de l'endroit où tu étais. 3 voitures en sont sorties.
J'attends les immat'.
Si Edelman en fait partie, je le convoque.
Soupir
- On dit que les avocats sont des auxiliaires de justice,
qu'ils participent
Ă la mission de service public de la justice.
Jusqu'à présent, j'en doutais.
Mais après avoir entendu Me Karlsson, je dois en convenir.
Elle nous a ouvert les yeux en désignant le commanditaire
dé cet acte prémédité,
son propre client, Thomas Weber.
Votre tentative de justifier la gravité des faits
par l'enfance malheureuse de votre client ne dupe personne.
En tout cas pas cette cour.
Une enfance passée dans le 16e arrondissement
avec 300E d'argent de poche par mois n'est pas "malheureuse".
Je demande donc
aux jurés de retenir l'excuse de minorité
dont les accusés peuvent bénéficier,
mais de les condamner tous les deux
Ă la peine maximum :
20 ans de réclusion criminelle.
Je vous remercie.
- Bien.
La cour vous remercie.
La défense, dans mon bureau.
L'audience est levée.
- Pourquoi je vous ai écoutée ?
J'aurais dĂ» la fermer !
Menottes
- Le réquisitoire étant le même pour vos 2 clients,
la règle de plaider du moins-requis
au plus-requis ne s'applique pas.
Si on pouvait éviter un cirque, ça m'arrangerait.
Qui de vous deux aura le privilège de plaider en dernier ?
- C'est au plus ancien
au Barreau de trancher.
Je porte beau, mais je suis plus vieux.
- Mme la présidente,
mon confrère va charger mon client. Je dois plaider en dernier.
- Elle veut avoir la meilleure place.
- La qualité de la plaidoirie compte.
- Les jurés délibèrent avec les derniers mots
en tête. - Départagez-vous
ou votre bâtonnier le fera.
Me Karlsson,
votre serment ?
-14 décembre 2004.
- Et vous, Me Edelman ?
- 20 novembre 1995. - Bien.
- Donc, Me Karlsson, c'est vous que j'appellerai en premier.
- Roban récupérera la procédure.
Mais prenons les devants. - Hum...
Faites comme si j'étais pas là .
- Le juge Roban va nous récupérer la procédure sur Justine.
Il veut qu'on continue de bosser sur la BAC.
Vous,
du nouveau ?
- La vidéosurveillance au club de boxe donne rien.
Que des embrouilles dans la cité. - Waouh !
- Rien de bien méchant.
Tape ArrĂŞte, putain !
Ils se mettent bien sur la gueule.
Les Camara sont toujours là pour tempérer.
LĂ , il y a Bakary.
Soupir
Il les sépare.
Il la joue grand frère, quoi.
- Ils ont pas l'air de tueurs.
- On a pas su si Justine vivait
rue Péri.
J'ai demandé à Herville si les Mineurs la connaissaient,
mais ils ont que les fugues.
- Roban va prendre combien de temps pour récupérer la procédure ?
- J'attends qu'il m'appelle.
- Venez me voir quand vous saurez.
- La petite était scolarisée à Karl Marx, à Cléry. On y va ?
- Sans procédure ?
Si on tombe sur le SDPJ...
- Ça m'étonnerait. Le temps qu'ils se bougent...
On y va discrétos.
Tape
- Putain, t'es lourd !
...
- Bonjour, on est de la police.
On peut voir la principale ? - Je l'appelle.
Mme la principale ? J'ai la police Ă l'accueil.
Très bien, merci.
Elle vous reçoit dans 5 min. - Merci.
- J'ai beaucoup été dans le bureau du principal.
- Tu devais pas arrĂŞter. - Je reviens.
- J'avais carrément un billet coupe-file.
- Ruben, c'est papa. Je voudrais que tu me rappelles.
Je vais pas t'engueuler, mais je m'inquiète, là .
Rappelle, envoie-moi un message...
A tout de suite. Je t'embrasse.
Soupir
...
Déclic
...
-"Enzo".
- On voit peu la police judiciaire.
C'est pour quel élève ? - Justine Fabre.
Vous voyez qui c'est ? - Oui.
C'est une élève de 4e A.
Ça fait 2 mois qu'elle vient plus. Il lui est arrivé quelque chose ?
- Vous pouvez nous en dire plus sur elle ?
- Une élève terne, pas très assidue. Et beaucoup d'absentéisme.
- Que se passe-t-il dans ce cas ?
- On envoie un SMS aux parents. On les convoque.
Si l'élève revient pas,
on le signale au parquet et au rectorat.
Pour Justine, on l'a fait. - Le père a été convoqué ?
- Bien sûr. Justine, cette année, c'était un courant d'air.
- Vous avez vu les tags des toilettes garçons ?
- Je n'y vais pas, monsieur.
-"Justine la pute",
"Justine suceuse"...
Vous n'avez pas su ? - Non.
Ça n'est pas remonté jusqu'à moi.
- Vous avez pas entendu de rumeurs ? - Non, je...
- Justine a des amis au collège ?
- Très peu, comme elle vient pas souvent.
Si, une fille dans sa classe, Maria Gregoriu.
- On peut la voir ?
- Là aussi, l'absentéisme...
- Comment ça s'écrit, Gregoriu ? - Avec un U. Elle est rom.
C'est compliqué d'alerter les parents,
comme ils sont pas sédentarisés.
-Il y aurait un élève qui s'appelle Enzo ?
- Oui. Il y en a qu'un, Enzo Beltra. Il est dans l'autre quatrième.
- On peut le voir ? - Oui.
Oui... Suivez-moi.
- Roban. - M. le procureur.
- Faites vite, j'ai un entretien dans quelques instants.
- J'ai un service Ă vous demander. - Dites-leur que j'arrive.
Je vous écoute.
- J'ai besoin de récupérer une affaire au parquet de Bobigny,
l'homicide d'une adolescente probablement lié
au meurtre du policier mutilé.
- Pas besoin de moi pour ça. La section P12 s'en chargera.
- Mais ma connexité est un peu légère.
- C'est-à -dire ? - Des victimes liées.
-Insuffisant. - D'oĂą ma visite.
- Ecoutez, mon cher, je suis procureur, pas magicien.
- Enfin...
Entre procureurs, la connexité est une notion flottante.
- Je regrette, je ne peux rien faire pour vous.
- Je comptais sur vous.
- Vous vous êtes trompé. Ça arrive.
Au revoir, Roban.
Au revoir.
- Des nouvelles de Ruben ? - Non.
Il me rappelle pas.
-Il a pu paumer son portable. - Ça fait 24h sans nouvelles.
- Le voilĂ .
- On se retrouve au service.
- Enzo, la police veut te poser des questions
au sujet de Justine Fabre.
- Assieds-toi. LĂ .
- Tu connais bien Justine ?
- Sois plus précis. - Je sais pas.
C'est juste une meuf de 4A.
- Tu as un téléphone ?
- Non.
- Le code ?
- Vous avez pas le droit. - On va se gĂŞner. Le code ?
-1607.
Pourquoi vous faites ça ?
- Tiens, tiens... "Justine Fabre".
Tu la connais pas, mais elle te connaît bien.
"Trop hâte de te revoir." "Je pense à toi."
"J'ai un truc grave à te dire." C'était quoi ?
- Je sais plus.
- T'es sorti avec elle ?
- Une fois, pour rigoler.
- Ça veut dire quoi ?
Léger rire
- C'est vrai, les trucs obscènes, dans les chiottes ?
- 2 calculatrices ?
- Ben ouais. Et alors ?
- C'est quoi, le code pour l'autre ?
Le code !
- Le mĂŞme que l'autre. - Dis-le !
C'est tes vidéos ?
*-Qui commence ? *-Vas-y, je la prends.
Viens lĂ . *-A genoux, grouille !
Ouvre sa braguette.
*-Touche-moi les couilles. T'as l'habitude, allez.
Filme !
*-Je zoome. Prends ses couilles.
Suce-le. Bien au fond, comme ça.
*Halètements *-Elle aime bien, cette chienne.
*-C'est bon, c'est fini. *-HĂ©, c'est Ă moi.
...
*-Grosse chienne. - C'est le théorème de Pythagore ?
On l'embarque.
- On l'a pas violée. Justine kiffait.
- Ah ouais ? - Demandez-lui !
Elle vous dira.
- On lui demandera. - Roban.
Oui, M. le juge ?
- Elle a porté plainte ?
- Merci. Gilou ?
On a pas récupéré l'enquête. - Tu déconnes ?
Et le merdeux ? On doit le relâcher.
- On devra le refiler aux connards du SDPJ.
- Putain, la connerie...
Porte
- J'ai reporté tous vos rendez-vous de demain.
J'ai prétexté une contrainte personnelle.
- Merci, Didier.
Vous me l'avez dit 3 fois.
- Ma mère a subi une biopsie. On s'est inquiétés, mais ça a été.
...
Tour de clé
- Ruben ? T'es lĂ ?
Ruben !
Ruben, t'es lĂ ?
Soupir
Téléphone
...
T'es oĂą ?
Qu'est-ce que tu fais là ? - Tu peux donner ça à Gilou ?
- Donne-lui, toi. - Vaut mieux pas que je le croise.
Tintements de clés
Téléphone
- Putain...
...
- Le taulier vous cherche. - Plus tard, je suis occupé.
- Ça va ? - Non.
Pas vraiment.
Il pianote.
...
Déclic
- Je t'aide ? - Non.
- Il fait quoi ?
C'est pas possible.
- Ces vidéos, avec Justine,
ça craint.
Détention de pornographie avec une mineure, c'est grave.
Les collègues à qui on va te refiler, on les connaît bien.
Ils te louperont pas. - On peut les calmer,
si tu nous racontes.
Tu voulais juste t'amuser ?
Freinage Regarde-moi.
Tu t'amusais ?
Ils arrivent.
- On bosse dans notre dos ?
- Quelqu'un doit sortir cette affaire.
- On revient de l'autopsie. - Elle a été tuée comment ?
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? - Reste poli.
- C'est lui, le nouveau Marc Dorcel ? Viens avec nous, petit.
- Bouge, dépêche-toi.
- M. Roban ?
Bonjour.
VoilĂ . C'est lĂ .
Avec la Bétadine, il faudra faire des shampooings avant la biopsie.
Je demande Ă l'aide-soignante de vous aider ?
- Je suis encore capable de me shampouiner, merci.
- A plus tard.
Soupir
- Quand vous avez repris du service, je vous ai dit
que je voulais ĂŞtre au courant de tout.
Je l'ai dit ou pas ?
HĂ©, oh ! Coup
Je l'ai dit ou pas ?
Alors, pourquoi vous interrogiez un gamin hors procédure ?
- Roban pensait pouvoir récupérer le dossier.
- Vous étiez obligée
de foncer tête baissée ? De quoi j'ai l'air quand le SDPJ se plaint?
J'étais pas au courant !
Vous feriez mieux de sortir notre affaire.
- C'est lié. Mercier et Justine se connaissaient.
- Et alors ?
Si Enzo a tué Justine avec ses amis pendant une séance vidéo qui dérape.
Quel rapport avec Mercier ?
A 13 ans, on découpe pas un flic en morceaux.
- Non. Mais Enzo nous cache quelque chose.
- Vous avez déjà dit ça des Camara.
- Parce qu'on a pas tous les éléments.
- Je veux ĂŞtre au courant de tout.
Je veux savoir qui, comment, pourquoi.
Je serai une balise accrochée à vous.
- Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Il veut me coller jour et nuit.
- Je comprends.
- Pourquoi on avance pas ?
- Je trouve qu'on avance.
- Tu regrettes pas ?
- Si je regrette ? Euh...
Attends. Laisse-moi vérifier.
Euh... Non.
Je regrette pas.
Et toi ?
- Non plus.
- Bon, cool.
Téléphone
- C'est l'hĂ´pital.
Oui ?
C'est moi.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Ça va ?
J'arrive.
Faut que j'y aille. - C'est la petite ?
Soupir
- Ils le disent pas au téléphone.
- Viens.
...
*-C'est Ruben, laissez un message.
- Ruben ?
- Tu veux quoi ?
- Vas-y, casse-toi. - CASSE-TOI !
Invecfives
...
- Trace. Casse-toi.
-Il a clairement dit Ruben. - C'est qui, Ruben ?
Soupir
Porte
- Bonsoir.
Je voulais vous tenir au courant. Romy a fait une bradycardie.
C'est un ralentissement cardiaque fréquent chez les prématurés.
- C'est grave ?
- Elle est remontée seule. Il faut surveiller.
Soupir
- Je comprends pas. Elle allait pas mieux ?
- Chaque jour est une victoire. Faut lui laisser du temps.
Un bébé pleure.
Que faites-vous ?
- Je reviendrai si je sais qu'elle vivra.
AllĂ´ ?
Joséphine ?
Qu'est-ce... AllĂ´ ?
On sonne.
On frappe.
On sonne.
Joséphine ?
...
On frappe.
On sonne.
Que se passe-t-il ? Hein ?
Elle pleure.
- Tu veux boire quelque chose ? Tu veux boire...
Euh...
- Tu as bu tout ça ? - Oui, j'ai bu tout ça.
- Des médicaments ? - Non.
- T'as rien pris ? - Non.
- Sûre ?
- Oui.
Tu sais combien il va prendre, mon client ?
- De qui tu parles ?
- Perpète.
Il va prendre perpète.
- Ça te met dans cet état ?
- C'est Ă cause de moi. Tu sais ce que je lui ai dit ?
Tu vas pas me croire.
Je lui ai dit de dire la vérité.
Moi.
L'honnêteté...
Mon père.
Il me disait...
- C'est bon, lĂ , non ? -Il disait que...
Que si je répétais qu'il frappait ma mère...
j'allais finir Ă l'asile avec les fous.
- Quoi ?
- Ils ont gagné.
- Qui ça ? - Les connards.
Les mecs.
Mon père... Szabo... Edelman...
Tous, des connards.
Soupir
Je suis plus bonne Ă rien.
Et même Pierre, il m'a abandonnée...
MĂŞme Pierre...
Elle pleure.
Oh...
- Joséphine...
Toi et moi, on est pareilles. Hmm ? On nous bouscule et on se relève.
Elle vomit.
...
Ça fait du bien, non ?
Tiens. - Merci.
Elle se mouche.
- Ça va mieux ? - Oui.
Elle rit.
Ça t'entraîne pour les gastros de ta fille.
Chasse d'eau
- Mets-toi sur le côté. Voilà .
- Merci d'ĂŞtre venue.
...
- Ruben, sans déconner !
Mais qu'est-ce que tu fous, lĂ ?
Tu te fous de moi ? Plus jamais tu me fais ça !
- Tu te rappelles que t'es mon père ? - Ah ouais ?
Coup Tiens !
- Et ma casquette ? - Rien Ă branler !
Avec qui tu traînes ? - Les potes de Mathias.
- Avec qui tu fumes des pét' ? - Je fume des clopes !
- C'est ça. - Va regarder, tu verras.
- Toute la journée, on s'est inquiété !
Tu pouvais pas répondre ? Hein ? - Ben non.
- Ah non ? - Pas envie.
- Mais tu me prends pour un con ! - Lâche-moi !
- Ruben, ça va ? - Je vous rappelle.
- Appelle ta mère !
Et vous, rentrez chez vous !
- J'ai oublié ma robe.
Vous m'en prĂŞtez une ? - Oui.
- Merci.
Rire
- Tous se sont évertués
à présenter mon client comme un enfant gâté inconséquent.
Tous ont agi comme si l'argent protégeait les enfants
de la maltraitance.
Il est facile de dire qu'il n'y a pas de preuves
de la maltraitance faite Ă Thomas.
Et tout ce qui ne se voit pas ? Les blessures invisibles ?
La violence...
sournoise. Perverse.
Faite de mots qui tuent Ă petit feu.
Des blessures invisibles dissimulées
derrière la bienséance.
Tout ce qui ne se voit pas.
"Je fais pipi au lit, papa se moque de moi."
"Il me traite de moins que rien, me dit que je suis un nul,"
"qu'il ne comprend pas pourquoi il a un fils comme moi."
"Qu'il aurait préféré que je n'existe pas."
"Papa me hait."
"Il me donne de l'argent pour que je disparaisse de sa vue,"
"que j'aille ailleurs."
Quel choix le jeune Thomas avait-il pour pouvoir grandir ?
Sa mère était dépressive
et démissionnaire.
Avez-vous été une mère, madame ? Non, je ne le crois pas.
S'il avait pu se confier Ă vous,
si vous l'aviez protégé, en serait-on là ?
S'il s'était suicidé, aurait-on fait votre procès ?
Ou celui de son père ? Non. Bien sûr que non.
Nous faisons le procès de Thomas,
qui a commandité le meurtre de son père.
Thomas n'avait pas le choix.
"C'était lui ou moi",
mesdames et messieurs les jurés.
En s'ouvrant Ă la cour, en faisant fi de la peur et de la honte
qui l'ont paralysé toute son enfance,
il a enfin libéré la parole.
Vous allez le condamner, bien sûr.
Mais vous devez l'aider Ă passer d'une enfance meurtrie
à l'âge de la reconstruction.
L'âge adulte.
Celui oĂą l'on panse ses plaies d'enfant.
- La cour vous remercie, maître.
Me Edelman, vous avez la parole.
- Mme la présidente, mesdames-messieurs de la cour,
mesdames-messieurs les jurés,
j'avais l'intention de vous parler de l'enfance misérable de Rudy.
Vous avez entendu ma consœur
vous expliquer comment l'absence d'amour...
- Hop.
On a eu un fax du FNAEG.
Un ADN matche avec un scellé du cas Mercier.
- L'ADN de qui ? - Enzo Beltra.
- C'est quel scellé ?
Tiens.
- Le sweat du casier de Mercier.
- C'est à Enzo ? - Prévenez le juge.
Allez chercher ce petit con.
- Ça lui fait du bien, les vrais poulets.
- Appelle le SDPJ. - J'ai hâte de voir leurs tronches
quand on récupérera Enzo. - Et qu'ils le relâchent pas.
Qu'ils le gardent.
Faut d'abord passer voir le légiste, voir comment Justine a été tuée.
OĂą est Tintin ? - Je sais pas.
- VoilĂ , M. le juge.
Téléphone
...
- Oui ?
Oui, Laure. Euh...
Je suis en pleine audition, lĂ .
- Le sweat retrouvé dans le casier de Mercier
appartient Ă Enzo Beltra, un camarade de classe de Justine.
- Bravo.
Je demande le transfert en urgence.
Le dossier est Ă vous.
- Bonne journée, M. le juge.
- Au revoir, Laure.
- C'est interdit, le téléphone.
Je vous le garde. - Un dernier appel.
- Pas possible. - Didier ?
Le DPJ va récupérer l'enquête sur Justine Fabre.
- Raccrochez. - Contactez le parquet
pour faire le nécessaire. - Donnez-moi ça.
Le Pr Kappel déteste attendre.
- Vous sentez quelque chose ? - Non. Rien du tout.
- Engourdi.
VoilĂ . Attention, on bouge plus.
Ça va vibrer.
Perceuse
...
- Vous pouvez vous asseoir.
Messieurs Weber et Lamanac, levez-vous, s'il vous plaît.
Les faits ayant été reconnus,
les accusés Thomas Weber et Rudy Lamanac sont reconnus coupables
de l'assassinat de Roland Weber.
Vu les circonstances de mise en œuvre
de ce crime par Thomas Weber, son âge
et ses perspectives de réinsertion,
il recevra une peine significative,
mais qui n'obère pas son avenir.
Les données de la vie de Rudy Lamanac ont été prises en compte.
Il bénéficiera dé l'indulgence accordée à son coaccusé.
Après avoir délibéré sans désemparer
selon l'article 362 du code de procédure pénale,
les jurés condamnent à la majorité absolue Rudy Lamanac
à 12 ans de réclusion criminelle
et Thomas Weber à 8 ans de réclusion criminelle.
Vous disposez de 10 jours
pour interjeter appel de la décision.
L'audience criminelle est levée.
- Maître, 8 ans, c'est bien ?
- C'est miraculeux.
- C'est très bien.
Entre les 2 ans que vous avez faits
et les réductions de peine, dans 5 ans, vous êtes sorti.
Courage.
- C'est bien, je vous assure.
Soupir
...
- Ça fait plaisir de te voir. - J'ai récupéré Ruben
par la peau des fesses.
Autant vous le dire :
j'ai borné son portable avec la procédure Mercier.
- Comment on va justifier une réquis' sur le portable de ton fils ?
- Vous enfumez toujours le monde, vous trouverez une idée.
- Pourquoi tu dis ça ? - Ah, Gilou.
Cindy a déposé ça pour toi.
C'est tes cadeaux.
Tiens.
- Oh !
- Ça aura pas duré.
- C'est quoi, ton problème ? - Tu pourras les refourguer
Ă ta prochaine copine !
Coup - Connard !
- C'est bon. La procédure sur Justine est à nous, allons à l'IML.
Et on récupérera Enzo. C'est bon, Gilou !
- C'est bon. Viens.
- Tu te calmes.
Bonjour. - Bonjour.
Je termine mon rapport.
- Comment elle a été tuée ? - Elle a pas été tuée.
Elle est morte
de septicémie due à une infection après sa césarienne.
- Une césarienne ? Justine ?
- Elle était enceinte ? - Oui.
Et celui qui l'a accouchée
n'est pas le confrère le plus soigneux.
Sous-titrage ST' 501
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