All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S12E13.Mask.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le systĂšme judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particuliÚrement atroces.

À New York, les inspecteurs qui enquĂȘtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite : l'Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Harry.

Dwayne, tu veux quoi ?

J'ai un truc Ă  te montrer.

Quoi ?

Des jumelles ?

Avec un appareil photo.

Le super jackpot !

Une blonde à moitié nue en train de le faire.

Fais voir, Harry !

Allez, lùche ça !

Qu'est-ce qu'il fait ?

Je suis pas sûr qu'ils s'amusent.

- C'est mon tour. - Attends.

- Il y a autre chose. - Quoi ?

Une autre dame qui arrive.

Il sait qu'elle est lĂ .

C'est pas vrai. Attendez. Madame !

Non ! Il est derriÚre l'étagÚre !

Courez, madame !

Oh non ! Il l'attaque ! Il va la tuer !

Appelle la police !

Il lui donne des coups de pieds !

L'appartement est celui d'Ann Jackson.

- Elle y vit avec le Dr D. Shields. - Sa petite amie.

Debbie, la blonde, se faisait violer quand son amie Ann

est rentrée.

L'agresseur viole Debbie ici.

Ann entre et il l'attaque lĂ -bas. Elles sont Ă  l'hĂŽpital.

Aucun voisin n'a vu ce salaud.

Moi, j'ai les deux voyeurs de l'immeuble d'en face.

Dwayne et Harry ont appelé la police

aprĂšs avoir jouĂ© Ă  FenĂȘtre sur cour.

Vous espionnez vos voisins ?

- Les rideaux étaient ouverts. - Ils ont pris des photos.

Montre-leur, le paparazzi.

Tu as retouché son visage ?

Non, c'est un monstre au naturel.

Peut-ĂȘtre un zombie.

Ou il porte un masque.

Si c'est un masque, je veux pas voir ce qu'il cache.

- Mes analyses attendront. - Ce sera trop tard.

Ann a une grosse hémorragie.

L'opération va commencer. Je vais me préparer.

Vous effacerez les indices sur vos mains.

Ann a besoin de moi.

Debbie, donnez-nous une info.

Vous avez déjà été menacée ?

J'ai reçu des menaces à cause de mon travail.

La gynéco-obstétrique ?

Le centre de médecine reproductive ne plaßt pas à tout le monde.

On a aidé des centaines de couples sans enfant.

Les FIV ont encore des détracteurs.

Pour l'Église catholique, c'est un pĂ©chĂ©.

J'ai invité le Pape à venir voir nos bébés,

mais je n'ai pas eu de réponses.

Debbie nous a dit avoir été menacée.

Oui, récemment. Pour ses travaux sur la manipulation embryonnaire.

- Sujets Ă  controverse ? - Pas Ă  mon sens.

Certaines femmes sont porteuses de gĂšnes mitochondriaux

qui rendent leurs enfants trĂšs malades.

Debbie a réussi à fabriquer des embryons sains

avec le sperme d'un pĂšre et les ovules de 2 mĂšres.

Un bébé avec 3 parents génétiques ?

L'embryon n'a pas vécu, mais pensez aux possibilités.

On mélange tout et on a un bébé sur mesure.

Mais certains s'y opposent.

Debbie a reçu cette lettre

juste aprĂšs la publication des recherches.

"Dieu hait les bébés Frankenstein.

"On devrait vous exterminer comme de la vermine."

Oui, les exterminer.

Et vous ĂȘtes fier de vous ?

J'ai signé, non ?

Je fais l'Ɠuvre de Dieu.

Ça comprend voies de fait

et désobéissance civile devant les cliniques d'avortement ?

Vous voulez quoi ?

Miss Frankenstein s'est fait exterminer ?

Retenez vos larmes.

Si Dieu vous veut enceinte, restez enceinte.

S'il vous veut stérile, restez stérile.

S'il vous donne un utérus, on en reparlera.

- Vous Ă©tiez oĂč, hier soir ? - Dans le Queens.

Je désinfectais une maternelle.

Demandez aux mÎmes si les punaises sont des créatures de Dieu.

Son alibi est bon.

Il était dans le Queens, mais les gamins se font encore bouffer.

Et nous, on se fait avoir.

Vous avez du nouveau ?

Le violeur se transforme vraiment en monstre.

Non seulement il les agresse, mais il les terrorise ?

Le masque doit ĂȘtre liĂ© Ă  une cĂ©rĂ©monie rituelle.

Comme s'il jouait un personnage de légende.

En tout cas,

c'est un sacré tordu.

Je comprends le silence de Debbie.

Elle n'a toujours pas l'air prĂȘte Ă  parler.

Comment va Ann ?

Toujours au bloc.

- Voici l'inspecteur Stabler. - Bonjour, Debbie.

Les gamins qui ont appelé la police

ont pris une photo. Regardez-la.

Oui, c'est lui.

On n'arrive pas à savoir ce que représente ce masque.

C'était horrible.

J'ai gardé les yeux fermés.

Pourquoi il m'a agressée et a fait du mal à Ann ?

Ann Jackson ?

- Vous parlez d'Ann Jackson ? - Oui.

OĂč est-elle ? Je peux la voir ?

Excusez-moi. Vous ĂȘtes ?

Cap Jackson, le pĂšre d'Ann.

Vous ĂȘtes de la police et vous, son chirurgien.

Comment va-t-elle ? Je suis médecin, dites-moi tout.

Vous ne vous connaissez pas ?

Dr Jackson, je suis Debbie Shields.

Vous ĂȘtes la compagne d'Ann.

Désolé de vous rencontrer comme ça.

Vous ĂȘtes brouillĂ© avec votre fille ?

Disons "tenu Ă  distance".

Pourquoi ?

Mes soucis familiaux ne vous regardent pas.

En fait, tout nous regarde.

On enquĂȘte sur l'agression de Debbie et Ann.

Et je veux savoir si ma fille survivra.

Elle a subi un traumatisme crĂąnien ?

Avec hémorragie interne.

Si une dĂ©cision mĂ©dicale doit ĂȘtre prise,

Dieu nous en garde,

c'est Ă  vous de la prendre.

Merci.

Elle a tenu le coup. Elle sera en soins intensifs.

Elle n'arrĂȘtait pas de crier.

Et je ne pouvais rien faire.

Vous étiez attachée, Debbie.

Si vous voulez l'aider, racontez-nous.

Je suis rentrée à la maison,

et j'ai...

ouvert la porte et il m'a poussée dans l'appartement.

- Il vous attendait dans le couloir. - Oui.

Il est arrivé par-derriÚre

et il m'a étranglée. J'ai dû m'évanouir

parce que, quand je suis revenue Ă  moi,

j'étais attachée au lit et bùillonnée, avec ce...

ce masque qui me fixait.

Il a dit quelque chose ?

Juste qu'il me guérirait de Falmouth.

- De la "folle moche" ? - Non.

Qu'il me guérirait de "Falmouth".

Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Vous vous sentez bien, Dr Jackson ?

Ça va ?

Oui.

Je vais me chercher un verre d'eau.

C'est qui ?

Le pĂšre d'Ann.

Ça devrait l'intĂ©resser.

Ça ressemble au masque du violeur.

J'ai fait des recherches.

Ça vient de la police de Richmond.

En 2006, un type qui portait ce masque a violé 4 femmes

en une semaine.

Le mĂȘme qui a violĂ© Debbie et agressĂ© ma fille ?

Et qui voulait guérir Debbie de Falmouth.

Vous savez ce que c'est.

Ça veut dire qu'il...

qu'il n'a pas violé la bonne.

Vous pensez qu'Ann était la cible, pas Debbie.

Pourquoi ?

Je ne peux rien dire.

Je suis psychiatre.

et tenu au secret.

Vous savez qui a fait ça ?

Savez-vous qui a failli tuer votre fille ?

Le lien de confiance

entre un patient et son médecin est sacré.

Docteur, ce qui est sacré ici,

c'est le lien entre un pĂšre et sa fille.

Mais je ne peux pas parler de mes patients.

Vous croyez peut-ĂȘtre pouvoir guĂ©rir les violeurs ?

Je soigne les personnes atteintes de dépendance sexuelle.

Le Dr Jackson n'a rien Ă  dire !

Moi, si. Nos inspecteurs ont creusé un peu sur votre client.

Falmouth est la station balnĂ©aire oĂč les Jackson passaient l'Ă©tĂ©.

Ann était bien la cible du violeur.

Mais lequel de vos patients dépendants sexuels est le violeur ?

L'ironie est votre seul mode de communication ?

Je peux ĂȘtre direct : l'alcool et la cocaĂŻne, sont des addictions.

Le viol, non.

L'imagerie cérébrale a toujours prouvé

que les pulsions sexuelles sont aussi dures

Ă  contrĂŽler que la passion du jeu.

Vous voulez des images de cerveau ? Regardez ça.

Mon Dieu...

Que va penser votre fille du fait que vous protégiez son agresseur ?

Elle va vous dire : "Merci, papa" ?

Ne m'accusez pas de manquer d'affection pour Ann !

Vous...

Écoutez. Chaque jour, je traite des gens

qui sont perturbés au plus profond de leur ùme.

La plupart ont été des enfants maltraités.

Vous, vous les traitez de pervers et les envoyez en prison.

Mais mon métier, c'est de les aider à s'en sortir.

Les gens comme ça ne s'en sortent pas.

En prison, certainement pas.

Dans mon programme, certains s'en sortent.

S'ils peuvent me faire confiance.

TrĂšs bien. Je saurai oĂč chercher.

Attendez. Le silence de mon client

ne confirme en rien qu'il protĂšge

un patient actuel.

Le Dr Jackson a vu des milliers de gens en 15 ans !

Et avant ça, c'Ă©tait lui-mĂȘme un patient.

"Quand Éros se dĂ©chaĂźne ?

"Autobiographie d'un dépendant sexuel" ?

Je n'ai rien Ă  cacher.

Toute ma vie est mise Ă  nue dans ce livre.

George Huang. J'admire votre travail.

Et j'ai lu votre éditorial dans l'American Journal of Psychiatry.

Vous proposiez que la dépendance sexuelle soit ajoutée au DSM-5.

Les psys veulent en faire

une pathologie comme la dépression ou la schizophrénie ?

C'est une vraie maladie qui sera bientĂŽt reconnue

grĂące aux efforts du Dr Jackson.

Je vais vous laisser

vous cirer les pompes, j'ai un violeur Ă  arrĂȘter.

Elliot, attendez. On pourrait interroger le Dr Jackson.

Il ne peut pas parler.

Du violeur. Mais il peut parler de la victime, sa fille.

Les filles sont censées idolùtrer leur pÚre.

Il y a eu une pĂ©riode oĂč...

je méritais cet amour.

Puis j'ai commencé mes orgies d'alcool et de sexe.

Pendant des jours, des semaines.

Je paniquais, je craignais de mourir sans rapport sexuel.

Des symptÎmes désormais reconnus.

Absolument.

"J'ai promis à une bibliothécaire que je quitterais ma femme."

Il paraßt que j'étais charmant.

"Puis une caissiÚre du supermarché,

"une femme de ménage, une serveuse de 60 ans dans les W.-C."

Ce sont celles dont je me souviens.

Avec l'alcool, j'oubliais la moitié de ce que je faisais...

et des personnes que je blessais.

- Comme votre femme, la mĂšre d'Ann. - Oui.

Sans cesse, je lui promettais de changer

et sans cesse elle me croyait, jusqu'Ă ...

jusqu'Ă  ce qu'elle n'en puisse plus,

se rende sur le pont George Washington

et saute.

Si la dépendance sexuelle est une maladie,

le mari minable est pardonné.

J'étais bien plus que minable, inspecteur.

J'étais moralement répréhensible.

Et j'espÚre que vous n'aurez jamais à affronter ça.

Elliot, la thérapie

du Dr Jackson, en 12 étapes, demande aux patients

d'exprimer des regrets.

Vos regrets n'ont pas eu l'air d'impressionner Ann.

- Elle vous évite depuis quand ? - 20 ans.

Avant ça, on était inséparables.

Vous dites que vous vous ĂȘtes Ă©loignĂ©s l'Ă©tĂ© de ses 16 ans.

Oui, elle...

découvrait sa sexualité.

On savait qu'elle Ă©tait homo. Ça ne nous dĂ©rangeait pas.

Alors pourquoi ça a débuté cet été-là, à Falmouth ?

Vous ĂȘtes tenu de rĂ©pondre, docteur.

Est-ce vraiment utile Ă  votre enquĂȘte ?

Vous ne faites que raviver des souvenirs douloureux.

Je prĂ©fĂ©rerais ĂȘtre Ă  ses cĂŽtĂ©s.

On a touché un point sensible.

Dr Jackson !

Ça ne sert à rien.

- On doit aider votre fille. - Le violeur a mentionné Falmouth.

Je ne sais pas ce qu'il a dans la tĂȘte.

Moi, je crois que je sais.

C'est un livre sur les divinités hindoues.

Voici KĂąma,

le dieu de l'amour érotique.

Il offre la rédemption spirituelle par le sexe.

Le violeur veut racheter ces femmes ?

Il voulait guérir Ann de Falmouth.

La guérir de quoi, Doc ?

La guérir de quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé à Falmouth ?

- Je ne dirai rien. - Vous étiez en pleine crise.

Avez-vous violé votre fille ?

L'avez-vous violée à Falmouth ?

Avez-vous violé votre propre fille ?

Je ne m'en souviens pas !

Mais je crois que...

Je crois que oui.

Mon Dieu, je crois que oui.

Ann parle peu de son pĂšre ou de son enfance.

Qui pourrait nous renseigner ?

Elle a une amie d'enfance, Linda.

Désolée, je ne connais pas son nom.

Annie.

N'essaie pas de parler, ma chérie. Repose-toi.

Je suis tellement contente.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Ann...

Je suis l'inspecteur Benson. Vous avez été agressée.

Toutes les deux, en fait.

Ça va aller.

L'agresseur a mentionné Falmouth,

l'endroit oĂč vous passiez vos Ă©tĂ©s.

Il s'est passé quelque chose, là-bas ?

Elle a des convulsions !

Annie, reste avec moi.

4 mg d'Ativan et préparez-vous à intuber !

L'état d'Ann vient de se dégrader.

Avec un traumatisme crĂąnien, on peut mettre des semaines

Ă  avoir un pronostic.

Liv a eu le nom d'une amie d'enfance

qui connaissait Ann Ă  Falmouth.

Je vais demander Ă  Fin de la trouver.

Dites-moi Doc, tout Ă  l'heure,

avec Jackson...

vous le flattiez pour le faire parler, non ?

La dépendance sexuelle est bien réelle. Jackson est un pionnier.

Les victimes sont toujours innocentes, maintenant, les violeurs aussi ?

La plupart des malades ne viole pas. Mais certains violeurs sont des malades

agissant sur des pulsions qu'ils ne peuvent contrĂŽler.

Tous les avocats vont vous citer.

Comme les alcooliques au volant, ils devraient aller en prison.

- Vous témoigneriez ? - Oui, et à charge.

Et peut-ĂȘtre bientĂŽt : un scĂ©nario commence Ă  Ă©merger.

J'ai envoyé le portrait du suspect dans tout le pays.

De nouvelles victimes ont identifié

le Dieu de l'amour comme le violeur.

Il viole trois ou quatre femmes par semaine et s'en va.

Richmond, Philadelphie, New York, Utica ?

Des villes avec des centres pour dépendants sexuels.

Notre agresseur participe à des thérapies de groupe

et écoute les autres parler de leurs victimes.

Puis il pense les sauver en les violant Ă  nouveau.

Pour un sauveur, il n'a pas épargné Ann.

C'est un narcissique.

Oui, il se prend pour Dieu.

Les narcissiques deviennent violents face à un imprévu.

La liste des patients du centre

nous dira qui était là et qui est narcissique.

Ils invoqueront le secret médical.

Je vais filer tous ceux qui sortent du centre du Dr Jackson,

car il va bientĂŽt recommencer.

Il vient de le faire.

J'allais au boulot quand ce taré est arrivé

et m'a poussée dans cette cave.

- OĂč travaillez-vous, Holly ? - Au Double-D-Light.

Je suis strip-teaseuse.

Peu importe. Ça n'est pas une invitation à se faire violer.

Il m'a jetée au sol, m'a attaché les mains et m'a violée.

Vous pouvez le décrire ?

Il avait un horrible masque.

C'est lui.

Holly...

Vous avez déjà été violée ?

C'est pas vrai...

Un prof Ă  la fac voulait me recaler si je ne couchais pas avec lui.

Aujourd'hui, ce type disait que je valais 20/20...

jusqu'Ă  ce qu'il crie au meurtre.

Vous l'avez poignardé ?

J'ai juste pu le toucher Ă  l'avant-bras.

J'aurais aimé lui trancher la gorge.

Vous avez peut-ĂȘtre rĂ©solu l'enquĂȘte.

L'analyse de sang peut le confondre.

Là, on vous conduit à l'hÎpital. Vous avez assuré.

Rapportez ça au labo.

C'était Liv. Ann a été plongée dans un coma artificiel.

C'est si grave ?

Cap est sur place. Il dit qu'il restera Ă  son chevet.

Laissez-moi du temps libre.

Le Dr Jackson a eu une urgence familiale.

On va commencer sans lui.

Alors...

On a beaucoup de choses Ă  faire. D'abord...

on a un nouvel ami.

Je m'appelle Elliot et je suis dépendant sexuel.

Je vais pas tourner autour du pot...

J'adore

sauter des gamines de 16 ans.

Ça a commencĂ© par les pornos.

Puis je suis passé à la réalité.

Et l'automne dernier, je m'en tapais 5 ou 6 par semaine.

Elliot, que pensez-vous de Clay ?

- Chacun son truc. - Elliot, on a...

un code vestimentaire.

Manches longues et pantalons, tout le temps.

Il enfreint la loi et vous me reprochez de relever mes manches ?

Je dis toujours Ă  mes patients : "N'abandonnez jamais.

"MĂȘme si la vie ne vous mĂ©nage pas."

Selon le chirurgien, Ann a des chances de s'en sortir.

Un tel Ɠdùme

laisse des séquelles permanentes.

Je vous laisse un moment.

Non, excusez-moi...

C'est juste que j'ai peur.

Moi aussi, j'ai peur.

Le violeur a encore frappé.

C'est sa 14e victime.

Le mĂȘme mobile.

Racheter une femme qui a été violée.

Elle avait été forcée à coucher avec un prof.

Il a dû en parler lors de l'une de vos thérapies.

- Je ne peux pas donner de noms. - Le violeur se sert de vous.

Pour trouver d'autres victimes. Comme il s'est servi de vous

pour trouver Ann.

N'est-ce pas ?

J'en ai parlé devant le groupe la semaine derniÚre.

Je croyais que vous n'étiez pas sûr.

J'étais dans le déni.

J'ai occulté cette soirée pendant 20 ans.

De tout ce que j'ai fait...

c'était le plus terrible à affronter.

Puis...

il y a un mois, c'est revenu. Des images floues.

Décrivez-les.

Je suis en train de nager.

Ann est allongée sur le ponton, les jambes...

tombant dans l'eau.

Je me hisse hors de l'eau, elle est allongée là...

toute nue.

Elle me regarde.

Je ne pouvais pas me contrĂŽler.

Si vous avez essayé de violer Ann,

vous avez sans doute réussi.

Et ce qui me tue...

c'est que je n'ai jamais pu lui demander pardon.

Vous pourriez peut-ĂȘtre commencer

par nous aider Ă  arrĂȘter l'animal qui a fait ça.

Non, c'est trop facile.

En disant que c'est un animal, vous le mettez en cage.

Il y a une chose que j'ai apprise de mes patients...

c'est que, quoi qu'ils aient fait, ils restent des ĂȘtres humains.

Contre des bonnes notes,

je couchais avec mes étudiantes.

Je trahissais leur confiance.

Ils ont fini par me renvoyer.

Mais pas assez vite.

Ils sont rongés par la souffrance.

Je couchais

avec 7 types par semaine.

Parfois, 7 en mĂȘme temps.

Je pensais que ça me donnait confiance en moi.

Personne n'est irrécupérable.

J'ai forcé ma femme à partouzer.

Évidemment, elle a dĂ©testĂ© ça.

Alors, elle m'a quitté.

J'ai perdu la seule femme que j'aie jamais aimée.

Posez-vous la question.

Diriez-vous que certains ne mĂ©ritent pas d'ĂȘtre sauvĂ©s ?

Oui.

Je le dirais.

Choisissez une tĂąche, Elliot.

Tout le monde participe.

Et si je passais le balai ?

Courtney ?

Courtney, ici présente, sera votre référente

en attendant que vous ayez un parrain.

Dites-lui pourquoi je vous ai choisie.

Parce qu'Elliot est le genre de mec

que je me serais tapé au bout de 10 min,

avant d'ĂȘtre clean.

Mais maintenant, c'est fini.

Nouvelle vie, nouvelle force.

Je gĂšre, Brandon.

- Bienvenue au centre, Elliot. - Merci.

Enchanté, Courtney.

T'es flic ?

Pardon ?

J'ai baisé tous les commissariats.

Les flics ont le droit d'ĂȘtre dĂ©pendants sexuels.

Désolé, je suis comptable.

T'en as pas l'air.

Allez, c'est l'heure de se coucher !

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Salut, Elliot.

Alors, ce 1er jour ?

Intéressant, en tout cas.

Au fait...

tu ne peux pas dormir avec ça.

Le code vestimentaire mĂȘme au lit ?

Surtout au lit.

Tiens. La tenue réglementaire.

Merci. Tu t'es coupé au bras ?

Et pas qu'au bras.

Ça fait partie de ma dĂ©pendance.

Je payais des prostituées qui me mutilaient.

Ici, c'est complÚtement cicatrisé.

Le pansement, c'est pour ne pas oublier.

Stabler s'est infiltré dans la clinique.

Il en profite pendant que Jackson est au chevet d'Ann.

Et les autres centres ?

On a vérifié les listes du personnel d'Utica, Philadelphie et Richmond.

Psys, gardiens, libraires : rien du tout.

C'est donc un patient, sous secret médical.

Elliot est notre meilleure solution.

D'ailleurs, il devrait nous appeler.

- Ils ont le droit ? - Non.

Des patients se sont fait prendre Ă  s'envoyer des "sextos".

Elliot a caché son portable.

Je ne veux pas savoir oĂč.

Elliot, ça avance ?

Pas aussi vite que je pensais.

Je suis de balayage, je peux fouiner un peu.

- Un patient coupé au bras ? - Pas encore.

Mais je trouverai peut-ĂȘtre un t-shirt tachĂ© Ă  la buanderie.

Comment vous le sentez ?

Par oĂč commencer ?

Un certain Clay aime violer des gamines...

T'as fait une bĂȘtise, Elliot ?

De quoi tu parles ?

Bonjour.

OĂč est le Dr Jackson ?

Vous l'avez raté de peu.

Cap était épuisé, je lui ai dit d'aller dormir.

Il est rentré chez lui ?

J'avais une question Ă  lui poser.

Il est allé à la clinique, voir si ses patients allaient bien.

TrĂšs bien. Merci.

Tu étais au téléphone.

Non. Les portables ne sont pas autorisés.

Je le savais.

Ça, c'est des rĂ©flexes de flic.

T'as cru que je voulais ton arme ?

LĂąche-moi, sinon je hurle.

C'est bon, du calme.

Olivia.

C'est ta copine ?

Qu'est-ce que ça peut te faire ?

On pourrait s'amuser Ă  trois.

J'en ai besoin, Courtney.

Fais pas ça.

- Tu fais quoi ? - Viens le chercher.

Courtney, fais pas ça.

Remets ton t-shirt.

Est-ce qu'Olivia te comble, chéri ?

- Elle te satisfait ? - ArrĂȘte.

C'est pas bon pour toi, fais pas ça.

Mais c'est si bon pour toi.

ArrĂȘte.

On n'est pas obligés.

T'es homo ?

Ma fille était toxico et comme toi, mais elle s'en est sortie.

Tu t'en es sortie.

Tu t'en es sortie.

T'es qu'un minable !

MĂȘme pas capable de baiser un canon.

Rends-moi mon téléphone.

- Y a quelqu'un. Plie du linge. - Le téléphone.

S'il te plaĂźt.

- Vous faites quoi ? - Je m'en vais.

Je fais ma lessive. Et toi ?

Je cherche un t-shirt.

La thérapie a été avancée.

Ça va commencer.

Il est comment ton t-shirt ?

Je l'ai peut-ĂȘtre vu.

Ta lessive, mon cul.

T'allais te taper Miss Gang-bang.

Il paraĂźt que sa bouche, c'est le Nirvana.

Le Nirvana ?

Bonjour.

Bonjour, docteur.

Docteur Jackson, je m'appelle Elliot et votre livre...

a transformé ma vie.

Votre courage...

votre programme d'éthique morale...

C'est pour vous que je suis ici.

Bienvenue, Elliot. Ravi de votre présence.

Merci, Dr Kincaid.

Elliot.

Vous osez venir ici sous un faux prétexte ?

Et vous osez protéger un violeur ?

Vous mettez en péril...

tout ce que je fais pour aider ces patients.

Comme Clay Gibson ?

C'est le "Dieu de l'amour", non ?

Je ne sais pas si c'est lui.

Vous n'avez parlé de Falmouth qu'à eux ?

N'est-ce pas ?

Alors, prévoyez une autre réunion

et faites avouer au coupable ce qu'il a fait.

C'est mon souhait le plus cher.

Pour sa propre rédemption, mais pas avec vous.

C'est votre propre rédemption que vous cherchez.

En attendant, des femmes se font violer.

Vous pouvez peut-ĂȘtre laisser passer ça,

mais moi, je peux pas.

Clay Gibson, 35 ans. 2 arrestations pour bagarres de bar.

Son ADN n'est pas fiché, mais je parie

qu'il correspond au sang du couteau de Hollie.

Il violait des gamines de 16 ans et on ne le connaĂźt pas ?

Ils sont nombreux dans la nature.

J'ai passé la soirée avec une dizaine d'entre eux.

C'est sûrement notre homme.

Il a utilisé le terme "Nirvana", le royaume des divinités hindoues.

Mais si on se trompe, une autre femme sera violée

et le vrai coupable s'enfuira.

Vérifie tous les patients.

Je n'ai pas leurs noms de famille.

Lui, les a.

Excusez-moi.

Vous aviez raison.

Mais je ne peux pas le condamner

sans me condamner moi-mĂȘme.

Tout ce que j'ai fait n'était...

qu'une tentative

de fuir mon propre crime.

Il est temps d'arrĂȘter de fuir.

Docteur Jackson.

Ça fait longtemps.

Vous ĂȘtes...

l'amie d'enfance d'Ann ?

Linda.

Le Dr Jackson nous a parlé d'une soirée

sur un ponton Ă  Falmouth, il y a 20 ans.

AprÚs cette soirée, Ann ne lui a plus adressé la parole.

Ann vous en a parlé ?

Non.

Mais j'étais là.

Vous pouvez nous raconter ?

Ann et moi prenions...

un bain de minuit. Et vous ĂȘtes arrivĂ©.

Continuez. Il faut que je l'entende.

Il ne s'en souvient pas.

Vous étiez ivre, donc...

Vous vous ĂȘtes dĂ©shabillĂ© et avez sautĂ©.

Il était nu ?

Ann s'est fùchée et...

elle est remontée à la maison.

- Ann est partie ? - Oui, mais je suis restée et...

Vous vous ĂȘtes approchĂ© de moi

et vous saviez ce que vous vouliez.

J'ai...

Oui, on a couché ensemble, sur le ponton.

Attendez. Vous et Jackson ?

Pas Ann ?

Non ! C'était Cap et moi !

Linda, je suis vraiment désolé.

Ne le soyez pas. C'était...

un été de folie pour moi, sur le plan sexuel.

J'étais consentante.

J'avais 17 ans

et je ne regrette rien.

Pourquoi Ann a cessé de me parler ?

J'étais son premier amour.

On lui a brisĂ© le cƓur, ce soir-lĂ .

Oh non, elle a cru que tout était de votre faute.

Je suis désolée, Cap.

Allons l'arrĂȘter.

Allons arrĂȘter l'homme qui a agressĂ© ma fille.

Mon truc, c'est les avant-bras.

Je m'éclate à tenir les filles par les bras, violemment,

jusqu'Ă  ce qu'elles aient mal.

Une fois, j'ai mĂȘme...

pris un bras, et je l'ai cassé comme une aile de poulet.

Lors de notre entretien ce matin...

nous avons attribué le comportement d'Elliot à son pÚre.

Ce salaud me cognait pratiquement tous les jours.

Je m'y attendais quand il relevait ses manches.

Elliot, inconsciemment,

dirige sa colĂšre Ă  cette 1re image de la maltraitance.

Comme je le disais,

mon truc, c'est les avant-bras.

Ces rĂ©unions rĂ©servĂ©es aux hommes vont nous ĂȘtre utiles

à réinterpréter la figure du pÚre.

Alors, on va tous relever nos manches, c'est ça ?

Pour montrer un peu d'amour Ă  Elliot, pas vrai ?

Allez, on relĂšve nos manches !

Donnez-lui une accolade, une poignée de main...

T'as bloqué sur mes bras, hier soir. Tu risques rien, O.K. ?

Merci, Doc.

T'as un problĂšme, Clay ?

Je respecte le code vestimentaire.

Allez, Clay.

Aidez votre camarade.

Il a besoin des deux bras, Clay.

Vous avez un tatouage ?

C'est embarrassant.

Je vais le faire effacer au laser.

ArrĂȘte, c'est pas si terrible.

Qu'est-ce qu'on a raté ? Tous les patients hommes étaient là.

Une des filles, peut-ĂȘtre ?

Non, il n'y a aucun transsexuel dans ce groupe.

Une oreille indiscrĂšte ? Un type de l'entretien ?

Personne d'Utica, Philadelphie ou Richmond

n'a été employé ici.

Ce sont les villes oĂč il a sĂ©vi ?

Il y a un lien dans les systĂšmes informatiques.

Ces trois centres utilisent ce service.

"Fichiers médicaux sécurisés". C'est quoi ?

Le thérapeute dicte ses notes qu'ils stockent sur informatique.

C'est censĂ© ĂȘtre sĂ©curisĂ©.

Mais en piratant le systĂšme, on saurait tout.

Sauf ici. Nous avons refusé leurs services.

- Pourquoi ? - On n'en a pas besoin.

Brett Kincaid fait ça trÚs bien.

Votre thérapeute s'occupe de l'informatique ?

Il était dans la piÚce

quand j'ai parlé d'Ann.

OĂč est-il ?

Il anime la session des femmes.

Zoe ! Bret n'est pas lĂ  ?

Il est parti, il se sentait mal.

- OĂč est Courtney ? - Elle n'est pas venue.

Elle aurait replongé ?

Votre téléphone.

Courtney, c'est Elliot. OĂč es-tu ?

À ton avis, je suis oĂč ?

En bas de la rue. J'ai eu ton message, je t'attends ici.

- OĂč ça "ici" ? - Chez McRyan's.

Le bar de flics que t'as proposé.

Et je suis toute seule.

Courtney, sors de lĂ .

Qu'est-ce que tu racontes ?

Écoute-moi. Sors ! C'est pas moi qui t'ai envoyĂ©e lĂ  !

Rejoins-moi au Rockefeller Center !

- OĂč est-elle ? - Dans un ancien bar de flics.

Fini, on fait plus la pute.

Je vais te guérir...

te rendre respectable. Viens lĂ ...

Debout !

Je les ai guéries, Cap.

Dites-lui de me relĂącher.

J'espĂšre qu'ils vous enfermeront Ă  vie.

Brett Kincaid, je vous arrĂȘte

pour les viols de Debbie Shields, Holly DiMeo

et l'agression d'Ann Jackson.

Je savais que t'étais flic.

- T'as l'air en forme ! - Merci.

Lui, c'est pas le cas.

Cap.

Comment allez-vous ?

- Mon centre est vide. - Tous vos patients sont partis ?

J'ai laissé entrer un flic.

Désolé.

Vous détestiez mon travail.

La plupart des patients ont besoin de votre aide.

Merci.

Ann ne s'est pas encore réveillée.

Mais quand elle le fera...

je serai lĂ .

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