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Ici Londres.
Les Français parlent au français.
Vous pouvez écouter tout d 'abord quelques messages personnels.
Les sanglots longs des violons de l 'automne.
1944.
L 'Allemagne nazie impose sa terreur sur l 'Europe, occupant la France depuis
déjà quatre années interminables.
La résistance française n 'inspire qu 'à une chose, l 'arrivée des alliés pour
les délivrer. Mais ils ignorent totalement quand et où cela pourrait se
produire.
Churchill, Roosevelt et de Gaulle s 'affairent en secret, manœuvrant des
astucieux pour déjouer Hitler et ses généraux.
L 'objectif, établir sur les côtes anglaises... de fausses bases
Tant de gonflables, régiments de mannequins, tout est destiné à leurrer l
'aviation allemande.
Et c 'est là que le lieutenant Porte du 109e régiment entre en scène.
Il descend d 'une lignée de braves soldats, tous tombés au champ d
malédiction, dirait sa mère, qui préférerait le voir à l 'abri. Mais c
connaître le sens du destin qui anime le lieutenant Porte depuis qu 'on lui a
confié cette base.
Soldat Fiermont, qu 'est -ce qu 'on a ce matin ? 2, 3, soleil
! Fort, vous êtes fort.
Y 'a pas à dire à ce dieu, vous êtes fort.
L 'esprit ! Ah, l 'esprit, ouais, l 'esprit. Tu réveilles le corps et l
on y va.
On reste, on reste.
Soldat, lieutenant, porte, je répète parce que quelqu 'un nous reçoit. J
ma tour qui part vers la gauche, mais attention, t 'es déjà en danger.
Ah, bonjour madame.
Ta mère.
Commence pas à m 'arroser, moi aussi, on s 'arrose tous après.
Oh, hé, oh, je reste au supérieur.
Ça vous dirait, Edith, qu 'on aille boire un verre vous et moi ce soir ? Je
dans vos yeux que oui.
À la sienne, Edith.
En fait, il est devenu complètement fou et il a tenté de voler une Jeep.
Mais c 'est pas vrai ! Eh si, c 'est vrai, Edith.
Mais je me suis interposé.
Et je lui ai même cassé le nez.
Après, il m 'en veut plus, là.
N 'est -ce pas que vous m 'en voulez plus, soldat Rimeau ? Non, je vous en
plus, je... Non, il n 'y a pas de problème ! En tout cas, laissez -moi
dire, Edith, que vous êtes resplendissante. Bon appétit, mon fils !
mais qu 'est -ce que tu fais là ? Tu devais pas venir demain ? Surprise ! Bon
appétit, madame Porte ! Bon appétit, madame Porte ! Bon appétito, madame
C 'est bon, c 'est bon, ça va.
Oui, ça va, les gars.
Oui, ça va.
Bon, écoute, puisque t 'es là, tu me tombes très bien parce qu 'avec Edith,
voulait t 'annoncer quelque chose. Non.
Déjà que j 'ai du mal à accepter que tu parles avec tous tes amis.
Parler de projet. Maman, s 'il te plaît. Non, c 'est au -dessus de mes forces.
Maman, mais... Me laisser seule comme avec ton père.
Maman, s 'il te plaît.
Edith.
Et puis papa, il t 'a pas quitté. Il est mort.
Sur le champ de bataille, à la guerre, comme un héros. Je sais qu 'il a fait
exprès, le salaud. Il a fait exprès de mourir ? Exactement.
Non, non, non, tout ça ne t 'arrivera pas. La femme, il porte, il meurt en
pour la France et c 'est fini.
Souviens -toi.
Répète. Non, non, c 'est bon.
Répète, je jure.
Je jure qu 'il m 'arrivera jamais rien.
Promis.
Allez Marco, c 'est la dernière quête. Ok, va voir.
Attention, on se sentait l 'explosif.
Doucement.
Parfait.
C 'est pas possible d 'être maladroit comme ça, soldat Tani.
Vous devez faire plus attention sur cette base.
D 'ailleurs, je vous ai vu fomenter hier avec le soldat Ferland.
Alors, vous ne croyez pas que je suis une jeune recrue ? Putain, mais vous
qui, vous ? Robert Klein, Zarkaoui.
Vous ne pouvez pas rester ici. Mais j 'ai été infecté ici.
Mais on est où, ici ? Ici, c 'est la base du 109ème opération Fortitude.
Notre tâche est très simple. Faire vivre cette base, bouger les tanks
gonflables, les armes factices, afin que l 'aviation allemande pense que notre
base est ici.
Alors qu 'en réalité, elle est à 500 kilomètres à l 'ouest.
Nous sommes une diversion.
Vous jouez à la guerre avec des grands jouets, quoi. Attention, soldat. Vous
manquez pas de respect, ni à moi, ni à mes hommes.
Vous et quoi ?
Bon, allez, ça suffit, là. Aidez -moi à emmener le soldat Piani à l 'infirmerie,
vous voyez bien qu 'il est blessé. C 'est qui, le soldat Piani ? Non,
vraiment,
Michel est fou, ces bâtards.
Faire pas de temps, il y a l 'anniversaire du soldat Jean -Marie à
Ça fait combien de temps que vous êtes seul ici ? Ça va faire deux ans, dans
jours. Deux ans ? Mais vous savez que dans le monde extérieur, il se passe des
choses horribles. Oui, ben ça va, Zarcaoui, je lis le journal tous les
D 'ailleurs, j 'ai lu qu 'il y avait un truc qui s 'appelait les hémorroïdes.
Non mais vous avez lu, vous savez ce que c 'est ? Non, mais reconnaissez que le
mot fait peur.
C 'est pour ça que ma mère m 'a mis ici, pour m 'éviter les dangers du monde
extérieur. Votre mère, elle vous a laissé seule ici ? Oui, ça va, je ne
tout seul.
Et puis elle passe me voir de temps en temps. C 'est l 'assistante personnelle
du général de Gaulle. Votre mère, c 'est l 'assistante personnelle du général de
Gaulle ? Oui. Et vous pensez qu 'elle peut m 'avoir un rendez -vous pour lui
parler de mon projet ? Vous savez, Zarkaoui, en ce moment, le général, il
pas mal occupé. Entre la guerre, la construction de sa propre avenue, sa
station de métro... Je sais, je sais,
Non mais laissez tomber, je vais plomber l 'ambiance.
Ecoutez Zerkaoui, sur cette base on n 'a qu 'une seule règle.
Personne ne juge personne.
On est une grande famille.
Alors allez -y, on vous écoute.
J 'aimerais bien être le premier soldat à débarquer, afin d 'être un héros. Et
par la suite, demander l 'indépendance.
De l 'Algérie.
C 'est n 'importe quoi, c 'est quoi ces conneries ? La France aux Français, les
Français d 'abord, on en a marre des... Eh oh, eh oh, ça va, soldat Jean -Marie,
ça va.
Excusez -le, il est un peu spécial.
Vous pensez que vous pouvez m 'avoir ce rendez -vous ? Écoutez, je vous promets
rien, Zerkaoui, mais je vais voir ce que je peux faire.
Merci, lieutenant.
Allez, Zerkaoui, on y va, on y met du chien ! Allez, c 'est ce que je fais,
ouais.
Et sinon, vous, lieutenant, vous, avec les femmes, c 'est comment ?
Disons qu 'avec les femmes, c 'est un peu complexe en ce moment.
Je sors d 'une relation avec une perverse narcissique.
Elle s 'appelait Edith.
Une femme très discrète.
Ok, c 'est... C 'est un mannequin, quoi.
Elle était très jolie. Après, de la dire que c 'était un mannequin, c 'est peut
-être un peu exagéré. Non, mais quand je dis mannequin, c 'est comme tous les
autres, quoi.
Oui.
Moi, lieutenant, vous êtes pas plutôt, quand même ? Moi, plutôt ?
Excellent, vous entendez ça les gars ? Moi plutôt !
On peut pas rester comme ça. Le
truc c 'est que... Je crois que je suis pas très fort en séduction.
Mais n 'importe quoi, faut pas dire ça.
Allez, séduisez -moi.
Non, en tout cas oui.
Ça va, on est entre nous là, allez -y.
Allez ! Alors ma grosse ?
J 'ai l 'impression qu 'on a un peu abusé sur le goûter. Ouh là là là, on n
pas du tout dedans là. Non ? Ah non, non.
Nul. Par contre, j 'ai une technique infaillible pour vous.
Ah bon ? Ouais, tout est dans le regard.
Le regard un peu mystérieux, du genre, je vous donne un exemple.
Allez.
Vas -y, essayez.
Il faut prendre le temps de faire comme ça ? Ouais, ouais.
Allez.
Un peu moins.
Comme ça ? Un peu moins, un peu moins.
Un chouïa moins, ouais.
Non, là ça fait peur.
Ouh là.
Non, non, non, on a tout perdu.
Un tout petit peu moins.
Ouais, pas mal.
Là, j 'aime bien. Voilà.
Séducteur, va.
C 'est magnifique, ça.
Demain, je vous emmène. Atelier découverte.
Hé, t 'es Gustav Aylard ?
Mon fils.
Tu vas faire l 'interprète pour des gens très importants.
Maman, je ne suis pas interprète.
Et mon niveau d 'anglais n 'est plus ce que c 'était. Hier soir, il y a eu un
bombardement sur Greenwich.
Et l 'interprète habituelle, il est mort.
Ah, il est mort.
Bonjour Madeleine.
Mon fils Denis ? Mon général.
Ah, le jeune porte.
J 'apprécie beaucoup votre mère, vous savez, c 'est une femme exceptionnelle.
Mon général, j 'aimerais vous exposer un projet. Un projet ? J 'adore les
projets. Je suis moi -même en train de me faire construire un aéroport.
Félicitations. En fait, j 'ai un ami qui aimerait vous demander l
'indépendance de l 'Algérie.
... ... ...
... ... ... ... ... ... ...
Messieurs, après l 'échec de l 'opération beurre volant, le nouveau
serait donc un débarquement massif sur la plage.
Il s 'excuse, il a du mal à digérer son chien chaud. Les merloques mangent du
chien chaud, mais ils perdent les pédales.
Il dit que tu perds tes pédales. Il parle de ma disability ? C 'est un
Non, non, non.
C 'est une expression française pour dire que tu es stupide. Tu es un fou.
? Charles, écoute -moi.
Aujourd 'hui est D -Day, en Normandie.
June 5.
Departure ce soir.
Nous avons juste eu la communication que les tanks allemands sont en route vers
Calais.
Putain. Putain ! Il n 'a pas juste dit ça.
Non, non, il dit que c 'est le jour J. Que c 'est ce soir, le 5 juin, en
Normandie. Ils ont eu la confirmation de mouvements massifs de troupes
allemandes vers Calais.
Mais vous ne me prenez que maintenant ? Ah oui, pardon.
But you only want me now ? Stop ! You do as we say.
And don't fuck with me, Charlie.
Vous êtes sûr que c 'est... Traduisez !
Il dit, vous faites comme on a dit, et surtout ne faites pas l 'amour avec moi,
Charlie.
Je ne sais pas si vous l 'aviez proposé avant, mais... Mais
ça va pas ! Non, mais le lieutenant Porte, c 'est un héros.
Il peut repérer un ennemi à plus de 10 kilomètres, sans ses lunettes. Et
pourtant, il ne porte même pas de lunettes. Mais pourquoi tu es -tu tendu
Oui, non, mais ça c 'est rien, c 'est parce qu 'il est pu... Pugnasse.
Pugnasse. Je suis quelqu 'un de très pugnasse.
Et vous ? Oui ? Tu as une butte ? Pardon ? Oui, tu as une butte dans la vie ? Ah
! Ah oui, oui.
Ah oui, oui, j 'ai une butte dans la vie, c 'est de libérer mon pays.
Wow, c 'est vraiment une très belle butte.
Merci.
Si tous les soldats avaient une butte comme lui, les gars, ils seraient
Et toi ? Tu as aussi une grosse bouche colorée ? Moi ?
Ah bah ça c 'est une très longue histoire.
Pourquoi tu dis que c 'est une longue histoire, soldat ? On se connaît pas.
D 'accord, je sais pas quoi répondre, je dis que c 'est une longue histoire.
Personne peut écouter une longue histoire, c 'est ennuyant.
Bien vu, soldat.
D 'ailleurs, en parlant de notre but, soldat, le débarquement, c 'est ce soir.
Vous dites n 'importe quoi, j 'ai le...
L 'hiver, ça sert à boire.
Vous voulez boire quoi ? Un whisky.
Je vais prendre un whisky.
Et vous ? C 'est une très longue histoire.
Ça marche pas, là.
Vous savez pas quoi répondre ? Non, par contre, vous allez arrêter avec votre
histoire de débarquement. Vous allez tout faire forer, là.
Je ne rigole pas, Zarkaoui.
C 'est ce soir, en Normandie, le débarquement, le jour J. J 'ai entendu
bouche de Churchill lui -même.
Vous déconnez ? Sur ma mère.
Putain, mais... Putain, mais vous êtes complètement malade de balancer ça, le
truc le plus secret au monde. Ici, devant tout le monde.
Voilà pour vous.
Attention, c 'est treffled.
Plus de whisky, c 'est écos, arbre et gazon.
Treffled.
Alors, c 'est très gentil, mais moi, je ne bois pas.
Just one drink.
Bon allez, mais juste un verre. Pour la grosse pute.
Allez, la grosse pute.
La grosse pute, je ne l 'avais pas vu venir.
Ça va mieux ? Non, non, ça va pas.
Je crois que j 'ai vomi à l 'intérieur de moi -même.
On est où, là ? On va faire le débarquement ensemble.
Le débarquement ? Non, non, non. Vous allez devenir un héros. Non, je peux
le débarquement.
Vous m 'avez enlevé ? Pas du tout.
C 'est vous qui étiez le plus motivé à partir.
Rassurez -moi, j 'ai pas trop bu.
Bon, allons.
Dites -moi que vous n 'avez parlé à personne du débarquement. Moi ?
Non. Vous savez ce que c 'est que ce soir ? Des débats ! Justez !
Justez ! Justez ! Justez ! D 'accord, il faut qu 'on rentre à l 'eau.
Je ne peux pas perdre tout ce qui est héroïque, moi.
C 'est quoi ? Vous avez heurté quelque chose ? Je ne sais pas, je n 'ai même
touché. C 'est une preuve rapide, c 'est une preuve rapide, d 'accord.
Tu perds les commandes, là. On se dirige vers les rochers, va pas leur sauter.
Il va falloir sauter du bateau ! Sauter où ? Sauter en mer !
C
'est du code ? J 'ai pas eu ce code.
J 'ai rien compris.
Est -ce que ça va, Charles ? Je vous ai compris.
C 'est le premier ! C 'est le premier ! Tu es le héros ! Je savais !
Je savais !
Allez, je suis un héros ! Vous avez dit quoi ? Personne ne nous tire dessus ! Qu
'est -ce que vous faites faire, Zarkawi ? Ils sont où tous, l 'armadin et tout ?
Pourquoi il n 'y a personne ? Je ne comprends pas.
Vous êtes sûr qu 'on ne s 'est pas trompé de jour ? Oui, oui, je suis sûr.
On ne s 'est pas trompé de jour ? On s 'est trompé de jour ? Oui ! Non, non !
vous dis que non ! J 'ai entendu la date ! C 'est super, Roland ! Vous me prenez
en photo ? Je vais l 'enlever, Zarkawi.
J 'ai compris.
Je vais le faire tout seul.
Vous devriez trouver un terme à ça.
Un terme à quoi ? À se prendre en photo tout seul. Ça sert à rien d 'inventer un
terme pour ça. Vous êtes le seul débile de l 'histoire à vous prendre en photo
tout seul.
Personne ne fera jamais ça. Attention.
Vous êtes prêts ? Un, deux... C 'est le volant d 'un cercueil ! C 'est un volant
d 'un cercueil ! Ça va, il n 'y en a qu 'un seul.
Il y a un village par là, courez ! Courez, les gants !
Vous me faites la tête, mon lieutenant ? Non, je ne vous fais pas la tête.
Bien sûr que je vous fais la tête. Vous m 'avez emmené une vie de force dans un
endroit infesté de nazis.
D 'après mes informations, il n 'y a aucun nazi ici, mon lieutenant.
Ne vous inquiétez pas.
C 'est ouvert.
Paris, tu m 'ont le temps.
On est
mort.
C 'est le débarquement ! Un chantier !
Champagne pour tout le monde ! Un chantier !
À
deux jours ! Vous devez être assortis. Tenez une petite niose.
Eh, bravo, hein ? Les avoir battus à deux, c 'est fort !
Excusez Michel, il a un petit peu... Il croit vraiment que vous avez
débarqué le cadeau.
Vous savez comment remercient les héros ici ? Avec
nos plus belles femmes ! En tout cas là, je suis le héros.
Vu que j 'ai été le premier à avoir débarqué.
C 'est un peu nous deux. S 'il vous plaît, commencez par... S 'il vous
Les jolies filles embrassent les héros.
C 'est lui le héros.
En tout
cas, vous savez ce qu 'il vous dit le héros ? One,
two, three ! C 'est pas possible. On a dû se tromper de jour.
Il faut absolument qu 'on se bandit. Ouais, il faut qu 'on se casse. On se
discrètement, on se retourne discrètement.
Le temps ! Ah oui.
Faut bouger, là. Bien sûr, ça va. Allez.
Eh bien, vous êtes sacrément chiés, à Londres.
Vous n 'auriez pu nous prévenir que ça allait se passer ici. On aurait peut
-être pu préparer le terrain.
Eh bien, alors dites -moi, ils sont où, tous vos copains, les 150 000 hommes ?
Pardon ? Eh bien, alors dites -moi, ils sont où, tous vos copains, les 150
000 hommes, les 5 000 bateaux ?
Désolé, mais à la fin, on n 'entend vraiment rien. Il n 'y a plus de volume.
Il est tellement obsédé par le fait d 'être discret qu 'il a pris l 'habitude
parler doucement.
Trop doucement, la bénichou.
La bénichou ? Oui, j 'étais rabbin avant la guerre, mais ces derniers temps, c
'était plus très tendance, alors j 'ai changé de crèmerie.
Au prochain.
Et vous, vous êtes qui ?
Vous devez être les éclaireurs, les forces spéciales. Oui, oui, exactement,
à fait. C 'est ce que nous sommes, nous sommes les forces spéciales. Je suis le
capitaine spécial Porte, pour vous servir mademoiselle.
Et c 'est le soldat spécial Zerkaoui, voilà.
Nous sommes, comme vous venez de le dire, des forces spéciales.
Exactement, nous sommes l 'avant -garde, la pointe de l 'épée, comme qui dirait
les blancs montés en neige. Nous sommes la muraille de Chypre de cette guerre.
Le top du top, le jus d 'orange.
On le vaut.
Les délits -chocs de l 'armée française.
Alors, c 'est quoi les ordres ? Là, on est là.
Les ordres, hein, les ordres.
Les ordres, les ordres, oui, bien sûr, les ordres. Les ordres sont simples,
hein, les ordres, c 'est une trêve.
C 'est quoi ça ? C 'est des allemands ? Tirs.
Les hémorroïdes.
Vous fêtiez quelque chose ? Ben oui,
le débarquement.
Ça y est, la guerre est finie. On est enfin en France.
Capote l 'Allemagne.
L 'humour français, j 'aime beaucoup.
Regardez ici.
La mer, elle est quoi ? Elle est humide.
Bleu. Ils sont cons, ces Français.
La mer, elle est quoi ? Insondable et d 'une magie sans cesse renouvelée. Ah, la
poésie. J 'aime beaucoup aussi.
Non, la mer, elle est vide.
Or, un débarquement de 5 000 bateaux et 150 000 hommes.
Chez moi, je me laisse voir sur Werther Reich.
On dit que c 'est comme un juif au milieu des chansonnettes.
Ça se voit.
Or, là, il n 'y a personne.
Il y a deux officiers ennemis qui sont entrés ici.
J 'aimerais tellement les connaître.
Madame, pour qui ? Ah, mais moi, je les ai vus rentrer ici.
Si vous savez où ils sont, en général, on vous le dirait.
Mes amis, c 'est vous le pilage.
qui aimait tant l 'Allemagne et est aussi prompt à collaborer.
Nous sommes en guerre ! J 'ai décidé de renforcer les mesures pour limiter vos
déplacements.
Pour faire vos courses, vous devrez présenter une attestation dérogatoire de
sortie.
Ya, ya, ya ! Elles sont limitées à une heure et un kilomètre du domicile.
Ça signifie que les regroupements extérieurs
Les réunions familiales, amicales, tout le toutime, sont interdites.
Vous allez apprendre ce que c 'est qu 'une dictature.
Vous devrez porter un masque FFP.
Pourquoi je parle de masque, moi ? Mon général, mais qui doit nous remettre l
'attestation ? Vous -même. Pour vous -même.
Attesté par vous -même. Et signé par vous -même. Et daté par vous -même.
Mais... C 'est valable aussi pour promener son chien ? Et pour aller faire
sport ? Les théâtres et les restaurants restent ouverts. Silence !
Pour les
dérogations, nous verrons plus tard.
Chauffeur, c 'est un esprit.
C 'était qui, lui ? C 'est Carter.
Et ici, il a un surnom. C 'est quoi ? Le boucher.
La baie est restée ici. Coupez -nous.
Dépêchez -vous ! Vous pouvez pas rester avec ces frusques.
Changez -vous.
On vous attend.
Qu 'est -ce qui vous prend à dire qu 'on fait partie des forces spéciales ?
Je sais pas, j 'ai improvisé.
C 'est vous qui m 'avez dit de prendre mon déstand.
Alors voilà, j 'ai pris mon déstand.
J 'allais quand même pas dire qu 'on est deux professeurs de la qui travaillent
dans une base factice et qui ont volé un bateau pour venir.
Ah ouais ? Vous croyez que je ne vous vois pas venir avec la potionnaire de
Constantine, là ? Ah ouais, ça se voit tant que ça ? C 'est pas ce que j 'ai, j
'ai mal au ventre.
C 'est peut -être la trouille, ça, non ? Non, parce que depuis le début de ma
vie, j 'ai la trouille.
Là, c 'est une sensation nouvelle.
En tout cas, vous êtes bien foutu de ma gueule avec votre histoire de
débarquement en Normandie.
Je vous jure, Sarkawi.
Je vous jure, j 'ai entendu Churchill.
De mes oreilles, de mes yeux, je l 'ai vu. Il a parlé de cette date.
Je le jure sur ma mère.
Mais ta mère, ta mère, tout le temps ta mère. Mais on n 'en a rien à foutre de
votre mère.
Bon, allez pas de ma mère, Sarkawi, d 'accord ?
Sinon, je vous pète la gueule. D 'accord.
Alors, c 'est vrai, ma mère, elle a ses défauts. C 'est vrai.
C 'est une femme gentille, douce, intelligente, attentionnée et qui sent
Et qui fait un délicieux tournodo maison avec des chanterelles et des asperges.
Alors, si un jour vous comptez le goûter, ce tournodo, j 'ai l 'impression
ça te ferait plaisir.
Tu parles pas de ma mère, d 'accord ? Sinon, je vous pète la gueule.
Je parle pas de ta mère, d 'accord.
Mon lieutenant, on est venu ici pour prendre ma photo.
C 'est bon, je l 'ai. On peut rentrer à Londres.
Désolé, Zarcaoui. Je changeais d 'avis.
Je reste ici pour Margot et pour sauver la France.
Et rien, je dis bien rien, ne me fera changer d 'avis.
Enfin, lieutenant, si on reste ici, on va tous mourir.
J 'ai changé d 'avis. On voit la bateau et on rentre à Londres.
La grange, c 'est trop dangereux. Moi, je serais d 'avis qu 'il se cache dans
grotte. Non, c 'est beaucoup trop loin.
Enfin, vous avez pris votre temps.
Désolé, on était en train de mettre la stratégie militaire en place.
Attendez, vous n 'avez pas trompé de date ? Non, mais c 'est quoi ces
?
Puis quoi encore ? Trompé de date ?
Non,
vous savez, c 'est très courant d 'envoyer des soldats des forces
avant des débarquements de cette envergure.
On avait fait la même chose avec le soldat Zarcaoui en Sicile pour le
débarquement sicilien.
Bon, rappelez Zarcaoui, ou plutôt comme ils disent là -bas, tout est capiche.
Ah oui, opération Bourata.
T 'es goûte à la manana, t 'es goûte à tout.
Pourquoi ? Je crois pas, non.
T 'es née sous le cerveza ? Allez, on peut boire un coup.
Pardon. Non, excusez -moi, on peut pas être aussi cons.
On est quand même des forts spéciaux, je vous rappelle.
Putain, ces pantalons de merde ! Ça va, soldat ? Tout décapite !
Allez me chercher, clapotis.
Je ne vous connais pas, vous.
Comment vous vous appelez ? Ça
dépend.
Hugo. Pardon ? Oui, c 'est Hugo, le mari de Madame Catherine. Vous savez, celle
qu 'on croyait veuve.
Et voilà, c 'est un miracle. Il est revenu.
Oui, c 'est moi, c 'est Hugo, le mari de Madame Catherine. Je suis revenu.
Madame Catherine m 'a toujours dit que son Hugo avait un cheveu sur la langue.
Oui, c 'est moi, c 'est Hugo, Marie -Mme Catherine. Je suis revenu. En fait, ça
dépend. Le cheveu, parfois, je l 'ai.
Parfois, je ne l 'ai pas.
Ça vient, ça repart.
Tu as déserté ta femme.
Et les déserteurs méritent la mort.
Non, alors justement, moi, ce que je pensais, c 'était l 'emmener à l 'église
pour qu 'elle se confesse. Ça devrait lui coûter trois paternis et tout
dans l 'or. Nein ! Nein ! C 'est auprès de Madame Catherine qu 'il doit se faire
pardonner. Oui, non, mais vous avez raison.
Vous y avez raison.
J 'y allais, d 'ailleurs. J 'y vais, moi. Du coup, sur ce, moi, je vous
une belle soirée à cul. On va vous emmener en voiture.
Non, mais vous savez, moi, j 'aime bien marcher.
Et moi, j 'aime bien tuer.
Eh bien, j 'y vais avec vous, là, d 'accord ? Je suis pris en charge.
Lavez !
Vous et Margot, rentrez chez vous.
Au revoir, Margot.
Au revoir, Cap... Hugo.
Mais dites, ils vont se rendre compte que c 'est pas son mari ? Bah, il va s
sortir. C 'est un capitaine des forces spéciales, il va juste jouer un peu la
comédie avec la folle, c 'est tout.
La folle ? Pourquoi la folle ? Elle est complètement barrée.
C 'est le genre de bonne femme qui va à l 'aérodrome regarder les avions qui
décollent.
Et moi aussi je regarde les avions qui décollent.
Oui, mais elle leur donne des graines.
Madame Catherine, je vous ramène votre Hugo.
Hugo ? Hugo ? C 'est moi, c 'est Hugo, ma quête.
Je te croyais mort.
Je t 'ai tellement inquiète.
Vous voyez, Madame Catherine, je vous avais dit la vérité. On n 'y était pour
rien pour cette fois -ci.
C 'est le plus beau jour de ma vie.
C 'est bien bien qui tu étais.
Non, ça, ma quête, c 'était une très longue histoire.
Non, non,
non, je te jure, je te jure, j 'étais pas avec une femme. Je te le jure sur ma
mère. J 'avais juste besoin de... De quoi ? Oui, de prendre du recul. Du
de quoi ? Bah, tu sais, ma catoche, quand même, t 'as ton petit caractère,
Tu peux pas dire le contraire.
Quand on te connaît pas, tu peux même faire un peu... peur.
Bon, ma Cathy, tu sais ce qu 'on va faire ? Oui, je sais, on va faire l
Fort et salement, comme des chiens de vagabonds.
Oui, mais d 'abord, on pourrait remercier ce monsieur de la fenêtre qui
gentiment ramené à la maison et le laisser à ses occupations d 'occupant.
Merci, monsieur.
Prenez garde sur la route. Soyez prudent.
C 'est un plaisir, madame Catherine.
Hugo, bonne bourre !
C 'est fou ! Je ne t 'avais jamais vu sans la barbe ! Et voilà.
Tes traits sont toujours les mêmes.
Tu n 'as pas changé, mon Hugo ! Oh, waouh ! Ok,
si, j 'ai quand même un peu changé. Non, tu n 'as pas changé. Si, j 'ai quand
même pas mal changé, là. Non.
Ah, si.
Non. Tu... C 'est l 'exemple ! Bien.
Vous, tu n 'aurez pas quelque chose à manger ? Je meurs de faim. Faim ? Oui,
as faim.
Si j 'ai faim, je m 'étais préparé un petit encas dans la pièce d 'à côté, mon
amour. D 'accord, je vais.
On passe aux choses sérieuses.
Oula, oula, attends.
Je viens d 'avoir une idée géniale.
Et si on faisait comme si on ne se connaissait pas ? Oui, mais alors tu
Bien sûr, mais en échange, tu te maîtrises.
Parce que je vais te reconquérir. On va tout faire comme au premier jour.
Le premier jour ?
Tu m 'as appris sur la poubelle.
Justement, voilà, raison de plus pour repartir sur de... sur de bonnes bases.
Qu 'est -ce que tu fais ? Eh ben, je me couche. Très bien.
Tu m 'aimes bien, là, tout seul.
Aïe, j 'ai un petit peu mal aux dents. Oh, t 'as mal aux dents ? Une bonne
tisane, très bonne. Ça peut te soulager ? Oui, pourquoi pas.
Voilà.
Drôle de goût, hein ? Ben voilà, c 'est bu.
Voilà.
Voilà. Ça fait très mal.
Bonne nuit, non ? Bonne nuit.
Bonne nuit.
À demain.
Au revoir.
Oh mon Dieu, le cauchemar.
Bonne nuit.
Ici, il ne devrait pas te chercher.
Ce n 'est pas un palace, mais au moins, tu n 'auras pas froid.
De toute façon, je ne vais pas rester longtemps ici.
Je dois retourner sur la plage pour le débarquement avant que les autres
arrivent. Et oui.
Et le pauvre Capitaine Porte qui va rater la bataille ? Le pauvre Capitaine
Porte ? Je ne crois pas, non. Il doit déjà être en situation de combat. Le
Capitaine Porte a été major de sa promotion.
Il n 'a reçu pas une, pas deux, mais quatre Silver Stars pour ses faits d
'armes. Il peut vivre en totale autonomie. Et avec un peu de chance, il
tué Hitler.
Réveille -toi, petite merde.
Ton petit déjeuner est prêt.
Je t 'ai préparé ta tenue préférée.
T 'as pas entendu cette nuit comme un débat ? Bonjour, monsieur Hugo.
Bonjour. Oh, mon amour, il n 'y a plus de café.
Mais prends une petite affusion maison pour te réchauffer. Non, merci, ça va.
Faut te frayer, Hugo.
Elle est excellente.
Ça détend.
Je vais aller au village.
Et ce soir, on se fait un dîner aux chandelles, juste tous les deux, très
romantique.
Eh oui, c 'était ça ma tenue préférée.
Mais rappelle -toi, Catherine, c 'était ma tenue préférée d 'hiver.
Je vais me changer quand même avant d 'aller au village parce qu 'il fait un
chaud.
Ben... Je comprends pas.
Combien de bateaux te dit -il, le débarquement ? Normalement 5000.
Peut -être qu 'il y a eu un problème de subvention ou une grève. Ça arrive
souvent, ça.
Qu 'est -ce qu 'ils foutent ? Ils devraient déjà être là.
Ils sont où ? Papa ? Tu m 'emmènes ainsi ?
Pourquoi tu ne m 'emmènes
pas ?
D 'accord.
Oui, d 'ailleurs.
Ils peuvent venir quand ils
veulent, mon général.
Nous sommes prêts.
J 'ai
toujours été sensible aux belles choses.
Il est moche. Horrible.
J 'espère qu 'il n 'a pas fait des gosses, celui -là.
S 'il a fait des gosses, nous les tirons.
Ah, je suis désolé, j 'ai pas compris.
Ah, mais qu 'est -ce que vous faites là ? C 'est fou, si quelqu 'un vous voit,
on peut vous attraper.
Non, mais non, vous inquiétez pas, vous savez, je suis devenu Hugo, le mari de
Madame Catherine, celui qu 'on croyait mort. Ah oui, bien sûr, oui.
Et du coup, avec Catherine... Ben, je vais dormir chez elle.
Oui, mais... Vous... Vous... Pas vous...
Vous... Pas vous...
Ah non, par rapport à ça...
Oui, non, j 'ai fait ce qu 'il fallait faire.
Elle a tout gobé. Ah oui, je connais.
Bon, il fallait vous cacher parce que tout le monde vous a vu hier au bar et
ici, c 'est bourré de collab. Est -ce que vous savez où sont Margot et Samy ?
Ils sont partis se monter dans la grange derrière le bar.
Tout s 'est mis à voler dans tous les sens.
Personne n 'y comprend rien.
Rejoignez -nous dans la grange après.
Je vous expliquerai, je crois que j 'ai compris.
Le Seigneur nous envoie un signe ! Mais lequel ?
Ça va, Zarkaoui ? Je vous dérange pas trop ? Bon, j 'ai l 'impression que je
chute trop, de toute façon, donc je vais vous laisser tranquille.
Au revoir. Tu peux venir nous aider ? Venez nous aider ! Ah non, non, je crois
pas, non.
Je crois pas que je vais vous aider, non. Je pense que vous vous en sortez
bien tous les deux.
Alors je vais vous laisser faire ça tous les deux. Moi, c 'est pas trop mon
délire, ce genre de truc à plusieurs.
La poche ! On a failli mourir, mon lieutenant.
Ah, la boulette.
Ah oui ? Je suis vraiment désolé, Margot, je pensais que... Oui, oui, oui,
bien compris.
Alors tu te tais et tu tires.
Vous s 'y pouvez habiller ? Oui.
Non. Oui.
C 'est parce que je... Je ne voulais pas abîmer mes saints vêtements. Voilà.
Maintenant, je peux vous aider.
J 'ai tout vu de mes propres yeux.
Les Allemands possèdent une arme magnétique qui s 'appelle Radius, qui
tous les éléments métalliques.
C 'est la raison pour laquelle vous vous êtes retrouvés bloqués avec cette
fourche et c 'est aussi la raison du bordel au village.
Je les ai même vus abattre un avion sous mes yeux.
Avec cette arme, ils pourraient faire échouer le débarquement.
Mais comment vous savez tout ça ? C 'est tout simple. En fait, j 'ai été attiré
par mon médaille.
J 'ai infiltré les lignes ennemies et abattu une demi -douzaine de boches. Ah
bon ? Oui.
Pourquoi, vous vous en doutez, Zarcaoui ? Bon, je sais pas, je pose la question.
Le mieux, ce serait de pouvoir communiquer avec l 'ombre. Oui, sauf que
émetteur radio se trouve au château des boches, leur quartier général.
C 'est trop dangereux, si on va là -bas, on va tous mourir. Non mais, vous
plaisantez ou quoi ? On n 'a pas le choix.
Si le débarquement échoue, la guerre est terminée, les nazis contrôleront le
monde.
Bon, vous êtes des héros, oui ou non ? C 'est ici, oui.
Capitaine Porte, ce sont vos ordres.
Nous pourrions nous infiltrer. Aller au château, au QG, prendre le poste radio
et prévenir Londres.
J 'ai peut -être une meilleure idée.
J 'ai entraîné pour nous... Ah, s 'il vous plaît, l 'abbé.
Le militaire, c 'est moi.
Et qui plus est des forces spéciales.
Alors voilà ce qu 'on va faire. Nous allons infiltrer le QG des Allemands,
prendre leur radio et ainsi prévenir Londres.
C 'est un peu ce que je viens de dire, non ? Oui.
C 'est vrai.
J 'ai trouvé que c 'était une très belle idée.
Départ dans une heure.
Dans une heure ? Mais on remonte tout de suite.
Parce qu 'il y en a 117.
D 'accord.
Mon général.
Ça t 'avait bien pensé.
J 'espère que c 'est important ce que vous avez à me dire.
Alors, il y a deux membres des forces spéciales qui cherchent absolument à
joindre Londres au sujet du débarquement.
Deux membres des forces spéciales ? Et je sais où ils sont.
Vous pouvez les cueillir. Oh, ma pauvre.
Les forces spéciales sont rompues à ne rien dire sur la torture.
Ils me gagantent à le contraire. Ils veulent parler avec l 'ombre. Je vais
aider.
On ne va pas sacrifier nos hommes.
Hans a annoncé à tout le village qu 'il y a une grande fête au bar.
Voilà, en l 'honneur de... Vous n 'avez pas oublié qu 'aujourd 'hui, c 'est l
'anniversaire de Blondie ? De ? La chienne de Führer. Ah oui.
Blondie, ah oui.
Je l 'adore en plus.
Oui, bien sûr, en l 'honneur de Blondie, voilà.
Je veux que tous les soldats soient en permission.
Personne au château.
Allez -y, qu 'est -ce que vous attendez ? Non, j 'ai un cas oui.
Vous savez, je suis pas très fort dans ces choses -là. Moi, j 'ai jamais
vraiment dragué de gens vivants. Alors j 'ai peur qu 'il est blanc.
Vous inquiétez pas, j 'ai une technique.
Vous savez pas quoi dire ? Vous prenez la fin de toutes les phrases et vous la
reposez en question.
Venez, on essaie.
J 'ai pas compris la technique.
Vous avez pas compris, mais pourquoi ? C 'est quoi, votre technique ? La
technique, mais pourquoi ? Hum... Pas mal. Pas mal, hein ? Ouais.
Et toujours rajouter le petit regard mystérieux, comme ça.
Toujours, ouais.
De temps, si celle -là marche pas, moi, j 'ai une technique infaillible.
que je ne donne à personne en général.
Ah bon ? C 'est quoi ? La technique de la tâche.
C 'est quoi la technique ? C 'est une tâche, là.
Ça va, là ? Ah ouais.
Ça m 'a fait un truc.
Ça crépite, hein ? Ouais, ça crépite. Ça crépite ? Ouais, ouais.
C 'est bien.
Je vous en prie.
L 'abbé, venez voir.
Allez. Ouais, bah, j 'y vais.
Margot ?
Ça va ? Et toi ? Ouais, ouais, ça va, ça va.
Je me posais la question, je me disais, toi, tu comptes faire quoi après la
guerre ? Eh ben, j 'aimerais monter à Paris.
Ah ouais, à Paris, mais pourquoi ? Quand cette foutue guerre sera terminée, je
songe à devenir imam.
Pareil qu 'on recrute pas mal en ce moment et que les perspectives sont
Alors, je me suis dit, peut -être que vous pourriez connaître quelqu 'un en
Algérie qui pourrait me pistonner.
Moi, je connais bien quelqu 'un qui peut vous aider, mais bon, avec votre
prénom, la bénichou, ça complique un peu les choses. Oh ben alors ça, pas de
problème, je peux changer.
Oh, puis alors, ce serait pas la première fois, hein ? Ouais, je pourrais
'appeler... La Bédouin.
Ouais. Bah si, la Bédouin, ça fait la tige du désert, c 'est bien ça, la
Bédouin.
Ouais, les droits civiques.
Pourquoi ? Bah, regarde, c 'est incroyable qu 'encore aujourd 'hui, il n
pas le droit de vote pour les femmes, non ? Le droit de vote pour les femmes,
mais pourquoi ? Attends, le droit de vote pour les femmes, t 'es contre ? T
contre ? Mais pourquoi ? Mais pourquoi t 'arrêtes pas de dire pourquoi ? C 'est
complètement con.
Bon, le droit de vote pour les femmes, la contraception, le permis de
conduire... T 'as une tasse, là.
Oh ! C 'est toi la tasse ! Pour qui il prend, celui -là ? Tu sens pas un petit
crépitement ? Non.
La baie... La baie Naflec ? La baie Naflec.
Trop ricard pour moi, ça.
La baie... La baie Tadine ? Ouais, mais c 'est pas...
Oula !
J 'en ai un que vous allez adorer.
La Bessmila.
Oh ! La Bessmila. Mais oui ! Mais bien sûr, la Bessmila.
Pshartek, la Bessmila. Voilà ! Inch 'Allah, la Bessmila. Inch 'Allah, la
Bessmila. Ah, mais je vois le néon, là, devant, à l 'entrée de Constantine.
Marhaba, la Bessmila. Ouvert 24 heures sur 24.
Ah, merci.
J 'ai vu tous vos tatouages tout à l 'heure dans la grange.
Impressionnant. C 'est beau, hein ? Ah oui, qu 'est -ce que c 'est que ça ?
Jésus, ben oui, bien évidemment.
Non, non, mais ça marche, il faut voir les deux côte à côte. Ah d 'accord.
Jésus is by.
C 'est quoi, c 'est de l 'anglais ? Non, non, non, c 'est du français. C 'est
quoi ? Je suis by.
Ah d 'accord.
Ah oui.
Parce que moi, je suis quelqu 'un de très ouvert sur le plan religieux, mais
fait, sur tous les plans.
Ah, logique.
On y va ?
Ok, donc déjà là, il y a un poste de sécurité.
Laissez -moi faire. Avec plaisir.
Allez -y, l 'abbé. Non, l 'abbé, laissez le capitaine Portier aller. Il n 'a pas
reçu une, deux, mais quatre Silver Star. Donc je pense qu 'on va plus les gêner
qu 'autre chose.
Oui, c 'est vrai, bien sûr, j 'ai reçu quatre Silver Star.
Allez -y.
Allez -y, vous.
Ok. Vas -y, vas -y, c 'est une technique.
C 'est une technique. C 'est une technique.
Il n 'y a plus personne au château ? Tout à fait, mon général.
On y va à trois, d 'accord ? Ok.
Pour Margot.
À trois.
Un, deux, trois.
Il n 'y a personne.
Super, il n 'y a personne. Non, ce n 'est pas super.
Margot, elle nous regarde.
C 'était l 'occasion de marquer des points pour moi.
Est -ce que vous en soyez content, les potes d 'Angers ? Je ne suis pas
Je suis censé être un soldat du fort spécial.
Qu 'est -ce que je vais faire ? J 'aurais bien aimé neutraliser au moins
soldat allemand.
Ça faisait la classe pour Margot.
Vous voulez faire quoi, là ?
Je crois que j 'ai une idée, Zarkaï. Non.
Non, lieutenant, je vous suis pas.
Zarkaï, à partir de maintenant, vous êtes le soldat Zarkaï.
Zarkaï. Parfait.
Zarkaï.
Oh là là, mais il vous va nickel.
C 'est vrai qu 'ils ont des popines, ça.
Je suis dans le camp d 'Arkaïch.
Je suis dans le camp d 'Arkaïch.
Excusez -moi, pardon.
Passez le costume, pardon.
On y va ? On y va à trois. C 'est parti ? C
'est
parti.
Non, non, non, non.
Ne rentrez pas.
Et ne le regardez pas.
On ne leur a pas laissé la moindre chance.
Une vraie boucherie.
Exactement. Allez, on y va.
Oh, qu 'est -ce qu 'il y a ? Ils se sont éloignés.
Mon général, c 'est pas l 'envers.
Mais ils sont passés où ? Ce sont des pros.
Quelle mauvaise pièce.
Réveillez -vous, entrez. Prenez le grappin, il faut les aider.
Voilà,
là, ça a l 'air de tenir.
Absolument, c 'est très bon.
Laissez -moi vérifier.
Faites -le.
Faites -le.
Ça tient.
Margot, j 'ouvre votre respect.
Je préférerais faire une vérification des forces spéciales.
C
'est
bon ! C 'est bon, il y a la radio ! C
'est le carreau, là ? Non, regardez pour vous.
C 'est hyper haut. 1, 2, 3 ! Ok, j 'y vais.
Les gars, c 'est hyper haut.
C 'est pas si haut en fait, non.
Ok,
on n 'a pas de temps à perdre.
Alors on y va tout de suite.
Bon, il faut savoir que l 'allemand est une langue agglutinante. Capitaine, le
temps presse.
Ok, c 'est parti, pas de temps à perdre.
On y va.
Après, la fréquence, il va falloir la trouver. Je ne connais pas le code.
-moi en eau de pluie, je répète.
C 'est bon, on est
connecté. C
'est bon, ils
vont nous mettre en communication.
50 centimes. Ils ont augmenté. C 'est toi, mon chéri ? Maman, tu m 'entends ?
Mais t 'es partie sans prévenir. Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Reviens tout de
suite. Attends, maman, attends.
Écoute -moi.
On est en train de perdre la liaison.
Maman, écoute -moi, je suis en Normandie, d 'accord ? En Normandie ? Ne
pas. Je vais tout faire pour qu 'on débarque cette nuit.
Non, non, justement.
Mais planque -toi, qui ne t 'arrive rien, mon chéri. Planque -toi ? Maman, s
te plaît, écoute -moi, c 'est très important. Je suis en Normandie.
Ils ont une arme... C 'est à couper.
Merde. C 'est une catastrophe, ils vont tomber dans le piège de Karcher.
Exactement.
Mains en l 'air.
Oh, c 'est chamal.
Chochote.
Depuis le début, nous savons que le débarquement aura lieu en Normandie.
Grâce à vous, j 'ai eu la confirmation que le débarquement aura lieu cette
En revanche, une chose que je ne comprends pas, c 'est pourquoi De
à envoyer deux membres de ces forces spéciales en amont.
Ça, c 'est une très longue histoire.
J 'ai tout mon temps.
J 'adore les longues histoires.
Ah, ça ne marche pas tous les cours, justement.
On veut rigoler.
C 'est ça, le problème. Quand on monte en grade, on se retrouve, on a des
bureaux, achérés des équipes.
Et finalement, on s 'éloigne un petit peu du cœur de notre métier.
Les séances d 'interrogatoire.
Une bonne bière le vendredi soir avec des amis après avoir torturé toute la
journée. Ça fait une bonne fatigue.
Alors... Je sais que dans les forces spéciales françaises, normalement, vous
êtes habitués à supporter la torture.
Oui, oui, si, si.
On est tellement habitués que je ne crois pas que ce soit vraiment
On en a fait tellement de la torture, n 'est -ce pas ? Bien sûr, nous, dès le
petit déjeuner, c 'était torture.
Une petite tartine, une petite torture.
Parfois, on n 'avait même pas de tartine, c 'était torture, torture.
Vous voyez, vous pouvez y aller.
C 'est le meilleur capitaine des forces spéciales. Il ne vous dira rien.
Oh, non, pas sûr.
C 'est toi.
Moi ? C 'est moi ? Non, c 'est toi.
Le toit de la toiture ? Non, ton toit, ton toit. Ah, le doigt.
Le toit.
Voilà, voilà, il est là.
Encore une fois, je suis totalement insensibilisé.
Ok, c 'est bon, je suis pas des forces spéciales. Quoi ? Quoi ? Je suis désolé,
je... Je suis pas des forces spéciales.
Explique -toi.
Oui ? Explique -toi.
Je suis désolé, Margot, je...
Je suis juste un soldat de première classe qui travaille dans une base
et qui s 'est trompé le jour du débarquement.
Oh, chérie.
J 'ai rien à faire ici, moi. Je veux juste rentrer chez moi. Je suis pas un
héros.
Vous vous êtes trompé de jour ? Mais on ne peut pas être aussi bête ! Je ne sais
pas quoi dire.
Ah, moi non plus. J 'ai oublié l 'effet.
En plus, tu m 'as draguée. Non, c 'était plus pour faire connaissance. Je t
'assure, tu m 'as draguée.
Et moi, j 'étais toute contente, là, et tout.
Ah, moi ?
Je suis désolé, c 'est pas de ma faute.
C 'est juste que tout ce qui est aventure, mort, prise de risque, sortir
dehors des clous, j 'ai pas le droit.
C 'est une histoire de famille.
J 'adore les histoires longues, mais pas trop, s 'il vous plaît.
Ok, ok, je fais la version courte.
Tout a commencé il y a 44 000 ans, avec mon ancêtre.
Ah, porte.
Mort en héros. Puis il y a eu mon ancêtre gaulois, Portatif.
Puis au XIIIe siècle, Perceval Port.
Mon arrière -arrière -grand -père, Alphonse Port.
Et il y a eu mon père, enfin, René Port.
Mort au combat pendant la Première Guerre mondiale.
C 'est comme une tradition familiale, ou plutôt une malédiction.
Alors sur la tombe de mon père, ma mère m 'a fait jurer que moi, ça ne m
'arriverait pas.
Du coup, depuis toujours, je ne fais rien.
Pour qu 'il m 'arrive, hein ? Tu vas promettre qu 'il ne va rien t 'arriver.
vie, c 'est que des trucs qui arrivent, justement.
Ben, clar.
J 'ai été professeur d 'histoire -géographie, jadis.
Et j 'avais un élève à Schmedesbüder -Wertherdeich, comme vous.
Et je lui disais que personne ne peut échapper à son destin.
Et je crois que le vôtre est tout tracé, monsieur Porte.
Adieu. Je ne porte pas.
Mon père, vous êtes un homme d 'église. Jamais vous n 'oserez tirer.
Allez, dépêchez -vous d 'envoyer un message à Londres avec la radio.
Je vais essayer de faire jouer la garantie.
On se retrouve chez Catherine dans 10 minutes.
Je suis à l 'église.
J 'ai une messe. Si je n 'y suis pas, ça paraîtra louche.
C 'est la météo ? Oui.
Demain, le 6 juin, nous retrouverons un ciel chargé.
Avec encore une forte dépression, des rafales importantes et une mer très
sur la Manche. Demain, les températures seront fraîches. Nous aurons 8 degrés à
Cherbourg, 7 degrés à Aurillac, 7 degrés au Havre.
Demain, nous fêterons les Norbert. Donc, si vous avez un Norbert à la maison,
faites -lui des gros bisous. Attendez.
Si je comprends bien, on va devoir attendre jusqu 'au mois de juillet au
Sans aucun doute. Et cela, tant que l 'anticyclone tournera. C 'est bon.
Rompez les rangs.
Je m 'en charge.
Ah oui, c 'est la météo parfaite pour un débarquement.
Lapin, tu es là ?
Oui, ma Catherine, c 'est moi, c 'est Hugo.
J 'ai préparé le dîner.
Super, qu 'est -ce qu 'on mange ? Putain, le dîner aux chandelles, j
Déshabillez -moi.
Mais tu le fais très bien, mon lapin.
Déshabillez -moi.
Oui, mais pas tout de suite.
Qu 'est -ce qu 'ils font là, les deux, là ? Non, parce que j 'ai invité des
pour le dîner, je me suis dit que ce serait plus sympa. Oui, mais non, non,
s 'en vont.
Attends, ma Cathy, ma Catoche. Non, mais je rêve. Il passe une nuit ici, ça y
est, ils sont ensemble.
J 'ai l 'impression que ça te dérange.
Pas du tout. J 'en ai rien à faire.
Non, je me disais juste, il faut avoir faim, quoi.
Ouais, elle doit avoir plus de 65 ans.
J 'ai 40 ans.
Pardon, désolé, comme vous n 'êtes pas maquillée, je... Si, je suis maquillée.
Peut -être que vous avez beaucoup d 'enfants. J 'ai aucun enfant.
Je vois pas où ça bloque, en fait, désolé.
Marco, ton père a été fait prisonnier.
En arrivant au village, j 'ai vu ton père se faire arrêter par les Allemands.
Ils l 'ont mené de force au phare. Et si vous ne vous rendez pas demain avant le
lever du jour, ils le tueront.
Et pour avoir compris ses karchers, ça va être une bousserie. Il va se faire
plaisir. Il va utiliser un pic à glace, une scie à métaux, ou alors un compas.
Ça, il aime bien crever les yeux avec les compas.
J 'ai remarqué... Ça va, l 'ABS ? Pardon, Mago. Non, non.
Pardon, mais j 'ai peut -être une solution.
C 'est quoi, cette solution ? Un pigeon ? Non, c 'est Jean -Jacques.
Le lieutenant Jean -Jacques.
Ça, c 'est l 'histoire de la France.
Ça fait un an que je l 'entraîne. Dans moins de deux heures, Il aura atteint
côtes anglaises.
Capitaine Porte, rédigez votre message pour Londres.
Annulez Overlord sur la Normandie.
Radius, arme nazie opérationnelle.
Allez, mon Jean -Jacques.
Allez, viens à Montpéper.
Suivez -moi, par ici.
Va, vole et deviens le héros qu 'on attend tous de toi.
Tu es notre espoir à tous. Allez, Jean -Jacques.
Ils volent.
Oui, mais oui, oui, il vole ! Et regardez son vol majestueux, hein ?
noblesse pigeonneuse ! Allez, mon Jean -Jacques ! L 'espoir de la nation est
entre tes ailes ! Ah, les chances sont minces, mais l 'espoir est immense !
-Jacques ! Marco, attends.
Tu fais quoi ? On n 'a plus qu 'une seule chose à faire. C 'est se rendre.
Non, mais si on fait ça, on est morts.
Tu m 'auras tout essayé, mon lieutenant.
Le débarquement arrive, on ne va pas abandonner maintenant.
Qui c 'est qui a renversé notre patinade ?
Tu n 'as pas mis ta fusille en maison pour te réchauffer ?
Ça, t 'es dingue ! Elle
est excellente !
C 'est un champ d 'opium.
Attendez ! J 'ai une idée.
Gérardus. Ton plan ne marche pas.
Ça va marcher, Marco. Fais -moi confiance.
J 'espère.
Je pourrais peut -être pas te le dire après, alors... Je tenais juste à te
que... Je suis désolé de ta rameau.
T 'inquiète.
Samy m 'a dit que tu faisais tout ça pour lui.
T 'as trouvé un frère dans cette aventure.
Qui a dit ça ? C 'est beau pour moi.
Vous avez bien mis de l 'essence partout, soldat ? Bien sûr.
Pourquoi vous me regardez comme ça ? Non, rien.
Bon, lieutenant, si ça marche, je pourrais toujours être le premier.
Mieux que ça, soldat. Si ça marche, on pourrait dire que l 'homme qui a sauvé
monde, c 'était un Algérien.
Vous voulez dire qu 'on fera les choses en mon honneur ? Comme la fête de l
'Algérie ?
La fête, l 'avenue de l 'Algérie, la rue de l 'Algérie, ce sera à vous de
décider, soldat.
Qu 'est -ce que vous voulez laisser derrière vous ? Pour vos enfants ? Vos
petits -enfants ? Pour la France ? Une sauce.
Pardon ? Une sauce algérienne, mon lieutenant.
C 'est super.
Une rue, c 'est bien beau, mais on n 'est que de passage.
Et une sauce, quand on n 'en a plus, il faut en racheter.
Regardez un exemple. Vous voulez quoi sur vos frites ? La sauce algérienne.
C 'est mortel, non ? Voilà.
Je vais y retrouver.
Je les avais utilisés l 'année dernière pour une soirée, mais ils fonctionnent
toujours.
Ok,
bon, tout le monde est là, on va pouvoir passer aux plans.
On va d 'abord les enfumer pour pouvoir entrer dans le phare et neutraliser
Radu.
Vous êtes prêts ? Non, moi, je ne peux pas brûler mes plans de pium comme ça. C
'est comme mes enfants.
Écoute, Catherine, je sais que c 'est dur, mais... Si tout se passe bien, je
promets qu 'après, on... On se marie.
Ah, mais alors, profitez -en.
Parce que moi, je suis là, alors je pense que ça me prend deux minutes.
A tout l 'équipage.
Aujourd 'hui est le jour où tout peut basculer. Soit nous débarquons au
Normandie et nous repoussons l 'ennemi nazi, soit nous échouons et Hitler
envahira toute l 'Europe, plongeant le monde dans les ténèbres.
Croyons -nous.
Que la force soit avec vous.
C 'est le jour J.
A tout l 'équipage. Tenez -vous prêts.
Nous entrons dans leur zone radar.
C 'est bon.
Maman Harry.
Mon général.
Quoi ? Ils rentrent dans la zone radar.
J 'ai attendu ce moment depuis si longtemps.
Depuis toujours, déjà tout petit, à chemin d 'un soudeur verte et blanche,
rêvais de dire un jour... Détruisez la flotte allumée ! Viens, mon général.
Activez Radius ! Puissance maximale ! Maximale ?
Activation générateur !
Orientation, pression, Norway.
Activation électromagnétique.
Capitaine, le bateau est attiré vers les côtes.
Renforcez la garde extérieure et abattez tout ce qui pousse.
Très bien, général.
Les ingénieurs, en route.
Sauf vous, mon cher Leonardo.
Je veux que vous soyez témoin de mon chef d 'ordre.
Allez, allumez le feu.
Stop ! Ne bougez plus ! Mains en l 'air ! On dirait que votre plan marche à
merveille. On joue !
Ok, soyez patient, laissez -les s 'enfumer.
Attention mesdames et messieurs, dans un instant, on va commencer.
Installez -vous dans votre fauteuil, bien gentiment.
5, 4... 3, 2, 1, 0, partez ! Tous les projecteurs vont s 'allumer et tous les
acteurs vont s 'animer en même temps ! Attention mesdames et messieurs, c 'est
important, on va commencer ! C 'est toujours la même histoire depuis la nuit
temps ! Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça
va commencer ! Et ça se prend pour la race supérieure !
Ok, je crois que c 'est bon, on peut enlever nos masques.
C 'est quoi ces câbles ?
Ok, on se sépare. Ton père devrait pas être très loin.
Ok, moi je vais sauver ton père, et vous deux, suivez les câbles et neutralisez
Radius.
Ok, on fait ça. Et après on se retrouve devant le phare.
Si on se revoit pas, sachez que ça a été un honneur.
Pareillement mon lieutenant.
Margot ? Bon, je vais le retrouver.
Vite. Vite !
Allez ! Ça marche.
Ça marche.
On fait quoi maintenant qu 'on est là ? Ok.
On pourrait les surprendre, on passe dans Paris. Tu plaisantes ?
C 'est impossible.
Là, on n 'est que tous les deux. C 'est bien trop fort.
Prosper ! Prosper ! Prosper ! C 'est... Ouais ! Là ! Là !
Là ! Je me suis trompé ! Ouais ! C 'est là ! Ouais ! Ils vont tellement être
contents les autres quand je vais leur dire ! Bravo, mon gars ! Merci ! Ouais !
Je me suis trompé ! Je me suis trompé !
Ne me dites pas qu 'il est con à ce point -là.
Je suis désolé, je suis désolé.
Avec l 'émotion ou tout ? Ne vous inquiétez pas, Prosper, je vais vous
'ici. Qu 'est -ce que vous faites là, vous ? Qui est -ce qui l 'a emprisonné ?
Elle a dit que vous étiez son fiancé.
Quoi ? Mon héros.
Oh non ! Putain, t 'as l 'air à quoi de venir jusqu 'ici ? C 'était pour te
chier dessus. C 'est pas de ma faute, c 'est une phobie.
C 'est malheureusement la phobie des animaux, j 'ai la phobie de mourir.
C 'est comme ça.
Mais t 'es sérieux ? Regarde sur le radar là -bas. Les alliés vont s
Ok, t 'as raison, je te suis.
Je te suis, c 'est bon, je t 'aime, je t 'aide.
C 'est quoi ton plan ? On va quand même pas le retrouver dessus.
Qu 'est -ce que vous en
faites ? Radius, capote ! J 'ai notamment baissé la puissance ! Ta
Radius doit faire n 'importe quoi !
À trois, j 'y vais.
Un, deux... Qu 'est -ce que c 'est que ça peut dire ?
Monsieur Porte, vous n 'allez pas échapper à votre dégât.
Et vous, je ne peux pas.
Je ne peux pas.
On se précipite sur les rochers.
C 'est comme une sorte de cure. Ça va être un carnage. On va tous se fracasser
sur les côtes. Cette force nous entraîne tous. Il faudrait un nouvel espoir.
Oh, c 'est très bien sympa.
Tout va exploser !
Je suis fier de toi, mon fils.
Tu vas mourir en héros.
C 'est bien, mon petit.
Tu es des nôtres, maintenant.
Ça fait tout au cœur.
Partout, t 'as dit ? Tu es un héros, mon gars.
Comme le tout.
Je veux pas, je veux pas être comme vous.
Et puis Margot, elle est pour rien.
Mais c 'est ton destin.
C 'est comme ça. Tu les importes.
Ah ouais ?
C 'est ce qu 'on va voir.
Faites pas d 'arrière -tout, ça nous fera gagner quelques secondes.
10 secondes.
10. 9.
8.
Votre fils est un héros.
Oh non.
Papa !
Les vivants ! Ça, c
'est mon étoile, ça ! Mais oui ! Pas plus de liesse à boire ! Bravo, Bart !
Bravo ! Et pourquoi l 'embrasse ? Je vous aime ! Oui, mon étoile ! Oui !
Soldats, préparez -vous à fouler la terre de France.
C 'est un miracle.
Un miracle.
Ils sont là -bas et vous, vous êtes là.
Et alors ? Alors c 'est toi le premier, mon pote.
T 'es héros.
J 'ai raison, le temps.
Je suis héros.
Vous avez changé de... J 'ai l 'impression qu 'on a un peu abusé sur le
Ouais, on n 'est pas du tout dedans du tout là. Non, non, non.
Par contre, j 'ai... Alors ma grosse ?
Attends, on peut reprendre là ? On reprend là, on reprend là.
Ah non, on n 'est pas dedans du tout là.
Maman ! Tu veux partir avec elle, t 'es con ? Mais maman, regarde, tu lui fais
mal ! Pardon.
Tu lui fais bien mal, je crois. Elle lui a détruit la gueule.
Et toi ? Tu as aussi un gros bout que lui ? Qu
'est -ce que t 'as ? Lâche pas. T 'enlèves -moi. T 'as rien. Et toi ? Tu
aussi un gros bout ?
Oui, moi aussi, j 'ai eu un énorme but.
D 'ailleurs, en parlant de notre but... Bien,
c 'est un échec.
C 'est accroché ? Oh,
ils sont devenus tout petits.
Oui, à entendre.
Ah, ils se sont rapprochés.
Oui, rentrez les loups. Je prends moi aussi à cause de vous.
C 'est entendu.
Tu perds de quoi ?
Exactement,
nous sommes les forces spéciales.
Nous sommes les forces spéciales.
J 'y arriverai pas pour l 'instant.
ça tourne toujours 3, 2, 1 mais non mais tu crois bien que je suis mort de rire
comment ça 3, 2 et à un moment donné excusez -nous exactement nous sommes les
les forces spéciales les forces spéciales voilà exactement
nous sommes les forces spéciales les forces spéciales en anglais le
top du top la cherry on the cake la cerise sur le gâteau le jus d 'orange de
pomme bon alors mon chéri qu 'est -ce qu 'on fait
On mange ou on baise ? Personnellement, j 'ai pas très faim.
Ben, moi j 'ai un peu.
Ça va Jean -Jean ? Vous avez pas trompé de date ? Mais non, enfin !
Non, vous savez, c 'est très courant d 'envoyer des forces spéciales.
Vous n 'avez pas trompé de date.
Non.
Non, vous savez que c 'est très courant.
Attendez. Vous n 'avez pas trompé de date.
Non, vous savez.
Enforcer la garde extérieure et abattre tout ce monde.
Oh, putain.
Depuis toujours, depuis tout petit, Achmedeus vous a fait 15 likes.
J 'ai rêvé du moment où je disais, je suis riche.
Merci beaucoup. Ok, c 'est bon, c 'est la bonne.
Non,
mais écoute.
Ok, on y va.
Non, mais sans décoller.
C 'est beaucoup de crachats.
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