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C'est quoi, cette réponse ? Dis oui ou non.
Non, réponds non. Dis que tu n'es pas coupable.
Chéri, dis que c'est pas toi !
Dis-le, bon sang ! J'en peux plus !
J'en peux plus !
2012 TREIZE ANS APRĂS LE MEURTRE
- Au revoir, mademoiselle ! - Au revoir.
Au revoir ! N'oubliez pas le cross de l'espoir.
Tu vois ta maman ? OK, vas-y.
Ă demain. Au revoir, Zoe.
Apportez vos affaires de sport.
Désolée, je n'ai que ces toutes petites chaises.
- Pareil pour les parents. - Ăa ira.
Alors.
Comment ça va ? Ăa fait longtemps.
On a des questions au sujet d'Anneke.
D'accord.
Ăa concerne l'enquĂȘte gĂ©nĂ©tique ?
Vous avez une piste ?
Vous étiez amies, non ?
Non, Ă vrai dire...
Je n'étais pas vraiment amie avec Anneke Boorsma.
Oui ?
Sérieux ?
La vache !
Je crois aussi.
LE JOUR DU MEURTRE
De Lieke.
Lieke m'a dit que Leijster avait dit que Deboor est une connasse,
mais qu'elle le cache bien.
- Nienke est lĂ . - Oui, OK.
- Bref, elle est retournée avec Potters... - Et ensuite ?
C'est arrivé hier.
- ArrĂȘte ! Hier ? - Ouais.
J'en savais rien.
- PrĂȘte ? - Ouais.
Je suis comment ?
Soyez prudentes. Rentrez ensemble.
- T'inquiĂšte pas, maman. - 1h30, dernier carat.
Oui, merci.
- Ciao ! - Amusez-vous bien.
Salut !
Nienke de Weerd était ma seule amie.
On allait ensemble en cours à vélo.
On voulait monter une troupe de cabaret ensemble.
En y repensant, je crois que c'était son idée.
Salut, papa.
- Bonjour, Evert. - Bonjour.
Faut se grouiller.
Tu me poussais.
- Quoi ? - Oui, toi !
N'importe quoi. ArrĂȘte.
NON AU CENTRE D'ASILE
Faites-leur un accueil chaleureux. Quelle bande de faux-jetons.
"On peut pas gérer autant de réfugiés."
"On est un petit village."
Sales racistes de merde.
Certains des mecs sont hyper mignons.
Quoi ? C'est vrai.
Nienke, ces gens ont survécu à la guerre, à la famine.
Ăpargne-leur ta mentalitĂ© d'obsĂ©dĂ©e sexuelle.
Pourquoi tu te marres ?
Elle veut se taper Jeroen Bovenkamp.
N'importe quoi ! Trop pas.
C'est juste mon voisin en bio, parfois.
Ferhad, tirons-nous.
D'oĂč tu rĂąles ? On vient d'arriver.
Ils nous laisseront jamais rentrer, on est trop miteux.
De quoi tu parles ? Je suis bien sapé.
On est libres, non ?
Tu t'inquiĂštes trop. Les gens sont cool, ici.
Salut, meuf ! Tu fais quoi, ce soir ?
- Quoi ? - Tu fais quoi, ce soir ?
- Je sais pas. - Tu sais pas ?
J'hallucine...
Je rejoins la file.
- Il a dit quoi ? - "Tu fais quoi, ce soir ?"
Avec Anneke, j'avais un seul truc en commun.
On était toutes les deux à fond sur Jeroen Bovenkamp.
Pardon, je peux passer ?
Il avait un beau sourire.
Pardon.
- Salut, Fen. - Salut !
- Ăa va ? - Ouais.
- Tu attends depuis longtemps ? - Un moment.
Jeroen ! Allez, viens !
Mais il n'y avait qu'avec Anneke que c'était réciproque.
La soirée n'avait rien de mémorable.
Regarde. Déjà .
On est tombés sur des gens du lycée. Joris embrassait une fille.
à part ça, rien de spécial.
- Une biĂšre ? - Oui !
Jusqu'à ce qu'une dispute éclate entre Jeroen et Anneke
sur la piste de danse.
J'ai trouvĂ© ça gĂȘnant que ce soit en public.
Jeroen a fait comme si de rien n'était.
An !
T'as du feu ?
Oui. Tiens.
- Ăa va ? - Oui.
Ă plus tard. Merci.
Si la soirée s'était finie là ,
ça aurait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© la plus belle de ma vie.
Berk.
- Sérieux, Nienke. - C'est bon.
Désolée.
- C'est rien, t'inquiĂšte. - Non, Fen, rentre.
- An. - LĂąche-moi.
Ăa va ?
- J'y vais. - Allez !
- T'es pas obligée. - Lùche-moi !
OK, barre-toi !
- T'attends quoi de moi ? - Rien. Je rentre.
Rentre, alors !
Moi, j'y retourne.
Tu veux quoi ?
Laisse-moi partir, et tu me reverras plus.
Salut, Anneke Boorsma.
Je me suis repassĂ©e cette soirĂ©e un millier de fois dans la tĂȘte.
Si j'avais mesuré l'importance de ce que j'avais vu...
J'aurais moins bu.
Coincée trop longtemps.
Elle va s'en sortir.
Tu dois travailler ?
Oui.
Journée chargée.
Calmos, mec !
Bande de tarés.
Attendez, laissez-moi réfléchir.
VoilĂ ce qu'on va faire.
On va quadriller le village Ă nouveau.
Va avec lui. Deux paires d'yeux, c'est mieux.
Facile. Elle a un vélo noir.
Salut, Fenna. Content de te voir.
- Tu as la gueule de bois ? - Un peu, mais ça va.
Tu peux leur faire deux grosses cafetiĂšres ?
Ce truc veut pas marcher.
Offertes par la maison.
Il se passe quoi ?
Anneke Boorsma a disparu.
Personne sait oĂč elle est.
Ăa ressemble pas Ă ma sĆur.
Je peux avoir un Coca avec du citron ?
T'as entendu ?
Oui. Il paraĂźt qu'ils ratissent jusqu'Ă Bakel.
La vache.
Elle s'est peut-ĂȘtre tirĂ©e avec un Afghan.
Papa !
On a retrouvé son vélo en lisiÚre du village.
Et là , d'un coup, j'étais
l'une des derniĂšres personnes Ă l'avoir vue.
AllĂŽ ?
Un meurtre ?
D'accord.
Qui l'a découverte ?
Oui.
On arrive.
On a retrouvé une fille à Griesbeek.
- Violée... - Anneke Boorsma ?
- ... la gorge tranchée. - Oh, putain.
Boorsma. Ăa te dit quelque chose ?
Oui. Comme Ă tout le monde. On les connaĂźt trĂšs bien.
- Vous avez pas vu Ferhad ? - Non.
T'as pas vu Ferhad ?
Ils l'ont déjà retrouvée ?
On dirait.
Ferhad !
Je suis occupé, là , Rewa.
Il se passe un truc au village.
Quoi ?
Une fille s'est fait tuer.
T'Ă©tais oĂč, hier soir ?
- Papa, on n'a rien fait. - Bon. Rewa, vous ĂȘtes sortis ?
Allez voir votre mĂšre. DĂ©pĂȘchez-vous !
Et ne sortez pas !
- Ăa fait longtemps ? - Oui, un bon moment.
- Ăa a beaucoup changĂ© ? - Du tout.
- Bonjour, Kees. - Bonjour.
Syl.
C'est le maire.
- Joanna van der Veen. - Kees.
- Oh, ma chĂ©rie. - Ăa va.
Faut que tu m'aides.
Tous les entraßnements ont été annulés.
Tu as dĂ» aller le chercher ?
- Oui. - Viens lĂ .
Pas d'entraĂźnement.
Et ici ?
Dis, Fenna. Ăvite de prendre ton vĂ©lo pendant un moment.
On te dĂ©posera oĂč tu veux.
Tu peux inviter des amis, ce soir.
- D'accord ? - D'accord.
C'est trop bizarre.
J'ai vu un fourgon BBC dans la rue principale.
On n'a mĂȘme pas la BBC.
Qui a pu faire un truc aussi atroce ?
Le cÎté sexe, je peux comprendre.
Joris, ferme-la.
- Quoi ? J'ai juste... - Comment tu peux dire ça ?
- Nienke, tu comprends pas. - Si, trĂšs bien.
ArrĂȘte de sortir des dĂ©bilitĂ©s pareilles.
OK, pardon. J'ai pas réfléchi. Désolé.
Tu tiens le coup ?
Ăa fait trop bizarre.
On la connaissait mĂȘme pas.
Enfin...
pas plus que n'importe quelle fille de 16 ans,
d'Afghanistan ou quoi.
Un peu mieux, non ?
Ăa aurait pu ĂȘtre toi.
Maman ?
Maman ? Tu veux un verre d'eau ?
Maman ?
Non, merci.
Vous pouvez y aller.
Viens.
Rinus. Bienvenue.
Je suis Syl Frankenaar.
Bonjour, Lukas.
Madame, Dinie.
Ma collĂšgue, Joanna van der Veen.
- Bonjour. - Bonjour.
Déjà , toutes mes condoléances.
C'est rien. Si on s'asseyait ?
Monsieur. Rinus. Asseyez-vous donc.
Pour vous, madame.
- Maman, pousse-toi. - Oui, pardon.
Assieds-toi.
Bon.
On a transféré Anneke à Oranjeoord.
Ils sont en train de l'examiner, et ensuite elle sera...
T'es le petit de Miriam ?
Oui, tout Ă fait.
- Pour que vous... - Syl ?
Oui, Syl Frankenaar.
Pour que vous puissiez la voir.
- VoilĂ ce qui va se passer. - Pedigree.
Oui. Ăa remonte, mais oui, c'est exact.
Le prends pas mal...
mais pourquoi toi ?
T'étais pas une lumiÚre.
On prend le relais de la police locale.
Pardon, mais t'es qui, toi ?
- Pardon ? - Lukas.
Syl est d'ici.
C'est l'un des nĂŽtres.
Il fera du bon boulot, hein ?
On fera de notre mieux, Rinus. Promis.
- Au revoir. - Au revoir.
Vous allez nous voir plus souvent.
- Bonne soirée. - Bonne soirée.
Mon super lit m'attend chez mes parents.
- Tu rentres en ville ? - Oui, petite demi-heure.
Prends le canapé.
On ne va pas s'imposer Ă deux.
- C'est quoi, l'histoire de "Pedigree" ? - Oh, pitié.
Bon.
- Salut. - Salut.
Comme vous le savez, la police effectue une enquĂȘte minutieuse.
Notre lycĂ©e a proposĂ© son aide dans la conduite de cette enquĂȘte.
Comme vous pouvez l'imaginer, les prochains jours seront particuliers.
Vous devrez peut-ĂȘtre quitter un cours
pour répondre à des questions.
Si vous avez la moindre information
sur cette soirée ou les jours précédant la mort d'Anneke, n'hésitez pas.
Nous allons respecter une minute de silence pour Anneke.
Jeroen est pas lĂ .
Ils veulent savoir si on a vu un truc.
J'ai vu le jeune devant, un réfugié.
Celui qui a fait ce geste.
- Oui. Je l'ai vu aussi. - T'étais en train de dégobiller.
Mais je m'en souviens, vaguement.
Bon, tu l'as dit Ă la police ?
Ben non. Dire quoi ?
Qu'un jeune dehors a fait un geste ?
Ăa peut ĂȘtre important.
Tout peut l'ĂȘtre, mĂȘme si on pense que non.
L'endroit était bondé. Tu veux que je dise quoi ?
Moi, je leur dirai.
- Non, Nien. - On sait jamais.
- Non ! - Et la voilĂ partie.
On pense avoir vu un truc.
Sonja.
- Bonjour. - Syl Frankenaar.
- Joanna van der Veen. - Entrez.
Restez calmes.
Ăa me fout les jetons.
Sûrement l'un de ces étrangers.
VoilĂ qu'on nous questionne.
Ils ont interrogé Nienke et moi.
Non, c'est vrai ?
On dirait que l'un de ces étrangers a fait le coup.
Je dis pas qu'ils sont tous mauvais.
Redis-moi, chérie, ils t'ont dit quoi ?
Ils vont se renseigner.
"Se renseigner." TrĂšs curieux. C'est par lĂ qu'il faut commencer.
Allons.
Alors...
la salle de détente.
Pour les familles, c'est un peu plus loin.
C'est épouvantable. Vraiment épouvantable.
- Vous savez qui est sorti, ce soir-lĂ ? - Un instant.
- Entre. - Oui.
Ces gens ont beaucoup souffert.
Alors on essaie de les préserver de tout ça.
Ils ne sont pas retenus ici ?
Non, c'est pas une prison.
On leur fournit un toit, une instruction.
Ils sont libres de sortir.
On note qui entre et qui sort, le soir.
- Vous avez le registre ? - Oui.
Visiblement, tous les résidents étaient rentrés avant minuit.
Personne sort en douce ?
Je suis sûre à 99 % que non.
Mesdames et messieurs, allons-y.
Allez, hop, sur le terrain ! Zou !
Allez ! On court ! En ligne.
- Salut, Fenna. - Salut, Dirk.
Je t'avais pas vu.
T'inquiĂšte.
Plein de gens m'évitent quand ils me voient.
Ouais, normal.
- T'es en congé ? - Oui.
Je deviens fou Ă la maison, alors je suis venu m'entraĂźner.
Mes condoléances.
Ouais. Merci.
Fenna ! Allez.
Désolée, faut que j'y aille.
On fait une veillée pour Anneke, ce soir.
Tu veux venir ?
- Je la connaissais mal. - Mais moi, tu me connais.
C'est vrai. D'accord.
- Fenna, allez ! - Désolée !
Allez !
Non, désolée, faut que tu te changes.
- Quoi ? - On dirait une anar allemande.
Demande Ă ta mĂšre sa veste noire, lĂ .
Je vais pas au bal de fin d'année.
Non. Tu vas rendre un dernier hommage Ă une morte.
Tu veux y aller en tenue de korfball ?
Maman ?
Tu me prĂȘtes ta veste noire ?
Oh, papa.
Tu peux me déposer chez Anneke ?
Quoi ?
Oui, il y a une veillée, et je suis invitée.
Non.
J'ai la traite, et l'auto est en panne.
Elle démarre plus.
- J'y vais comment, alors ? - Prends ton vélo.
Tu me l'avais interdit.
Tu me prĂȘtes ton couteau ?
Je l'ai pas sur moi.
- Non ? - Je l'ai laissé quelque part.
Viens, on y va.
Ă bientĂŽt.
Salut, les filles.
Ton pĂšre...
Il est aussi chelou que le mien ?
Mon pĂšre ?
C'est le plus gros débile des Pays-Bas.
Je parle pas de blagues ou quoi...
Ton pĂšre est un cas Ă part.
- Quoi ? Comment ça ? - Ben...
Je crois que je...
On se connaĂźt depuis quoi ? Dix ans ?
J'ai dĂ» l'entendre prononcer dix phrases, max.
Ouais. Il est pas bavard.
- Moi non plus. - Ouais, t'es une tordue, toi aussi.
Quoi ? Je suis pas une tordue !
- Non. - Pas du tout.
- Bon courage. - Merci. Salut !
ABRI DE RONGEURS "VLEKKOPJE"
Coucou.
- Fenna. - Salut, Dirk.
Entre.
Attends.
Ils sont dans une grande discussion. L'ambiance est assez tendue.
- Attendons, OK ? - OK.
Je nous sers un Coca.
Vous vouliez qu'on vous tienne informés, alors voilà .
On comprend que ce soit dur Ă imaginer,
mais au moins 50 jeunes ont vu Anneke se disputer avec Jeroen.
Il est oĂč ?
Au poste. Il attend son avocat.
Vous perdez votre temps.
Allez voir tous ces étrangers, plutÎt.
On se penche sur le centre d'asile.
Vous vous penchez ?
On a la liste de tous ceux qui sont sortis, ce soir-lĂ .
Ils étaient tous rentrés à minuit.
- Lukas. - Papa, tu l'as vue !
Elle a été égorgée.
J'ai jamais vu personne d'ici faire ça.
Ces gens viennent du Moyen-Orient.
Pourquoi vous arrĂȘtez l'un des nĂŽtres ?
Lukas, s'il te plaĂźt.
La presse amstellodamoise est partout.
Elle rĂȘve de nous dĂ©peindre comme des paysans racistes.
On lui fera pas ce plaisir. Laisse la police faire son travail.
On se retire. Pardon pour le dérangement.
On vous tiendra au courant des avancées.
- Tiens. - Merci.
Par ici.
Ben merde, t'es gonflée.
Elle est mĂȘme pas enterrĂ©e que tu viens fouiner.
- Pardon, quoi ? - "Pardon, quoi ?"
Jeroen est pas lĂ .
Il est au poste, si tu le cherches.
Oh, non, pas du tout.
Je te fais marcher.
Ta pote a vraiment vu un étranger suivre Anneke ?
Non, c'était moi.
- Toi, quoi ? - C'est moi qui l'ai vu.
Nienke était occupée à vomir.
Pourquoi t'as rien dit ?
Je sais pas trop.
- Tu veux pas aider Jeroen ? - Si, bien sûr.
Viens.
RamĂšne-toi !
Fenna.
- Ton nom de famille ? - Schepenaer.
C'est la fille d'Evert Schepenaer, le mec qui trait les vaches la nuit.
Tu as vu Anneke avec Jeroen ?
Tu as aussi vu un jeune du centre d'asile ?
Oui. Dehors, prĂšs de la grille.
- D'accord. - Il a fait un geste.
Tu te rappelles l'heure ?
Non.
Vers 23 h ?
Ou peut-ĂȘtre un peu plus tard.
23h45 ? Minuit ?
- Oui, probablement. - Vers minuit et quart ?
Peut-ĂȘtre. Je sais pas trop.
C'était soit à 23h30 soit à 00h15.
Oui.
D'accord ?
Préviens les inspecteurs, Fenna ira les voir demain.
OK.
Merci, Fenna.
IL A LE DERNIER MOT
Salut, Pedigree.
Une autre fille a vu l'un des réfugiés.
Ă 23h30 ou bien Ă minuit et quart.
Jeroen sera content.
On l'a déjà relùché.
Regardons les choses en face, c'était probablement l'un des réfugiés.
On n'en sait rien. Moi, j'en sais rien.
Mais je sais qu'un incident similaire s'est déjà produit ici.
Ils se basent sur ça ?
Un incident unique ?
J'ai mangé de la bouffe pour chien pour gagner un pari, à 13 ans.
D'oĂč le surnom "Pedrigree".
Les gens n'oublient rien par ici.
Je me souviens qu'elle...
Aux portes ouvertes, elle m'a dit :
"Kimmie, dans un an, je serai partie, tu me reverras plus jamais."
à la télé, jouant dans un film.
- Allons dormir. - OK.
Salut.
VoilĂ Jeroen.
L'avocat a dit que c'était normal de commencer par moi.
J'étais leur seule piste.
Comment tu l'as trouvé ?
Il est bien. Ăa va.
- Il est venu tout de suite ? - Oui.
On s'est disputés pour une broutille.
J'ai passé une heure à la chercher là -bas.
Dedans, dehors.
Mes amis m'ont dit qu'elle était rentrée avec d'autres gens.
Mais j'aurais dĂ» la raccompagner chez elle.
Oui.
- On est d'accord. - Oui.
Les jeunes sont dehors.
- Salut, Fenna. - Salut, Jeroen.
- Tu m'as bien aidé, il paraßt. - Non, pas du tout.
On part faire un tour. Tu veux venir ?
- Je sais pas... - Lukas te déposera chez toi.
D'accord.
Tu vas pas rentrer à vélo à cette heure-là .
- Je te dépose ? - Non, je vais marcher. C'est tout prÚs.
OK. Salut, Pedigree.
Chez moi, on m'appelle encore "Réglisse".
T'as vu un mec, ce soir-lĂ . Hein ?
Quoi ?
Tu crois que tu pourrais l'identifier si tu le revoyais ?
T'as juste à le désigner.
Je comprends. T'as peur de te gourer.
- C'est le grand ? - Non.
- Le mec avec le bouc ? - Jeroen, arrĂȘte.
Non, vraiment, arrĂȘte. Je suis pas sĂ»re de moi !
Non.
Non !
Non.
Allez !
Jeroen !
Chope-le, Luuk ! Vas-y !
LĂąche-le !
Enfoiré !
- Tu fais quoi ? - LĂąche !
C'était il y a si longtemps.
Je me rends compte que je m'emmĂȘle dans mes souvenirs.
Oui, bien sûr.
On a une derniĂšre question.
L'enquĂȘte gĂ©nĂ©tique se fait via les hommes de la famille.
On a ton pĂšre et ton frĂšre.
Et tu as aussi un oncle en Amérique ?
- Oui. - Personne d'autre ?
Deux cousins en Allemagne.
Tu peux nous donner leur contact ?
D'accord.
Ă bientĂŽt.
- Merci. - Merci.
- Papa ? - Coucou, ma puce.
Ăa va ?
Je l'ai retrouvé.
Tout va bien ?
Oui ? Bon.
Sous-titres : Louise Monge
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