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Original subtitles

...

- Ouais. Ben, voilà, ça serait pour Mercier.

M-E-R-C-I-E-R. - Bonjour.

- Vous avez des chaussons ? - Non.

-Il dépendait de quel service ? - Merci.

Ah... Messieurs, bonjour.

- C'est un collĂšgue. Un gardien de la paix.

On a retrouvĂ© ses bulletins de paie. - OĂč est-ce qu'il Ă©tait affectĂ© ?

- Tintin se renseigne.

Vu les éclaboussures,

c'est là qu'il a été tué.

Il a été traßné jusqu'à la salle de bain,

oĂč il a Ă©tĂ© dĂ©membrĂ©.

- Les membres sont lĂ  ?

- Seulement la tĂȘte. Le ou les tueurs ont dĂ» ĂȘtre interrompus.

Et ils l'ont laissée.

JP et Nico font le voisinage. - J'appelle le parquet.

Cette affaire, c'est pour la crim'

ou l'IGPN. - Elle est pour nous.

On a identifié la victime.

- On verra ça.

- On avait un deal. L'affaire nous revient.

- LĂ , c'est particulier.

- Justement, on lĂąche jamais un collĂšgue.

- Alors, Mercier était affecté à la BAC de Cléry-sous-Bois.

- Chez Herville ? - Votre ancien taulier ?

- Je l'appelle.

- Attention oĂč vous mettez les pieds.

- Mademoiselle, vous avez une...?

...

On a tiré le gros lot avec le taulier.

Et le fait que ce soit un flic, il s'en fiche.

- T'inquiĂšte, on gardera l'affaire.

- S'il vous plaĂźt, Vous pouvez pas rester ici.

- Je suis de la maison.

- Ah. - C'est pas grave.

- Pardon. - Merci.

Propos en langue étrangÚre d'une femme énervée

...

- Bonjour. On a rendez-vous avec M. Herville.

Je le préviens.

...

- Ah, tiens...

- Oh, putain. Jusqu'ici, vous venez me faire chier, vous.

...

- Escoffier, ça fait plaisir. Madame, un peu moins fort, s'il vous plaßt.

...

- Patron. - Ça va, Berthaud ?

- Pas en train de pouponner ? - ArrĂȘtez avec ça.

- Bon, venez.

...

Ici, on vide un océan de merde à la petite cuillÚre.

MisÚre humaine, pauvreté, échec scolaire, radicalisation...

Tout y est, c'est le 9-3. - Fallait pas demander

la Seine-Saint-Denis.

- Mais ici, les patrons me font pas chier.

Et personne me piquera mon poste. Léger rire

Cdt Roussel. Il chapeaute les BAC avec moi.

- Cdt Berthaud.

- Escoffier. -Il vous dira mieux que moi

qui Ă©tait Mercier. - Ça va ?

- Laurent, tout le monde l'adorait. On l'a pas encore annoncé, donc...

ça va faire un choc. - Vous l'aviez vu derniÚrement ?

-Il Ă©tait en arrĂȘt maladie. - Pour quelle raison ?

- Surmenage... On nous envoie les policiers les plus jeunes,

les moins expérimentés.

Avec les menaces d'attentats, ils craquent.

- On peut voir son vestiaire ? - Oui, mais discrĂštement.

J'ai rien dit. - On arrive.

Berthaud, entrez donc.

- Toujours la truite.

- Toujours.

Je dois vous dire quelque chose... L'équipage de BAC de Mercier

Ă©tait visĂ© par une enquĂȘte de l'IGPN.

- Ah.

- J'étais le seul au courant ici.

- Et pourquoi ? - Un dealeur, un certain Momo,

dit qu'ils lui ont piquĂ© 800 euros. Ça s'est passĂ© avant mon arrivĂ©e.

- Et vous en pensez quoi ? - Des policiers qui déconnent,

il y en a partout, mais ça reste une minorité.

Et cet équipage m'a toujours ramené de belles affaires.

Un café ? - Oui, volontiers.

- On parle de mecs qui s'échinent chaque matin à choper des lascars

qui ne vivent que pour se foutre de la gueule de la police.

Alors quand le dossier repose sur la parole d'un dealeur

qu'ils ont serré, je suis sceptique. Du sucre ?

- Non, merci. - Le dossier est Ă  l'instruction.

- Chez...? - Roban.

Quoi, c'est pas votre copain ? -Il veut plus bosser avec moi.

Là, il sera bien obligé.

- C'était un mec sain, sportif. Il avait envie

d'apprendre.

- OK.

Il était à la BAC depuis longtemps ?

-6 mois. Avant, il a fait

3 ans Ă  Aulnay.

- "14 ans". C'était pas à lui, ça.

- Non, il portait pas ça.

- Mh.

Ah... Il fumait ?

- Non.

- L'IJ va faire un relevé.

- M. le juge.

- Laure.

- Merci pour vos messages

quand j'étais à l'hÎpital. - Je suis heureux de vous voir.

Comment va le bébé ?

Je sais mĂȘme pas son prĂ©nom. - C'est une fille. Romy.

- Ah, c'est comme l'actrice.

- Comme ma mĂšre. - Ah.

Je suis confus,

j'ai une audition. Vous voulez repasser ?

- C'est au sujet de l'homme démembré.

- Ah, il s'agit de ça. - l'enquĂȘte peut vous intĂ©resser.

- Ecoutez, je crois avoir été clair.

- J'ai pensé... - Non, n'insistez pas.

Donc, vous vous appelez Steven Lefranc.

NĂ© le 7 mai 1993

Ă  Vannes. Et vous ĂȘtes Ă©tudiant Ă  Sciences Po.

C'est bien ça ? - C'est ça.

- Heu, vous étiez le colocataire

de Nicolas Bodin.

Pouvez-vous me... préciser la nature de vos rapports ?

- On était proches. On se connaissait depuis la primaire.

- Proches... Vous étiez ensemble ?

- Oui. Enfin, non, plus maintenant. On est sortis ensemble aprĂšs le bac.

Et à Paris, on a compris qu'on était plus des amis que des amants.

Il y a plus de tentations qu'Ă  Rouen aussi.

- Sa mĂšre sait que Nicolas

était gay ? - Elle croit Elton John

hétéro.

- L'appartement que vous colouiez vous coûtait

2 000E par mois.

Je n'ai pas trouvé trace des revenus qui suffiraient

à vous 2 pour régler un tel montant. Pourriez-vous éclairer ma lanterne ?

- On se faisait aider.

- Par vos parents ? - Par des bienfaiteurs.

- Quel genre ?

- De ceux qui ont envie de passer un bon moment.

- Un bon moment tarifé ?

Dans notre langage, on appelle ça

de la prostitution. Pourquoi n'avoir rien dit aux policiers ?

- Ils m'ont rien demandé.

-Il acceptait des choses

particuliĂšres ? - Comme quoi ?

- Bondage, SM... - Pas avec n'importe qui.

Qu'avec des partenaires qu'il connaissait.

Ce serait lié à sa mort ?

- Le 5 mars, vous étiez

Ă  Lille. Nicolas avait un client ? - Je sais pas.

Bon, de quoi il est mort? - Didier,

notez que nous faisons écouter l'appel

passé aux pompiers. Dites-moi si vous connaissez cette voix.

*-Les pompiers, bonjour. Quelle est votre urgence ?

*-Je... Je suis avec un ami qui a fait un malaise.

*-Votre adresse, s'il vous plaĂźt.

Monsieur.

*-4, rue Vieille du Temple.

Dernier étage, porte droite.

Faites vite. - Ça ne me dit rien.

Vous pensez que Nico

est tombé sur un taré ?

- Ils ont des noms vos bienfaiteurs ? - D'emprunt. Ils tiennent Ă  rester

discrets. On a mĂȘme fait une copie

de la clé, car ils aiment pas attendre sur le palier quand on est

en retard.

- OĂč se trouve-t-elle ?

Vous en avez pas parlé non plus. - Cachée

sur le palier. C'est juste une clé.

- J'envoie des policiers

lĂ -bas ? - Non,

on va se transporter nous-mĂȘmes. Merci de nous accompagner.

- Normalement, elle est lĂ .

- Au crochet, lĂ  ?

- Oui, au crochet, lĂ . - Bon...

Didier, notez que je procÚde au bris des scellés

Ă  10h25

pour pénétrer les lieux.

Passez-moi votre clé.

Merci.

- Ça, c'est la chambre de Nico.

- Moi,

ce qui m'intéresse, c'est la clé. La voyez-vous quelque part ?

- Elle est lĂ .

- C'est laquelle ?

- A votre avis ?

- Si elle est lĂ .

C'est qu'elle a été utilisée par un client

qui connaissait la cachette. Notre anonyme

par exemple.

Léger souffle

- M. le juge... Ça va ?

- Tout va bien.

- Je vous apporte de l'eau. - Inutile.

- Si, j'y vais.

*-Vous ĂȘtes en communication

avec le service de neurologie de la PitiĂ©-SalpĂȘtriĂšre.

Ne quittez pas.

- Ah... Je vous ai vu entrer. Je peux vous parler un instant ?

- Ici ? - C'est Ă  titre personnel.

Je suis un ami de longue date de Mme Bodin, la mĂšre de Nicolas,

le jeune homme retrouvé mort. Quelle tragédie, n'est-ce pas ?

- Certainement. - Concernant la cause

de la mort, vous avez reçu

l'anapath ? - Vous en serez informé

Ă  la clĂŽture de l'instruction.

- Ne soyez pas si rigoriste,

il s'agit juste de rassurer une amie.

- J'en ai rien Ă  foutre.

- Cet aprĂšs-midi.

- Donne-lui le numéro de...

- Je vois le procureur Ă  14h

pour voir quel service il désigne.

Vous avez du nouveau

sur Mercier ? - On étudie le profil.

A passé le concours

de gardien de la paix en 2011. Affecté à Cléry il y a 6 mois.

TrÚs bien noté. N'a jamais fait parler de lui.

Ces derniers SMS remontent Ă  15 jours

et sont adressés à "Bambi".

- Mh mh. -"T'es oĂč ? Appelle-moi."

Pas de réponse.

D'habitude, c'est lui ou elle

qui est en demande. "Je peux dormir chez toi ?"

"Viens me chercher." - Vous avez remonté le numéro ?

- Mercier payait

l'abonnement.

- Et à part ce "Bambi", il était tout seul, ce garçon ?

- Non, il a une ex et quelques

collĂšgues de la BAC.

C'est tout. - Pas de famille ?

- Non, c'est un gamin de la DDASS. On est les seuls à s'y intéresser.

- Bon. Et la scĂšne de crime, on a des ADN, des empreintes ?

- Pas encore, mais il devait

connaĂźtre son agresseur, il n'y a pas eu effraction.

- L'autopsie de la tĂȘte nous dira comment il a Ă©tĂ© tuĂ©. SĂ»rement.

- Je vais défendre le dossier. Enfin, je vais essayer.

-Il fait dans son froc.

Il fera rien. - Bon, je vais

interroger ses collĂšgues.

- La victime est un policier. Ça change tout.

Si en plus, il a Ă©tĂ© tuĂ© en rapport avec sa fonction, vous allez ĂȘtre

sous le feu des projecteurs.

En prenez-vous la mesure ?

- Oui, M. le procureur. D'oĂč ma prĂ©sence ici.

- Qui enquĂȘte ?

- Le Cdt Berthaud. - Je la connais.

Une tĂȘte brĂ»lĂ©e.

Cependant, elle obtient des résultats.

Et elle connaĂźt le commissaire Herville. C'est un atout.

- Certes. Mais l'affaire semble assez complexe. Pas de témoins,

pas de suspects.

Et le DPJ est déjà trÚs occupé avec les braquages en série.

Il serait peut-ĂȘtre prĂ©fĂ©rable de dĂ©signer le 36.

Eux pourront

mobiliser plusieurs groupes.

- Si c'est trop lourd pour vous, dites-le

clairement.

- Mh, pas du tout, M. le procureur. Je m'en remets Ă  votre jugement.

- Mettez-moi la procédure en ordre. Je vais saisir la crim'.

- Je vous remercie.

- Vous direz... - Que Thomas n'a jamais manqué

de rien. - VoilĂ . L'accusation

voudra montrer qu'il a commandité le meurtre de son pÚre

pour de l'argent.

Nous, on prouvera que c'était pour lui donner une leçon.

- Mais si j'y arrive pas ?

- Vous croyez votre fils

innocent ? - Evidemment.

- Alors, vous y arriverez. Allez-y, je vous rejoins.

- Ravi de te voir en noir.

C'est ce qui te va le mieux... Elle est solide, la maman ?

Ils vont pas la ménager. - Je l'ai préparée.

- Je peux lui parler.

- Tu vas me chaperonner les 5 jours d'audience ?

- Peut-ĂȘtre bien.

...

- Calmez-vous.

- Tu as vu ce que ton client

a fait ? - Superstition de voyou.

Le plus proche de la cour est le plus coupable. Laisse pisser.

- Sans déc' ?

Sonnerie - Mesdames et messieurs,

la cour.

- L'audience

est ouverte. Vous pouvez vous asseoir.

- Tu veux demander le huis clos ? - ArrĂȘte.

- On n'a jamais les bons mots

pour annoncer ce que je vais vous dire.

- Votre collĂšgue... Notre collĂšgue...

Laurent Mercier est décédé.

Assassiné dans d'atroces circonstances.

C'était un bon policier,

travailleur, respecté par tous.

Il était fier de son affectation

en Seine-Saint-Denis, car c'est ici

qu'on devient policier.

Merci de ne pas vous livrer à des interprétations

hĂątives.

Pour le moment, rien ne dit que ce crime est lié à sa fonction.

Sanglots Mais sachez que le Cdt Roussel

et moi, on est lĂ  pour vous.

Notre porte vous est ouverte.

Des psychologues de la PP

pourront recevoir ceux qui le désirent.

Je comprendrais

que tout ce que vous verrez, tout ce que vous ferez aujourd'hui,

ça va vous paraßtre dérisoire.

Mais la vie continue.

Les gens ont besoin de nous. Quoi qu'il arrive, notre mission,

c'est d'ĂȘtre debout.

S'il y a des questions, n'hésitez pas.

Je vous remercie.

- Jolers et Calvi, ses coéquipiers.

Je vous les présente ?

Gardien Calvi.

Brigadier Jolers.

-Il était comment dans le boulot ? - Sérieux et efficace.

Mais trop gentil.

Avec les jeunes, il expliquait... Mais parfois, ça sert à rien.

- Vous avez des pistes ?

Un suspect ?

- Tu peux pas nous dire. - Et vous, pas de souvenir

d'une embrouille pendant un contrĂŽle,

mĂȘme si ça vous semble pas important ?

- Les embrouilles ici, c'est tous les jours.

- Je sais, j'ai commencé à Aubervilliers.

- Tu as commencé gardien ? - Oui.

- Tu sais, ça a pas mal changé.

Aujourd'hui, les gamins,

ils font 1m90 et ils ont des armes de guerre.

- Tu le vis comment

ton boulot, toi ? - Moi, je suis né ici.

J'ai grandi cité des Fleurs. Y en a, gamin, j'étais copain avec eux.

Maintenant, ils m'insultent. Je suis passé à l'ennemi.

- La population n'aime pas la police.

On appartient pas à un groupe d'élite. Quoi qu'on fasse,

on est mal vus... Alors, oui, le groupe, c'est notre famille.

Laurent, c'était notre frÚre.

- A Laurent alors.

- A Laurent. - A Laurent.

Tintement

- Tiens, ressers-nous.

- Pour Noël, Thomas a-t-il demandé à son pÚre un scooter ?

- Oui. Il a acheté le plus cher.

- L'été d'avant, Thomas a-t-il passé

2 mois aux Etats-Unis ? - Oui, son pĂšre

lui payait tout ce qu'il voulait. - Madame la présidente,

on a présenté Thomas comme un garçon vénal

qui aurait fait tuer son pĂšre pour 3 sous.

Ça ne tient pas la route.

- J'ai encore des questions.

- La partie civile a déjà eu la parole.

- Vous l'aurez aprĂšs,

Me Karlsson. - La défense a oublié de dire

que Thomas était bénéficiaire d'une assurance vie

souscrite par la victime pour un montant de 450 000E.

Et là, on parle de sa liberté.

Ne plus avoir Ă  mendier auprĂšs de son pĂšre.

- Thomas n'était pas au courant.

-Il n'était pas au courant ?

Vous, par contre, vous l'étiez ?

- Oui. - On peut savoir comment ?

C'est moi qu'il faut regarder.

Qui vous en a parlé ? C'est pas votre ex.

Ni sa famille. Vous avez coupé les ponts.

- Je me souviens plus.

- Eh bien, c'est votre fils

qui vous en a parlé.

C'est la seule possibilité. Donc, il savait

pour l'assurance vie.

- M. Weber, vous saviez, ou pas ?

- Je... Je sais plus.

- Ben, bravo.

- Qu'a décidé le parquet ?

- Ils vont saisir la crim'. C'était prévisible.

Oui, c'est dur pour vous.

La mort d'un collĂšgue, c'est... c'est terrible.

On est tous sous le choc.

Vous ĂȘtes malade.

- Merci

pour votre soutien.

- Ah. - LĂ , ça devient gĂȘnant.

S'il s'agit encore

de cette affaire... - On a été dessaisis.

Mais on veut cette affaire. On lui doit ça au collÚgue.

-Il est dommage que votre loyauté se limite à votre corporation.

- Vous m'en voulez pour la perquisition chez Merini.

C'est pas moi, vous avez ma parole.

- Que vaut votre parole ?

- Mercier faisait partie de l'Ă©quipe sur laquelle vous enquĂȘtez

avec l'lGPN. Si je trouve

un lien entre les 2 affaires, demanderez-vous Ă  ĂȘtre saisi ?

- Mais pourquoi vous ?

- M. le juge. - La crim' est tout aussi compétente.

Je vais réfléchir.

Je vous rappelle.

Elle soupire. On frappe.

- Ça marche pas ?

- Je comprends pas. D'habitude, ça vient tout seul.

Noémie est pas là ? - Non, je la remplace.

Vous avez tiré votre lait combien de fois hier ?

- Heu, 3 fois. J'ai repris le boulot et j'ai pas trop le temps.

Il y aura pas assez ? - Ben, les tétées,

c'est toutes les 3h, sinon, il y a une baisse de lait.

Vous permettez ?

Oui, ben.

C'est ce qui vous arrive. Vous buvez assez d'eau ?

- Oui. 2l par jour.

- Un bébé passe avant le travail.

Elle a besoin de vous, la louloute.

...

Porte

- Ça va ?

- Ça va ?

- Oui. Je vais faire des bricks au thon. J'espĂšre que tu aimeras.

Tu en mangeras tous les jours quand on vivra ensemble.

Ça va ? - Non, ils nous ont retirĂ© l'affaire.

Tu sais, celle du flic.

- Pourquoi ?

- Ça va te paraütre con, mais ce type me fait

penser à moi quand j'ai commencé.

Il avait personne dans sa vie... La police était sa seule famille

et... et voilĂ .

C'est quoi. Ça ?

- C'est Ă  moi. - Tu dois rien demander Ă  Djibril.

- Je lui ai rien demandé. - Et ça ?

Tu l'as vu au parloir ? Réponds-moi.

- Tu me parles autrement. Je suis passée par Kader.

Alors, arrĂȘte de me fliquer.

Je l'ai fait car je veux cet appart avec toi.

Pourquoi je me fatigue ?

- Allez, stop.

Oh, hé.

- Quoi ? Je croyais que tu me faisais confiance.

- Pardon.

Pardon. Hein ?

- L'homicide dont a parlé le Cdt Berthaud.

La victime était affectée à la BAC de Cléry-sous-Bois.

Celle pour laquelle vous avez saisi l'IGPN.

- Didier, arrĂȘtez, vous me parlez comme si j'avais Alzheimer.

- Pardon. Sur cette affaire, Etcheverry de l'IGPN a appelé.

Les 4 mois d'écoute n'ont rien donné.

Il demande s'il faut les renouveler.

- Bien sûr qu'on les renouvelle. Préparez-moi

la CR d'interception téléphonique. Et ressortez-moi le dossier.

- Quelle cote ? - l'ensemble.

- Yann, tu devais bien entendre un mec Ă  Fresnes ?

- Oui, cet aprĂšs-midi. - Tu peux

demander si une Cindy Ledoux a vu Djibril Merini au parloir ?

- Mh. - Je te le note ?

- Non, c'est bon.

Je m'en occupe.

- Tu as quoi sur Mercier ? - Gilou, la crim'

récupÚre la procédure cet aprém'.

- Oui. - Ben oui.

- Laure, son écusson, il est pour moi, d'accord ?

- Mais c'est super, ça... Hé. 2s, je te mets sur haut-parleur.

C'est un pote Ă  l'lJ.

Vas-y, on t'écoute.

*-Je disais qu'on a trouvé une carte SD dans un des pantalons

de la victime. - Elle contient quoi ?

*-Des photos.

Je vous envoie le fichier ?

- Oui. - Oui, on veut bien. Merci.

*-OK, je te l'envoie. - OK. Tu peux l'envoyer de suite ?

Super. Merci beaucoup. Ciao.

- Ferme la porte.

C'est bon, je l'ai.

Des photos de surveillance.

- C'est qui ces 2 mecs ?

- Regarde les dates.

-22/04/2016.

-Il les a prises pendant son arrĂȘt maladie.

- Pourquoi il a fait ces photos ?

- Ça sent l'enquĂȘte en off.

- Ça concerne la crim' maintenant. - Mais non, on garde ça pour nous.

Le temps que l'IJ envoie

le PV, on peut trouver le nom

des mecs et convaincre Roban de prendre le dossier.

On fait ça ?

- Moi, ça me va.

- OK. - Bon, ben, allons-y.

Et pas un mot à Beckriche. - Ça risque pas.

- On a constaté

un trauma encéphalique sévÚre et une fracture de la voûte.

Il y a eu épanchement

important de matiÚre cérébrale. - La fracture

a-t-elle pu ĂȘtre causĂ©e par une chute

accidentelle ?

- Certainement.

- Donc, il peut s'agir d'une bagarre

qui a mal tourné. - Je le confirme.

- Me Gendillard,

VOUS avez

des questions ?

- La fracture est d'origine accidentelle.

Est-ce une certitude ?

- Non. Les secours ont déplacé le corps.

On ne peut rien affirmer. - La fracture aurait pu ĂȘtre causĂ©e

par un marteau ?

- Oui,

c'est possible. - Dans votre rapport, vous indiquez

que la fracture a été causée par le tisonnier trouvé sur place.

Entre un marteau et un tisonnier, il y a une sacrée différence, non ?

- J'ai parlé d'un tisonnier,

mais ça peut ĂȘtre

un marteau, Ă  condition qu'il soit compatible avec la fracture,

bien entendu.

- Cela aurait-il pu

ĂȘtre un trombone Ă  coulisse ?

- Pardon ? - MaĂźtre,

s'il vous plaĂźt.

- Ma confrĂšre parle d'un marteau imaginaire.

Alors, pourquoi pas autre chose ? Il est oĂč,

ce marteau ?

Vous le savez ?

- Non. - Eh ben, moi non plus.

-Il apparaĂźt sur un ticket

retrouvé dans la chambre

de Thomas. - On va les condamner

pour un ticket ?

Non, mais soyons sérieux. - Maßtre,

ça suffit.

M. Weber,

levez-vous.

Vous avez acheté

ce marteau. Qu'en avez-vous fait ?

Répondez, on vous écoute. - Je l'ai perdu.

- Vous ne l'aviez pas

remis Ă  votre pĂšre ?

- En fait, si.

- Thomas, si vous avez oublié, vous pouvez le dire.

- Non, il m'a mĂȘme demandĂ© de l'acheter.

- Mais on l'a jamais retrouvé.

Ce n'est pas étrange

la disparition de ce marteau ?

- Je le jure, j'ignore oĂč il est.

- L'audience est suspendue.

- Elle lÚve la séance pour bien enfoncer

cette histoire de marteau dans la tĂȘte des jurĂ©s.

- Occupe-toi plutĂŽt de ton client.

Briefe-le.

Ses trous de mémoire font tout foirer.

- C'est un désastre.

- Tu t'en sors pas si mal.

J'ai repensé à ce que je t'ai dit sur le pénal. C'était idiot.

Je le pensais pas.

Je suis sûr qu'on peut trouver un moyen de fonctionner ensemble,

toi et moi. - Mais moi, je défends des gens. Toi,

des entreprises. - Comme ça,

on se marchera pas sur les pieds.

- Non, c'est pas fait pour moi, la vie dans un grand cabinet.

J'aime pas rendre des comptes, je veux ĂȘtre libre.

- On peut en reparler ? - Non,

c'est tout vu.

- Edelman, Ă  un moment, il essaiera de te baiser... Fais gaffe.

- Au bout, Ă  droite, puis encore Ă  droite.

L'immeuble de la photo.

Clignotant

...

Rue Gabriel Péri.

...

LĂ ... - LĂ  ?

- Ouais, Ă  droite.

L'immeuble est un peu plus loin. - A droite ?

- Oui, Ă  droite, lĂ ... - Ben non, c'est un chantier.

- Ben non, c'est lĂ . - Non, regarde.

- Non, ça, c'est ces immeubles... Si, c'est là. C'est ça.

- C'est quoi, ce truc ? - C'est quoi, ce bordel ?

- S'il vous plaĂźt. S'il vous plaĂźt. Oh.

Bonjour. Police. - Attends.

-Il y avait quoi ici avant ?

-3 bĂątiments insalubres. Mais on a

tout démoli. -Il y avait quoi dedans ?

- Des squatteurs,

des familles... - Vous savez oĂč ils ont Ă©tĂ© relogĂ©s ?

- Non, je sais pas.

- Bon, merci. - Merci. Merci.

- Vas-y.

Moteur d'engin de chantier

Bips de recul

...

- Alors ? - Ben, ç'a été détruit.

C'était des bùtiments insalubres qu'ils viennent de péter.

Putain. - Tu es sûr que c'est là ?

- Ben oui. - Ça, il y a pas de doute.

La voiture démarre.

- Fait chier.

- Mais oui, c'est

nos vedettes, ça. Les frÚres Camara.

- Camara ? - Camara, oui.

- Oui, Drissa, l'aßné.

Il a fait un peu de deal, mais semble rangé.

Maintenant, il a

un club de boxe. Et Bakary, lui, il a 5 pages

au TAJ, vols et mĂȘme un braquo.

Mais il est devenu président d'une assoce d'aide aux devoirs.

- La maire les arrose de subventions. Tu parles

d'une politique de la ville. - Et c'est quoi,

cet immeuble qui a été rasé ?

Mercier l'a mitraillé.

-Il a fait

l'objet d'un arrĂȘtĂ© de pĂ©ril, non ? - Oui.

- Ça va devenir des logements sociaux.

- Rien d'autre ? - Non.

- Ceux qui y logeaient sont oĂč ? - On a dĂ»

les reloger dans un camping.

Et on les a dégagés avec 3 bons alimentaires.

Non, mais... je vais quand mĂȘme me renseigner.

- Merci, patron.

- Je vous appelle pour le... - D'accord.

- Merci.

-Il perd un peu les pédales, mais il faut se mettre à sa place.

Pour la présidente, il est coupable.

- Alors, qu'il fasse des efforts pour la convaincre du contraire.

C'est quoi, son problĂšme ? Il est aux assises, lĂ .

-Il est comme ça. Mais il s'en fiche pas.

- On dirait pas.

-Il encaisse. Au CP, il avait Ă©crit un poĂšme pour la fĂȘte des pĂšres.

Et Roland l'a déchiré parce qu'il y avait des fautes.

Et il lui a fait recommencer. Encore et encore.

Et Thomas recommençait. Il a mĂȘme pas pleurĂ©.

Mais son pĂšre

faisait pas ça méchamment. C'était sa façon de l'encourager.

Il lui disait toujours : "Dans la vie, il faut ĂȘtre fort."

Vous comprenez pas.

- Au contraire, mon pĂšre me disait exactement la mĂȘme chose.

Vous vous souvenez d'autre chose

qui aurait pu... le blesser ?

Lui faire du mal.

Bonjour. Je voudrais parler Ă  mon client Thomas Weber.

- Suivez-moi.

- Vous nous laissez ? - Bien, maĂźtre.

- Thomas ?

Chasse d'eau

Bon, votre histoire

de cambriolage

qui a mal tourné, personne n'y croit.

Ni les jurés, ni la présidente,

ni moi non plus... Thomas, je connais la vérité.

Votre mÚre m'a parlé. Votre pÚre était une ordure

qui ne cessait de vous humilier. Vous encaissiez en silence,

mais au fond de vous, vous rĂȘviez de le tuer.

Je le sais.

Je le sais, parce que moi aussi, j'ai rĂȘvĂ© de tuer mon pĂšre.

J'imaginais des plans, mais j'ai jamais eu le courage.

Alors, si je suis devenue

avocate, c'est pour défendre ceux qui sont passés à l'acte.

Thomas, dites-moi que vous l'avez fait,

et je me battrai pour vous.

Porte

- MaĂźtre, on va reprendre.

- Oui, 1s.

- C'était l'idée de Rudy.

Mon pÚre était toujours sur mon dos, à me gueuler dessus, à me juger.

Je voulais qu'il la ferme.

Un jour, j'ai dit que je voulais qu'il crĂšve et Rudy m'a pris au mot.

- Le marteau, c'était

pour ça ? - Oui.

-Il est oĂč ?

- Dans un sac, avec les montres volées par Rudy.

Je l'ai jeté dans la cage d'ascenseur chez ma mÚre.

Rudy a des potes en prison

qui me tabassent pour que je la ferme.

- Je vous ferai mettre en isolement. En attendant, ne dites rien.

Des aveux, ça se prépare.

Allez, on y va.

- Excusez-moi. La caravane de Mme Rénier, s'il vous plaßt.

- Oui. Ben, c'est juste Ă  gauche.

-1re Ă  gauche. - Super. Merci.

Bonjour. Police.

On peut vous parler un instant ?

- Je me lĂšve pas, je suis enceinte.

- Pas de souci. Vous habitez lĂ  depuis longtemps ?

- MĂȘme pas 1 mois.

- Vous étiez à Cléry avant ?

- Oui, chez nous. La mairie devait

nous reloger. Mais on voulait

un vrai logement, nous. On a attendu, et puis rien.

Avec ma femme, on galĂšre.

Un matin, des voyous sont venus tout casser.

Ils ont pris notre argent et nous ont forcées à partir.

- Ils ressemblaient Ă  quoi ?

- C'était des Noirs.

- Des gars de la mairie ?

- Oh non.

- Tenez. Vous les reconnaissez ?

- Oui, c'est eux. Regarde, Lorraine.

- Ouais. - Vous ĂȘtes sĂ»res, hein ?

- Sûre ? - Sûre.

- Et lui ?

-Il me dit rien.

- OK. Merci.

On vous laisse.

- Merci. Salut, Lorraine.

- Gilou, pour ton info, Cindy Ledoux a fait une demande de visite,

mais qui a été refusée, parce qu'elle est plaignante.

Par contre,

Merini a eu une autorisation de sortie.

- Quand ? - Le 4. Il a réintégré la prison.

Il y a pas eu de problĂšme.

- Ah. On va planquer devant le domicile des Camara.

Tu viens ? - Oui.

- Les frĂšres habitent ensemble... Le pavillon est Ă  leur nom.

Ils l'ont fait construire. - Ils ont des gosses ?

- L'aßné, oui. Drissa.

Il est marié avec une Sénégalaise. - C'est qui, ces guignols ?

Ils font genre

ils sont clean et expulsent des pauvres gens.

Elle soupire.

- Ah, ça y est.

- Ça bouge.

- Le plus jeune, Bakary.

Enfin. - Chut, chut, chut...

*Déclic d'appareil photo

-il y a l'autre. - Ah, voilĂ  le grand frĂšre.

17h30, sortie des poubelles.

...

Pas mal, ce con.

- Tu kiffes les Blacks ?

- Ils font quoi ? Ils rentrent déjà ?

On a planqué 4h pour ça ? Super. - Ben ouais. On les surveille,

on les lùche pas. On doit comprendre pourquoi Mercier était sur leur dos.

- Oui,

mais on est pas censĂ©s ĂȘtre lĂ .

- J'appelle Roban ?

-Il va t'envoyer chier.

- Tu as mieux ?

- Vas-y, appelle-le.

Un portable vibre.

- C'est Roban. - Non.

- Mais je dis quoi ?

- Heu...

- M. le juge ?

- Oui. J'appelle au sujet du meurtre du policier.

Ça avance ?

- On a appris que Mercier

était sur 2 voyous de Cléry, les frÚres Camara,

qui pratiquent le racket organisé sur des populations défavorisées.

Ils pourraient ĂȘtre impliquĂ©s.

- Et ils sont oĂč en ce moment ?

- Ils semblent préparer leur fuite. On a appris

qu'ils se font faire des faux passeports.

Moi, si vous nous désignez, on tape

une perquise et on les serre avant qu'ils disparaissent.

- Qu'en dit la crim' ?

- Ils ont pas encore réagi, ils sont débordés.

- Bon, je vais voir comment récupérer le dossier.

*-Merci, M. le juge. - Au revoir.

- Alors ? - Ça a l'air de prendre.

Il va essayer de récupérer le dossier.

- Ah, ah. - C'est bon, ça.

- On veut l'affaire ? - Oui.

- Yeah.

-Il se passe quoi ? - Pardon.

C'est la conférence de stage.

Tout le monde est lĂ . Tu bois quelque chose ?

- Thomas Weber m'a avoué la vérité.

Il a commandité le meurtre et ton client l'a exécuté.

On a plus le choix, il faut établir une nouvelle stratégie.

- Laquelle ?

- Thomas doit avouer.

- Et on perdra tous les 2.

Commanditer un meurtre, c'est pas rien.

- On plaidera l'indulgence. Le meurtre est pas crapuleux.

Thomas voulait que son pĂšre cesse de l'humilier.

- L'indulgence sera pas pour mon client.

Rudy a un casier long comme le bras. LĂ , il va prendre 20 ans.

- On s'est pas compris. Je te dis juste ce que je vais faire.

- Non, tu m'as déjà baisé une fois chez Vern. Il y aura pas de 2e fois.

- ArrĂȘte de me prendre de haut.

- Tu fais une connerie. Baise-moi et aprĂšs, ce sera chacun pour soi.

- Eh bien, soit.

- M. le procureur.

J'ai rĂ©flĂ©chi. Je vous tiendrai au courant de l'enquĂȘte sur Bodin.

On se connaĂźt bien, on peut s'entraider.

- C'est trĂšs aimable. A charge de revanche.

- Justement, j'aurais une faveur Ă  vous demander.

- Oui ? -Il faudrait ouvrir

une information judiciaire sur la mort de Laurent Mercier,

le gardien de la paix. Cette affaire m'intéresse.

- C'est un peu tard.

J'ai déjà proposé un autre magistrat.

- Appelez-le.

Et profitez-en pour lui annoncer que je vais désigner le 2e DPJ.

Ils connaissent le dossier. C'est eux qui ont trouvé le corps.

- Roban, vous n'ĂȘtes pas sans savoir

qu'un procureur ne reçoit pas d'ordres d'un juge.

- Tout comme un juge ne renseigne pas un procureur

sur une affaire en cours. - Mh mh.

Pardon, madame.

- Bonjour. Je viens voir votre greffier.

Je lui amĂšne ma photocopie

de carte d'identité. - Heu, dites-moi, vous connaissez

quelqu'un au palais ?

- Non. Pourquoi ?

- Non, pour rien... Heu, donnez-la-moi,

je m'en charge.

*-Je suis avec un ami qui a fait un malaise.

*-Votre adresse, s'il vous plaĂźt.

Monsieur.

*-4, rue Vieille du Temple.

Dernier étage, porte droite... Faites vite.

- Salut. - Salut.

A demain. - Ouais.

Tu es lĂ  depuis longtemps ?

- Tu Ă©tais oĂč

dimanche ? - Chez Roxane. Pourquoi ?

- Je sais que tu as vu Djibril.

On va s'arrĂȘter lĂ .

- ArrĂȘte. Oui, j'ai vu Djibril. Pour qu'il me rende mon fric.

- Ah oui ? - Toi, tu aurais jamais voulu.

J'ai besoin de cet argent.

- Putain, mais l'appart, je m'en occupe.

- Tu l'as pas fait. Et puis, c'est pour ma mĂšre.

- Vous ĂȘtes plus fĂąchĂ©s ? - Elle a Alzheimer.

Elle est en maison de retraite, ça me coûte 3 000E par mois.

- Et d'oĂč tu les aurais ?

- Djibril payait. Là, ça fait 2 mois que j'ai rien versé.

Ils veulent la mettre au CHU, c'est un mouroir.

Je veux pas.

- Pourquoi tu me dis rien ?

- Je veux rien devoir.

Cette formation, c'est une connerie. Je vais arrĂȘter et trouver du taf.

- Allez, viens.

Mais me mens pas.

- Et voilà. - Merci de m'avoir accompagnée.

- Pas de souci. Moi, personne m'attend.

- C'est pas trop dur ? - De pas voir les enfants, si.

- Allez. - C'est pas mal que tu sois revenue.

Ça me change de Gilou. - Et puis sans moi, vous faites rien.

- Bah, on se dĂ©merdait bien quand mĂȘme.

- Accroche-toi Ă  tes gosses.

Le divorce t'y coupera pas. - Occupe-toi de ta fille, toi.

- C'est ce que je fais.

Tonalité d'appel

...

*-AllĂŽ ?

- Ruben. Salut, c'est papa. Tu me passes maman ?

Je te prends aprĂšs.

- Maman, c'est papa... Heu, elle veut pas te parler.

- D'accord. C'est pas grave. Bon, et toi, à la Baule, ça va ?

- C'est naze. Tu es toujours OK

- Heu, oui. C'est quand déjà ?

- Ben, la semaine prochaine. *-Ah oui.

*-Tu as eu les horaires du train ? - Oui, oui, non, c'est bon,

je l'ai eu. D'accord.

OK. *-Bon, on passe Ă  table.

- OK, salut, bonhomme.

A la semaine prochaine.

Porte

- Ça a marchĂ© ?

- Ben, non, j'y arrive plus. Déjà, hier, j'avais pas grand-chose.

- On peut essayer le peau à peau. Ça peut aider.

- Vous croyez ? - On peut toujours essayer.

Tiens, Sabrina,

tu peux m'aider ?

- Bien sûr. - Un peau à peau.

Oui, tu es contente.

Je me mets lĂ .

- Le battement de cƓur de maman,

tu le connais par cƓur.

-Installez-vous dans le fauteuil, on vous l'amĂšne.

Baissez un peu

votre blouse et installez-vous

confortablement.

Vous pouvez dégrafer un bouton aussi.

VoilĂ ,

ça va bien se passer. Tu me dis quand tu es prĂȘte, Sabrina.

- Elle est débranchée, là ?

- Oui, rassurez-vous, on surveille.

- Elle respire comment ?

- LĂ , elle respire toute seule. - VoilĂ . Hop.

- Vous inquiétez pas pour les fils, on s'en occupe.

- VoilĂ , louloute.

On va te mettre au chaud.

Voilà. - Ça va ?

- Super. - On est à cÎté, hein ?

- Allez, on vous laisse profiter.

- S'il vous plaĂźt.

- Oui ? - Vous pouvez fermer la porte ?

- Bien sûr. - Merci.

Porte

Un téléphone sonne.

...

- Oui, allĂŽ ? Bonjour, M. le juge. *-Oui, commissaire, j'instruis

l'enquĂȘte sur la mort du policier retrouvĂ© dĂ©membrĂ©.

J'ai choisi de désigner votre service.

- Ce n'est pas la crim' qui devait se...?

- Ce n'est plus. Et j'apprécierais la coopération du Cdt Berthaud

sur ce dossier. Je compte sur vous.

- Bien, M. le juge. *-Merci. Au revoir.

- Au revoir.

- Bon, c'est le juge Roban qui instruit l'enquĂȘte

sur la mort de Mercier.

Je me suis débrouillé pour que vous soyez désignés.

- Merci, patron.

- Cette affaire vous tenait Ă  cƓur. RĂ©cupĂ©rez la procĂ©dure Ă  la crim'.

Ils ont encore rien fait.

- Ya. - HĂ©, il y est pour rien.

- Je sais qui remercier. - Le faux cul.

Bravo. - Merci, Loulou.

- Allez, on y va. Les Camara sont Ă  nous.

- A terre.

Propos indistincts

- LĂšve-toi.

- Oh, il y a des enfants.

Cris

Brouhaha

- Canapé. Canapé. Canapé.

Asseyez-vous.

...

-Il y a des enfants. T'inquiĂšte pas.

...

Ferme ta gueule.

Ta gueule.

- J'ai rien fait.

LĂąchez-moi. J'ai rien fait.

- HĂ©, doucement.

- C'est clair en haut.

- Bakary, laisse-toi faire. - Lui parle pas.

Je checke en bas.

-Il est 9h15. Vous ĂȘtes

en garde Ă  vue.

- Pourquoi?

- Eloigne les enfants.

- Répondez-moi. - Pas devant eux.

- Pourquoi? - Je vais te le dire.

- C'est clair en bas.

- Alors ? - Je le dis devant tes mĂŽmes ?

- Dites-le-moi.

- Homicide.

- Homicide ? Appelle Me Camus. Tu as son numéro ?

Tu l'as ? Appelle-la. - On se calme.

- Appelle-la.

- Assieds-toi.

Coups Entrechocs

Coup, entrechocs

...

Entrechocs

Il tapote.

Fermeture Eclair

Entrechocs métalliques

Légers entrechocs métalliques

...

Pas

...

- Gilou, ça donne quoi en bas ?

- C'est bon, c'est clair.

- OK.

...

Sous-titrage ST' 501

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