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"Les soeurs casse-cou."
Jourdanie, Galilée Nazareth, Bethehem...
Nous avons atteint la fin de notre voyage.
- Dieu est bon. - Oui.
Venez ma soeur.
Ma soeur...
Une étable.
- Nous sommes enfin arrivées. - Oui.
Willy, laisse Johnny. Sinon, tu vas voir...
Ne le battez pas, Mr Mathews...
je ne peu pas le supporter.
Je veux dire, attendez.
Il doit chanter qu'une fois et il a continué...
J'étais inspiré, voilà !
Arrête de l'être.
Arrête de chanter, Johnny.
Ça suffit pour aujourd'hui.
Vous devez être fatigués.
Vous avez été patients.
Enléve tes ailes, Johnny.
Je veux descendre !
Je peux les avoir une minute ?
Non !
Eh bien, Willy...
- Tu veux descendre, Sonny ? - Oui.
Vas à la maison. Nous rentrerons les bêtes.
Willy, prends la vache. John... Johnny !
Les bêtes ne voudront pas sortir au froid, ce soir.
Mon Dieu, quelle surprise !
On dirait deux nonnes.
Nous le sommes.
Vraiment ? C'est charmant.
Enchantée.
Vous êtes Amèlia Potts ?
Qui peint de beaux tableaux religieux.
Merci. C'est moi.
Voici soeur Scolastique. Soeur Margaret.
Vraiment. Où ai-je a tête ?
- Entrez donc. - Merci.
- Si ça ne vous gênes pas ? - Mais non.
Voici mon groupe.
- Mr et Mme Mathews. - Enchantée.
- Ses adorables enfants. - Johnny, tu chantes très bien.
Et mon petit voisin. Et Willy.
Enchanté, Willy.
Ils posent souvent pour moi.
Asseyez-vous, mes soeurs.
Nous devons partir, Mme Potts, c'est l'heure de souper.
Oui, et de dormir. Bonne nuit, Mme Potts.
- Bonne nuit, mes soeurs. - Bonne nuit.
Je m'occupe des enfants. Prends la brebis, Jeanne.
Bonne nuit.
Quelle charmante famille.
Et nombreuse 5 enfants.
Asseyez-vous. Les chaises ?
Que faites-vous ici ?
Voulez-vous un thé ?
Oui, si ça ne vous gêne pas.
Non, le thé est juste là.
Ici avant... c'était une étable.
Le jeune homme qui louait avant moi...
...l'a transformé en studio.
Je ne sais pas pourquoi. C'était un artiste minable.
Je pense le retransformer en étable.
Pour que ça soit plus authentique.
Où est la bouilloire ?
N'est-ce pas elle, ici ?
Si, c'est elle. Quelle perspicacité !
- Et de l'eau. - Il faut en mettre dedans.
Je vais le faire.
Et...
...des tasses ? Oui...
Permettez Mme Potts ?
Merci. C'est réconfortant.
Le lait est là... Non, il est...
Votre taxi doit vous attendre ?
Peut-être en voudrait-il une tasse ?
Non, nous sommes venues à pieds de la gare.
- Depuis Bethlehem ? - Oui, la nuit était belle.
C'était comme un pèlerinage.
- Un pélerinage ? - A cette étable.
Je vois.
Dites mes soeurs, vous êtes de la paroisse d'ici ?
Nous ne la connaissons pas.
Non, Mme Potts, de France.
De l'Ordre de a Sainte Diligence.
Notre bateau est arrivé à Magrugada.
Du pont, nous avons vu la statue de la liberté.
Une française. Vous aussi ?
Non, je suis de Chicago. Mais j'ai étudié en France.
Et j'ai fait mes voeux là-bas.
Et vous êtes revenue à Chicago voir quelqu'un ?
Non, pas pour ça.
Pour construire un hôpital ici.
Ici, à Béthlehem ?
Durant la guerre, nous travaillions dans un hôpital pédiatrique.
Il était en haut d'une colline...
...sur le chemin d'une division blindée américaine.
Les nazis l'utilisaient comme tour de guêt.
Il était inévitable qu'il devienne une cible.
Nous avons évacué le plus d'enfants possible.
Mais plus d'une centaine étaient intransportables.
Tous des cas critiques.
Alors, une nuit, nous fîmes une promesse à Dieu.
Si le général Américain épargnait l'hôpital...
...je reviendrais, un jour, dans mon pays...
...et construirais un hôpital pédiatrique.
C'est très émouvant et fascinant.
Mon Dieu. Qu'est-il arrivé ? Avez-vous été épargnées ?
Oui, ils ont survécu.
Trois jours plus tard, quand l'attaque fut terminée...
...tout le village était rasé,
...mais l'hôpital était toujours debout.
Dieu avait fait sa part, et je vais tenter de faire la mienne.
Soeur Scolastique a promis de m'aider.
C'est très présomptueux...
...mais notre dette est grande...
...et le paiement infime.
Mes soeurs, pourquoi avoir chois notre petite communauté ?
La providence. On a reçu une carte postale.
De votre tableau "Venez à l'étable".
Avec la biographie de Mme Potts...
...de Bethlehem. Peintre religieux.
Flattée qu'on vous l'ait envoyé.
Ce fut comme l'étoile de Bethlehem.
Votre évêque vous aidera, bien sûr.
Il doit être très heureux.
Nous n'avons pas encore d'évêque.
Mais nous allons en voir un demain, à Sand's point.
- N'est-ce pas, ma soeur ? - Oui.
Pouvons-nous voir vos tableaux ?
- Oui, s'il vous plaît ? - Bien sûr.
Mes tableaux, oui...
Il n'y a pas beaucoup de chose ici.
Juste quelques paysages, pour m'exercer.
Je ne les vois pas mais j'en des nouveaux ici.
Je vais es faire encadrer.
Maintenant, je vais préparer le dîner.
- Vous voulez rester dîner ? - Merci.
- Pour le train... - Oui, on a vu à la gare.
Il part pour Sand's point à 8h 15 demain.
Demain ?
Ma chère ne vous en faites pas, nous dormons n'importe où.
Je n'ai qu'une petite chambre.
Ce sera parfait.
- C'est charmant. - Oui, adorable.
C'est une colline près d'ici.
De l'autre côté de la route.
Oh, de l'autre côté ?
Oh, ma soeur, de l'autre côté...
Quel magnifique endroit.
C'est vraiment magnifique.
L'endroit idéal, ma soeur.
Enterrons-la, ici.
"St Espoir."
Au nom du père, du fils, du St Esprit. Amen.
St Jude...
Patron de l'impossible et de notre ordre...
...ici, avec l'aide du Seigneur, nous bâtirons ton hôpital.
Que ton nom soit sanctifié, amen.
Arson ! Reviens !
Reviens ici !
Arson ! Arson ! Couchez ! Couchez, Arson !
Arson, couchez ! Allez couchez !
Viens ici.
Désolé ! Vous avez eu peur ?
Il est trop affectueux et trop grand.
- C'est un chiot, non ? - Oui.
Il voulait jouer avec nous.
Maintenant, nous savons ce que ressentaient les chrétiens...
...avec les lions.
Pourquoi, Arson, c'est le nom d'un pyromane ?
Il le portait déjà avant que je l'ai.
Il était chez les pompiers.
Et il a été élu chef d'escadron.
Chez moi, leur mascotte est un dalmatien.
Très gentil !
- Mais, pas lui ! - Il ne faut pas lui dire.
Il en est très fier.
- Vous voyez cette tache ? - Oui.
- C'est son sang dalmatien. - Si petite.
Oui, mais ça marque son caractère.
Il n'entend pas sonner l'alarme.
Et maintenant, je vous ai présenté mon chien...
Désolée... soeur Scolastique et soeur Margaret.
Enchanté mes soeurs. Bob Mason.
Enchantée, Mr Mason.
- Nous logeons chez Mme Potts. - Amélia ? Très bien.
Elle doit se sentir bien seule.
Elle est ma locataire.
Mais j'ai honte de la voir si peu.
Et vous êtes propriètaire de ces terres Mr Mason ?
Non, non, mon terrain s'arrête au mont Canaan.
Où se termine votre propriété ?
Où a route monte.
Oui, dommage.
Je n'a pas toute a Nouvelle Angleterre.
Bien sûr.
Je ne veux pas paraître impoli, mais...
...pourquoi deux soeurs comme vous...
...admiraient le paysage à 5h du matin ?
Nous nous réveillons toujours tôt.
Excuse-nous, nous allons préparer le déjeuner.
- Puis-je vous accompagner ? - Bien sûr.
Merci. Allez, viens !
Le déjeuner pour vous et le sommeil pour moi.
J'ai travaillé la moitié de la nuit.
J'écris des musiques.
Tiens, va chercher !
Oui, jive, swing, jazz, tout ça...
Du jazz hot ?
Aussi, ma soeur.
Mais j'essaie de me pecfectionner.
Je croyais qu'une musique si agitée...
...s'écrivait dans des grandes villes.
La plupart oui, mais j'aime la paix, a solitude, le calme.
Mais mes amis disent que c'est dangereux.
Dieu seul est responsable de l'insécurité humaine.
Oui, je suppose.
Vous savez à qui est ce terrain ?
Oh, la colline ? A Luigi Rossi.
Luigi Rossi... Vous le connaissez ?
Rossi ? Non, je le connais pas.
Je vous laisse ici. Enchanté, mes soeurs.
J'espère vous revoir. Bonne chance.
Merci beaucoup.
- Bonne nuit. - Bonjour.
Viens, mon garçon.
Mgr Talbot, dites à l'évêque de faire vite...
...on coupe un arbre magnifique, rue Maple.
Un instant, Mme O'connor. Suivant ?
- Nous, je crois. - Par ici, mes soeurs.
Monseigneur, je dois témoigner ce matin...
Une minute. L'évêque vous recevra après.
- L'évêque est très occupé. - En effet.
Les soeurs de France, Excellence.
Mes soeurs, c'est un grand projet. Un énorme projet.
C'est ce qui nous semble, Excellence.
Mais nous sommes prêtes à agir pour le mieux.
Nous avons fait une liste de nos besoins.
Nous aimerions vous la montrer.
Nous comptons sur ces choses.
Il y en avait douze, on en a gardé deux.
C'est bien, mes soeurs. Lesquelles ?
Le terrain et l'argent.
Mes soeurs c'est complet et votre raisonnement est...
Pourquoi pas que l'argent et tout résoudre ?
Non, Excellence.
Permettez-moi, mais le terrain n'a rien à voir avec l'argent.
On sait qu'il appartient à un certain Luigi Rossi.
Et nous pensons que Mr Rossi pourrait nous le céder.
Luigi Rossi... ce nom m'est familier.
Mais le soutien financier ?
- Qu'avez-vous ? - Le soutien de St Jude.
Oui, mais quoi d'autre ?
Rien encore, Excellence, mais nous trouverons.
Vous avez l'autorisation du Pape pour ça ?
Le secrétaire du Pape à approuvé le principe.
Mais il nous faut votre approbation...
...et aussi un appui financier.
Vous voyez, Excellence. C'est simple.
Votre courage et détermination sont indiscutables.
Votre chanté est immense.
Malheureusement je dois faire face aux réalités.
Désolé de ne pas pouvoir vous aider financièrement.
Ce diocèse a une longue liste d'oeuvres de charité.
Je ne peux pas vous donner mon accord.
C'est triste de dire ça, mais je ne peux pas.
Nous comprenons, Excellence.
Même si Mr Rossi nous donne le terrain ?
S'il vous plaît, Excellence...
...laissez-nous au moins essayer.
Vous avez assez d'argent pour un mois ?
- Beaucoup. - 14 Dollars !
- Et Mme Potts nous loge. - Nous vivons simplement.
Mme Pott aura besoin d'une aide.
Ses tableaux ne se vendent pas bien.
- Le diocèse devra l'aider. - Merci.
- Monseigneur, donnez-leur 50 $. - Oui, monsieur.
Dés que possible, nous chercherons Mr Rossi.
Avec l'aide du Seigneur, je sais que...
- Luigi Rossi ? - Oui, Monseigneur.
Excellence, Luigi Rossi !
Oui, je m'en souviens.
- Mes soeurs... - Oui ?
Rien.
Je vous souhaite de réussir.
- Que Dieu vous bénisse. - Merci.
Excellence. Monseigneur.
Parfois, la foi de ces soeurs est vraiment...
- Inquiétante ? - Non, au contraire.
Sublime, magnifique.
On vient vous chercher, mes soeurs ?
Non.
- Où allez-vous ? - Chez Mme Potts.
- A l'étable. - C'est assez loin.
Et fatiguant dans la neige.
Peut-être qu'Anthony pourrait vous conduire.
- Anthony ! - Oui !
Tu peux emmener deux dames ?
Oui, si elles veulent bien voyager là-dedans.
- Allez avec lui. - Merci beaucoup.
De rien.
Montez mesdames.
Excusez-moi... mesdames... mes soeurs.
- Bien sûr. - Vous ne voulez pas...
Nous serions mieux si c'était bien rangées.
Bien sûr, ma soeur.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Mettons celle-là ici.
Une minute ! Une minute !
Une minute, Mr Anthony.
Cette caisse contient du Chateau Yquem.
Du très bon vin.
Il doit être transporté délicatement.
- Cette caisse va tomber. - Vous avez raison.
Asseyez-vous derrière et tenez-là, nous irons devant.
- Mais qui va conduire ? - Moi.
Durant la guerre, les G.I. lui ont appris à conduire une Jeep.
- Vous êtes bien ? - Oui, madame, euh, ma soeur.
Non !
- Excusez-moi, ma soeur. - Oui ?
Je ne suis pas catholique.
Pouvez-vous me dire de quel ordre vous êtes ?
Bien sûr, de l'ordre de la Sainte Diligence.
Notre devise est "Labora and ora"...
...qui veut dire travail et...
Et prière !
J'en suis sûr, ma soeur. J'en suis sûr.
Merci, Anthony, c'était agréable.
Prenez soin de cette jeep.
J'ai entendu un bruit en ralentissant dans les virages.
- En ralentissant ? - Oui.
Oui, ma soeur, bien sûr.
Nous ne vous avons pas trop détourné ?
Mais non, je travaille chez Mr Mason.
J'aurai dû m'en douter.
Saluez-le pour nous et merci.
Vous connaissez Mr Mason ?
Oui, nous l'avons rencontré ce matin.
- Au revoir, Anthony. - Et conduisez prudemment.
Entrez.
- Mes soeurs, déjà revenues ! - Il est tard, Mme Potts.
Vous perdez la notion de temps.
Vous devez être fatiguées.
- Non. - J'ai oublié le dîner.
Nous y avons pensé.
Oeufs et fromage pour une omelette.
Beurre, pain et une pomme pour vous.
- Et une pour nous. - Il ne fallait pas.
C'est rien. Les magasins étaient remplis.
Quelle belle journée ! Avec de bonnes nouvelles !
- Vous avez vu l'évêque ? - Oui.
Asseyez-vous et racontez-moi tout.
- Permettez, ma soeur ? - Aucun problème.
- S'il vous plaît. - Bien sûr.
- Vous avez vu l'évêque. - Oui.
Il nous a autorisé à rester un mois.
C'est merveilleux !
Vous allez rester ici ?
Chére Mme Potts, nous l'espérons.
- Vous êtes les bienvenues. - Merci.
Si nous avons le terrain qu'on a choisi...
- Choisi ? - Oui.
Mon Dieu, quelle activité !
Et où sera-t-il construit ?
Sur la jolie colline que vous avez peinte.
Le terrain de Rossi ?
Je suis soulagée ! J'étais inquiète.
Vous connaissez Mr Rossi ?
Non, personne le connaît.
Je ne sais pas comment il a fait.
Je ne savais pas qu'il vendait.
L'évêque vous soutient.
Il nous a donné 50 $ !
- 50 ? - Oui.
Que nous partagerons avec vous.
Demain matin, nous tenterons de voir Mr Rossi.
Avec l'aide de Dieu, il nous donnera peut-être le terrain.
- Donner ? - Oui.
Non, ma soeur.
Rossi donner ?
- Non, impossible. - Il faut essayer.
C'est une promesse.
Savez vous où vit-il ?
Je l'ignore.
- New-York, je pense. - New-York ? Merci.
Maintenant, mangeons.
Nous demanderons sa Jeep à Mr Mason.
Demain matin, avant qu'il dorme.
Oui.
Très bien, j'arrive ! Du calme !
Qui est-ce ?
- Bonjour, Mr Mason. - Pour l'amour du...
Vous dormiez ? Il est à peine 6 h.
Nous voulions vous voir avant votre repos.
Je suis reposé. Que puis-je pour vous ?
Nous devons aller à New-York, et nous pensions...
Je gèle ici, je descends.
Bien sûr.
Non...
Peut-être un peu irrité ?
Il descend l'escalier.
Excusez ma tenue, entrez, je vous prie.
Merci, mais nous devons partir.
Désolé de vous déranger, Mr Mason.
Nous pensions que vous travailliez la nuit.
En général, mais pas toujours.
Que puis-je faire pour vous ?
Nous rendre un grand service.
Nous prêter votre Jeep aujourd'hui ?
Ma Jeep ?
Oui... je peux... Bien sûr !
Elle est dans le garage.
- Je vais la sortir... - Ne sortez pas.
- Je m'en occupe au revoir. - Au revoir.
Dieu vous bénisse.
Heureux de vous aider. Bonne nuit, mes soeurs.
Bonjour, Mr Mason.
Pardon, c'est le chien ! Viens, Arson.
- Oui, bonne nuit. - Bonjour.
Oui, bonjour.
La voici.
Tirez, ma soeur.
Et voilà !
La clef ?
Elle n'est pas là ?
On y retourne.
Quoi... encore...
Reste ici, Arson !
- Qu'y a -t-il, ma soeur ? - La clef n'est pas sur la Jeep.
- La clef ? - Oui.
C'est Anthony qui... non, il a été en ville hier.
Bien, je vais vous donner la mienne.
- Entrez, mes soeurs. - Non, nous attendrons ici.
D'accord.
Il est très gentil, pas vrai, ma soeur ?
Il pourrait peut-être nous faire un don ?
Non, ma soeur. Ce n'est pas le moment.
- Non ? - Non.
- Tenez, ma soeur. - Merci beaucoup.
- Vous avez tout ? - Oui.
- Certaine ? - Oui, merci.
S'il vous faut de l'essence, allez chez Molnar.
- La 1ère station à droite. - Merci.
- Mettez-le sur mon compte. - Merci encore.
On connaît pas le chemin.
Vous pensez que Mr Mason le sait ?
Nous n'avons pas le choix.
Bonjour, mes soeurs. Que puis-je pour vous ?
- Désolée encore une fois. - Bonjour, mes soeurs !
- Bonjour, Anthony. - Bonjour, patron, déjà debout ?
Belle matinée.
J'ai trouvé une nouvelle cuisinière hier.
L'ex-belle soeur de mon ex-belle soeur.
Et la météo dit qu'il ne va pas neiger.
Le printemps arrive.
Les nouvelles de 5h sont finies, Anthony ?
Vous vouliez quelque chose, mes soeurs ?
Savez-vous où habite Mr Rossi ?
Il n'est pas dans le Bottin.
Nous le cherchons.
- Je l'ignore, mes soeurs. - Excusez-moi, Mr Mason...
Je sais, mes soeurs.
Demandez à n'importe que policier de New-York, n'importe.
Merci, Anthony. Et merci aussi, Mr Mason.
- Bonne journée - J'ai une longue journée.
- Oh, ma soeur, quelle belle église ! - Oui.
C'est la célèbre cathédrale St Patrick.
- Nous y entrons ? - Bien sûr.
Nous y mettrons un cierge pour St Jude.
Voyez, je mets mon bras pour tourner, c'est la loi.
- Oh, ma soeur, un policier ! - Bien.
- Officier ! Bonjour. - Bonjour.
Savez-vous où est le bureau de Mr Luigi Rossi ?
- Le bureau ? - Oui.
Mes soeurs, vous le trouverez 52 ème rue.
A la deuxième rue, tournez à gauche.
A mi-chemin, vous verrez la Republic Novelty Co.
- C'est là. - Merci beaucoup.
Bonne journée.
Ma soeur, qu'est-ce que c'est ?
Une publicité, je pense.
Ces américains et leurs publicités !
Miss Alacrity, trois contre un, 60 kg.
- Une minute, mes soeurs. - Bien sûr.
- Qu'en penses-tu ? - Elle se fatigue vite.
- Des oeillères ? - Oui.
Rosey, t'as 25 cents ?
Merci.
Bien, cinquante billets.
Bien, mes soeurs, c'est tout pour aujourd'hui.
Désolée, mais nous venons voir Mr Rossi.
Il est pas là. Ok, Rosey, quoi d'autre ?
Ok, mes soeurs, vous avez entendu, il n'est pas là.
Merci. Nous attendrons.
Un dollar, Rosey ?
Merci.
Lefty, Rosey. Rossi est là ?
Oui, Whitey. Monte.
- Eh, Whitey, un tuyau ? - Miss Alacrity, dans a quatre.
Je l'avais dit ! Miss Alacrity !
Venez, ma soeur.
Vous pouvez pas perdre. De source sûre.
- Et dans la 5ème ? - Pretty girl.
Elle a ses chances.
Vous ne pouvez pas monter !
Je ne sais pas ce que vous faites ici...
...mais je suis sûre que...
...Mr Rossi n'approuverait pas ça.
Lefty, arrête-les !
Toi, arrête-es ! Je ne touche pas des nonnes.
Eh, que faites-vous...
Euh...
...qui vous a laissé monter, mes soeurs ?
Nous venons voir Mr Rossi.
Il vous attend ? Mais non, bien sûr.
Je vois. Vous faites une quète.
Nous aimerions lui parler.
Je ne sais pas mais...
- ...je vais voir. - Bien sûr.
Patron ?
Patron !
- Ne me coupe pas, chérie. - Mais non, chéri.
- On t'a déjà coupé ? - Une fille à Chicago.
Bien sûr, chéri.
- Patron ? - Quoi, Sam ?
Lefty et Rosey ont laissé des nonnes monter.
Des nonnes ? Pour une quète ?
D'accord.
N'abime pas tes ongles.
- Donne-leur ça, Sam. - Tout de suite, patron.
Tu as bon coeur, chéri.
Bien sûr.
Oui...
Oui, Joe. Très bien.
Mise 200 mille $ sur Chicago, New-Orleans...
Kansas City et L.A.
Oui.
Attends, je trouverais.
Excuse-moi, chérie.
- Des nouvelles de Santa Anita ? - Pas encore patron.
Pas encore. Je te rappelle.
Va te renseigner, Sam.
Qu'y a-t-il ?
Que dois-je faire des nonnes ?
Comment ça ? Donne-leur l'argent !
- Elles n'en veulent pas. - Où sont mes 100 $ ?
- Elles l'ont pris. - Vraiment. Excuse-moi.
Je vais te montrer comment faire.
- Écoutez, mes soeurs... - Vous êtes Mr Rossi ?
Ou, mais écoutez, je...
Que fais-tu là ? Vas voir pour Santa Anita.
- Santa Anita ? - Vous connaissez ?
- Ce doit être Santa Anna. - Que dites-vous ?
Vous parlez de moi ? J'ai entendu mon nom.
Mr Rossi, cette soeur ne connait pas Santa Anita.
Mes soeurs, désolé, je sais qu'il existe un hippodrome...
Il existe une Santa Anita. Santa Anna en espagnol.
Au fait, je suis soeur Margaret.
Et voici soeur Scolastique.
Enchanté.
Santa Anna fut une femme merveilleuse.
Peut-être que Mr Rossi aimerait s'assoir.
- Et qu'on lui raconte ? - Bien sûr, désolée.
Puis-je ?
- Oui, bien sûr. - Merci.
Santa Anna était une femme merveilleuse.
C'était la femme de Joaquim, de la maison royale de David.
Ils consacrérent leurs vies à la prière et à a charité.
Ils leur manquaient qu'une chose pour qu'ils soient heureux...
...un enfant.
- Asseyez-vous... - Merci.
Et le Seigneur la choisit pour être la mère de Marie.
Avec la naissance de Marie...
...sa vie fut complète.
Elle vit grandir sa fille avec révérence.
Après tant d'années, sa fille semblait un miracle.
Les enfants nous paraissent toujours des miracles.
- Bonjour. - Enchantée.
Laisse-nous, chérie.
Il m'a dit de sortir !
Alors, sort.
Qu'il m'appelle, s'il me veut.
Salut, Whitey.
- Tu t'en es débarrassé ? - Oui, c'est fait.
- Bien. Où vas-tu ?
- Voir le patron. - Il est occupé.
Et pour un bon bout de temps !
Une petite partie ?
Tes cartes sont truquées.
Votre cause est juste, mes soeurs, mais je ne peux vous aider.
J'ai l'intention d'y construire une maison.
Une maison digne de fierté.
Quelque chose qui dure.
Un homme comme moi doit penser à la retraite.
Si les choses viennent à se compliquer...
Un repaire du style américain...
...la vieille propriété Rossi.
- Vous ne croyez pas que... - Désolé mes soeurs, c'est non.
Nous comprenons, Mr Rossi.
C'est naturel que vous vouliez la sécurité.
Merci pour votre temps et votre générosité.
D'accord, mes soeurs.
- Au revoir. - Bonne chance.
Dieu est bon avec nous.
Débarquées depuis 2 jours et nous avons déjà des amis.
- Débarquées ? - Oui.
- D'où ? De France.
- Depuis longtemps ? - Des années.
- Toute la guerre ? - Oui.
Durant la bataille ? Le débarquement ?
Oui, Mr Rossi.
- Près de Rouen ? - Très près.
Ce n'est pas sûr, mais connaissiez-vous le Caporal Rossi ?
Luigi Rossi Jr, mon fils. Il y était.
Nous aimerions vous dire oui...
...ils étaient si nombreux.
Mais vous devez être fier de lui.
Oui... oui...
- Au revoir, mes soeurs. - Au revoir.
Votre fils est-il revenu ?
Non.
C'est triste pour vous et votre femme.
Ma femme est morte avant mon fils.
Ce fut différent, elle est morte heureuse.
Le prêtre était avec elle.
Puis, une messe à l'église, une grande messe...
...et un enterrement au cimetière Calvary.
Elle a un beau monument.
Mais, je ne sais pas où il est.
Il ne fut pas identifié.
Nous ferons une prière spécialement pour lui.
Merci.
Au revoir, Mr Rossi.
Mes soeurs...
Oui ?
Cet hôpital aura des fenêtres ?
Oui...
...qu'il soit le plus gai possible.
Je ne pare pas de ce genre de fenêtres.
Je parle de fenêtres colorées. Des vrais.
- De vitraux ? - Commémoratifs.
Eh bien, nous n'y avions pas pensé.
Un grand vitrail à la mémoire de mon fils et le terrain est à vous.
Venez, mes soeurs.
Bien sûr.
Le titre de propriété.
Mr Rossi...
....comment vous remercier.
Vous êtes un brave homme.
Donnez-le à mon avocat...
Avec ces papiers, il réglera tout.
Merci.
- Dieu vous garde. - Vous aussi, mes soeurs.
Que la médaille de St Jude vous protège.
- Dieu vous garde. - Merci, ma soeur.
Et "Auf widersen" dans a huitième ?
- Et toi ? - Elle a une chance.
Bonne journée, messieurs.
- C'est quoi ? - J'en sais rien.
On dirait une fausse pièce.
C'est merveilleux, chéri !
Voyons le lyric.
- Recommençons du début. - D'accord.
"Durant une longue nuit blanche..."
"...j'ai murmuré ton nom."
"De cette longue nuit blanche..."
"...à qui est la faute ?"
"Si j'avais pû imaginer..."
"...que tu étais seule aussi..."
"Alors que j'étais allongé sans dormir..."
"...perdu, pensant à toi."
"Je souhaitais que mon coeur..."
"...laisse mes souvenirs en paix."
"Pourquoi de pas rêver encore et revivre..."
"...les joies que nous avons connues."
"Je prie pour qu'un jour..."
"...notre amour voit la lumière."
"...Malgré tout, en silence..."
"...je pris pour que mon coeur pleure moins."
"Durant cette longue nuit blanche."
C'est magnifique, chéri. Vraiment magnifique.
Sans aucun doute, Bob. Une grande chanson !
La meilleure de toutes !
Et toi, une divine chanteuse.
Je la chanterai avec passion.
Si le reste est à ce niveau...
...je jouerai éternellement.
Quand répétons-nous ?
- J'aimerai vous dire... - Ou, vas-y...
Ça ne sera qu'en été.
- L'été prochain ? - Oui regarde...
- C'est quoi ? - Ne t'inquiète pas...
Un contrat musical pour Hollywood...
Tu m'as appelé ici pour me dire que tu reportais le show !
- Oh, sûrement pas ! - Ne fais pas ça, Kitty !
C'est un contrat ! Donne-moi ça !
Donne ! Écoute, Kitty !
- Non ! - Écoute...
Lache-ça ou je te chatouille.
- S'il te plaît ! - Je te préviens.
Je compte jusqu'à trois. Un, deux...
Trois...
Howard, au secours !
- Arrête ! - Donne-le moi !
- Enchanté. - Enchantée.
Bob ! Kitty !
Qu'y a-t-il ?
Bonsoir, mes soeurs.
C'est un plaisir inattendu.
Mr Mason.
Vous ne connaissez pas Mlle Blaine ?
Kitty, soeur...
- Margaret. - Margaret.
Et soeur...
- Scolastique. - Scolastique.
- Enchantée. - Enchantée.
Je dois être un peu débraillée.
Non, vous êtes très jolie.
- Asseyez-vous, je vous prie. - Merci.
- Ma soeur... - Merci.
- Ça sera un succès, Howard. - Je savais qu'elle accepterait.
Félicitez-moi, mes soeurs. J'ai eu une proposition de Hollywood.
- Hollywood ? - Oui.
- Hein, Kitty ? - Oui.
- Nous sommes ravies. - Merci.
- Vous allez partir ? - Oui, demain.
Au fait, vous pouvez m'avancer 200 dollars ?
Tenez ça.
J'aimerai que votre église accepte un pourcentage.
Merci, Mr Mason. C'est trés génereux.
Dans votre succès, vous pensez à nous ? Merci, monsieur.
De rien.
N'allons pas gâcher votre dernière nuit ici.
- Merci pour la Jeep. - Prenez-la tant que vous voulez.
C'est très gentil. Merci beaucoup.
Bonne nuit.
Désolé, mon agent. Howard Shelton.
- Soeur Margaret. - Enchanté.
- Et soeur... - Scolastique.
Bonne nuit.
- Bonne nuit, Mr Shelton. - Bonne nuit.
- Et bon voyage ! - Merci.
- Elles sont un peu spéciales. - Elles sont douces.
Heureux de leur avoir donné de l'argent.
Oui, tu peux les déduire des impôts.
Dieu a béni nos efforts aujourd'hui.
Nous avons le terrain et les premiers dons.
301 $ 25 !
- L'évêque sera content. - Sans aucun doute.
Sainte Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous...
Vous êtes bénie entre toutes les femmes...
Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs...
Gloire au père, au fils, au St Esprit...
Maintenant et à l'heure de notre mort...
Amen !
- Lequel est-ce ? - Celui-là.
- Des ennuis ? - Oui.
- Les outils ? - Sous le siège, ma soeur.
- Le cric. - Le voilà ! Merci.
Ce batiment est proche de notre terrain.
Bien ou mauvais...
"A vendre."
Dieu écrit même entre les lignes.
Ma soeur, regardez !
C'est peut-être la raison de notre crevaison.
Allons voir.
- Cloue-la encore. - D'accord.
- Peut-on entrer ? - Comment ?
Le batiment. On peut entrer ?
- Oui, bien sûr. - Merci.
De bons acheteurs potentiels...
La pancarte est très utile.
C'était une fabrique.
De la lotion d'hamamélis. Très utile.
La pancarte est parfaite. Pour 10 $.
Excusez-nous...
Nous voudrions l'acheter, c'est combien ?
- Nous pourrions en disctuter. - Oui.
- Je suis Mr Jarman. - Enchantée.
- Pourquoi en faire ? - Un abri provisoire.
Pour construire notre hôpital, sur la colline.
Sur le terrain de Rossi ?
Il nous l'a donné.
- Donné ? - Oui.
- Il vous a envoyé ici ? - Non, c'est la providence.
- Oui, nous avons crevé. - Nous le sommes encore.
Georges, va leur changer la roue.
Merci, Mr Jarman.
- Georges ! - J'y vais !
Parlons affaires.
Nous avons peu d'argent...
...et on veut pas de terrain, on l'a déjà.
Mais ce batiment est sur un terrain.
Nous voulons l'acheter, bien sûr. Mais pas le reste.
Si nous disions 5.000 $ ?
C'est merveilleux, ma soeur. Une vraie affaire !
L'argent cash et marché conclus !
5.000 $ ? Pouvez-vous nous donner 3 mois ?
- Trois mois ? - Oui.
Ma soeur, comme c'est pour la charité...
J'accepte si à la signature, vous me donnez 200 $.
Afin de légaliser.
Est-ce 50 $ suffiraient ?
- Oui, je pense. - Bien.
- Nous devons signer les papiers. - Bien sûr.
Venez à mon bureau pour démarrer tout ça.
Bien sûr. Merci.
Georges ! Enlève la pancarte.
Par ici.
Comment, ma soeur. Vous achetez un batiment.
Pour 50 $ !
5.000 $.
Où ? A 1.5 km de Bethlehem, sur l'ancienne route.
Oui, je connais l'endroit.
Oui, bien sûr, je veux le voir. Cet après-midi.
Où êtes-vous ?
Chez Mme Potts. Restez-y, ne bougez pas.
Ne faites rien avant que j'arrive.
Au revoir.
Je crois qu'une force impitoyable...
...souffle sur la nouvelle Angleterre.
- Préparez la voiture. - Oui, Excellence.
Mes soeurs, j'ai examiné le batiment...
...et j'admets que c'est une affaire.
Le toit est sain, le sol en bon état.
- 5.000 $ ? - Oui, Excellence.
En effet, c'est une affaire.
Une affaire incroyable.
Il était à 30.000 $, dernièrement.
- Vraiment ? - Oui.
Vous avez les papiers que Mr Jarman a rédigé ?
- Oui. - J'aimerai les voir.
Bien sûr. Excusez-moi. Ils sont ici.
Tout est en ordre. Signé au notaire.
Ma soeur, savez-vous ce que cet accord prévoit ?
- Une caution. - Oui, nous savons.
Pour 25.000 $. Mr Jarman a été charitable.
- C'est que pour 10 ans. - Oui.
Une caution est une hypothèque.
- Hypothèque ? - Oui.
Ce que son excellence veut dire...
...vous devez a payer et non, le contraire.
Le prix n'est pas de 5.000 $ mais de 30.000 $.
- 30.000 $ ? - Oui, ma soeur.
Et c'est impossible. Impossible.
Je vais tenter de récupérer les 50 $ à Mr Jarman...
...et d'annuler la vente.
Excellence, je vous en prie !
Ne faites pas ça. Nous trouverons l'argent.
- Comment, ma soeur ? Comment. - J'y arriverais, Excellence !
On a le terrain et le batiment, pratiquement.
Et nous avons 301 $ 25, bientôt plus.
Car nous allons acheter une cloche.
- Une cloche ? - Oui.
- Pourquoi faire ? - La faire sonner, Excellence.
Vous voulez trouver 30.000 $ aux USA...
...en sonnant une cloche ?
Pour attirer l'attention sur nos dentelles, confitures et gâteaux.
Ma cuisine est trop petite.
Elle est parfaite.
Et aussi nos poteries, elles sont très demandées.
Soeur Scolastique est une experte.
Merci. Vos tapisseries le sont aussi.
Confiture, gâteaux tapisserie, poterie !
Impossible d'avoir 30.000 $ en vendant ça.
- Les autres nous aideront. - Les autres ? Quelles autres ?
Les soeurs qui ont promis de nous aider.
- Combien ? - Voyons voir...
Soeur Winifred, soeur Margaret...
- Et soeur Thomasine... - Pas qui, combien ?
Dix, Excellence.
Onze, vous oubliez soeur Constantine.
Oui, onze, Excellence.
Et le père Barraud, notre chapelain.
Mme Potts, il ne vous causera pas d'ennuis.
Il a été dans un camp de concentration des années.
Je n'ai pas de chambre...
Ne vous inquiètez pas. Personne ne viendra.
Tout ceci doit cesser. Ça a déjà été trop loin.
Je vais leur télégraphier d'arrêter... cette immigration.
J'irai chez Jarman récupérer votre argent...
...et vous, mes soeurs, préparez-vous à partir.
Oui, Excellence.
Désolé, c'est mon dernier mot.
Mme Potts, puis-je téléphoner ?
Bien sûr, venez chez moi.
Excusez-moi.
- Mme Potts, le père Barraud. - Enchanté.
Comment allez-vous ?
Nos amis, Excellence.
Mon père...
Excellence, voici le père Barraud.
Monseigneur Talbot, le père Barraud.
Soeur Thomasine...
Mgr Talbot.
Soeur Thérèse.
Mgr Talbot.
Soeur Constantine.
Mgr Talbot.
Soeur Madeleine.
Dieu vous bénisse de les abriter, Mme Potts.
Mais où vais-je peindre ?
Je sais que nous abusons...
...mais bientôt, quand nous aurons terminé...
Vous regarderez l'hôpital, sachant que votre bonté...
...a contribué à le construire.
- Soeur Margaret. - Excusez-moi.
Désolée, mais elles sont arrivées plus tôt que prévu.
- Elles voulaient m'aider. - Bien sûr.
Très bien, elles sont déjà là et il est trop tard.
Mais comprenez que c'est seulement pour 3 mois.
Si d'ici là, vous n'avez pas trouvé les fonds...
...pour vous soutenir, elles devront s'en aller.
- Entendu, ma soeur ? - Oui, Excellence. Merci.
Dieu vous garde.
Et vous, Mme Potts.
Excellence c'est une force irrésistible...
...contre laquelle on ne peut rien.
C'est ainsi depuis deux mille ans.
Bonjour, patron. Bon voyage ?
- Oui, tu as eu mon télégramme ? - Juste à temps.
Bonjour, Mlle Kitty.
Voici le célèbre Anthony.
Al, Mr Newman. Voici Anthony.
- Mr et Mme Townsend-Cooper. - Mme Cooper.
Townsend-Cooper.
Enchanté, Mr et Mme Townsend-Cooper.
La voiture est là-bas. Je prends les bagages.
- Venez. - Par là !
Ça va ?
Partait.
Où est la voiture ?
- Anthony, où est la voiture ? - Ici, patron.
Celle-ci ?
D'où vient-elle ?
- J'ai du la louer. - Et où est le break ?
C'est les soeurs, patron...
- Elles sont encore là ? - Oui.
- Et la Jeep ? - La soeur a dû sortir, et...
- Les deux sont encore ici ? - Oui, patron.
Les soeurs dont je t'ai paré, les hôtes de Mme Potts.
Elles confondent amende et publicité.
Monte, Kitty.
Merci.
- C'est charmant - C'est pas mal, hein ?
- Merveilleuse ! - Belle maison, Bob.
- Oui, j'en suis fier. - Tu as raison.
Anthony, ces valises dans la chambre à droite.
D'accord.
- C'est quoi ? - Quoi ?
Là !
Un canard.
Je prends les va ises
Qui est cette nonne ?
Je l'ignore, c'est toutes les mêmes pour moi.
Je prépare des boissons fraîches.
- Anthony ! - Oui, patron.
- Que se passe-t-il ici ? - Rien.
Attends ! J'ai dit, que se passe-t-il ici ?
- Qui sont ces nonnes ? - Une poignée d'entre elles.
Elles sont dans l'étable. Elles gênent personne.
- Combien sont-elles ? - J'ai pas compté.
Je m'occupe des bagages.
Viens, je vais me changer.
Où est le court de tennis ?
Excusez-moi, mais c'est bizarre ici.
Arson, mon pauvre. Pourquoi es-tu attaché ?
Mon pauvre, qu'y a-t-il ?
- Anthony ! - Oui, patron.
- Viens ici ! C'est quoi ça ? - Le détachez pas !
Tu es fou ! Je ne l'attache jamais !
- Regardez cette minceur ? - Pourquoi l'attacher ?
On voit ses côtes. Il court trop.
Ridicule, mon chien ne sera jamais attaché ici.
- C'est cruel, Anthony. - Mais, Mlle Kitty...
Prêt ?
Bien, un verre maintenant ?
Bien sûr !
Tiens le chien et aide-moi.
Je vais l'aider.
-Tu prends quoi, Al ? - Et toi, budge ?
Un Scotch à l'eau.
Essaie-ça ! J'en ai acheté une caisse.
Tu n'aimes pas être attaché, hein ?
Arson !
Arson !
Arson !
Qu'est-ce que...
Anthony ? Que lui arrive-t-il ?
Il a dû voir un écureuil.
C'est quoi, ce boucan ?
- Ce léger tintement ? - Ce vacarme infernal !
La cloche des soeurs.
Excusez-moi, patron.
Une cloche ? Que font-elles avec ?
- Pour es clients, patron. - Quels clients ?
Les produits qu'elles vendent ici.
- Et où, chez Mme Potts ? - Oui, patron.
- Je vais la voir ! - Une minute, patron !
Je reviens !
Patron...
Désolé...
Excusez-moi, où est Mme Potts ?
La dame qui habite ici.
Excusez-moi.
Vous parlez anglais ?
Non, l'anglais.
Merci beaucoup.
Excusez-moi, dites-moi... Excusez-moi...
Excusez-moi ?
Mme Potts. Je veux voir Mme Potts.
De rien !
Mr Mason, quel plaisir, vous avez fait bon voyage ?
Oui, merci. Vous travaillez beaucoup.
- Oui, nous travaillons toutes. - Je vois.
- Soeur Scolastique ! - Oui.
- Elle sera contente de vous voir. - Je dois voir Mme Potts.
- Elle est sur la colline. - Je sais.
- Mr Mason ! - Bonjour.
Au revoir !
- A bientôt ? - Peut-être.
- Quand est-il rentré ? - Je l'ignore.
Venez, retournons à notre travail.
Bob, vous êtes revenu ? Heureuse de vous revoir.
Écouterez, Amélia...
Pourquoi hébergez-vous ces soeurs sans me le dire ?
- Pourquoi ? - Oui !
Vous n'étiez pas là !
Et vous accueillez cette bande en mon absence ?
Et poulets, oies, chèvres, canards, etc...
Qu'elles partent, Amélia !
- Robert, je suis surprise... - Vous devez...
- Pourquoi sont-elles là ? - Je l'ignore.
Pour construire un hôpital pédiatrique.
- Elles travaillent et économisent... - C'est généreux mais pas ici.
Qu'elles partent où je vous renvoie aussi.
Ce n'est pas la peine, elles partent demain !
Pourquoi ne pas me le dire ?
Aucune raison de se disputer.
- Où vont-elles ? - Là-bas.
- Où ? - Là !
A l'ancienne fabrique ?
Devant chez moi !
Elles ne vont pas mettre leur hôpital là-bas ?
Vous l'avez acheté 4$ 95 et vous n'y avez rien fait !
- Attendez et vous verrez. - Je vais le faire.
- Bonjour, Mme Potts ! - Mr Mason vous a trouvé ?
- Oui. - Il est avec vous ?
Non.
Dommage, il fait partie de notre projet.
Oui, c'est vrai.
Nous avons de bonnes nouvelles.
- Des bonnes ? - Oui, bien sûr.
Lesquelles ?
Regardez, la confiture, la dentelle, le fromage, etc, nous fait 2.000 $.
2.198 $ et 75 centimes.
Merci, mon père. Il reste la tapisserie.
Que vous avez faite, ma soeur.
Mme Sponer en a acheté pour 2.200 $.
Pour l'instant, avec les dons... voyons voir...
4.504 $ 2 centimes.
C'est pas suffisant.
Nous en trouverons encore 500 facilement.
- Pour demain midi ? - Non, pas demain.
- Demain ? - Oui.
Oh non, c'est une erreur !
Non, ça fera exactement 3 mois demain.
Je m'en rappelle parfaitement.
C'est impossible...
Le temps s'est envolé.
Nous étions si occupées.
500 $ en un jour, ou un million !
Mr Rossi ?
Non, je ne peux lui demander encore.
Et il nous a envoyé une carte postale de Californie.
- D'où déjà ? - De Bay Meadows ?
Bay Meadows.
Je ne peux y croire...
Nous ne travaillons pas assez ou quelque manque ?
Je ne sais pas.
Peut-être parce que nous n'avons pas fait...
...le petit temple sur la colline.
C'est de ma faute. Je n'aime pas creuser.
Si seulement j'avais de l'argent.
Nous savons, Mme Potts. Nous le savons.
Ma soeur, demain matin, nous commencerons le temple.
Et nous demanderons à Mr Jarman une semaine de plus.
C'est pas beaucoup. Il va accepter, non ?
Oui !
Mon père, finissez !
Ne laisse pas es soeurs t'ennuyer.
Joue une chanson que Kitty peut chanter.
Kitty peut chanter si elle veut.
Je ne peu pas jouer. Je ne suis pas d'humeur.
Al peut jouer. Viens Al.
Bien sûr. Où est-elle ?
- Ici. - Une seule page ?
- Quelle clef ? - Le la.
"Durant une longue nuit blanche..."
"...j'ai murmuré ton nom."
"De cette longue nuit blanche..."
"...à qui est la faute ?"
"Si j'avais pû imaginer..."
"...que tu étais seul aussi."
"Alors que j'étais allongée sans dormir..."
"...perdue, pensant à toi."
"Je souhaitais que mon coeur..."
"...laisse mes souvenirs en paix."
"Pourquoi, ne pas rêver encore et revivre..."
"...les joie que nous avons connues."
"Je prie pour qu'un jour..."
"...notre amour voit la lumière."
"Malgré tout, en silence..."
"...je prie pour que mon coeur pleure moins."
"...durant cette longue nuit blanche."
C'est bon, Bob. Bien joué !
J'avais raison, tu as de l'avenir.
Tu entends, Bob. D'un critique musical.
Merveilleuse, Bob.
- Une minute ! - Quoi ?
"Durant une longue nuit blanche..."
"...j'ai murmuré ton nom."
Tu m'accuses de plagia ?
- C'est déjà arrivé. - Je peux prouver le contraire.
Regarde, les premières notes.
Quand je cherchais la chanson.
Peu de temps après avoir atterri en France.
Près de Villiers.
Sur le terrain, je l'entendais clairement.
Pendant 4 ans en France, près de Villiers !
Il a plus de 1.400 ans.
Un chant grégorien.
"Cantilena Romana."
La plus grande réussite de la musique liturgique.
J'ignore pourquoi je ne l'ai pas reconnu.
Tu crois que j'aurai volé un chant aux soeurs ?
Pas consciemment. Oublie-ça, Bob.
Je par 50 $ que je vous bats au ping-pong !
En cinq sets ! Allez Kitty, viens !
- Vas-y, Kitty. - Que vas-tu faire, Bob ?
Devine.
Où pensez-vous qu'il serait bien ?
- Ici, ça paraît bien. - Oui.
Juste ici ? Là !
Je le tiens pour vous.
Voilà.
Prête ?
Ma soeur !
Les autres !
Père Barraud ! Mme Potts !
Père Barraud !
Soeur Constantine !
Une aspirine !
Ou un aqua-seltzer.
Anthony !
Pourquoi n'a-t-on plus d'eau ?
Anthony !
Anthony !
Anthony !
- Oui, patron ? - Où étais-tu ?
J'ai vu un miracle !
J'avais jamais vu ça avant.
Un jet d'eau jaillissant à 6 m de haut !
Où les soeurs bâtissaient leur temple.
Un miracle ! Elles ont percé ma conduite d'eau !
La Jeep ! Je vais à Bethlehem !
Ne vous inquiètez pas.
Les soeurs m'ont appelé ce matin pour un délai.
Les 3 mois se terminent à midi...
- Vous avez accepté ? - Non.
J'ai un autre acheteur.
La cause des soeurs est charitable, mais...
...les affaires sont les affaires.
Très bien.
C'est un acheteur plus sûr.
Il veut monter un usine de fertilisants.
De quoi ?
De fertilisants.
Il a essayé ici, à Bethlehem, mais la mairie a refusé.
- Les vapeurs nocives. - Nocives.
- De combien est l'offre ? - 31.000 $.
Et si j'offre 32.000 ?
Marché conclus !
Si les soeurs ne l'achètent pas avant.
C'est improbable qu'elles trouvent 500 $ en 2 heures.
- D'accord. Marché conclus. - Bien.
C'est très bien !
Je l'ai !
Désolée, Al. Je suis mauvaise.
C'est pas grave ! Ce n'est qu'un jeu, Kit.
- Bonjour. - Quinze, zéro !
- Mlle Blaine. - Venez.
- Bon coup, Phyllis ! - Je l'ai ! A toi, Budge !
- A toi, Al. - Je l'ai !
A toi !
J'essaie !
- Encore ! - Terrible !
Allez !
C'est ça, Kitty
- Dommage. - Kitty, regarde la balle !
- C'est ce que je fais. - Sans blague !
Tu peux aussi frapper avec ta raquette.
- J'ai très mal joué. - N'y pense plus.
Mais tu sais...
...je donnerai une fortune pour les battre une fois !
Contente de vous voir, mes soeurs.
Excusez-moi, mais nous vous avons entendu.
Vous donneriez vraiment une fortune ?
Peut-être un don pour une bonne cause...
...pour les battre ?
Oui, bien sûr...
...peut-être pas une fortune, mas...
Considérez-vous que 500 $ soient moins qu'une fortune ?
Oui, je pense.
- Oui, je donne 500 $. - Merci.
Ma soeur ?
Ma soeur, ça fait si longtemps...
Je sais, mais c'est la seule solution.
D'accord. Puis-je prende votre raquette ?
Merci.
Vos chaussures, du combien ?
Parfait ! Je peux ?
Merci.
- Deux sets de trois, d'accord ? - D'accord.
- Prête ? - Oui, prête !
Désolée, je n'ai pas joué depuis longtemps.
C'est rien, ma soeur.
Quinze, zéro.
Trente, zéro.
- Très bien, ma soeur ! - Merci.
Désolé.
Quarante, zéro.
- Bonjour, Anthony. - Bonjour, patron.
- Où sont-ils tous ? - Au tennis.
- Bien, gare la Jeep. - Oui, monsieur, oui.
Qu'est-il arrivé, ici ?
Elle est formidable !
- Bonjour, Mr Mason. - Bonjour.
Vos amis cherchaient une partenaire...
...et offraient 500 $ s'ils gagnaient.
500 $ pour ça...
C'est le match final !
Jeu, set et match !
Désolée, monsieur.
Merveilleux match !
Je ne me suis jamais tant amusé !
Peut-être qu'un jour, rejouerons-nous et gagnerons !
Où avez-vous appris à jouer ainsi ?
- Je me le demandais ? - Merveilleux jeu !
- Merveilleux ! - Non, c'est pas vrai.
Vous vous rappelez Jocelyne Allard, de l'équipe française 1939 ?
- Oui. - C'est vous ?
- Vraiment ? - Non, non, plus maintenant.
J'ai perdu.
Vous avez essayé, ma soeur. C'est ce qui importe.
Bien joué, ma soeur. Hein, Mr Mason ?
Oui, très bien.
Mr Mason...
Je sais, vous avez déjà été très généreux...
...mais nous espèrions...
Je sais tout, ma soeur. C'est non !
Je ne suis pas contre vous, ni les autres soeurs.
Mais je ne veux pas d'un hôpital devant chez moi.
Désolé, ma soeur. Mais c'est ainsi.
Au revoir, mes soeurs.
Nous devons partir, Mme Potts.
Vous serez toujours dans nos prières avec notre gratitude.
Soeur Margaret, quel échec.
Non, ce n'était pas un projet de Dieu.
Peut-être n'avons nous pas compris.
Si j'avais pû vous aider... Je suis désemparée.
Pour la 1ère fois, je sais ce que c'est d'être pauvre.
Pauvre ? Chère Mme Potts, vous êtes riche !
Riche de bonté, de gentillesse et de foi.
Ne pleurez pas pour nous.
Nous devons accepter la volonté do Dieu.
N'est-ce pas ? Oui.
J'ajoute du Bourbon et je secoue.
- Et je secoue encore. - Quel recette, Anthony !
Jamais d'erreur...
Une gorgée et le mal disparaît.
- J'ai envie d'essayer. - Pas encore fini ?
Voici la touche finale.
Vous êtes prêts ? Voici.
Et après, nous avons du canard, dinde, pommes de terre...
...salade verte...
...fromages, cafés et des fraises.
La table est là.
- J'ai faim ! - Moi aussi.
Au succès de Bob dans l'industrie !
Où est le gag ?
Kitty, voici le magnat des mamamelis.
- Je pense m'y habituer. - Oui, ça te sera utile.
Tu pourras chanter les pubs à la radio.
"Les vapeurs d'Hamamélis Mason."
"...sont indispensable chez vous."
"...pour les égratignures et taches de rousseur."
Excusez-moi. J'oubliais...
- Occupe-toi de tes affaires ! - Bien sûr, patron.
Je voulais juste exprimer quelques faits.
- Ça te concerne pas. - Oui, monsieur. Oui.
Le buffet est prêt.
Excusez-moi. Je dois aider des amis à faire leurs bagages.
Quel amis ? Quelles...
Oh, oui... Vas-y.
Ce n'est pas de sa faute. Je me demande...
Si c'est très étique.
Après ce que tu as fait aux soeurs, ne me parle plus d'étique.
Qui aurait fait autrement à ma place ?
Tu progresses, Kit. Elle vit dans un cocon.
Elle ne réalise pas les mérites d'une fabrique...
...par rapport à un hôpital.
Très drôle.
Toi, tu as la mémoire courte.
Tu voulais construire un parc près de chez toi.
Et après, tu as fait signer une pétition contre.
- Oui, mais c'est différent. - Parce que c'est toi ?
C'est différent, Bob. Considère l'aspect humanitaire.
Je l'ai fait.
Écoute tu travailles pour construire une maison.
Pour travailler et vivre comme tu veux.
Tu es heureux.
Tu gagnes de l'argent et tu la construis.
Tu dépenses beaucoup...
...et on vient te construire un hôpital devant.
Tu accepterais ?
Je te comprends, Bob, mais c'est une juste cause.
Je sais bien. Je l'ai soutenu.
Pour beaucoup de choses...
...orphelinat, psychiatre, asile, sanatorium...
Mais comme tout le monde, pas devant chez moi !
J'ai l'honnêteté de le dire.
Prenez un autre verre. Je sors.
Viens, Arson !
Je ne peu pas le blâmer.
Imagine les ambulances passant nuits et jours ?
- Et le tennis ! - Et composer sa musique.
- Aussi, bien sûr. - Je vais servir à boire.
Tiens !
Mr Mason !
- Vous êtes venu nous dire au revoir. - C'est gentil, monsieur.
- Quand partez-vous ? - Demain.
- Demain ? - Oui.
Puis-je vous aider à quelque chose ?
- Le break ou la Jeep ? - Non, merci.
Nous avons déjà demandé à Anthony.
- C'est parfait. - Et ça nous évitera de marcher.
Nous voulions aller vous donner ça.
L'argent qu'on vous devait.
Nous n'en avons plus besoin maintenant.
Mes soeurs, gardez-le.
Vous en aurez besoin pour payer votre retour.
C'est très gentil, mais...
...mais notre paroisse de Villiers a tout règlé.
- Villiers ? - Oui.
- En Normandie ? - Oui, vous connaissiez ?
Oui, je...
...connais.
Vraiment.
Mes soeurs, j'aimerai vous aider.
Faire quelque chose...
Priez pour nous.
Je ne suis pas le meilleur pour ce genre de choses.
Mais, pour vous faire plaisir...
Oui, vraiment.
Et à Dieu aussi.
"Installation temporaire de l'hôpital St Jude."
"A la mémoire de Luigi Rossi Jr."
Sous-titres Français. Bob, le 4 Mars 2013.
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